Visite du président Assimi Goita à Koulikoro : Kati prépare la mobilisation

Kati, 11 janv (AMAP) La commission chargée de la mobilisation pour l’accueil du président de la Transition, Assimi Goïta, lors de sa visite, le 15 janvier 2025, dans sa ville natale de Koulikoro, a tenu sa toute première rencontre, vendredi, avec un seul ordre du jour la mobilisation des populations du Cercle de Kati. Cette commission, mise en place par le préfet de Kati, Harouna Diarra, est composée des représentants de toutes les couches du Cercle de Kati qui sont déterminées à réserver un accueil chaleureux et historique au général d’armée, Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l’Etat, dans la 2e Région administrative du Mali. Sous la présidence du préfet Diarra, la commission a reparti les tâches, appelant chacun à se mettre au travail pour une réussite totale de cet évènement. ALK/MD (AMAP)

Mali : le général Abdel Fattah Al-Burhan du Soudan attendu à Bamako, ce samedi (Communiqué)

Bamako, 11 janv (AMAP) Le président soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhan, est attendu à Bamako aujourd’hui, samedi, pour une visite d’amitié et de travail de 48 heures, annoncent les services de communication du palais présidentiel du Mali, Koulouba. « Cette visite, qui revêt une importance particulière dans le contexte géopolitique actuel, représente une occasion unique pour le Soudan et le Mali de renforcer leurs relations bilatérales », indique un communiqué de la présidence du Mali. Selon la même source, « les deux pays, bien que géographiquement éloignés, partagent des intérêts stratégiques cruciaux. Ajoutant que « le rendez-vous entre les dirigeants (des deux pays) s’inscrit dans un cadre plus large d’une coopération renforcée. » Les deux capitales estiment faire face à des défis communs tels que le terrorisme croissant qui gangrène la région du Sahel, les migrations massives dues aux conflits et à l’instabilité, ainsi que les crises économiques exacerbées par des facteurs externes et internes. Elles cherchent à établir un front uni contre ces menaces. De plus, cette rencontre pourrait ouvrir la voie à des initiatives régionales visant à promouvoir la paix et la stabilité, solidifiant ainsi les liens non seulement entre le Soudan et le Mali, mais également avec d’autres pays voisins. En outre des discussions sur l’échange d’expertise militaire, le partage de renseignements et l’intégration de politiques de sécurité sont prévus. La visite est perçue comme « un moment clé non seulement pour l’avenir des relations bilatérales mais, aussi, pour la sécurité collective de la Région. » À l’occasion, de nombreux acteurs diplomatiques et économiques sont également invités « à participer aux séminaires et ateliers organisés pour discuter de diverses questions de gouvernance, de développement durable et de résilience économique. » Il est prévu de concentrer les discussions « sur la formation conjointe des forces de sécurité et l’établissement de mécanismes de réponse rapide aux crises. » En outre, des projets de développement innovants, notamment axés sur les énergies renouvelables et l’agriculture durable, pourraient être abordés, ainsi qu’un soutien technique et financier de la part d’organisations régionales et internationales. Le général al-Burhan mettrait également à profit cette visite pour promouvoir l’image positive du Soudan sur la scène internationale, cherchant à attirer des investisseurs et des partenaires pour revitaliser l’économie soudanaise, tout en renforçant la coopération multiculturelle. Des rencontres,  avec la société civile et les jeunes leaders maliens, donneraient une dimension humaine à cette visite, au-delà « des relations interétatiques qui ne se limitent pas à des négociations entre dirigeants, mais engagent également les populations locales dans la co-construction d’un avenir pacifique et prospère », selon le communiqué, Les deux pays espèrent que cette visite marquera « un tournant décisif, posant les jalons d’une collaboration revitalisée qui transcende les frontières et les défis actuels. » MD (AMAP)

Région de Koutiala : Présentation de vœux du nouvel An au gouverneur

Koutiala, 09 janv (AMAP) La présentation de vœux du nouvel An de l’Etat à Koutiala, au gouverneur de région, le général de division, Abdoulaye Cissé, a eu lieu, mercredi, dans la salle de conférences de l’ex Conseil de cercle. La rencontre a mobilisé les chefs de quartiers, les leaders religieux et communautaires, les responsables des services régionaux et locaux, les préfets et sous-préfets de la localité et le chef de l’exécutif régional avec son cabinet. A l’entame de la cérémonie, le porte-parole des Légitimités traditionnelles et religieuses, , non moins président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) de Koutiala, a adressé ses remerciements à l’Etat, à travers le gouverneur, pour les actes et actions qu’ « il mène pour la pleine opérationnalisation de la région et, surtout, pour les soutiens multiformes pour les sinistrés des inondations de 2024. » Adama Kouyaté n’a pas passé sou silence l’engagement des Forces de défense et de sécurité en 2024. Au nom des chefs de quartiers, des leaders religieux et communautaires, il est revenu sur certaines difficultés de la capitale de l’Or blanc. Il s’agit, notamment, du manque criard de routes dans la ville. A la suite de M. Kouyaté, le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Dembélé, a, au nom des élus, souhaité la paix, la solidarité et la cohésion sociale en 2025. Pour les services techniques, Amadou B. Traoré, directeur régional de la culture a indiqué que « la relation entre les services et les autorités de la région est un véritable indicateur de partage. Il a souligné quelques difficultés que les services régionaux connaissent. Il s’agit de l’insuffisance de personnels et de moyens matériels et financiers etc. Il estime que « malgré ces difficultés, l’espoir est permis surtout avec l’assistance du gouverneur. » Les services techniques se disent satisfaits du management de la Confédération des Etats du Sahel (AES) par le président de la Transition, chef de l’Etat du Mali et président en exercice de l’AES, Assimi Goïta, qui a aussi dédié l’année 2025 à la culture. Prenant la parole pour les représentants de l’Etat, le préfet  du cercle de Koutiala, Kéou Nioumanta, a porté un regard rétrospectif sur 2024 avant de faire des projections pour 2025. Selon lui, l’année 2024 a été marquée par l’opérationnalisation de la Région de Koutiala avec la nomination de tous les préfets des huit cercles)et les sous-préfets des 22 arrondissements). A cela s’ajoute selon M. Nioumanta, la tenue des états généraux, notamment, sur la jeunesse, la révision annuelle des listes électorales, le cadre de concertation avec les Légitimités traditionnelles etc. « Cependant l’arbre ne doit pas cacher la forêt », a tempéré le porte-parole des représentants de l’Etat qui est revenu sur le manque de moyens, l’existence de poches d’insécurité et des braquages, la pose d’engins explosifs dans la région, etc. Pour remédier à l’insécurité, il propose des patrouilles de grande envergure et la création d’unités de sécurité et de défense dans certaines localités de la région. Après ces différentes interventions, le général de division, Abdoulaye Cissé, a exprimé sa joie avant de dire que « la réalisation des infrastructures routières est dans le programme. » Il a exhorté les populations « à compter d’abord sur leurs propres forces à travers des engagements citoyens. » Il a exhorté les chefs de services « à travailler pour les populations pour lesquelles ils sont à Koutiala » avant de déclarer être « très satisfait de ce que les représentants de l’Etat font, malgré les difficultés et le manque de moyens. » ID/MD (AMAP)

Région de Ségou 2024 : Bilan et défis (Présentation de vœux par le directeur de cabinet du gouvernorat)

Ségou, 08 janv (AMAP) La Direction régionale des Douanes de Ségou, a mobilisé 14 692 987 119 Fcfa, a révélé le directeur de Cabinet du gouverneur, Bréhima Angoïba, lors de la présentation de vœux, mardi, dans la salle de conférence du gouvernorat. « Pendant que la Direction régionale des impôts a mobilisé au compte du Budget de l’Etat, la somme de 6, 227 milliards de Fcfa pour la période de janvier à novembre 2024 soit un taux de réalisation de 91% par rapport à l’objectif annuel », a ajouté Bréhima Angoïba. La rencontre a été un moment pour faire la revue rétrospective des principales activités menées dans les différents domaines de la vie publique au cours de l’année écoulée. Elle a regroupé notamment le président du Conseil régional de Ségou, porte-parole des élus, Siaka Dembélé, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, les autorités administratives, coutumières, légitimités traditionnelles, les commandants des forces armées et de Sécurité. L’année 2024 a été marquée par de nombreux évènements, au plan national et au niveau régional. Le directeur de cabinet du gouverneur s’est réjoui notamment de la sécurisation des personnes et de leurs biens dans la Région de Ségou, de la mise en œuvre de l’assainissement total piloté par la communauté dans 92 douze villages du Cercle de Baroueli, de l’émission par la Direction régionale du commerce et de la concurrence de 216 intentions d’importation d’une valeur de 9 615 780 Fcfa.Il a aussi salué la tenue des Activités de la 28e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion marquée par des distributions de vivres aux personnes vulnérables, handicapées et visites aux personnes âgées des Communes de Ségou, de Pélenganna  et de Sebougou et l’appui à la population du village de Farabougou. Il ressort de son discours que 130 points d’eau modernes ont été réalisés par l’Etat et ses partenaires. Le nombre de forages réalisés par le président de la Transition s’élève à 11. Egalement 1 800 tonnes de sucre ont été affectés à la région pour faire face aux besoins de la population durant le mois de ramadan. Et la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’est élevée 30 365 029 628 Fcfa ; Sur le plan scolaire les résultats des examens durant l’année scolaire 2023-2024 affichent pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF) 34,36% et le Baccalauréat général 21,51%. M. Angoïba a invité à l’ensemble des travailleurs de continuer à servir avec le même dévouement, le même engagement et la même énergie qu’en 2024. Il a encouragé « l’esprit de bonne collaboration » et exhorté « à persévérer pour des résultats encore meilleurs au profit des populations. » Pour mener à bien les différentes missions, le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Dramane Coulibaly a, au nom des directeurs régionaux, du personnel des services techniques de la Région de Ségou, souhaité la prise en charge d’un certain nombre de difficultés parmi lesquelles la vétusté, voir l’insuffisance des équipements et matériels de services. La presse ségovienne, a par la voix de notre consoeur Ramata Konaté, directrice régionale de l’ORTM, souhaité plus d’accompagnement des services déconcentrés de l’Etat, plus de collaboration entre la presse et ces services. D’autant plus que l’année 2024 a été très difficile pour la presse avec le retrait de plusieurs partenaires, la fermeture de certaines ONG, le renoncement de contrats par certaines structures à cause des difficultés d’ordre politique et économique qui ont entrainé des manques à gagner au niveau des radios, empêchant le paiement de la redevance et conduisant à la fermeture de certaines d’entre elles par la Haute autorité de la communication (HAC). La presse a également sollicité l’implication du gouvernorat pour l’acquisition d’équipements (ordinateurs, logistiques, dictaphones, caméras) pour les media, l’implication de la presse régionale dans la couverture des activités des hautes autorités du pays, du gouverneur et des services publics, l’instauration d’un cadre d’échanges semestriel entre le gouverneur et la presse régionale, l’organisation des sessions de formation au profit des hommes de média, l’enlèvement des ordures dans la cour de l’ORTM. Et, enfin, un chargé de communication du gouvernorat à l’instar des autres régions en vue de faciliter le travail des journalistes. ADS/MD (AMAP)      

Visite présidentielle : Koulikoro se prépare pour accueillir le chef de l’Etat

Koulikoro 05 janv (AMAP) Le président de la transition est attendu à Koulikoro le 15 janvier prochain, a annoncé, jeudi, le gouverneur de la Région de Koulikoro, le col Lamine Kapory Sanogo, lors d’une rencontre avec les légitimités traditionnelles, les chefs de services régionaux et locaux, les responsables des collectivités décentralisées et l’ensemble des forces vives de la région. « L’accueil du président de la Transition doit être exceptionnel à la hauteur de son rang’, a déclaré le col Sanogo. « Cette visite vise trois objectifs à savoir la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles, celle de la salle de basket-ball moderne et l’inauguration du stade Mamadou Diarrah rénové », a indiqué le gouverneur. il a, également, évoqué la prochaine sortie d’une promotion de l’Ecole militaire inter armes (EMIA). Tous ces événements, selon lui, méritent une mobilisation de la population. Le directeur de cabinet du gouverneur, Mohammar Haïdara, a donné ;a liste des commissions. Les débats ont porté sur la composition de ces commissions, comment réussir une mobilisation exceptionnelle, l’engagement tous et de chacun. Les responsables de la société civile, les chefs de quartiers, les chefs de services régionaux ont tous promis au gouverneur d’être à ses côtés pour gagner le pari de la mobilisation. Ils ont, par ailleurs, exprimé leurs remerciements au gouverneur pour tous ses efforts pour changer l’image de Koulikoro (la restauration du tronçon du gouvernorat, direction régionale de la santé, l’électrification des lieux publics, l’adduction d’eau dans certains villages, les appuis financiers ou matériels à certaines structures, les aides aux victimes des inondations entre autres). AD/MD (AMAP)  

Mali-Ghana : Le chef de l’Etat invité à l’investiture du président élu John Dramani Mahama

Bamako, 02 janv (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu, jeudi, une invitation pour l’investiture du nouveau Chef d’État ghanéen à Accra, le 7 janvier prochain, qui lui a été remise par Alfred Mahama, frère du président élu, John Dramani Mahama, à la tête d’une forte délégation ghanéenne. À sa sortie d’audience, qui s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, le chef de la délégation a expliqué aux journalistes qu’ils étaient présents à Bamako sur instruction du président élu du Ghana, John Dramani Mahama. Et remettre, en mains propres, au président de la Transition, l’invitation du président élu du Ghana, « à bien vouloir prendre part à sa cérémonie d’investiture à Accra. » Pour le chef de la délégation ghanéenne, le renforcement de la coopération entre le Mali et le Ghana a été au centre des discussions avec le général d’armée Assimi Goïta. Alfred Mahama a indiqué que le Ghana entend renforcer et approfondir ses relations de coopération avec le Mali. « Mais aussi, étendre cela à tous les pays de la Confédération des États du Sahel. » Il a ajouté que son pays souhaite travailler avec ces États, « apporter son assistance et son appui afin de pouvoir régler tous les problèmes et questions d’insécurité qui sévissent non seulement au Mali mais aussi dans les autres pays de l’Alliance des États du Sahel. » L’élection présidentielle ghanéenne du 7 décembre2024 a vu la victoire du candidat de l’opposition et ancien président de la République, John Dramani Mahama. Il a remporté l’élection, sous la bannière du principal parti d’opposition, le Congrès national démocratique (NDC), avec 56,6% des voix contre 41,6% pour le vice-président Mahamudu Bawumia. DD/MD (AMAP)

Les ministres en charge de la Communication de l’AES adoptent des outils de communication

Bamako, 29 déc (AMAP) Les ministres en charge de la Communication et des TIC de la Confédération des Etats du Sahel (AES) se sont retrouvés, dimanche, à Bamako pour valider les principales résolutions de l’atelier des experts des ministères en charge de la Communication et des TIC de la Confédération des États du Sahel (AES) qu’ils se chargeront de transmettre au collège des chefs d’Etats. Les ministres Gilbert Pingwendé Ouedraogo du Burkina Faso, Sidi Mohamed Raliou du Niger et leur homologue malien, Alhamdou AG Ilyène, ont écouté les conclusions des travaux des experts et ont recueilli leurs propositions. Ils ont eu droit à la présentation de l’application Web TV de l’AES. Les ministres ont acté les propositions techniques relatives à la création d’une chaîne de télévision et d’une radio dédiées à la Confédération. Dans les prochains jours, à la suite de la rencontre de Bamako, les ministres ont prévu le dévoilement de la charte graphique dont le logotype au Président en exercice de la Confédération des États du Sahel, le général d’Armée Assimi Goïta. La rencontre stratégique de Bamako (du 27 au 29 décembre 2024 ) avait pour objectifs de valider les propositions de charte graphiques à la suite de l’Appel à manifestation d’intérêt afin de retenir les trois meilleures qui seront soumises à l’approbation du collège des chefs d’Etat de la Confédération; de valider le portail numérique et la Web Tv de la Confédération= et de finaliser le document relatif à la création de la chaine télé et de la radio de la Conféderation des Etats du Sahel. A la cérémonie de clôture des travaux de l’atelier, présidée par le ministre malien de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, ses homologues du Burkina Faso, et du Niger, se sont exprimé. Dans son allocution, le ministre malien, Alhamdou Ag Ilyene, a souligné l’importance de cet atelier dans la consolidation des mécanismes de communication de la Confédération des États du Sahel (AES) face aux défis sécuritaires et informationnels. Il a rappelé la nécessité de lutter contre la désinformation et de promouvoir des messages de sensibilisation et d’intégration au sein des trois pays membres. Prenant la parole, le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a réaffirmé l’engagement des autorités burkinabè, avec en tête le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, Chef de l’Etat, à accompagner la mise en œuvre des actions de communication. Il a ensuite encouragé les techniciens « à maintenir la synergie d’actions pour une mise à jour régulière des plateformes avec des productions de qualité qui valorisent l’image de marque de l’AES. » Enfin, il a invité les experts à ne pas être avares en idées et initiatives pour contribuer à un meilleur rayonnement de l’espace AES. Les trois ministres ont noté que les délégations d’experts du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont participé activement à cet événement pour produire des documents de qualité, marquant ainsi une étape importante dans l’harmonisation des outils de communication et la consolidation de l’identité visuelle de la Confédération des États du Sahel. En marge de ces travaux, les directeurs généraux des médias publics des trois États signeront un mémorandum d’entente pour renforcer leur partenariat. MD (AMAP)    

En visite à la Maison de la Presse : Le Premier ministre promet d’aider les médias

Bamako, 12 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a promis, jeudi, à Bamako, d’aider la presse et de voir les doléances de la profession. Le chef du gouvernement, dans le cadre de sa prise de contact avec les couches sociales et professionnelles du pays, a rencontré à la Maison de la Presse, les hommes de médias pour échanger et partager avec eux des préoccupations de la corporation. Après avoir écouté les intervenants, des hommes de médias, sur certaines de leurs préoccupations, le général de division Abdoulaye Maiga a promis une réponse « après avoir vu avec les services centraux et déconcentrés compétents. » Au cours des échanges, le Premier ministre a expliqué que le Mali est dans une période exceptionnelle et que « nous sommes tous des Maliens qui nous devons, tous, travailler pour l’intérêt du Mali. » Il a demandé la cohésion nationale autour du Mali, que chacun fasse sa part et joue son rôle pour l’édification du Mali. Il a souligné que la presse joue un rôle important dans cette édification de la nation. Le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, s’adressant à la presse après les echanges, a exprimé ses remerciements au Premier ministre pour cette marque « de respect et de considération » à l’endroit de la presse malienne, en se déplaçant « pour venir nous écouter, échanger et partager des préoccupations avec nous. » « Nous sommes très contents et nous sommes reconnaissants de sa présence ici, ce matin, à la Maison de la Presse. Avec lui, nous avons abordé toutes les questions essentielles, notamment celles liées à la liberté de la presse, celles de nos textes qui sont en souffrance depuis 2021 et l’aide à la Presse », a fait savoir Bandiougou Danté. En réponse à une question d’une consœur, à savoir « si on peut espérer quelques actions venant du Premier ministre », M. Danté a répondu : « Nous devons espérer quelque chose venant du cgef du gouvernement. » « Le Premier ministre est dans une logique de rassembler les Maliens et de faire en sorte qu’on puisse trouver ensemble des solutions aux problèmes du Mali. Nous sommes tous des Maliens avant tout », a-t-il dit. La rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence de la Maison de la Presse, en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, du président de la Haute autorité de la Communication (HAC), Gaoussou Coulibaly, du président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, des patrons de presse publique, notamment le directeur général de l’ORTM, Alassane Baba Diombélé, le directeur général de l’Agence malienne de presse été de publicité (AMAP), Alassane Souleymane et de la presse privée ainsi qu’un parterre de journalistes. Sadou Yattara, journaliste, réagissant à la visite du Premier ministre à la Maison de la Presse, a souligné qu’elle a été « très utile. » « D’abord, cela permet d’actualiser tous les dossiers chauds que la presse a soumis au gouvernement. Celui qui était là, c’est le chef du gouvernement avec qui on a actualisé nos dossiers. »  « Ensuite, il a pris des engagements. Ce qui donne toute son importance à cette rencontre. « « Un autre aspect de cette visite est qu’elle doit être la troisième ou quatrième que le premier ministre a rendue à des structures depuis sa prise de fonction. A mon avis, cela dénote de l’importance que la Presse aux yeux du chef du gouvernement », a analysé M. Yattara. Il a estimé que c’est une opportunité qu’il fallait saisir au bond et la matérialiser ajoutant que « ce n’est pas tous les jours que le Premier ministre se déplace pour voir la presse. » Il a qualifié la démarche du chef du gouvernement de « pédagogique » pour échanger avec l’ensemble des couches socio-professions « afin d’établir une feuille de route pour son mandat. « Nous lui avons dit les vérités sur nos préoccupations et il nous a fait des propositions », a fait savoir Abdoulaye Handane, directeur général de radio Kledu. « Si souvent, les gouvernants descendent pour voir les gouvernés et, surtout, les structures, pour s’enquérir de leurs problèmes le pays ira de l’avant », a ajouté le directeur général de radio Kledu. SST/MD (AMAP)      

Nombre des ministres : Pas plus de 30, (Projet de loi)

Bamako, 9 dec (AMAP) Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont adopté, jeudi dernier en fin d’après-midi, plusieurs projets de textes celui de la loi organique qui fixe 30, au maximum, le nombre des membres du gouvernement, a constaté l’AMAP. Le projet, voté par 129 voix pour, zéro contre et autant d’abstention, s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 75 de la Constitution du 22 juillet 2023 qui dispose : « Le gouvernement comprend le Premier ministre, Chef du gouvernement et les ministres. Une loi organique fixe le nombre des membres du gouvernement ». Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral, Mamani Nassiré qui a défendu ce projet de loi. Le projet de texte est présenté comme ayant pour objectif de prendre en compte ainsi « une demande sociale forte et récurrente des Maliens pour la réduction du train de vie de l’État et la rationalisation de ses ressources. » L’organe législatif de la Transition a aussi approuvé le projet de loi organique fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour constitutionnelle ainsi que la procédure suivie devant elle. La Cour constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est juge de la constitutionnalité des lois et garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. La Cour constitutionnelle contrôle la régularité de l’élection du Président de la République et des opérations du référendum dont elle examine les réclamations et proclame les résultats définitifs. Elle statue en cas de contestation de l’élection des députés et de celle ou la désignation des sénateurs. En matière de contrôle de constitutionnalité, parallèlement à celui par voie d’action, elle peut être saisie sur renvoi de la Cour suprême d’une exception d’inconstitutionnalité soulevée par un justiciable devant une juridiction. Conformément à la nouvelle Constitution, la Cour constitutionnelle comprend neuf membres qui portent le titre de conseillers. Le mandat des conseillers est de sept ans non renouvelables. Ces neuf membres sont désignés comme suit : deux par le Président de la République, un par le Président de l’Assemblée nationale, un par le Président du Sénat, deux par le Conseil supérieur de la magistrature, deux enseignants-chercheurs de droit public désignés par un collège constitué par les recteurs des universités publiques de droit, un  par l’ordre des avocats S’agissant de sa compétence, en matière électorale, contrairement au cas de l’élection du Président de la République, la Cour ne proclame plus les résultats définitifs des élections parlementaires (députés et sénateurs). Elle ne statue que sur les contentieux électoraux dans la limite des circonscriptions électorales des requérants. Le projet de loi prend en charge ces innovations intervenues suite à la promulgation de la nouvelle Constitution. Ce texte qui était défendu par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux Mamoudou Kassogué, a été adopté par 131 voix pour, zéro contre et autant d’abstention.   EXCEPTION D’INCONSTITUTIONNALITÉ – Le CNT a, par ailleurs, approuvé le projet de loi organique fixant les attributions, l’organisation, les règles de fonctionnement ainsi que la procédure suivie devant la Cour suprême. L’adoption de la nouvelle Constitution consacre la Cour des comptes et une « nouvelle Cour suprême » et permet de soulever l’exception d’inconstitutionnalité devant les juridictions. La Loi fondamentale supprime la Haute cour de justice dont les attributions sont désormais dévolues à la Cour suprême, à travers la poursuite et l’instruction des infractions commises par les membres du gouvernement dans l’exercice de leur fonction. Ce texte, défendu également par le Garde des Sceaux, a été adopté à l’unanimité des membres du CNT présents. La Constitution du 22 juillet 2023  prévoit, en son article 36, une Cour des comptes comme institution de la République. Selon la Loi fondamentale, cette Cour est la juridiction supérieure des finances publiques et l’institution supérieure de contrôle des finances publiques. Elle a des attributions juridictionnelles, de contrôle et de consultation. Elle assiste le gouvernement et le Parlement dans le contrôle de l’exécution des lois de finances et l’évaluation des politiques publiques. La Cour des comptes reçoit également les déclarations des biens des personnes assujetties à la déclaration des biens et vérifie les comptes des partis politiques. Ce texte a été également voté à l’unanimité des membres du CNT présents. L’organe législatif de la Transition a, enfin, approuvé le projet de loi organique déterminant les modalités d’application de l’article 153 de la Constitution relatif à l’exception d’inconstitutionnalité. L’adoption de ce texte permettra « à tout justiciable de soulever l’exception d’inconstitutionnalité d’une loi à l’occasion d’une instance et de se mettre, le cas échéant, à l’abri d’une norme inconstitutionnelle. » C’est le ministre chargé de la Justice qui a défendu aussi ce projet de loi. Il a été adopté par 128 voix pour, zéro contre et autant d’abstention. BD/MD (AMAP)

Burkina Faso : Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo nommé Premier ministre

  Bamako, 7 dec (AMAP) Le Président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a nommé ce samedi 07 décembre, Jean Emmanuel Ouédraogo, 44 ans, Premier ministre, apprend-on par un décret lu à la télévision nationale burkinabé (RTB) par le secrétaire du gouvernement burkinabè, Mathias Traoré. Précédemment ministre d’État, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Jean Emmanuel Ouedrago remplace Appolinaire Kyelem remercié 24 heures plus tôt. Né le 26 décembre 1980 à Ouagadougou, Jean Emmanuel Ouédraogo est journaliste de formation. Avec une brillante carrière dans la presse le nouveau PM fut présentateur à la télévision nationale. Réputé humble et gros travailleur il dispose d’un court mais riche parcours politique depuis l’avènement du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration II (MPSR II) en septembre 2022. Jean Emmanuel Ouedrago aura la lourde tâche de former un gouvernement de mission dans un contexte sécuritaire et géopolitique complexe marqué par la lutte contre le terrorisme, la concrétisation et le renforcement de Confédération des États du Sahel (AES). KM/MD (AMAP)