Taekwondo : Sy Aminata Makou Traoré élue présidente de la Fédération malienne

BAMAKO, 01 fev (AMAP) – Mme Sy Aminata Makou Traoré, ceinture noire 4ème dan et première Malienne médaillée d’or aux Jeux Africains de Maputo, a été élue présidente de la Fédération malienne de taekwondo (FEMAT) à l’issue d’une assemblée générale élective historique tenue samedi dernier dans la salle « Le Coin Chinois » de la Bibliothèque nationale. Face au président sortant Maître Alioune Badara Traoré (8ème dan) et à Maître Yacouba Oumar Samaké (7ème dan), Mme Traoré a obtenu 4 voix contre 2 pour son prédécesseur. Elle entame un mandat de quatre ans avec l’ambition d’instaurer une gouvernance transparente et inclusive. « Le taekwondo a montré ses valeurs de maturité. Le fardeau est lourd, mais pas impossible. Notre discipline a besoin d’une gouvernance transparente et nous y travaillerons. Je ferai mon possible pour rassembler tous les fils du taekwondo, à Bamako comme dans la diaspora », a déclaré la nouvelle présidente.Dans un geste de fair-play, Maître Alioune Badara Traoré a félicité sa successeure : « J’ai perdu, mais je tiens à féliciter sincèrement ma fille. Je serai toujours là pour l’accompagner et faire la promotion de cette discipline. » La cérémonie d’installation a été conduite par Dianguina Keïta, représentant de la direction nationale des sports et de l’éducation physique (DNSEP), au nom du ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Née le 31 mars 1990, Mme Sy Aminata Makou Traoré allie un parcours sportif de haut niveau à une expertise professionnelle en tant qu’ingénieure en audit et contrôle de gestion, et directrice marketing chez Petro-Bama. Elle est déjà active dans le développement sportif à travers son « Forum international sur le sport ». Cette élection marque un tournant pour la FEMAT, avec une première assemblée générale élective conforme aux textes de la fédération. Elle intervient dans un contexte où le taekwondo malien cherche à renforcer sa structuration et son rayonnement, en valorisant des figures comme Mme Traoré, pionnière féminine dans une discipline historiquement masculine. DB/OS (AMAP)
Kangaba: Fin de la grève des enseignants après le paiement des salaires

Kangaba, 30 jan (AMAP) Les enseignants de Kangaba ont mis fin à leur grève jeudi après le règlement des arriérés de salaires, avec une reprise des cours ce vendredi 30 janvier, selon les autorités locales. L’arrêt de travail, entamé le lundi 26 janvier, avait été déclenché par les syndicats signataires de l’accord du 15 octobre 2016 ainsi que par le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC). Les enseignants protestaient contre le retard dans le paiement des salaires du mois de janvier et dans le traitement des dossiers administratifs nécessaires aux virements. À la suite du mouvement, le préfet du cercle de Kangaba, Abou Dao, a convoqué une rencontre avec les acteurs de l’école le mardi 27 janvier afin de situer les responsabilités et de trouver des solutions. Il a ensuite saisi sa hiérarchie, ce qui a conduit à l’intervention du gouverneur de la région de Koulikoro et des services financiers régionaux. Les autorités ont indiqué que l’ensemble des virements a été effectué à la date du 28 janvier, permettant un règlement rapide du différend. Lors d’une seconde rencontre tenue le jeudi, le préfet a salué la promptitude avec laquelle les autorités régionales ont géré la situation et a invité les syndicats à privilégier le dialogue pour la résolution des difficultés. « Le salaire est sacré », a-t-il déclaré, tout en regrettant que le préavis de grève ait été diffusé sur les réseaux sociaux avant que l’administration n’en soit officiellement informée. Les responsables syndicaux se sont félicités de l’issue des discussions et ont remercié le préfet pour ses efforts, lui demandant de transmettre leur reconnaissance au gouverneur et au conseil régional de Koulikoro. Contexte : Les retards de paiement des salaires ont régulièrement provoqué des mouvements sociaux dans le secteur de l’éducation au Mali. À Kangaba, la rencontre entre les autorités et les syndicats a recommandé la poursuite de cadres de concertation réguliers afin d’éviter de nouveaux retards de salaires et des arrêts de travail inopinés. SD/OS (AMAP)
Kayes: Le Mali renforce la lutte antidrogue dans la région de Kayes

Kayes, 29 jan (AMAP) – L’Office central de lutte contre les stupéfiants (OCS) du Mali a interpellé 121 personnes et saisi d’importantes quantités de drogue dans la région de Kayes au cours de l’année 2025, dans le cadre d’une intensification des efforts visant à enrayer le trafic et la consommation de stupéfiants, que les autorités estiment être à l’origine de la délinquance juvénile et de violences. Selon les statistiques de l’antenne régionale de l’OCS, parmi les personnes arrêtées figurent trois femmes, dont une ressortissante nigériane. Les saisies ont été effectuées sous la direction du colonel Moumine Bengaly, chef de l’antenne régionale de Kayes, à l’issue d’opérations menées principalement sur les axes routiers, où des trafiquants dissimulaient les produits illicites dans des véhicules. Les produits saisis comprennent 24 355 comprimés de tramadol de différents dosages, 104 comprimés d’une substance connue sous le nom de « mirage serpent », ainsi que 132 sachets et 358 doses de crack, un dérivé de la cocaïne. D’autres substances ont également été confisquées, notamment diverses doses de drogues, de l’alcool frelaté et des produits pharmaceutiques. L’ensemble de ces produits a été détruit par incinération le 18 novembre, selon l’OCS. L’Office a indiqué que les forces de sécurité étaient pleinement mobilisées dans cette lutte, soulignant que la consommation de drogue peut conduire à la violence et à des troubles à l’ordre public. « Au total, 121 personnes ont été interpellées au cours de l’année », a indiqué l’OCS dans un bilan de ses opérations de 2025. Parallèlement aux actions répressives, l’OCS a précisé travailler avec des partenaires, dont l’Académie d’enseignement de Kayes et des associations locales, afin de prévenir l’usage de la drogue chez les jeunes. Des campagnes d’information, de sensibilisation et d’éducation ont été menées dans les écoles et les quartiers, ainsi que des activités sportives, dont un cross-country ayant rassemblé des élèves et étudiants du primaire, du secondaire et du supérieur. La consommation et le trafic de stupéfiants constituent une préoccupation croissante dans la région de Kayes, en particulier dans la capitale régionale, souvent appelée la « cité des rails ». Les autorités locales estiment que ce phénomène menace les établissements scolaires et l’ordre public, rappelant que des cours avaient été perturbés l’an dernier au lycée public de Kayes N’Di en raison de l’indiscipline de certains élèves. Les responsables soulignent que la lutte contre ce fléau nécessite des actions durables impliquant les forces de sécurité, les communautés et la justice. BMS/OS (AMAP)
Photographie : L’Association Yamarou photo remet les prix Ibibi à partir du 10 février prochain

Bamako, 16 janv (AMAP) L’association Yamarou photo remettra les prix Ibibi du 10 février au 10 mars 2026 à Bamako, lors d’un évènement destiné à réaffirmer Bamako comme capitale africaine de la photographie, a appris l’AMAP, jeudi, de source officielle. Le directeur artistique, Seydou Camara, lors d’un déjeuner de presse au siège de l’Association à Sotuba, a indiqué que l’objectif général de ce projet est de contribuer à la mise en place d’un espace de créations artistiques et de promotion de jeunes photographes émergents du continent. Accompagné de la chargée de communication, Mme Bintou Alexandra Diarra dite Chacha, il a précisé que les prix les prix « Ibibi » seront décernés dans trois grandes catégories. Le premier prix sera attribué au meilleur projet photographique du continent africain sur le plan de la création artistique. Le deuxième, dédié à la présidente de la Fondation Oumou Dilly, feue Naomie Steuer, sera attribué à une photographe africaine émergente. Enfin, le troisième prix sera remis au meilleur livre photographique, édité en Afrique. Le directeur artistique a exprimé sa satisfaction de voir ce projet « enfin réalisé après cinq longues années » de maturation. « C’est le lieu de remercier les partenaires qui ont accepté de soutenir cette initiative en vue de combler le vide de la période inter-biennale des Rencontres de Bamako, et d’offrir un cadre professionnel aux artistes africains pour la diffusion de leurs œuvres sur le plan international », a dit M. Camara. Il a expliqué le concept « Ibibi » qui signifie, en langue Sonraï, le noir, symbole de la photographique et du continent noir. Il a décliné le contenu de 30 jours d’activités photographiques et artistiques. Ainsi. la semaine professionnelle se déroulera du 10 au 15 février 2026. Elle sera animée par des professionnels maliens et d’ailleurs à travers le monde. Le programme prévoit des ateliers de formation, des expositions, des master-classes et des visites guidées. Tous les lauréats seront accompagnés pendant toute l’année, pour leur permettre de participer à des projets internationaux. Le prix Ibibi est un projet contemporain qui implique plusieurs catégories de professionnels venus de divers horizons. « C’est un projet futuriste », a dit Seydou Camara. Il a ajouté que c’est un projet « appelé à grandir et qui permettra de confirmer notre pays dans sa place de leader dans le domaine de la photographie contemporaine. » « Pour cette première édition, nous avons reçu plus de 100 candidatures à la suite d’un appel à projet sur nos plates-formes, à la suite d’un travail minutieux, effectué par un jury professionnel composé de deux Maliens dont le philosophe écrivain Chab Touré, et Harandane Dicko, expert en photographie. » Selon lui, cinq personnes seront retenues pour chaque discipline avant la remise des prix finaux. Il a, enfin, expliqué que Ibibi est un projet innovant qui met aussi en valeur d’autres catégories de travailleurs comme les hommes de médias, les administrateurs, les plantons… Pour sa part, la chargée de communication a expliqué la stratégie mise en place pour annoncer l’événement et la méthodologie de Yamarou photo pour la réalisation de ce « projet innovant de l’invention de Nicéphore et de Niepce. » Elle a indiqué que le projet, initialement prévu en 2025, démarrera en 2026 pour des contraintes liées au contexte de notre pays. Elle a dit que l’initiative est ouverte « à tous et même aux générations anciennes de photographes qui disposent encore de capacités pour répondre au projet. » AS/MD (AMAP)
Le 12e Concours international de photo-journalisme Andreï Stenine lancé à Moscou (Novosti)
Bamako, 26 déc (AMAP) Les candidatures pour la 12ème édition du Concours international de photojournalisme Stenine destiné aux jeunes photojournalistes sont ouvertes à Moscou, rapporte l’Agence RIA Novosti Ce concours, dédié à la mémoire du photojournaliste du groupe médiatique Rossiya Segodnya, tué à l’été 2014 près de Donetsk, est traditionnellement lancé le jour de son anniversaire, le 22 décembre. Selon Dmitri Kisseliov, Directeur général du groupe Rossiya Segodnya, cité par Novosti, « pour la 12e fois, le concours Stenine s’apprête à ouvrir la période de dépôt des candidatures. C’est toujours un moment joyeux et excitant. Cette année particulièrement, car nous avons préparé une surprise pour nos participants, qui va certainement les ravir. » « Nous sommes heureux d’annoncer la nouvelle catégorie de cette année : l’Énergie de la vie. Elle est ouverte aux photojournalistes âgés de 34 ans », a-t-il dit ajoutant que « la mission reste inchangée : « découvrir de nouveaux talents et lancer la carrière de jeunes photographes ». « Dans le même temps, il sera très intéressant de voir les travaux de professionnels confirmés, qui fixent les repères pour la jeune génération. Nous attendons les projets des maîtres et des auteurs débutants, car c’est de leur ensemble que se compose le tableau varié, brillant et contrasté du photojournalisme contemporain. C’est pour nous une grande fierté d’en faire partie », a encore dit M. Kisseliov CATEGORIES ET CONDITIONS DE PARTICIPATION : Le concours photo se déroule dans six catégories : Actualité principale, Sport, Ma planète, Portrait. Héros de notre époque, Vue d’en haut et la nouvelle catégorie L’Énergie de la vie. Pour l’Actualité principale, Sport, Ma planète et Portrait. Héros de notre époque, il y a deux prix : photo unique et série. Seules les photographies uniques pourront participer aux catégories Sport et Vue d’en haut. La nouvelle catégorie Énergie de la vie est ouverte aux photographes âgés de 34 ans et plus, tandis que les cinq autres catégories acceptent les travaux d’auteurs âgés de 18 à 33 ans. Les photographes professionnels peuvent soumettre leur candidature sur le site du concours en russe http://stenincontest.ru et en anglais https://stenincontest.com jusqu’au 28 février 2026 inclus. Le prix du concours de 2026 s’élèvera à 125 000 roubles pour la première place, 100 000 roubles pour la deuxième place et 75 000 roubles pour la troisième place dans chaque catégorie. Le lauréat du Grand Prix du concours recevra 700 000 roubles. La cérémonie de remise des prix du 12e Concours international de photojournalisme Stenine se tiendra traditionnellement à Moscou entre septembre et novembre 2026. JURY ET LAUREATS DES ANNEES PRECEDENTES – Au fil des ans, le jury a compté parmi ses membres des photographes reconnus : Vladimir Viatkine (Russie), Gabriele Cecconi (Italie), Sefa Karacan (Turquie), Juan Canete (Argentine) et d’autres. Parmi les lauréats du concours figurent des photographes de notoriété mondiale : Elena Anossova (Russie) avec une série sur les femmes en prison, Danilo Garcia Di Meo (Italie) avec l’histoire d’une jeune fille paralysée « Leticia: histoire d’une vie invisible », Alejandro Martinez Velez (Espagne) avec un reportage sur les migrants à Belgrade. En 2025, le Grand Prix a été décerné à Ekaterina Iakel (Russie) pour sa série de photos « Le caractère russe : course d’obstacles » sur des vétérans de guerre, blessés et mutilés, qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie civile. Le concours de cette nouvelle année perpétue la tradition des tournées d’expositions des œuvres des lauréats dans des villes russes et étrangères. Les expositions des gagnants du concours, au cours de ses 12 années d’existence, ont été vues par des publics en Chine, en Afrique du Sud, au Mexique, en Argentine, en Uruguay, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Turquie, au Liban, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Hongrie, en Pologne, en Égypte et dans d’autres pays. A PROPOS DU CONCOURS – Le Concours international de photojournalisme Andreï Stenine, organisé par le groupe médiatique Rossiya Segodnya sous les auspices de la Commission russe pour l’Unesco, a pour objectif de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les enjeux du photojournalisme contemporain. Les partenaires médiatiques généraux du concours sont: Compagnie de télévision et de radiodiffusion (VGTRK) et la plateforme en ligne Smotrim, toutes deux de Russie. Les partenaires médiatiques internationaux du concours sont : le groupe médiatique Independent Media (Afrique du Sud), l’Agence de presse ANA (Afrique du Sud), Shanghai United Media Group (SUMG) (Chine), le site The Paper (Chine), le groupe médiatique Dar Al Sharq (Qatar), le site Brasil247 (Brésil), l’agence de presse Press Trust of India (Inde), l’agence de presse Iina (Irak), l’Agence de presse Mehr (Iran), l’Agence de presse NAN (Nigeria), l’Agence de presse Xinhua (Chine). A titre de partenaires sectoriels, le concours est soutenu par: l’Union des journalistes de Russie (Russie), le site d’information YOung JOurnalists (Russie) et le site Photo-study.ru (Russie). MD (AMAP)
11e Concours international de photojournalisme Andreï Sténine : Les gagnants annoncés
Bamako, 20 nov (AMAP) La photographe de Moscou Ekaterina Yakel a remporté le Grand Prix du 11e Concours international de photojournalisme Andrei Stenine, dont la cérémonie solennelle s’est déroulée le 18 novembre à Moscou, au Musée historique national sur la Place Rouge, rapporte l’agence Sputnik. Le jury international a décerné, à l’unanimité, à Ekaterina Yakel, la plus haute distinction du concours pour sa série de photos intitulée « Le caractère russe : course d’obstacles », consacrée aux anciens combattants blessés au combat qui continuent de faire preuve de courage et de force dans la vie de tous les jours. « L’héroïsme ne se manifeste pas uniquement lors d’opérations militaires, mais aussi dans la vie quotidienne. Pour de nombreux combattants, être sur le front ne passe malheureusement pas sans laisser de traces. Après avoir été blessés et traumatisés, les anciens combattants doivent réapprendre à marcher, au sens propre du terme », a déclaré la récipiendaire. Selon elle, le sport les aide non seulement à se réhabiliter, mais aussi à se redécouvrir dans leur nouvelle vie après leur retour au pays. « La série a été tournée pendant la formation « Défi du champion », organisée par le centre sportif adapté « Ortho-Sport ». Les héros ne sont pas uniquement ceux qui défendent leur patrie sur la ligne de front, mais aussi ceux qui trouvent en eux la force de continuer à vivre. », a-t-elle dit. La série de photos a été présentée dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours ». En même temps que le Grand Prix, les autres prix attribués aux participants pour 2025 ont été annoncés. Dans la catégorie « Actualités principales », parmi les photos individuelles, la production primée est « Bateau rohingya chaviré », du photographe indonésien Reza Saifullah, montrant des réfugiés rohingyas qui attendent les secours sur un bateau chaviré, au large de la côte ouest d’Aceh, en Indonésie. Dans la catégorie « Actualités principales », la première place a été attribuée à Abdelrahman Alkahlout, de Palestine, pour sa série « Gaza : l’écho du génocide », qui rend compte de la terrible tragédie en Palestine. Dans la catégorie sportive, la première place dans la catégorie « Photographie unique » a été attribuée à la photographie « Dernière course : chute du champion » de S.M. Al Muztaba Rosul, du Bangladesh, qui a immortalisé un cheval tombé raid mort, entouré de la foule. Dans la catégorie la plus populaire du concours, « Ma planète », la meilleure œuvre unique est la photographie « Arbres fruitiers sous les bâches » de Mengdan Zhu, originaire de Chine, qui illustre la vie des agriculteurs installant des bâches au-dessus des pruniers, afin de les protéger des conditions météorologiques extrêmes. Parmi les séries nominées dans la catégorie « Ma planète », celle de l’auteur Mustafa AbdulHadi, originaire de Bahreïn, regroupant des moments de la procession funèbre célébrant l’Achoura, à Kerbala, célébré chaque année par les musulmans chiites en Irak, a été désignée comme la meilleure. Dans la catégorie « Portrait. Héros de nos jours », les meilleurs œuvres ont été celles de photojournalistes de Birmanie et de Russie Le travail de Nyein Nyein Htwe, originaire de Birmanie, s’intitule « Famille de pêcheurs » et représente le père de famille donnant du poisson à sa femme après une journée de pêche. Et la série « Murmures dans le silence » de la journaliste russe Pelaguia Tikhonova sur la vie des filles vivant au couvent Nikolo-Solbinsky. L’auteure invite le spectateur à réfléchir à l’influence des institutions religieuses sur la formation de la personnalité et à ce que signifie grandir et étudier dans un tel environnement. Les photos les plus atmosphériques ont été présentées dans la catégorie « Vue du haut. Photo unique ». Le jury a décerné le prix à la photo fascinante d’Anselmo Cunha dos Santos, du Brésil, intitulée « Avion sur la piste d’un aéroport inondé » à Rio Grande do Sul. La répartition des autres places dans les nominations est publiée sur les versions russehttp://stenincontest.ru et anglaisehttp://stenincontest.com du site. La cérémonie à Moscou marque le début de la traditionnelle tournée d’exposition des photographies des lauréats du concours. Cette tournée internationale a déjà prévu des étapes dans des galeries en Éthiopie, en Serbie et en Argentine, mais la géographie de la tournée internationale continuera de grandir. Le concours international de photojournalisme Andreï Sténine, organisé par le groupe médiatique « Rossiya Segodnya », sous le patronage de la Commission russe pour les affaires de l’UNESCO, a pour but de soutenir les jeunes photographes et d’attirer l’attention du public sur les défis du photojournalisme contemporain. Il s’agit d’une plateforme pour les jeunes photographes talentueux, sensibles et ouverts à toute nouveauté, où ils dirigent notre attention sur les personnes et les événements qui nous entourent. Les partenaires principaux médiatiques du concours sont : Compagnie nationale russe de télévision et de radio (VGTRK) de Russie, la plateforme en ligne SMOTRIM de Russie et la chaîne de télévision russe « Moskva 24 ». Les partenaires internationaux du concours sont : l’agence de presse et la radio Sputnik (internationale), la chaîne de télévision et le portail RT (international), le groupe de médias Independent Media (Afrique du Sud), l’agence de presse ANA d’Afrique du Sud, Shanghai United Media Group (SUMG) de Chine, le portail Internet du journal China Daily, le portail Internet The Paper de Chine et le réseau médiatique Al Mayadeen du Liban. En tant que partenaires sectoriels, le concours est soutenu par l’Union des journalistes de Russie, le portail d’information YOung JOurnalists (Russie), les portails Russian Photo et lPhoto-study.ru (Russie). MD (AMAP)
Agence nationale de presse du Mali : Sur un air de renaissance
Par Oumar SANKARE Bamako, 27 oct (AMAP) Centre international de conférences de Bamako (CICB), ce lundi 27 octobre 2025. Le soleil tape comme un forgeron sur l’enclume. Dehors, les eaux paresseuses du Djoliba (fleuve Niger) coulent, reflet doré des boubous et costumes qui affluent vers le Centre international de Conférences. À l’intérieur, dans la salle des banquets, quatre lustres scintillent comme des étoiles au-dessus d’un sol de marbre rouge bordeaux. L’air sent le thé ‘attaya’ brûlant, l’encre fraîche des bulletins et cette odeur si malienne du wax neuf qui craque sous les pas. « I ni ce ! crie », un griot improvisé dans un coin. La kora répond, douce, insistante. L’Agence nationale de presse du Mali renaît aujourd’hui, après des années de léthargie. Et Bamako, fidèle à elle-même, fête ça comme on célèbre un mariage : en couleurs, en voix, en transpiration joyeuse. Amadou Libo Diarra, correspondant de Koulikoro, descend d’un minibus bringuebalant venu de sa ville. Quarantaine fatiguée, teint noir luisant, yeux rougis par une nuit sans sommeil. « J’ai quitté hier mais le carburant… Le chemin n’a pas été facile », dit-il. Il serre la main de votre serviteur comme on retrouve un frère perdu de vue. À dix mètres, Badian Coulibaly, Community Manager de l’AMAP, sourire éclatant malgré les 10 km de marche, aller-retour, d Koulouniko (son quartier), la veille, il court encore. Il oriente un technicien, replace une banderole, met la main à la pâte quand le ruban adhésif lâche. « Le DG dit que si je vis jusqu’à 70 ans, j’aurai gagné 5 ans de bonus ! » lance-t-il, hilare. Plus tard, on le verra sprinter pour récupérer des archives précieuses : « On m’a soufflé que des visiteurs les glissaient dans leurs sacs… » Sous les lustres, les uniformes blancs et bleus de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) tranchent comme des notes claires. Alice Dakouo, chignon serré, chemise impeccable, rougit quand le micro se tend : « C’est une expérience unique… On entend parler de l’agence, mais on ne sait pas ce qu’il y a dedans. » À côté, Claudia, taquine, complète : « On va publier sur X, Facebook, Instagram de l’UCAO. » Cheickné Traoré, appareil en bandoulière, mitraille. Aucun invité n’échappe à son objectif. Il rit, il danse presque. Jean Marie Ntahimpere, leur encadreur, hoche la tête : « L’agence, c’est la mère de la presse. Mais elle ne marche plus bien. Il faut des moyens. Vraiment. » Un discours qui fait vibrer les murs Le calme tombe comme une couverture. Alassane Souleymane, DG de l’AMAP, monte à la tribune. Voix grave, posée : « L’Agence nationale de presse du Mali, c’est plus que L’Essor. C’est Kibaru en bamanankan, en tamasheq, sarakolé, peul. C’est 180 agents, 50 faces publicitaires, une mémoire depuis 1949. Le Soudan français a lutté pour l’indépendance dans ces pages. Aujourd’hui, on passe au digital. » Puis le ministre Alhamdou Ag Ilyène, en boubou bleu et blanc éclatant, lance : « Une presse libre, c’est la garantie de la démocratie ! L’AES n’est pas un coup de tête. C’est une réaction. Nous ne sommes plus maîtres de rien après 65 ans ? Alors, nous reprenons notre destin ! » Un cameraman et un photographe se disputent un angle. Bounama Magassa, photographe de l’Agence arrive, sourire large, tape dans le dos : « Allez, on partage la vue, comme on partage le thé ! » Rires. Applaudissements. La kora reprend, plus forte. DES ANCIENS, GARDIENS DU TEMPLE – Dans un coin, les retrouvailles. Le doyen Gaoussou Drabo, pas assurés, avance. Les jeunes accourent. Les anciens s’étreignent. Bréhima Touré, large sourire, lance une blague. Ahmadou Cissé répond. Éclats de rire. Souleymane Doucouré, ancien DG adjoint, regarde une affiche : « En 2010, j’ai fait le tour du Mali pour voir les 42 cercles. Pas de portable. Juste des dépêches. » Il montre un visage sur le mur : « Lui, c’est un défunt. Mais il est là. » Bréhima Touré, lui, se souvient : « 2006. On passe L’Essor de 8 à 16 pages. En couleur ! J’étais secrétaire général de rédaction. Stress total. Le ministre de la Communication, Gaoussou Drabo, venait boucler avec nous l’après-midi. On a mis des enquêtes, des préoccupations du public. Avant, c’était que des comptes rendus. Là, c’était vivant. » Il insiste, les yeux brillants : « Il faut des journalistes pointus. Pas juste des comptes rendus. Sinon, personne ne lira. » Le Panel 1 porte sur « Médias publics & défis du numérique » Modérateur Kader Sanankoua. Mamadou Koumé (ex-DG APS Sénégal) tape du poing : « Des vidéos sans info ? Non ! Les dépêches vérifiées, c’est le cœur ! » Moussa Diarra, directeur de l’agence approuve. Fideles Guindou : « Adaptons-nous à la demande, sinon on meurt. » M. Ying de Xinhua écoute, note, sourit. La salle vrombit. On propose, on contredit. C’est vivant. C’est l’Afrique qui pense. Et demain ? La kora s’apaise. Les lustres s’éteignent un à un. Dehors, le soleil descend sur le Niger, rouge comme le marbre du CICB. L’ANP n’est plus une ombre. Elle est un baobab qui reverdit. Bréhima Touré murmure, avant de partir : « Si on forme bien, si on donne les moyens… on sera lus. Sinon, on restera dans les archives. » Ramatoulaye Sidibé, hôtesse, arrivée à 7h30 : « Tout est poli, souriant. Alhamdoulilah. » Fanta Konaté, d’Infinity Group, partenaire : « On a tout géré : bâches, kakemonos, malgré le carburant. Trois ministres présents. Défi relevé. » Moustapha Coulibaly, de l’Ororganisation est au four et au moulin. Entre deux coups de fil, il dit : « On manque de perdiems, de crédit pour assuer les directs sur les réseaux sociaux. Mais on assure. » Abdoulaye M. Traoré, correspondant de Banamba, arrive essoufflé : « J’ai attendu un car de 6h à 13h. Mais je suis là. On attendait cet évènement depuis longtemps. » OS/MD (AMAP)
Journée mondiale de la photographie : la MAP et l’AMAP signent une convention de partenariat
B amako, 19 août (AMAP) La Maison africaine de la photographie (MAP) et l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) ont signé, mardi à Bamako, une convention de partenariat destinée à renforcer leurs relations et à promouvoir la production, la conservation et la diffusion des œuvres photographiques au Mali« Ce partenariat vise à consolider les bonnes collaborations déjà existantes entre nos deux structures et à créer une véritable synergie d’action pour le développement du secteur de la photographie », a expliqué le directeur général de la MAP, Tidiane Sangaré, lors de la cérémonie organisée en marge de la Journée mondiale de la photographie. Le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, a rappelé que « les deux institutions œuvrent depuis longtemps pour la préservation de la mémoire collective du pays » et que cette convention permettra de conjuguer « leurs efforts pour la promotion, la production et la conservation des fonds photographiques. » La cérémonie a été, également, marquée par le vernissage de l’exposition « Yèrèya Sira », qui présente 70 œuvres issues d’un concours national sur le thème « Nos identités comptent. » Ces créations mettent en valeur les pratiques culturelles, les traditions et les savoir-faire endogènes maliens. Représentant le ministre de la Culture, le conseiller technique Djibril Niaré a rappelé que la Journée mondiale de la photographie commémore l’invention du daguerréotype en 1839 et constitue une occasion de « partager avec le monde les visions et les expériences des photographes ». Il a souligné que cette exposition, couplée à un master class sur la conception et le montage de projets photographiques, s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, Assimi Goïta. « Ces œuvres traduisent la substance des valeurs culturelles qui forgent notre identité et nous ouvrent la voie vers le Mali Kura », a affirmé M. Niaré, avant de féliciter la MAP et les artistes participants pour leur contribution à la promotion du patrimoine culturel national. OS/MD (AMAP)
L’AMAP et la Maison africaine de la photographie signent une convention de collaboration
Bamako, 20 août (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et la Maison africaine de la photographie (MAP) ont signé, mardi, au siège de la MAP, une convention de partenariat, en marge de la célébration de la Journée mondiale de la photographie, a constaté l’AMAP. Cette convention vise à créer un cadre formel de collaboration et d’échanges entre les deux structures pour le développement du secteur de la photographie. Il permettra, aussi, à chaque partie d’apporter un appui technique à l’autre dans l’atteinte de leurs objectifs respectifs, notamment l’exploitation et la valorisation des fonds photographiques, à travers la co-production d’activités, de services et de biens, la favorisation des échanges d’expériences, tout en facilitant l’accès aux prestations et divers services. Le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane et son homologue de la MAP, Tidiane Sangaré, ont apposé leurs signatures au bas du document, en présence du conseiller technique au ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Djibril Niaré, et beaucoup d’autres invités. Cet accord intervient à un moment où l’AMAP est engagée dans l’exécution de son Plan stratégique triennal qui porte sur 5 axes majeurs, notamment l’excellence éditoriale, la performance financière, la diversification des produits, l’amélioration de la gouvernance financière et la transformation digitale. Se prononçant sur les motivations qui sous-tendent ce partenariat, le directeur général de la MAP a indiqué que ce partenariat permet de consolider les relations de bonne collaboration qui existent déjà entre les deux structures « et faire en sorte qu’elles se donnent la main, dans une synergie d’actions. » Selon lui, « c’est un élément qui propulse le développement du secteur de la photographie, surtout pour ce qui concerne la production, la conservation et la diffusion des œuvres photographiques. » Pour sa part, Alassane Souleymane a tout d’abord exprimé sa satisfaction pour cette vision partagée autour de la restauration des archives photographiques. Il a fait un rappel historique de la création de L’Essor bien avant l’indépendance qui lui a permis de constituer la mémoire photographique du Mali. « La création de la MAP qui remonte à 2004 vient renforcer ce dispositif que notre pays avait déjà dans le cadre de la préservation de la mémoire », a-t-il dit. « Nous avons jugé nécessaire de signer cette convention de manière à ce qu’il y ait cette complémentarité continue entre nos deux structures », a-t-il ajouté. « La MAP est née justement de la volonté de nos autorités de mettre la photo au devant pour en faire véritablement un élément d’hommage de notre pays. Je pense qu’elle fait beaucoup de choses à travers la Biennale photographique de Bamako et en termes d’activités pour regrouper, justement les artistes et les artisans de la photo », a estimé le DG de l’AMAP. Et de renchérir : « Quand on parle de presse, quand on parle de journal, il faut forcément parler de photos à travers L’Essor. » Désormais les deux structures mèneront ensemble des activités, soit de promotion, soit de production ou de conservation des fonds photographiques que nous disposons. AS/MD (AMAP)
Prévisions météo hebdomadaires : Entre soleil ardent et pluies localisées
Bamako, 7 avr (AMAP) La semaine du 07 au 13 avril 2025 s’annonce majoritairement ensoleillée sur l’ensemble du Mali, selon les prévisions de l’Agence Mali-Météo publiées lundi. « Le ciel sera clair à peu nuageux, mais la visibilité restera réduite par la poussière en suspension », a indiqué un responsable de la Cellule Communication du Ministère des Transports et des Infrastructures (MTI), précisant les grandes tendances climatiques à venir. La chaleur restera intense avec une hausse continue des températures. « Les maximales oscilleront entre 37°C et 47°C, avec des pics attendus à Kayes (Ouest), Gao, Menaka (Nord) et Nara (Nord-Ouest) », a détaillé l’Agence. Les minimales, quant à elles, varieront entre 19°C et 28°C, les valeurs les plus basses étant prévues dans la région de Kidal (Nord). Une bonne nouvelle vient nuancer ce tableau : des pluies sont attendues dans certaines zones entre mardi et jeudi. « Des averses concerneront le District de Bamako ainsi que les régions de Sikasso, Bougouni (Sud), Kita (Ouest) Dioila et Koulikoro », a annoncé Mali-Météo, offrant un répit bienvenu face à la canicule ambiante. Ces prévisions appellent à la vigilance, notamment dans les zones de forte chaleur, tandis que les pluies localisées pourraient soulager les populations des régions concernées. OS/MD (AMAP)

