Kangaba : le sous-préfet engage la lutte contre l’usage illégal d’engins mécaniques dans l’orpaillage

Kangaba, 6 octobre (AMAP)– Le sous-préfet de l’arrondissement central de Kangaba, Lacina Diarra, a présidé, lundi 5 octobre, une réunion de sensibilisation sur l’installation et l’utilisation illégales d’engins mécaniques lourds dans l’exploitation minière artisanale dans les villages de son ressort, a constaté l’AMAP. La rencontre a réuni les maires, les autorités traditionnelles, les sociétés minières, ainsi que des représentants de la jeunesse et des organisations de femmes des quatre communes de l’arrondissement central. Elle intervient face à la multiplication des exploitations illégales sur des permis miniers et d’autres superficies. Selon le sous-préfet, certains exploitants utilisent des équipements et matériels lourds interdits dans le cadre de l’exploitation artisanale. Il a également relevé l’implication de certaines collectivités et autorités traditionnelles dans l’installation de ces exploitants, privant ainsi l’État des revenus issus de ces activités. Les responsables d’une dizaine de sociétés minières détentrices de permis d’exploitation ont, de leur côté, fait part des difficultés rencontrées avec les populations riveraines, notamment la contestation de la légalité de leurs permis, et sollicité l’intervention des autorités. Au cours de la rencontre, le sous-préfet a rappelé plusieurs dispositions du Code minier, notamment les articles 47 et 68 relatifs à l’orpaillage et à l’encadrement et à la surveillance des exploitations minières artisanales. Il a également expliqué les articles 81, 82 et 83 portant sur le permis d’exploitation artisanale, son attribution et les équipements autorisés. Les participants ont recommandé la multiplication des séances de sensibilisation dans les villages et l’application de sanctions contre les exploitants illégaux. Ils ont également souligné la nécessité de préserver les terres et l’environnement soumis à une dégradation croissante. SD/CMT (AMAP)
Œuvres sociales du Président de la Transition : l’hôpital et dix artisans de Sikasso dotés d’installations solaires

Sikasso, 19 sept (AMAP)– L’hôpital de Sikasso et dix maîtres artisans ont bénéficié d’installations solaires dans le cadre des œuvres sociales du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a constaté l’AMAP samedi à Sikasso. Le conseiller spécial du Chef de l’État, Aguibou Dembélé, a procédé à l’inauguration de l’installation photovoltaïque de l’hôpital et à la remise officielle des équipements solaires aux dix artisans. C’était en présence de la gouverneure de la région, Kanté Marie Claire Dembélé, et de plusieurs responsables administratifs et sanitaires. L’installation de l’hôpital, composée de panneaux photovoltaïques, de batteries de stockage et d’onduleurs intelligents, dispose d’une capacité de 1.075 kWh. Selon Aguibou Dembélé, cette initiative vise notamment à garantir la continuité des soins. «Nous ne voulons plus d’arrêt des soins à cause du manque d’électricité», a-t-il déclaré. Il a ajouté que le Président de la Transition a instruit l’installation de panneaux solaires dans 100 centres sanitaires. La gouverneure de Sikasso a souligné que la disponibilité permanente de l’électricité est essentielle au fonctionnement de l’hôpital, notamment pour l’éclairage des salles de soins, la conservation des produits et médicaments et le fonctionnement des équipements médicaux. Elle a également relevé que l’énergie solaire permettra aux artisans d’améliorer leurs conditions de travail et leur capacité de production. Elle a, par ailleurs, sollicité l’octroi d’ambulances à l’hôpital de Sikasso. Les dix bénéficiaires sont composés de huit menuisiers métalliques, d’un menuisier bois et d’un tailleur. L’artisan Sory Diaby a indiqué que les difficultés d’accès à l’électricité limitaient jusque-là sa production. La directrice générale de l’hôpital, Dr Assetou Cissouma, a, pour sa part, estimé que l’installation permettra de renforcer l’alimentation électrique de l’établissement et d’améliorer la prise en charge des patients. La cérémonie a été marquée par la remise des installations aux artisans, la coupure du ruban symbolique et la visite des équipements solaires. MFD/CMT (Amap-S
Kayes : le Comité régional du Fonds minier examine les projets des communes

Kayes, 19 sept (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kayes, le Général de brigade Moussa Soumaré, a présidé, samedi, à la salle de conférences de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM-Kayes), la première session ordinaire du Comité régional de suivi du Fonds minier de développement local, a constaté l’AMAP. La rencontre a réuni des autorités administratives et des élus locaux. Le Comité régional a été institué par la décision n°2026-00249/GRK-CAB du 16 avril 2026 du gouverneur de la Région de Kayes. Des comités communaux ont également été créés par les préfets dans les différentes communes de la région, conformément au décret n°2025/PT-RM du 11 mars 2025 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds minier de développement local. La session était principalement consacrée à l’examen et à l’approbation des projets soumis par les communes pour bénéficier des financements du Fonds. Le gouverneur a rappelé que l’exploitation minière constitue un secteur important de l’économie malienne, particulièrement dans la région de Kayes, soulignant la nécessité d’une meilleure prise en compte des collectivités affectées par les activités extractives. Selon la répartition prévue, 50% des ressources du Fonds sont destinés aux communes directement affectées par les activités minières, 25% aux autres collectivités territoriales de la zone minière et les 25% restants aux collectivités territoriales des autres régions du Mali. Le Général de brigade Moussa Soumaré a, par ailleurs, salué la contribution des sociétés minières au développement communautaire et leur accompagnement des actions de développement dans les zones d’exploitation. OD/CMT (AMAP)
Kayes : les stocks d’hydrocarbures dépassent les seuils d’alerte

Kayes, 8 août (AMAP)– Les stocks d’hydrocarbures disponibles dans la région de Kayes sont jugés satisfaisants, avec 2.787.134 litres d’essence, en hausse de 105,93%, et 3.246.878 litres de gasoil, soit une augmentation de 9,73% par rapport à la situation précédente, a appris l’AMAP auprès du Comité régional de gestion des crises et des catastrophes. Ces chiffres ont été présentés jeudi 6 août 2026, lors de la réunion hebdomadaire du comité, présidée par le Conseiller à la sécurité et à la Protection civile du gouverneur de la région de Kayes, le colonel Adama Bamba, en présence des opérateurs économiques et des services techniques concernés. Le directeur régional du Commerce, Robo Bayo, a indiqué que les prix des hydrocarbures sont restés globalement stables dans la région. L’essence est vendue à 875 FCFA le litre, tandis que le prix du gasoil varie entre 930 et 940 FCFA le litre. Selon lui, les contrôles effectués au cours de la semaine écoulée ont permis de vérifier les niveaux des cuves et les stocks physiques disponibles dans les stations-service, ainsi que les approvisionnements en cours. «Les stocks disponibles au niveau des stations-service couvrent largement les besoins de consommation de la région en essence et en gasoil. Ils sont supérieurs aux seuils d’alerte», a-t-il assuré. Du 30 juillet au 5 août 2026, la direction régionale du Commerce a délivré 137 autorisations préalables, correspondant à un volume de 270.780 litres d’hydrocarbures destinés aux activités commerciales ainsi qu’aux besoins professionnels et domestiques. Par ailleurs, huit citernes d’essence et onze citernes de gasoil ont été enregistrées au niveau des services des Douanes de Kayes. Plusieurs autres citernes étaient également en attente à la frontière. La situation de l’approvisionnement en hydrocarbures fait l’objet d’un suivi régulier par le Comité régional de gestion des crises et des catastrophes, en coordination avec les opérateurs économiques, les services du Commerce, des Douanes et les forces de défense et de sécurité. Le Colonel Adama Bamba a salué les efforts des opérateurs économiques pour assurer l’approvisionnement de la région ainsi que l’accompagnement des Forces de défense et de sécurité dans l’acheminement des camions-citernes jusqu’à leurs destinations. OD/CMT (AMAP)
Mali : B2Gold met en avant le succès de la mine de Fekola au PDAC 2026 à Toronto

Bamako, 5 mars (AMAP) – Birama Cissé, Directeur Pays de B2Gold Mali, a participé au Forum PDAC 2026 (Prospectors and Developers Association of Canada), tenu du 1er au 4 mars à Toronto, pour valoriser les performances de la mine de Fekola, renforcer l’attractivité du Mali comme destination minière et explorer de nouveaux partenariats en Afrique de l’Ouest, rapporte Mali-EcoFinews. Le PDAC, principal rendez-vous mondial de l’exploration minière, a réuni plus de 30 000 participants de plus de 135 pays, près de 1 100 exposants et 700 conférenciers, autour de panels, sessions techniques, formations et rencontres B2B. M. Cissé est intervenu lors de la Table ronde sur les Opportunités d’Affaires en Afrique de l’Ouest, organisée par le Service des Délégués Commerciaux des Ambassades du Canada en Afrique francophone, ainsi que dans un panel de Mine Africa en collaboration avec la Chambre de commerce Canada–Afrique. Ces échanges, en présence de Mme Lee-Anne Hermannet, Chargée d’affaires de l’Ambassade du Canada, et de M. Ernest Akpoue, délégué commercial, ont réuni représentants gouvernementaux, délégués commerciaux et entreprises minières actives en Afrique. La mine de Fekola, projet phare de B2Gold au Mali, a été présentée comme une « success story » de l’investissement canadien. Après dix ans d’exploitation, elle affiche une production annuelle moyenne de 400 000 à 500 000 onces d’or, avec une production cumulée dépassant 4 millions d’onces fin 2025. Fekola représente plus de 50 % des activités globales du groupe B2Gold, confirmant son statut d’actif stratégique. M. Cissé a mis en avant les retombées socio-économiques : plus de 3 000 emplois (98 % occupés par des Maliens), un transfert continu de compétences et plus de 6 milliards de FCFA investis dans des projets communautaires. Dans un contexte de couverture internationale parfois défavorable, il a défendu une image factuelle du Mali : « Notre responsabilité, c’est de parler du Mali tel qu’il est sur le terrain : un pays de ressources, de compétences et d’opportunités, où des projets structurants peuvent réussir lorsqu’ils sont conduits avec rigueur, conformité et dialogue », a-t-il déclaré en marge des échanges. Il a également évoqué le nouveau Code minier de 2023 et le renforcement des dispositions sur le contenu local, qui priorisent les nationaux, communautés locales, entreprises maliennes et intrants produits sur place. B2Gold, engagé dans cette voie avant même la loi, a salué la collaboration avec les autorités et réaffirmé son soutien aux orientations nationales : élargissement des opportunités de sous-traitance aux champions nationaux, développement des compétences et partenariats structurants. Les présentations ont donné lieu à des discussions interactives sur les besoins en sous-traitance, équipements, services, financement et collaborations. Le PDAC est la plateforme mondiale de référence pour mobiliser des investissements miniers. La participation de B2Gold Mali intervient après l’adoption du Code minier 2023 au Mali, qui renforce le contenu local et l’implication de l’État, dans un secteur stratégique pour l’économie malienne. OS(AMAP)
Crise des hydrocarbures : Le Cercle de Tominian en panne sèche

Tominian, 23 janv (AMAP) Le cercle de Tominian (Centre) connait une grave pénurie de carburant qui paralyse l’économie locale et suscite un profond sentiment d’abandon au sein de la population, a constaté l’AMAP sur place. Depuis le début de la crise des hydrocarbures au Mali, aucune livraison d’essence n’a été enregistrée à Tominian, en dehors de la dotation réservée à la centrale d’Energie du Mali (EDM). Au début du mois de décembre 2020, la ville a réceptionné, un camion-citerne de carburant destinée à la centrale de l’EDM, officiellement remis aux autorités administratives et locales, a constaté l’AMAP sur place. Ce ravitaillement, très attendu, devait permettre de relancer partiellement le fonctionnement de la centrale de production d’électricité, totalement à l’arrêt depuis plusieurs semaines faute de carburant, plongeant la ville dans l’obscurité et aggravant la crise sociale et économique. Au démarrage de la crise, les habitants avaient trouvé un répit de courte durée, grâce à l’unique station-service de la localité. Mais celle-ci a brusquement fermé ses portes, pour des raisons jamais élucidées. Depuis, aucune reprise d’activité n’a été constatée, plongeant la population dans une détresse totale. Face à ce vide, les revendeurs informels ont pris le contrôle du marché, imposant des prix excessifs à des ménages déjà éprouvés. « Aujourd’hui, l’essence est devenue un luxe que la majorité des habitants ne peut plus s’offrir », confie un habitant de Tominian. Cette situation a entraîné l’arrêt de nombreuses activités économiques, rendu les déplacements difficiles et perturbé plusieurs services essentiels. De nombreuses questions taraudent les esprits des populations qui vivent difficilement cette situation. « Tominian a besoin d’essence, Tominian a besoin d’être entendu », disent les habitants, rappelant que le développement local, la mobilité des citoyens et la survie économique du cercle en dépendent. Pour rappel, le gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, a effectué une visite de courtoisie dans le Cercle de Tominian le 19 mai 2021. En cette occasion, les représentants de la société civile avaient déjà alerté sur la marginalisation du cercle et demandé aux autorités de prendre des mesures ST/OS/MD (AMAP)
Mines : Hilaire Bebian Diarra nommé commissaire chargé des Activités minières avec rang de ministre

Bamako , 23janv (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a nommé Hilaire Bebian Diarra commissaire chargé des Activités minières avec rang de ministre, selon un décret signé le 19 janvier 2026 à Bamako. Spécialiste en sciences de la Terre, M. Hilaire Rebian Diarra prend la tête du Commissariat chargé des Activités minières, un organe stratégique dans un contexte de réforme et de valorisation du secteur extractif malien. Selon l’article premier du décret, « M. Hilaire Bebian DIARRA, spécialiste en sciences de la Terre, est nommé commissaire chargé des Activités minières, avec rang de ministre ». Le texte précise que cette nomination s’inscrit dans le cadre de l’application du nouveau Code minier et de la loi sur le contenu local adoptés en août 2023. OS/MD (AMAP)
Kangaba : Mission d’un consultant environnementaliste pour le projet FIER II

Kangaba, 07 janv (AMAP) M. Souleymane Sanogo, consultant environnementaliste chargé du Deuxième projet de Formation professionnelle, Insertion et appui à l’Entrepreneuriat des jeunes ruraux (FIER II), effectue une mission à Kangaba pour élaborer un Plan d’engagement des parties prenantes (PEPP) et un Plan de mise en œuvre du Consentement préalable libre et éclairé (CPLE). Les travaux se sont déroulés dans la salle de délibération de la mairie de la commune rurale de Minidian, sous la présidence du premier adjoint au maire, M. Kamory Keita. Les responsables des services techniques en charge de l’assainissement, de l’hydraulique, de l’urbanisme, du domaine et de l’emploi y ont participé, ainsi que les représentants des associations de personnes handicapées, de la jeunesse, des femmes, et des filières karité, coton, arachide et lait. L’objectif global de cette activité est de concevoir un projet qui répond aux besoins des bénéficiaires et qui assure leur participation effective à travers l’établissement d’un PEPP et d’un CPLE. Plus spécifiquement, le consultant doit identifier les parties prenantes, établir une approche systématique de mobilisation et de dialogue, partager les informations sur le projet, ses impacts et ses bénéfices afin de créer et maintenir un climat de confiance. Il doit également consulter les parties prenantes sur les enjeux du projet, y compris les aspects environnementaux, sociaux et climatiques, et prendre en compte leurs avis, préoccupations et recommandations dans la mise en œuvre des activités, notamment les mesures environnementales, sociales et climatiques, pour garantir la durabilité du projet. Le consultant formule par ailleurs des recommandations pour une meilleure gestion des plaintes, sur la base du manuel existant. Il définit les outils, les méthodes et le plan de consultation publique, établit le cadre organisationnel pour la mise en œuvre du plan et précise le cadre du consentement préalable libre et éclairé. Selon le consultant, le projet FIER II vise à consolider et amplifier les résultats du projet FIER initial. Son objectif de développement est de promouvoir l’esprit d’entreprise en milieu rural et de faciliter l’intégration économique des jeunes ruraux âgés de 15 à 40 ans, dont au moins 40 % de femmes. À l’issue des travaux, les participants ont recommandé la mise en place d’un système efficace de gestion des plaintes et une amélioration du système de communication afin que tous les acteurs disposent du même niveau d’information. SD/OS/MD (AMAP)
Approvisionnement en hydrocarbures : Un convoi de plus de 680 citernes (Communiqué)
Bamako, 26 déc (AMAP) Un convoi de plus de 680 citernes a été réceptionné dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le cadre de la poursuite de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, a indiqué, vendredi, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) dans un communiqué. Dans ce communiqué publié à Bamako par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le CECOGEC indique que, « le convoi a été réceptionné au bureau des produits pétroliers des Douanes. » « Des dispositions urgentes sont en cours afin de ravitailler le maximum de stations-services à travers le pays », précise la même source. Le CECOGEC a appelé les populations « au calme et à ne pas céder à la panique », tout en mettant en garde « contre les pratiques de spéculation jugées injustifiées, susceptibles de perturber la fourniture de carburant. » Les autorités maliennes ont « salué la détermination des Forces armées maliennes (FAMa), la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’engagement des opérateurs pétroliers dans l’acheminement des hydrocarbures. » OS/MD (AMAP)
Centre de santé de référence de Niafunké : Une centrale solaire pour l’autonomie en électricité
Niafunké, 24 déc (AMAP) Le Centre de santé de référence (CSRéf) de Niafunké (Nord) est doté d’une centrale solaire d’un coût de plus de 210 millions de Fcfa et destinée à rendre totalement autonome l’établissement de santé, qui a été inaugurée mercredi, a constaté l’AMAP sur place. L’installation dispose d’une capacité de stockage de 210 Kva fournis par 166 panneaux de 550 Watt chacun, 14 batteries lithium de 15 Kva chacune et un groupe électrogène de 88Kva. Elle assurera, désormais, la fourniture en électricité à 100% et 24/24 de toutes les unités du CSREF. Cette transition énergétique permet de réduire considérablement les coûts liés au carburant et à l’entretien du générateur et palier aux coupures intempestives d’électricité que connait le Centre, affectant considérablement son bon fonctionnement. Conformément à la vision des autorités du Mali, elle contribuera à la protection de l’environnement grâce à la diminution des émissions de gaz à effet de serre, tout en garantissant la continuité des soins vitaux dans les différents services du CSRéf et les Centres de santé communautaire (CSOM) qui réfèrent des patients à Niafunké. Entièrement financé par l’ONG Médecins Sans Frontière (MSF) qui, depuis 2021, en parfaite collaboration avec les autorités sanitaires locales, soutient les populations de Niafunké affectées par la crise multiforme que vit le pays. A cet investissement inauguré aujourd’hui s’ajoute la prise en charge gratuite des soins pour les enfants de 0 á 14 ans dans une pédiatrie construite et équipée depuis plus de 2 ans. La construction et l’équipement d’une radiologie déjà fonctionnelle qui soulage les populations auparavant obligées de se rendre á Tombouctou ou à Mopti pour la radiographie. La réfection et modernisation de la maternité avec plusieurs salles d’accouchements est en cours. La construction de 2 blocs opératoires dont les travaux ont atteint plus de 60% est en chantier afin de pourvoir aux interventions de chirurgie en médecine générale non complexe. « Moderniser le CSRéf de Niafunké afin qu’elle aspire être un hôpital, avec la construction et l’équipement d’une buanderie et d’une zone de traitement de déchets sont déjà opérationnelles, MSF a amélioré nos conditions de travail », s’est réjoui le médecin-chef du district sanitaire, Dr Mamadou Konaté. « En posant cet acte, MSF apporte non seulement des soins de qualité à des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants mais, aussi, nourrit l’espoir et la lumière à toute la population de Niafunké et environs », a dit le préfet Modibo Kane Togo dans son discours inaugural, avant d’insister sur la gestion durable de tous ces investissements. Il a exhorté Fédération locale des associations de santé communautaire (FLASCO), Association de santé communautaire (ASACO), agents de santé, « chacun étant un maillon essentiel » à œuvrer pour l’atteinte des objectifs du ministère chargé de santé : « La santé pour tous et partout au Mali. » Il a aussi rassuré les agents et les populations qu’en sa qualité de représentant de l’Etat à Niafunké, il « restera vigilant pour la sauvegarde de ces investissements au bénéfice des populations. » Il a chargé les chefs coutumiers et traditionnels de la sensibilisation des populations « pour un respect strict des règles et consignes édictées pour un bon fonctionnement du district sanitaire et les CSCOM. » Une foule nombreuse constituée de notables, agents de santé, légitimités coutumiers et traditionnelle, coutumières, religieuses, autorités administratives et politique, représentants des unités des forces de défense et de sécurité, simple curieux ont pris part á la cérémonie. SAM/MD (AMAP)

