36e anniversaire de la Journée internationale des droits de l’enfant sous le thème « Ma voix, mes droits »

Bamako, 20 nov (AMAP) La 36e Journée internationale des droits de l’enfant, sous le thème international : « Ma voix, mes droits » et national : « Planification et budgétisation sensibles aux droits de l’enfant », a été célébrée, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous la présidence de la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djeneba Sanogo. Selon la ministre, la célébration de ce 36ème anniversaire par la communauté internationale sous le thème : « Ma voix, mes droits » traduit et renouvelle l’engagement mondial en faveur de la participation de l’enfant et de son droit de s’exprimer sur les questions qui le concernent au quotidien. « Ce thème, a-t-elle, dit, souligne l’importance d’écouter la voix des enfants et de leur donner un rôle actif dans la société ». Elle a estimé le thème national d’une importance capitale car, selon elle, « il s’agit de mettre en lumière l’intérêt de planifier en tenant compte des droits de l’enfant, à travers une analyse et une évaluation des dépenses et de l’impact de chaque politique, programme et document stratégique. » Selon la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, « en s’engageant pour cette approche, le Mali vise à s’assurer qu’il poursuivra l’équité et l’accessibilité aux services qui garantissent la survie, l’éducation, la protection et la participation de l’enfant », Elle a ajouté que l’adoption de la Politique nationale genre, de la Stratégie nationale de planification et de budgétisation sensibles au genre, de l’approche de Gestion axée sur les résultats, la budgétisation en mode programme, la production régulière des politiques des autorités et les documents de référence « témoignent de la forte volonté des autorités et des partenaires pour la prise en compte des besoins et intérêts sexospécifiques pour un développement harmonieux, inclusif et durable du Mali », Mme Diarra Djénéba Sanogo a fait remarquer que « la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant est aussi une des recommandations adressées au Mali lors de la 96ème session du Comité des droits de l’enfant à Genève, en mai 2024 et des états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille au Mali, tout comme de la Politique nationale de l’enfant et de la famille (PONEEF) de Mali Kura, et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. D’où la pertinence du thème national. Le représentant de l’Unicef au Mali, Pierre Ngom, a, quant à lui, dit que le choix du thème nationalintervient dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle – sécuritaire, sanitaire, scolaire et alimentaire –  aggravée par les effets du changement climatique. « Ces facteurs accentuent la vulnérabilité des enfants et exigent des investissements renforcés pour garantir leurs droits », a précisé M. Ngom. Il a salué « les efforts constants du Mali qui, malgré les défis, a réalisé des progrès importants au cours des dernières décennies en matière de droits de l’enfant ». « Parmi ces avancées figurent la vaccination en 2024 de plus de 180 000 enfants dits « zéro dose » et l’introduction du vaccin antipaludique dans le Programme élargi de vaccination de routine », a-t-il fait savoir. La première vice-présidente du Parlement des enfants, Rokia Camara, a reconnu les efforts accomplis par les autorités malgré le contexte difficile. Elle a, cependant, pointer « la réalité que vivent les enfants d’aujourd’hui, qui font face à beaucoup de défis, mettant en danger leurs droits. » Certains vivent au rythme des crises sécuritaires qui perturbent leur quotidien. « Beaucoup d’enfants se trouvent en situation de vulnérabilité. Qu’ils se trouvent dans des zones où la peur est devenue une routine ou qu’ils vivent dans des zones où ils manquent de manuels, d’infrastructures. D’autres manquent de matériels scolaires et, parfois, ne mangent pas pour pouvoir apprendre », a-t-elle déploré. ST/MD (AMAP)

Mali : Fin des files d’attente annoncée « dans les tout prochains jours » après signature d’un protocole État-pétroliers

Bamako, 20 nov (AMAP) « Si les conditions posées sont réunies – et elles le seront –, je vous assure qu’il n’y aura plus de files d’attente dans les stations-service du Mali d’ici une semaine », a affirmé, jeudi, Ibrahim Touré, secrétaire permanent du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), à la sortie de la sixième réunion du cadre de concertation État-secteur privé. De son côté, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, a déclaré : « Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « a instruit le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin définitivement à ces files d’attente ». « Grâce au protocole qui sera signé demain, le délai de passage des camions-citernes au Bureau pétrole de la Douane sera limité à 24 heures maximum », a annoncé le ministre Diallo. Ce protocole d’accord, qui sera paraphé vendredi à 10 heures entre le gouvernement, le GMPP et le Groupement professionnel des pétroliers (GPP), vise à éliminer le principal blocage administratif à la fluidité de la distribution. Les deux parties dressent un constat commun encourageant :  depuis un mois, aucune attaque terroriste n’a visé les convois de camions-citernes et le volume de produits pétroliers entrant au Mali est désormais supérieur aux niveaux d’avant la crise (116 millions de litres en octobre contre 103 millions en septembre). Pour le ministre Commerce et de l’Industrie et les pétroliers, la persistance des queues « s’explique essentiellement par la panique des consommateurs qui stockent massivement les carburants. » Avec la signature officielle demain, autorités et opérateurs s’engagent conjointement à tourner la page de la crise de distribution des hydrocarbures dans les tout prochains jours. OS/MD (AMAP)

Enquête de satisfaction des usagers des services publics : 65,91% de satisfaits contre 25% en 2020, selon le rapport provisoire

Bamako, 20 nov (AMAP) Le rapport provisoire de l’enquête de satisfaction des usagers des services publics a enregistré un taux global de satisfaction de 65,91% contre 25% en 2020, dénotant une progression de l’ordre de 40 points, a révélé, jeudi, à Bamako, le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions Bakary Traoré, Le ministre Traoré, qui présidait l’ouverture de l’atelier national de validation du rapport provisoire, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a indiqué que « si l’on peut avoir des motifs de satisfaction dans certains secteurs, il est nécessaire de faire davantage d’efforts dans d’autres secteurs. « Cet atelier constitue donc une étape importante du processus d’évaluation du niveau de satisfaction des usagers car, il s’agit de partager les principales conclusions de la mission et recueillir les contributions, notamment sur les axes d’amélioration de la qualité du service public » a affirmé le ministre. Avant d’assurer que les recommandations issues de l’atelier feront l’objet « d’une attention particulière. » Le ministre de la Refondation de l’Etat a fait noter que cette enquête intervient, cinq ans après la dernière. Ainsi, elle met en exergue les avancées enregistrées dans certains domaines aussi bien que les faiblesses persistantes. Cet atelier a pour objectif de faire de l’administration un vecteur de compétitivité et de performance de l’action publique. Ce qui constitue un facteur clé pour l’émergence, tel que prévu par le Programme de développement institutionnel. Il vise, également, à transformer le service public, à travers le renforcement des capacités d’impulsion et d’animation de l’administration, afin de la rendre plus moderne dans son organisation. Outre ces objectifs, l’atelier contribuera « à rendre le service public plus efficace dans ses procédures tout en étant plus sobre et vertueux dans ses pratiques. » Ce, en l’adaptant aux exigences du monde moderne « à travers un meilleur pilotage de la gestion des ressources humaines, la simplification des démarches et des procédures administratives. BT/MD (AMAP)  

11e Concours international de photojournalisme Andreï Sténine : Les gagnants annoncés

Bamako, 20 nov (AMAP) La photographe de Moscou Ekaterina Yakel a remporté le Grand Prix du 11e Concours international de photojournalisme Andrei Stenine, dont la cérémonie solennelle s’est déroulée le 18 novembre à Moscou, au Musée historique national sur la Place Rouge, rapporte l’agence Sputnik. Le jury international a décerné, à l’unanimité, à Ekaterina Yakel, la plus haute distinction du concours pour sa série de photos intitulée « Le caractère russe : course d’obstacles », consacrée aux anciens combattants blessés au combat qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie de tous les jours. « L’héroïsme ne se manifeste pas uniquement lors d’opérations militaires, mais aussi dans la vie quotidienne. Pour de nombreux combattants, être sur le front ne passe malheureusement pas sans laisser de traces. Après avoir été blessés et traumatisés, les anciens combattants doivent réapprendre à marcher, au sens propre du terme », a déclaré la récipiendaire. Selon elle, le sport les aide non seulement à se réhabiliter, mais aussi à se redécouvrir dans leur nouvelle vie après leur retour au pays. « La série a été tournée pendant la formation « Défi du champion », organisée par le centre sportif adapté « Ortho-Sport ». Les héros ne sont pas uniquement ceux qui défendent leur patrie sur la ligne de front, mais aussi ceux qui trouvent en eux la force de continuer à vivre. », a-t-elle dit. La série de photos a été présentée dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours ». En même temps que le Grand Prix, les autres prix attribués aux participants pour 2025 ont été annoncés. Dans la catégorie « Actualités principales », parmi les photos individuelles, la production primée est « Bateau rohingya chaviré », du photographe indonésien Reza Saifullah, montrant des réfugiés rohingyas qui attendent les secours sur un bateau chaviré, au large de la côte ouest d’Aceh, en Indonésie. Dans la catégorie « Actualités principales », la première place a été attribuée à Abdelrahman Alkahlout, de Palestine, pour sa série « Gaza : l’écho du génocide », qui rend compte de la terrible tragédie en Palestine. Dans la catégorie sportive, la première place dans la catégorie « Photographie unique » a été attribuée à la photographie « Dernière course : chute du champion » de S.M. Al Muztaba Rosul, du Bangladesh, qui a immortalisé un cheval tombé raid mort, entouré de la foule. Dans la catégorie la plus populaire du concours, « Ma planète », la meilleure œuvre unique est la photographie « Arbres fruitiers sous les bâches » de Mengdan Zhu, originaire de Chine, qui illustre la vie des agriculteurs installant des bâches au-dessus des pruniers, afin de les protéger des conditions météorologiques extrêmes. Parmi les séries nominées dans la catégorie « Ma planète », celle de l’auteur Mustafa AbdulHadi, originaire de Bahreïn, regroupant des moments de la procession funèbre célébrant l’Achoura, à Kerbala, célébré chaque année par les musulmans chiites en Irak, a été désignée comme la meilleure. Dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours », les meilleurs œuvres ont été celles de photojournalistes de Birmanie et de Russie Le travail de Nyein Nyein Htwe, originaire de Birmanie, s’intitule « Famille de pêcheurs » et représente le père de famille donnant du poisson à sa femme après une journée de pêche. Et la série « Murmures dans le silence  » de la journaliste russe Pelaguia Tikhonova sur la vie des filles vivant au couvent Nikolo-Solbinsky. L’auteure invite le spectateur à réfléchir à l’influence des institutions religieuses sur la formation de la personnalité et à ce que signifie grandir et étudier dans un tel environnement. Les photos les plus atmosphériques ont été présentées dans la catégorie « Vue du haut. Photo unique ». Le jury a décerné le prix à la photo fascinante d’Anselmo Cunha dos Santos, du Brésil, intitulée « Avion sur la piste d’un aéroport inondé » à Rio Grande do Sul. La répartition des autres places dans les nominations est publiée sur les versions russehttp://stenincontest.ru et anglaisehttp://stenincontest.com du site. La cérémonie à Moscou marque le début de la traditionnelle tournée d’exposition des photographies des lauréats du concours. Cette tournée internationale a déjà prévu des étapes dans des galeries en Éthiopie, en Serbie et en Argentine, mais la géographie de la tournée internationale continuera de grandir. Le concours international de photojournalisme Andreï Sténine, organisé par le groupe médiatique « Rossiya Segodnya », sous le patronage de la Commission russe pour les affaires de l’UNESCO, a pour but de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les défis du photojournalisme contemporain. Il s’agit d’une plateforme pour les jeunes photographes talentueux, sensibles et ouverts à toute nouveauté, où ils dirigent notre attention sur les personnes et les événements qui nous entourent. Les partenaires principaux médiatiques du concours sont : Compagnie nationale russe de télévision et de radio (VGTRK) de Russie, la plateforme en ligne SMOTRIM de Russie et la chaîne de télévision russe « Moskva 24 ». Les partenaires internationaux du concours sont : l’agence de presse et la radio Sputnik (internationale), la chaîne de télévision et le portail RT (international), le groupe de médias Independent Media (Afrique du Sud), l’agence de presse ANA d’Afrique du Sud, Shanghai United Media Group (SUMG) de Chine, le portail Internet du journal China Daily, le portail Internet The Paper de Chine et le réseau médiatique Al Mayadeen du Liban. En tant que partenaires sectoriels, le concours est soutenu par l’Union des journalistes de Russie, le portail d’information YOung JOurnalists (Russie), les portails Russian Photo et lPhoto-study.ru (Russie). MD (AMAP)      

Bafoulabé (Ouest) a célébré la Journée mondiale des toilettes

Bafoulabé, 19 nov (AMAP) La Journée mondiale des toilettes avec un assainissement pour tous, a été célébré, mercredi, dans l’enceinte des second-cycles A et B de Mahina, dans le Cercle de Bafoulabé (Ouest), à l’instar de la communauté internationale. Cette 16e édition, placée sous le thème « Nous aurons toujours besoin de toilettes », visait, de façon générale, à faire un plaidoyer auprès des acteurs sur l’importance des toilettes, à assurer l’accès de tous à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation en plein air. Dans leurs mots de bienvenue, le chef de village, Issa Diallo, et l’adjoint au maire de Mahina, Mamadi Dansoko, se sont réjouis du choix porté sur leur commune. Ils ont longuement parlé de l’importance des toilettes, avant de saluer les efforts du Projet de renforcement du leadership et des capacités des organisations de la société civile pour accroître leur contribution à l’action publique (PROSCAP) et de ses partenaires dans la lutte contre la défécation à l’air libre. Pour sa part, le préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est dit ravi du choix porté sur son cercle pour abriter cette cérémonie.  « 3,4 milliards de personnes, a-t-il dit, vivent encore sans services d’assainissement et 384 millions de personnes pratiquent encore la défécation à l’air libre, ce qui accroît le risque des maladies », a dit le préfet. Il a longuement évoqué la vision du gouvernement en matière d’assainissement. Il a insisté sur l’importance de la contribution de l’école dans la promotion de l’hygiène et de l’assainissement car selon lui, elle « permet aux enfants d’embrasser les bonnes pratiques dès le bas âge. » « Une action précoce est un gage d’efficacité pour l’action préventive et justement, l’école nous offre cette opportunité », a-t-il laissé entendre. Le préfet a lancé un appel à l’endroit de tous, « à redoubler d’efforts pour la promotion de cette pratique afin de garantir une meilleure santé aux populations ». Au cours de l’événement, des matériels de lavage de mains ont été remis aux deux établissements de second cycle et le Centre de santé communautaire (CSCOM) de Mahina. Des responsables de l’administration, des structures techniques concernés, le maire adjoint de Mahina, Mamady Dansoko, le directeur régional de l’Assainissement de Kayes, la communauté éducative et la société civile de Mahina onr pris à cet évènement. BM/MD (AMAP)  

Dioila : célébration de la Journée mondiale des toilettes

‎Dioila, 19 nov (AMAP) La 16e édition Journée mondiale des toilettes, sous le thème : « Nous aurons toujours des toilettes », a été célébrée, ce mercredi 19 novembre 2025, à Dioila, au groupe scolaire Soliba Sangaré Le 19 novembre a été institué, Journée mondiale des toilettes, dans le souci de mettre un accent sur l’importance des toilettes « Nous aurons toujours des toilettes » est un rappel fort de la place indispensable des toilettes dans la vie humaine et pour garantir notre santé. Après les mots de bienvenue du chef de village et du maire du Kaladoudougou, Yacouba Dowélé Marico, le porte-parole des directeurs du Groupe scolaire Soliba Sangaré, Boubacar Sangaré, s’est félicité du choix porté sur leurs différents établissements scolaires. Ceux-ci, qui, en dépit des défis d’assainissement, font face à la pléthore dans les classes, rendant nécessaire des mécanismes pour assurer la sécurité sanitaire des élèves. Le directeur régional de l’Assainissement, du Contrôle des pollutions et des nuisances de Dioila, Maxime Keïta, a dit que la Journée vise à inspirer des actions pour lutter contre la crise mondiale de l’assainissement, atteindre les 3,5 milliards de personnes qui vivent encore sans accès à un assainissement en toute sécurité. ‎Cette journée a été instaurée par l’Organisation des Nations unies (ONU) en 2013 et s’appuyant sur l’engagement de l’Organisation mondiale à atteindre l’Objectif de développement durable (ODD) n°6, qui vise « à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement d’ici 2030 » a rappelé M. Keïta. Selon lui, « la nécessité d’investir dans la recherche des solutions durables pour un assainissement total devient vital. » « Sur le plan national, le taux d’accès à l’assainissement de base est de 50℅ et la défécation à l’air libre est pratiquée par 5℅ de la population en milieu rural soit environ 1 250 000 personnes », a ajouté le directeur régional de l’Assainissement, citant le rapport JMP 2022. ‎« L’Approche assainissement total piloté par la communauté (ATPC) est une initiative du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable soutenue par le partenaire financier, UNICEF », a-t-il précisé. « Ce processus d’assainissement total piloté par la communauté a été enclenché à Dioila en 2009 et a permis à 291 villages de la Région sur 365, d’être certifiés, entre 2009 et 2024, soit un taux de 79,72 ℅. Plus de 341 030 personnes sont touchées dans les 23 communes » a-t-il conclu. Quant au conseiller à la sécurité et à la protection civile, représentant le gouverneur de Dioila, le colonel-major, Mahamadou Guindo, qui a présidé la cérémonie, il a indiqué que « la journée vise à sensibiliser le public sur l’impact des matières fécales humaines des toilettes sur la santé publique. ‎Le colonel-major Guindo a salué les efforts du département de l’Assainissement et le partenaire financier, l’UNICEF, pour sa constance au côté des populations maliennes. ‎Il a, enfin, invité l’ensemble des populations du Banico « à un changement de comportement afin d’assurer une bonne santé pour tous. » ‎Au cours de cette célébration, des kits sanitaires composés de deux dispositifs de lavage des mains, une brouette, trois râteaux, cinq paires de gants, 50 cache-nez, un carton de savon en morceau, des cartons de savon liquide, deux boîtes de grésil, 50 balais, une poubelle, un carton d’eau de Javel, 25 paquets de savon en poudre ont été remis aux directeurs des quatre établissements du Groupe scolaire Soliba Sangaré. ‎On pouvait lire sur les banderoles : « La Région de Dioila s’engage à mettre fin à la défécation à l’air libre », « Le maintien de la propriété des toilettes est un devoir pour tous. » ‎C’est avec la visite de quelques latrines équipées du Groupe scolaire Soliba Sangare que la journée a pris fin. Ont assisté à la cérémonie, le préfet de Dioila, Alidji Bagna, certains directeurs régionaux, les chefs de services centraux, les responsables des différents services en charge de l’assainissement, les partenaires, les apprenants et les forces de défense et de sécurité. DF/MD (AMAP) ‎

Visite du préfet à Bakary Coulibaly de la Radio communautaire Bélékan de Kati, malade

Kati, 19 nov (AMAP) Le préfet du Cercle de Kati, Harouna Diarra, a rendu visite, mardi matin, au journaliste-animateur de la Radio Communautaire Bélékan de Kati Bakary Coulibaly, afin de s’enquérir de son état de santé de notre confrère souffrant et de lui apporter un soutien moral et matériel. Au domicile de Bélékan Bakary, communément appelé Yélékébougou ambassadeur,  à Kati Sébénikoro, après un bref échange avec la famille et une séance de bénédictions, le préfet Diarra, accompagné de ses deux adjoints Lamissa Sangaré et Boua Dramé et du représentant du directeur de la radio Bélékan, a remis une quantité de vivres composée de riz, de mil, de sucre, d’huile et une enveloppe symbolique, en guise de contribution aux frais d’ordonnance . La famille Coulibaly, très émue par ce geste du représentant de l’État à Kati, a apprécié et salué cette visite qui, selon elle, « est une marque de considération à l’endroit de leur frère et époux qui est un homme de media dévoué pour le développement du Cercle de Kati. » Le préfet Harouna Diarra, hors micro, a indiqué que son geste « est juste une action de solidarité pour un fils du cercle. » « Nous avons tenu à être là ce matin aux côtés de la famille de Bakary pour apporter notre soutien moral. Notre souhait, le plus ardent, est que le malade recouvre, très rapidement, sa santé et continue ses activités pour pouvoir s’occuper de sa famille dignement », a dit le préfet. L’état de notre confrère s’améliore et de mieux en mieux. Il a raccompagné la délégation du préfet jusqu’au portail de sa maison sa famille. ALK/MD (AMAP)

Les FAMa neutralisent des terroristes et détruit des véhicules à Tabankort et Gao, dans le Nord (Communiqué)

Bamako, 19 nov (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé, mardi, plusieurs terroristes et détruit du matériel lors de frappes aériennes sur un rassemblement de terroristes avec une importante logistique à Tabankort (Nord), sur le territoire malien, à 8 km de la frontière avec le N iger, annonce l’état-major général des armées. Dans un communiqué, l’état-major indique que l’opération qui a « traité avec succès » la cible a été menée, dans le cadre de la surveillance aérienne de la Force unifiée de la Confédération des Etats du Sahel (AES), par des vecteurs aériens déployés suite à des renseignements confirmant  la présence de la cible sur le site. Le même jour, l’aviation des FAMa) a, également, détruit deux véhicules terroristes sur un site d’orpaillage clandestin à Intilit, dans la Région de Gao (Nord). Cette opération « fait suite à des informations confirmant la présence de Groupes armés terroristes en violation des mesures d’interdiction d’exploitation des mines d’or », a ajouté l’état-major dans son communiqué La même source rappelle que « toute activité d’orpaillage clandestine reste formellement interdite dans la Région « et annonce le renforcement « des missions de surveillance et de contrôle pour assurer le strict respect des consignes. » L’état-major général des armées a salué la « coordination exemplaire entre les services de renseignement et les vecteurs aériens de la Force unifiée de l’AES. » AC/MD (AMAP)

Mopti : Réunion ordinaire du Comité consultatif de sécurité.

Mopti, 18 nov (AMAP) Le gouverneur de Mopti (Centre), le général de brigade Daouda Dembélé, a présidé, lundi, la réunion ordinaire du Comité consultatif de sécurité, dans la salle de conférence du gouvernorat, a constaté l’AMAP. Au cours des travaux, les membres du Comité consultatif de sécurité ont échangé sur la situation sécuritaire de la région à travers des thématiques comme les incivilités, la délinquance et les crimes, la tenue de manifestations publiques et leur encadrement, l’état sécuritaire des marchés et autres lieux publics. Et aussi dialogue communautaire et consolidation de paix, la circulation et la sécurité routière. La réunion qui a pris les allures d’une session de formation s’est, également, penchée sur les modules du trafic et de la consommation de stupéfiants, la prévention et la gestion des catastrophes naturelles, la protection et l’assistance aux enfants, aux femmes et aux personnes en situation de vulnérabilité, la protection de l’environnement et du patrimoine culturel. A l’ouverture des travaux, le général de brigade Daouda Dembélé a rappelé que le paysage sécuritaire de la Région de Mopti « se caractérise par la présence de groupes armés terroristes, des conflits communautaires, du banditisme urbain et périurbain, de l’atteinte aux droits des personnes vulnérables et de l’agression du patrimoines forestier et culturel. » Selon lui, « cette situation constitue une menace à la sécurité des personnes et des biens, au vivre ensemble et au développement de la région qui interpelle tout le monde et, spécifiquement, le comité. » Au regard de l’importance de la réunion et la diversité des membres du comité, il a exhorté les participants à la détermination pour une véritable analyse de la situation sécuritaire de la région afin de formuler des recommandations pertinentes pour asseoir une paix durable. Il a, aussi, indiqué que la création des comités consultatif auprès des gouverneurs s’inscrit dans le cadre institutionnel de la Réforme du secteur de la sécurité (RSS) et renforce la volonté du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, qui encourage l’implication des populations dans la gestion des questions sécuritaires. Organisé par le gouvernorat de Mopti, en partenariat avec le Conseil régional, ka rencontre a bénéficié de l’appui financier de la Direction du développement et de la coopération (DDC) de la Suisse, à travers le plan opérationnel 2025-2028 de l’ONG Diam Sahel. S’inscrivant dans une approche de consolidation de la paix, de renforcement de la cohésion sociale et de l’amélioration de l’accès humanitaire dans la r=Région de Mopti, le Comité consultatif de sécurité est un cadre de dialogue et d’échanges des acteurs du secteur sur toutes les questions en lien avec la sécurité. Au nom des partenaires d’appui, le président du Conseil d’administration de l’ONG Diam Sahel, Yaya Bamadio, a salué la DDC Suisse, » les autorités régionales pour leur leadership et l’organisation des rencontres qui donnent l’opportunité d’examiner, ensemble, les tendances sécuritaires et partager les analyses pour améliorer la protection des populations. » DC/MD (AMAP)

Paix, sécurité et changement climatique : Une étude confirme la marginalisation des femmes dans la prise de décision

Bamako, 19 nov (AMAP) L’étude diagnostic sur le nexus, paix, sécurité et changement climatique présenté mercredi par la Coalition malienne genre, sécurité et changement climatique (COMAGESC), lors d’un atelier de restitution, confirme que les femmes, « malgré leur rôle stratégique, restent très peu représentées dans les espaces de décision ». Elles sont « peu propriétaires foncières. Peu consultées. Peu financées », a regretté la présidente de la COMAGESC, Mme Keita Aida M’bow, ex-ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, qui a présidé l’atelier. Selon elle, « cette étude nous montre, une fois de plus, que l’exclusion des femmes n’est pas seulement une injustice. C’est un risque en matière de paix, de sécurité et de développement », a fait remarquer la présidente de la COMAGESC. « L’étude diagnostic dont les résultats seront restitués, aujourd’hui, apporte plusieurs contributions majeures parmi lesquelles on peut noter une analyse approfondie des vulnérabilités locales face aux risques sécuritaires liés au changement climatique dans les communes ciblées ;   la mise en lumière du rôle central des femmes dans la prévention et la résolution des conflits, mais aussi dans les stratégies d’adaptation climatique entre autres », a-t-elle dit. Cette étude, qui a concerné trois régions : Bandiagara, Ségou et San et plus de 60 villages, a été réalisée dans le cadre de la mise en oeuvre du projet « Femmes maliennes mobilisées pour le climat, la paix et la sécurité » qui vise à mettre les femmes et les filles au cœur des stratégies d’adaptation aux changements climatiques et la prévention des conflits. « Nous le savons tous : le Mali fait face, en ce moment, à une double vulnérabilité. D’un côté, les effets du changement climatique ne cessent de s’intensifier à travers la raréfaction des ressources en eau, la dégradation des terres, la perturbation des cycles agricoles. Et, de l’autre, l’insécurité persistante, notamment au Centre du pays, continue d’affecter les dynamiques communautaires et les moyens de subsistance », a-t-elle fait constater. « Ces deux crises se renforcent mutuellement. Elles fragilisent les communautés. Elles exacerbent les tensions autour des ressources naturelles. Et elles affectent en premier lieu les femmes et les filles », a-t-elle poursuivi. Ces victimes « sont agricultrices, transformatrices, responsables de la préservation de l’agro-biodiversité. Elles portent la survie des familles et des communautés. » Pour sa part, Henrielle Djinsu Mondjo, représentante du coordonnateur par intérim du Secrétariat du Fonds pour la consolidation de la paix (PBF), elle a déclaré : « cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet : femmes maliennes mobilisées pour le climat, la paix et la sécurité, financé par mon service, avec un budget de plus d’un milliard de Francs CFA et mis en oeuvre par des partenaires » comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Elle a rappelé que son service investit dans la paix et la cohésion sociale au Mali, depuis 2014. En une décennie, l’investissement total du PBF s’élève à plus de 55 milliards de Francs CFA, traduisant l’engagement PBF « à appuyer les efforts du Gouvernement et du peuple maliens pour une paix durable. » Conformément aux priorités nationales, « ce projet entend placer les femmes et les jeunes filles au centre des stratégies d’adaptation et de prévention de conflits liés au changement climatique dans les sphères décisionnelles et économiques au Mali, a-t- elle dit. Elle a expliqué que « d’après les conclusions de cette étude diagnostic, menée dans les six communes de mise en œuvre du projet, le constat est clair : le changement climatique bouleverse nos vies, accentue l’insécurité et aggrave les inégalités de genre, dans les zones étudiées. » « 99% des personnes interrogées reconnaissent que l’environnement a changé. Les pluies se raréfient, les températures montent, les sols s’appauvrissent et les rendements agricoles chutent. Les impacts sont directs : baisse des récoltes, perte de bétail, manque de pâturages. Les agriculteurs et les femmes sont les plus touchés », a-elle rapporté. Le lien avec l’insécurité est donc réel : « la raréfaction des ressources alimente les conflits agropastoraux, fragilise le tissu social et pousse les jeunes à migrer, parfois vers des groupes armés, entre autres », a souligné la représentante du coordinateur de PBF. Elle a ajouté que « les premiers résultats de cette étude, bien que provisoires, nous révèle que le temps n’est plus aux constats. Il est à l’action. » « Ensemble, nous devons transformer ces défis en opportunités en faisant du climat et de la paix une seule et même priorité, en agissant maintenant, pour un Mali résilient, inclusif et en paix », a conseillé Henrielle Djinsu Mondjo. ST/MD (AMAP)