Les nouveaux préfets et sous-préfets de Ségou présentés aux forces vives de la Région
Ségou, 26 sept (AMAP) Les préfets et sous-préfets nouvellement nommés dans la Région de Ségou (Centre) ont été présentées aux forces vives de la Région, à la faveur d’une rencontre, jeudi, dans la salle de conférence du gouvernorat. Cette cérémonie était présidée par le gouverneur de la Région de Ségou, le contrôleur général de police Alassane Traoré. C’était en présence notamment du préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra et des préfets et sous-préfets nouvellement nommés à la tête des nouvelles circonscriptions administratives de la Région. La rencontre visait non seulement à présenter aux forces vives de la Région les nouveaux Préfets et Sous-préfets, leurs nouveaux collaborateurs mais également à échanger avec eux sur des dispositions pratiques en vue faciliter leur installation et de définir le cadre de collaboration avec l’ensemble des acteurs de la région. Le chef de l’exécutif de la Région a rappelé que la réorganisation administrative intervenue au Mali en 2023, avec la création de nouvelles circonscriptions administratives, a reconfiguré la carte administrative du Mali en 19 Régions et 01 District, 159 Cercles et 474 Arrondissements. « La Région de Ségou a-t-il-expliqué s’est dotée de 06 nouveaux cercles que sont : Dioro, Markala, Farako, Nampala, Sokolo et Sarro s’ajoutant aux 05 anciens existants (Ségou, Bla, Baraouéli, Niono et Macina), complétant ainsi à 11 le nombre total de cercles. » De même, 11 nouveaux arrondissements ont été créés ou rattachés à la Région, portant à 35 le nombre total d’arrondissements. Il s’agit de Somasso, Dougouolo, Diedougou, Farakou-Massa, Beity Bimaya, Diguiciré, Dofofry, Diabaly, Boussin, Souleye et Dioura (nouvellement rattaché). « Depuis les mois de juillet et d’août 2024, les préfets et sous-préfets ont été nommés à la tête de ces nouvelles circonscriptions administratives, marquant ainsi l’opérationnalisation de celles-ci. Aujourd’hui, c’est avec beaucoup de satisfaction que nous constatons la prise de service de tous ces représentants de l’Etat dans leurs circonscriptions respectives malgré quelques difficultés » a-t-il-dit. Et de rappeler aux chefs de circonscription administrative leurs attributions définies par le Décret N°2015-067 du 13 février 2015, modifié, fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative. « En effet, vous êtes les représentants légaux de l’Etat, de ce fait dépositaires de l’autorité de l’Etat dans vos circonscriptions administratives, vous avez en charge la conduite des actions de développement décidés par l’Etat et de la défense de ses intérêts », a-t-il-indiqué. « A ce titre, vous êtes tenus d’informer le Gouvernement sur la vie politique, économique, social et culturelle de vos circonscriptions administratives. La coordination et le contrôle des activités des services et organismes personnalisés de l’Etat font partie de vos missions », a-t-il-ajouté. Soulignant que la fourniture des documents périodiques (bulletins de renseignements quotidiens, revue mensuelle, Rapport politique trimestriel, rapport frontalier, etc.) leur incombe dans les délais requis. De même l’animation des différents cadres de concertation et les réunions des organes locaux institués par les textes réglementaires figurent parmi leurs tâches. Le gouverneur a dit, également, que durant l’exercice de leurs fonctions, les valeurs et principes d’égalité des usagers, de continuité et d’efficacité du service public doivent être le credo de ces nouveaux chefs de circonscription administrative. Il les a exhortés « au travail bien fait, à plus d’engagement, de responsabilité et de persévérance pour que chacune de leurs actions soit utile à la population qu’ils administrent et s’inscrive dans la défense des intérêts de l’Etat.» Et de réitérer sa disponibilité à les accompagner dans la réussite de leurs missions. Au cours de la rencontre les préfets et sous-préfets nouvellement nommés ont évoqué certaines difficultés, notamment la disponibilité de locaux et l’insécurité. Par rapport aux locaux, le gouverneur a assuré que lui et son cabinet sont à pied d’œuvre pour les mettre dans des conditions idoines de travail. ADS/MD (AMAP)
Koulouba : Une réunion extraordinaire pour réévaluer la menace terroriste
Bamako, 26 sept (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé, lundi, à Koulouba, une réunion extraordinaire pour réévaluer la menace terroriste avec la hiérarchie militaire,. La rencontre, en présence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, et de son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, a regroupé autour du chef suprême des Armées, le chef d’état-major général des Armée, le général de division Oumar Diarra, les chefs d’état-major de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air et de la Garde nationale. Il y avait, également, les directeurs des services des armés et de sécurité (Gendarmerie nationale, Police nationale, Génie militaire et Protection civile). Au terme de la réunion, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a confié à la presse que celle-ci a permis de faire le point de l’évolution de la situation sécuritaire opérationnelle en lien, notamment, avec les récents évènements survenus à Bamako. «Cette rencontre a permis de faire un examen exhaustif du dispositif sécuritaire, de réévaluer la menace terroriste et de donner des orientations complémentaires», a-t-il précisé. Le colonel Camara a révélé que le président de la Transition a réaffirmé son soutien au dispositif opérationnel en cours face à la lutte contre le terrorisme. «Nous sortons satisfaits de la rencontre qui a permis de comprendre et de voir l’engagement des autorités politiques et militaires pour faire face à ce fléau», a indiqué le ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Il a lancé un appel aux populations de continuer à soutenir son Armée dont la mission est la sécurisation des personnes et de leurs biens. Le colonel Sadio Camara a rappelé que la lutte contre le terrorisme est une guerre d’usure qui a besoin du soutien de la population permettant aux Forces armées maliennes de gagner ce combat. «Bientôt le problème sera un lointain souvenir», a-t-il promis. Après avoir formulé des prières pour « le repos éternel de l’âme des victimes du terrorisme » et souhaité « prompt rétablissement aux blessés », le ministre chargé de la Défense a encouragé les soldats engagés sur le front. Il a, également, rassuré les otages et leurs parents que les autorités et la hiérarchie militaires sont en train de tout faire pour qu’ils puissent recouvrer la liberté et venir continuer la mission au sein de l’Armée. OD/MD (AMAP)
Mali : Ségou (Centre) a commémoré le 22 septembre :
Ségou, 24 sept (AMAP) La Région de Ségou (Centre) a célébré dimanche dans l’allégresse le 64ème anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance, à l’instar de Bamako et des autres localités du pays, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie, qui s’est déroulée à la Place d’arme du Camp militaire Amadou Sékou Tall de Ségou sous la présidence du gouverneur de la Région, le Contrôleur général de police, Alassane Traoré, a été marquée par une cérémonie des couleurs, la revue des troupes, le dépôt de gerbe, un défilé militaire et la remise de lettres de félicitation aux militaires qui se sont distingués par leurs comportements remarquables et leur abnégation dans le travail. En présence du commandant de la 2ème de la zone de défense N2, Souleymane Doumbia et des autorités administratives, coutumières, le chef de l’exécutif de la région a rendu hommage aux hommes et aux femmes qui, « de haute lutte et parfois au prix de leur vie, ont pris une part déterminante dans la libération de notre pays du joug colonial. » « A ces pères de l’Indépendance, martyrs et pionniers de la lutte de libération nationale, la Région toute entière, par ma voix, rend un vibrant hommage. J’associe à ces hommages, tous ceux qui, civils comme militaires, ont été arrachés à notre affection, après avoir rendu de loyaux services à la nation » a-t-il-indiqué tout en ayant une pensée toute particulière à nos vaillants soldats tombés sur le théâtre des opérations pour la défense de la liberté, de l’unité et de l’intégrité du territoire national. Par ailleurs le contrôleur général de police a souligné que la fête nationale de l’indépendance « nous rassemble plus que toute autre. » « Par-delà nos diversités, elle incarne et exalte le vivre ensemble hérité de nos anciens et que nous devons transmettre à nos enfants et aux générations futures », a-t-il-dit. Le contrôleur général de police a expliqué qu’au cours des douze derniers mois, au plan politique et administratif, la Région de Ségou a su relever le défi de l’organisation des phases communales et régionale du « Dialogue inter-maliens pour la Paix et la Réconciliation Nationale », initié par le président de la Transition, Assimi Goïta. A cet effet, il a adressé ses vives félicitations à toutes les forces vives de la Région de Ségou pour leur constance dans le soutien aux autorités de la Transition à tous les grands rendez-vous de la nation. Dans le domaine de l’Administration générale, le chef de l’exécutif régional a souligné que la déconcentration de la représentation de l’Etat se consolide avec la nomination des préfets et sous-préfets au niveau des circonscriptions administratives nouvellement créées. « Les préfets des nouveaux cercles de Dioro, Markala, Farako, Sokolo, Nampala et Sarro ainsi que les sous-préfets des 09 nouveaux arrondissements nommés en juillet 2024, ont effectivement pris service, toute chose qui marque le début de l’opérationnalisation effective des nouvelles circonscriptions administratives de la Région », a-t-il-fait savoir. « Quant à la décentralisation, les collectivités territoriales de la Région se portent bien malgré les difficultés conjoncturelles que traverse notre pays. Les ressources des collectivités territoriales, au 20 Septembre 2024, se chiffrent à plus de 38 milliards de recettes », s’est-il réjoui. Il a souligné qu’« en matière de sécurité des personnes et des biens, la région déplore la persistance de l’insécurité, notamment dans les Cercles de Macina, Niono et dans les localités situées dans l’inter fleuve du Cercle de Ségou où les populations sont menacées par les Groupes armés terroristes. » De même, la criminalité et les accidents graves de la circulation dans les villes et sur les axes routiers persistent, en dépit des efforts déployés au quotidien par les services de sécurité. Quant à la campagne agricole en cours, le gouverneur a dit qu’elle a été marquée par l’installation tardive de l’hivernage et les fortes précipitations enregistrées en juillet et août, qui ont occasionné des inondations dans plusieurs localités, notamment dans les Cercles de Bla, Baraouéli et Ségou. « L’élan de solidarité aussitôt manifesté en faveur des victimes par le Gouvernement, le Système des Nations Unies et par d’autres partenaires, a permis d’atténuer les conséquences du sinistre. En dépit de ces inondations a-t-il-dit, l’état végétatif des cultures fait espérer des récoltes abondantes et des pâturages bien fournis », a-t-il-dit. Au plan économique, le contrôleur général de police a salué l’engagement des acteurs publics et privés « qui conforte sans cesse la réputation de poumon économique du pays », que porte la région Ségou. Il a révélé que, dans le domaine financier, la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’élève à trente milliards trois cent soixante-quinze millions- vingt-neuf mille six cent-vingt-huit (30 365 029 628) Fcfa. ADS/MD (AMAP)
Discours du chef de l’Etat à l’occasion de la célébration de l’indépendance du Mali
Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Je suis particulièrement heureux de m’adresser à vous, à la veille de la célébration de l’accession de notre pays à l’indépendance. Le 22 septembre est gravé dans notre mémoire collective comme le jour où le peuple malien a décidé de mettre fin à la domination coloniale en proclamant le nouvel Etat libre du Mali. En ce moment solennel, je rends un vibrant hommage aux pères de l’indépendance, avec à leur tête le Président Modibo Keita. Cet hommage revêt une signification toute particulière au moment où le Mali est engagé dans la reconquête de sa véritable souveraineté. Nous devons suivre résolument la voie tracée, il y a 64 ans. Je m’incline également devant la mémoire de celles et ceux qui ont consenti le sacrifice ultime pour la patrie, qui leur sera éternellement reconnaissante. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, La commémoration de notre indépendance est une occasion précieuse de se rappeler les efforts constants de notre peuple en vue de l’édification d’un Etat fort et d’une nation prospère. Sur mes instructions, le Gouvernement a, pour sa part, poursuivi les actions pour la satisfaction des besoins de nos populations dans plusieurs domaines. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, La question sécuritaire demeure la préoccupation prioritaire du peuple malien. Cette année, notre fête nationale est célébrée dans un contexte marqué par la grande opération stratégique de reprise de terrain, conduite par les FAMAs et visant à restaurer l’intégrité territoriale du pays et à le débarrasser définitivement de la menace terroriste. Les Forces Armées et de Sécurité ont en effet mené des opérations de stabilisation et de reconstruction dans les régions reprises, permettant ainsi le retour progressif des services publics, des écoles et des infrastructures essentielles. Ces succès remarquables résultent de la coordination des opérations militaires et du redéploiement des Forces à Ber, Tessalit, Anéfis, Kidal et Aguelhok. Les attaques terroristes survenues le mardi 17 septembre dernier nous rappellent, une fois de plus, l’impérieuse nécessité de demeurer vigilants et de maintenir une posture opérationnelle exemplaire en toutes circonstances. En m’inclinant devant la mémoire des innocents lâchement assassinés lors de cette agression barbare, j’adresse également mes vœux de prompt rétablissement aux blessés et salue le professionnalisme des forces d’intervention. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Les efforts d’investissement continuent dans le cadre de l’acquisition d’équipements militaires et des réformes pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes, afin de renforcer les capacités opérationnelles des Forces Armées et de Sécurité. Par ailleurs, la mutualisation des capacités et le soutien opérationnel dans le cadre de la Confédération des États du Sahel se poursuivent. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Dans le but de renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions, notamment l’institution judiciaire, notre justice s’est largement adaptée au contexte de lutte contre l’impunité avec la création de nouvelles structures. La mise en œuvre de réformes majeures, comme la relecture du Code Pénal, du Code de Procédure Pénale ainsi que l’adoption par le conseil des ministres du projet d’ordonnance portant Statut de la Magistrature, vise à rendre la justice plus efficace, accessible et respectueuse des droits des citoyens. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Je salue la résilience du peuple malien qui reste digne, malgré un contexte économique difficile. Les autorités de la transition travaillent inlassablement pour améliorer les conditions de vie de l’ensemble de nos concitoyens. Cependant, il est important de rappeler que notre économie subit l’impact des crises sécuritaires qui ont conduit à l’augmentation des dépenses militaires au détriment d’autres secteurs. Malgré ces défis, notre pays a maintenu une gestion efficiente des finances publiques, maîtrisant l’inflation en dessous de la norme communautaire de 3%. Au 31 juillet 2024, les recouvrements effectués par les structures de recettes se sont établis à 1 291 milliards de FCFA. Dans le même temps, le Trésor a mobilisé sur le marché financier régional un montant total de 479 milliards FCFA afin de financer le déficit du Budget d’Etat, malgré un contexte caractérisé par une augmentation des coûts du financement et une tension de liquidité dans l’UEMOA. Toute chose qui témoigne de la confiance des investisseurs en la signature du Mali. Les ressources transférées aux Collectivités territoriales s’élèvent à 440 milliards de FCFA en 2024 contre environ 412 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 6,82%. Par ailleurs, pour assurer un approvisionnement correct du pays en produits de première nécessité à un prix maitrisé, sur la période du 1er septembre 2023 au 31 juillet 2024, les exonérations des droits et taxes accordées au cordon douanier se sont chiffrées à plus de 274 milliards FCFA, soit 34,62% des recettes réalisées au cours de la période concernée. Je salue l’ensemble des acteurs qui contribuent aux efforts de développement économique, notamment ceux des secteurs rural, industriel, du commerce, des services et de l’artisanat. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, En 2024, le Recensement Général Agricole a été lancé, ouvrant la voie à la digitalisation des exploitations. Les aménagements hydroagricoles se poursuivent pour exploiter durablement le potentiel des fleuves Niger et Sénégal. Le Gouvernement renforce l’approvisionnement en intrants, réajuste le prix du coton graine, et développe la recherche agricole pour améliorer les semences. Malgré les défis, des mesures sont prévues, dont la promotion de méthodes alternatives, l’élaboration d’une loi pour les investissements agricoles et la création de pôles agro-industriels. Ces actions témoignent de notre engagement pour un Mali agricole résilient et prospère. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Dans le domaine de la santé et du développement social, des efforts ont été consentis pour améliorer l’accessibilité des services de santé à la population, à travers la construction ou la réhabilitation, ainsi que l’équipement de plusieurs infrastructures sanitaires. Par ailleurs, des actions de solidarité et de lutte contre l’exclusion ont été menées en direction de nos populations vivant dans la précarité ou frappées par des crises de diverses natures. Conscientes du rôle de la jeunesse dans la construction nationale, les autorités de la Transition ne ménagent aucun effort pour qu’elle soit en bonne santé, bien formée, ayant l’amour de la patrie
Confédération AES : Le président Goïta reçoit en audience les ministres des Affaires étrangères
Bamako, 18 sept (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, a reçu, lundi dernier au palais de Koulouba, les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel, rapporte l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) Abdoulaye Diop et de ses homologues Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso et Bakary Yaou Sangaré du Niger étaient venus restituer au chef de l’État et président de la Confédération AES les travaux de la 1ère réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération tenue lundi. Au terme de l’audience, le ministre des Affaires étrangères nigérien a rappelé que le 16 septembre dernier était l’an I de la création de l’Alliance des États du Sahel (AES). Bakary Yaou Sangaré a ajouté qu’ils ont fait à dessein de coïncider leur réunion avec cet anniversaire. « Cela, a-t-il indiqué, pour se retrouver afin de faire le point des réalisations. » Il a aussi rappelé que depuis le 6 juillet dernier, le Mali assure la présidence de la Confédération AES. Le chef de la diplomatie nigérienne a, également, rappelé que la Confédération est bâtie sur trois piliers à savoir la défense, la diplomatie et le développement. Tout en affirmant que le Mali, dans le cadre de sa présidence, a soumis à l’organisation une feuille de route qui a été validée par les autorités de l’Alliance. « Il s’est agi pour nous de passer en revue cette feuille de route, notamment en ses différentes articulations, les actions, les activités qui sont prévues et puis de donner un chronogramme pour qu’on puisse faire un moment le bilan », a déclaré Bakary Yaou Sangaré. Il a ajouté qu’ « au total, 21 activités ont été passées en revue et parmi elles 13 sont proprement diplomatiques. » Cette audience intervient à la veille de l’Assemblée générale des Nations unies. Pour le ministre burkinabé, c’est une aubaine pour que « nous puissions accorder nos violons, harmoniser nos points de vue, discuter et se concerter sur un certain nombre de questions qui vont être abordées à New-York. » BD/ MD (AMAP)
Le Secrétaire général de l’OCI rencontre le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie à Riyad
Riyad, 9 sept (UNA-AMAP) le Secrétaire général de l’Organisation de coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, a rencontré lundi, , à Riyad, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Sergey Lavrov, rapporte l’Union des agences de presse de l’OCI. « La réunion a porté sur des questions d’intérêt commun, notamment les efforts conjoints pour relever les défis régionaux et internationaux, en particulier la question palestinienne et les conditions des communautés musulmanes dans le monde », indique l’UNA . Les deux parties ont souligné « l’importance de la coordination et de la consultation pour soutenir les efforts internationaux visant à instaurer la paix et la stabilité dans le monde, en particulier dans les pays de l’OCI. » D’autre part, les deux parties ont apprécié leurs relations et ont exprimé leur « engagement à renforcer le partenariat et la coopération dans le cadre du statut d’observateur de la Russie à l’OCI.} Elles ont, également, souligné l’importance du mécanisme de consultation politique pour poursuivre le dialogue sur toutes les questions et tous les agendas présentant un intérêt pour les deux parties. MD (UNA-AMAP)
Le gouvernement du Mali à pied d’œuvre pour le retrait de la CEDEAO
Bamako, 12 avr (AMAP) Le gouvernement travaille à tout mettre en place pour gérer le processus de retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a déclaré, jeudi, à Bamako, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Il s’agit surtout « d’œuvrer à mettre en exécution la stratégie définie par le gouvernement et le plan d’action nécessaire. Ce, en préservant les intérêts de notre pays », a dit Abdoulaye Diop, dans une interview accordée à la presse, à la fin de la première réunion ministérielle planchant sur le processus de retrait. « C’est dans ce cadre que nous avons convoqué cette première réunion en concertation avec le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation pour pouvoir rassembler une vingtaine de membres du gouvernement qui sont concernés par la matière», a précisé M, Diop. Ajoutant que chacun avait fait part, avant la réunion, de l’impact de cette décision dans son secteur d’activités. ÉVALUATION MINUTIEUSE – La rencontre a permis de faire une évaluation minutieuse de ces impacts et surtout de proposer un certain nombre d’actions afin de se préparer à remédier la situation. Selon le patron de la diplomatie malienne, il a été décidé de formaliser la structure en tant que Comité chargé de gérer le processus de retrait à deux niveaux : le premier étant ministériel comme ce fut le cas jeudi et un autre technique, c’est-à-dire celui d’évaluation et de suivi qui regardera dans tous les compartiments, entre autres, les dimensions politiques, sécuritaires, économiques et financières. En réalité, le processus de retrait touche plusieurs questions comme la libre circulation des personnes et des biens, celles liées à l’intégration économique, à des organisations affiliées à la CEDEAO et au passeport. Tout comme des impacts financiers au niveau des pays. Le ministre Abdoulaye Diop a soutenu, par ailleurs, qu’il s’agit d’évaluer ensemble les opportunités et les bénéfices politique et économique pour notre pays, même en termes de politique commerciale. « C’est l’ensemble de ces questions qui ont fait l’objet de discussions. Nos équipes techniques travailleront pour mettre en place ces éléments comme nous l’avons fait dans le cadre de la MINUSMA pour pouvoir identifier des actions concrètes et voir les moyens nécessaires au niveau du gouvernement », a-t-il commenté en indiquant que c’est une instance de concertation. La sortie d’une organisation, comme cela a été le cas de la Grande Bretagne qui a quitté l’Union européenne (UE), impose des mécanismes très complexes. « Il y a des négociations très poussées sur des questions économiques, financières et autres. Donc, nos équipes sont prêtes pour engager ces discussions avec la CEDEAO afin de préserver un certain nombre d’acquis pour nos ressortissants…», a expliqué le ministre chargé des Affaires étrangères. Selon lui, dans un processus d’intégration, il y a des gains et des pertes pour tout le monde. Tout comme des avantages à garder pour les pays partenaires. « Notre pays a quitté la CEDEAO, mais nous restons géographiquement dans la zone Afrique de l’Ouest. Les États dans cet espace restent condamnés à travailler ensemble. Seulement, nous allons pouvoir développer d’autres mécanismes hors CEDEAO pour voir les choses soit au plan bilatéral, soit dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES) », a soutenu le chef de la diplomatie malienne. OD/MD (AMAP)
Mali : La HAC invite les médias à arrêter la diffusion des activités des partis politiques
Mali : La HAC invite les médias à arrêter la diffusion des activités des partis politiques Bamako, 11 avr (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a invité, jeudi, les médias maliens à arrêter la diffusion et la publication des activités des partis politiques et celles à caractère politique des associations, conformément à leur suspension par le gouvernement mercredi. «Suite à l’adoption du décret n°2024-0230/PT-RM du 10 avril 2024 portant suspension des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations, la Haute autorité de la communication (HAC) « invite tous les médias (radios, télés, journaux écrits et en ligne) à arrêter toute diffusion et publication des activités des partis politiques et des activités à caractère politique des associations», indique un communiqué de presse de l’instance de régulation publié ce jeudi 11 avril. En réaction à cette décision, la Maison de la presse (MP), après une réunion d’urgence de son Comité de pilotage, le même jour, a rejeté ce qu’elle qualifie de communiqué « purement et simplement sans fondement juridique de la HAC». Dans le communiqué qui a sanctionné sa concertation avec les organisations faîtières, la MP appelle l’ensemble de la presse malienne « à ne pas se soumettre aux injonctions de la HA » et « se réserve le droit de mener toute action pour le respect de la liberté de la Presse au Mali. » La Maison de la Presse qui se dit surprise d’apprendre sur les réseaux sociaux, le texte de la HAC encourage « les médias à rester debout, unis et mobilisés pour la défense du droit du citoyen à l’information ». Cet appel de l’Autorité de régulation de la communication au Mali intervient moins de 24 heures après l’annonce d’une suspension des activités des partis et associations à caractère politique, pour selon le gouvernement, « préserver l’intérêt général ». Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, au cours d’un point de presse, a soutenu que « c’est une mesure impersonnelle qui ne vise aucun parti politique », Le colonel Abdoulaye Maïga, a indiqué qu’il s’agit « plus précisément de maintenir un climat de sérénité pour la tenue du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation nationale. » AT/MD (AMAP)
Le Mali et la Turkiye définissent les grands axes de leur coopération
Bamako, 30 janv (AMAP) Le vice-ministre des Affaires étrangères de la République de Türkiye, chargé des Relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient, Ahmet Yildiz, et ses interlocuteurs maliens ont identifié la sécurité, l’éducation, la construction, le commerce, les infrastructures comme les principaux domaines devant être renforcés lors de la Grande commission mixte de coopération prévue, en juin prochain, à Ankara. Le vice-ministre turc, qui séjourne au Mali, depuis dimanche dernier, dans le cadre d’une visite de travail et d’amitié, a eu, lundi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, une séance de travail avec des membres du gouvernement. Au terme de la rencontre, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a déclaré que le Mali et la Türkiye entretiennent d’excellentes relations d’amitié et de fraternité qui n’ont cessé de se consolider au fil des ans. «Aujourd’hui, au plan politique, la Türkiye et le Mali partagent beaucoup de choses en commun. Ce pays ami s’inscrit pleinement dans le cadre de la vision des nouvelles autorités pour le respect de la souveraineté et celui de l’intégrité territoriale du Mali», a-t-il apprécié. Le chef de la diplomatie malienne a indiqué que les deux pays entretiennent, aussi, une bonne coopération sur le plan sécuritaire. À ce propos, il a clairement indiqué que les équipements militaires acquis par le Mali, notamment les drones, ne sont payés par aucun État tiers. «Il s’agit des ressources qui proviennent du budget de l’État malien», a précisé Abdoulaye Diop qui a, par ailleurs, indiqué que les discussions sont en cours avec la partie turque pour avoir des «arrangements juridiques». Le ministre Diop a, aussi, évoqué la coopération dans les domaines de l’éducation, de la construction, du commerce ainsi que celui des infrastructures. « Aujourd’hui, il y a des entreprises turques qui sont intéressées par le secteur minier au Mali », a-t-il annoncé, avant d’ajouter que les deux parties veulent élargir et consolider cette coopération. « La Türkiye a invité le Mali à tenir la Grande commission mixte de coopération au mois de juin prochain à Ankara », a annoncé Abdoulaye Diop. « Il y a une convergence de vues entre nos deux pays. Nous avons noté la volonté sincère des Turcs de renforcer une coopération économique et commerciale avec le Mali et de l’aider à avancer pour la paix, la sécurité et la stabilité ainsi que celle de l’ensemble de l’espace du Sahel », s’est réjoui Abdoulaye Diop. De son côté, le vice-ministre turc des Affaires étrangères a indiqué que sa visite « vise à rehausser le niveau des relations des deux pays. » « Nous avons échangé avec les ministres maliens sur ce qu’on peut faire sur ce sujet. La Türkiye veut aider le Mali en tant que pays et le secteur privé », a signalé Ahmet Yildiz. Le vice-ministre turc a, par ailleurs, salué les efforts des autorités maliennes pour sortir leur pays des problèmes qui l’assaillent. Il s’est réjoui du soutien que son pays apporte au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « Nous suivons de près le développement dans la région du Sahel. La paix et la prospérité de cette région sont importantes pour nous », a-t-il ajouté. Selon lui, les solutions locales sont les meilleures. « Nous pensons que les décisions souveraines des pays doivent être respectées », a dit le vice-ministre turc qui sera reçu ce mardi par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. BD/MD (AMAP)
Réserve des Forces armées et de sécurité : Mode d’emploi
Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 29 sept (AMAP) La réserve des Forces armées et de sécurité a désormais son statut particulier. Cela, à travers le décret n° 2023-0545/PT-RM du 21 septembre 2023. Selon ce document, la réserve est constituée de personnes appelées réservistes, qui renforcent ou apportent un concours aux Forces armées et de sécurité dans le cadre de la défense et de la sécurité nationale. «Elle contribue à raffermir les relations Armée-Nation», peut-on lire dans le texte. Les réservistes sont formés pour renforcer les effectifs des hommes et femmes en uniforme sur le territoire national ou à l’extérieur pour des besoins de la défense et de la sécurité nationale. «Ils n’appartiennent pas à l’Armée active», précise le décret. Le document ajoute que les réservistes mobilisés sont soumis, pendant leur temps de mobilisation, au statut général des militaires et à tout autre texte et règlement régissant les Forces armées et de sécurité. À ce titre, ils sont considérés comme des militaires, à titre temporaire. La réserve est constituée d’une réserve stratégique et d’une réserve opérationnelle. La première est un effectif mobilisable pour assurer la défense de la nation. Elle permet d’entretenir l’esprit de défense au sein des forces vives de la nation. La réserve stratégique est constituée des personnels du contingent du Service national des jeunes (SNJ) ayant accompli le service militaire, des militaires dont la démission a été régulièrement acceptée, des militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite et durant le temps où ils sont soumis à une obligation de disponibilité qui est de cinq ans. S’y ajoutent des volontaires ayant souscrit un engagement et de toute autre personne ayant accompli le service militaire. Pour être admissible dans cette catégorie, il faut être apte pour exercer une activité dans la réserve et ne pas avoir été condamné à une peine afflictive ou infamante définitive. Quant à la seconde réserve, elle est dite opérationnelle lorsque la réserve stratégique est mise à la disposition du chef d’état-major des Armées. Les réservistes opérationnels peuvent être utilisés en fonction de leur profil de formation et de leur qualification dans les missions de soutien général ou en cas de catastrophes et de toutes autres crises graves menaçant la sécurité nationale. Sous réserve de mobilisation, l’admission dans cette catégorie se fait directement ou à l’issue d’une préparation militaire. Aussi, sont directement y admis les militaires ayant régulièrement démissionné ou ceux qui demeurent légalement maintenus pour la réserve. Mais également, les personnels du contingent du SNJ ayant accompli le service militaire et toute autre personne ayant accompli le service militaire. S’y ajoutent les volontaires à l’issue de préparations opérationnelles. «Au-delà de cinq, après la retraite, l’ancien militaire qui souhaite servir dans la réserve opérationnelle souscrit un engagement», précise le décret. MOBILISATION – Le réserviste est agréé auprès des Forces armées et de sécurité en raison de ses compétences, de ses expériences ou de son intérêt pour les questions relevant de la sécurité nationale. En outre, les réservistes sont mobilisés par le chef de l’État. Leurs activités de préparation sont consignées dans la directive Interarmées annuelle de préparation opérationnelle de l’état-major général des Armées. La durée des activités de préparation de la réserve stratégique est, au maximum de 21 jours ouvrés par an. Toutefois, cette durée peut être prorogée jusqu’à 30 jours ouvrés en cas de nécessité. Quant à la durée des activités de préparation de la réserve opérationnelle, elle ne peut excéder 10 jours ouvrés par an. Cependant, celle-ci peut être prorogée jusqu’à 15 jours ouvrés en cas de nécessité. Le personnel de la réserve stratégique est recruté à un grade des Forces armées et de sécurité en fonction des diplômes détenus et des expériences professionnelles. «Il n’y a pas d’avancement de grade dans la réserve stratégique», indique le document. S’agissant des conditions de recrutement et d’avancement du personnel de la réserve opérationnelle, elles sont fixées par un arrêté du ministre chargé des Forces armées. La mobilisation est le rappel des réservistes dans les Forces armées et de sécurité en temps de paix, de crise et de guerre. «Le réserviste ne peut se soustraire de la condition de disponibilité en temps de crise ou de guerre», précise le texte. La mobilisation des réservistes peut être générale, partielle ou secrète. Le temps de la mobilisation des réservistes ne peut excéder trois mois cumulés par an, sauf cas de force majeure. Les organes d’administration et de gestion des réservistes sont le ministère en charge des Forces armées, l’état-major général des Armées, les états-majors d’armée et les directions de service formant un corps, la direction des ressources humaines des armées. Le chef de l’État définit les grandes orientations liées à la réserve. La signature de ce décret intervient dans un contexte où les autorités sont déterminées, en dépit de l’opposition des groupes terroristes, à déployer les Forces armées maliennes sur toute l’étendue du territoire national. Toute chose qui leur permettra de cerner et de lutter efficacement contre l’hydre terroriste. La célébration, la semaine dernière, du 63è anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance a été placée sous le signe du «sursaut national pour la défense de la patrie». Le président de la Transition a rappelé que le Mali a fait des choix stratégiques : les choix d’affirmer sa souveraineté sur les plans sécuritaire, économique et de diversifier ses partenaires stratégiques. « Cela, a souligné le colonel Assimi Goïta, compromettra les intérêts de certains partenaires qui pensaient maintenir le Mali dans la dépendance. » «Ce qui est sûr et certain, nous sommes déterminés à défendre les intérêts et la souveraineté du peuple malien», a déclaré le chef de l’État. Pour y parvenir, la réserve des Forces armées et de sécurité sera sans doute une poutre essentielle. BD/MD (AMAP)

