Audience au CESEC : Le Directeur général de l’AMAP reçu par le président Yacouba Katilé
Bamako, 14 mar (AMAP) Le Président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Yacouba Katilé a reçu en audience, jeudi 13 mars, une délégation de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), conduite par son Directeur général, Alassane Souleymane, a constaté l’AMAP. Les échanges ont porté notamment sur la situation actuelle de l’AMAP, la nouvelle dynamique impulsée par le Directeur général et les perspectives de collaboration entre les deux structures. « Le CESEC est l’un des piliers de l’architecture institutionnelle. Nous avons dressé la situation que souffre l’AMAP qui demeure résiliente. Nous avons réitéré notre disponibilité à accompagner l’institution en termes de visibilité », a déclaré au président du CESEC, le directeur de général de l’AMAP, qui a pris fonction en octobre 2023. Alassane Souleymane a expliqué au président Katilé, que cette initiative participe de la mise en œuvre du plan stratégique de développement et de promotion de l’AMAP. Ainsi, le CESEC constitue la première étape de la série de visites de l’AMAP auprès des départements ministériels et des institutions de la République. En retour, M. Katilé a félicité la Direction de l’AMAP pour cette heureuse initiative. « Nous avons aussi besoin de vous pour donner plus de lumière à nos activités », a-t-il indiqué. A son visiteur du jour, le président Yacouba Katilé a réitéré l’accompagnement de la 7e Institution de notre pays. ST/MD (AMAP)
Bamako : Rentable ? L’agriculture périurbaine
Par Moussa M. DEMBELE Bamako, 13 mar (AMAP) La culture des céréales sèches, le maraîchage, l’élevage et la pisciculture, sont entre autres, des activités menées par de nombreux Bamakois. Parmi ceux-ci, figurent des fonctionnaires en activité ou à la retraite, des agents du secteur privé et des commerçants. La plupart de ces personnes vont au champ, juste pour meubler leur temps de loisirs et non par nécessité. Ces producteurs périurbains sont majoritairement confrontés au manque de manœuvres, d’ouvriers agricoles et de financement, parmi tant d’autres. A ces difficultés, s’ajoutent les défis du changement climatique. « Le champ ne nous rapporte rien. On ne fait que gaspiller notre argent. J’exerce cette activité juste par passion sinon, je n’en tire aucun bénéfice. Or, avec l’argent que j’ai investi dans mon champ, je pourrais faire d’autres choses », nous raconte cet ingénieur des mines, qui a pris sa retraite anticipée pour se convertir dans l’agriculture périurbaine. Nous lui avons rendu visite dans son champ où il nous a briefé sur la situation de ses six hectares, situés sur la route de Ségou, à quelques kilomètres de Kasséla. S’exprimant sous anonymat, ce « paysan de circonstance » précise qu’il a été victime de plusieurs cas de vols orchestrés par ou avec la complicité de ses ouvriers. À en croire notre interlocuteur et bien d’autres, cette forme d’agriculture n’est pas rentable en dépit de la passion qu’elle suscite chez ces cadres ou salariés. À moins d’une heure de route, notre équipe de reportage arrive à destination. À travers une visite guidée des lieux, le propriétaire nous explique les difficultés qu’il rencontre dans son entreprise. « Vous voyez l’espace, c’est une superficie de six hectares. J’ai investi plusieurs millions de Fcfa dans l’exploitation. Cependant, je ne peux pas dire que le champ m’a rapporté des bénéfices ou fait gagner telle somme », affirme-t-il. Et d’ajouter que, dans l’avenir, ce champ peut lui servir d’habitation. Mamadou Dao abonde dans le même sens que ce vieux retraité. « J’ai été élevé dans une localité où l’agriculture est la principale activité. D’où mon intérêt pour cette activité », confie-t-il. Ce natif de la Région de Sikasso est un économiste de formation qui évolue actuellement dans l’agriculture, depuis 1997, à N »Golobougou, situé à quelques kilomètres de la ville de Bamako. Dans cette localité proche de la Cité universitaire de Kabala, dans la Commune de Kalaban-Coro, M. Dao possède environ cinq hectares. Selon lui, l’État doit revoir sa politique d’aide aux agriculteurs pour assurer l’autosuffisance alimentaire. « Aujourd’hui, je pense que les autorités doivent valoriser l’agriculture pour aider les familles à vaincre la faim, la misère et promouvoir le développement local. Après les récoltes, l’État doit nous aider à vendre nos produits à des prix raisonnables ou rentables, sinon les commerçants gagnent plus que nous les producteurs », fait savoir Mamadou Dao. Cette activité n’est qu’une passion pour lui. Il estime qu’à la fin du mois, après les dépenses, il ne gagne pas de bénéfice. « Je fais l’agriculture juste par plaisir. En fin compte, ce que je dépense par mois, dans l’exploitation de mon champ et les frais de déplacement, est minime par rapport à ce que je gagne », précise-t-il. Dans la même dynamique, Mamadou Dembélé pratique l’agriculture périurbaine depuis 2020. Il cultive de l’arachide et fait aussi le maraîchage. Ce natif de Koutiala regrette d’avoir investi dans un champ parce que, soutient-il, il n’y trouve pas son compte en retour. « Quand j’achetais mon champ, j’étais vraiment motivé pour contribuer à l’autosuffisance alimentaire. Après cinq ans d’activité, je me rends compte que c’est une entreprise très compliquée et moins rentable. Par mois, je peux dépenser 150 000 Fcfa pour le déplacement ainsi que pour la main d’oeuvre. Alors que je n’ai jamais fait une production de cette valeur, même après quatre mois d’activité », confie-t-il à l’AMAP. Le nouveau producteur envisage de s’engager dans un business différent de l’agriculture. Pour aider ces exploitants à faire face aux problèmes l’agriculture périurbaine et à défendre leurs intérêts, un collectif des acteurs a été créé en 2024 dans le but de collaborer avec l’État pour développer le secteur. Le trésorier général de la coopérative, Ousmane Sylla, explique que ce « collectif rassemble les agriculteurs, éleveurs et pisciculteurs pour favoriser le secteur afin que tout le monde puisse avoir satisfaction ». « Le but principal de cette association est, selon lui, de trouver une solution durable aux difficultés (problème de ressources humaines et de commercialisation). » Le regroupement compte collaborer avec l’État pour lutter contre l’insécurité alimentaire, notamment, en misant sur l’agriculture périurbaine. Contrairement à ces producteurs, d’autres affirment que l’agriculture pratiquée dans les environs de Bamako est une bonne affaire mais qui exige « un don de soi. » L’agriculture est une activité lucrative qui prend en compte plusieurs facteurs. « Lorsque vous vous engagez dans ce secteur, avec une volonté bien affichée, un projet bien établi, vous avez la possibilité d’y faire progresser rapidement votre entreprise agricole. Car, l’agriculture aujourd’hui, n’est plus de subsistance mais plutôt un business », explique Bréhima Sogoba. Ce journaliste, qui parvient à se tirer d’affaires est, lui-même, son propre manœuvre. « La difficulté dans l’agriculture, est la gestion des ressources humaines. Dans toute entreprise, lorsque vous avez des difficultés majeures liées à cette question, vous aurez du pain sur la planche. Cela freine la réussite de beaucoup de personnes dans ce domaine », dit-il. « En plus de la cherté du matériel ou des équipements agricoles, l’accès au financement est difficile », argumente notre confrère. Malgré l’existence des structures d’accompagnement, cet interlocuteur estime que l’accès au financement reste toujours limité. À ce propos, M. Sogoba accuse : « si certaines catégories de personnes continuent de bénéficier de fonds, les vrais acteurs n’en trouvent pas. » HUIT MILLIONS DE CHIFFRES D’AFFAIRES – Conscient qu’aujourd’hui, l’agriculture est l’une des activités les plus prometteuses, un commerçant qui a voulu garder l’anonymat, avoue avoir abandonné le commerce au profit de l’agriculture dans la périphérie de Bamako. « Avec un chiffre d’affaires de huit millions de Francs Cfa par campagne », cet entrepreneur de renom savoure son succès,
Ramadan : La tradition du Yogoro et du Sarawalé en perte de vitesse
Bamako, 12 mars (AMAP) – Habillés à la manière de bouffons d’habits faits de vieux sacs de jute, des masques confectionnés dans de vieux cartons, de le visage et d’autres parties du corps enduis de cendre, des enfants se déguisent en marionnettes, appelées « Yogoro », à partir de la claire de lune du mois de ramadan, et ce, jusqu’à la disparition du croissant lunaire du même mois, ils se déplacent de famille en famille pour chanter et recevoir, en retour des étrennes et cadeaux en céréales ou argent. Des groupes de jeunes filles, pour leur part, chacune, une calebasse dans une bassine d’eau en guise d’instrument à musique, font du porte-à-porte pour chanter, le « Sarawalé ». Les filles reçoivent, également, en retour des récompenses en nature, des céréales ou de l’argent. C’est une vieille tradition du mois de ramadan au Mali. Depuis le 10è jour de ce mois sacré, précisément le lundi dernier, après le coucher du soleil, des jeunes garçons et filles arpentent les rues des quartiers de la capitale malienne, Bamako. Ce que les garçons pratiquent s’appelle le « Yogoro. » Ils chantent le « Yogoro » qui signifie la peur. Ainsi, dans leur chanson en bamanan, ces garçons disent « anw ma Yogoro ye wa », Vous ne voyez pas le Yogoro ? pour dire « même pas peur ». Dans ce jeu de marionnettes, tout d’un coup celui qui porte le masque appelé « Dondoni » se met à terre. Une fois le totem/ fétiche à terre, les autres membres groupes font chanter la famille où ils se trouvent. « Le Dondoni est mort ! Il lui faut des céréales ou de l’argent pour rescusiter. » « C’est une pratique qui existe depuis longtemps », se remémore Youssouf Fané, chef de famille à Samè, dans la Commune III du District de Bamako, au passage d’un groupe dans sa famille. « Par contre, selon lui, la pratique commence, depuis quelques années, à avoir de moins en moins d’attrait pour les enfants. « Les enfants ne font plus aussi bien qu’avant cette pratique », dit Moussa Coulibaly, responsable de famille au Badialan III, en Commune III du District de Bamako. Il estime que les chants sont mal interprétés et que les enfants d’aujourd’hui ne savent même pas ce qu’ils disent, encore moins ce qu’ils chantent. OD/MD (AMAP)
Bamako : La saison des mangues est ouverte
Par Makan SISSOKO Bamako, 12 mar (AMAP) Les mangues sont très appréciées des consommateurs pour leur saveur. D’où l’affluence autour des vendeurs et vendeuses des marchés et coins de rue que l’on observe a l’ouverture de la saison de ce fruit. Chaque année, lorsque la saison des mangues arrive, les marchés et les rues de la capitale prennent de nouvelles couleurs. Dès les premiers jours de la campagne de récolte, les étals sur les abords des routes se remplissent de ces fruits jaunes, verts ou rouges, agréable au regard comme au gouter. Un tour sur ces marchés improvisés, vous constaterez que la mangue, bien plus qu’un simple fruit, est au centre d’une véritable effervescence commerciale. L’ambiance du côté des vendeurs, acheteurs et transformateurs est particulière autour de ce fruit considéré comme l’or vert du Mali. À l’entrée du marché de Sabalibougou, quartier situé en Commune V de la capitale Bamako, il y a de l’agitation. Des paniers en plastique et des caisses en bois débordent de mangues fraîches, allant des variétés locales comme la «Kent» – particulièrement appréciée pour sa douceur et sa texture -, à la variété «Irwin» dont le nom vernaculaire est «Den bléni». « C’est déjà la saison des mangues et c’est ce que tout le monde attendait », assure Roukiayatou Diarra, une vendeuse de mangues dans un coin de rue. Assise sous un abri de fortune, elle regarde passer les clients, les saluant d’un geste amical. « Les mangues sont très bonnes cette année, il y en a pour tous les goûts et les prix sont relativement abordables », dit-elle pour séduire les clients. À ses côtés, un homme âgé vêtu d’un boubou blanc assorti d’un bonnet rougeâtre posé sur sa tête, trie les mangues dans un panier rempli avant d’acheter. « Maintenant, les mangues commencent à arriver sur le marché, mais les prix ne sont pas du tout abordables. Ici, à Bamako, la mangue n’est pas juste un fruit, elle fait partie de nos traditions », dit-il en souriant. Les mangues sont vendues non seulement sur les marchés, mais aussi aux abords des voies de grande circulation, là où les passants/clients peuvent facilement s’arrêter. Chaque coin de rue semble être propice pour les vendeurs, installés sous des parasols ou des bâches, pour proposer leurs produits à côté d’autres fruits très prisés en ce mois béni de Ramadan comme la banane, l’orange, le melon etc. « Nous sommes là depuis 6 heures du matin et les clients ne manquent pas », confie Moussa Traoré, un jeune vendeur qui dispose ses mangues sur le trottoir du quartier de Kalaban Coura, près du marché. « Les acheteurs viennent tous les jours, et certains arrivent même de loin, juste pour avoir de bonnes mangues », explique-t-il. DES PRIX VARIABLES – Les mangues de Moussa proviennent principalement de la Région de Koulikoro (près de Bamako). Le revendeur soutient qu’en début de campagne, c’est le coût du transport et la rareté du fruit qui expliquent la cherté du fruit sur le marché. « Ce qui fait qu’au-delà de l’ambiance qui se crée autour des étals, souvent certains clients viennent juste pour négocier les prix pour ensuite repartir sans rien acheter », dit-il. Ses prix varient entre 500 et 1 000 Fcfa le tas de 3 à 5 mangues et l’unité entre 200 et 300 Fcfa, voire 500 Fcfa en fonction des qualités. Aux abords de la route principale menant à l’aéroport international Président Modibo Keïta Sénou, les points de vente se multiplient. Là, la scène est plus cordiale. Un groupe de jeunes femmes installées sous un arbre, propose des mangues aux automobilistes et passants. Les clients sont nombreux, mais chacun semble prendre son temps pour discuter, échanger des recettes ou des astuces pour choisir la mangue parfaite. Cet endroit de la capitale est réputé pour la vente de fruits frais en toute saison de l’année. « Chez nous, en famille, dès que la mangue arrive, c’est la fête. À chaque descente de travail, les enfants n’attendent que ça à la maison », raconte Fatoumata, une mère de famille, habillée en tenue de sport qui vient de garer sa voiture. Elle espère que les récoltes seront excellentes cette année pour que les prix des mangues deviennent abordables. Ce qui constitue un point de discussions avec les acheteurs. « Pour le moment, les mangues sont plus chères cette année, contrairement aux autres années », fait savoir Bintou Diarra, une autre ménagère qui estime que la situation est consécutive à l’état d’approvisionnement du marché. Pour certains, cette hausse reste acceptable, car la mangue est une source de plaisir gustatif incontournable de la saison. « Le prix a augmenté, mais la qualité aussi. Il faut reconnaître que les mangues proposées à la vente sont récoltées sur l’arbre où elles ont subi un processus de mûrissement naturel. Et pour cela, les clients sont prêts à payer un peu plus », affirme un autre vendeur de la même place, tout en ajustant une pile de mangues. À mesure que la campagne progresse, la mangue continuera d’occuper une place prépondérante dans l’économie du pays. Au fil des jours, les rues de Bamako arboreront de couleurs vives de ce fruit juteux. Les mangues vendues actuellement proviennent essentiellement des localités de la Région de Koulikoro, de la Commune rurale du Mandé (Ouest) ainsi que de la Région de Sikasso (Sud). Des localités comme Siby, vers la frontière de la République de Guinée, sont particulièrement connues pour leur production précoce de mangues. Les premières mangues qui apparaissent sur le marché, dès début février, proviennent souvent de cette localité, située à environ 60 km de Bamako sur la route nationale RN5 et les localités environnantes (Bancoumana, Karan, Naréna, Samaya etc.) MS/MD (AMAP)
Géolocalisation : Ninacad-Adresse couvre plus d’un million lieux ou parcelles en milieu rural et urbain (Officiel)
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 12 mar (AMAP) Le Secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière, le colonel-major Checkné Mamadou Diéffaga a révélé, lundi, à Bamako, que l’adressage numérique «Ninacad-Adresse» couvre environ 1 500 000 lieux/parcelles en milieu urbain et rural. Ce chiffre porte sur les six communes du District de Bamako, les anciennes communes de Kalaban-coro, Moribabougou, N’gabakoro-Droit et Sankarebougou, plus les communes urbaines et rurales limitrophes du Cercle de Kati et la ville de Ségou (Centre). Le colonel-major Diéffaga intervenait lors de la présentation de la plateforme «Ninacad-Adresse», à la Primature, au Comité de pilotage chargé de la digitalisation de l’Administration, présidée par le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, président de ce Comité. En présence des membres du gouvernement, l’officier a expliqué que «Ninacad-Adresse» est un code de six chiffres pour chaque parcelle ou lieu, des coordonnées géographiques, une géolocalisation couplée au système de navigation de chaque lieu. C’est aussi une application mobile gratuite et un portail web, une base de données sécurisée de gestion des informations. « Son déploiement dans les villes de Koulikoro et Sikasso est en cours », a-t-il précisé. Ce système d’adressage numérique permet à la population de disposer d’une application de géolocalisation en milieu rural et urbain, d’une base de données moderne de gestion et de connaissance de la ville. « Ninacad-Adresse a été initié pour répondre à la volonté des autorités maliennes de moderniser l’Administration à travers la digitalisation. C’est un outil de gestion et de connaissance de la ville », a expliqué le secrétaire permanent de la réforme domaniale et foncière. Il a ajouté que la plateforme est appelée à évoluer pour répondre aux besoins de l’Administration, des collectivités et des citoyens. « L’application permet de localiser les personnes physiques, les activités ou les entreprises dans une localité et de faire des recherches d’information. Elle permet, également, d’optimiser l’intervention des services d’urgence et de livraison », a poursuivi Checkné Mamadou Diéffaga. Selon une note d’information fournie à la presse, «Ninacad-Adresse» intervient en un moment où l’adressage physique est marqué par le caractère non complet et non exhaustif d’une part et par le caractère non numérique d’autre part. Ainsi, la nouvelle plateforme va favoriser la facilitation du repérage pour la promotion du e-commerce et des services de livraison, l’identification dans le cadre des services des impôts, l’optimisation des interventions des services de secours d’urgence. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré, a assuré avoir pris bonne note des suggestions pour améliorer l’application «Ninacad-Adresse» afin qu’elle puisse répondre aux attentes de l’Administration. « Cette application répond aux besoins des populations », s’est félicité, pour sa part, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a salué la démarche. De son côté, le chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, a salué l’initiative avant d’exhorter l’équipe du Secrétariat permanent de la réforme domaniale et foncière « à poursuivre les échanges avec celle chargée de la digitalisation de l’Administration. » BBC/MD (AMAP)
Environnement : Atelier de validation de la Stratégie nationale de sécurité climatique du Mali
Bamako 11 mar (AMAP) L’atelier de validation de la Stratégie nationale de sécurité climatique du Mali et son plan d’action se tient, du 11 au 13 mars 2025, à Bamako avec pour objectif pour les acteurs du domaine d’échanger sur le rapport provisoire de la stratégie nationale et son plan d’action et également faire des recommandations. Selon le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du développement durable, Moussa Diarra, qui présidé l’ouverture, cette stratégie nationale dont l’atelier de validation regroupe les représentants des gouverneurs et les élus communaux des régions, « permettra de répondre aux défis croissants causés par les changements climatiques. » La stratégie nationale de sécurité climatique est le fruit d’un processus de concertation approfondie menée à travers plusieurs rencontres stratégiques et techniques. De l’atelier national de concertation de septembre 2024 à Bamako, à l’atelier de planification d’octobre 2024 à Ségou en passant par les travaux du comité Ad hoc en février 2025. « Votre participation démontre votre attachement à la protection de notre environnement et à la consolidation de la paix et de la sécurité dans un contexte où le changement climatique devient un facteur croissant d’instabilité », a déclaré le secrétaire général, en présence des partenaires techniques et financiers dont Roland Seri, représentant résident adjoint du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de l’ambassadeur de Belgique, Patrick Deboeck, de la secrétaire exécutive de l’Autorité du Liptako Gourma (ALG), Hawa Aw et le représentant du maire de la Commune IV. Quant aux partenaires techniques et financiers (ALG, Royaume du Belgique, PNUD), ils ont tous affirmé leur engagement et soutien aux autorités maliennes pour tout projet de lutte contre le dérèglement climatique. Ils se sont réjouis « de la concertation approfondie des acteurs concernés », lors du processus de l’élaboration de la stratégie, tout en invitant les participants à évaluer avec rigueur et sérénité le rapport provisoire de validation de la stratégie nationale de sécurité climatique au Mali et son plan d’action. MD/MD (AMAP)
Kangaba : Marchés bien approvisionnés pour le Ramadan, prix stables
Kangaba, 11 mar (AMAP) Les marchés sont suffisamment approvisionnés et les prix des produits de première nécessité restent stables, à Kangaba, a environ 95 km, à l’ouest de Bamako, en ce début de Ramadan, selon les commerçants et le président de la Chambre locale de commerce, Yaya Magassouba. Les vendeurs de céréales, bouchers et détaillants, rencontrés au grand marché de la ville, confirment « la disponibilité des produits essentiels. » Yaya Magassouba assure qu’ « aucune rupture de stock ou hausse de prix n’est à craindre durant le mois saint. » Cette stabilité vise à garantir l’accès aux denrées pendant une période de forte demande. La situation est sous contrôle, selon les observations de l’AMAP sur place. Le riz gambiaka est cédé entre 25 000 à 27 000 Fcfa le sac, selon les variétés ; le riz importé coûte entre 24 000 et 26 000 Fcfa. Le maïs et le sorgho sont vendus à 15 000 Fcfa les 50 kg ; le petit mil entre 20 et 21 000 Fcfa les 50 kg, le fonio, 750 Fcfa le kg Le sucre est vendu à 650 Fcfa le kg, 28 000 Fcfa le sac de 50 kg. L’huile est vendue sur les étables à 23 000 Fcfa (qualité supérieure) ou 19 000 Fcfa le bidon de 20 litres. Le kg de farine est vendu à 500 Fcfa. Toutefois, les bouchers déplorent des marges réduites. Ils assurent que le prix élevé des animaux les oblige à vendre à perte depuis plusieurs mois, ajoutant que « la viande rouge avec os est vendue à 500 Fcfa le kg, 3 000 Fcfa sans os. » Les commerçants détaillants, eux, soulignent la stabilité des prix, un constat appuyé par le président de la Chambre de commerce. SD/OS/MD (AMAP)
Sit-in du syndicat des banques contre l’arrestation d’agents d’Ecobank-Mali
Bamako, 11 mar (AMAP) Les employés de plusieurs banques de Bamako observent, depuis lundi, un sit-in de 72 heures pour demander la libération de deux agents d’Ecobank, a constaté l’AMAP sur place. « Ces agents d’Ecobank ont été mis sous mandat de dépôt pour avoir transmis des messages swift (garanties) en toute conformité avec la réglementation bancaire et des procédures d’Ecobank», indique un communiqué rendu public, samedi dernier, par la section syndicale des Banques. En plus du sit-in, les manifestants ont décidé de « l’arrêt immédiat de tout transfert de garanties de la société Énergie du Mali (EDM-SA), des structures publiques et parapubliques jusqu’à nouvel ordre. » Lundi matin, aux environs de 8 heures, devant les locaux de plusieurs établissements bancaires de la capitale malienne, les protestataires brandissaient des pancartes : « Libérez Biram Diop et Alassane Touré», «Notre fonction mérite mieux que la prison», «Qui connaît mieux les procédures bancaires que les banquiers» sont, entre autres, slogans qu’on pouvait lire. A notre passage au siège de la Banque malienne de solidarité (BMS) à l’ACI 2000, les agents avaient occupé la voie devant leur établissement. Ils avançaient à petits pas, brandissant des pancartes et scandant : « A bas l’injustice », « Ensemble, nous sommes forts. Unis, nous vaincrons ». Selon le secrétaire général du comité syndical de la BMS, Cheick Oumar Diakité, « nos camarades ont été envoyés en prison pour avoir appliqué la loi. » M. Diakité explique que l’opération que les mis en cause « ont effectuée consiste, pour un banquier, à relayer à sa banque un message en provenance d’une autre. » « Dans ce cas, le banquier n’est ni de près ou de loin responsable du contenu de ce message’, soutient-il. « L’opération dont il s’agit n’est pas celle d’Ecobank, mais plutôt une opération qui concerne la Banque de développement du Mali (BDM) et son client qui est Ecobank-Tanzanie, représenté dans notre pays par Ecobank-Mali », poursuit-il. « L’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBEF) s’est réunie et a trouvé que les procédures ont été appliquées conformément aux textes », informe Cheick Oumar Diakité. Tout comme les groupes Ecobank. « On ne sait pas, aujourd’hui, pourquoi ils sont en prison. Nous attendons à ce qu’ils libèrent nos camarades qui ne sont pas concernés par le contenu du message qu’on leur reproche », assure-t-il. Devant plusieurs autres banques, les manifestants affichaient la même détermination. Sous un soleil de plomb, vers 9 heures, le secrétaire général du comité syndical d’Orabank, Ogotembeloum Guindo accompagné de ses collègues, criait son mécontentement. « On réclame juste la libération de nos camarades, rien de plus », a déclaré M. Guindo. Ses collègues d’Ecobank sont dans la même dynamique. « Nous allons mener ce combat jusqu’à la libération inconditionnelle de nos camarades qui ont été injustement emprisonnés dans l’exercice de leur fonction », a insisté Mamadou Sékou Traoré, secrétaire général du Comité syndical de la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Les employés de banque entendent durcir leur manifestation si leurs camarades ne sont pas libérés. Une assemblée extraordinaire, prévue jeudi prochain à la Bourse du travail, précisera la suite à donner à ce mouvement d’humeur. FC/MD (AMAP)
Ménaka (Nord) : Le salaire de près de 150 enseignants suspendu pour « abandon de poste »
Bamako, 11 mar (AMAP) Le salaire de quelque 150 enseignants de Ménaka, dans le Nord du Mali, est suspendu à compter du 1er avril 2025 pour « abandon de poste » selon une décision, le gouverneur de la Région, le colonel-major Lanzeni Konaté. « Pour compter du 1er avril 2025, le salaire des enseignants en abandon de poste dans l’Académie d’enseignement de Ménaka (…), est suspendu jusqu’à nouvel ordre », indique la décision datée de lundi. Parmi les enseignants concernés, 141 sont de l’enseignement fondamental, 7 de l’enseignement secondaire et 3 de l’enseignement préscolaire. Dans sa décision, le gouverneur de Ménaka indique avoir invité le 22 février 2025 les enseignants en abandon de poste « à rejoindre leur établissement au plus tard le 3 mars 2025. » Le colonel-major Lanzeni Konaté a fait savoir que sa décision intervient après une rencontre tenue à la mairie de Ménaka le 27 janvier 2025 portant sur l’absentéisme des enseignants en question. Une autre réunion s’est tenue le 20 février, pour prendre des mesures face à leur comportement MD/MFD (AMAP)
Non-respect des prix : La direction du Commerce ferme des boutiques à Kayes
Kayes 10 mar (AMAP) La direction régionale du Commerce et de la Concurrence de Kayes (Ouest), capitale de la 1ère région administrative du Mali, a procédé, lundi, à la fermeture de certaines boutiques à Diboli, à la frontalière du Sénégal, pour non-respect des prix du sucre, annonce la cellule de communication du gouvernorat. « La fermeture de ces boutiques pose la problématique du respect de la réglementation en vigueur dans le domaine du commerce. Les autorités régionales sont déterminées à s’investir pour que les marchés soient suffisamment approvisionnés en vivres et que les prix soient abordables pendant le mois de Ramadan afin de soulager les populations », explqiue la même source. A la vielle du mois de Ramadan, le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, s’était, en compagnie du directeur régional du Commerce et de la Concurrence, rendu en certains points de vente et magasins de la Cité des rails pour s’assurer de la disponibilité des stocks alimentaires et des prix. A l’issue de cette descente sur le terrain, il avait invité les opérateurs économiques à vendre les vivres (céréales et autres produits alimentaires) conformément aux prix plafonds. Moins d’un mois avant, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence de Kayes, Robo Bayo, et ses agents avaient saisi d’importantes quantité de produits périmés et avariés en certains points de vente de la ville de Kayes. Il s’agit de produits alimentaires et de médicaments d’une valeur de 455 millions de Fcfa. Les produits alimentaires ont été incinérés le 15 février 2025, en présence des services compétents dont la direction régionale de la santé. « Nous avons estimé que ces produits sont impropres à la consommation. Les conditions de conservation de certains médicaments ne sont pas bonnes même si leur délai d’expiration n’est pas encore dépassé. On constate également que les boissons sont conservées dans des lieux inappropriés. Les salles de conservation des produits, dont les boissons et les médicaments, ne sont pas aérées », a expliqué M. Bayo qui a saisi la justice de Kayes le 21 janvier 2025. Dans un entretien avec l’AMAP, Robo Bayo a expliqué que la direction générale du Commerce et de la Concurrence et ses services régionaux « peuvent initier des missions à tout moment pour s’assurer de la bonne application de la Loi N°2015/036/ du 15 juillet 2015 portant protection du consommateur. L’article 38 de cette loi stipule que « les prix des biens, produits et services sont libres sur toute l’étendue du territoire national et sont déterminés par le seul jeu de la concurrence. » « Toutefois, dans les secteurs économiques et dans les localités ou la concurrence par les prix est limité pour quelque raison que ce soit, dans des situations de crise ou dans les cas de hausse excessive sur le marché, le gouvernement peut, par décret pris en Conseil des Ministres, réglementer, fixer ou limiter la concurrence sur les prix. » D’après l’article 49 de la loi, « la détention en vue de la vente, la vente ou l’utilisation de biens toxiques, nocifs ou dangereux pour la santé du consommateur en dehors des dispositions réglementaires sont interdites. » « Notre hiérarchie nous a instruit de faire des saisies car, les gens peuvent influer sur le cours des marchés pendant les périodes de grande consommation comme le mois de Ramadan, les périodes de fêtes, surtout celles de fin d’années. Certains peuvent profiter de ces fêtes pour introduire des produits périmés et avariés sur le marché », a expliqué le M. Bayo. Pour mettre les populations à l’abri de toute spéculation sur les prix dans les différents points de vente, le directeur régional du Commerce et de la Concurrence mise sur la collaboration des organisations de la société civile. Cette structure travaille également en étroite collaboration avec la direction régionale de la Santé et la représentation régionale de la Pharmacie populaire du Mali pour la gestion des médicaments périmés et avariés. BMS/MD (AMAP)

