Ouélessébougou : Une réunion d’urgence sur la crise énergétique locale

Ouélessébougou 19 août (AMAP) Une rencontre de sortie de la crise énergétique s’est tenue, ce mardi, à la préfecture de Ouélessébougou, en réaction aux récentes coupures générales d’électricité, particulièrement pendant les nuits, depuis quelques semaines, a constaté l’AMAP sur place. La réunion, présidée par le préfet du Cercle, Moussa A Sagara, a demandé aux responsables techniques de faire le point de la situation afin d’envisager, ensemble, une solution locale de rétablissement. Le chef du centre Energie du Mali (EDM) de Ouélessébougou, Ousmane Guindo, a donné des explications détaillées sur  la situation lors de la réunion. « Ces coupures récentes d’électricité ne sont pas causées par nos installations locales dans la mesure où la ville de Ouélessébougou est alimentée en électricité par la centrale électrique de Selingué comme d’autres localités du pays », a dit M. Guindo, Il a précisé que les équipes techniques et les ingénieurs travaillent « sans relâche depuis deux semaines pour identifier la source exacte du problème afin d’y remédier. » Selon ses explications, la solution ne serait pas uniquement locale. « Nous attendons les résultats des expertises pour nous situer définitivement, même si l’on sait que, des fois ,la coupure est liée à des phénomènes naturels », a-t-il indiqué. Le responsable du centre EDM a réaffirmé son « engagement personnel à relever ce défi pour la satisfaction de la population. » Après le bilan du responsable technique, le préfet Sagara a salué la participation de tous les acteurs présents à cette réunion de crise, en l’occurrence la sous-préfète centrale, le maire, les représentants de la chefferie, le commissaire chargé de la ville,  le commandant de Brigade et les représentants de la société civile. Face à la situation, il a appelé « à la retenue », demandé « à tous de comprendre la situation complexe que nous traversons » et appelé « au calme vu la situation délicate du pays. » Il a, également, rappelé les énormes efforts des autorités nationales pour le rétablissement de l’électricité dans tout le pays dont certaines localités connaissent déjà une évolution. Il a, enfin, souligné « la nécessité d’une collaboration entre autorités, techniciens et population pour trouver une solution durable à ce problème. » Il y a eu plusieurs intervenants dont les représentants des chefs de villages de Ouélessébougou, N’tentoubougou et Seguessona, le maire, la présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), le président des commerçants locaux, et le président de la jeunesse communale qui ont, tous, encouragé une approche de collaboration de tous les acteurs pour la résolution de ce problème, afin de conjurer  « des conséquences qu’il peut causer à la vie quotidienne des populations. » AC/MD (AMAP)

Ouverture de la 2e session ordinaire de la Chambre correctionnelle du Tribunal militaire de Mopti (Centre).

Mopti, 18 août (AMAP) La 2e session ordinaire de la Chambre correctionnelle du Tribunal militaire (TM) de Mopti (Centre), au titre de l’année 2025 a commencé ses audiences, lundi 18 août 2025, au siège de la juridiction à Sévaré, au quartier village CAN, a constaté l’AMAP. Cette 4e session du genre ont commencé durera 5 jours avec 29 dossiers iau rôle impliquant 48 prévenus dont 3 civils. Parmi les prévenus 18 militaires et un civil sont sous mandat de dépôt tandis que 29 autres dont 2 civils non détenus sont poursuivis. Dans son allocution d’ouverture, présidée par le général de Brigade Daouda Dembélé, gouverneur de la Région de Mopti, le substitut du procureur, le capitaine Mamadou T. Koné, a indiqué que les infractions reprochées aux prévenus sont le vol, la vente illégale, perte et détournement d’armes et de munitions de guerre, désertion, détournement d’argent, détention et vente illégale de stupéfiants et le refus d’obéissance. Le magistrat-militaire a expliqué que le TM de Mopti « est une juridiction pénale spécialisée, compétente à juger les infractions spécifiquement militaires prévues et réprimées par le Code de justice militaire et certaines du droit commun commis par les militaires et leurs complices. » Il a, aussi, rappelé que la création de la justice militaire, avec l’adoption et la promulgation de la loi 95-042du 20 avril 1995 portant code de justice au Mali, « joue un rôle crucial dans la stabilité et la sécurité du pays, avec une contribution significative au redressement de la conduite des militaires qui commettent des fautes graves dans l’exercice de leurs missions. » Selon lui, les audiences correctionnelles des tribunaux militaires s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’impunité et la préservation des droits de l’Homme. Elles « témoignent, également, la fonctionnalité des tribunaux qui ont déjà jugé plusieurs affaires concernant les militaires », a-t-il fait savoir. Il a exprimé sa reconnaissance envers l’autorité hiérarchique, en occurrence le ministre de la Défense et des anciens Combattants « pour son leadership et son soutien. » Le représentant du Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Mahamadou Sidibé, a salué l’organisation de cette session qui « permettra aux prévenus d’être fixés sur leur sort après de longues périodes de privation de liberté ». Il a, cependant, sollicité l’implication du procureur général près la Cour d’appel de Mopti pour que la Chambre d’instruction du TM puisse « fonctionner régulièrement pour éviter que les ordonnances rendues par les cabinets d’instruction ne soient, de tout temps, frappées d’appel soit par le procureur, les avocats ou par les inculpés eux-mêmes. » Pour le gouverneur, le général de Brigade Daouda Dembélé, la consolidation d’ « un système de justice efficace, performant, crédible et jouissant de la confiance de la population (…) ne se fera qu’avec la tenue régulière des différentes sessions du tribunal militaire. » Car au-delà des causes jugées, ces sessions « permettront de tirer les enseignements pour l’amélioration du fonctionnement de la justice militaire et sa connexion avec la justice de façon générale. » L’ouverture de ces assises s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités dont le commandant de la Zone de défense n-6, le colonel Abdoulaye Coulibaly représentant le directeur de la Justice militaire, le président du Conseil régional, Abdoulaye Garba Maiga, le Premier président du Tribunal militaire de Mopti, Boubacar Fofana et le procureur général près la cour d’appel de Mopti, Mahamadou Bandiougou Diawara. On notait, aussi, la présence des élus et des membres de la famille judiciaire, la hiérarchie militaire de la 6ème Région militaire et les chefs de services techniques. DC/MD (AMAP)

Journée mondiale de l’aide humanitaire : Sous le thème : Agir pour l’humanité

Bamako, 19 août (AMAP) Les acteurs humanitaires ont commémoré, ce mardi 19 août à Bamako, en collaboration avec le ministère de la Santé et du Développement social, la Journée mondiale de l’aide humanitaire sous le thème : « Agir pour l’humanité », a constaté l’AMAP. Le 19 août est une date hautement symbolique pour la Communauté humanitaire qui marque l’attentat perpétré, en 2003, contre le siège des Nations unies à Bagdad, en Irak, ayant coûté la vie à 22 travailleurs humanitaires et blessé de nombreux autres. Depuis cet événement, le 19 août est consacré à la mémoire de ces femmes et hommes,  et à la reconnaissance de toutes celles et ceux qui s’engagent à soulager les souffrances humaines en fournissant une assistance, souvent au péril de leur vie.   Selon le Coordinateur humanitaire par intérim, Khassim Diagne, le thème est reconduit pour la deuxième année consécutive parce que la communauté humanitaire souhaiterait tirer la sonnette d’alarme. « L’aide humanitaire, sous toutes ses formes, manque encore cruellement de financement alors que les besoins se multiplient et que les civils et les humanitaires sont pris pour cibles et, cela, en flagrante violation du droit international humanitaire », a-t-il justifié. Il a révélé qu’au Mali, à la date du 31 juillet 31 2025, plus de 40 attaques ont ciblé des humanitaires. « Tout récemment, nous avons perdu deux collègues pendant les opérations humanitaires tandis que cinq autres ont été enlevés ou détenus contre leur volonté », a dit M. Diagne. Il a cité le Secrétaire général des Nations unies, Antònio Guterres, qui, dans sa déclaration, a dit : « En cette Journée mondiale de l’aide humanitaire, rendons hommage à celles et ceux qui sont tombés et agissons pour cela, en prenant des mesures concrètes : pour protéger chaque travailleur humanitaire et investir dans sa sécurité. Pour mettre fin aux mensonges qui coûtent des vies…et employons-nous à Agir pour l’humanité. » Mme le ministre de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, a réaffirmé l’engagement de l’État malien à promouvoir une action humanitaire alignée « sur nos priorités nationales et régionales, à préserver la vie humaine et la dignité des populations, à soutenir la mobilisation des ressources et à faciliter l’acheminement de l’aide à celles et ceux qui en ont besoin, sans discrimination. » Le médecin-colonel Assa Badiallo Touré a ajouté que « l’État s’attache à créer un environnement favorable au déploiement efficace de l’assistance humanitaire, en veillant à ce que l’aide parvienne aux populations les plus vulnérables ». « La collaboration entre l’État malien et les acteurs humanitaires s’inscrit dans une démarche concertée, fondée sur les principes de confiance mutuelle, de transparence et de respect des engagements », a-t-elle déclaré. OD/MD (AMAP)  

Bafoulabé : Les pluies torrentielles paralysent le trafic routier

Par Boubacar MACALOU Bafoulabé, 18 août (AMAP) Le Cercle de Bafoulabé (Ouest) est relié à la capitale, Bamako, par deux Routes régionales : la voie « Babaroto-Toukoto.-Kita » et celle  » Manantali-Tambaga-Kita »
. Si la seule compagnie « Sissoko » transport, disposant de quatre cars, rejoint Bamako par l’axe « Babaroto-Kita » pour une fréquence de deux fois dans la semaine à l’aller et au retour, seule la compagnie » Mandé Transport  » est fixée sur l’axe Mahinanding-Tambaga Kita « , quotidiennement dans un sens comme dans l’autre. Les récentes pluies, qui se sont abattues sur la région, ont causé d’importants dégâts au réseau routier, principalement le tronçon  » Mahinanding Manantali-Tambaga, contraignant la compagnie  » Mandé Transport  » à suspendre ses activités, depuis jeudi, 14 août 2025, fragilisant ainsi le trafic. Ainsi, la seule voie d’accès à la capitale malienne pour la population du Cercle demeure, pour l’instant, celle de Babaroto-Kita, qui devient un champ de boue et d’ornières. Malgré cet état de fait, « Sissoko » Transport se débrouille tant bien que mal à surmonter les difficultés de la piste afin de soulager la population. Selon des sources proches de la compagnie « Mandé Transport, l’état de la route, s’est fortement dégradé, rendant la conduite extrêmement dangereuse. « Nous avons été contraints de suspendre toutes nos opérations pour la sécurité de nos passagers et de nos chauffeurs », a déclaré un responsable de la compagnie « Mandé Transport ». Cette situation a eu un impact sur la population, notamment pour les déplacements quotidiens, l’accès au plateau technique sanitaire et le ravitaillement en denrées de première nécessité. Certains usagers, qui ont une urgence sur Bamako sont obligés d’attendre le lundi ou le jeudi pour emprunter « Sissoko’ Transport afin de rallier la capitale. Selon les mêmes sources, des travaux de réhabilitation sont en cours afin de permettre à « Mandé transport de reprendre ses activités. En attendant, les habitants de Bafoulabé appellent à une intervention rapide des autorités pour éviter une aggravation de la situation et minimiser les conséquences de cette crise du transport. Ils souhaitent, également, que des mesures soient prises pour améliorer l’entretien du réseau routier et prévenir de tels désagréments à l’avenir. BM/MD (AMAP)  

Les Sociétés de Loterie et de Pari mutuel urbain de l’AES en conclave à Bamako

Bamako, 18 août (AMAP) Le ministre de l’Economie et des finances, a présidé, ce lundi, à Bamako, l’ouverture de la 1ère édition de la rencontre des Sociétés de loterie et de Pari mutuel urbain (PMU) des Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel  (AES) sur le thème « renforcement de l’intégration, de la transparence et de l’innovation dans les opérations de loteries et de paris des Etats membres de l’AES », a constaté l’AMAP. Le thème traduit « notre ambition de consolider l’intégration, la solidarité et la cohésion sociale à travers l’harmonisation des législations et des pratiques en matière de jeux et de loteries, tout en veillant à la bonne gouvernance et à la transparence, en lien avec l’innovation technologique », a déclaré le ministre Alousséni Sanou. Il a expliqué que les défis auxquels font face les sociétés de loteries et de PMU sont, entre autres, « harmonisation des cadres juridiques et réglementaires, la digitalisation et l’interopérabilité de nos plateformes, la lutte contre le blanchiment des capitaux, le jeu illégal et la fraude, la protection des joueurs et la promotion du jeu responsable. » Le ministre Sanou a invité les experts de se pencher, durant ces quatre jours de travaux, sur ces problématiques pour mettre en place un « mécanisme sous-régional de renforcement des capacités opérationnelles et institutionnelles de nos sociétés concernées, de masses communes ou des tirages communs sur nos produits. »  Et « d’une trame de stratégies et de politiques pour faire face aux défis communs, d’un fonds commun de développement au bénéfice de nos communautés avec une attention particulière à nos Forces armées de défense et de sécurité. » « Nos gouvernements, à travers les départements de tutelle, encouragent cette dynamique et suivront avec intérêt la mise en œuvre des décisions et des recommandations à l’issue de vos travaux et leur traduction en actions concrètes », a conclu M. Sanou. Quant au Directeur général du PMU-Mali, Fasséry Doumbia, il a indiqué que l’objectif est clair : « renforcer la coopération entre nos sociétés de loterie et de Pari mutuel, promouvoir l’intégration de nos produits, assurer l’intégration de nos systèmes et garantir la transparence et la responsabilité sociétale qui fondent la légitimité de nos activités auprès des populations. » Il a ajouté que « cette rencontre est donc bien plus qu’un échange technique. » « Elle est l’expression d’une volonté commune de bâtir une communauté de pratiques, de confiance et d’innovation au service de nos peuples et de nos économies », a-t-il dit. Le directeur général de LONAB du Burkina Faso, Ibrahim Ben H. Zarani, le directeur général de la LONANI du Niger, le colonel-major Soumana Djibo, des représentants des ministres burkinabè et nigérien en charge de l’Economie ainsi que des experts participent à cette 1ère édition MMD/MD (AMAP)  

Mopti : Lancement de la campagne de reboisement

Mopti, 16 août (AMAP) La campagne régionale de reboisement à Mopti, (Centre) édition 2025, qui prévoit la production de 153 400 plants, toutes espèces confondues, s’est déroulée, vendredi à Sévaré, lors d’une cérémonie présidée par le gouverneur de la Région, le général de Brigade Daouda Dembélé. Le programme envisage, également, le reboisement de 130 hectares toutes technologies confondues et la régénération naturelle assistée (RNA) de 2 200 hectares. Les acteurs du développement environnemental de la Région ambitionnent, aussi, la réalisation de 15 km de pare-feu et la mise en œuvre de cinq plans d’aménagement et de gestion de massifs forestiers. A l’occasion de la cérémonie de lancement, en présence des chefs de services régionaux, les élus, les Partenaires techniques et financiers (PTF), avec comme chef de file l’ONG-NEF et les légitimités traditionnelles, le représentant de l’ONG-NEF, Daouda Cissé, a réitéré l’engagement des PTF « à toujours accompagner les efforts des pouvoirs publics dans le domaine de la restauration des terres dégradées, la conservation de la biodiversité, la lutte contre la désertification et les effets néfastes du changement climatique. » Le général de brigade, Daouda Dembélé, a rappelé le thème de cette édition 2025 qui est : « Reboiser pour restaurer les terres et lutter contre la désertification ». Selon lui, ce thème « nous interpelle à cause de l’augmentation des terres stériles, une situation qui nous incite à planter et à entretenir des arbres pour notre avenir et celui des futurs générations. » En exhortant les populations de la Région à planter et à entretenir des arbres, le chef de l’exécutif régional a souligné que « l’atteinte des objectifs de la campagne au niveau de la Région passe par l’implication de tous. » Il a renouvelé ses remerciements et félicitations à l’ensemble des acteurs et des partenaires de la région pour n’avoir « ménagé aucun effort pour la réussite de l’évènement. » Le général de brigade Daouda Dembélé a donné le top départ des activités de reboisement en plantant son arbre dans le bosquet initié pour la circonstance. Il a été suivi par les membres de la délégation qui l’accompagnait. A l’instar des autres pays du Sahel, les zones bioclimatiques du Mali sont perturbées par les effets conjugués du comportement de l’homme et de la sécheresse avec comme conséquences la dégradation et la réduction drastique du couvert forestier et l’ensablement des cours d’eau. Pour inverser cette tendance, le Mali, à travers le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, organise chaque année une campagne nationale de reboisement. DC/MD (AMAP)      

Ouélessébougou : Sensibilisation sur le port du casque apr l’ANASER et un Club de motards burkinabè

Ouélessébougou 17 août (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), à travers la tournée du Club de motards burkinabè West Coast Adventure, en escale sur la place publique de Ouélessébougou, après avoir quitté Sikasso et Bougouni (Sud), en direction de Bamako, a organisé, dimanche, une Journée de sensibilisation à l’endroit des usagers, a constaté l’AMAP. L’opération, qui vise à transmettre des messages clés sur l’importance « du port du casque et les bonnes pratiques de conduite auprès des usagers de la route », s’est déroulée en présence des autorités communales dont le 1er adjoint au maire, Noko Samaké,. M. Samaké a souhaité une chaleureuse bienvenue aux hôtes, salué leur « engagement dans la lutte contre l’insécurité routière », avant d’adresser ses remerciements à l’ANASER et le Club de motards burkinabé, pour le choix de Ouélessébougou, comme point de sensibilisation, une localité à forte mobilité, traversée par la Route nationale 7 (RN7), située à 80 km de Bamako. Le président du West Coast Adventure, Adama Ouédraogo, a indiqué : « Notre association est créée en 2018 au Burkina Faso. Chaque année, elle organise une tournée de sensibilisation sur le port du casque et les actes de civisme routier dans les pays du Golf de Guinée. » « La première étape de la caravane a démarré du Burkina Faso à Sikasso, en passant par les grandes villes riverainnes, en direction de Bamako où des opérations similaires sont prévues », a souligné M. Ouédraogo. L’ANASER, dans sa mission de renforcement de la sécurité routière, a assisté, accompagné et facilité la traversée des motards et a profité de l’opportunité pour sensibiliser et distribuer des casques aux conducteurs de deux roues, pour encourager leur initiation. AC /MD (AMAP)  

Mandiakuy : Campagne de plantation d’arbres

Mandiakuy, 16 août (AMAP) Une opération de plantation, samedi matin, a planté 4 305 pieds d’arbres sur le site communautaire de Debere, dans la Commune rurale de Sanékuy, Cercle de Mandiakuy, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Cette activité dont l’objectif est de préserver les espèces locales en voie de disparition, s’inscrit dans le Programme de gouvernance locale des ressources forestières au Mali dénommé « Anw Ka Siguida ». Il s’agit du néré, du baobab, l’acacia Sénégal (gommier), l’anacardium occidental, le balanite et l’acacia colei. L’opération a porté sur 10 sites : Dittara, Konkorona et Duy dans la Commune de Mandiakuy ; Dèbèrè, Lébéré, Borokou, Doubakuy et Dokorokuy dans la Commune de Sanékuy et Beni-Bokuy et Mayoro dans la commune de Diora, selon le facilitateur Brahima Dakouo. Le chef de village de Dèbèrè, Kana Dakouo, a demandé à sa population de « se donner corps et âme » à cette opération (organisé par l’ONG Sahel éco en partenariat avec Tree Aid et financé par Darwin initiative) et le suivi des arbres qui vont, « un jour, servir la communauté. » Il a, ensuite, planté le premier pied. Puis, a exhorté la population à procéder, conformément aux consignes données. Durant six heures, hommes et femmes de Dèbèrè ont mené cette activité civique destinée à donner une belle nature, les jours à venir. Le facilitateur superviseur s’est dit « ravi du déroulement des travaux. » Il a clos le travail en annonçant que les 10 sites qui reçoivent ces plants seront mis en compétition et que les meilleurs vont être récompensés par le Programme Anw Ka Siguida. JD/MD (AMAP)

Kolondièba : Distribution des kits alimentaires aux déplacés internes

Kolondièba, 15 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kolondièba (Sud), Ibrahima Dougnon, a présidé, vendredi, la remise de kits alimentaires au profit des personnes déplacées et leurs familles d’accueil du cercle, a constaté l’AMAP. Cette distribution de denrées alimentaires a porté sur Selon M. Touré, Les bénéficiaires dans les trois Cercles (Kolondièba, Kadiana et Fakola) ont reçu, pour cette première tranche, 4 604 kg de riz, 395 litres d’huiles végétales, 573,5 kg de haricot, 98,75 kg de sel iodé, 14 cartons de 20 sachets+ 15 sachets soit 295 sachets de vitablé. La cérémonie a regroupé autour du premier adjoint les responsables des collectivités, des services techniques, les radios de proximité et la foule nombreuse de bénéficiaires. Après la remise symbolique d’un kit à un bénéficiaire, le représentant de l’État, Ibrahima Dougnon, a dit en somme que « tous les Maliens sont parents » et que « ce don est une contribution pour soulager la peine des bénéficiaires. » Il a salué les autorités du Mali et les ONG partenaires comme ADAC, Pain pour le monde Allemagne/Service protestant de développement et le projet « Renforcement de la résilience des populations vulnérables par le lien entre l’aide humanitaire, le développement durable et la consolidation de la paix (SPGRN). Abondant dans le même sens que le préfet adjoint, le maire de Kolondièba, Abdoul Karim Sangaré, a indiqué que « l’État et les collectivités ne peuvent pas tout faire » et que « ce geste des partenaires vient enlever une grosse épine de (leur) pied. » Il a demandé aux bénéficiaires « faire bon usage de ces denrées alimentaires, car le partenaire promet de faire d’autres donations si tout se déroule normalement. » Le porte-parole des bénéficiaires, Nabilaye Issa Touré, a salué les autorités, les partenaires et a souhaité la fin de cette situation d’insécurité au Mali NMK/MD (AMAP)

Accès à l’eau potable à Kita : Mission nationale de la SOMAGEP

Kita, 14 août (AMAP) Une mission nationale de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) a séjourné du 13 au 14 août 2025 à Kita où les populations sont confrontées à un problème d’accès à l’eau potable, a constaté l’AMAP. La mission, conduite par Ismaila Maiga, Conseiller technique du Directeur général (DG) de la SOMAGEP, a rencontré les représentants des consommateurs. Cette rencontre qui s’est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat, a été présidée par Mahamadou Hama Maiga, representant le gouverneur de Région. Sur la table, deux sortes d’eau : une de couleur jaunâtre prise directement dans le fleuve, l’autre traitée par la SOMAGEP qui arrive dans le robinet du consommateur. L’image met en évidence le travail que la SOMAGEP fait au quotidien, par le coordinateur Modibo Dia et son personnel, pour permettre aux Kitois d’avoir de l’eau de qualité. La rareté de l’eau dans les robinets existe, alors que les factures, parfois salées, continuent à tomber. Certains quartiers sont privés d’eau, souvent, pendant plusieurs jours voire des semaines. Les branchements promotionnels, leur devis et la qualité de l’eau : autant de problèmes soulevés au cours de cette rencontre. Le président de la Société civile, Mohamed Keita, a donné des details sur les revendications des communautés qui, le plus souvent, font le pied de grue devant le coordinateur pour réclamer de l’eau. D’autres dénoncent au niveau des autorités toutes sortes de dysfonctionnement et le manque d’eau. Selon lui, plus de 30 familles lui ont présenté « des factures incompréhensibles. »Le temps a été apparemment court pour les participants de la rencontre pour tout dire à la mission nationale. C’est le cas du vieux Diango Keita qui en main 3 factures de 2024 (de 8000 Fcfa, 100 000 Fcfa et l 7 000 Fcfa). Il dit ne pas comprendre l’écart dont la vérification n’a rien changé. Mme Sidibé Aminata Traoré signale qu’en cas de pluie, les robinets du quartier reçoivent directement l’eau boueuse. Certains intervenants ont réclamé la réduction des factures et une approche sociale par les agents de la SOMAGEP quant à la gestion des factures impayées. Pour le chef de mission, Ismaila Maiga, la rencontre a tenu toutes ses promesses. Il a qualifié le diagnostic de la situation de « memo pour le redressement de la SOMAGEP de Kita », avant de saluer les efforts des agents qui se battent. Il a assuré que « la SOMAGEP mettra tout en oeuvre pour le bien-être de la population de Kita. » La situation géographique de Kita, selon Hamidou Giga, Directeur régional de l’hydraulique de Kita lui a fustigé les conséquences du dragage qui handicape le processus de ravitaillement d’eau. « Néanmoins, dit-il, tous les acteurs, à tous les niveaux, travaillent sans relâche, pour que Kita oublie les mauvais souvenirs de la pénurie d’eau. » Au nom du Gouverneur de la Région de Kita, le conseiller aux Affaires économiques et financiers. a invité la mission « à mettre tout en oeuvre pour apporter rapidement les solutions aux problèmes soulevés car il s’agit de l’eau : une question de vie ou de mort. » MFK/MD (AMAP)