63è anniversaire du Mali : Le colonel Assimi Goïta explique la situation sécuritaire tendue par des enjeux géopolitiques, géostratégiques et géo-économiques

Bamako, 25 sept (AMAP) Le colonel Assimi Goïta, chef de l’Etat , a expliqué, vendredi, a Bamako, que la situation sécuritaire tendue au Mali, “est bien compréhensible au regard des enjeux géopolitiques, géostratégiques et géo-économiques”, à la Place d’armes du 34è Bataillon du Génie militaire, à la faveur de la célébration du 63è anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Le colonel Goïta, lors d’une interview à la presse à la fin de la prise d’armes, a donné l’assurance que “nous allons faire face à toutes ces menaces d’où qu’elles proviennent.” “Notre pays a fait des choix stratégiques, les choix d’affirmer sa souveraineté sur les plans sécuritaire, économique, de diversifier ses partenaires stratégiques”, a-t-il rappelé. “Cela, a-t-il souligné, va forcément compromettre les intérêts de certains partenaires qui pensaient nous maintenir dans la dépendance.” « Ce qui est sûr et certain, nous sommes déterminés à défendre les intérêts et la souveraineté du peuple malien », a déclaré le chef de l’Etat. Dans cette interview à la presse au cours de laquelle il a rendu hommage au président Modibo Kéita et ses compagnons qui ont, “par leur patriotisme, conduit le Mali à la souveraineté nationale et international”, le chef suprême des Armées a, ensuite, indiqué que ce 63è anniversaire de “notre pays est placé sous le signe du sursaut national pour la défense et de la patrie.” Le colonel Goita est revenue, aussi ,sur le départ de la Mission multidimensionnelle des Nations unies pour l astabilisation au MaIi (MINUSMA) qu’il a présenté comme étant “une volonté du peuple malien suite à un constat d’échec de dix ans de présence sur notre sol.” Ce qui a poussé “le peuple à décider que les Forces armées maliennes (FAMa) prennent leur responsabilité face à sa sécurité.” « Raison pour laquelle, je pense qu’avec la mise en œuvre de la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations unies, le Mali va recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national et apporter les services sociaux de base aux populations”, a dit le chef de l’Etat. “Et, aussi, de cerner tous les aspects liés à l’insécurité. Comme vous le savez, certaines parties échappent au contrôle total des FAMa », a ajouté le colonel Assimi Goïta qui a soutenu que ce redéploiement des FAMa sur toute l’étendue du territoire “va permettre de lutter efficacement contre le terrorisme.” Concernant de l’Alliance des Etats du Sahel qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, il a indiqué que “c’est une vision commune d’établir une architecture de défense collective, d’assistance mutuelle.” Les trois pays partagent les mêmes défis en termes de lutte contre le terrorisme, de développement et ont en commun les mêmes frontières. « La Charte de l’Alliance est une bonne initiative qu’il faudra consolider dans les jours à venir pour le bénéfice de nos différents peuples », a exhorté le chef de l’Etat. NE PAS FAIRE LE JEU DE L’ENNEMI – Pour le chef de l’Etat, la lutte contre la corruption et la délinquance financière sont une volonté du peuple malien. A ce propos, le président Goïta a rappelé que “les autorités de la Transition ont pris l’engagement solennel de lutter efficacement, avec beaucoup de détermination contre ce fléau.” Il a ajouté qu’ “aujourd’hui la lutte contre la corruption est un facteur de stabilité pour notre pays.” Selon lui, la plupart des cas de tensions sociales que le Mali traverse actuellement, ne sont pas forcément liés à un problème de moyens mais plutôt au mauvais comportement de certains Maliens au détriment de l’intérêt général. « Je donne toujours l’assurance au peuple que nous allons mener cette lutte avec la détermination requise et sans état d’âme », a dit le président de la Transition. Le colonel Assimi Goïta a, aussi, salué “la résilience du peuple qui a permis de se focaliser sur l’essentiel.” “Et sans cette résilience, a-t-il apprécié, on ne pourra rien faire. Il a appelé à l’union sacrée : « Le moment que nous traversons, la situation sécuritaire tendue, cela est normal, mais nous allons y faire face. Mais cela demande l’adhésion, la cohésion de tous les Maliens contre la menace commune qui est le terrorisme ». Parlant de la communication en temps de guerre, le président de la Transition a demandé aux médias “de ne pas faire le jeu de l’ennemi, ne pas valider les propagandes de nos adversaires et inonder les réseaux sociaux avec des informations qui ont tendance à démoraliser les troupes engagées sur le terrain.” « Ceux qui se battent au quotidien pour que certains restent en vie et ceux qui affrontent la mort toutes les secondes ne doivent pas être découragés et démotivés », a soutenu le chef suprême des Armées. Il a, par contre, félicité et encouragé “tous les journalistes qui, par les écrits ou par les réseaux sociaux, motivent les Forces armées et les encouragent à la défense de la patrie.” « Je demande, une fois de plus, l’union sacrée autour des FAMa », a-t-il invité, rappelant que tous les grands pays, à un moment de leur histoire, ont traversé des périodes très difficiles.« Aujourd’hui, c’est notre tour, nous devons faire face à ces menaces et difficultés. Ce qui est sûr et certain, avec la détermination des Maliens, l’engagement constant et patriotique des FAMa, nous allons travailler pour la victoire finale », a assuré le colonel Goïta. Et de souligner que pendant la guerre il y aura toujours des moments très difficiles et des moments de victoire. « Une fois de plus, je tiens à souhaiter bonne fête d’indépendance à tous les Maliens », a conclu le chef de l’Etat En lieu et place du faste pour commémorer ce 63è anniversaire, à l’aube de la IVè République, les autorités maliennes ont décidé de parler de la solidarité légendaire du pays. “Raison pour laquelle, a précisé le chef de l’Etat, pour manifester la compassion de la Nation aux familles endeuillées, les autorités ont décidé de réorienter les fonds alloués à cet effet à l’assistance ces familles et aux rescapés des attaques barbares et lâches

Colonel Assimi Goïta, président de la Transition : « Le gouvernement veillera au redéploiement des Forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire national »

Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, lors de son discours à l’occasion de la Fête nationale de l’Indépendance du 22 septembre 2023, en tant que chef suprême des Armées, a assuré que les attaques dirigées contre les populations civiles de même que celles contre les Forces armées maliennes (FAMa) ne resteront pas impunies. Il a annoncé qu’une enquête est ouverte par la justice malienne. Ce vendredi 22 septembre 2023, le peuple malien célèbre, le 63è anniversaire de l’indépendance de notre pays, le premier sous la Quatrième République. Ceci m’offre l’heureuse occasion de m’adresser à vous avec fierté et reconnaissance. En ce jour de souvenir, nous rendons hommage au Président Modibo Keita, à ses compagnons, à tous les martyrs qui ont, par leur lutte mémorable, conduit le Mali à sa libération et tracé la voie de la souveraineté. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Depuis la rectification de la Transition et la tenue des Assises nationales de la Refondation, notre pays a engagé de grands chantiers de reformes répondant ainsi aux préoccupations soulevées par le peuple dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance de l’État, de la justice et du développement socioéconomique. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Ayant pris conscience que la survie même de notre État dépendait de la question sécuritaire, les autorités de la Transition ont opérés des choix stratégiques majeurs qui ont permis l’amélioration de nos capacités opérationnelles et la montée en puissance de l’armée. Suivant notre nouvelle vision de l’outil de Défense, celui-ci a connu une mutation en profondeur, d’où un changement radical de mode opératoire dans la lutte contre les groupes armés terroristes dont les actions perfides ne consistent, de nos jours, qu’à s’attaquer aux populations civiles innocentes en guise de représailles des lourdes pertes que leur infligent les Forces de Défense et de Sécurité. En témoigne la dernière attaque lâche et barbare contre le bateau Tombouctou dans la localité de Bamba. Aux familles endeuillées, je présente les condoléances de la Nation et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Les attaques ainsi dirigées contre les populations civiles de même que celles contre les FAMas ne resteront pas impunies. A ce jour, une enquête est déjà ouverte par la justice malienne. La nouvelle politique de défense intègre les citoyens dans un système plus adapté aux conditions d’un pays faisant face à des menaces sécuritaires multiformes. C’est pourquoi le Gouvernement a restauré et amélioré le service national des jeunes. Il a également pris un décret sur la réserve des forces armées et de sécurité. Aussi, la nouvelle Constitution prévoit la mobilisation aux côtés des forces armées et de sécurité de tous les citoyens âgés de 18 ans au moins pour la défense de la patrie. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Après dix ans de présence des forces étrangères sur notre sol, nous avons compris que la logique était plutôt d’entretenir l’insécurité et de nous maintenir dans la dépendance. C’est la raison fondamentale pour laquelle, le peuple malien a décidé de prendre en main sa sécurité. Avec la nouvelle dynamique, consécutive au retrait de la MINUSMA et les opérations militaires en cours, le Mali recouvrera sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. A cet effet, en application de la résolution 2690, le Gouvernement de la République du Mali veillera au redéploiement effectif des Forces de défense et de sécurité ainsi qu’au retour des services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national. Cela est d’autant plus urgent que la deuxième phase du retrait de la MINUSMA devra faire l’objet d’un suivi rigoureux dans les localités de Douentza, Ansongo, Aguelhoc, Kidal, Tessalit au plus tard le 31 décembre 2023. Ce processus ne saurait se finaliser sans contrainte. Toutefois, j’invite les populations à resserrer les rangs autour des FAMas dans l’accomplissement de cette mission décisive. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Face aux multiples défis auxquels notre pays est confronté, notre diplomatie a su se réinventer pour jouer tout son rôle dans l’atteinte de nos objectifs majeurs de refondation, notamment la reconquête de notre souveraineté. Les résultats obtenus, en termes de crédit de notre pays, mais aussi de mobilisation de ressources et de partenariats en soutien à nos efforts de développement, confortent nos choix. Ce repositionnement stratégique, impulsé, est appelé à se poursuivre dans un contexte d’incertitudes liées aux profondes mutations en cours sur la scène internationale. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, Notre pays compte sur son capital humain pour relever les défis de la construction d’une Nation prospère. C’est pourquoi les secteurs de l’économie, de l’éducation et de la santé bénéficient d’une attention particulière de la part du Gouvernement. Concernant le secteur éducatif, je tiens à saluer l’ensemble des acteurs, particulièrement les enseignants qui travaillent avec abnégation pour donner une bonne instruction aux enfants du Mali. C’est le lieu de relever la bonne organisation des examens depuis l’avènement de la Transition. Cette année, les capacités d’accueil au niveau du secondaire seront renforcées avec la construction de lycées dans certaines régions. Au niveau de l’enseignement supérieur, la création du Centre d’Intelligence artificielle et de Robotique est la preuve que le Mali entend promouvoir son développement par les technologies modernes. Conscient des difficultés qui assaillent le système éducatif et de la nécessité de réunir les acteurs comme le recommandaient les Assises nationales de la Refondation, le Gouvernement prépare activement les états généraux de l’éducation. Cette rencontre s’attachera à proposer des solutions consensuelles aux problèmes diagnostiqués en vue de sortir notre système éducatif des contraintes structurelles qu’il connait. Maliennes, Maliens, Mes chers compatriotes, L’emploi des jeunes participe au développement économique et à la stabilité sociale du pays. Au-delà des recrutements dans la fonction publique, le Gouvernement travaille à mettre en place les meilleures conditions pour l’employabilité des jeunes ainsi que la création des emplois. Dans le nouveau contexte lié au retrait de la MINUSMA, le Gouvernement a élaboré une stratégie d’atténuation des impacts socioéconomiques. La santé de la population constitue une priorité pour le Gouvernement. C’est pourquoi nous avons pris diverses mesures pour l’amélioration du plateau technique en procédant à

Histoire de notre pays : L’origine du mot « Mali », selon le Pr Amidou Toungara, enseignant-chercheur

Par Bembablen DOUMBIA Bamako, 20 sept (AMAP) Le Pr Amidou Toungara, enseignant-chercheur à la Faculté d’histoire et géographie, donne des éclairages sur les différentes appellations de notre pays, avant et pendant la colonisation. Et après l’indépendance. Le quizz s’inscrit dans la mouvance de la célébration de l’indépendance et en prélude au Spécial 22 Septembre de L’Essor à paraître jeudi. De prime abord, l’enseignant-chercheur révèle qu’avant la colonisation, la première appellation de notre pays était le Haut Fleuve. Au début de la colonisation, le territoire va prendre successivement le nom de Haut-Sénégal-Niger et celui de Sénégambie. Pendant ce temps, il était rattaché à la colonie du Sénégal. « C’est à partir de 1920 que l’appellation Soudan français sera attribuée à notre pays. Et pendant tout le reste de la colonisation, ce nom restera attaché à notre territoire jusqu’à la veille de l’indépendance», raconte Pr Amidou Toungara. Dans les années 1959, un groupe de dirigeants africains a songé à libérer nos pays du joug colonial. C’est ainsi qu’a germé l’idée de création de la Fédération du Mali qui regroupera le Soudan français et le Sénégal. Selon le spécialiste en histoire contemporaine, le nom Mali a été proposé comme appellation de cette fédération par le dirigeant sénégalais, Léopold Sédar Senghor. « Lorsqu’on a mis en place la Constitution de la Fédération du Mali, au moment où on devrait lui donner un nom, c’est Léopold Sédar Senghor qui a proposé le Mali, en mémoire de l’Empire du Mali de Soundiata Keïta», explique l’universitaire. Amidou Toungara rappelle qu’à l’image de l’Empire du Mali, cette fédération ne devait pas se limiter au Sénégal et au Soudan français. Au total, quatre pays en étaient à l’origine, en l’occurrence le Soudan français, le Sénégal, la Haute Volta (actuel Burkina Faso) et le Dahomey (actuel Bénin). « Cependant, indique l’enseignant-chercheur, cette initiative n’était pas du goût de certains dirigeants, notamment le président Félix Houphouët-Boigny de la Côte d’Ivoire, qui a tout mis en œuvre pour son échec. » Malgré l’opposition du leader ivoirien, les quatre pays vont organiser la première rencontre à Bamako, en décembre 1958. Et une année plus tard, précisément, en janvier 1959, ils vont se rendre à Dakar pour mettre en place la Constitution de la Fédération.« Après, a dit l’historien, il a été demandé aux différentes délégations de retourner à leurs colonies pour faire ratifier cette Constitution. » « C’est ainsi que la Haute Volta et le Dahomey vont faire volteface, en refusant de ratifier la Constitution sous la pression de Félix Houphouët-Boigny », souligne Pr Amidou Toungara. EMPIRE DU MANDE – D’après notre interlocuteur, cette situation s’explique par le fait que le port de Dahomey était en chantier par le colonisateur. «Donc, le président Houphouët a dit que si jamais les Dahoméens acceptaient, ils vont mettre fin à ce projet », rappelle notre interlocuteur. Autre raison : la Haute Volta dépendait, elle-aussi, du port d’Abidjan.Ainsi, les deux pays vont se retirer du projet de f édération. Toutefois, signale l’historien, les présidents Modibo Keïta et Léopold Sédar Senghor vont mettre tout en œuvre pour que la Fédération soit une réalité. Ils vont franchir plusieurs étapes jusqu’au 20 juin 1960, date à laquelle la Fédération accédera à l’indépendance. « Mais suite à des dissensions entre les deux leaders, et puis entre les deux peuples, la Fédération va éclater dans la nuit du 19 au 20 août 1960 », explique le spécialiste. Ainsi, les Sénégalais vont arrêter et embarquer Modibo Keïta et ses camarades dans les trains et les renvoyer dans notre pays. À leur arrivée à Bamako, l’Union soudanaise-Rassemblement démocratique africain (USRDA) va convoquer un congrès extraordinaire au cours duquel les participants vont décider de proclamer l’indépendance de la République soudanaise sous l’appellation Mali. «C’est ainsi que notre République va voir le jour avec l’appellation Mali», explique le Pr Amidou Toungara. Selon l’historien, le mot Mali est une déformation. Il affirme que ses sources attribuent cette appellation au mot «mandingue». L’universitaire précise que les écrivains arabes qui ont écrit l’histoire de l’Empire du Mandé, lui ont donné le nom Mali. Même si certains disent que l’appellation Mali vient du fait qu’il y avait des hippopotames dans le fleuve Djoliba (fleuve du Niger). Toutefois, notre interlocuteur dira que ses sources attribuent le nom Mali à l’Empire du Mandé, qui a été déformé pour donner Mali. Le Pr Toungara rappelle, par ailleurs, que le mot «Mandé» renvoie au territoire. Il ajoute qu’il existait plusieurs territoires, notamment le Mandé, le Sosso, le Wassoulou, le Djitoumou etc. D’après lui, ces territoires étaient tous dirigés par des souverains. BD/MD (AMAP)

La dengue : douze cas confirmés au Mali à ce jour

Bamako, 20 sept (AMAP) La situation de dengue au Mali est de 12 cas confirmés dont 6 hommes et 5 femmes, qui ont entre 14 et 20 ans, sur les 65 cas suspects enregistrés et notifiés au début du mois de septembre lors de la 36ème semaine épidémiologique, selon le directeur général adjoint de la Santé et de l’Hygiène public, Dr Kalifa Keïta. Dr Keïta, lors d’une conférence de presse, mardi, au département de la Santé, a ajouté que ces chiffres ont été répertoriés dans les districts sanitaires des Régions de Mopti (Centre), Koulikoro et du District de Bamako, la capitale malienne. Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Allé Baba Dieng, a indiqué, pour sa part, que « la situation n’est pas alarmante pour le moment au Mali. » Mais, il a estimé qu’ « il faut prendre le devant et communiquer dès le début pour qu’on puisse, ensemble, prendre les mesures de préventions. » Il a indiqué que la situation est sous contrôle car les équipes d’investigation sont sur place. «La surveillance active et les équipes de prises en charge sont à pied d’œuvre et fournissent tous les efforts pour la prise en charge de tous les cas», a t-il assuré. Le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Abdoulaye Guindo, a souligné que le gros des surveillances « sont menées dans les quartiers,les communes et les ménages afin de voir et de constater tout phénomène qui n’est pas naturel. » « Les agents de santé font la surveillance intégrée des maladies et organisent la riposte . C’est ce qui permet d’être prompt et d’avoir des réactions face aux maladies. À partir des signes de maladie, ils font la déclaration, c’est ce qu’on appelle ‘les cas suspects’, selon M. Guindo. Il a expliqué que c’est à partir de ces cas que les agents de santé font des prélèvements pour confirmer ou infirmer les cas de dengue. Dr Charles Dara a expliqué que la dengue est une maladie due à un virus. Dans ce contexte le virus est transmis par un vecteur qu’on appel un moustique Aedes. L’infectiologue a précisé que la transmission est purement vectorielle, c’est à dire par la piqûre d’un moustique, excluant toute transmission par contact. Par rapport au pronostic vital, il a expliqué que cela change selon la forme. Ceux qui font la forme asymptomatique ou classique la létalité est quasi négligeable. Les formes graves hémorragiques peuvent aller jusqu’à 20%. Selon la qualité de la structure de prise en charge, elles peuvent aller jusqu’à 50%. « Globalement, le temps d’incubation peut aller à 7 jours. La phase d’invasion est de 5 jours. Par contre la guérison dépend de la capacité physique du patient », a détaillé Dr Dara. Il a assuré que le Mali dispose d’un système de surveillance épidémiologique très performant, « c’est pourquoi nous parvenons à détecter et notifier tout cas de maladie sous surveillance. » Pour prévenir cette maladie, Dr Charles Dara conseille de « dormir sous une moustiquaire imprégnée et de porter des vêtements qui mettent à l’abri du moustique. » NS/MD (AMAP)  

Beijing : L’artiste Moussa Dembélé honore le Mali à travers son œuvre « L’unification »

Par Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale à Beijing Beijing, 19 sept (AMAP) Le jeune artiste-peintre et designer malien, Moussa Dembélé, figure parmi les gagnants du premier prix du concours de peinture « Mon rêve », auquel ont participé plus de 2 000 jeunes de 40 pays africains. Le lauréat malien a reçu, mercredi, à Beijing sa récompense au cours d’une cérémonie officielle couplée au « Dialogue entre taïkonautes chinois et les jeunes africains », à Diaoyutai State Guesthouse, une maison des hôtes d’Etat. Les jeunes africains expriment depuis longtemps leur vif intérêt pour l’espace et leur désir de « voler dans l’espace » un jour. La Chine est disposée à contribuer à la réalisation de ce « rêve africain ». C’est dans ce cadre que le secrétariat du Comité de suivi du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC) et le Bureau d’ingénierie des vols spatiaux habités de Chine ont organisé conjointement, en mars dernier, ce concours de peinture. A la suite de ce concours, la partie chinoise et la partie africaine ont sélectionné conjointement 10 gagnants pour le premier prix, 15 pour le deuxième prix et 25 pour le troisième prix. L’œuvre « L’unification » de Moussa Dembélé figure parmi les gagnants du premier prix. Les trois taïkonautes composant l’équipage de Shenzhou-16 l’ont déjà transporté à bord avec 9 autres de l’Algérie, la République démocratique du Congo (RDC), l’Égypte, Madagascar, l’Ile Maurice, le Nigéria, la Somalie, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe. Actuellement, le tableau du jeune malien se trouve à la station spatiale chinoise qui accueille la première exposition internationale de peintures, mettant en vedette des œuvres d’adolescents africains. D’une dimension de 40cm de haut sur 24cm de large, il est composé d’un châssis sur lequel une toile peignée d’images de deux mains, l’une tient le fil et l’autre tient l’aigu sur un fond multicolore cousu par ces deux mains à l’aide d’un fil et d’une aiguille. Chaque couleur représente un peuple, les deux mains signifient la volonté de s’unir. Le fil blanc, c’est la paix et l’aiguille le courage. Le rêve malien de Moussa Dembélé a ainsi volé dans l’espace avec le vaisseau spatial habitué chinois Shenzhou-16. « J’éprouve un sentiment de fierté d’être sélectionné parmi les gagnants du premier prix. Je suis ravi de savoir que mon œuvre figure parmi les meilleurs tableaux se trouvant actuellement exposé à la station spatiale chinoise » a dit Moussa Dembélé, aux anges lors de la cérémonie. Selon lui, dans un contexte de crise socio-politique et sécuritaire, l’arme la plus efficace d’un artiste c’est son pinceau et son art. « J’ai conçu cette œuvre pour l’unité du Mali qui aboutira à la paix ». Il a remercié les organisateurs du concours et salué la coopération fructueuse entre la Chine et l’Afrique et, particulièrement, entre la Chine et le Mali. « C’est une nouvelle ère qui s’ouvre dans la coopération sino-africaine dans le domaine artistique. La jeunesse africaine a besoin de prendre part au rayonnement des relations sino-africaine » a-t-il-dit, souhaitant que cette sélection lui ouvre les portes des expositions nationales et internationales. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs officiels chinois, des responsables du FOCAC et de plusieurs représentants diplomatiques africains à Beijing, notamment l’ambassadeur du Mali à Pékin, le général Didier Dacko. Le diplomate malien a exprimé toute sa fierté de voir le Mali parmi les lauréats de ce concours. Il a félicité et encouragé le jeune peintre. Au cours de la cérémonie, les jeunes Africains, par visioconférence, ont conversé avec des astronautes chinois et exprimé un vif intérêt pour l’espace et l’aérospatiale. Quant à Moussa Dembélé, il a rejoint le Mali vendredi. ADS/MD (AMAP)

Défense et terrorisme : le Mali, le Burkina Faso et le Niger créent l’Alliance des États du Sahel (AES)

Bamako, 18 sept (AMAP) Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont créé une organisation dénommée Alliance des États du Sahel (AES) à travers un document intitulé « la Charte du Liptako Gourma » dont l’article 2 indique que l’objectif de l’AES est d’établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle aux parties contractantes. Le document été paraphé, samedi, par les chefs d’Etat des trois pays en Transition, a annoncé le ministre malien des Affaires étrangères et de la  coopération internationale, Abdoulaye Diop dans la salle de conférences de son département. Lors d’un point de presse, M. Diop, a indiqué que les chefs d’Etat des trois pays, le général Abdourahamane Tchiani du Niger, le colonel Assimi Goïta du Mali et le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, ont ainsi manifesté leur « volonté commune de raffermir les relations entre leur pays, notamment en matière de défense opérationnelle des territoires communs.» La Charte du Liptako Gourma est un document de 17 articles. Les parties contractantes mettront « en place ultérieurement les organes nécessaires au fonctionnement, les mécanismes subséquents de l’Alliance et définir les modalités de fonctionnement », indique l’article 3 de la Charte. L’article 5 dispose que « les parties contractantes s’engagent à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’Alliance. » DÉNONCIATION – Concernant la dénonciation, il prévu que la Charte peut être dénoncée par toute partie contractante. A ce propos, la dénonciation doit être notifiée par son auteur à toutes les autres parties signataires de la Charte, par lettre transmise par voie diplomatique avec accusé de réception et un préavis de six (06) mois, note le document. Il souligne également que la Charte sera complétée par des textes additionnels, en vue de la mise en œuvre des dispositions prévues à l’article 3. Selon les dispositions de l’article 17 du document, la République du Mali, est désigné « dépositaire de la Charte du Liptako Gourma ». A cet effet, il est chargé de transmettre des copies certifiées aux autres Etats parties. Par conséquent, le Mali reçoit et soumet à la décision unanime des Etats parties « toute nouvelle demande d’adhésion à l’Alliance, conformément aux dispositions prévues à l’article 11 de la Charte. » « Les Parties acceptent les termes de la présente Charte qui entre en vigueur dès sa signature par toutes les Parties. » Le ministre Diop avait à ses côtés son collègue de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara. L’évènement a, aussi, enregistré la présence de fortes délégations venues de Ouagadougou et de Niamey. Il s’agit notamment de Mme Olivia Rouamba, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, du colonel-major Abdourahamane Amadou, ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, porte-parole du gouvernement du Niger, assurant l’intérim du chef de la diplomatie nigérienne ainsi que du colonel Sani Sahani, secrétaire permanent du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger. AT/MD (AMAP)  

Défense nationale : Le Mali peut désormais compter sur ses réservistes (Conseil des ministres)

Bamako, 15 sept (AMAP) Le Statut particulier de la réserve des Forces armées et de sécurité maliennes, adopté par le Conseil des ministres, mercredi dernier, prévoit une autre forme de mobilisation pour renforcer les effectifs des Forces de défense et de sécurité. Selon le communiqué du Conseil, ce statut est élaboré en application des dispositions de l’Ordonnance n° 2023-015/PT-RM du 21 mars 2023 portant Statut général des militaires, ainsi que de celles de la Loi n°2016-038 du 07 juillet 2016 portant institution du Service national des jeunes (SNJ). En temps de crise, comme le stipule l’article 24 de la Constitution, «la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen. Tous les citoyens âgés de 18 ans au moins peuvent être mobilisés aux côtés des Forces armées et de sécurité pour la défense de la patrie». La réserve est constituée de personnes appelées réservistes n’appartenant pas à l’Armée d’active mais formées pour renforcer ou apporter un concours aux Forces armées maliennes dans le cadre de la défense nationale. Pour parvenir à un résultat tangible, ce projet distingue deux types de réserves : stratégique et opérationnelle. « La première, précise le communiqué du Conseil des ministres, est constituée des personnels du contingent du Service national des jeunes ayant accompli le service militaire, des militaires dont la démission a été régulièrement acceptée, des militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite et durant le temps où ils sont soumis à une obligation de disponibilité qui est de cinq ans. » Sont également concernés des volontaires ayant souscrit un engagement et toute autre personne ayant accompli le service militaire. « Lorsque cette réserve stratégique est mise à la disposition du chef d’état-major des Armées, elle est dite opérationnelle. » Ainsi, les réservistes mobilisés seront soumis au Statut général des militaires et à toutes autres dispositions législatives et règlementaires en vigueur régissant les militaires. À travers ce décret, il s’agit « de déterminer l’état des réservistes et les conditions de leur mobilisation ; d’assurer les garanties d’un renfort capital en cas de crise, de catastrophe naturelle ou de guerre. » Mais, également. d’apporter un haut niveau de compétences supplémentaires aux Forces armées et de sécurité, et d’encourager les jeunes à contribuer à la défense de la nation. Le décret adopté en Conseil des ministres réaffirme « la volonté inébranlable des autorités de la Transition de mettre tout en œuvre pour la défense nationale, la préservation de la sécurité et de l’intégrité des populations et de leurs biens. » Les autorités de la Transition, qui entendent relever le défi de la sécurité et affirmer notre souveraineté, veulent assurer la présence des Forces armées maliennes (FAMa) sur toute l’étendue du territoire. Cet engagement doit étre une affaire de tout citoyen dans le contexte de guerre, « surtout face à la série macabre d’attaques terroristes perpétrées contre les populations civiles et les éléments des Forces de défense et de sécurité. » Au regard de l’immensité de la superficie du Mali, au-delà d’un équipement adéquat, les FAMa doivent pouvoir compter sur des réservistes pour les épauler en cas de nécessité. C’est pourquoi le gouvernement a décidé de s’appuyer sur les dispositions de la nouvelle Loi fondamentale pour « se donner la possibilité d’appeler des citoyens sous le drapeau en cas de nécessité. » OD/MD (AMAP)  

Un cas de Dengue confirmé dans la Commune V du District de Bamako

Bamako, 13 sept (AMAP) Un cas de fièvre hémorragique de Dengue a été confirmé, samedi 09 septembre 2023, dans la Commune V du District de Bamako, la capitale malienne, a annoncé mardi le directeur général de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Cheick Amadou Tidiane Traoré. Il s’agit d’une femme âgée de 44 ans, domiciliée à Baco-djicoroni Golf et dont le résultat de l’examen s’est révélé positif au virus de la Dengue par la méthode RT-PCR, a précisé Dr Traoré. « Par ailleurs, elle n’a effectué aucun séjour dans un pays où l’épidémie de Dengue sévit actuellement, notamment au Burkina Faso », signale le directeur général en charge de la Santé. Dr Cheick Amadou Tidiane Traoré fait remarquer que la recherche active des cas supplémentaires dans les formations sanitaires et aux alentours immédiats a permis de retrouver un cas confirmé au TDR de Dengue dans une Polyclinique de la place et douze personnes contactes, tous prélevés. « Les prélèvements ont été envoyés à l’INSP pour confirmation », indique-t-il Face à cette situation, Dr Cheick Amadou Tidiane Traoré indique avoir « instruit de mettre en œuvre les mesures préventives notamment la notification immédiate au niveau supérieur de toutes informations relatives aux éventuels cas. » Il a aussi, conseillé la sensibilisation de la population et la promotion des gestes essentiels « qui permettront d’enlever, de détruire ou de contrôler les habitats des larves du moustique vecteur. » Le directeur général a recommandé, également, la prise en charge des éventuels cas et l’application stricte des techniques de soins en isolement. SS/MD (AMAP)  

A Bourem (Nord), l’Armée malienne neutralise une cinquantaine de terroristes   (Etat-major)

Bamako, 13 sept (AMAP) Les Forces armées maliennes « ont vigoureusement riposté à une attaque terroriste complexe (véhicules piégés), mardi, dans la localité de Bourem dans la région Gao (Nord), a annoncé l’état-major général des armées dans un communiqué. « Le bilan cumulé provisoire des opérations de ce jour fait état de 46 terroristes tués, identifiés dont 03 responsables à Bourem et alentours, plus de 20 pick-up détruits y compris ceux équipés d’armes », precise le communiqué. Au cours de ces combats violents, qui ont débuté aux environs de 09h20 mn, les FAMa ont enregistré 10 morts et 13 blessés, tous évacués sur Gao, précise le communiqué de l’état-major. L’état-major général des Armées ajoute que les FAMa ont repoussé cette attaque complexe « aux véhicules piégés de plusieurs terroristes à bord de plusieurs véhicules et moto. » Des sources contactées sur place indiquent que la coordination des forces terrestres et aériennes maliennes a permis de neutraliser les envahisseurs et un lot de matériels de guerre saisis. La riposte des Forces armées maliennes (FAMa) été énergique et professionnelle, selon les mêmes sources. De 9h45 jusqu’à 14heures, l’armée a contrôlé la situation et a effectué des bombardements aériens et des tirs par endroits. Pendant ce temps, les gens se sont enfermés dans leur maison. D’autres sources ont pu relever une puissance de frappe des forces aériennes maliennes qui « ont atteint toutes leurs cibles », Selon elles, « les vecteurs aériens ont effectué des frappes qui ont fait des dégâts importants chez l’ennemi. » Les drones auraient repéré une vingtaine de véhicules. Un ZU 35 des Groupes armées terroristes (GAT) et beaucoup de pick-up ont été détruits. « La précision des renseignements a permis de combiner les actions aéroterrestres et mis en échec cette attaque. Les terroristes rescapés en débandade dans leur fuite se sont repliés vers le Nord dans les secteurs de Agamor et Almoustarat en abandonnant plusieurs de leurs compagnons, précise l’état-major général des armées », indique encore l’état-major. La haute hiérarchie assure que le ratissage est en cours et que la situation est sous contrôle. D’autre part, l’état-major informe que le même jour, vers 07h30, les FAMa ont ciblé un regroupement de véhicules terroristes au Nord-Est de Bourem en phase de préparations d’attaques contre les militaires et les civils dans le secteur. « Une série de frappes a également visé une seconde colonne en direction de Bourem et un regroupement de véhicules », précise l’Armée qui assure « les populations de sa détermination à accomplir sa mission jusqu’au bout. » AT/MD (AMAP )  

Recrudescence des attaques dans le Nord : Les populations de Gao expriment leur soutien à l’État

Gao, 12 sept (AMAP) Tandis que certains habitants de Gao, dans le Nord du Mali, demandent aux forces de défense et de sécurité de redoubler de vigilance, d’autres pensent que le divorce avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, ex-rébellion) est nécessaire pour mieux sécuriser notre territoire. Ici, c’est toujours l’émoi après l’attaque kamikaze qui a visé, vendredi, le camp Firhroun dans la zone aéroportuaire de Gao. Au lendemain de cette incursion terroriste, l’Armée a annoncé qu’un incident s’est produit au nord de la ville impliquant un de ses aéronefs. Selon les explication du chef d’état-major de l’Armée de l’air, le général de brigade Alou Boï Diarra, l’appareil avait effectué « avec succès une mission qui s’est déroulée vers le crépuscule dans des conditions météorologiques très exécrables. » Malheureusement, il y a eu quelques problèmes techniques qui ont obligé l’équipage à s’injecter de l’appareil qui s’est ensuite écrasé, selon l’officier. Ces évènements dramatiques sont intervenus 24 heures après l’attaque terroriste du bateau Tombouctou de la Compagnie malienne de navigation (COMANAV) dans la zone de Gourma Rharous faisant plusieurs morts et blessés. La multiplication des attaques par les terroristes, en complicité avec des groupes signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, a pour but de créer la psychose au sein des populations. À Gao, certains habitants sont toujours sous le choc après l’attaque du camp Firhroun considéré comme le plus grand et le plus sécurisé dans le Nord du Mali. Il n’y pas longtemps, l’endroit servait de base aussi pour la Force française Barkhane et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Pour mieux renforcer la sécurité dans la Région, le gouverneur de Gao, le général de brigade Moussa Moriba Traoré, a pris de nouvelles mesures comme l’interdiction de circulation des véhicules non immatriculés, des véhicules Land Cruiser et des véhicules teintés entre les villes, villages, hameaux et campement dans la Région de Gao. Seuls les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité sont autorisés. En plus, un couvre-feu a été instauré dans la Cité des Askia de 20 heures à 6 heures du matin, « à compter du 10 septembre 2023 jusqu’à nouvel ordre. » Ces mesures sont destinées à rassurer les populations de la Région de Gao. Pour Bossou Touré, cadre d’un service administratif à Gao, les mesures sécuritaires prises par le gouverneur « sont salutaires et permettront », selon lui, « de démasquer des personnes mal intentionnées. » Mieux, notre interlocuteur suggère qu’il faut aussi interdire la circulation de tous les pick-up dans la ville de Gao. Il tient pour responsable la CMA qui a décidé « de se retirer du processus pour la paix pour reprendre les hostilités avec ses complices terroristes. » Le retraité Mahamane Maiga a servi à la direction régionale des transports de Kidal. Pour faire face aux agressions des ennemis de la paix, il demande aux forces de défense et de sécurité « de redoubler de vigilance et, surtout, de rester sur le qui-vive pour parer à toute éventualité. » « Si l’Armée riposte vigoureusement aux attaques terroristes comme ça a été récemment le cas avec les attaques du bateau Tombouctou, des camps de Bamba et de Gao », Mahamane Maiga pense qu’elle devrait surtout être agressive dans l’anticipation. Cela pour minimiser les dégâts en termes de vies humaines. «Un Malien qu’il soit civil ou militaire qui meurt sous les balles des terroristes est un mort de trop», dit-il. L’opérateur économique Albouhari Maiga partage le même avis. À l’en croire, on pouvait éviter l’attaque du bateau Tombouctou « si la menace des groupes armés avait été prise au sérieux par les autorités militaires et administratives. » «Il y a aussi un point à ne pas négliger. C’est que les éléments des forces de défense et de sécurité qui escortent les bateaux, ne doivent pas être à l’intérieur de ces bateaux, mais plutôt dans des petits bateaux militaires bien équipés et adaptés», préconise-t-il. AT/MD (AMAP)