Mali : L’ex-Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, sous mandat de dépôt inculpé pour « atteinte aux biens publics »

Bamako, 20 août (AMAP) L’ancien Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla Maïga, a été inculpé et placé sous mandat de dépôt, pour « atteinte aux biens publics» présumée, par la Chambre d’instruction de la Cour suprême, mardi, à Bamako, a annoncé son avocat, Me Cheick Oumar Konaré, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. En garde à vue depuis le 12 août dernier au Pôle économique et financier de Bamako, l’ex-chef du gouvernement est poursuivi dans un dossier portant sur des irrégularités présumées relevées par des rapports du Vérificateur général transmis à la Cour suprême. Selon Me Konaré, l’ancien chef du gouvernement « conteste les faits reprochés, se dit serein et estime qu’un homme politique doit s’attendre à tout, y compris la prison et la mort ». Toujours selon son conseil, Dr Choguel Kokalla Maïga se réjouit que son directeur de cabinet de l’époque, Pr Issiaka Ahmadou Singaré (80 ans), « soit poursuivi non détenu dans le même dossier ». Le montant non justifié reproché à l’ancien PM par le rapport du Vérificateur général tourne autour de 1,7 milliard de Fcfa. Il implique plusieurs autres anciens responsables financiers de la Primature dont des ex-Directeurs des finances et du matériel (DFM). L’ancien Premier ministre a été interpelé suite à la publication de ce rapport du Vérificateur général sur la gestion de la Primature. Cette mission de vérification financière et de conformité de la gestion de la Primature a concerné les exercices 2021, 2022, 2023 et 2024 (30 novembre). Elle fait suite à une saisine. Dans le rapport, le montant total des irrégularités financières s’élève à 2.068.394.986 de Fcfa. Sur ce montant, 6.825.920 de Fcfa ont été régularisés à la suite des travaux de vérification et 330.218.000 de Fcfa ont été justifiés pendant la séance du contradictoire. Le reliquat des irrégularités financières non justifiées s’élève à 1.731.351.066 de Fcfa. Dans les faits, il est reproché à l’ancien Premier ministre d’avoir autorisé, à travers des mandatements signés par le directeur de cabinet, l’exécution de dépenses non éligibles sur le filet social. Il est, aussi, dit dans le rapport que le directeur des finances et du matériel de la Primature « a irrégulièrement ordonné le paiement de dépenses de souveraineté au Premier ministre dans le cadre de missions à l’intérieur et à l’extérieur du Mali. » Dans un communiqué de presse rendu public, le procureur général Mamoudou Timbo a, sans citer nommément l’ancien locataire de la Primature, confirmé l’information. « En retenant sa compétence, la Chambre d’instruction de la Cour suprême a procédé, à la date de ce jour 19 août, à des interrogatoires dits de première comparution à l’occasion desquelles des inculpations ou mise en examen ont été prononcé(e)s, des notifications de poursuites pénales en étant non détenus, de même que des mandats de dépôt ont été décernés », précise le communiqué. La source précise que « les faits sont susceptibles de recevoir les qualifications juridiques pénales de faux et usages de faux, d’atteintes aux biens publics d’un montant égal à plusieurs milliards de Fcfa de blanchement d’argent et de complicité desdites infractions. » « Ces faits, souligne le document, sont reprochés à des opérateurs économiques et à des fonctionnaires. Il s’agit des fonctionnaires qui ont essentiellement géré les finances publiques relevant du Budget de la Primature sur une période allant de 2021 au 30 novembre 2024 et des fonctionnaires et opérateurs économiques ayant géré des contrats de marchés conclu dans le cadre de la convention de partenariat liant l’Agence d’exécution des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER) à la Primature. » En la matière, insiste le communiqué, « les volets relevant de la compétence du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre la délinquance économique et financière sont renvoyés au niveau du procureur national financier, ministère public, compétent en la matière. Le procureur général Mamoudou Timbo assure que la justice suivra son cours afin de tenir « un procès équitable (…) dans le strict respect des droits de la défense notamment le principe de la présomption d’innocence. » AT/MD (AMAP)

Kolondièba : Lancement de la campagne régionale de reboisement par le gouverneur de la région de Bougouni

Kolondièba, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé a présidé, lundi, le lancement de la campagne régionale de reboisement à Kolondièba, a constaté l’AMAP. Depuis 1995, le Mali organise, chaque année, à travers le ministère en charge de l’Environnement, une Campagne nationale de reboisement. Cette année le thème est : « Reboiser pour restaurer les terres dégradées et lutter contre la désertification. » Après l’accueil par le préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, et la population, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé a procédé au lancement de la campagne régionale de reboisement sur une superficie 1/4 d’hectare dans le domaine de la résidence du préfet de Kolondièba. Le gouverneur de Bougouni a planté le premier pied d’arbre entouré de ses proches, du directeur régional des Eaux et Forêts de Bougouni, le préfet du Cercle de Kolondièba, du maire de la Commune de Kolondièba, les chefs de services techniques régionaux et locaux, les partenaires au développement, la société civile dans son ensemble. Ce bosquet, qui encadre la partie Est de la résidence du préfet, porte le nom de Boubacar Oumar Traoré actuel préfet du Cercle de Kolondièba. Cet honneur pour le chef de l’exécutif local est une reconnaissance pour son dévouement, son engagement, sa disponibilité dans l’exercice de sa fonction. Le chef de l’exécutif régional a dit que la campagne régionale de reboisement vise, entre autres, « à sensibiliser l’opinion régionale et locale sur l’importance du reboisement » et a rappelé aux partenaires techniques et financiers « la nécessité d’orienter les appuis vers les actions de lutte contre la dégradation des ressources naturelles, la perte de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets des changements climatiques. » L’atteinte des objectifs du reboisement requiert sa réplication au niveau des communes et l’accompagnement de tous les acteurs (collectivités, partenaires et autres). Le gouverneur a remercié les autorités administratives, politiques l’ensemble du personnel de la Direction régionale des Eaux et Forêts de Bougouni pour la bonne organisation de ce lancement. Il a, aussi, félicité et encouragé le préfet Boubacar Oumar Traoré pour « L’initiative 5/5 » développée par ses soins en vue d’accompagner la campagne de reboisement par la plantation de 5 arbres dans chaque structure technique du Cercle pour environ 800 plants. Cette année, la région de Bougouni prévoit une production d’environ 500 000 plants toutes espèces confondues, un reboisement de 1 225 hectares. Le coordinateur de la Société de gestion Forestière (SDF), Abdoulaye  Halidou Cissé, a vivement salué l’initiative 5/5 de la préfecture de Kolondièba. «Car, a-t-il elle incarne une approche inclusive et mobilisatrice, appelant chaque acteur (institutionnel, communal, villageois, associatif) à planter, protéger et pérenniser. C’est une Vision que nous partageons pleinement et que nous soutenons avec conviction. » Le maire de la Commune de Kolondièba Abdoul Karim Sangaré a salué le gouverneur et sa délégation, la Direction régionale des Eaux et Forêts, le préfet de Kolondièba pour le choix porté sur sa commune. Il a, aussi, félicité le partenaire SGF pour son appui financier dans le cadre de cette campagne de reboisement, la Fédération régionale des exploitations forestiers, le service des Eaux et Forêts, les Forces de défense et de sécurité et tous ce qui ont participé au lancement de cette campagne régionale de reboisement. Plusieurs folklores du milieu comme le Ya, le Didadi ont émerveillé les participants. NMK/MD (AMAP)

Campagne régionale de reboisement à San : 200.000 plants pour reboiser 103 hectares  

San, 19 août (AMAP) Le gouverneur de la Région de San, le colonel-major Ousmane Sangaré, a donné ce 19 août 2025, le coup d’envoi officiel de la 31è édition de la campagne régionale de reboisement qui envisage de planter 200 000 pieds sur une superficie de 103 hectares dans la Région, a constaté. « Reboiser pour restaurer les terres et lutter contre la désertification » est le thème de cette 31e édition à San où le colonel-major Ousmane Sangaré, a procédé à la mise à terre du premier plant. Dans son discours de lancement, il a indiqué que cette campagne « vise à lutter contre la désertification, à conserver la biodiversité, atténuer les effets néfastes des changements climatiques, augmenter le taux de couverture végétale et réduire la pauvreté. » Le chef de l’exécutif régional a souligné qu’au regard du thème, cette campagne « vise, également, à sensibiliser l’opinion nationale et régionale sur l’impérieuse nécessité de cultiver la notion de reboisement et d’aider au changement de comportement, quant à l’exploitation irrationnelle des ressources forestières. » Le Directeur régional des Eaux et Forêts de San, le lieutenant-colonel Ousmane Samassekou a surtout insisté, au même titre que le gouverneur, sur suivi et l’entretien des arbres plantés. « Ces arbres ont besoin d’être protégés avec des clôtures en grillage et ou des corsets tout en les arrosant constamment », a indiqué l’officier supérieur des Eaux et Forêts. NC/MD (AMAP)

Mali : Pré-lancement de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025

Bamako, 19 août (AMAP) Le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a organisé, mardi 19 août 2025, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), un point de presse de pré-lancement de la Biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025, dans le cadre des préparatifs pour la réussite de l’évènement, a constaté AMAP. La Région de Tombouctou (Nord) accueillera la Biennale artistique et culturelle 2025, en décembre prochain, après la Région de Mopti en 2023. Le gouverneur de Tombouctou, Bakoum Kanté a remercié les autorités nationales pour le choix de sa région et l’accompagnement pour la réussite de l’évènement.  « Il y a des défis notamment sécuritaires contre lesquels chacun de nous doit se mobiliser pour la bonne réussite de la Biennale à Tombouctou », a souligné le gouverneur Kanté. Il a invité les ressortissants de Tombouctou « à s’engager pour le retour de la paix dans la région et au Mali ». Avant de remercier le ministère en charge de la Culture et les ressortissants de Tombouctou pour la mobilisation en cours. « Nous avons un cadre de concertation pour travailler ensemble avec la Région de Tombouctou pour la réussite de la Biennale », a dit le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Il a salué le dynamisme du gouverneur de la Région de Tombouctou. « La Biennale a pour but de rassembler les fils et les filles du Mali. Donc, cette édition va être un moment unique pour ressembler davantage le peuple du Mali. Un moment au cours duquel nous allons célébrer le retour de la paix définitive au Mali », a-t-il dit. « Vous savez, Tombouctou dans l’histoire du Mali millénaire est un trésor. Il est un carrefour de civilisations, de l’âge d’or du Mali », a dit le ministre Daffé « Au IVe siècle, dans les universités de Tombouctou dont Sankoré, il y avait plus de 25 000 étudiants qui venaient du monde entier. En ces moments, il n’y avait pas d’université dans le monde, c’était la toute première université », a rappelé Mamou Daffé, en présence de membres du gouvernement, des gouverneurs des Régions, de ressortissants de la région de Tombouctou, d’artistes et d’acteurs culturels ainsi que des partenaires stratégiques du ministère de la Culture. ST/MD (AMAP)      

Ouélessébougou : Une réunion d’urgence sur la crise énergétique locale

Ouélessébougou 19 août (AMAP) Une rencontre de sortie de la crise énergétique s’est tenue, ce mardi, à la préfecture de Ouélessébougou, en réaction aux récentes coupures générales d’électricité, particulièrement pendant les nuits, depuis quelques semaines, a constaté l’AMAP sur place. La réunion, présidée par le préfet du Cercle, Moussa A Sagara, a demandé aux responsables techniques de faire le point de la situation afin d’envisager, ensemble, une solution locale de rétablissement. Le chef du centre Energie du Mali (EDM) de Ouélessébougou, Ousmane Guindo, a donné des explications détaillées sur  la situation lors de la réunion. « Ces coupures récentes d’électricité ne sont pas causées par nos installations locales dans la mesure où la ville de Ouélessébougou est alimentée en électricité par la centrale électrique de Selingué comme d’autres localités du pays », a dit M. Guindo, Il a précisé que les équipes techniques et les ingénieurs travaillent « sans relâche depuis deux semaines pour identifier la source exacte du problème afin d’y remédier. » Selon ses explications, la solution ne serait pas uniquement locale. « Nous attendons les résultats des expertises pour nous situer définitivement, même si l’on sait que, des fois ,la coupure est liée à des phénomènes naturels », a-t-il indiqué. Le responsable du centre EDM a réaffirmé son « engagement personnel à relever ce défi pour la satisfaction de la population. » Après le bilan du responsable technique, le préfet Sagara a salué la participation de tous les acteurs présents à cette réunion de crise, en l’occurrence la sous-préfète centrale, le maire, les représentants de la chefferie, le commissaire chargé de la ville,  le commandant de Brigade et les représentants de la société civile. Face à la situation, il a appelé « à la retenue », demandé « à tous de comprendre la situation complexe que nous traversons » et appelé « au calme vu la situation délicate du pays. » Il a, également, rappelé les énormes efforts des autorités nationales pour le rétablissement de l’électricité dans tout le pays dont certaines localités connaissent déjà une évolution. Il a, enfin, souligné « la nécessité d’une collaboration entre autorités, techniciens et population pour trouver une solution durable à ce problème. » Il y a eu plusieurs intervenants dont les représentants des chefs de villages de Ouélessébougou, N’tentoubougou et Seguessona, le maire, la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), le président des commerçants locaux, et le président de la jeunesse communale qui ont, tous, encouragé une approche de collaboration de tous les acteurs pour la résolution de ce problème, afin de conjurer  « des conséquences qu’il peut causer à la vie quotidienne des populations. » AC/MD (AMAP)

Ouverture de la 2e session ordinaire de la Chambre correctionnelle du Tribunal militaire de Mopti (Centre).

Mopti, 18 août (AMAP) La 2e session ordinaire de la Chambre correctionnelle du Tribunal militaire (TM) de Mopti (Centre), au titre de l’année 2025 a commencé ses audiences, lundi 18 août 2025, au siège de la juridiction à Sévaré, au quartier village CAN, a constaté l’AMAP. Cette 4e session du genre ont commencé durera 5 jours avec 29 dossiers iau rôle impliquant 48 prévenus dont 3 civils. Parmi les prévenus 18 militaires et un civil sont sous mandat de dépôt tandis que 29 autres dont 2 civils non détenus sont poursuivis. Dans son allocution d’ouverture, présidée par le général de Brigade Daouda Dembélé, gouverneur de la Région de Mopti, le substitut du procureur, le capitaine Mamadou T. Koné, a indiqué que les infractions reprochées aux prévenus sont le vol, la vente illégale, perte et détournement d’armes et de munitions de guerre, désertion, détournement d’argent, détention et vente illégale de stupéfiants et le refus d’obéissance. Le magistrat-militaire a expliqué que le TM de Mopti « est une juridiction pénale spécialisée, compétente à juger les infractions spécifiquement militaires prévues et réprimées par le Code de justice militaire et certaines du droit commun commis par les militaires et leurs complices. » Il a, aussi, rappelé que la création de la justice militaire, avec l’adoption et la promulgation de la loi 95-042du 20 avril 1995 portant code de justice au Mali, « joue un rôle crucial dans la stabilité et la sécurité du pays, avec une contribution significative au redressement de la conduite des militaires qui commettent des fautes graves dans l’exercice de leurs missions. » Selon lui, les audiences correctionnelles des tribunaux militaires s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’impunité et la préservation des droits de l’Homme. Elles « témoignent, également, la fonctionnalité des tribunaux qui ont déjà jugé plusieurs affaires concernant les militaires », a-t-il fait savoir. Il a exprimé sa reconnaissance envers l’autorité hiérarchique, en occurrence le ministre de la Défense et des anciens Combattants « pour son leadership et son soutien. » Le représentant du Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Mahamadou Sidibé, a salué l’organisation de cette session qui « permettra aux prévenus d’être fixés sur leur sort après de longues périodes de privation de liberté ». Il a, cependant, sollicité l’implication du procureur général près la Cour d’appel de Mopti pour que la Chambre d’instruction du TM puisse « fonctionner régulièrement pour éviter que les ordonnances rendues par les cabinets d’instruction ne soient, de tout temps, frappées d’appel soit par le procureur, les avocats ou par les inculpés eux-mêmes. » Pour le gouverneur, le général de Brigade Daouda Dembélé, la consolidation d’ « un système de justice efficace, performant, crédible et jouissant de la confiance de la population (…) ne se fera qu’avec la tenue régulière des différentes sessions du tribunal militaire. » Car au-delà des causes jugées, ces sessions « permettront de tirer les enseignements pour l’amélioration du fonctionnement de la justice militaire et sa connexion avec la justice de façon générale. » L’ouverture de ces assises s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités dont le commandant de la Zone de défense n-6, le colonel Abdoulaye Coulibaly représentant le directeur de la Justice militaire, le président du Conseil régional, Abdoulaye Garba Maiga, le Premier président du Tribunal militaire de Mopti, Boubacar Fofana et le procureur général près la cour d’appel de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara. On notait, aussi, la présence des élus et des membres de la famille judiciaire, la hiérarchie militaire de la 6ème Région militaire et les chefs de services techniques. DC/MD (AMAP)

Journée mondiale de l’aide humanitaire : Sous le thème : Agir pour l’humanité

Bamako, 19 août (AMAP) Les acteurs humanitaires ont commémoré, ce mardi 19 août à Bamako, en collaboration avec le ministère de la Santé et du Développement social, la Journée mondiale de l’aide humanitaire sous le thème : « Agir pour l’humanité », a constaté l’AMAP. Le 19 août est une date hautement symbolique pour la Communauté humanitaire qui marque l’attentat perpétré, en 2003, contre le siège des Nations unies à Bagdad, en Irak, ayant coûté la vie à 22 travailleurs humanitaires et blessé de nombreux autres. Depuis cet événement, le 19 août est consacré à la mémoire de ces femmes et hommes,  et à la reconnaissance de toutes celles et ceux qui s’engagent à soulager les souffrances humaines en fournissant une assistance, souvent au péril de leur vie.   Selon le Coordinateur humanitaire par intérim, Khassim Diagne, le thème est reconduit pour la deuxième année consécutive parce que la communauté humanitaire souhaiterait tirer la sonnette d’alarme. « L’aide humanitaire, sous toutes ses formes, manque encore cruellement de financement alors que les besoins se multiplient et que les civils et les humanitaires sont pris pour cibles et, cela, en flagrante violation du droit international humanitaire », a-t-il justifié. Il a révélé qu’au Mali, à la date du 31 juillet 31 2025, plus de 40 attaques ont ciblé des humanitaires. « Tout récemment, nous avons perdu deux collègues pendant les opérations humanitaires tandis que cinq autres ont été enlevés ou détenus contre leur volonté », a dit M. Diagne. Il a cité le Secrétaire général des Nations unies, Antònio Guterres, qui, dans sa déclaration, a dit : « En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, rendons hommage à celles et ceux qui sont tombés et agissons pour cela, en prenant des mesures concrètes : pour protéger chaque travailleur humanitaire et investir dans sa sécurité. Pour mettre fin aux mensonges qui coûtent des vies…et employons-nous à Agir pour l’humanité. » Mme le ministre de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, a réaffirmé l’engagement de l’État malien à promouvoir une action humanitaire alignée « sur nos priorités nationales et régionales, à préserver la vie humaine et la dignité des populations, à soutenir la mobilisation des ressources et à faciliter l’acheminement de l’aide à celles et ceux qui en ont besoin, sans discrimination. » Le médecin-colonel Assa Badiallo Touré a ajouté que « l’État s’attache à créer un environnement favorable au déploiement efficace de l’assistance humanitaire, en veillant à ce que l’aide parvienne aux populations les plus vulnérables ». « La collaboration entre l’État malien et les acteurs humanitaires s’inscrit dans une démarche concertée, fondée sur les principes de confiance mutuelle, de transparence et de respect des engagements », a-t-elle déclaré. OD/MD (AMAP)  

Bafoulabé : Les pluies torrentielles paralysent le trafic routier

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 18 août (AMAP) Le Cercle de Bafoulabé (Ouest) est relié à la capitale, Bamako, par deux Routes régionales : la voie « Babaroto-Toukoto.-Kita » et celle  » Manantali-Tambaga-Kita »
. Si la seule compagnie « Sissoko » transport, disposant de quatre cars, rejoint Bamako par l’axe « Babaroto-Kita » pour une fréquence de deux fois dans la semaine à l’aller et au retour, seule la compagnie » Mandé Transport  » est fixée sur l’axe Mahinanding-Tambaga Kita « , quotidiennement dans un sens comme dans l’autre. Les récentes pluies, qui se sont abattues sur la région, ont causé d’importants dégâts au réseau routier, principalement le tronçon  » Mahinanding Manantali-Tambaga, contraignant la compagnie  » Mandé Transport  » à suspendre ses activités, depuis jeudi, 14 août 2025, fragilisant ainsi le trafic. Ainsi, la seule voie d’accès à la capitale malienne pour la population du Cercle demeure, pour l’instant, celle de Babaroto-Kita, qui devient un champ de boue et d’ornières. Malgré cet état de fait, « Sissoko » Transport se débrouille tant bien que mal à surmonter les difficultés de la piste afin de soulager la population. Selon des sources proches de la compagnie « Mandé Transport, l’état de la route, s’est fortement dégradé, rendant la conduite extrêmement dangereuse. « Nous avons été contraints de suspendre toutes nos opérations pour la sécurité de nos passagers et de nos chauffeurs », a déclaré un responsable de la compagnie « Mandé Transport ». Cette situation a eu un impact sur la population, notamment pour les déplacements quotidiens, l’accès au plateau technique sanitaire et le ravitaillement en denrées de première nécessité. Certains usagers, qui ont une urgence sur Bamako sont obligés d’attendre le lundi ou le jeudi pour emprunter « Sissoko’ Transport afin de rallier la capitale. Selon les mêmes sources, des travaux de réhabilitation sont en cours afin de permettre à « Mandé transport de reprendre ses activités. En attendant, les habitants de Bafoulabé appellent à une intervention rapide des autorités pour éviter une aggravation de la situation et minimiser les conséquences de cette crise du transport. Ils souhaitent, également, que des mesures soient prises pour améliorer l’entretien du réseau routier et prévenir de tels désagréments à l’avenir. BM/MD (AMAP)  

Les Sociétés de Loterie et de Pari mutuel urbain de l’AES en conclave à Bamako

Bamako, 18 août (AMAP) Le ministre de l’Economie et des finances, a présidé, ce lundi, à Bamako, l’ouverture de la 1ère édition de la rencontre des Sociétés de loterie et de Pari mutuel urbain (PMU) des Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel  (AES) sur le thème « renforcement de l’intégration, de la transparence et de l’innovation dans les opérations de loteries et de paris des Etats membres de l’AES », a constaté l’AMAP. Le thème traduit « notre ambition de consolider l’intégration, la solidarité et la cohésion sociale à travers l’harmonisation des législations et des pratiques en matière de jeux et de loteries, tout en veillant à la bonne gouvernance et à la transparence, en lien avec l’innovation technologique », a déclaré le ministre Alousséni Sanou. Il a expliqué que les défis auxquels font face les sociétés de loteries et de PMU sont, entre autres, « harmonisation des cadres juridiques et réglementaires, la digitalisation et l’interopérabilité de nos plateformes, la lutte contre le blanchiment des capitaux, le jeu illégal et la fraude, la protection des joueurs et la promotion du jeu responsable. » Le ministre Sanou a invité les experts de se pencher, durant ces quatre jours de travaux, sur ces problématiques pour mettre en place un « mécanisme sous-régional de renforcement des capacités opérationnelles et institutionnelles de nos sociétés concernées, de masses communes ou des tirages communs sur nos produits. »  Et « d’une trame de stratégies et de politiques pour faire face aux défis communs, d’un fonds commun de développement au bénéfice de nos communautés avec une attention particulière à nos Forces armées de défense et de sécurité. » « Nos gouvernements, à travers les départements de tutelle, encouragent cette dynamique et suivront avec intérêt la mise en œuvre des décisions et des recommandations à l’issue de vos travaux et leur traduction en actions concrètes », a conclu M. Sanou. Quant au Directeur général du PMU-Mali, Fasséry Doumbia, il a indiqué que l’objectif est clair : « renforcer la coopération entre nos sociétés de loterie et de Pari mutuel, promouvoir l’intégration de nos produits, assurer l’intégration de nos systèmes et garantir la transparence et la responsabilité sociétale qui fondent la légitimité de nos activités auprès des populations. » Il a ajouté que « cette rencontre est donc bien plus qu’un échange technique. » « Elle est l’expression d’une volonté commune de bâtir une communauté de pratiques, de confiance et d’innovation au service de nos peuples et de nos économies », a-t-il dit. Le directeur général de LONAB du Burkina Faso, Ibrahim Ben H. Zarani, le directeur général de la LONANI du Niger, le colonel-major Soumana Djibo, des représentants des ministres burkinabè et nigérien en charge de l’Economie ainsi que des experts participent à cette 1ère édition MMD/MD (AMAP)  

Mopti : Lancement de la campagne de reboisement

Mopti, 16 août (AMAP) La campagne régionale de reboisement à Mopti, (Centre) édition 2025, qui prévoit la production de 153 400 plants, toutes espèces confondues, s’est déroulée, vendredi à Sévaré, lors d’une cérémonie présidée par le gouverneur de la Région, le général de Brigade Daouda Dembélé. Le programme envisage, également, le reboisement de 130 hectares toutes technologies confondues et la régénération naturelle assistée (RNA) de 2 200 hectares. Les acteurs du développement environnemental de la Région ambitionnent, aussi, la réalisation de 15 km de pare-feu et la mise en œuvre de cinq plans d’aménagement et de gestion de massifs forestiers. A l’occasion de la cérémonie de lancement, en présence des chefs de services régionaux, les élus, les Partenaires techniques et financiers (PTF), avec comme chef de file l’ONG-NEF et les légitimités traditionnelles, le représentant de l’ONG-NEF, Daouda Cissé, a réitéré l’engagement des PTF « à toujours accompagner les efforts des pouvoirs publics dans le domaine de la restauration des terres dégradées, la conservation de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets néfastes du changement climatique. » Le général de brigade, Daouda Dembélé, a rappelé le thème de cette édition 2025 qui est : « Reboiser pour restaurer les terres et lutter contre la désertification ». Selon lui, ce thème « nous interpelle à cause de l’augmentation des terres stériles, une situation qui nous incite à planter et à entretenir des arbres pour notre avenir et celui des futurs générations. » En exhortant les populations de la Région à planter et à entretenir des arbres, le chef de l’exécutif régional a souligné que « l’atteinte des objectifs de la campagne au niveau de la Région passe par l’implication de tous. » Il a renouvelé ses remerciements et félicitations à l’ensemble des acteurs et des partenaires de la région pour n’avoir « ménagé aucun effort pour la réussite de l’évènement. » Le général de brigade Daouda Dembélé a donné le top départ des activités de reboisement en plantant son arbre dans le bosquet initié pour la circonstance. Il a été suivi par les membres de la délégation qui l’accompagnait. A l’instar des autres pays du Sahel, les zones bioclimatiques du Mali sont perturbées par les effets conjugués du comportement de l’homme et de la sécheresse avec comme conséquences la dégradation et la réduction drastique du couvert forestier et l’ensablement des cours d’eau. Pour inverser cette tendance, le Mali, à travers le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, organise chaque année une campagne nationale de reboisement. DC/MD (AMAP)