Le ministère en charge de la Sécurité rassure par rapport aux rumeurs sur le passeport AES (Communiqué)
Bamako, 16 fév (AMAP) Le ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile a déclaré dimanche qu’« à ce jour, il n’a pas été saisi officiellement de difficultés relatives à l’utilisation » du nouveau passeport biométrique du Mali, le passeport AES. Dans un communiqué rendu public le même jour, le ministère en charge de la Sécurité a indiqué qu’ « aucune notification officielle de ces problèmes n’a été reçue à ce jour, ni par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, ni par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale. » Réagissant aux témoignages circulant sur les réseaux sociaux concernant des difficultés administratives rencontrées par certains détenteurs de ce passeport, il a, cependant, promis qu’ « une vérification des allégations est en cours par les deux départements ministériels », selon la même source. Le ministère tient « à rassurer l’opinion publique que les passeports AES sont conformes aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). » « Leur mise en circulation, effective depuis le 29 janvier 2025, a suivi toutes les procédures administratives nécessaires, y compris la notification officielle au réseau diplomatique et consulaire le 22 janvier 2025, suivie par l’envoi de spécimens physiques », assure le département de la Sécurité. Il assure poursuivre « des discussions avec certains partenaires pour résoudre toute question spécifique liée à leurs procédures internes, afin de garantir la libre circulation des détenteurs de ces passeports. » Enfin, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile invite les citoyens maliens possédant le nouveau passeport à lui signaler directement toute difficulté rencontrée. OS/MD (AMAP)
Arrivé ce matin à Ségou, le général de Division Abdoulaye Maïga rencontre les cadres
Ségou, 14 fév (AMAP) Le Chef du gouvernement, ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation, le général de Division, Abdoulaye Maïga, a entamé ce vendredi une visite de deux jours dans la région de Ségou (Centre). Accompagné d’une forte délégation dont plusieurs membres du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maiga a été accueilli par le nouveau gouverneur de Région, le Commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, à Banankoroni. A son arrivée dans la ville de Ségou, le chef du gouvernement s’est tout d’abord entretenu avec les notabilités au pied à terre. Au cours de cette brève rencontre, les notabilités ont exprimé toute leur joie de recevoir le Premier ministre en terre ségovienne, la Cité des balanzans. Ils ont aussi exprimé leur gratitude au président de la Transition, au Premier ministre et à tous les membres du gouvernement pour les efforts inlassables qu’ils ne cessent de déployer pour le Mali en général et la Région de Ségou en particulier. Légitimités religieuses et autorités traditionnelles, ont tous fait des bénédictions pour la paix, la stabilité au Mali et la réussite de la Transition. A la suite de cette rencontre, le Chef du gouvernement a tenu une rencontre avec les cadres de la région de Ségou. Lors de cette rencontre, il a partagé la vision du président de la Transition et informé des chantiers en cours. Le Premier ministre a insisté sur la cohésion. Il a salué la résilience du peuple malien et assuré que « le gouvernement est à pied d’œuvre pour améliorer les conditions de vie et de travail. » Le Mali s’étant engagé dans la Confédération des Etats du Sahel, Abdoulaye Maïga a invité « tous à s’engager dans la voie de l’intégration véritable. » ADS/MD (AMAP)
Le Premier ministre Abdoulaye Maïga attendu vendredi à Ségou
Ségou, 12 fév (AMAP) Le Premier ministre, Chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, séjournera, du 14 au 15, dans la Région de Ségou (Centre), à environ 235 kilomètres de Bamako, a appris l’AMAP de source officielle. Au programme de cette visite, le Premier ministre présidera, le vendredi matin, une réunion des cadres. Il est également prévu la pose de la pierre du vestibule des légitimités traditionnelles et l’inauguration du stade Amary Ndaou, complètement rénové, agrandi et modernisé. Après l’étape de Ségou, le Chef du gouvernement se rendra, samedi, à N’débougou pour lancer les travaux du projet d’irrigation N’débougou IV en zone Office du Niger. Il poursuivra son agenda, dimanche, dans la Région de Doïla. Une commission d’organisation, créée pour la circonstance sous la présidence du chef de Cabinet du gouverneur de Ségou, est à pied d’œuvre depuis plusieurs jours pour faire de ce périple une réussite totale. Pour le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, cette visite est d’une importance capitale pour la région. Il a mis l’accent sur l’importance d’une de nos valeurs sociétales, à savoir le respect de la parole donnée. « Le chef de l’Etat a fait une promesse et il l’a tenue. C’est un acte de reconnaissance que nous entendons démontrer au Premier ministre à l’endroit du chef de l’Etat dont les œuvres concourent au développement de notre commune, de la Région de Ségou » a-t-il-dit. Le maire Nouhoun Diarra a remercié les autorités « pour toutes les actions concrètes qui seront posées, vendredi, et qui confortent la confiance de tout Ségou en le Mali. ». Il a appelé l’ensemble de la population de Ségou à sortir massivement pour faire de cette visite un évènement grandiose. Pour le directeur régional de la jeunesse et des sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne, Attaher Sofiane l’inauguration du Stade Amary Daou de Ségou « est un instant solennel de reconnaissance et de remerciements au général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition pour l’intérêt témoigné à la jeunesse malienne en général et celle de Ségou en particulier ». Le coordinateur régional des chefs et conseillers de villages, fractions et quartiers de Ségou, Oumar Togora, lui, ne cache pas la joie des légitimités de voir la pose de la première de leur vestibule « La coordination est à pied d’œuvre pour mobiliser toute la population de la région de Ségou ainsi que plus de 2 500 chefs et conseillers de villages fractions et quartiers. Cette visite est très significative pour nous car notre rêve va devenir une réalité avec la pose de la première pierre de notre vestibule », a-t-il indiqué. Le Premier ministre va lancer un des plus grands projets de l’Office du Niger qui pour le Pdg, Badara Aliou Traoré, « va insuffler un nouveau sang à (sa) structure. » ADS/MD (AMAP)
Crise au Mali : Le gouvernement annonce l’intégration et la réinsertion de 3 000 ex-combattants (Officiel)
Bamako, 11 fév (AMAP) Le gouvernement du Mali a annoncé, mardi, l’intégration de 2 000 ex-combattants issus des groupes républicains d’autodéfense dans les Forces armées de défense en tant que soldats de 2è classe et la réinsertion socioéconomique de 1 000 ex-combattants au compte des inaptes du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC). Lors d’une conférence de presse de lancement officiel du processus de désarmement- démobilisation-réinsertion et intégration (DDR-I), le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d’armée Ismaël Wagué, a expliqué que « ces 2 000 ex-combattants à intégrer contribueront à la sécurisation du pays ainsi qu’à la protection de nos concitoyens. » Quant aux 1 000 autres à réinsérer, « ils bénéficieront d’une prise en charge pour leur réinsertion socioéconomique ». Ils seront issus des rangs des anciens mouvements signataires du défunt Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, des anciens mouvements sédentaires de la Région de Gao (Nord), des milices d’autodéfense de Bandiagara, Djénné, Ségou, Macina (Centre), des donzos (chasseurs), des mouvements peulhs, entre autres. Le général de corps d’armée Ismaël Wagué a précisé que les mouvements armés opposés à l’Etat ne sont pas concernés par ce processus. « Car, a-t-il soutenu|, il faut que la justice s’exprime d’abord sur ces cas, sachant bien que certains d’entre eux sont reconnus coupables de l’attaque du bateau Tombouctou, il y a quelques années. » Le ministre a rappelé que le programme s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors du Dialogue inter-Maliens (DIM), où l’intégration et la réinsertion des ex-combattants ont été une recommandation forte. OD/MD (AMAP)
Sikasso échange sur les cas de divorce
Sikasso, 11 février (AMAP) Le ministre des affaires religieuses, du culte et des coutumes, Dr Mahamadou Koné a présidé, la semaine dernière à Sikasso, une rencontre autour du divorce, en présence du Gouverneur de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du directeur national de la promotion de la femme, Harouna Samaké, de la représentante du maire de la commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo et du prêtre diocésain, Abbé Jean Baptiste Dembélé. Etaient également présents, de nouveaux couples (les jeunes fiancés), des couples mariés depuis 10 à 15 ans, ceux qui sont en instance de divorce au tribunal, les officiers d’état civil… Le thème retenu pour cette rencontre était « Le mariage à l’épreuve du temps », suite au constat de «381 cas de divorce en 2024. L’évènement a été mis à profit pour évoquer tous les aspects relatifs au mariage et aux couples. La cheffe de l’exécutif régional a souligné l’importance capitale de la rencontre. A cet effet, elle a indiqué que le taux de divorce est très élevé à Sikasso (381 cas en 2024 soit 1cas de divorce/jour).La région, selon elle, est considérée comme la 2ème en termes de fréquence de divorces au cours de l’année 2024. A l’en croire, cette rencontre constitue un espace de sensibilisation qui permettra de sauver beaucoup de couples. Par ailleurs, le gouverneur dira qu’il poursuivra la session de sensibilisation afin de réduire le taux de divorce dans la région. « S’il n’y’a pas de stabilité dans nos foyers, il n’y en aura pas dans notre société… », a-t- elle conclu. Pour sa part, le directeur national de la promotion de la femme, Harouna Samaké a salué l’initiative qui, selon lui, mérite d’être accompagnée et publiée à travers le pays. Il a invité les couples à s’approprier les conseils prodigués. De son côté, le ministre des affaires religieuses, du culte et des coutumes a insisté sur la bonne sensibilisation de chacun des deux conjoints. Il a mis un accent particulier sur le respect mutuel entre les conjoints, la franchise, l’honnêteté, l’amour etc. MD/KM (AMAP)
Formation professionnelle : Le général d’armée Assimi Goïta annonce l’enroulement de 2.500 au compte de l’APEJ
Bamako, 10 fév (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta a annoncé l’insertion de 2 500 jeunes diplômés, en 2025, dans les services publics et parapublics à la faveur du programme de stage de formation professionnelle de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ). Lors de la présentation des vœux du gouvernement au chef de l’Etat, Assimi Goita a indiqué que « ce contingent s’ajoutera aux 2 000 autres jeunes ayant bénéficié du même programme au titre de l’année 2024. Selon lui, « la jeunesse occupe une place importante dans la marche de la Transition au profit de notre pays. Et constitue un vivier indispensable au regard de son rôle d’avant-garde pour le développement et la sécurité du pays. » A ce jour, a reconnu le Général d’armée Goïta, la jeunesse « participe activement à la réserve opérationnelle. » « Nous nous attelons aussi à l’employabilité de notre jeunesse tant par le canal de la fonction publique qu’à travers le renforcement des capacités dans le domaine de la formation professionnelle et l’insertion des jeunes ruraux », a-t-il dit. Le chef de l’Etat a relevé la prise en compte de la déclaration de biens des membres du gouvernement dans les programmes de séminaire gouvernemental tout en invitant le Premier ministre « à beaucoup de détermination afin que les ministres s’approprient d’exigence de l’exemplarité en toute circonstance. »« Principalement dans le cadre du respect des trois principes constitutionnels qui guident l’action publique dans notre pays ». Le chef de l’Etat a salué également « l’engagement de notre diplomatie à travers son dynamise face aux enjeux du moment et en renforçant les partenariats latéraux et multilatéraux. » Dans le souci de la libre circulation des personnes et des biens, le chef de l’Etat a fait noter que « la Confédération AES pose de plus en plus d’actes salutaires après le lancement des structures communes de télécommunication et dispose désormais d’une force unifiée, appelée à matérialiser la politique commune de sécurité collective. » Face aux défis budgétaires, selon lui, une gestion austère mais visionnaire a permis de maintenir une croissance stable à 5%. Pour 2025, le général d’armée Assimi Goïta a indiqué que « nous devons prioriser l’autosuffisance énergétique en accélérant le développement des centrales solaires de Sanankoroba, de Diakadougou et de Safo. » « Ainsi que la valorisation de nos ressources minières à travers les initiatives telle que la Société malienne de recherche minière (SOREM-SA) afin que chaque gramme profite d’abord aux Maliens ». De concert avec les autres entités concernées, a-t-il instruit, « l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) doit s’assurer de la mise à jour du fichier électoral en prenant en compte les Maliens de la diaspora ainsi que la distribution équitable des cartes biométriques. » Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a promis que « de solutions précises seront apportées aux problèmes rigoureusement analysés ». Ajoutant qu’ils resteront mobilisés pour engager toutes les réformes et actions nécessaires dans l’amélioration des conditions de vie des populations. « Sous votre leadership, nous jetterons les bases d’un Mali émergent par une saine gestion des ressources humaines et le respect du code de déontologie de l’agent public ». Conformément aux orientations du président de la Transition, le Premier ministre a annoncé intensifier les efforts déployés pour renforcer les capacités de nos Forces armées et de sécurité. Selon lui, « aucun effort ne sera épargné pour lutter efficacement contre la corruption et les atteintes aux biens publics. » OD/MD (AMAP)
Cercle de Kani : Le nouveau préfet, Baba Mohamed Ould Sedic, a pris fonction
Bandiagara, 10 fév (AMAP) : Le nouveau préfet de Cercle de Kani (Centre), Baba Mohamed Ould Sedic, a pris fonction au cours d’une cérémonie, samedi, à la préfecture de la localité, en présence des autorités administratives, des élus locaux et des représentants de la société civile. Intervenant au cours de cette cérémonie d’installation, le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Bandiagara, Idrissa Kané, a mis en exergue le rôle clé du préfet dans la gouvernance locale et la stabilisation du cercle. Il a rappelé les nombreux défis auxquels la localité est confrontée, notamment en matière de sécurité et de développement. A sa suite, représentant de la diaspora, Mamoudou Goudienkile, militaire à la retraite, a salué cette nomination et appelé « à une meilleure synergie entre l’administration, les forces de sécurité et les populations pour garantir un climat de paix et favoriser le progrès économique et social. » Plusieurs autres personnalités ont exprimé leurs attentes vis-à-vis du nouvel administrateur, notamment le chef de village de Kani, Aly Kansaye, le maire de la Commune de Wadouba, Soumaila Camara et le président du Conseil communal de la jeunesse, Amadou Bamia. Tous ont insisté sur la nécessité d’une gestion inclusive et participative pour répondre aux aspirations des populations. Dans son allocution, Baba Mohamed Ould Sedic a réitéré son engagement à renforcer les services publics et à instaurer un dialogue constant avec les citoyens. Il a appelé à « une mobilisation collective pour relever les défis du Cercle et impulser une dynamique de développement durable. » AC/MD (AMAP)
Koulouba : Le chef de l’État reçoit le ministre sénégalais des Forces armées
Bamako, 07 fév (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu, vendredi, au Palais de Koulouba, une délégation sénégalaise conduite par le ministre des Forces armées du Sénégal, Birame Diop, porteur « d’un message d’amitié et de fraternité du président Bassirou Diomaye Faye » à son homologue malien, a déclaré l’émissaire sénégalais à sa sortie d’audience. « Son message (Bassirou Diomaye Faye) est aussi celui de solidarité envers le Mali qui, depuis plus d’une décennie, combat courageusement le terrorisme et l’extrémisme violent », a indqué Birame Diop. Il a ajouté que le message du président sénégalais est également celui de « l’espoir de voir les relations déjà très satisfaisantes entre les deux armées se renforcer de manière à mieux lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent. » Mais aussi « à renforcer la sécurité le long de la frontière que les deux pays partagent. » Sans oublier la sécurisation et la préservation de la frontière naturelle qui est la Falémé que les deux pays ont en commun. « Il s’agit également de lutter de manière plus efficace contre la criminalité transfrontalière et de l’amélioration de nos relations dans le domaine extrêmement important de la formation, du renforcement des capacités, des échanges des délégations et d’expertises », a précisé le ministre sénégalais. BD/MD (AMAP)
Défense et sécurité : Des vivres aux Forces de l’AES
Koutiala, 10 fév (AMAP) L’Association des producteurs agricoles « Uyétiô » (la cohésion) a offert le 08 février 2025, à Koutiala, 140 sacs de céréales de 100 kg aux Forces de défense de la Confédération des Etats du Sahel (AES) a appris l’AMAP auprès des responsables de l’organisation Ces vivres sont repartis comme suit : 20 sacs aux éléments du Burkina Faso, 100 au Mali et les 20 rrestrants à ceux du Niger, ont expliqué les organisateurs de la cérémonie , L’Association a également décerné une vingtaine d’attestions de reconnaissance à des personnalités qui œuvrent pour la paix et la stabilité dans nos pays, parmi lesquels le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso et les généraux Abdourahamane Tiani du Niger et Assimi Goïta du Mali. Le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouvernorat de Koutiala, Moussa Guindo, qui a présidé la cérémonie de remise, au nom du gouverneur, le général de Division Abdoulaye Cissé, s’est réjoui de « cet élan de solidarité ». ID/MD (AMAP)
Sikasso : Renforcement des capacités des acteurs de l’Etat sur la préparation et la réponse aux urgences humanitaires
Sikasso, 7 février (AMAP) Depuis 2012, le Mali vit une crise socio-politique complexe, des conflits armés et intercommunautaires dans le nord et le centre du pays. Cette crise multidimensionnelle, qui s’étend également sur les régions du sud du pays, perturbe le fonctionnement des services sociaux de base. Elle crée également le mouvement massif des populations tant à l’intérieur du pays que vers les pays voisins. C’est dans le but de faire face à ces multiples défis humanitaires que la Direction nationale du développement social (DNDS) en partenariat avec l’Unicef (section opération de terrain et urgence) a organisé du 5 au 7 février à Sikasso, un atelier de formation en faveur des acteurs de l’Etat (Représentants des services techniques sectoriels intervenant dans l’humanitaire de Sikasso, Bougouni et Koutiala etc). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, Amadou Soumaré en présence du chef du bureau de zone Unicef des régions de Bougouni, Koutiala et Sikasso, le Pr Abdoulaye Touré, du directeur national adjoint du développement social, Kassoum Keita et de nombreux invités. La session de formation s’emploie à améliorer les connaissances et les compétences du personnel des services techniques intervenant dans l’action humanitaire. Ce qui contribuera à une réponse d’urgence efficace et adaptée aux crises humanitaires en se basant sur une analyse des risques et des capacités régionales et nationales. Dans son intervention, le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Amadou Soumaré a reconnu que Sikasso, tout comme dans beaucoup d’autres régions du Mali, est confronté à divers défis. A savoir, les catastrophes naturelles, les crises sanitaires et d’autres situations d’urgences qui peuvent survenir à tout moment. « Il est donc essentiel que nous soyons bien préparés et que nous sachions comment réagir de manière efficace et coordonnée », a-t-il affirmé. S’exprimant sur la gestion des crises et catastrophes, Amadou Soumaré a remercié et félicité les communautés pour leur résilience et l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui ont appuyé l’Etat en apportant leur aide et assistance aux nombreuses victimes des différentes crises et catastrophes. A cet effet, il a adressé une mention spéciale à la section coordination des urgences de l’Unicef pour le dispositif de gestion des urgences mis en place dans plusieurs régions. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso a remercié l’Unicef pour son accompagnement technique et financier et surtout son appui pour la tenue de l’atelier. De son côté, le chef du bureau de zone Unicef des régions de Bougouni, Koutiala et Sikasso, le Pr Abdoulaye Touré a souligné quelques défis liés à la crise humanitaire que vit notre pays. « Sur un total de 330 713 personnes déplacées internes au Mali en mai 2024, 58% sont des enfants et 26% des femmes. Ces nombres ne sont pas uniquement des données démographiques, ce sont des vies brisées, des familles déracinées, des communautés en quête de sécurité et de dignité… », a-t-il précisé. Par ailleurs, il a souligné l’importance du partenariat entre son organisation et la DNDS. « Ce moment est un appel à l’action, non seulement pour répondre à l’urgence sociale mais surtout pour préparer un avenir où chaque enfant, chaque femme et chaque homme puisse vivre en sécurité et en prospérité », dira le Pr Abdoulaye Touré. Pour le directeur national adjoint du développement social, Kassoum Keita, cet atelier est le début d’une série de formation qui concernera deux autres régions (Kayes et Koulikoro). Il a exhorté les participants à accorder une attention particulière aux différents points qui seront développés. Il s’agit, entre autres, du cadrage de l’action humanitaire, des procédures de préparations aux urgences, de la chaîne logistique et d’approvisionnement dans le contexte de crise. S’y ajoutent la protection contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi que la communication et le plaidoyer humanitaire. MD/KM (AMAP)

