Projet de stabilisation de la Région de Bandiagara : capitaliser sur les acquis pour une mise à l’échelle durable
Bamako, le 11 nov (AMAP) Les travaux de l’atelier national de validation du bilan de la facilitation régionale de la stabilisation, fenêtre du Mali, pour la période 2021-2024, ont débuté ce mardi à Bamako, pour « capitaliser les acquis du projet », a constaté l’AMAP. Le bureau régional du PNUD, en collaboration avec l’Autorité du Liptako-Gourma et les autorités nationales, a décidé de mettre en place un programme visant la stabilisation des États de la région du Liptako-Gourma (Mali, Niger et Burkina Faso). Cet atelier de deux jours, « vise à capitaliser les acquis du projet à travers un examen des résultats à la lumière des objectifs assignés au démarrage de l’initiative et de tirer les leçons en vue d’une mise à l’échelle de l’intervention au niveau national », a déclaré le conseiller technique stabilisation PNUD, Benjamin Olagboye. « Le concept de stabilisation vise à contribuer à réduire la violence dans les situations de conflit armé dans la perspective de faciliter la mise à disposition des services sociaux de base, la résolution du conflit à l’effet de poser les fondements de stabilité sur le long terme », a-t-il indiqué. Le projet intervient dans cinq Communes de la Région de Bandiagara (Dandolo, Docoumbo, Dourou, Pignari, Bana) affectées par les conflits. En termes de résultats concrets, le projet « a facilité la mise à disposition de plus de 154 infrastructures sociales de base au profit des communautés, plus de 5 000 jeunes et femmes ont été touchés par les interventions du cash work. », a dit M, Olagboye. Et d’ajouter « la mise à disposition de moyens de subsistance, plus d’une centaine d’infrastructures routières réhabilitées et de voiries réalisées, la mise en place de lampadaires solaires en vue d’assurer la sécurité et la stabilité dans les communautés. » Par ailleurs, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouvernorat de Bandiagara, Issiaka Cissé, a affirmé que dans sa région, « les résultats sont visibles : réhabilitation d’infrastructures, mise en place de services sociaux de base, investissement dans les moyens de subsistance, amélioration de la sécurité communautaire, accompagnement des déplacés internes et renforcement du vivre-ensemble entre communautés hôtes et déplacées. » Il a précisé que « cette rencontre est donc l’occasion de capitaliser ces acquis, d’identifier ce qui a fonctionné, d’améliorer ce qui doit l’être et, surtout, de réfléchir ensemble à la mise à l’échelle de ces expériences afin d’inscrire la stabilisation dans la durée. » L’atelier se déroulera en présentations et travaux en groupes pour examiner les thématiques clés comme la sécurité, la revitalisation de l’économie locale, la paix et la cohésion sociale. MMD/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Les chefs traditionnels mobilisés pour la construction du Maliden Kura
Ouélessébougou, 11 Nov (AMAP) La Journée nationale des légitimités traditionnelles a été célébrée, ce mardi, au Centre féminin de formation et d’appui au développement rural de Ouélessébougou, avec comme thème, « Rôle et responsabilité des autorités et légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden Kura ». Cette journée vise à faire connaitre les légitimités traditionnelles, valoriser leurs fonctions, raffermir leur ancrage dans la société et contribuer à enrichir le système de gouvernance de l’Etat. L’événement, sous la présidence du préfet, Moussa A Sagara, et en présence des sous-préfets des arrondissements, du 1er adjoint au maire ainsi que des 44 chefs de villages que compte la Commune, a réuni l’ensemble des forces vives traditionnelles, des chasseurs et des autres notables de la Commune, symbolisant l’importance du rôle des notabilités dans la cohésion sociale. Dans son discours d’ouverture, le préfet a invité les légitimités traditionnelles à « jouer pleinement leur rôle et participation pour la construction du Maliden Koura ». Il a souligné que leur proximité avec les populations fait d’elles des maillons essentiels pour le développement et la stabilité. Face à la crise du carburant que traverse le Mali, le préfet Sagara a lancé un appel à la solidarité et au respect des mesures prises par les autorités, tout en exhortant les chefs « à être des relais d’information et de sensibilisation auprès de leurs populations pour traverser cette période difficile dans la discipline collective. » Plusieurs intervenants ont pris la parole pour saluer cette initiative dont le 1er adjoint au maire de la Commune, le représentant des chefs de villages et celui des chasseurs qui ont tous exprimé leur satisfaction « de voir les autorités traditionnelles associées au processus de développement. » Ils ont, à l’unanimité, réaffirmé leur entière disponibilité et leur engagement à accompagner les actions visant à consolider la paix et la prospérité dans la commune. Pour rehausser l’éclat de la journée, le public a assisté à la prestation de l’ensemble instrumental traditionnel de Djitoumou, au solo de chant et une pièce de théâtre. Cette célébration a également servi de cadre pour renforcer le dialogue entre l’administration et les gardiens de la tradition. AC/MD (AMAP)
Kati célèbre la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles
Kati, 11 nov (AMAP) À Kati, la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles a été commémorée ce mardi, 11 novembre 2025, dans la salle de réunion de la préfecture sous le thème : « Rôle et responsabilité des autorités et légitimités traditionnelles dans l’éducation et la construction du Maliden-Koura (le nouveau Malien). » Instaurée par le décret n°2022-128/PT-RM du 04 mars 2022, la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles, célébrée chaque 11 novembre, a été instituée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Cette initiative vise à reconnaître et valoriser le rôle essentiel que jouent les légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, la cohésion sociale et la préservation des valeurs culturelles du Mali. Dans son allocution, le préfet de Kati, Harouna Diarra, a salué le président de la Transition pour avoir dédié une journée nationale aux légitimités traditionnelles. Il a rappelé leur « rôle crucial dans la consolidation de la paix, la promotion de la cohésion sociale et la transmission des valeurs éducatives. Le préfet a, également, invité la population « à faire preuve de résilience, de patriotisme et de solidarité, notamment face à la pénurie de carburant que connaît actuellement le pays. » Il a exhorté chacun « à respecter les consignes des autorités du Mali, dans un esprit d’unité et de responsabilité. » La cérémonie s’est achevée par des échanges autour du thème central, permettant aux participants de réaffirmer l’importance des autorités et légitimités traditionnelles dans la construction « d’un Mali nouveau, fort et uni. » La préfecture de Kati, déjà engagée depuis plusieurs années dans une collaboration étroite avec les légitimités traditionnelles, a réaffirmé, à travers, cette célébration sa volonté de renforcer leur implication dans toutes les initiatives de développement local. En effet, les légitimités participent activement à la plupart des activités, commissions et cérémonies organisées par la préfecture. ALK/MD (AMAP)
Kayes : Le Code minier et le contenu local au cœur d’un atelier de proximité
Kayes, 11 nov (AMAP) Le Collectif ingénieurs développement Sahel, en partenariat avec le Conseil régional de Kayes (Ouest), a organisé ce mardi 11 novembre 2025, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko, un atelier de proximité sur le contenu local dans les contrats miniers. Selon le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, qui a présidé l’ouverture des travaux, cet atelier de deux jours « vise à faire du secteur minier un vecteur de développement et l’appropriation du Code minier de 2023 et de son contenu local par les populations. » « Les retombées locales (de l’exploitation minière) ne sont pas à la hauteur des attentes. Nous devons corriger ces erreurs et promouvoir la création d’emplois. Le contenu local n’est pas une contrainte pour les miniers, une faveur pour les bénéficiaires, maïs une opportunité de co-développement », a déclaré le Général de brigade Moussa Soumaré. La Région dispose d’énormes potentialités minières. Malgré la présence des plus grandes mines du Mali dans cette partie ouest du Mali, la 1ère Région administrative a du mal à retrouver son souffle car, ses populations profitent peu des retombées de l’exploitation minière. La Région de Kayes connait de sérieux problèmes, notamment la dégradation des routes, les questions d’environnement, l’éducation, la santé, l’emploi et la pauvreté. Les autorités misent sur une meilleure intégration du secteur minier dans l’économies locale. L’atelier a débuté par une conférence sur le contenu local, en présence du président du Conseil régional de Kayes (CRK), Bandiougou Diawara, et du président du Collectif ingénieurs développement Sahel, Moussa Sidibé. BMS/MD (AMAP)
Soulagement à Ségou : « Essenci nana, essenci nana » : le carburant est arrivé
Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 10 nov (AMAP) La ville de Ségou (Centre) a réceptionné 17 camions citernes d’hydrocarbures arrivés ce lundi aux environs de 11h35 mn dans la Région dont le gouverneur, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, à la tête d’une forte délégation a accueilli le convoi au poste de contrôle. C’est par une chaleureuse poignée de main et d’expression de reconnaissance que le chef de l’exécutif de la région a salué les chauffeurs des camons citernes, leur témoignant son estime pour leur sens du devoir et leur engagement patriotique. « Le voyage s’est très bien passé, sans la moindre anicroche grâce à nos FAMa. Nous les remercions et nous rendons grâce à Dieu » a confié B.G, l’un des transporteurs. « Essenci nana, essenci nana », « le carburant est arrivé ». C’est sous des acclamations, dans la liesse que des populations de Ségou ont réservé un accueil particulièrement chaleureux aus citernes du soulagement. Au même moment des vendeuses installées aux abords du poste entonnaient des chants et exécutaient des pas de danses de réjouissance. « Nous manquons de mots pour manifester la joie que nous ressentons actuellement. Merci à nos autorités, merci à nos Ftorces de défense et de sécurité, merci à nos chauffeurs » a indiqué l’une d’elles. C’est dans cette ambiance que le convoi a mis le cap sur la direction régionale de la douane où les camion citernes ont été acheminées. La ville de Ségou peut désormais souffler après plusieurs semaines de pénurie. Se réjouissant, le gouverneur a adressé ses « vifs remerciements aux chauffeurs pour leur engagement patriotique. » Il a salué l’engagement constant des FAMa dont « l’escorte a permis le bon déroulement du transport ainsi que la résilience et la patience exemplaire de la population qui a fait preuve de patriotisme de civisme. » Si cette étape marque un tournoi très important dans la stabilisation de la situation, le gouverneur, Soulaïmane Traoré a appelé « la population à continuer à faire preuve de responsabilité de solidarité et de discipline. » Il a mis en garde contre toute forme de spéculation, de détournement où de stockage illicite de carburant qui ne seront en aucun cas tolérés. Le gouverneur a assuré que « les efforts se poursuivront en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de garantir un approvisionnement régulier et durable de la Région. » Dans la foulée de cette arrivée, une réunion urgente de la Commission régionale ad-hoc chargée de la réglementation et de la distribution des hydrocarbures dans Région Ségou s’est tenue dans l’après-midi dans la salle de conférence du gouvernorat. Pendant que la ville vibrait encore au rythme de la joie et de l’espoir retrouvés. ADS/MD (AMAP)
Kangaba/ Yanfolila/San : Démarrage de la campagne de sensibilisation communautaire sur les dangers de la prolifération des armes légères et la violence armée
Kangaba, 10 nov (AMAP) Une campagne de sensibilisation communautaire contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre, a démarré, lundi à Kangaba, (Ouest) Yanfolila (Sud) et San (Centre), organisée par le Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (SP-CNLP). L’objectif principal de cette campagne est de contribuer à la réduction de la circulation et de l’usage illicite des armes légères et à la promotion de la paix et de la sécurité à Kangaba, Yanfolila et San, à travers la mise en place d’un environnement favorable à la paix et au vivier ensemble. Spécifiquement, il s’agit de sensibiliser les populations locales sur les conséquences de la prolifération et de l’usage des Armes légères et de petit calibre (ALPC), promouvoir les valeurs de paix, de tolérance et de coexistence pacifique dans les communautés, créer et accompagner des clubs de paix inclusifs dans chaque localité cible et renforcer les capacités locales pour le plaidoyer, prévention et la médiation communautaire. La campagne vise, aussi, à mobiliser les communautés autour de la prévention de la violence armée, à renforcer la culture de la paix et à institutionnaliser des cadres communautaires durables de dialogue, à travers la création des clubs de paix. Le secrétaire général du SP-CNLP, le commandant Youssouf Sankaré, en mission à Kangaba, pour la circonstance, a indiqué que cette « campagne se situe dans le cadre de la mise en œuvre du projet Saving Lives Entity (SALIENT) qui est une initiative conjointe du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du Centre régional pour la paix et le développement en Afrique (UNREC). Le projet SALIENT, toujours selon le secrétaire général du SG-CNLP, soutient les États dans la lutte contre la prolifération des armes légères et la prévention de la violence armée. Plus de 200 jeunes, femmes, leaders religieux et traditionnels, représentants des forces de sécurité, élus locaux, associations et médias communautaires prennent part à cette cérémonie. Les participants ont suivi avec attention les exposés de la mission qui porté sur quelques titres de la Loi No2021 régissant les armes légères et munitions au Mali. Le commandant Youssouf Sankaré et et sa mission ont insisté sur le titre 2 relatif à la fabrication, la réparation, la détention, le port, le transfert, la cession, l’acquisition, l’importation temporaire, le commerce et le courtage des armes, des munitions et autres maternels connexes. Le titre 4 relatif aux sanctions a également été expliqué par les visiteurs. A la fin de la rencontre, le 1er adjoint au préfet du Cercle, Drissa Konaré, qui a présidé le lancement de cette campagne, a invité les participants qui ont des armes « à chercher, au plus vite, les autorisations de port d’armes. Les participants ont recommandé de rendre facile les recherches du permis d’armes de chasse. SD/MD (AMAP)
Projet présidentiel d’urgence hospitalière : C’est parti pour 15 projets d’hôpitaux
Bamako, 19 nov (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, a procédé ce lundi à la pose de la première pierre du projet de 15 hôpitaux au Mali qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative présidentielle du Projet d’urgence hospitalière visant à doter le Mali d’infrastructures sanitairesmodernes de qualité. C’est à Korofina en Commune I du District de Bamako que la cérémonie de lancement des travaux de réalisation de ce vaste chantier hospitalier s’est déroulée. C’était en présence du Président du Conseil national de Transition, le Général de corps d’armée, Malick Diaw, du Premier ministre, le Général de division, Abdoulaye Maïga ainsi que de plusieurs membres du gouvernement dont la ministre de la Santé et du Développement social, Colonel-major Assa Badiallo Touré. Selon la ministre, cette initiative présidentielle va beaucoup améliorer les conditions de prise en charge de la santé de nos populations. Ainsi, dira-t-elle, la pose de la première pierre marque le début des travaux de construction de plusieurs infrastructures sanitaires à l’échelle du pays. Le programme sera exécuté en trois volets. Il s’agit notamment de transformer les Centres de santé de référence (CSRéf) des arrondissements de Bamako en hôpitaux de district, de construire de nouveaux hôpitaux de district à Bla et Kangaba et de réaliser des hôpitaux régionaux dans les Régions de San, Bandiagara (Centre), Koutiala, Bougouni (Sud), Nioro (Ouest), Dioïla et Koulikoro. Dans une interview accordée à la presse, le chef de l’État a indiqué que l’un des avantages de ce projet est qu’il vise à rapprocher les structures sanitaires des populations tout en garantissant des soins de santé de qualité. « C’est avec un immense espoir que j’ai procédé aujourd’hui au lancement de ce projet présidentiel « , a déclaré le Général d’armée Assimi Goïta. AC/MD (AMAP)
Niger : Le président Tiani reçoit les ministres de la Défense de l’AES pour accélérer l’opérationnalisation de la Force unifiée
Bamako, 8 nov (AMAP) « Le Président Tiani nous a éclairés et orientés sur le contexte géopolitique actuel et sur les nouvelles formes de menaces qui complexifient notre espace », a déclaré, vendredi, à Niamey, le général de Corps d’Armée Sadio Camara, ministre malien de la Défense et des Anciens Combattants, rapporte l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger. A la sortie d’une audience accordée aux trois ministres de la Défense de la Confédération des Etats du Sahel (AES) par le Président du Niger, le général d’Armée Abdourahamane Tiani, au Palais de la Présidence, le ministre malien a ajouté : « Nous repartons confiants et rassurés sur la capacité de nos États à rétablir la paix et la sécurité pour le bonheur de nos populations. » Cette audience au général Sadio Camara, au général de Brigade Célestin Simporé (Burkina Faso) et au général d’Armée Salifou Mody (Niger), reçus ensemble par le chef de l’Etat nigérien, s’inscrit dans le cadre des travaux préparatoires de l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES, dont les modalités de mise en œuvre sont actuellement examinées à Niamey. À l’issue de l’entretien, le ministre malien a salué « l’accueil chaleureux et l’organisation parfaite de la rencontre par les autorités nigériennes », soulignant que les échanges avec le chef de l’État « ont permis de faire le point sur les avancées de la coopération sécuritaire tripartite et de mesurer les progrès significatifs accomplis. Cette rencontre est présentée comme une étape décisive dans le renforcement de la coopération militaire au sein de l’AES et illustre « la détermination des trois pays à consolider la paix et la stabilité dans la Région du Sahel face aux menaces complexes et évolutives. » OS/MD (AMAP)
Macina, au Centre du Mali, renoue avec le poisson
Par Demba GAKOU Macina, 8 nov (AMAP) La pêche occupe une place de choix dans l’économie de la commune de Macina (Centre) et mobilise beaucoup de personnes dont les Bozos kelingas et autres personnes venant d’ailleurs pour la circonstance. Ils sont des centaines à exercer cette activité et beaucoup se sont installés le long du fleuve Niger sur près de 2km, chacun avec sa pirogue munie de moteur. Fin octobre c’est la décrue et les pêcheurs s’en réjouissent, la pêche a commencé. En cette période, le long du fleuve est très animée. Des piroguiers s’en vont à la pêche, d’autres en reviennent, Des femmes, des enfants ramassent le poisson de différentes variétés dont les sardinelles, les carpes, les silures… Ces pêcheurs, qu’ils soient Bozos kelingas ou autres, pour la plupart, ont appris le métier de père en fils, « dans la famille », comme l’explique Adama Keita. Il est né « dans la pêche », celle de son époque « est différente » de celle d’aujourd‘hui. TEMPS ANCIEN, TEMPS PRESENT – « Autrefois, les pêcheurs se contentaient d’une petite pirogue munie de perche et de pagaie pour pêcher. Les outils de pêche ne coûtaient pas aussi chers. Il n’y avait pas de surpeuplement de pêcheurs », se remémore-t-il. « Après deux ou trois mois ici, on pouvait aller dans le Massina profond pour y passer trois à quatre mois. Là, profitant du séjour, on avait l’opportunité d’amasser une importante réserve de poissons que l’on pouvait conserver et qui était destinée à la commercialisation », se souvient notre interlocuteur, un brin nostalgique. Aujourd’hui ce temps est révolu, « la pêche se fait sur de grandes pirogues poussées de puissants moteurs. Le matériel de pêche coûte les yeux de la tête. Ne parlons pas du carburant, aujourd’hui introuvable ». « A cause de l’insécurité, on ne peut plus rejoindre les coins reculés. Les Bozos traversent des moments difficiles. Ils ne sont pas prêts à dire combien ils gagnent exactement par jour., se contentant de lâcher : « Les prises varient et dépendent de beaucoup de facteurs. » DIVISION DU TRAVAIL – La conservation pour la commercialisation est, aussi, l’affaire des pêcheurs qui utilisent les techniques du séchage, du fumage, du brûlis et de congélation avec une unité de production de barres de glace installée sur place. Point de magasins de stockage. Juste un hangar moderne. La commercialisation passe par les mareyeurs venus de Ségou, Bamako où d’ailleurs. La pêche est autorisée à tout détenteur de permis de pêche délivré par le chef service local de la pêche. Le permis, s’il est de catégorie A, concerne les grands filets de barrage et coûte 15 000 Fcfa, La catégorie B concerne les éperviers, les filets maillants dérivant et dormants. La catégorie C, les nasses appâtées et les filets à deux mains 3 000f Fcfa. Quant à la catégorie D, ce sont les permis sportifs pour ceux qui pêchent à la ligne pour 1 500 Fcfa. Tout contrevenant s’exposerait à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. PERCEE DE LA PISCICULTURE – Avec la rareté du poisson, consécutive au changement climatique, les services techniques en charge de la pêche, en partenariat avec le Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT), ont initié la pisciculture qui consiste à élever les poissons dans un espace contrôlé. Pour sa réussite dans les étangs et les cages flottantes, d’après un praticien, « il faut tenir compte de l’aliment poisson de qualité qui coûte cher, choisir les alevins de qualité à partir de la production artificielle surtout pour les clarias. » La pisciculture, depuis plus d’une décennie, a fait de grands pas dans la filière pêche, à Macina. La Coopérative des pisciculteurs de Macina dont le bureau est installé depuis 2007 est présidée par le vieux Kokè Haidara, La pisciculture, en dépit de ses exigences est plus rentable que la pêche traditionnelle, d’après un praticien De février à mars, la pêche collective appelée «Yaya » qui remonte loin dans l’histoire de la contrée occupe tous les pêcheurs, qu’ils soient de Macina où d’ailleurs. Elle peut durer un à deux mois et commence à Myon, village à l’ouest de Kolongotomo jusqu’à Komara, dernier village à l’est de Macina. Ces mares, regorgent de poissons en quantité et en qualité. Après la crue, la pêche se poursuit dans les retenues d’eau, les mares, les canaux d’irrigation de l’Office du Niger mais les prises sont faibles. A côté de la pêche certains pêcheurs font de la riziculture, d’autres de petits métiers, du commerce. DM/MD (AMAP)
Dioila : Un véhicule enlevé par des inconnus dans la Commune rurale de Wacoro
Dioila, 8 nov (AMAP) Un véhicule double cabine de couleur blanche a été enlevé, ce samedi matin par des individus non identifiés, à quelques centaines de mètres de la Commune rurale de Wacoro, à 23 km de la capitale régionale, Dioila, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le 1er adjoint au maire de Wacoro, les cinq ou quatre occupants du véhicule ont, aussi, été amenés par les assaillants. Entre 9 heures et 9 heures 30 mn, des hommes armés sur quatre motos ont fait rebrousser chemin à l’engin, en le conduisant eux-mêmes en direction de Nangola, dans le sens inverse. Les autorités ont été immédiatement informées. DF/MD (AMAP)

