Kayes : Le ministre Boubacar Diané lance la construction d’une station de pompage à Soutoucoulé
Kayes, 21 juin (AMAP) Les travaux de construction du Projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Kayes ont démarré, ce samedi, 21 juin 2025, sur le site de la future station de pompage de Soutoucoulé, sous la présidence du ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar Diané, a constaté l’AMAP sur place Ce projet structurant prévoit la construction d’une station de traitement d’une capacité de 16 millions de litres par jour afin d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255 000 personnes dans la Communes de Kayes, Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya Les populations de la Commune urbaine de Kayes et des Communes voisines (Khouloum, Bangassi et Liberté Dembaya), sorties nombreuses, ont manifesté leur satisfaction. Des troupes musicales, des jeunes et des femmes se sont mobilisées pour exprimer leur joie et leur gratitude au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et au gouvernement pour ce grand chantier qui va atténuer leurs souffrances. D’un coût global d’environ 54,6 millions d’euro soit 36 milliards de Fcfa, conçu par le ministère de l’Energie et de l’Eau, à travers la SOMAPEP, en partenariat avec l’ANGESEM, ce projet est financé par l’Allemagne, via la KFW, et le Royaume du Danermark. Il sera exécuté en deux volets : une composante Eau exécutée par la Société malienne de patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP) et une composante Assainissement exécutée par l’Agence nationale de gestion des stations d’épuration du Mali (ANGESEM). L’objectif spécifique du Projet est le renforcement de l’alimentation en eau potable et l’assainissement qui profitera à 253 210 habitants en 2025 et de 350 707 habitants en 2035). Ces bénéficiaires vivent dans 13 quartiers des 4 communes : Kayes, Khouloum (Salliabougou, Soutoucoulé), Bangassi (Diakalel) et Liberté Dembaya (Kamankolé, Paparah, Diyalla banlieue et Goundiourou/Dougouba). La composante Eau, englobe 3 phases, dont la première concerne la construction d’une nouvelle station de traitement sur la rive droite du fleuve Sénégal, d’une capacité de 16 millions de litres par jour. Il y a aussi la réalisation d’environ 180 km de réseaux et 40 bornes fontaines automatiques. Tout comme la construction d’un château d’eau d’une capacité de 1600 mètres-cubes (m3) d’eau et d’un réservoir d’autant de capacité ; une campagne de 10 000 branchements sociaux ; le renforcement des capacités de la SOMAPEP-SA et de la SOMAGEP-SA. Durant la prochaine étape, il s’agira pour les initiateurs du projet de l’extension de la nouvelle station pour atteindre une capacité finale de 25 millions de litres par jour, à l’horizon 2035 ; et la réhabilitation de la station de traitement existante pour porter sa capacité à 20 millions de litres par jour. En ce qui concerne la Phase 2 du Projet, les travaux porteront sur la construction d’une Station de traitement des boues de vidange (STBV) d’une capacité de 300 m3/jour ; la réalisation de 1700 ouvrages d’assainissement domestiques dans la ville de Kayes et ses environs ; le renforcement des capacités de l’ANGESEM, des vidangeurs, des artisans maçons, parmi tant d’autres. Sur ce même site et pour les horizons ultérieurs, la Phase 3 du Projet prévoit de doubler la capacité de la station pour une production d’eau potable d’environ 50 000 m3/h. Ce projet structurant permettra d’améliorer durablement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour environ 255 000 personnes dans la Commune urbaine de Kayes et les trois communes voisines. « J’exhorte les autorités régionales et communales à tout mettre en œuvre pour faciliter les travaux du projet pour le bonheur des populations kayésiennes », a déclaré le ministre de l’Energie et de l’Eau. Boubcar Diané a aussi insisté sur le suivi régulier du projet et le respect de l’échéance afin d’éviter les avenants pour gérer d’éventuels blocages. « Aujourd’hui, c’est un grand jour pour la Coopération allemande. Car, cela fait exactement 52 ans que la première usine des eaux de la ville de Kayes a été construite (1973) dans le cadre du jumelage entre la ville de Kayes et la ville allemande de Magdebourg », a souligné Paul Borokamm, en insistant sur la sécurisation des chantiers et l’augmentation de la contribution de l’Etat pour les futures réalisations. Le maire de la Commune de Khouloum, Assa Madi Diallo, a exprimé toute sa satisfaction par rapport au choix porté sur sa commune. « Les populations auront régulièrement de l’eau pendant toutes les saisons », a-t-il déclaré. De son côté, le chef du village de Soutoucoulé, Madi Diallo, a d’abord qualifié le Projet AEPA de « don de Dieu » avant d’exprimer les préoccupations de ses populations en termes : « Nous avons soif, nous avons des problèmes de route et nous vivons dans l’obscurité. Le village de Soutoucoulé existe, depuis plus de 400 ans. Nous souhaiterions que ce chantier contribue à la promotion de l’emploi local. » BMS/MD (AMAP)
Le président de la Transition malienne attendu en visite officielle à Moscou ce samedi
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP (photos) Moscou, 20 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta effectuera, du 21 au 26 juin 2025, une visite officielle en Fédération de Russie, sur invitation de son homologue russe, le président Vladmir Poutine, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie, ainsi que de la diversification des partenariats. Cette visite est présentée comme une confirmation de l’excellente santé des relations entre nos deux pays. « Premier déplacement du chef de l’État dans le cadre des relations bilatérales avec la Russie, depuis sa prise de fonction en mai 2021, cette visite officielle est une étape importante dans le renforcement des relations entre le Mali et la Russie. Le Président de la Transition avait également réservé à la Fédération de Russie son premier déplacement hors des frontières nationales, à l’occasion de sa participation au 2e Sommet Russie-Afrique, tenu à Saint-Pétersbourg du 27 au 30 juillet 2023 », précise une note d’information des services de la Présidence malienne. La note relève le lien important de cette visite avec la présidence de la Confédération AES assurée par le Mali. C’est surtout une occasion de haute portée diplomatique. C’est la première fois que le président Goïta sera face à son homologue russe dans un cadre purement bilatéral. Il y a deux ans, les deux dirigeants se sont remncontrés, pour la première fois, dans un cadre multilatéral, à l’occasion du sommet Russie-Afrique les 27 et 28 juillet 2023, à Saint-Pétersbourg. En marge, les deux parties ont signé un « Mémorandum d’Entente relatif à la création d’un mécanisme de consultation sur la coopération économique, commerciale et d’investissements ». Les deux chefs d’État ont pu jauger le niveau d’estime réciproque et passé en revue l’état des relations bilatérales, à un moment où le Mali connaissait une agression accrue des groupes armés terroristes et la mise en œuvre complexe du défunt Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Deux ans après Saint Pétersbourg, les présidents Goïta et Poutine auront l’occasion, dès ce samedi, de faire un large tour d’horizon de tous les secteurs de coopération entre nos deux pays, notamment la défense, la sécurité, l’économie, l’éducation, les technologies. En vue d’affermir les liens politiques, diplomatiques, économiques, il est attendu la signature de plusieurs accords dans les domaines prioritaires : énergie, économie, défense, enseignement supérieur, culture, agriculture ou encore des nouvelles technologies de la communication. Sur le plan multilatéral, les relations entre la Fédération de Russie et la Confédération des États du Sahel (AES) sera également au menu. On se rappelle, à l’invitation du gouvernement de la Fédération de Russie, la première session des consultations des ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Fédération de Russie s’est tenue à Moscou le 3 avril 2025. Dans le domaine de la sécurité et de la défense, les Parties russe et confédérale ont convenu d’établir un partenariat stratégique pragmatique et solidaire. Elles ont, également, exprimé leur engagement pour intensifier la lutte contre le terrorisme et l’insécurité sous toutes ses formes dans l’espace AES. De part et d’autre, les visites de travail au niveau technique, stratégique et diplomatique se sont multipliées. Le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, a séjourné à Bamako, le 28 novembre 2024 et les 3 et 4 avril 2025, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est rendu à Moscou, avec ses deux homologues de la Confédération AES pour discuter avec le Chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov. ENJEUX ET ATTENTES – Le lundi 16 juin dernier, s’adressant à la presse à l’issue de la pose de la première pierre de la raffinerie d’or à Sénou, le président Goïta a rappelé l’esprit qui anime son homologue russe et lui-même, sur le rythme à imprimer à la coopération entre les deux pays. Du point de vue des deux dirigeants, le partenariat sur le plan sécuritaire étant déjà en place, il faut, désormais, mettre l’accent sur la coopération économique. La présence du groupe russe Yadran comme partenaire stratégique et investisseur sur le projet de raffinerie atteste de cette trajectoire, à la veille de cette visite d’État du président malien en terre russe. Dans le domaine économique et commercial, des actions significatives ont déjà été posées et qui fondent l’espoir en un avenir prometteur. Livraisons de blé, d’engrais, d’hydrocarbures et d’huile de tournesol ont ouvert la voie d’une coopération économique mutuellement avantageuse. Dans le sillage de cette visite présidentielle, la coopération dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports, l’agriculture, les infrastructures et l’exploitation minière sera davantage explorée, comme une suite de la visite du vice-Premier ministre russe en novembre dernier. Les deux gouvernements mettront à profit cette nouvelle opportunité diplomatique pour réfléchir à la mise en place d’un mécanisme de paiement direct entre les institutions bancaires maliennes et la Banque centrale de Russie, pour promouvoir le développement des investissements russes au Mali, le transfert de technologies pour la digitalisation de l’administration fiscale et pour poursuivre le renforcement de la coopération militaire, notamment par l’examen de solutions alternatives pour les paiements des équipements. Autant de leviers qui encourageront Maliens et Russes à rendre effective l’opérationnalisation de la Commission intergouvernementale sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique. Au plan de la coopération sécuritaire et militaire, l’ambassadeur du Mali à Moscou, Seydou Kamissoko, a participé, jeudi, à la sortie de promotion de militaires maliens en formation en Russie. À Bamako, la prise de fonction de l’Attaché de Défense à l’ambassade de Russie et l’entrée en vigueur de l’Accord de coopération militaire en janvier 2025 sont des preuves du dynamisme de cette coopération exemplaire et enviée sous d’autres cieux. Le Mali et la Fédération de Russie sont engagés, dans un partenariat, à la construction d’un monde plus juste, multipolaire et orienté vers le respect des souverainetés des Etats, dans tous les domaines, dans une conjoncture géostratégique de sanctions et ou d’hostilités AS/MD (AMAP
Primature : 5è session d’orientation et de suivi du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques
Bamako, le 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, a invité, jeudi, la 5è session d’orientation et de suivi du Centre national pour la coordination du mécanisme d’alerte précoce et de réponse aux risques (CNAP) à formuler des recommandations pertinentes qui permettront de mieux orienter l’organe dans sa mission, a constaté l’AMAP sur place. « u regard du contexte marqué par la progression du terrorisme, de l’extrémisme violent et de la criminalité transnationale organisée, il faut réfléchir aux moyens adéquats permettant au Centre de suivre l’évolution de ces problématiques et de proposer des réponses adaptées », a déclaré le chef du gouvernement qui présidait la session dans les locaux de la primature. Les participants dont des membres du gouvernement et ceux du CNAP ont donc adopté des résolutions pertinentes en vue de renforcer la capacité d’anticipation et de mise en cohérence des réponses pour contrer les menaces à la bonne gouvernance, à la sécurité et à la paix au Mali et au Sahel. « Nous examinerons l’état d’exécution des recommandations de la précédente session. Nous formulerons, par la même occasion, des recommandations en vue d’aider le CNAP à relever les défis majeurs auxquels il est confronté », a indiqué le Premier ministre. On rappelle que le CNAP a pour rôle principal d’alerter les autorités nationales sur les risques émergents et de coordonner les réponses appropriées. En dépit d’un environnement marqué, selon le général Maiga , par des menaces à la paix et à la sécurité, « le Centre a pleinement contribué à l’orientation des politiques publiques, à travers des diagnostics et des pronostics sur des questions de sécurité humaine ainsi que des propositions de mesures d’atténuation. » OD/MD (AMAP)
Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué : le Premier ministre lance la 2e phase
Bamako, 19 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a lancé, mercredi, à Bamako, la 2e phase du Programme de développement de l’irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) qui prévoit d’aménager 10 240 nouveaux hectares, la réalisation de 135 Km de pistes agricoles et plusieurs activités d’accompagnement, pour un montant total de 47,4 milliards de Fcfa sur lesquels 30 milliards sont financés par la Banque ouest africaine de développement (BOAD). La première phase a permis, malgré le contexte sécuritaire difficile, la réalisation des barrage-seuils structurants de Kourouba et de Djenné et leurs ouvrages connexes, aujourd’hui, tous fonctionnels ; l’aménagement hydro-agricole de 36 500 ha ; la production additionnelle annuelle induite de 61 085 tonnes de riz paddy, 7 657 tonnes de légumes, 1 975 tonnes de poissons, 701 140 litres de lait et 3 668 emplois créés sur les différents sites. La 2e phase, va soutenir davantage le développement de l’agriculture irriguée pour passer d’une agriculture de subsistance à une agriculture de production maîtrisée et rentable et permettra de créer les conditions d’une forte contribution de notre secteur agricole à l’économie nationale. Sa mise en œuvre contribuera, à combler le déficit céréalier du pays et de participer à l’objectif de faire du Mali et de l’espace AES une puissance agricole exportatrice de produits céréaliers dans le reste de la sous-région En lançant ce nouveau programme, le Premier ministre a affirmé que le Mali est un pays à vocation agro-pastorale avec le plus grand potentiel hydro-agricole de la zone sahélienne. D’où l’orientation de la politique agricole du gouvernement vers une vision globale de développement durable, déclinée dans le « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » dont la finalité est d’assurer la satisfaction des besoins fondamentaux de notre population, à l’horizon 2063. Abdoulaye Maïga, a déclaré que son gouvernement fait de l’agriculture une priorité à cause de son rôle de moteur de notre économie. Selon lui, pour relever les défis des changements climatiques, le développement de l’agriculture irriguée est au cœur de notre stratégie de développement agricole, pour soutenir la résilience des populations rurales, garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle, stimuler la croissance économique et lutter contre la pauvreté. Pour le Coordinateur du PDI–BS, Amadou Diadié Daou, ce programme est une initiative du gouvernement dans le cadre de sa lutte contre la pauvreté et de l’amélioration des conditions de vie des populations. M. Daou, a indiqué que c’est un programme qui a comme stratégie d’intervention, la mise en place de grandes structures et infrastructures d’irrigation et qui s’appui sur la maitrise de l’eau pour donner aux bénéficiaires les moyens de productions, assurer la disponibilité de l’eau et l’accroissement de la production et des revenus. Le PDI-BS, est une initiative du Gouvernement malien et ses partenaires techniques et financiers. Il intervient dans les zones de Sélingué, Bla et San, et Djenné (Centre). AMK/MD (AMAP)
Le Mali présente ses actions devant la 16e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption
Bamako, 18 juin (AMAP) Le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Dr Boubacar Diarrah, a détaillé lundi, à Vienne, en Autriche, les mesures prises par le gouvernement malien pour promouvoir une gouvernance transparente et responsable, a appris l’AMAP de source officielle. « La lutte contre la corruption et l’impunité fait partie des préoccupations majeures de notre pays, car elle constitue la principale cause qui fragilise la confiance des citoyens dans les institutions de l’État », a déclaré Dr Diarrah, intervenant devant la 16e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption dans la capitale autrichienne, Il a ajouté : « C’est à juste titre que le gouvernement a placé la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière au cœur des mesures pour une gouvernance vertueuse dans notre pays. » Le Mali a mis place plusieurs institutions dédiées et de nouvelles structures pour renforcer la lutte et concrétiser cet engagement. « Le Pôle national économique et financier, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité, l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués, ainsi que la Cellule de communication du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme ont été créés », a précisé le secrétaire général. Ces structures visent à renforcer l’efficacité des enquêtes et des sanctions contre les actes de corruption. Dr Diarrah a, également, mis en avant des innovations dans les nouveaux codes pénal et de procédure pénale. Concernant le Code de procédure pénale, il a cité : « la suppression des privilèges et immunités qui constituaient un terreau favorable pour l’impunité de certains agents publics ; l’imprescriptibilité des infractions en matière de délinquance économique et financière en lien avec les biens publics lorsqu’elles sont de nature criminelle ; la suppression des cours d’assises au profit des chambres criminelles au niveau des tribunaux de grande instance pour aboutir à la célérité dans le traitement des affaires criminelles et pour contribuer à désengorger les maisons d’arrêt ; » Il y a, aussi, l’introduction des saisies pénales spéciales qui permettent des saisis en vue de sa confiscation notamment le patrimoine d’une personne mise en cause dans le cadre de la lutte contre la délinquance économique et financière ; et ce, depuis l’enquête préliminaire ; la protection des dénonciateurs, des témoins, des experts et des victimes ; l’introduction de la surveillance électronique comme alternative à la détention dans certains cas ; l’introduction du juge de l’application des peines dont la mise en œuvre se fera progressivement en fonction du niveau de l’effectif des magistrats ; l’institution du collège des libertés et de la détention. Quant au nouveau Code pénal, il introduit des infractions spécifiques telles que « le blanchiment du produit de la corruption, les abus de fonction, le conflit d’intérêt, l’acceptation ou l’offre de cadeaux indus, le recel du produit de la corruption, le népotisme, le favoritisme et la prise illégale d’intérêt », a-t-il énuméré. En termes d’actions concrètes, le gouvernement du Mali a instauré des outils innovants. « La première ligne verte gratuite, 36111, ‘Binkani Kunafoni’, a enregistré plus de 450 appels en 2024, permettant de mettre fin à certains abus », a expliqué Dr Diarrah. Il a également mentionné « l’affichage des frais de justice aux portillons des juridictions pour plus de transparence, la digitalisation des paiements pour le casier judiciaire et le certificat de nationalité, ainsi que le lancement imminent d’un logiciel de gestion des dossiers judiciaires. » Enfin, des initiatives préventives ont été mises en œuvre, notamment l’institution, par le Décret n°2010-624/P-RM du 26 novembre 2010, d’une Semaine nationale de lutte contre la corruption. Cette semaine a « pour objet d’informer l’opinion publique sur les actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière en République du Mali et de contribuer par la sensibilisation sur le phénomène en vue de restaurer un climat de confiance entre les pouvoirs publics et les citoyens. » Les organes de contrôle et d’inspection coexistent et agissent avec les autres structures impliquées dans la lutte contre la corruption comme l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), le Bureau du Vérificateur général (VBG), l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public, la Section des Comptes de la Cour suprême qui vient d’être érigée en Cour des Comptes avec l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023, sont aussi de l’ordre de la prévention dans la lutte contre la corruption. MMD/MD (AMAP)
Journée de l’enfant africain : La campagne « Ensemble pour elle » a démarré (Communiqué)
Bamako, 18 juin (AMAP) Sept pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre ont, à l’occasion de la Journée de l’enfant africain, célébrée le 16 juin, lancé la campagne régionale dénommée : « Ensemble pour Elle », une initiative majeure pour promouvoir les droits, la santé et l’autonomisation des filles et des femmes, rapporte, mardi, un communiqué des initiateurs. Portée par les gouvernements du Burkina Faso, de la Gambie, du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal, du Tchad et du Togo, la Banque mondiale, le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA) et de nombreux jeunes activistes, cette campagne s’inscrit dans le cadre du Projet autonomisation des femmes et dividende démographique en Afrique subsaharienne (SWEDD+). Elle vise à lutter contre le mariage précoce, les grossesses non désirées, les mutilations génitales féminines et l’exclusion scolaire, en s’attaquant aux normes sociales néfastes. Lors de la conférence ministérielle de lancement, le directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Dr Sennen Hounton, a souligné que SWEDD+ « vise à autonomiser les filles adolescentes et les femmes, avec un objectif ambitieux d’atteindre directement 2,5 millions de filles adolescentes. » Pour la Banque mondiale, il s’agit d’un « mouvement qui appelle à écouter les filles, investir dans leurs rêves et accompagner un changement systémique ». En Afrique subsaharienne, les défis restent immenses. Au Niger par exemple, 76 % des jeunes femmes sont mariées avant 18 ans, au Tchad, 78 % des filles ne vont pas au secondaire, tandis qu’en Mauritanie, plus de la moitié des jeunes femmes ne sont ni scolarisées, ni en emploi, ni en formation. À travers « Ensemble pour Elle », les pays s’engagent à mobiliser les communautés, les leaders religieux, les médias, et surtout la jeunesse, pour changer durablement les mentalités. La campagne s’appuie sur une Stratégie régionale de communication pour le changement social (CCSC), avec des actions locales : clubs de maris, espaces sûrs pour filles, formations professionnelles, campagnes médiatiques. Ces espaces visent à encourager un engagement communautaire fort en valorisant le rôle essentiel des hommes et leaders communautaires dans la transformation sociale et la réduction des inégalités de genre. En les impliquant activement, la campagne cherche à instaurer un changement durable au sein des familles et des communautés. Depuis 2015, le projet a permis à plus de 1,1 million de filles de rester à l’école, à 255 000 jeunes femmes d’acquérir des compétences et à plus de 1,5 million de femmes d’accéder à la contraception. Près de 20 000 leaders communautaires ont été mobilisés pour promouvoir des normes de genre positives. Avec « Ensemble pour Elle », l’Afrique de l’Ouest et du Centre affirme une volonté collective : bâtir un avenir où chaque fille peut exercer pleinement ses droits et réaliser son potentiel. Cette campagne médiatique fait suite à celle de 2021 : Stronger Together, lancée par le projet précédent, le SWEDD. Celle campagne, menée dans le cadre de la réponse à la Covid-19 pour réduire les effets néfastes de la crise sanitaire sur le bien-être des femmes et filles, a touché plus de 1,5 million de personnes de la population cible. TC/MD (AMAP)
Effondrement dans une mine chinoise à Bétéya (Kayes) : Plusieurs morts présumés (Source locale)
Kayes, 17 juin (AMAP) Un puits d’or situé dans une mine exploitée par une compagnie chinoise s’est effondré le 16 juin 2025, vers 21 heures dans le village de Bétéya, à environ 10 km de Sitakily, chef-lieu de la Commune, a appris l’AMAP de source locale. « Les recherches et les actions de sauvetage sont en cours, mais nous ne pouvons pas encore confirmer le nombre exact de victimes », a déclaré cette source. Selon les premières estimations, l’incident a causé la mort d’environ quatre personnes, bien que ce bilan reste à confirmer. Les opérations de sauvetage sont compliquées par la présence d’une importante quantité d’eau dans la mine, rendant l’accès difficile. Les effondrements sont fréquents dans les zones minières du Cercle de Kéniéba, dans l’Ouest du Mali où les conditions de travail sont souvent précaires. La nouvelle de ce drame s’est propagée dans l’après-midi du 17 juin, vers 16 heures. De nombreux orpailleurs travaillent la nuit sur ces sites, généralement fermés pendant une bonne partie de la saison des pluies. Les autorités locales et les équipes de secours poursuivent leurs efforts pour évaluer l’ampleur de la catastrophe et porter assistance aux éventuelles victimes. OS/MD (AMAP)
Recrudescence des attaques dans l’AES : « L’oeuvre des sponsors des terroristes » (DIRPA)
Bamako, le 17 juin (AMAP) La Direction de l’information et des relations publiques des Armées du Mali (DIRPA), au cours d’un point de presse, ce mardi, dans ses locaux, a dénoncé les anciens partenaires du Mali, avec lesquels la rupture a été consommée avec la Confédération AES, « de nous attaquer à travers les terroristes. » Selon le Directeur de la DIRPA, le colonel major Souleymane Dembélé, «la réaction de groupes armés terroristes à une explication ». Au regard de la situation géostratégique du moment, où les pays de l’AES traversent une situation sécuritaire tendue, a-t-il rappelé, il est a retenu quelques points dans l’escalade que nous vivons actuellement. Il s’agit, entre autres, « de la rupture avec des anciens partenaires stratégiques, comme cela a été le cas au Mali, au Burkina Faso et au Niger ; du choix stratégique opéré par nos différentes autorités ; sans compter la dynamique impulsée dans l’espace AES de nos jours sur le plan défense et sécurité ; l’élan de solidarité et de soutien manifesté partout en Afrique et de par le monde à l’endroit des pays de la Confédération…» Ces facteurs, selon lui, constituent l’une des raisons « pour jeter l’opprobre » sur tout ce que ces pays sont en train de réaliser comme avancées sur le plan national et international. « Au regard de tout ce qui précède, il faut, vaille que vaille, étouffer dans l’œuf cette volonté de nos autorités de restaurer la pleine et entière souveraineté des peuples de l’AES, d’imprimer sa propre voie et de ne recevoir d’instruction de personne…», a soutenu le colonel-major Dembélé. Et de dénoncer « des recrutements massifs, des soutiens de tous ordres pour semer la panique, la peur et le désordre dans notre espace…parce que leurs alliés, les terroristes perdaient du terrain. Donc, il fallait se donner un nouveau souffle pour continuer leur funeste mission de retour sous d’autres formes dans notre Sahel ». « Ce n’est pas donc une lutte contre le terrorisme à laquelle se livrent nos Armées, mais l’oeuvre des sponsors, de perdant s’accrochant à ses désirs revanchards », a-t-il déclaré. Il a précisé « qu’ils veulent déstabiliser la Confédération AES… « C’est tout une coalition d’acteurs de l’intérieur comme de l’extérieur qui sont au cœur de ce projet de déstabilisation », a avancé le directeur de la DIRPA. « Car, a-t-il justifié, l’organisation a des acquis probants. Le chef de la Communication de l’Armée a, également, parlé du bilan des récentes attaques, soulignant que les terroristes ont fait, parfois, usage de drones kamikazes. Il a révélé que les Forces de défense et de sécurité maliennes ont empêché des projets d’attaques terroristes á Bamako, la capitale, à la veille de la fête de Tabaski, en arrêtant « des ennemis de la paix et leurs complices. » Le colonel major Souleymane Dembélé a appelé la population « à la sérénité, au soutien aux Forces de défense et de sécurité et, surtout, à collaborer dans le cadre de cette lutte implacable. » OD/MD (AMAP)
Construction d’une nouvelle raffinerie d’or au Mali : L’État détiendra 62 % du capital social
Bamako, 16 juin (AMAP) Le projet de raffinerie d’or, en partenariat entre le Mali et la société russe Yadran qui s’est associé avec Swiss Investment Company, prévoit une participation de 62 % pour l’État malien dans le capital social, a annoncé, lundi à Bamako, le président de la société russe, Irek Salikhov Dans une intervention, lors de la pose de la première pierre de l’infrastructure, Irek Salikhov a précisé que « l’objectif est de maintenir une plus grande partie des bénéfices dans le pays, afin de renforcer la résilience économique du Mali. » La nouvelle usine de raffinerie d’or du Mali sera construite sur une superficie de 5 hectares à Sénou, en en périphérie de la capitale Bamako. Le lancement officiel des travaux de construction a eu lieu ce lundi, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, en présence de Partenaires techniques et des membres du gouvernement, a constaté l’AMAP. « Tout d’abord, la pose de la première pierre de l’usine de raffinage d’or du Mali d’une capacité de 200 tonnes est la suite logique des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) au cours desquelles le peuple malien a demandé à ce que l’or du Mali brille pour les Maliens », a rappelé le général d’Armée Assimi Goïta/ Il a aussitôt ajouté que : le plus important est que la nouvelle usine d’affinage d’or sera la seule entité à affiner l’or de toutes les sociétés minières installées au Mali. » En cette occasion, le ministre des Mines, le Pr Amadou Keïta, a déclaré que « cette pose de la première pierre marque un moment important dans la concrétisation des aspirations légitimes du peuple malien pour une industrie minière au service du développement national. » Selon lui, cette initiative répond également « à la volonté de souveraineté retrouvée, car avec cette raffinerie, le Mali pourra, enfin, contrôler toute sa production aurifère. » Le ministre Keïta a précisé que « cette raffinerie a été pensée dès le départ pour répondre aux standards des grandes installations internationales. » « Grâce au partenariat avec Yadran et Swiss Investment Company, le Mali sera doté d’une usine moderne, fonctionnelle et équipée des technologies de pointe les plus récentes », s’est-il félicité. Amadou Keita a, également, souligné que « ce partenariat ne se limite pas à la construction. » « Il inclut la maintenance des équipements, le renforcement des capacités des cadres, et un accompagnement pour les certifications futures », a-t-il révelé. Pour sa part, la secrétaire générale de la mairie de la Commune VI, Mme Coulibaly Salimata Traoré, a indiqué que ce projet aura un impact positif, à la fois au niveau national et local. Elle a, notamment, évoqué « la création d’emplois directs et indirects, la réduction du chômage des jeunes, ainsi qu’un dynamisme accru pour le commerce et les services. » « Cette initiative, selon Mme Coulibaly Salimata Traoré, représente aussi une opportunité de formation pour la jeunesse et une occasion, pour l’administration locale, de maximiser les retombées économiques, financières et sociales. » La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs ambassadeurs accrédités au Mali, des légitimités traditionnelles et des responsables de secteur minier. MMD/MD (AMAP)
La 625é édition du Sanké Mô : « Pas de développement durable sans la prise en compte des valeurs culturelles fondatrices de notre société », a déclaré le Premier ministre malien
Envoyés spéciaux Makan SISSOKO Amadou KONATÉ San, 15 juin (AMAP) « Il ne peut y avoir de développement harmonieux et durable sans la prise en compte des valeurs culturelles fondatrices de notre société », a déclaré le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a procédé, jeudi, en fin d’après-midi, à San (Centre), à l’ouverture de la 625è édition du « Sanké Mô », rite de pêche collective dans la mare Sanké, dont l’édition de cette année a mobilisé les populations de Santoro et Karantela, a constaté l’AMAP. Le Premier ministre, présent à San, pour le lancement de la 26è édition de la Quinzaine de l’environnement, a indiqué que la célébration de ce rite traditionnelle illustre parfaitement la vision du président de la Transition. C’est dans cette dynamique qu’Abdoulaye Maïga a annoncé que le Président de la Transition a décrété 2025, année de la Culture au Mali, afin de faire de ce secteur un pilier central de la refondation nationale. « Le Mali renaîtra de ses cendres lorsque les Maliens retourneront aux sources, c’est-à-dire aux valeurs ancestrales », a-t-il lancé. Inscrit sur la liste du Patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de l’Unesco, le « Sanké Mô » est un espace d’expression de la diversité culturelle locale. Il se manifeste à travers des performances artistiques, des rituels et des pratiques de pêche traditionnelle. Ce rendez-vous culturel est aussi un puissant vecteur de transmission des savoirs et savoir-faire traditionnels, d’une génération à l’autre. Il renforce les valeurs de tolérance, de solidarité, de paix et de cohésion sociale entre les différentes communautés qui, depuis des siècles, se reconnaissent dans cette tradition. Selon le chef du gouvernement, le « Sanké Mô » contribue fortement à la revitalisation culturelle des terroirs, en droite ligne avec la vision du chef de l’État. « À travers ces manifestations, nous comprenons pourquoi les communautés de San ont préservé cette pratique ancestrale dont nous célébrons aujourd’hui la 625è édition. Depuis 625 ans, les populations perpétuent la mémoire des Anciens : cela est rare et mérite d’être salué », a-t-il souligné. Le rite de pêche collective constitue également une occasion privilégiée pour mieux comprendre l’histoire, la portée symbolique et l’importance des traditions socioculturelles liées à la mare Sanké. À cet effet, le Premier ministre a lancé un appel aux autorités administratives, aux légitimités traditionnelles et à l’ensemble des parties prenantes pour une synergie d’actions en faveur de la sauvegarde et de la promotion du « Sanké Mô ». Selon le Général de division Abdoulaye Maïga, cela permettra de réduire les menaces qui pèsent sur cette tradition, d’en faciliter la transmission aux générations futures et d’en préserver la valeur universelle exceptionnelle. « Cette vision engage tous les acteurs politiques, administratifs, chercheurs, universitaires, associations et gardiens de la tradition. Tout le monde doit se mobiliser pour garantir la tenue annuelle de l’événement », a-t-il exhorté. Le Premier ministre a également remercié les autorités et légitimités traditionnelles de la région, en particulier celles de la ville de San, pour leur contribution au développement du Mali et à la préservation du « Sanké Mô ». Il les a encouragées à poursuivre leurs efforts, affirmant que le « Sanké Mô » symbolise la richesse du patrimoine culturel national. Le chef du gouvernement a, en outre, instruit les ministères concernés de prendre les dispositions nécessaires pour assurer, chaque année, l’accompagnement de l’État à cet événement. Il a exprimé le vœu que les offrandes et sacrifices effectués à cette occasion annoncent une bonne saison des pluies et de meilleures récoltes sur l’ensemble du territoire, tout en renforçant les efforts en faveur de la paix, de la stabilité, de la cohésion sociale et de la réconciliation nationale. L’événement, placé sous le parrainage du président de la Transition, a enregistré la présence du ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des autorités administratives, des légitimités traditionnelles de San et des villages voisins. MS/MD (AMAP)

