Kolondièba : Distribution des kits alimentaires aux déplacés internes

Kolondièba, 15 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kolondièba (Sud), Ibrahima Dougnon, a présidé, vendredi, la remise de kits alimentaires au profit des personnes déplacées et leurs familles d’accueil du cercle, a constaté l’AMAP. Cette distribution de denrées alimentaires a porté sur Selon M. Touré, Les bénéficiaires dans les trois Cercles (Kolondièba, Kadiana et Fakola) ont reçu, pour cette première tranche, 4 604 kg de riz, 395 litres d’huiles végétales, 573,5 kg de haricot, 98,75 kg de sel iodé, 14 cartons de 20 sachets+ 15 sachets soit 295 sachets de vitablé. La cérémonie a regroupé autour du premier adjoint les responsables des collectivités, des services techniques, les radios de proximité et la foule nombreuse de bénéficiaires. Après la remise symbolique d’un kit à un bénéficiaire, le représentant de l’État, Ibrahima Dougnon, a dit en somme que « tous les Maliens sont parents » et que « ce don est une contribution pour soulager la peine des bénéficiaires. » Il a salué les autorités du Mali et les ONG partenaires comme ADAC, Pain pour le monde Allemagne/Service protestant de développement et le projet « Renforcement de la résilience des populations vulnérables par le lien entre l’aide humanitaire, le développement durable et la consolidation de la paix (SPGRN). Abondant dans le même sens que le préfet adjoint, le maire de Kolondièba, Abdoul Karim Sangaré, a indiqué que « l’État et les collectivités ne peuvent pas tout faire » et que « ce geste des partenaires vient enlever une grosse épine de (leur) pied. » Il a demandé aux bénéficiaires « faire bon usage de ces denrées alimentaires, car le partenaire promet de faire d’autres donations si tout se déroule normalement. » Le porte-parole des bénéficiaires, Nabilaye Issa Touré, a salué les autorités, les partenaires et a souhaité la fin de cette situation d’insécurité au Mali NMK/MD (AMAP)

Accès à l’eau potable à Kita : Mission nationale de la SOMAGEP

Kita, 14 août (AMAP) Une mission nationale de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) a séjourné du 13 au 14 août 2025 à Kita où les populations sont confrontées à un problème d’accès à l’eau potable, a constaté l’AMAP. La mission, conduite par Ismaila Maiga, Conseiller technique du Directeur général (DG) de la SOMAGEP, a rencontré les représentants des consommateurs. Cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat, a été présidée par Mahamadou Hama Maiga, representant le gouverneur de Région. Sur la table, deux sortes d’eau : une de couleur jaunâtre prise directement dans le fleuve, l’autre traitée par la SOMAGEP qui arrive dans le robinet du consommateur. L’image met en évidence le travail que la SOMAGEP fait au quotidien, par le coordinateur Modibo Dia et son personnel, pour permettre aux Kitois d’avoir de l’eau de qualité. La rareté de l’eau dans les robinets existe, alors que les factures, parfois salées, continuent à tomber. Certains quartiers sont privés d’eau, souvent, pendant plusieurs jours voire des semaines. Les branchements promotionnels, leur devis et la qualité de l’eau : autant de problèmes soulevés au cours de cette rencontre. Le président de la Société civile, Mohamed Keita, a donné des details sur les revendications des communautés qui, le plus souvent, font le pied de grue devant le coordinateur pour réclamer de l’eau. D’autres dénoncent au niveau des autorités toutes sortes de dysfonctionnement et le manque d’eau. Selon lui, plus de 30 familles lui ont présenté « des factures incompréhensibles. »Le temps a été apparemment court pour les participants de la rencontre pour tout dire à la mission nationale. C’est le cas du vieux Diango Keita qui en main 3 factures de 2024 (de 8000 Fcfa, 100 000 Fcfa et l 7 000 Fcfa). Il dit ne pas comprendre l’écart dont la vérification n’a rien changé. Mme Sidibé Aminata Traoré signale qu’en cas de pluie, les robinets du quartier reçoivent directement l’eau boueuse. Certains intervenants ont réclamé la réduction des factures et une approche sociale par les agents de la SOMAGEP quant à la gestion des factures impayées. Pour le chef de mission, Ismaila Maiga, la rencontre a tenu toutes ses promesses. Il a qualifié le diagnostic de la situation de « memo pour le redressement de la SOMAGEP de Kita », avant de saluer les efforts des agents qui se battent. Il a assuré que « la SOMAGEP mettra tout en oeuvre pour le bien-être de la population de Kita. » La situation géographique de Kita, selon Hamidou Giga, Directeur régional de l’hydraulique de Kita lui a fustigé les conséquences du dragage qui handicape le processus de ravitaillement d’eau. « Néanmoins, dit-il, tous les acteurs, à tous les niveaux, travaillent sans relâche, pour que Kita oublie les mauvais souvenirs de la pénurie d’eau. » Au nom du Gouverneur de la Région de Kita, le conseiller aux Affaires économiques et financiers. a invité la mission « à mettre tout en oeuvre pour apporter rapidement les solutions aux problèmes soulevés car il s’agit de l’eau : une question de vie ou de mort. » MFK/MD (AMAP)  

Phase régionale de la Biennale artistique et culturelle : Elle se déroulera du 16 au 20 septembre à Ségou

Ségou, 15 août (AMAP) La Région de Ségou (Centre) entame les préparatifs de la phase régionale de la Biennale artistique et culturelle « Tombouctou 2025 » dont la première réunion de la Commission d’organisation s’est tenue, ce vendredi matin, dans la salle de conférence du gouvernorat de la région de Ségou, a constaté l’AMAP sur place. Cette phase régionale, après la phase locale, est prévue du 16 au 20 septembre prochain, La rencontre, sous la présidence du conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la région de Ségou, Aboubacrine Ag Mohamed Aly, a été l’occasion pour les membres de la Commission de prendre attache et d’être briefé sur la Biennale artistique et culturelle édition « Tombouctou 2025 ». L’organisation de la Biennale traduit la volonté du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta de faire de cet évènement le cœur des stratégies et processus de développement du Mali. Un socle sur lequel se fondent l’organisation et le fonctionnement de la société, la culture détermine le style et le contenu économique et social de toute société. Les arts peuvent contribuer à instaurer une culture ouverte, plus résiliente et mieux à même de s’adapter aux changements induits par les différentes crises financière, économique, sociale, etc. Ainsi, la Biennale permet d’instaurer un dialogue entre les cultures, de désamorcer des conflits inter et intracommunautaires, la découverte de jeunes talents, la prise de conscience, la motivation, la responsabilisation pour un meilleur engagement au service de la communauté. L’édition 2025 sera placée, également, sous le signe de l’année de la Culture décrétée par le général d’Armée Assimi Goïta à travers le projet intitulé « Culture Mali 2025 » qui a pour objectif global de faire de la Culture un levier de transformation sociale et économique, repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissanceculturelle. La Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, est placée sous le thème principal « la Culture, socle pour l’ancrage de la IVème République ». Ce thème se décline en plusieurs sous-thèmes, entre autres : « la culture, levier de la refondation de l’Etat » ; « la IVème République, reflet du Mali multiculturel »; « la culture, facteur de paix et d’unité dans la IVème République ». En plus de ces sous-thèmes, d’autres porteront sur les Institutions de la République, les symboles de l’Etat, la paix, la sécurité, le vivre-ensemble, la cohésion sociale, les vertus du patriotisme, le civisme, la citoyenneté, le sens du devoir, la responsabilité, la dignité, l’humanisme, les réformes institutionnelles, la gouvernance, les enjeux géopolitiques et géostratégiques, les questions monétaires et économiques, la souveraineté, l’éducation, la promotion de nos valeurs. Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur a salué « l’engagement de tous au cours de la phase locale malgré certaines contraintes. » Pour cette phase qui s’ouvre il a invité à « une implication accrue. » Au cours de la rencontre, le directeur régional de la Culture, Adama Traoré, a rappelé l’objectif général de la Biennale qui consiste à faire de la culture un facteur d’unité nationale, de promotion de la paix, de cohésion sociale et du vivre ensemble pour un sursaut patriotique basé sur les valeurs sociétales du Mali afin de contribuer à l’avènement du Malikura. Dans sa présentation, il a particulièrement insisté sur les résultats attendus de la Biennale, les différentes phases de son déroulement ainsi que les dates de ces phases. Il a, également, précisé les disciplines artistiques et culturelles en compétition, à savoir l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre/groupe (showcases), la danse traditionnelle. ADS/MD (AMAP)    

Vacances utiles : Les enfants occupés autrement

Par Anta CISSE Bamako, 15 août (AMAP) Il est un peu plus de 17 heures dans une mosquée de Baco-djicoroni Golf. Les voix enfantines s’élèvent en chœur, récitant les premières sourates du Coran. Assis par terre, une vingtaine d’enfants, âgés de 5 à 12 ans, participent à un groupe coranique de vacances mis en place par l’imam principal. Si d’autres viennent le cœur en joie comme le petit Abba, 7 ans, qui connait plus d’une vingtaine de sourates et fait prier ses petits cousins, sa grande sœur Aisha, 8 ans, se plaint que les vacances sont faites pour se reposer. « Malgré cela, elle n’est pas à la traine par rapport à son petit frère », explique leur mère. Pendant les vacances scolaires, Moussa Diall, un élève de la 10ème avec ses camarades, a préféré rester actif plutôt que d’attendre la rentrée et en se faisant de l’argent. « Nous avons constaté que beaucoup d’enfants traînent dans les rues pendant les vacances. Avec des camarades, on a monté ce groupe de rattrapage pour les occuper utilement. Les cours vont de la grammaire à la mathématique, selon la spécialité de tout un chacun », indique-t-il. Avec une vingtaine d’élèves, chacun payant 3 000 Fcfa, ils économiseront pour s’acheter des habits pour la rentrée scolaire. Aïssata Kiré, mère de cinq enfants à Ségou, envoie ses petits dans un de ces groupes improvisés à deux rues de chez elle. « Je ne peux pas payer une colonie de vacances. Ici, ils récitent le Coran, apprennent les bonnes manières et ils sont en sécurité. Moi, je peux travailler l’esprit tranquille et cela ne me coûte que 5 000 Fcfa le mois» dit-elle. Dans les rues de Djénné, les récitations de coran rythment les matinées. El Hadj Cissé, maître coranique, organise chaque année une session. « Beaucoup d’enfants viennent de Bamako pendant les vacances pour avancer dans leur apprentissage. Les parents y tiennent. C’est une façon de renforcer leur foi », affirme-t-il. Selon lui, ces efforts se heurtent parfois à la réalité des infrastructures précaires, sureffectifs, encadreurs non formés, chaleur accablante. Il déplore, cependant, que certains enfants passent plusieurs heures sous un soleil de plomb ou dans des espaces exigus. Parallèlement à ces groupes coraniques, d’autres initiatives se développent. Le Centre de formation groupe gastronomique professionnel (GGP) organise, chaque année, les « Vacances gastronomiques », une activité qui en est à sa 4ème édition. La première vague a commencé le 7 juillet et se terminera le 22 août 2025. Elle regroupe 25 adolescents âgés de 10 à 17 ans qui ont payé 70 000 Fcfa chacun. Pour le promoteur Souradje Moumouni, l’activité vise à offrir une formation culinaire enrichissante encadrée par des chefs cuisiniers et pâtissiers passionnés. L’objectif est de permettre aux enfants et adolescents d’apprendre les bases de la restauration et d’être utiles à la maison. Moussa, étudiant en première année universitaire, raconte son parcours avec fierté : « Depuis que j’étais en 6ème année, ma mère m’envoyait chaque été dans un atelier de couture à Torokorobougou pour ne pas que je traîne et prenne les mauvaises habitudes de mes voisins et amis. Elle disait qu’elle ne voulait pas que je devienne délinquant. Aujourd’hui, je sais coudre, et je gagne un peu d’argent en confectionnant des habits simples chez mon chef, en plus d’aller à l’école », a-t-il confié. AC/MD (AMAP)  

Lutte contre les changements climatiques : Signature de conventions entre l’AEDD, la BNDA et le PNUD

Bamako, 14 août (AMAP) Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Banque nationale de développement agricole (BNDA), d’une part, la BNDA et l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), d’autre part,  ont signé, jeudi, à Bamako, des conventions pour renforcer la coordination face aux défis majeurs liés aux changements climatiques auxquels le Mali est confronté, a constaté l’AMAP. Cette double signature, présentée comme symbolisant « un engagement fort et concret » des autorités maliennes, a été présidée par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara,, La signature de ces accords vise à renforcer la capacité du Mali, à mutualiser les compétences et à augmenter les opportunités de mobilisation de ressources. Il s’agit d’accompagner le Mali dans ses efforts de lutte contre les changements climatiques et renforcer la résilience climatique pour un développement durable. Le directeur général de l’AEDD, Zantigui Boua Koné, a souligné le rôle de l’agence en tant qu’Autorité nationale désignée du Fonds vert pour le climat (FVC). « L’AEDD joue un rôle de coordination, d’accompagnement technique et de facilitation des partenariats, afin que les ressources mobilisées soient pleinement alignées sur les priorités nationales », a-t-il indiqué. Selon la ministre, « la convention signée entre l’AEDD et la BNDA intervient dans un contexte où notre pays fait face aux effets de plus en plus visibles des changements climatiques : perturbations des cycles agricoles, dégradation des ressources naturelles, perte de biodiversité, insécurité alimentaire et pressions accrues sur les communautés rurales. » Face à ces défis, la ministre Mariam Tangara a indiqué qu’un choix stratégique a été fait : investir dans le renforcement des mécanismes nationaux de mobilisation, de gestion et de déploiement des ressources financières climatiques. C’est dans ce cadre que l’AEDD, en sa qualité d’Autorité nationale désignée auprès du FVC, a accompagné techniquement en institutionnellement la BNDA jusqu’à son accréditation officielle par le Conseil du FVC en octobre 2024, à Songdo, en Corée du Sud. De son côté, le Représentant-résident du PNUD, Maleye Diop, a affirmé que « ce partenariat entre le PNUD et la BNDA s’inscrit pleinement dans la dynamique plus large du programme pays du Fonds Vert pour le Climat au Mali, qui identifie les priorités. » Celles-ci portent sur l’adaptation des systèmes agricoles et hydriques, la gestion durable des ressources naturelles, l’électrification rurale par les énergies renouvelables, et le renforcement des capacités institutionnelles et communautaires. La directrice générale adjointe de la BNDA, Mme Touré Aïssata Cissé, a affirmé que « la signature des conventions « ouvre la voie à la mobilisation de ressources stratégiques pour le financement de projets structurants dans l’agriculture résiliente, les énergies renouvelables et la gestion durable des ressources. » « La BNDA s’engage à en être le catalyseur financier »,a-t-elle assuré La convention entre l’AEDD et la BNDA vise à consolider cet acquis et à structurer la coopération autour de cinq axes : le renforcement des capacités institutionnelles et techniques ; la mobilisation et la gestion des financements climatiques ; la mise en œuvre conjointe de projets pilotes intégrant les dimensions environnementales, sociales et économiques ; la promotion des bonnes pratiques de développement durable ; et le plaidoyer national et international en faveur de la finance verte. Celle entre la BNDA et le PNUD traduit la volonté de mobiliser l’expertise et l’appui technique du système des Nations Unies pour soutenir la banque agricole dans ses nouvelles fonctions d’entité accréditée, et contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) et des engagements climatiques. La ministre en charge de l’Environnement a indiqué, dans son discours, que les deux conventions ne sont pas de simples documents administratifs. « Elles sont le symbole d’une nouvelle dynamique de coopération entre acteurs publics, privés et partenaires au développement, pour transformer nos ambitions climatiques en résultats tangibles pour nos populations », a-t-elle dit. FK/MD (AMAP)    

Mali : Mise en échec d’une tentative de déstabilisation impliquant des militaires et un ressortissant français (Communiqué)

Bamako, 14 août (AMAP) Le Gouvernement de la Transition du Mali a annoncé, dans un communiqué officiel, jeudi, l’arrestation d’ « un groupuscule composé de militaires et de civils, dont un ressortissant français, Yann Vezilier », accusé d’agir pour le compte du service de renseignement français. Ce groupe, incluant les généraux de brigade Abass Dembélé et Néma Sagara, est impliqué dans une tentative de déstabilisation des institutions de la République, indique lameme source. « Grâce à la vigilance des services spécialisés, la conspiration a été déjouée dès le 1er août 2025, et les suspects ont été interpellés », ajoute le communiqué. Le Gouvernement condamne fermement cet acte subversif et indique que les enquêtes judiciaires se poursuivent pour identifier d’éventuels complices. Il réaffirme la détermination des Forces armées et de sécurité « à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes ». Le Gouvernement assure que « la situation est sous contrôle » et appelle l »a population à rester calme et vigilante face aux tentatives de déstabilisation. » OS/MD (AMAP)

Remise d’attestations d’excellence aux lauréats du Diplôme d’études fondamentales et du Bac session 2025

Bamako, 14 août (AMAP) Le ministre de l’Education nationale, Amadou Sy Savané a reçu, ce jeudi matin, 14 août 2025, dans la salle de réunion de son département, les trois premiers nationaux des examens du Diplôme d’études fondamentales (DEF) et du baccalauréat, session 2025, pour les féliciter, encourager et décerner des attestations d’excellence, a constaté AMAP sur place. Il s’agit pour les lauréats du DEF d’Abibatou Conti Coulibaly, Boubacar Sow et Ousmane Sogoba, admis respectivement avec 18,72 /20 de moyenne, 18, 31 et 18, 28 , tous élèves du Prytanée militaire, à l’Académie d’enseignement (AE) de Kati. Et, pour les lauréats du Bac : Oumar Diakité avec 18, 15/20 de moyenne, Alassane Hamadoun Ali Sangho avec 17, 40 et Issouf Konaté (franco arabe) avec 17, 31. « C’est très important de vous rencontrer pour vous dire que nous sommes fiers de vous et vous encourager pour aller plus loin. C’est un travail soutenu, Je vous félicite ainsi que vos parents », a déclaré le ministre Amadou Sy Savané, s’adressant aux lauréats. Selon lui, le Mali a besoin de ressources de qualité. « Et pour cela il faut bien former les enfants », a-t-dit. Le ministre de l’Education nationale a souligné qu’il faut « récompenser les jeunes, leur apprendre à être rigoureux au travail et qu’au bout de la souffrance, il y a la réussite. »  « Les enfants ont besoin d’exemples et cet exemple peut en servir d’autres dans leur rang », a également souligné le ministre Amadou Sy Savané. « Bon enseignant bon élève », a-t-il dit. A ce propos, le ministre Sy Savané a fait une mention spéciale aux encadreurs et enseignants, qui selon lui, « ont aussi besoin d’être bien accompagnés. » « Car, l’enseignant est un modèle », a-t-il dit. Avant de souhaiter que cette cérémonie de remise d’attestations d’excellence « soit source d’inspiration à d’autres enfants ». « Car, a-t-il dit, le talent que nous célébrons aujourd’hui façonne le Mali de demain. » La sobre cérémonie a enregistré la présence des membres du cabinet élargi du département de l’Education, des parents des lauréats et leurs encadreurs. Le porte-parole des parents, Oumar Sissoko, a invité tous les parents d’élèves « à continuer à soutenir et encourager les enfants. » ST/MD (AMAP)  

Validation de l’avant-projet du rapport à mi-parcours des recommandations de l’EPU : le Mali réaffirme son engagement pour les Droits humains

Bamako, 14 août (AMAP) Le Mali a lancé, ce jeudi à Bamako, un atelier de validation technique de l’avant-projet du rapport national à mi-parcours des recommandations acceptées lors de son 4e cycle de l’Examen périodique universel (EPU) du 2 mai 2023 à Genève. L’atelier, qui se tient du 14 au 15 août, « marque une étape clé dans le renforcement de la transparence et de la responsabilité du Mali en matière de droits humains », a déclaré Dr Boubacar Sidiki Diarrah, Secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, lors de l’ouverture des travaux. Organisé avec l’appui technique et financier du Fonds de consolidation de la paix des Nations Unies (PBF), l’atelier réunit des représentants du ministère, des points focaux des départements ministériels, des organisations de la société civile, ainsi que des partenaires internationaux comme le PNUD, l’UNICEF et le CICR. Il vise à évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre des 222 recommandations acceptées par le Mali sur les 275 formulées lors de l’EPU de 2023. Dr Diarrah a souligné l’importance du rapport à mi-parcours, qui permet de « faire état des efforts, des avancées et des réussites en matière de droits de l’homme, tout en identifiant les obstacles rencontrés et les appuis nécessaires pour les surmonter ». Ce document, fruit de consultations avec les acteurs étatiques et non étatiques, vise à renforcer la transparence et la responsabilité du Mali dans ce domaine. Roland Seri, représentant résident adjoint du PNUD, a salué « le leadership du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme pour son engagement continu en faveur d’une justice équitable ». Il a rappelé que l’EPU est « un mécanisme universel et participatif permettant à chaque État de faire le point sur les progrès réalisés en matière de droits humains ». Abdoul Karim Diarra, de la Direction nationale des Droits de l’Homme (DNDH), a insisté sur l’engagement du Mali à respecter les instruments internationaux ratifiés, tels que les pactes relatifs aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, ainsi que la Charte africaine des droits de l’Homme. « Cet atelier, le troisième depuis juillet 2025, vise à parachever un rapport fidèle aux réalités nationales », a-t-il précisé. L’atelier permettra d’examiner en profondeur l’avant-projet avant sa soumission au Conseil des ministres pour validation, puis sa transmission au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. Les participants ont été invités à contribuer activement pour produire un document de qualité, porteur de propositions concrètes pour une meilleure mise en œuvre des recommandations de l’EPU. Le Mali, l’un des rares pays à soumettre volontairement un rapport à mi-parcours, réaffirme son engagement en faveur des droits humains, malgré un contexte sécuritaire difficile. Les efforts notables incluent des poursuites judiciaires systématiques contre les violations graves des droits humains, une politique nationale de réparation, et des améliorations des infrastructures carcérales. OS/MD (AMAP)

Création du Commandement des forces spéciales : Le Conseil national de Transition donne son feu vert

Bamako, le 14 août (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) a adopté. à l’unanimité par 130 parlementaires, en session extraordinaire, ce jeudi 14 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), le projet de loi portant création du Commandement des opérations spéciales (COS), a constaté l´AMAP sur place. Ce projet de loi a été approuvé par l´organe législatif de la Transition, en plénière présidée par son président, le général de corps d’Armée Malick Diaw. La création du COS vise, principalement, à centraliser la planification, la préparation et le commandement des opérations militaires menées par les forces spéciales du Mali. Cet organe unique de commandement opérationnel des forces spéciales relève de l’autorité du Président de la Transition et est placé « exclusivement sous les ordres du chef d’état-major général des Armées. » Les forces spéciales sont celles du ministère de la Défense et des Anciens Combattants et des forces antiterroristes du département en charge de la Sécurité et de la Protection Civile. C’est le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de Division Daoud Ali Mohamedine, qui a défendu le projet de loi devant le CNT. D’après lui, il fallait « mettre ces différentes forces spéciales ensemble sous un seul commandement. » « Cela, a ajouté le ministre, afin de rendre beaucoup plus facile la gestion des ressources humaines, la planification, la coordination et la conduite des opérations. » « En mutualisant les moyens humains et matériels qu’il faut avec ces forces, cela permet d’aller très vite en termes de compte rendu et de chaine de commandement », a-t-il déclaré. BD/MD (AMAP)

Kangaba : Campagne de sensibilisation de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite

Kangaba, 13 août (AMAP) L’atelier de sensibilisation et d’information des cadres de l’administration générale, financière et de la justice du Cercle de Kangaba (Ouest), organisé mercredi 13 août 2025, par (OCLEI) a interpellé les participants, en vue de les conscientiser sur la corruption et l’enrichissement illicite, a constaté l’AMAP. A l’issue des travaux sur la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite, les participants (responsables administratifs et politiques, financiers et judiciaires) ont qualifié ces pratiques de fléaux » compromettant la bonne gouvernance, la performance de l’administration publique et la dignité humaine. » Les participants ont, également, suivi deux conférences sur les pratiques corruptives et l’enrichissement illicite et leurs conséquences économiques dans le système éducatif et sur les pratiques corruptives et l’enrichissement illicite et leurs conséquences économiques dans le secteur minier. L’atelier, en partenariat avec le projet canadien Lutte contre la corruption par et pour l’égalité des genres (LUCEG), intervient dans le cadre d’une mission de l’OCLEI conduite par son président par intérim, Seydina Oumar Diarra, qui séjourne, depuis mardi 12 août 2025, à Kangaba, dans le cadre de la prévention de la corruption et de l’enrichissement illicite. La rencontre, qui s’est déroulée au Centre de recherche et d’animation culturelle de Kangaba, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré, vise à informer et sensibiliser les participants sur les pratiques corruptives et ses conséquences dans les domaines miniers et scolaires. Spécifiquement, il s’agit de renforcer les capacités des cadres de l’administration générale, financière et de la justice sur la connaissance des instruments juridiques nationaux et internationaux de la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite, d’impliquer d’avantage les participants à la culture de l’éthique et de la transparence dans la gestion des affaires publiques, d’informer les participants sur les pratiques corruptives dans les secteurs miniers et scolaires, d’informer les participants sur les impacts négatifs des pratiques corruptives sur les services sociaux de base de développement. Une journée qui a permis aux participants d’être largement informés sur l’OCLEI, sa création et sa mission, ses attributions spécifiques, ses organes et ses pôles d’activité. Le représentant du préfet du Cercle et le maire de la Commune rurale de Minidian ont reçu, chacun, une écharpe de l’OCLEI et le rapport 2023 de l’OCLEI, pour leur « engagement dans la lutte et la prévention contre la corruption et l’enrichissement illicite. » SD/MD (AMAP)