SNIPIL : Bassaro Haïdara de l’AMAP à la tête d’un bureau de 31 membres
Bamako, 26 janv (AMAP) Bassaro Haïdara de l’AMAP a été élu, jeudi, à la tête du Syndicat national de l’information, de l’informatique, de la presse et de l’industrie du livre (SNIPIL) et deson bureau consensuel de 31 membres. Le 14è congrès ordinaire du Syndicat, tenu à la Maison de la presse, sous le thème : « Syndicalisme et responsabilité », a aussi mis en place deux commissions de contrôle et de discipline de trois membres chacune. Le nouveau secrétaire général du SNIPIL, qui place son mandat « sous la responsabilité syndicale » indique que « le syndicalisme, c’est défendre les droits de l’entreprise. » Il explique être « prêt à travailler dans ce sens pour rehausser l’image du SNIPIL et du syndicalisme dans son ensemble. » Le chef de cabinet du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Mohamed Ag Albachar, qui a présidé l’ouverture de ces assises, a déclaré que le syndicalisme rime avec un esprit d’ouverture et d’écoute pour mieux appréhender les doléances. Mohamed Ag Albachar a espéré voir « ces assises s’inscrire dans cette dynamique pour faciliter le travail de son département. » Il s’est dit aussi persuadé que le thème inspirera davantage le SNIPIL à jouer pleinement son rôle dans le Mali Kura. Selon lui, le SNIPIL doit s’investir aussi pour freiner sur les réseaux sociaux l’expansion de nouvelles sans fondement. Les « fake news » pouvant « causer des désastres en temps de crise et de guerre. » Selon lui « Syndicalisme et responsabilité, appelle à revendiquer, mais tout en tenant compte des facteurs de stabilité, de cohésion sociale et de paix dans un contexte fragilisé comme le nôtre. » « C’est tout le sens qu’il faut donner à la signature du Pacte de stabilité sociale et de croissance, signé entre le gouvernement et les partenaires sociaux» a dit Mohamed Ag Albachar. Et d’exhorter les congressistes au respect de l’éthique et de la déontologie pour le devenir du secteur, sans lesquels le journalisme, la communication et le métier de l’écriture n’auront pas de sens. Le secrétaire général adjoint du SNIPIL, Modibo Ba, a expliqué que la tenue de ces assises répond à une volonté manifeste du SNIPIL et de tous les affiliés de l’UNTM de respecter les textes qui régissent les organisations syndicales, mais aussi de satisfaire une exigence de redevabilité face aux militants. « Le mandat qui s’achève aura été, sans nul doute, celui des crises multidimensionnelles dans notre pays, celle sanitaire liée à la Covid-19. Ces crises n’ont pas permis la réalisation de toutes les promesses issues du 13ème congrès, tenu en 2018 », a-t-il deploré. Il a aussi souligné les difficultés des services publics de communication. « Nous pouvons dire aujourd’hui que la presse publique agonise, le cinéma se meurt et l’industrie du livre se cherche », a dit Modibo Ba, avant d’énumérer des acquis. Le secrétaire administratif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), Issa Bengaly, a, pour sa part, déclaré que « dans la nécessité d’une adaptation de leur philosophie syndicale, en tant que Maliens, au rythme du renouveau syndical, mais aussi avec l’appui de l’Etat et des spécialistes nationaux et internationaux, l’UNTM a élaboré un Pacte de stabilité social et de croissance. » «Bien mené, ce pacte est un cadre de réglementation des libertés et peut faire gagner des acquis dans la paix. Il est loin d’être l’extinction des libertés syndicales comme le pensent certaines hautes responsabilités de la gouvernance, certains directeurs de service. Il ne peut non plus être un prétexte pour créer des syndicats satellites », a averti le secrétaire administratif de la plus grande centrale syndicale nationale. Auparavant, le chef de cabinet du département en charge de la Communication avait salué la mémoire du défunt secrétaire général, Abdramanane Infa Touré, qui était engagé sur le front social pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs. « Un syndicaliste rompu à la tâche et ouvert au dialogue et à l’apaisement. » BBC/MD (AMAP)
L’harmattan : c’est bon pour le maraîchage !
Par Oumou SACKO Bamako, 24 janv (AMAP) L’harmattan (de novembre à janvier) fait l’affaire des maraîchers. C’est la période de la fertilité et de l’humidité des sols. Y compris celle de la vache grasse. Tôt le matin, sur un vaste terrain situé au bord de la route de l’Aéroport international président Modibo Keïta-Senou, à Kalaban coura, en Commune V du District de Bamako, de belles plantes de carotte, de betterave, de laitue et de papaye émerveillent les passants. Cette réalisation est le fruit du travail acharné de Zoumana Mariko. Le quinquagénaire exerce le maraîchage depuis neuf ans. En cette heure matinale, il tient un tuyau en plastique bleu au bout duquel est insérée une pome d’arrosage. Le dispositif arrose les plantes de carotte. Le maraîcher explique que ce métier est rentable et facile en période de fraîcheur que durant la chaleur. Le jardinier ajoute que le sol est plus fertile et bien humidifié en ce moment que pendant les autres saisons. Pendant l’harmattan, l’eau est disponible en quantité. «Par contre, en saison chaude tel n’est pas le cas. On enregistre beaucoup de pertes suite au dessèchement des cultures», affirme-t-il. Zoumana Mariko est satisfait de sa récolte. Mais, il se plaint des dépenses lourdes du jardin qui pèsent sur ses bénéfices. « Je peux acheter 20 litres d’essence tous les trois jours pour mon groupe électrogène pair arroser mes cultures maraîchères » déplore-t-il. Non loin du périmètre maraîcher du quinquagénaire, Adiara Koné fait sa sieste sous un grand manguier. La maraichère, 10 ans d’expérience dans le domaine, a soufflé ses 56 bougies. La brave dame confie que la fraîcheur en cette période l’aide beaucoup dans l’humidification de ses plantes. Elle dit manquer de moyens nécessaires pour s’acheter un groupe électrogène qui pourra l’aider à puiser de l’eau pendant la période de chaleur. « À mon âge, puiser de l’eau à la main est très fatigant. En plus, il te faut trois séances d’arrosage par jour pour que les cultures obtiennent suffisamment d’humidité. Tandis qu’en ce moment, une seule fois par jour suffit aux plantes», fait savoir la quinquagénaire. BONNE CROISSANCE DES CULTURES – À Niamakoro, en Commune VI du District de Bamako, sur les berges d’un petit marigot, Aminata Mallé et sa fille, toutes joyeuses, font du maraîchage. Selon la mère de 5 enfants, son activité lui permet d’aider son mari à faire face aux besoins de la famille. Elle fait ce travail avec amour et beaucoup de soin. Notre interlocutrice avoue qu’elle manque d’équipements nécessaires pour travailler sur son lopin qui contient trois puits. Et de regretter le prix élevé de l’engrais chimique. Une situation qui l’oblige à utiliser seulement l’engrais organique. Selon elle, les deux éléments ont chacun un rôle dans l’accroissement des cultures. « Pendant l’harmattan, on peut se limiter à l’engrais organique, parce que la terre est riche et très fertile. Pour la saison chaude, il nous faut de l’engrais chimique pour la bonne production des légumes. Et pour cela, nous devons débourser beaucoup d’argent pour l’achat. Donc, nous préférons la saison froide qui nous est bénéfique surtout avec la récolte de la laitue », laisse-t-elle entendre du haut de ses 4 ans d’expérience dans le jardinage. L’agronome et expert en environnement, Dr Mamadou Nagalé Sanogo, note que le maraîchage offre plusieurs avantages pendant l’harmattan. « Avec le climat favorable, explique-t-il, les cultures maraîchères ont une bonne croissance et les risques de maladies fongiques sont réduits. » Il assure que la fraîcheur permet aux maraîchers de cultiver des légumes de manière plus saine. Le docteur en agronomie indique que durant cette saison, les maraîchers doivent pratiquer l’irrigation adaptée pour les plantes et s’assurer de les contrôler contre les ravageurs pour avoir de très bonnes cultures. Dr Sanogo leur conseille d’utiliser les semences de qualité adaptées à l’harmattan, qui peuvent résister à la sécheresse et germer dans des conditions moins favorables. Pour l’expert en environnement, l’engrais équilibré en nutriments tels que l’azote, le phosphore et le potassium serait favorable en cette saison pour une croissance saine des plantes. Il cite également les composants à base de matières organiques et le phosphate de Tilemsi. Les ménagères jubilent en ce moment en raison de la diminution des prix des légumes comparé à d’autres saisons. Mme Coumba Traoré affirme qu’en cette période, avec un peu d’argent, elle arrive à obtenir assez de légumes pour sa cuisine. «Je ne complète pas le prix du condiment. Les légumes sont de bonne qualité et conservables sans recourir au réfrigérateur », dit-elle. Les vendeuses se frottent les mains surtout celles qui proposent des tomates. Le prix du grand panier de la tomate varie de 15 000 à 20 000 Fcfa pendant cette saison contre 25 000 à 30 000 Fcfa en période de chaleur. Kiatou Coulibaly, vendeuse de tomates, au Grand marché de Bamako, assure que ses clients sont satisfaits de la qualité et du prix de sa tomate. OS/MD (AMAP)
Concours FAAPA 2023 : Le journaliste Oumar Sankaré de l’AMAP a reçu le grand prix du meilleur article de presse
Envoyé spécial Oumar SANKARE Rabat, 24 janv (AMAP) Le journaliste Oumar Sankaré de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a reçu mardi à Rabat, au Maroc, le grand prix du meilleur article de presse de l’édition 2023 du concours de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA). Oumar Sankaré a été récompensé pour sa production intitulée : «Consommation de viande : la charogne dans nos assiettes». Le grand prix du meilleur reportage vidéo a été attribué au journaliste producteur de médias, Kamongnin Sylla, de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) pour son reportage télévisé sur les enfants atteints d’hydrocéphalie. Enfin, le grand prix de la meilleure photo est revenu au reporter-photographe, Blaise Irenge, de l’Agence congolaise de presse (ACP). La légende de la photo primée indique que des enfants rescapés des inondations meurtrières ayant causé plus de 500 morts et plus de 5.000 disparus à Kalehe dans la province du Sud-Kivu, portent du bois ramassé dans les décombres des maisons détruites pour la cuisine. La cérémonie de remise du grand prix de la FAAPA pour les lauréats s’est déroulée, mardi dernier, en marge de la 7e assemblée générale de la FAAPA à Rabat qui s’est tenue, lundi et mardi, sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Le directeur général de l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) et président de la FAAPA, Fouad Arif, a exprimé sa satisfaction. «Une information africaine faite avec une patte africaine. Aujourd’hui je me rends compte qu’il manquait quelque chose quand j’ai vu les lauréats de cette année, des jeunes brillants avec des reportages, des photos qui sont tous impactant, qui ont eu un retentissement non seulement sur le continent africain, mais aussi hors du continent. Il n’y a pas seulement la patte africaine authentique, mais il a aussi le génie africain’. «Je suis plus qu’heureux que ce génie africain se soit exprimé à travers des jeunes qui en veulent, qui sont dans la vingtaine. Je suis rassuré quant à l’avenir du journalisme en Afrique», s’est-il réjoui. Au terme de cette assemblée générale, d’importantes résolutions ont été retenues parmi lesquelles : le renforcement de la coopération entre les Agences de presse africaines, les échanges d’informations et la création d’une rédaction virtuelle, celle-ci permettra d’assurer un meilleur suivi des différentes productions, a expliqué Fouad Arif. Par ailleurs, il préconise la création d’un réseau africain qui permettra de circuler les informations entre africains. Pour sa part, le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré, a été plus explicite sur la nécessité de conter l’histoire de notre continent par les Africains eux-mêmes. «L’Afrique peut raconter un récit africain, on peut produire pour nos populations et raconter la réalité africaine, le narratif africain», a expliqué le patron de l’AMAP. Un accord de partenariat et de coopération a été signé entre l’Agence marocaine de presse (MAP) et l’Agence ivoirienne de presse (AIP), l’Agence de presse du Nigéria (NAN), l’Agence guinéenne de presse (AGP) et l’Agence de presse d’Angola (ANGOP). Mais aussi entre l’Agence ivoirienne de presse et l’Agence guinéenne de presse (AGP). OS/MD (AMAP)
Grand prix de la FAAPA : Les récompenses remises aujourd’hui, mardi, à Rabat
Envoyé spécial Oumar SANKARE Rabat, 23 janv (AMAP) – Les lauréats de l’édition 2023 du concours de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) recevront leurs récompenses aujourd’hui, à Rabat, au Maroc, en marge de la 7è assemblée générale de l’organisation, qui se tient depuis lundi, dans la capitale chérifienne sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Parmi les lauréats de l’édition 2023 de ce concours destiné à récompenser et encourager l’excellence et l’innovation au sein des Agences africaines de presse, et à rendre hommage aux compétences médiatiques africaines, Oumar Sankaré de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) qui a eu le grand prix du meilleur article de presse pour sa production intitulée : “Consommation de viande : La charogne dans nos assiettes”. Le lauréat du meilleur reportage vidéo est le journaliste producteur de médias, Kamongnin Sylla, de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) pour son reportage télévisé sur les enfants atteints d’hydrocéphalie. Enfin, le grand prix de la meilleure photo a été attribué au reporter-photographe, Blaise Irenge, de l’Agence congolaise de presse (ACP). La légende de la photo primée indique que des enfants, rescapés des inondations meurtrières ayant causé plus de 500 morts et plus de 5 000 disparus à Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, portent du bois ramassé dans les décombres des maisons détruites pour la cuisine. Le Conseil exécutif de la FAAPA, qui est présidé par le directeur général de l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), M. Fouad Arif, est composé des directeurs généraux de l’AIP, de l’Agence congolaise de presse (ACP), de l’Agence de presse sénégalaise (APS), de l’Agence de presse du Nigéria (NAN), de l’Agence de presse du Libéria (LINA), de l’Agence capverdienne de presse (INFORPRESS), de l’Agence de presse du Ghana (GNA), de l’Agence gabonaise de presse (AGP), de l’Agence guinéenne de presse (AGP), ainsi que du secrétaire général de cette fédération panafricaine. Le grand prix de la FAAPA a été lancé en 2016 à l’occasion de la 2è assemblée générale de cette fédération africaine. OS/MD (AMAP)
Assemblée générale de la FAAPA : Sous le thème de l’information, un enjeu dans la conquête de la souveraineté
Rabat, 23 janv (AMAP) La Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) tient sa 7è assemblée générale, depuis lundi, à Rabat, au Maroc) sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Cet événement d’envergure qui prend fin aujourd’hui, mardi, réunit des directeurs généraux d’Agences de presse africaines, experts des médias et des personnalités éminentes de la région atlantique africaine dans la perspective d’explorer les moyens de renforcer la souveraineté africaine, à travers l’information et les initiatives dynamiques. «Les Agences de presse sont appelées à jouer un rôle central dans la reconquête de la souveraineté qui se doit d’être marquée par une réelle évolution du discours médiatique. Il doit se distinguer par une réappropriation du récit national de manière individuelle et celle du récit collectif au niveau continental », a introduit le directeur général de la l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP) et président de la FAAPA, Fouad Arif. Pour la première vice-présidente de la FAAPA et directrice centrale de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), Oumou Barry Sana, cette assemblée revêt une importance particulière, « car elle offre une opportunité rare de réfléchir collectivement à la manière dont l’information peut être un instrument puissant pour renforcer la souveraineté de nos nations. » Elle a ajouté : «L’Afrique, avec sa diversité et sa richesse, doit se positionner au cœur de la narration de son propre destin. C’est dans cet esprit que nous avons choisi d’axer nos discussions sur la promotion de la coopération informationnelle et la préservation de la souveraineté médiatique des pays de notre continent le long de la façade atlantique». Quand à la deuxième vice-présidente de la FAAPA, et directrice générale de l’Agence congolaise d’information (ACI), Olga Rachelle Mangouandza, « l’information est un grand facteur de développement. à ce titre, elle doit être traitée et diffusée selon des normes professionnelles». C’est pourquoi, pour lutter ou contrer les fake-news ou fausses informations distillées par les réseaux sociaux ou plus encore par certains médias occidentaux, elle invite les dirigeants africains à faire confiance à la presse nationale (radio, télévision, agences de presse, presse écrite et presse en ligne) en la dotant de moyens conséquents pouvant lui permettre de s’arrimer aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication. «Une information libre, transparente, équilibrée, fiable, vérifiable et diffusée en toute indépendance par des professionnels bien formés et, ce, en temps réel, permettra à l’Afrique de concurrencer les médias internationaux», soutient Olga Rachelle Mangouandza. Une information africaine livrée par les Africains eux-mêmes permettra au continent d’être à l’abri de la cyber criminalité, de protéger les institutions et les populations. La sécurité d’un pays dépend aussi d’une bonne information. Et de conclure : «les bonnes informations favorisent des investissements dans un pays». La cérémonie d’ouverture de la 7e assemblée générale a été suivi d’un panel afin d’approfondir la réflexion sur le thème : «Souveraineté africaine en action : perspectives sur l’Information et l’initiative pour la façade atlantique». La façade atlantique de l’Afrique réunit dans un espace géopolitique en construction les principaux atouts et défis du continent africain. OS/MD (AMAP)
Marché de la viande au Mali: Pourparlers pour une baisse des prix
Bamako, 18 janv (AMAP) Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a rencontré, mercredi, l’Association nationale des transformateurs bétail viande du Mali (ANATRABEVIM) afin de discuter de la disponibilité de la viande à un coût abordable dans la perspective du mois de Ramadan. Si aucun prix n’a été convenu entre les différentes parties, la rencontre a été tout de même l’occasion de préparer le terrain pour un éventuel compromis sur la baisse des prix de la viande avant le mois de Ramadan. « Cet après-midi, nous avons rencontré l’ANATRABEVIM. Les échanges que nous avons eus ont été francs et constructifs. Nous espérons qu’avec les dispositions qui seront prises, nous passerons aussi un mois de Ramadan tranquille en matière d’approvisionnement de nos marchés en viande», a expliqué le ministre chargé du Commerce. Il a salué le président de l’ANATRABEVIM pour sa disponibilité. Le ministre Diallo, qui était accompagné du secrétaire général du ministère de l’Élevage et de la Pêche, Madi Matènè Keïta, a, aussi, adressé ses remerciements au département en charge de l’Élevage pour sa présence à cette rencontre pour que «nous puissions avoir une démarche globale et intégrée afin d’apporter les réponses qu’il faut à la problématique de la viande pendant le Ramadan». La baisse des prix des denrées de consommation comme le sucre, la viande et le pain avant le Ramadan « est aujourd’hui la priorité du gouvernement », selon M. Diallo qui a déjà rencontré les professionnels du sucre et du pain. Le président de l’ANATRABEVIM, Mahamadou Doucouré, s’est dit très ravi de recevoir de nouveau le ministre Diallo dans les locaux de son association pour parler de la situation de la filière viande. Il l’a remercié pour avoir « compris la nécessité du dialogue afin de relever ensemble les défis. » Il a assuré que son groupement avait pris « des mesures pour informer, sensibiliser et mobiliser les acteurs de la filière pour que les prix de la viande soient à la portée des consommateurs. » Au cours des échanges, les bouchers ont souligné plusieurs difficultés d’alimentation du bétail et le problème crucial des abattoirs. «Quand l’alimentation du bétail est assurée, cela permettra de réduire considérablement le prix de la viande sur le marché», a fait savoir le président de l’ANATRABEVIM. «Nous sommes dans la perspective des préparatifs du mois de Ramadan qui démarre le 11 mars 2024. Et nous avons entrepris un certain nombre de démarches auprès des acteurs impliqués dans l’animation des marchés. Au niveau de mon département, il y a trois denrées de première nécessité stratégiques pour aborder le Ramadan 2024. Il s’agit du sucre, du pain et de la viande», a indiqué le chef du département en charge du Commerce. «En ce qui concerne le sucre, nous avons lancé la campagne sucrière 2023-2024 de Sukala et de N’Sukala dont les prévisions de production sont estimées à 100 000 tonnes. Et sur ces 100 000 tonnes, le gouvernement a décidé de réquisitionner 25 000 tonnes qui correspondent au besoin de consommation en sucre du Mali pendant le mois de Ramadan. Sur cette quantité, nous avons déjà stocké 16.000 tonnes au niveau de Sukala et de N’Sukala», a expliqué Moussa Alassane Diallo qui a précisé que dans la chaîne de distribution de ces 25 000 tonnes, les grossistes et les demi-grossistes ont été supprimés de façon à ce que le sucre puisse être disponible. MS/MD (AMAP)
CAN 2023 en Côte d’ivoire : Fraternité Matin le quotidien public, au four et au moulin
Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 15 janv (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations (CAN) a débuté samedi dernier avec la victoire de la Côte d’Ivoire sur la Guinée-Bissau (2-0). Le quotidien national ivoirien de langue française, Fraternité Matin, est au four au moulin. Le quotidien, couramment appelé Frat Mat par les Ivoiriens, se mobilise avec une équipe composée d’un journaliste, un photographe et un chauffeur sur chaque site de compétition. Il y a deux équipes qui s’occupent de deux stades à Abidjan, c’est -à-dire, le Stade Olympique Alassane Ouattara et le stade Félix Houphouët-Boigny. Une équipe composé d’un journaliste, d’un photographe et un chauffeur est à Korhogo, à Yamoussoukro, à Bouaké, à San-Pedro. Dans chaque ville, les équipes seront appuyées par les correspondants. Le Service sport de «Frat Mat» est composé en temps normal de trois journalistes mais pour cette deuxième CAN organisée par la Côte d’Ivoire, après 1984, les journalistes ont été coptés dans chaque service. « Les derniers matches du jour vont se jouer tard. La rédaction est mobilisée parce que le bouclage s’effectuera aussi en retard», explique Céleste Kolia, journaliste sportif à Fraternité Matin. D’ordinaire, dans Frat Mat l’actualité sportive occupe une ou deux pages voire trois si elle est abondante. «Mais pour cette CAN, nous auront entre 6 à 8 pays. Nous avons tout cas demandé 8 pays», ajoute notre confrère. Depuis plusieurs semaines, Frat Mat, publie une rubrique dénommée « en route vers la CAN» qui s’est transformé depuis samedi «journal de la CAN». « Nous avons fait 6 pages de sport dans le journal de samedi, ce sera ainsi pendant toute la CAN», explique le chef de Service de sport de Frat Mat, Paul Pagnigni. Pour cette deuxième CAN de la Côte d’Ivoire, 40 ans après la première, la population ivoirienne est mobilisée. «Il y a un travail qui a été fait pour mobiliser la population. On est au début, on observe. Ce que j’ai vu lors de la cérémonie d’ouverture, c’est honorable », explique Paul Pagnigni. Quid des favoris ? «Ce sont les traditionnels favoris qui ont l’habitude de gagner. On parle du Cameroun, de l’Égypte, du Sénégal, qui commence à gagner, du Maroc qui est revenu fort de la Coupe du Mali, la Côte d’Ivoire qui accueille la compétition et qui n’a pas mal d’atouts. Dans mes pronostics, je vois beaucoup le Mali et le Burkina Faso qui peuvent créer la surprise. Deux pays qui jouent sans complexe», pronostique notre confrère. LMD/MD (AMAP)
Réunion du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles de l’OCI à Dakar : La jeunesse musulmane, acteur clé du développement et du dialogue des civilisations
Dakar, 18 oct (UNA-AMAP) La 12ème session du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (COMIAC), qui s’est ouverte, mardi, à Dakar, au Sénégal, discutera du thème : « Quel rôle pour la jeunesse musulmane dans la promotion des valeurs islamiques de paix, de solidarité et de tolérance ? ». Du 16 au 18 octobre 2023, les participants examineront les rapports d’activités du Secrétariat général et du Bureau de coordination du COMIAC dans le domaine de l’information et de la culture. IIs discuteront, également, des questions liées à l’information, à la culture, à la question d’Al-Qods Al-Sharif et de la Palestine et à la protection des lieux saints islamiques. Dans son discours, à la cérémonie d’ouverture, le président sénégalais, Macky Sall, a salué le rôle du COMIAC dans le renforcement de la coopération et de la solidarité entre les États membres de l’OCI (Organisation de la coopération islamique) dans les domaines de l’information et de la culture. Il a souligné l’importance de la jeunesse musulmane comme acteur clé du développement et du dialogue des civilisations. Le chef de l’Etat sénégalais a, également, mis l’accent sur « l’impératif de conjuguer les efforts pour faire face aux défis communs tels que l’extrémisme religieux, l’islamophobie et la désinformation, en s’appuyant sur les valeurs islamiques de paix, de fraternité et de tolérance. » Représentant le Secrétaire général de l’OCI, l’ambassadeur Tarig Ali Bakheet, Secrétaire général aux Affaires humanitaires, culturelles et sociales, a remercié le Sénégal pour son « accueil chaleureux et son engagement constant en faveur des causes islamiques. » Il a rappelé les réalisations du COMIAC depuis sa création en 1981 et les initiatives lancées par le Secrétariat général pour promouvoir l’image positive de l’Islam et de la Oummah. Il a, également, mis en exergue les opportunités offertes par les nouvelles technologies de l’information et de la communication pour renforcer les échanges et la coopération entre les médias et les acteurs culturels des États membres. Il a, enfin, plaidé pour une plus grande implication de la jeunesse musulmane dans les activités du COMIAC et « pour le soutien aux projets visant à valoriser le patrimoine historique, culturel et universel islamique. » Macky Sall et l’ambassadeur Tarig ont attiré l’attention « sur la gravité de la situation humanitaire en Palestine et l’urgence de mettre fin à l’agression militaire israélienne à Gaza. » Des ministres, hauts fonctionnaires, représentants et chef de missions diplomatiques basés à Dakar, des institutions concernées de l’OCI et des invités de marque, ont pris part à l’ouverture de cette réunion. MD (AMAP)
«L’Armée (malienne) récupérera toutes les emprises de la MINUSMA sur l’ensemble du territoire national » (colonel-major Souleymane Dembélé de la DIPRA)
Bamako, 05 oct (AMAP) Le patron de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA), le colonel-major, Souleymane Dembélé, a donné l’assurance que « l’Armée récupérera toutes les emprises de la MINUSMA sur l’ensemble du territoire national. » Au cours de la traditionnelle conférence de presse mensuelle de l’Armée, le colonel-major, Dembélé, a tenu à assurer que l’Armée était « dans les dispositions pour récupérer toutes les emprises » de la Mission onusienne, conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité de l’ONU. Il n’a, cependant, pas voulu commenter les informations sur les réseaux sociaux rapportant qu’une colonne d’une centaine de véhicules des FAMa se dirige vers Kidal. Le fraîchement promu colonel-major, lors de cette rencontre avec les médias, suspendue, depuis quelques mois, pour raison de travaux de réhabilitation du bâtiment de la DIRPA, a déclaré que les Forces armées maliennes (FAMa) « sont plus que jamais déterminées à accomplir leur mission régalienne de défense du territoire, malgré la multiplication des attaques terroristes auxquelles elles font d’ailleurs face avec bravoure et professionnalisme. » « C’est dans cette dynamique que nos soldats poursuivent les actions offensives à travers la recherche, la destruction des sanctuaires des Groupes armés terroristes (GAT), dans le cadre du plan Maliko de l’Opération Kèlètigui », a-t-il poursuivi. Selon le colonel-major Dembélé, au cours du mois dernier, la situation sécuritaire a été marquée par la recrudescence des attaques qui ont visé les FAMa et les populations civiles. « Le tableau récapitulatif des différentes opérations est dominé par le bilan de l’attaque barbare contre le bateau «Tombouctou», le 7 septembre dernier, et du camp de Bamba. » « Cette barbarie a été suivie par l’attaque de trois véhicules kamikazes et une infiltration au camp Firhoun Ag Alinçar de Gao, dans la zone aéroportuaire. Une autre attaque complexe avec l’usage de véhicules piégés et de nombreux terroristes à motos a visé les militaires installés à Bourem, le 12 septembre. » « Les forces du mal ont poursuivi leur équipée criminelle par deux embuscades dans le secteur de Gossi, deux jours plus tard, ainsi que les tirs d’obus sur la ville de Tombouctou. Il y a eu aussi les attaques contre les camps de Bourem, de Léré, de Dioura, de Mourdiah. », a encore indiqué l’officier chargé de la communication. En réponse, l’Armée « a toujours réussi à repousser les assaillants en leur infligeant beaucoup de pertes grâce notamment à des frappes aériennes sur des regroupements de véhicules et de motos. » « Ces réponses vigoureuses de notre outil de défense ont permis la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes, la destruction d’une trentaine de pick-up dont certains équipés d’armes lourdes et beaucoup d’autres armes calcinées », a dit le colonel-major, Souleymane Dembélé. « Au cours du mois écoulé, on déplore des pertes militaires et civiles, une quarantaine de blessés et, aussi, des portés disparus », a-t-il révélé, revenant longuement sur le déroulement des opérations militaires sur le terrain. Répondant à la question d’un confrère sur le blocus de certaines localités dans le Nord du Mali, notamment Tombouctou, le colonel-major Dembélé a apporté un démenti formel en dénonçant « l’existence d’un réseau de surenchère entretenu par certains compatriotes qui tirent les ficelles de la hausse des denrées de grande consommation. » Le patron de la DIRPA a ajouté, en outre, que le bilan des attaques contre Dioura (Centre) le jeudi 28 septembre et Bamba (Nord) le dimanche 1er octobre (pour la seconde fois) fera l’objet d’un communiqué ultérieur. Il a invité la presse « à éviter de partager les informations tendancieuses sur l’Armée nationale, notamment sur les réseaux sociaux, car le contraire contribuerait tout simplement à renforcer les ennemis de la paix. » À ce propos, il a invité les hommes de médias à diffuser des messages qui rassurent « la population sur les capacités de nos soldats à relever les défis. » Il a renouvelé l’appel au soutien et à la collaboration avec les FAMa, « qui font face à une guerre de communication intense sur les réseaux sociaux en plus des opérations militaires sur le terrain. » AT/MD (AMAP)
Rentrée scolaire : Plus de 4 millions d’élèves ont repris le chemin des écoles
Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 05 oct (AMAP) La rentrée scolaire 2023-2024, au Mali, est effective, depuis lundi, pour 4 360 404 élèves des écoles publiques de tous les ordres d’enseignement (éducation préscolaire, non formelle, enseignements fondamental I et II, secondaire général, normal et technique et professionnel). Ces élèves sont inscrits dans 25 268 écoles pour 173 343 enseignants, selon les statistiques fournies par le directeur national de l’enseignement fondamental, Issoufi Albert Bédari Touré. Un bémol : le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) annonce que 1 500 écoles ne pourront pas rouvrir leurs portes dans les Régions du Centre et du Nord du Mali du fait de l’insécurité. C’est dans ce contexte que le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a procédé au lacement officiel de la rentrée des classes au lycée «Ba Aminata Diallo» (LBAD). C’était en en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, ainsi que de nombreux responsables scolaires. «Les dangers de l’usage du téléphone portable sur les performances scolaires des élèves» et «l’éducation aux valeurs» sont les deux thèmes sur lesquels portaient les leçons modèles de la rentrée scolaire dans les différents ordres d’enseignement. Le premier a été dispensé à la rentrée tandis que le deuxième thème sera enseigné aujourd’hui dans les différentes classes. Arrivé au LBAD vers 7h50, le chef du gouvernement a assisté à la montée du drapeau national et à l’exécution de l’hymne national par les pionniers et les élèves du lycée, mais aussi à la leçon modèle sur «l’impact de l’usage du téléphone portable sur les performances scolaires des élèves» dans une classe de 12è année. Cette leçon modèle a été dispensée par le professeur de philosophie, Mahamadou Diakité. Après la définition des concepts de communication et de performances scolaires par l’enseignant, les questions posées aux élèves filles ont porté sur les avantages et les inconvénients du portable à l’école. Le ministre de l’Éducation nationale a soutenu que les deux thèmes de la rentrée des classes reflètent le quotidien, notamment l’actualité et participent de la formation du citoyen de demain. L’enseignement des tenants et aboutissants du téléphone permet à l’élève de se former, mais aussi de se préparer à affronter les grands enjeux du monde moderne. Les deux thèmes interpellent aussi administration scolaire, enseignants, syndicats d’enseignants, parents d’élèves et élèves, estime Dr Amadou Sy Savané. Constatant que les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et le téléphone portable sont des résultats de l’évolution humaine, le Premier ministre a rappelé que “le téléphone a été inventé pour être utile à l’Humanité. Et d’ajouter que “si on n’en fait pas bon usage, cela peut avoir des conséquences.” C’est pourquoi, Dr Choguel Kokalla Maïga a invité les élèves du LBAD et leurs camarades des autres établissements scolaires à utiliser les NTIC “dans le bon sens et tout en ayant le sens de la mesure .” Il a exhorté l’administration scolaire et les enseignants à interdire le port du téléphone dans les classes, conformmément aux règlements intérieurs des écoles. Le Premier ministre a aussi ordonné le renvoi de tout élève qui rentre en classe avec un téléphone. “Seul le travail anoblit l’homme”, pense le chef du gouvernement qui a ajouté que “nous voulons dans notre pays des élèves très fiers d’eux-mêmes.” Le LBAD rouvre ses portes avec 997 élèves toutes des filles, reparties entre 18 classes dont 11 classes de Terminales et 7 classes de 11è année pour 108 professeurs. SYW (AMAP)
