Mali : Le Gouvernement confirme deux cas de Coronavirus

Le Gouvernement de la République du Mali, conformément à son engagement de tenir régulièrement informée l’opinion nationale et internationale sur l’évolution de la situation épidémiologique au Mali, informe, que dans la nuit du mardi 24 mars 2020, les services de santé ont enregistré deux (2) cas testés positifs au Coronavirus (COVID-19). Il s’agit de deux (2) personnes de nationalité malienne rentrées de France les 12 et 16 mars 2020. Le premier cas est une dame de 49 ans résident à Bamako. Le 2ème cas est un homme de 62 ans à Kayes. Les deux cas sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Le Gouvernement rassure que toutes les dispositions sont prises pour une meilleure gestion des cas et invite les populations à rester sereines et à respecter strictement les mesures de prévention recommandées. Bamako, le 25 mars 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré

Les cas suspects détectés à Kayes sont négatifs

Kayes, 24 mars (AMAP) Les trois cas suspects de coronavirus enregistrés, lundi, à l’Hôpital régional Fousseyni N’Daou de Kayes, se sont révélés négatifs après analyse, apprend-t-on de sources médicales à Bamako. Dans un communiqué rendu public, lundi, la direction régionale de la Santé (DRS) de Kayes a précisé que le 1er cas est un homme de 42 ans, rentré de la France le 20 mars 2020. Cette personne présente une toux, des douleurs musculaires, une fièvre et des céphalées. Le 2è patient est un homme de 53 ans qui a quitté l’Espagne, via la France le 8 mars 2020. On a constaté chez cet individu une toux et une faiblesse générale. Quant au 3è cas, il s’agit d’un enfant de 3 ans, venu de la France le 8 mars 2020. On a constaté chez ce patient un écoulement nasal, des vomissements, une fièvre et des céphalées. D’après la DRS, les patients ont été mis en isolement. « Il s’agit des cas suspects. On attend les résultats des analyses », a déclaré le gouverneur de la Région de Kayes, l’Inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé. En attendant ces résultats, la DRS de Kayes a appelé les populations au calme, à porter à la connaissance des autorités sanitaires tout cas suspect et à observer les mesures d’hygiène. BMS/MD (AMAP)

Coronavirus : il n’y aura pas de report des élections, a déclaré le Premier ministre

Bamako, 19 mars (AMAP) Le Premier ministre,  Dr Boubou Cissé, a annoncé, lundi, le maintien des élections législatives du 29 mars 2020,lors d’une conférence de presse exclusivement consacrée à la menace du coronavirus et aux mesures adoptées par le gouvernement pour faire face à la pandémie. Le chef du gouvernement a expliqué que par souci de survie de la nation et de continuité de l’Etat, les élections législatives sont maintenues.  «Ces  élections vont se tenir qu’il y ait ou pas de cas de maladie à coronavirus dans notre pays », a-t-il martelé, ajoutant que des précautions seront prises pour faire respecter les mesures de distanciation par les électeurs le jour du vote. Le chef du gouvernement était accompagné du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, du ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré,  et de celui des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahima Abdoul Ly. C’est dans une salle avec les mesures de distanciation observées et sans micro baladeur que s’est tenue cette rencontre avec la presse. Le ministre Yaya Sangaré, premier à prendre la parole, a indiqué que le continent africain, relativement épargné par le coronavirus, a été contaminé par des voyageurs venus d’Asie et d’Europe. Selon lui, la progression des tests positifs indique une contagion interne dans nos pays. « Sur les 54 pays du continent, a-t-il précisé, 31 sont déjà touchés par cette maladie. Et le nombre de malades est passé de  60 à 464 cas confirmés de la semaine du 13 au 17 mars 2020 ». Pour le Premier ministre, le Mali n’est pas un pays à risque mais vulnérable du fait de la propagation de ce virus à un rythme assez alarmant «autour de nous». Dr Boubou Cissé a rappelé que les pays limitrophes du Mali, à l’exception du Niger, ont connu des cas de Covid-19. Conscient de la vulnérabilité de notre pays, le chef du gouvernement a dit que quels que soient les efforts faits, notre système de santé sera très rapidement saturé si le virus fait son apparition sur notre territoire. C’est pourquoi, Dr Boubou Cissé a indiqué que tous les efforts des autorités en cours sont axés sur la prévention. A cet effet, des  cordons ont été créés à l’aéroport de Bamako et dans les autres aéroports du Mali, aux niveaux terrestre et fluvial. Ces dispositifs, selon le Premier ministre, marchent tellement bien que jusqu’à présent, tous les cas suspects ont pu être ciblés et les tests ont été faits. Cependant, il a ajouté que le travail va consister à renforcer ces cordons pour mettre le Mali à l’abri d’une introduction du virus. Au-delà de cette situation, dit-il,  le gouvernement est en train de se préparer au pire, en arrêtant des dispositions pour la prise en charge d’éventuels cas. A cet effet, des dispositifs ont été mis en place à l’hôpital du Point G, à l’hôpital de Dermatologie, à l’hôpital du Mali et dans certains Centres de santé de référence. Et le même dispositif qui existe dans les capitales régionales, sera renforcé. Le chef du gouvernement a indiqué qu’à Bamako, il y a une vingtaine de lits pour la prise en charge qui va être étendue à une centaine. Néanmoins, il a beaucoup insisté sur la prévention pour éviter le pire.  C’est dans ce cadre que des mesures de précaution ont été prises par le gouvernement en Conseil des ministres. Aussi, l’idée de mettre en place des brigades de vigilance et de sensibilisation a été discutée. Il s’agit de recruter quelques centaines de jeunes qui tourneront dans les marchés et gares routières pour assurer ce rôle de vigilance et de sensibilisation. SURVIE DE LA NATION –Malgré le risque, le Premier ministre a jugé que la vie de la nation doit continuer. Et cela nécessite que certaines activités puissent continuer. « Nous ne pouvons pas interdire que les marchés se tiennent mais nous allons faire en sorte que les comportements des uns et des autres correspondent aux recommandations faites par les experts et les mesures draconiennes proposées par le Conseil supérieur de la défense », a-t-il indiqué. Le Premier ministre a aussi évoqué le plan d’urgence contre le Covid-19 préparé par le ministère en charge de la Santé, et dont le montant est de 6,3 milliards Fcfa. « En plus, a-t-il annoncé, des partenaires techniques et financiers sont prêts à aider notre pays avec environ 17, 5 milliards Fcfa sous forme de prêts et de dons ». Pour sa part, le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine a indiqué que la décision de fermeture des frontières aériennes sauf pour les vols cargo a été prorogée à ce soir (vendredi) à 23H59 pour des raisons humanitaires. Il a tenu à préciser que l’aéroport ne sera pas fermé car il y aura des autorisations au coup par coup pour diverses raisons. Pour les transports terrestres, les corridors ont été pris en charge par l’installation de cordons sanitaires. S’agissant des transports terrestres de voyageurs, le ministre Ly dit avoir rencontré les syndicats pour l’application des mesures préventives dans les gares routières. Et il doit rencontrer les transporteurs urbains et interurbains pour le même exercice. Le ministre de la Santé et des Affaires sociales a, de son côté, indiqué que les temps sont très graves. «Nous sommes en face d’une des plus graves pandémies que nous avons connues», a déclaré Michel Hamala Sidibé qui a conseillé de prendre très au sérieux les mesures préconisées par le gouvernement. Pour combattre une pandémie, il dira qu’il faut le leadership, l’engagement politique à tous les niveaux, toutes choses que nous avons chez nous. Pour faire face à la menace, le ministre Sidibé a promis de mobiliser tous les soignants à la retraite, de lancer une coalition du secteur privé contre cette pandémie. DD/MD (AMAP)    

Communiqué de la session extraordinaire du conseil supérieur de la défense nationale du 17 mars 2020

Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République, Chef de l’Etat, a présidé ce mardi 17 mars 2020, à Koulouba, une réunion extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense Nationale (CSDN) à laquelle ont pris part, outre les ministres concernés, les experts du Comité Scientifique du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales et ceux de la Défense. L’ordre du jour unique a porté sur les mesures relatives à la Pandémie du coronavirus au Mali. Même si tous les cas suspects notifiés au Mali ont été testés négatifs, la menace demeure, d’où la nécessité d’une plus grande vigilance. Par conséquent, le Conseil Supérieur de la Défense Nationale a pris les mesures importantes suivantes à compter du jeudi 19 mars 2020 : 1. la suspension jusqu’à nouvel ordre, des vols commerciaux en provenance des pays touchés, à l’exception des vols cargos ; la fermeture des écoles publiques, privées et confessionnelles (maternelles, primaires, secondaires et supérieures) y compris les medersas et ce, pendant trois (3) semaines; la suspension jusqu’à nouvel ordre, de tous les regroupements publics y compris les ateliers, les colloques, les séminaires, les meetings populaires ; l’interdiction jusqu’à nouvel ordre, des regroupements à caractère social, sportif, culturel et politique de plus de cinquante (50) personnes, sous réserve du respect des gestes-barrières. Il s’agit des mariages, des baptêmes, des funérailles ; La fermeture jusqu’à nouvel ordre des boites de nuit et bars dancings. Par ailleurs, en ce qui concerne les rassemblements à caractère religieux, le gouvernement engagera incessamment des consultations avec les responsables du Haut Conseil Islamique, de la Ligue des Imams, des Eglises Catholiques et Protestantes ainsi qu’avec d’autres autorités religieuses et cultuelles du Mali afin de convenir des mesures appropriées pour assurer la santé des fidèles. Son Excellence Monsieur le Président de la République exhorte l’ensemble des populations vivant au Mali à la responsabilité et au strict respect des mesures de Santé Publique. Vu l’urgence de la situation, le Président de la République a décidé la mise en place d’une enveloppe initiale de six milliards trois cent millions (6 300 000 000) F CFA pour lutter contre la pandémie de Coronavirus.

Général Siaka Sangaré : « L’approche inclusive a permis de faire accepter les résultats de l’audit du fichier électoral »

Les préparatifs des élections législatives, l’audit du fichier électoral sont, entre autres, sujets sur lesquels se prononce le délégué général aux élections dans les lignes qui suivent. Il revient également sur les missions et attributions de la structure qu’il dirige. Propos recueillis par Massa SIDIBE L’Essor :La Délégation générale aux élections (DGE) est un acteur incontournable des processus électoraux au Mali. Concrètement, quelles sont ses missions et attributions ?  Général S.S :Selon l’article 27 de la loi n° 2016-048/du 17 octobre 2016 portant loi électorale, la DGE est chargée de l’élaboration et la gestion du fichier électoral ; la gestion du financement public des partis politiques ; l’assistance à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à la demande de celle-ci. L’Essor :A moins de deux semaines du premier tour des élections législatives, où en est la DGE avec les préparatifs ? Général S.S :La DGE est dans la dynamique de la mise en œuvre de son plan d’action en termes de préparatifs des élections législatives 2020, conformément à ses missions définies à l’article 27 de la loi électorale et conformément au chronogramme général. A cet effet, à la date d’aujourd’hui, les actions suivantes ont été déjà exécutées : la mise à jour du fichier électoral ; l’audit du fichier électoral sous la responsabilité de la CENI ; la confection et la personnalisation des cartes d’électeur (tâche confiée à la DGE en 2020 par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation), sous la supervision de la CENI. La distribution des cartes d’électeur est en cours depuis plus d’une semaine. L’impression des documents électoraux relevant de la DGE (listes électorales de la commune, extraits de listes par bureaux de vote et listes d’émargement) ainsi que leur remise au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation sont en cours. Les applications informatiques destinées à l’information des électeurs sur les centres et bureaux de vote sont en cours de test. J’avoue que nous sommes en retard dans ce domaine par rapport aux échéances électorales précédentes. L’Essor :Le rapport d’audit du fichier électoral a été remis au Premier ministre il y a quelques jours avec, semble-t-il, une relative satisfaction. Qu’est-ce qui a concouru à ce résultat accepté par la quasi-totalité des acteurs politiques ? Général S.S :Je dirais plutôt une réelle satisfaction et non une relative satisfaction des acteurs politiques et sociaux. Les facteurs ayant concouru à l’acceptation des résultats de l’audit du fichier électoral 2020 par la quasi-totalité de ces acteurs sont à rechercher dans l’approche inclusive, participative et transparente qui a fait appel à la classe politique dans sa diversité et à la société civile ; la participation d’experts nationaux librement désignés par ces acteurs politiques et sociaux et d’experts internationaux choisis par la CENI ou le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Mais surtout dans les travaux d’évaluation et de correction réalisés à l’interne par la DGE sur la base de données après la mise à jour du fichier électoral. Vous avez dû constater que les résultats de ladite évaluation interne ont été intégralement confirmés par les travaux du Comité d’audit. Cela dénote dans une certaine mesure le sérieux et le professionnalisme des agents de la DGE. L’Essor :Où en est-on avec le chronogramme de confection et de mise à disposition des documents électoraux (cartes d’électeurs biométriques, bulletins de vote…) Général S.S :Sous la responsabilité de la DGE, les cartes d’électeur ont été confectionnées et personnalisées. Elles ont été livrées au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Les listes électorales (listes électorales de la commune, extraits de listes par bureaux de vote et listes d’émargement) sont en cours d’impression et seront remises au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation entre le 09 et 18 mars 2020. Les autres documents (bulletins de vote, procès verbaux, …) relèvent de la compétence du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. L’Essor :De plus en plus, des voix s’élèvent pour demander la mise en place d’un organe unique de gestion des élections. Qu’en pensez-vous ? Cette proposition est revenue sur la table lors du Dialogue national inclusif ? Général S.S :Quand on fait la typologie des structures de gestion des élections dans le monde, on en trouve trois : les structures étatiques comme le bureau des élections en France directement rattaché au ministère de l’Intérieur ; les structures indépendantes (la CENI du Burkina Faso ou le directeur général des élections du Québec) ; les structures mixtes comme le cas du Sénégal où coexistent la CENA, la DGE… En tout état de cause, la meilleure structure de gestion des élections est celle qui inspire confiance aux acteurs politiques comme le précise l’article 3 du Protocole additionnel de la Cedeao en ces termes : « les organes chargés des élections doivent être indépendants et/ou neutres et avoir la confiance des acteurs et des protagonistes de la vie politique. En cas de nécessité, une concertation nationale appropriée doit déterminer la nature et la forme desdits organes ». C’est pour dire que si les acteurs politiques maliens doivent mettre en place une structure unique comme en 1997, je ne vois pas d’inconvénients. Mais il faut que cette structure unique inspire confiance à l’ensemble des acteurs politiques et ne soit pas budgétivore. MS/MD (AMAP)

Le PM dans des structures sanitaires pour constater l’efficacité du dispositif de prévention du coronavirus

Bamako, 16 mars (AMAP) Le Premier Ministre,  Dr Boubou Cissé s’est rendu samedi à l’Institut Charles Mérieux, à l’hôpital du Point G et à l’hôpital du Mali pour constater l’efficacité de prévention du dispositif mis en place par le gouvernement pour prévenir le coronavirus, a constaté l’AMAP . Ces dispositifs de prévention comprenent des lits, des salles d’isolement et des laboratoires mobiles, capables d’être acheminés partout sur le territoire national afin de pouvoir analyser des échantillons d’éventuels sujets porteurs du Covid 19. La mise en place de ce dispositif renforcé est une volonté du Gouvernement  pour faire face au coronavirus. Le Chef du Gouvernement était accompagné du ministre de la Santé et des Affaires sociales,  Michel Sidibé et de plusieurs responsables de structures sanitaires. KM (AMAP)

Coronavirus : Le gouvernement malien suspend tout grand rassemblement jusqu’à nouvel ordre

Bamako, 12 mars (AMAP) Le gouvernement du Mali, pour faire face à la pandémie du coronavirus (COVID-19), a pris plusieurs mesures parmi lesquelles la prise de température systématique de tous les voyageurs aux entrées aériennes et terrestres du pays Devant la propagation rapide du coronavirus que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifié, mercredi, de « pandémie mondiale », le gouvernement a recommandé, aussi, des mesures d’auto-isolement, d’hygiène individuelle et collective et a mis en place un numéro vert (36 0 61) à toutes fins utiles. Les voyageurs avec des symptômes mineurs, qui arrivent avec de la fièvre (température supérieure à 37,5 degrés C) en provenance de pays fortement touchés par le COVID-19, seront soumis à un auto-isolement pendant 14 jours et feront l’objet d’un suivi journalier par une équipe médicale. En outre, les voyageurs avec symptômes majeurs, qui arrivent avec de la fièvre (température supérieure à 37,5 degrés C) et d’autres signes et symptômes respiratoires, en provenance de pays fortement touchés par le COVID-19, seront conduits sur un site d’isolement pour être testés. Concernant les mesures individuelles et collectives, le gouvernement a décidé de réduire, au maximum, les grands rassemblements non nécessaires, de suspendre la participation des cadres maliens aux grandes réunions ou fora dans les pays fortement touchés, de suspendre les regroupements importants au Mali (conférences, colloques, symposiums, festivals, etc.) jusqu’à nouvel ordre. Il a été, aussi, décidé de renforcer les mesures d’hygiène individuelle et collective(lavage des mains au savon, utilisation du gel hydro alcoolique devant tous les services publics et les lieux de cultes), d’éviter de se serrer les mains et de faire des accolades en tous lieux et en toutes circonstances. Le gouvernement ne préconise pas la fermeture des frontières avec les pays touchés par le COVID- 19. Au contraire, il n’y a aucune restriction sur les vols aériens et le Mali « manifeste sa solidarité avec tous les pays touchés ». YD/MD (AMAP)

Mali : « Tous les tests sur le coronavirus se sont révélés négatifs » (Gouvernement)

Bamako, 12 mars (AMAP) Le ministre de la Communication, Yaya Sangaré a déclaré mercredi à Bamako que face à la persistance des rumeurs sur d’éventuels cas de coronavirus, le gouvernement, après des vérifications, dément et rassure les Maliens et les amis de notre pays, a appris l’AMAP de source officielle. «Le gouvernement rassure l’opinion nationale que les mesures appropriées sont prises pour le renforcement du dispositif de contrôle aux différentes entrées du pays pour prévenir le Coronavirus. Il rappelle que tous les cas d’alerte signalés jusque-là ont été testés négatifs», a tweeté le ministre Sangaré. Le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement invite, par ailleurs, nos concitoyens à ne pas céder à la panique suite aux informations erronées faisant état de cas positifs déjà présents sur notre territoire. KM (AMAP)

Mali : Le rapport de l’ONU souligne des accointances entre la CMA et les terroristes

Bamako, 11 mars (AMAP) Le Groupe d’experts des Nations unies déclare que les postes avancés et les bases militaires à Tombouctou et à Ménaka de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) « illustrent clairement sa stratégie de coexistence avec les groupes terroristes et sont des vecteurs clefs de son expansion ». Dans son rapport à mi-parcours, en date du 28 février dernier, les experts onusiens confirment ainsi que les ex-rebelles continuent de pactiser avec les groupes terroristes qui avaient lreurs alliés, en 2012, pour occuper les Régions dans le Nord du Mali. Les experts, dans le document de 43 pages, transmis au Conseil de sécurité de l’ONU, le 28 février dernier, souligne le retrait de la CMA de l’alliance des groupes armés destinée à combattre le terrorisme et à reprendre le contrôle du terrain perdu d’abord face au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans et, ensuite, la «Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique». Courant 2019, le général El Hadji Ag Gamou avait convié à Bamako les chefs des principaux groupes armés pour mettre cette alliance en place. Après avoir adhéré à l’initiative, la CMA a poursuivi sa propre stratégie de coexistence avec les terroristes. Une façon pour la coordination d’étendre et maintenir son emprise sur les plans politique et de la sécurité hors la Région de Kidal, sans solliciter excessivement son appareil militaire limité à environ 2 500 hommes. C’est ainsi que dans la Commune de Talataye (Gao), développent les experts, la « CMA a imposé sa présence au MSA-D après une série d’actes terroristes revendiqués par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), qui ont contraint les fractions Daoussak soutenant le Mouvement à négocier et à accepter le retour des adeptes parmi elles de la Coordination et leurs chefs politiques ». La CMA s’est adossée à ce même groupe et à la Province d’Afrique de l’ouest de l’État islamique pour étendre ses tentacules dans les Régions de Tombouctou, de Gao et de Ménaka, où certains soutiens du GATIA ont assassinés. Les experts font, également, remarquer que la perte progressive de contrôle territorial et d’influence de la part du GATIA dans la région du Gourma, ainsi que de l’alliance GATIA/MSA dans les régions précitées, coïncide également avec une pression de plus en plus grande exercée sur les armées nationales (Mali, Burkina Faso et Niger). L’axeGao-Ansongo-Labézanga, voie commerciale majeure reliant Gao au Niger, traditionnellement contrôlée par des milices locales affiliées à la Coordination des mouvements et fronts patriotiques de résistance, serait à présent sous le contrôle de la « Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique ». De quoi renforcer la capacité de nuisance de ce groupe terroriste dans la zone des trois frontières A coup d’attaques barbares, ces terroristes ont contraint les Forces armées maliennes (FAMa) à abandonner certaines bases. Et ces retraits ont «servi à justifier l’extension constante de la présence de la CMA dans le secteur de Gourma et la Région de Ménaka », selon les experts qui ajoutent que, dans le même temps, les chefs traditionnels et militaires Imghad et Daoussak ont été nombreux à changer d’allégeance en 2019, passant du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (GATIA) et du MSA au Haut conseil de l’unité de l’Azawad (HCUA). Ce dernier, dans des communiqués officiels, a ouvertement fait savoir « qu’adhérer au Haut-Conseil protégerait les populations contre le terrorisme». Aussi, « les postes avancés et les bases militaires à Tombouctou et à Ménaka de la CMA illustrent clairement sa stratégie de coexistence avec les groupes terroristes et sont des vecteurs clefs de son expansion ». En particulier, celles de Foïta et de Tinfadimata, situées respectivement aux frontières avec la Mauritanie et le Niger. Depuis 2015, la base de Foïta est suspectée de s’être mise en contact avec des groupes terroristes armés basés dans la forêt de Ouagadou, dans la zone de Méma et dans le Centre du pays. Et de multiples sources ont rapporté aux experts qu’elle avait servi de base arrière ou apporté un soutien aux raids contre les bases des FAMa à Nampala, Dioura et Soumpi. Bah Ag Moussa, qui a mené l’attaque contre Dioura, aurait été accueilli plusieurs fois à Foïta. Aussi, Hamza Ag Iyad, le fils de Iyad Ag Ghali, se serait rendu fréquemment dans la zone de Nampala. Quant à la base de Tinfadimata, elle sert de centre militaire au HCUA dans la Région de Ménaka. Le Groupe d’experts enquête, actuellement, sur la façon dont cette position a récemment servi de base arrière au cours d’attaques contre les forces militaires et de sécurité du Mali et du Niger. Aussi, en juillet 2019, la CMA a mis en place un poste de contrôle sur la route RN20 à Inhagana, à 30 kilomètres à l’est d’In-Délimane. Ce poste est sous le commandement d’un certain « Alwayjam », ex-membre du Mujao et qui était soupçonné de commander une grande « ferka »ayant mené plusieurs attaques dans la région d’In-Délimane. La CMA n’a toujours pas apporté de démenti à ces incriminations. Approché par nos confrères de Studio Tamani, son président, Sidi Mohamed Ould Sidati, a annoncé la « mise en place d’une commission pour analyser le rapport ». ID/MD (AMAP)

Les gouverneurs des régions frontalières du Liptako-Gourma discutent stabilisation de l’espace commun

Bamako, 11 mars (AMAP)  La deuxième rencontre des gouverneurs des régions de la zone des trois frontières (Mali- Burkina- Niger) se tient, du 10 au 12 mars, à Bamako, sous le thème de  «La stabilisation de la Région du Liptako-Gourma»m avec comme objectif de formaliser ce cadre de concertation. La rencontre est organisée par le secrétariat exécutif de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG), avec le soutien du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) et le Groupe danois de déminage (DDG). La cérémonie d’ouverture des travaux a présidée hier par le chef de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Haminy Belco Maiga, en présence du secrétaire exécutif par intérim de l’ALG, Oua Seydou. Dans son allocution, celui-ci a indiqué que grâce au partenariat entre l’ALG et le système des Nations unies, ainsi que d’autres partenaires, plusieurs opportunités s’offrent désormais à son institution, pour une meilleure implication des autorités administratives frontalières et des élus locaux. Ce, a poursuivi Oua Seydou, « pour faire face aux menaces transnationales multiformes, aux défis humanitaires et ceux liés au développement qui se posent avec acuité dans l’espace du Liptako-Gourma, encore appelé la zone des trois frontières ». Dans son discours d’ouverture, le chef de cabinet du ministre en charge de l’Administration territoriale, Haminy Belco Maiga, a souligné que de multiples initiatives de stabilisation sont en cours dans chacun des États membres de l’espace ALG. « Malgré tout, a-t-il-tempéré, les solutions aux problèmes de cette zone doivent être aussi trouvées dans une dynamique de coopération transfrontalière à tous les niveaux où cela est possible ». «D’où l’attention toute particulière que les autorités politiques des trois États membres de notre organisation sous régionale accordent à votre initiative de créer un cadre de concertation transfrontalier formel et pérenne», a déclaré le chef de cabinet. Le représentant du PNUD, Jo Scheuer, a souligné que selon les chiffres officiels, en 2019, environ 90% des fatalités au Mali ont eu lieu dans les régions du Liptako-Gourma (Mopti, Gao, Tombouctou et Ménaka). D’autres chiffres aussi alarmants, publiés en janvier dernier, a ajouté M. Scheuer, indiquent « que plus de 1.200 écoles sont fermées au Mali dont la grande partie se trouve dans la Région de Mopti ». Et le diplomate onusien de rappeler que la détérioration de la situation dans cette zone a fait l’objet de discussions au niveau des chefs d’États à Pau, en France. Au nom du Conseil danois pour les réfugiés, Malek Akchour, a salué l’initiative de cet espace qui constitue, selon lui, un outil formidable pour l’accompagnement des dynamiques transfrontalières en matière de sécurité et de développement. Mercredi s’ouvre, à Bamako, la réunion des ministres en charge de l’Administration territoriale des pays membres de l’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako- Gourma. AT/MD (AMAP)