Éradication de la rage au Mali : Sensibilisation et vaccination comme arme
Bamako, 30 sept (AMAP) Le Mali à l’instar de la communauté internationale a lancé la campagne de vaccination de lutte contre la rage, samedi dernier, dans la Commune rurale de Baguinéda, à l’occasion de la 18è Journée mondiale de lutte contre la rage, célébrée le 28 septembre de chaque année. Le thème de cette année est : « Lever les obstacles à l’élimination de la rage ». Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a donné le coup d’envoi en injectant la première dose de vaccin contre la rage à un chien. C’était en présence du représentant de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique (OMSA), Serge Mpouam, du représentant de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Dr Lassana Doumbia et les autorités locales. Parmi les obstacles à l’élimination de la rage, on peut citer le déficit de collaboration autour du concept « One health, une seule santé » entre les différents niveaux dans un même pays et à l’international, des programmes à trop petite échelle et l’insuffisance de sensibilisation à la maladie. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, la rage est une maladie virale qui affecte le système nerveux central des mammifères, y compris l’Homme. C’est l’une des zoonoses les plus meurtrières dans le monde. Elle est transmise par la salive lors d’une morsure, d’une griffure ou du léchage par un animal infecté. Cette maladie est endémique au Mali où elle a causé, « de janvier à septembre 2024, 11 cas de décès humains», selon les données de la Direction générale de la santé et de l’hygiène publique. Le ministre a, aussi, souligné l’importance de contrôler les populations de chiens errants. « Cette année, les services vétérinaires ont enregistré 924 cas de morsure par les chiens. Sur ces chiens mordeurs, 728 n’étaient pas vaccinés», a révélé M. Ba. Et d’ajouter qu’en vaccinant 70% des chiens chaque année, la rage pourrait être éradique. Le ministre Ba a signalé que cette campagne nationale de vaccination contre la rage dans notre pays ciblera 70% de l’effectif total des chiens, soit 94.500 têtes. Le représentant de l’OMSA, Serge Mpouam, a expliqué que le thème de cette année prend en compte les obstacles sur lesquels son organisation a un contrôle, mais aussi la nature transfrontalière de la rage elle-même. « Pour atteindre les objectifs de zéro décès, a-t-il dit, il faut briser plusieurs frontières. Il s’agit notamment de promouvoir la collaboration dans le cadre de l’initiative « Une seule santé », reliant les secteurs de la santé humaine, animale, végétale et environnementale en vue d’une action coordonnée. Pour sa part, Dr Lassana Doumbia, représentant de la FAO, a fait savoir que le Mali a priorisé cinq maladies zoonotiques, parmi lesquelles la rage humaine. « La FAO apporte son soutien à la direction nationale des services vétérinaires pour l’organisation de la Journée mondiale de lutte contre la rage » a-t-il déclaré. NK MD (AMAP)
Fonction publique des collectivités territoriales : 684 postes à pourvoir dans l’enseignement
Bamako, 30 sept (AMAP) Le concours direct pour le recrutement de 684 nouveaux enseignants de la Fonction publique des Collectivités territoriales, au titre de l’exercice budgétaire 2023, a été lancé, dimanche, au lycée Ba Aminata Diallo (LBAD), par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. Ce concours permettra de mettre 684 nouveaux enseignants à la disposition des Académies d’enseignement pour satisfaire les besoins de l’enseignement général, fondamental, technique et professionnel, ainsi que ceux de l’éducation préscolaire et spéciale. Le recrutement concerne 49 spécialités des catégories A et B2 et enregistre la participation de 21.765 candidats répartis entre 21 centres sur l’ensemble du territoire national. Représentant son collègue chargé de l’Administration territoriale, le colonel Abdoulaye Maiga, et accompagné de son collègue chargé de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, et d’autres personnalités, Mahamadou Kassogué a indiqué que ce concours s’inscrit dans la dynamique des efforts du gouvernement « pour promouvoir l’accès à l’emploi au profit de la jeunesse. » Il a instruit les surveillants à faire preuve de rigueur. Le chef du département en charge de la Justice a demandé aux candidats d’être sereins et de compter sur leur travail. Il a souligné que ces épreuves sont placées sous le signe de la transparence et de la récompense du mérite, conformément à la volonté du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. « Nous voulons des cadres valeureux et méritants capables de servir la nation. Cela se réalise à travers le processus d’intégration à la Fonction publique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que les autorités de la Transition ont pris la direction de l’excellence. Pour sa part, le ministre de l’Éducation nationale a affirmé que ce recrutement s’inscrit dans la continuité de la réalisation de la promesse faite par son département de recruter près de 700 enseignants. Dr Amadou Sy Savané a insisté sur la transparence, le sceau qui marque tous les examens et concours du pays. La première enveloppe a été ouverte dans la salle abritant les candidats de la catégorie A qui postulent dans la spécialité «Physique-Chimie». MD/MD (AMAP)
Rentrée scolaire 2024-2025 : De nombreux établissements prêts pour la reprise des cours
Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 27 sept (AMAP) La rentrée scolaire 2024-2025, au Mali, est prévue mardi prochain 1er octobre, ainsi que l’a confirmé le ministère de l’Éducation nationale, dans un communiqué en date du 24 septembre dernier. Comme pour couper court aux rumeurs sur un éventuel report, le communiqué rappelle, sans équivoque, à la communauté éducative, que la rentrée des classes est maintenue pour le 1er octobre prochain. Pour ce faire, le département en charge de l’Éducation multiplie les initiatives et les actions pour une meilleure rentrée scolaire. À cet effet, une leçon modèle intitulée : « Entreprenariat » sera dispensée dans différents établissements scolaires le jour de la rentrée des classes. Pour jauger le niveau de préparation de la reprise des cours, notre équipe de reportage s’est rendue dans quelques écoles. Au lycée privé «Cheikh Anta Diop» de Magnambougou, le proviseur, Thierno Aboubacar Tall, explique que son établissement démarrera l’année scolaire avec une centaine d’élèves repartis entre une classe de 10è année, deux classes de 11è et de 12è années pour huit enseignants. Les orientations des détenteurs du Diplôme d’études fondamentales (DEF) 2024 se font toujours attendre. Mais, l’établissement espère accueillir des élèves parmi les admis à cet examen qui met fin aux études fondamentales. Le même établissement dispose d’une école fondamentale qui s’apprête à recevoir 100 élèves pour 12 enseignants. Tout semble fin prêt aussi au Groupe scolaire «Aminata Diop» de Lafiabougou dont l’effectif est estimé à 4 500 élèves dont 2 302 filles. Ces apprenants seront encadrés par 95 enseignants. Dans cette école, qui comprend un cycle fondamental 1 et 2, le désherbage de la cour a été effectué. Le directeur-coordinateur de l’établissement, Ibrahim Wolomo, explique qu’une réunion préparatoire des responsables de l’établissement s’est tenue au cours de laquelle, il y a eu un débriefing avec les enseignants. Cap sur le lycée du « Centre culturel islamique » (LCCIH) d’Hamdallaye. Nonobstant de nombreuses difficultés financières, le LCCIH doit démarrer les cours avec moins de 200 élèves repartis dans 7 classes disponibles. Il y a deux classes de 10è commune, autant de 11è et trois classes de 12è année pour 21 enseignants. Cet établissement d’enseignement secondaire, après l’orientation des détenteurs du DEF, se retrouvera avec 120 élèves dans les 10è communes, à raison de 60 apprenants par classe. Le proviseur du LCCIH, Sidiki Koné, explique que le nettoyage des classes, le désherbage de la cour, l’affichage de la liste des élèves admis et des redoublants par classe ainsi que la réunion préparatoire ont été faits. Et d’ajouter que toutes les dispositions utiles ont été prises pour l’enseignement de la leçon modèle. SYW/MD (AMAP)
Enseignement privé catholique : Le SYNTEC projette une grève de 72 heures du 8 au 10 octobre
Bamako, 27 sept (AMAP) Le Syndicat national des travailleurs de l’enseignement privé catholique (SYNTEC) a déposé, le 13 septembre dernier, préavis de grève , du 8 au 10 octobre prochains, ont annoncé les syndicalistes qui réclament le paiement de leurs salaires d’août et de septembre 2024 mais, aussi, des allocations familiales, la prime de documentation, l’ouverture des droits à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). « La mise à jour d’une formule de compensation des allocations familiales impayées par diocèse concerné, conformément aux termes du Protocole d’accord de février dernier et la cessation de toute forme de pression contraire à la liberté syndicale des militants et au Code du travail en vigueur » figurent aussi parmi les doléances. Le SYNTEC se réserve le droit de poursuivre avec un autre débrayage de 72 heures, allant du lundi 14 au vendredi 18 octobre 2024, si ses revendications ne sont pas satisfaites. Il n’exclut pas d’enchaîner une grève illimitée jusqu’à satisfaction de ses doléances. Selon le secrétaire aux revendications du SYNTEC, Mady Dembélé, « l’État a subventionné les salaires des enseignants de l’Enseignement catholique privé à hauteur de 80% jusqu’au 31 décembre prochain. » « En outre, ajoute-t-il, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a annoncé la continuité de la subvention pour l’année scolaire 2024-2025. Ce qui signifie que la subvention de l’État est un droit acquis pour cette année scolaire. » Le syndicaliste explique ne pas comprendre que, « jusque-là, aucun enseignant n’ait reçu son salaire du mois d’août, encore moins de septembre. » Et le secrétaire aux revendications du SYNTEC de révéler que « l’État subventionne les salaires de cet ordre d’enseignement à hauteur de 80%. » « Ce montant est mis à la disposition de l’Église (employeur de l’enseignement catholique privé», poursuit-il, en pointant du doigt la gestion de l’Eglise. «Nous ne comprenons pas ce comportement de notre employeur», a-t-il déclaré, ajoutant que chaque assuré de l’enseignement privé catholique paie sa cotisation mensuelle, soit 3,6%, de son salaire à l’AMO et 3,06% pour l’Institut de prévoyance sociale (INPS) sur son salaire brut. «Ces sommes ne sont ni reversées à l’AMO ni à l’INPS et ne sont pas non plus retournées aux assurés. Nous nous sommes rendus compte que l’Église prélève sur nos salaires sans explication », accuse le syndicaliste. L’enseignement catholique privé compte plus de 1 000 enseignants repartis dans 138 écoles fondamentales catholiques pour 6 diocèses (Kayes, Bamako, Sikasso, Ségou, San et Mopti). La subvention de l’État de 80% est destinée uniquement à payer les enseignants en classe. Elle ne couvre pas ceux qui occupent des postes de responsabilité. Le reste des 20% (frais d’inscription des élèves et autres) est mobilisé par les responsables scolaires. SYW/MD (AMAP)
Programme Sahel : Une journée d’échanges pour renforcer l’humanisation de la Maison d’arrêt de correction (MAC) de Ségou
Ségou, 24 sept (AMAP) La Direction régionale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée (DRAPES), avec l’appui financier de l’Organisation internationale de droit du développement (IDLO), a organisé, jeudi dernier, à Ségou, une journée d’échange avec les acteurs de la chaîne pénale. Le substitut du procureur près du Tribunal de grande instance de Ségou, Moussa Diallo, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a souligné que la Maison d’arrêt est un lieu où sont détenus des êtres humains qui ont eux aussi des droits. En sa qualité de vice-président du Cadre de concertation des acteurs de la chaine pénale de Ségou, le substitut du procureur a félicité IDLO pour son initiative bienveillante, de bien vouloir accompagner la Justice malienne et d’autres de la Sous-région, en l’occurrence le Burkina Faso et le Niger, « dans leur mission quotidienne de dire le droit, encore plus en cette période que traverse le Mali et où les justiciables ont soif de justice. » La rencontre d’une journée visait à renforcer l’humanisation de la MAC de Ségou. Il s’agissait particulier d’aborder les conditions de prise en charge des personnes détenues dans la MAC de Ségou ; tenir informés les différents acteurs du milieu pénal et les Organisations de la société civile (OSC) des protocoles de sécurité applicables aux établissements pénitentiaires et favoriser un échange constructif sur les questions de justice pénale et sur la manière d’améliorer l’accès à la justice. Le Directeur régional de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée de Ségou, l’inspecteur principal Abdoulaye Séméga a exprimé tout l’honneur de la DRAPES « d’accueillir la première rencontre des acteurs de la chaîne pénale d’échanger sur des sujets d’actualité comme la gestion des EPES et les mesures de sécurité en milieu carcéral. » « Thématique d’actualité au regard de la dégradation sécuritaire du pays en général et celle de la Région de Ségou en particulier dont les EPES sont impactés car étant des lieux légaux des personnes détenues », a-t-il-dit. Le Mali fait face, depuis 2012, à une crise sécuritaire dont les conséquences ont impacté le bon fonctionnement de l’État, en particulier dans le domaine de la justice. Des établissements pénitentiaires ont été attaqués et détruits accompagnés d’enlèvements et de meurtres d’agents pénitentiaires. En plus des détenus ordinaires que nous connaissons, nous assistons à l’apparition d’une nouvelle catégorie de détenus en lien avec le terrorisme. La Région de Ségou n’échappe pas aux conséquences de cette crise. C’est pourquoi, dans le but d’appuyer le gouvernement à faire aux besoins sécuritaires, l’OIDD/IDLO, à travers son Programme Sahel, « vise à renforcer la qualité de la justice pénale, afin qu’elle soit plus accessible, rapide et responsable. » Au cours des différentes présentations, les experts ont expliqué entre autres les conditions de détention, les mesures de sécurité, les conditions de travail du personnel, la discipline et le travail en milieu carcéral. A la fin de la journée les participants ont recommandé, sur le plan sécuritaire, d’augmenter l’effectif du personnel surveillant en tenant compte de l’aspect genre et d’améliorer la sécurité des établissements pénitentiaires. Ils ont préconisé, sur le plan alimentaire, de former les détenus cuisiniers dans la préparation des menus pour l’amélioration de la qualité des repas et aussi pour faciliter leur réinsertion. Et de tenir compte du renouvellement des provisions à temps. Ils ont, également suggéré, d’organiser des séances d’explication du contenu du R.I à tous les détenus des MAC pour une meilleure compréhension et de renforcer et équiper les ateliers de formation et de production. Renforcer les actions de sensibilisation et d’éducation par la société civile au niveau communautaire faciliter, à travers des actions de la société civile, la réinsertion des détenus, ont été d’autres recommandations fortes de cette journée d’échange. ADS/MD (AMAP)
Ségou : 21 journalistes et bloggeurs formés sur le journalisme sensible aux conflits
Ségou, 24 sept (AMAP) Vingt-un journalistes et bloggeurs de la Région de Ségou (Centre) ont pris part du 20 au 21 septembre, à un atelier de formation sur le journalisme sensible aux conflits, a c9nstaté l’AMAP. Cette session a été financée par l’ambassade des États-Unis au Mali et initiée par le formateur et ancien directeur général de l’Office de radio et télévision du Mali (ORTM), Salif Sanogo. L’atelier de formation a abordé, entre autres modules, des consignes de sécurité dans le cadre d’une couverture médiatique, à l’éthique et la déontologie du journalisme, la loi sur la cybercriminalité, les fake news et deepfakes aux principes du journalisme économique. Les participants repartis en 4 groupes ont également effectué des exercices dans les conditions du direct suivis d’une séance de correction avec le formateur Salif Sanogo. L’objectif visé à travers cette session est de promouvoir un journalisme éthique, professionnel et sensible aux conflits. D’après Salif Sanogo, le Mali est victime d’une guerre informationnelle. Face à cette situation, il faut que les journalistes sachent décrypter les messages et ce qui est approprié de dire et de faire dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie de notre profession, a-t-il expliqué. Dans un monde en constance évolution, l’apprentissage continu permet de se démarquer et de répondre aux enjeux actuels. M. Sanogo estime qu’ «on a beau avoir des formations diplômantes et toutes les attestations du monde, de temps à autre, il est indispensable de se recycler pour actualiser ses connaissances et rester à jour dans son domaine. » Quant à Amadou Abdoulaye Haïdara, au nom du bureau de la coordination régionale de l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL) de Ségou, il a adressé ses remerciements les organisateurs de cet atelier pour le choix porté sur Ségou pour abriter cette session de renforcement de capacités. Quant au directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Boureïma Ongoïba, qui a presidé l’ouverture de l’atelier, il a souligné que les journalistes jouent un rôle éminemment important dans le traitement et la diffusion de l’information en temps de crise. Selon lui, « cet espace du donner et du recevoir permettra aux journalistes et bloggeurs d’œuvrer au renforcement de la cohésion social et du vivre-ensemble. » À l’issue des deux jours de travaux, les participants ont, chacun, reçu un certificat de participation. MS/MD (AMAP)
Diéma : prière collective pour la pluie
Diéma, 06 sept (AMAP) L’Imam de la grande mosquée de la ville de Diéma (Ouest), El Hadji Salim Sacko, a initié, ce vendredi matin, une prière collective, sur la place d’indépendance, pour la pluie, a constaté l’AMAP sur place. Plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, ont imploré le Tout-puissant, afin qu’Il fasse pleuvoir, à Diéma où depuis près de vingt jours, une seule goutte de pluie n’a arrosé la terre de cette localité, reconnue cependant comme zone agro-sylvo-pastorale. On craint que la campagne agricole de cette année ne soit perdue. Selon l’Imam Salim Sacko, « ce genre de prière était organisé par le Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui), chaque fois qu’il y avait un arrêt prolongé des pluies. » Ainsi, chaque fidèle a fait quelques rakats avant de prêter une oreille attentive aux précieux messages du guide religieux. L’heure est grave à Diéma. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer. Les personnes et les animaux souffrent énormément de l’absence prolongée de pluie. Les producteurs agricoles commencent à perdre espoir. A l’heure actuelle, toutes les cultures sont attaquées par la moisissure. OB/MD (AMAP)
Koutiala (Sud) inaugure ses premiers feux tricolores
Koutiala, 05 août (AMAP) La ville de Koutiala, dans le Sud du Mali, a étrenné ses premiers feux tricolores lors d’une cérémonie officielle, jeudi, au rond-point Zanga Coulibaly, dans la nouvelle capitale régionale. Le gouverneur de Région, le général de brigade Abdoulaye Cissé, a présidé cette cérémonie à laquelle ont pris part plusieurs personnalités. Le rond-point Zanga Coulibaly connait un trafic intense de véhicules et d’engins de toutes catégories et constitue un point critique de convergence où la circulation n’est pas sans risque. La place a connu, assez souvent, des accidents de la circulation routière dont certaines sont été tragiques. De janvier à septembre 2024, la police a enregistré 148 cas d’accidents, 196 blessés et 03’morts. « C’est pourquoi, les feux tricolores viennent à point nommé », a dit le gouverneur de Région. Selon le général Abdoulaye Cissé, ces deux feux tricolores « vont sans nul doute réduire le taux d’accidents de la circulation routière dans la ville de Koutiala. » ID/MD (AMAP)
La douane malienne saisit 148 briques de cannabis à Diboli (frontière sénégalaise)
Bamako, 05 août (AMAP) Le bureau secondaire des Douanes du Mali, à Diboli (Ouest), à la frontière avec le Sénégal, a saisi, lundi, 148 briques de chanvre indien transportées sur deux motos, indique un communiqué des services de communication de la direction générale. Selon ce texte, publié mercredi, la drogue, en deux colis, aurait pu être introduits sur le territoire national, n’eut été la vigilance des soldats de l’économie Le Bureau secondaire des douanes de Diboli n’est pas à sa première saisie de drogue. La dernière remonte au jeudi 8 août 2024 quand une patrouille a mis la main sur 78 briquettes de cannabis provenant de Bamako et à destination du Sénégal. Le produit prohibé était caché dans l’habitacle d’une vieille voiture. Pour l’extraire, les douaniers ont dû démonter les sièges arrière, avant d’ouvrir les parois de séparation du coffre du véhicule. AT/MD (AMAP)
La justice malienne ouvre une enquête contre deux organisations pour « atteinte au crédit et à la sureté de l’État » (Communiqué)
Bamako, 20 mai (AMAP) Le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, Dr Adama Coulibaly, a annoncé, jeudi, avoir ouvert une enquête judiciaire contre les responsables de deux organisations, pour avoir annoncé « la mise en place d’organes et institutions parallèles aux autorités de la Transition. » , Dans un communiqué, le procureur indique que les propos de ces organisation sont de nature à troubler l’ordre public et susceptibles de constituer une infraction «d’atteinte au crédit de l’État». Dr Coulibaly dit avoir constaté, dans des publications relayées sur le cyberespace, faites par « des organisations dénuées de toute existence juridique dénommées ‘Panel des Démocrates Maliens’, et ‘Convergence pour une transition civile’, des propos qui troublent l’ordre public», précise le communiqué. Selon le chef de la juridiction spécialisée, les auteurs des publications incriminées, tout en incitant les citoyens à se soulever contre les institutions établies, annoncent la création d’organes et d’institutions parallèles. Le procureur explique que les auteurs de ces publications ont, par la même occasion, « incité d’autres organisations et les citoyens à participer à une entreprise visant à porter atteinte à la sureté de l’État. » Il a rappelé que les responsables de ces agissements s’exposent à des poursuites et à des sanctions pénales prévues par la législation en vigueur. Ce, en application des dispositions du code pénal et de la Loi n°2019-056 du 5 décembre 2019 sur la cybercriminalité pour des faits d’ « atteintes au crédit et à la sureté de l’État, d’incitation à la violence et au crime par le biais d’un système d’information. » AT/MD (AMAP)

