Mali-Financement : La Société financière internationale octroie 40 M USD à la BNDA pour les Petites et moyennes entreprises
Bamako, 30 oct (AMAP) La Société financière internationale (SFI), dédiée au financement du secteur privé dans le Groupe de la Banque mondiale, a signé jeudi à Bamako une convention de financement de 40 millions de dollars (environ 23,341 milliards Fcfa) avec la Banque nationale de développement agricole (BNDA). Ce prêt vise à renforcer le programme de crédits de la BNDA aux petites et moyennes entreprises (PME), en priorité celles dirigées par des femmes, aux PME agricoles et aux projets de financement durable. Il devrait générer entre 8 600 et 14 200 emplois directs et indirects sur cinq ans et augmenter de près de 90 % le portefeuille de financements verts de la banque. Au moins 25 % du montant seront destinés aux femmes entrepreneures ou aux entreprises qu’elles détiennent. Une facilité additionnelle de 10 millions USD est prévue pour le financement du commerce international, afin de soutenir l’import-export de biens essentiels. « Cette convention symbolise la reconnaissance de la solidité, du professionnalisme et du potentiel transformateur de la BNDA », a déclaré Badra Aliou Coulibaly, directeur général de la BNDA. « C’est la deuxième opération du genre avec une banque de développement agricole en Afrique depuis 2006 », a souligné, pour sa part, Aliou Maiga, directeur Afrique de la SFI, saluant « la transparence et la gouvernance » de l’établissement bancaire malienne. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, qui a présidé la cérémonie, en présence de Partenaires techniques et financiers du Mali, a salué en la BNDA une banque d’État exemplaire, soulignant son accréditation récente au Fonds Vert pour le Climat, depuis le 21 octobre 2024. Elle est la seule banque malienne accréditée au Fonds Vert pour le Climat. Créée en 1981, la BNDA compte 50 agences, 85 GAB et a injecté plus de 432 milliards FCFA dans l’économie malienne en 2024. La SFI a engagé 71,7 milliards USD dans les pays en développement en 2025, dont 3,5 milliards USD en Afrique. Membre du Groupe de la Banque mondiale, la SFI est une organisation internationale qui se concentre sur le développement du secteur privé dans les économies émergentes. Sa mission est de soutenir des entreprises et des institutions financières pour créer des emplois, stimuler la croissance et améliorer la vie des gens OS/MD (AMAP)
Cybersécurité : 3e édition des Journées nationales
Bamako, 28 oct (AMAP) Les 3° Journées nationales de la cybersécurité (JNC) 2025, ont démarré mardi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), sous le thème : Résilience numérique des États du Sahel face aux cyber-attaques : sauvegarde des valeurs communautaires dans le cyberespace de l’AES. » Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, était accompagné, de son collègue des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, en présence des responsables du Burkina Faso et du Niger. Selon Alhamdou Ag Ilyène, « cet événement traduit notre volonté commune de bâtir un espace numérique sûr, équitable et respectueux des valeurs qui fondent nos sociétés. » Le ministre en charge de la Communication a fait noter qu’à « l’heure où notre pays, le Mali, comme l’ensemble de la Région sahélienne, fait face à des défis sécuritaires multiples, la résilience numérique devient un pilier essentiel de notre souveraineté et de notre stabilité nationale. » Pour lui, « dans un contexte marqué par la recrudescence des menaces hybrides où les attaques terroristes et les offensives numériques se nourrissent mutuellement, la cyber-sécurité n’est plus une simple question technique », a dit le ministre Al hamdou Ag Ilyène. Il a ajouté dit que la cybersécurité constitue, désormais, un enjeu stratégique pour la défense de nos institutions, la protection de nos données et la préservation de notre cohésion sociale. » Le ministre a indiqué que « le cyberespace, véritable agora moderne, offre des opportunités inédites pour le développement mais, expose également nos sociétés à des vulnérabilités nouvelles : désinformation, manipulations, espionnage économique et sabotage des infrastructures critiques. » Le président de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication et des postes (AMRTP), Saidou Pona Sangaré, a, pour sa part, expliqué que le thème des Journées, traduit la volonté des pays de l’AES de bâtir une nation capable de défendre ses intérêts dans le cyberspace mondial, d’assurer par la même occasion, la sécurité de ses citoyens. » D’où la présence de confrères du Burkina Faso et du Niger. La projection d’une vidéo récapitulative des 1ère et 2ème éditions des Journées nationales de la cyber-sécurité a été l’un des temps fort de l’événement. Ces journées prendront fin samedi. ST/MD (AMAP)
Agence nationale de presse du Mali : Sur un air de renaissance
Par Oumar SANKARE Bamako, 27 oct (AMAP) Centre international de conférences de Bamako (CICB), ce lundi 27 octobre 2025. Le soleil tape comme un forgeron sur l’enclume. Dehors, les eaux paresseuses du Djoliba (fleuve Niger) coulent, reflet doré des boubous et costumes qui affluent vers le Centre international de Conférences. À l’intérieur, dans la salle des banquets, quatre lustres scintillent comme des étoiles au-dessus d’un sol de marbre rouge bordeaux. L’air sent le thé ‘attaya’ brûlant, l’encre fraîche des bulletins et cette odeur si malienne du wax neuf qui craque sous les pas. « I ni ce ! crie », un griot improvisé dans un coin. La kora répond, douce, insistante. L’Agence nationale de presse du Mali renaît aujourd’hui, après des années de léthargie. Et Bamako, fidèle à elle-même, fête ça comme on célèbre un mariage : en couleurs, en voix, en transpiration joyeuse. Amadou Libo Diarra, correspondant de Koulikoro, descend d’un minibus bringuebalant venu de sa ville. Quarantaine fatiguée, teint noir luisant, yeux rougis par une nuit sans sommeil. « J’ai quitté hier mais le carburant… Le chemin n’a pas été facile », dit-il. Il serre la main de votre serviteur comme on retrouve un frère perdu de vue. À dix mètres, Badian Coulibaly, Community Manager de l’AMAP, sourire éclatant malgré les 10 km de marche, aller-retour, d Koulouniko (son quartier), la veille, il court encore. Il oriente un technicien, replace une banderole, met la main à la pâte quand le ruban adhésif lâche. « Le DG dit que si je vis jusqu’à 70 ans, j’aurai gagné 5 ans de bonus ! » lance-t-il, hilare. Plus tard, on le verra sprinter pour récupérer des archives précieuses : « On m’a soufflé que des visiteurs les glissaient dans leurs sacs… » Sous les lustres, les uniformes blancs et bleus de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) tranchent comme des notes claires. Alice Dakouo, chignon serré, chemise impeccable, rougit quand le micro se tend : « C’est une expérience unique… On entend parler de l’agence, mais on ne sait pas ce qu’il y a dedans. » À côté, Claudia, taquine, complète : « On va publier sur X, Facebook, Instagram de l’UCAO. » Cheickné Traoré, appareil en bandoulière, mitraille. Aucun invité n’échappe à son objectif. Il rit, il danse presque. Jean Marie Ntahimpere, leur encadreur, hoche la tête : « L’agence, c’est la mère de la presse. Mais elle ne marche plus bien. Il faut des moyens. Vraiment. » Un discours qui fait vibrer les murs Le calme tombe comme une couverture. Alassane Souleymane, DG de l’AMAP, monte à la tribune. Voix grave, posée : « L’Agence nationale de presse du Mali, c’est plus que L’Essor. C’est Kibaru en bamanankan, en tamasheq, sarakolé, peul. C’est 180 agents, 50 faces publicitaires, une mémoire depuis 1949. Le Soudan français a lutté pour l’indépendance dans ces pages. Aujourd’hui, on passe au digital. » Puis le ministre Alhamdou Ag Ilyène, en boubou bleu et blanc éclatant, lance : « Une presse libre, c’est la garantie de la démocratie ! L’AES n’est pas un coup de tête. C’est une réaction. Nous ne sommes plus maîtres de rien après 65 ans ? Alors, nous reprenons notre destin ! » Un cameraman et un photographe se disputent un angle. Bounama Magassa, photographe de l’Agence arrive, sourire large, tape dans le dos : « Allez, on partage la vue, comme on partage le thé ! » Rires. Applaudissements. La kora reprend, plus forte. DES ANCIENS, GARDIENS DU TEMPLE – Dans un coin, les retrouvailles. Le doyen Gaoussou Drabo, pas assurés, avance. Les jeunes accourent. Les anciens s’étreignent. Bréhima Touré, large sourire, lance une blague. Ahmadou Cissé répond. Éclats de rire. Souleymane Doucouré, ancien DG adjoint, regarde une affiche : « En 2010, j’ai fait le tour du Mali pour voir les 42 cercles. Pas de portable. Juste des dépêches. » Il montre un visage sur le mur : « Lui, c’est un défunt. Mais il est là. » Bréhima Touré, lui, se souvient : « 2006. On passe L’Essor de 8 à 16 pages. En couleur ! J’étais secrétaire général de rédaction. Stress total. Le ministre de la Communication, Gaoussou Drabo, venait boucler avec nous l’après-midi. On a mis des enquêtes, des préoccupations du public. Avant, c’était que des comptes rendus. Là, c’était vivant. » Il insiste, les yeux brillants : « Il faut des journalistes pointus. Pas juste des comptes rendus. Sinon, personne ne lira. » Le Panel 1 porte sur « Médias publics & défis du numérique » Modérateur Kader Sanankoua. Mamadou Koumé (ex-DG APS Sénégal) tape du poing : « Des vidéos sans info ? Non ! Les dépêches vérifiées, c’est le cœur ! » Moussa Diarra, directeur de l’agence approuve. Fideles Guindou : « Adaptons-nous à la demande, sinon on meurt. » M. Ying de Xinhua écoute, note, sourit. La salle vrombit. On propose, on contredit. C’est vivant. C’est l’Afrique qui pense. Et demain ? La kora s’apaise. Les lustres s’éteignent un à un. Dehors, le soleil descend sur le Niger, rouge comme le marbre du CICB. L’ANP n’est plus une ombre. Elle est un baobab qui reverdit. Bréhima Touré murmure, avant de partir : « Si on forme bien, si on donne les moyens… on sera lus. Sinon, on restera dans les archives. » Ramatoulaye Sidibé, hôtesse, arrivée à 7h30 : « Tout est poli, souriant. Alhamdoulilah. » Fanta Konaté, d’Infinity Group, partenaire : « On a tout géré : bâches, kakemonos, malgré le carburant. Trois ministres présents. Défi relevé. » Moustapha Coulibaly, de l’Ororganisation est au four et au moulin. Entre deux coups de fil, il dit : « On manque de perdiems, de crédit pour assuer les directs sur les réseaux sociaux. Mais on assure. » Abdoulaye M. Traoré, correspondant de Banamba, arrive essoufflé : « J’ai attendu un car de 6h à 13h. Mais je suis là. On attendait cet évènement depuis longtemps. » OS/MD (AMAP)
Relance de l’Agence nationale de presse du Mali : Son repositionnement en débat
Bamako, 27 oct (AMAP) Les travaux des Journées de relance de l’Agence Nationale de Presse du Mali, ont débuté, ce lundi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le thème « Pour une information accessible, crédible et souveraine » et destinés à « repositionner l’agence, à engager une réflexion collective sur son avenir et celui des médias publics », a constaté l’AMAP. « L’agence malienne de presse et de publicité AMAP), l’Office de la radio diffusion et de télévision du Mali (ORTM) l’Agence nationale de communication pour le développement, (ANCD), sont des instruments stratégiques de l’État », a rappelé le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration du Mali, Alhamdou Ag Ilyène. Il a ajouté que ces outils « doivent être renforcés, modernisés et valorisés pour répondre aux attentes des citoyens, accompagnés de politiques publiques et garantir un accès équitable à une information fiable et souveraine.» Pour le ministre en charge de la Communication, la relance de l’Agence nationale de presse du Mali, portée par l’AMAP « est une étape décisive dans cette dynamique. » « Je suis particulièrement ému de constater qu’elle s’inscrit dans une vision stratégique en vue de repositionner l’AMAP à travers l’Agence nationale de la presse», se réjouit-il. Il a assuré : « le gouvernement du Mali reste pleinement engagé à améliorer les conditions de travail des acteurs de la presse, à renforcer leur capacité et à garantir leur sécurité dans l’exercice de leur mission. » Au regard de la densité du programme des journées de relance, avec des panels de discussion sur lamatière propre du secteur des médias, une table ronde sur les objectifs scientifiques, le ministre Ag Ilyène estime que l’objectif sera atteint. « Que ces journées soient porteuses de recommandations concrètes, d’engagement partagé et d’une feuille de route ambitieuse pour notre Agence nationale de presse». « Aujourd’hui, nous avons décidé de mettre en avant l’Agence nationale de presse, parce que comme vous le savez une agence nationale, est un outil de référence pour un État. L’Agence nationale de presse du Mali est logée à la maison de l’AMAP. Elle a connu son temps de gloire, mais avec l’évolution du temps, il faut l’adapter », a déclaré le directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane. Il a précisé que « ces journées de relance doivent nous permettre de réadapter l ‘agence à l’évolution des temps mais, surtout, la positionner dans l’écosystème médiatique/ ». « L’agence a ses journalistes correspondants à travers le pays. Mais comment mettre en valeur leur travail. Une agence de presse est grossiste de l’information. Aujourd’hui, l’information est une denrée, qui est recherchée. Comment bâtir un nouveau modèle d’agence par rapport à tout ce qui se passe dans notre pays», a-t-il expliqué. Quant à la représentante de l’UNICEF, Adriana Borra, elle a dit que « la réflexion que nous attendons aujourd’hui dans le cadre des Journées de relance de l’Agence nationale de presse du Mali, arrive à un moment particulièrement opportun. L’agence nationale de presse du Mali peut déjà compter sur son précieux réseau de correspondants présents dans plusieurs régions du pays.» Dans un monde où circule de plus en plus d’intox et d’information fabriquée de toutes pièces, la représentante de l’UNICEF estime que « le rôle d’une agence de presse nationale est plus essentiel que jamais. Des dépêches sourcées, vérifiées et impartiales, respectueuses des droits humains et de l’enfant. » L’UNICEF est fier de partenariats solides, qui le lient depuis de nombreuses années, aux médias publics maliens. « Je pense notamment au programme de l’enfant journaliste. C’est à travers ce programme que nous pouvons construire ensemble un espace d’expression. » La cérémonie d’ouverture, présidée par le ministre en charge de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, accompagné de ses collègues en charge de la Culture, Mamou Daffé et de la Santé, le =colonel-major Assa Badiallo Touré. MMD/MD (AMAP)
Région de Kayes : Pas de Pénurie d’hydrocarbures
Kayes, 26 oct (AMAP) La Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, frontalier avec le Sénégal, ne connait pas de pénurie de carburant, a conclu la réunion hebdomadaire du Comité de gestion de crises et catastrophes tenue le 24 octobre 2025 dans la salle de conférence du gouvernorat, sous la présidence du Général de brigade Moussa Soumaré, Gouverneur de la Région. Le Mali traverse une situation critique à Bamako, la capitale, et dans d’autres régions, à cause de la rareté des hydrocarbures. Globalement, la situation est stable au niveau de la 1ère région administrative du Mali car, les indicateurs sont au vert, d’après les statistiques fournis par la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence. Cette structure travaille, en collaboration avec les services compétents, notamment la douane, les forces de défense et de sécurité pour qu’il n’y ait pas de pénurie de carburant dans la 1ère région administrative du Mali. Dans cette partie, située à l’Ouest du pays, le prix du litre d’essence oscillait entre 675 Fcfa à Diamou et 775 Fcfa à Yélimané à la date du 23 octobre 2025. La ville de Yélimané est suivie des villes de Kéniéba (741,92) et de Kayes (723,39). S’agissant du gaz-oil, le litre varie entre 725 Fcfa à Yélimané et 663,46 Fcfa à Kéniéba. « Nous avons un rôle à jouer : suivre l’évolution de la situation des hydrocarbures (respect des prix, acheminement, approvisionnement, sécurisation des aires de stationnement, sécurisation des chauffeurs et citernes) », a dit le gouverneur. « La situation n’est pas alarmante mais, normale. Mais, nous déplorons la crise qui frappe les autres localités du pays », a ajouté le général de brigade Moussa Soumaré. Il a loué les efforts des chauffeurs qui, en dépit des conditions très difficiles, transportent ces hydrocarbures. Il a invité les acteurs à œuvrer davantage pour une gestion judicieuse des stocks dans les différents cercles de la région afin d’éviter tout rupture ou insuffisance. L’accent a été mis sur la sécurisation des aires de stationnement et des convois. Certains citoyens, notamment les ménagères craignent que cette pénurie n’entraîne une hausse de prix des condiments et autres denrées de première nécessité provenant d’autres régions, notamment celles de Sikasso. BMS/MD (AMAP)
54ème pèlerinage chrétien catholique : Une mission préparatoire à Kita (Ouest)
Kita 24 oct (AMAP) Une mission préparatoire du 54e pèlerinage catholique de Kita 2025, qui aura lieu du 29 au 30 novembre 2025, sur le thème « Pèlerins de l’espérance » s’est rendue, ce vendredi, sur les lieux devant abriter l’essentiel de cet événement annuel religieux où les travaux de salubrité dominent les préparatifs. Cette mission conjointe Ministère des Affaires religieuses, des Cultes et des Coutumes- gouvernorat de Kita est destinée à constater les infrastructures devant abriter le pèlerinage. La délégation a visité le cimetière chrétien, le sanctuaire de la paroisse Notre dame de Rosaire, le logement des pèlerins et la colline sainte mariale. Lors de son passage, la délégation conduite par le gouverneur de la région de Kita, Daouda Maiga, a constaté que la commission d’organisation est à pied d’œuvre pour assainir tous les sites de l’évènement. Selon Bandia Victor Sissoko, les préparatifs « vont bon train et le pari sera gagné en terme de salubrité et d’infrastructures d’accueil. » Mme Traoré Angèle Traoré, Conseillère technique au Ministère des en charge des Affaires religieuses, a dit que « tout est mis en œuvre, selon (son) constat pour faire de l’événement une référence pour Kita. » Elle a invité les acteurs à œuvrer davantage » avec foi et à réserver un accueil de noblesse aux milliers de pèlerins annoncés. » Quant au gouverneur Daouda Maiga, il a félicité les responsables de la paroisse pour le travail déjà réalisé avant de réaffirmer son « attachement à la bonne finition des différents chantiers. » Il a rassuré « tous de la disponibilité des autorités à tout mettre en œuvre pour la bonne tenue de l’édition présente comme d’habitude. » JMF/MD (AMAP)
Manque de carburant à Bamako : La population déterminée, malgré tout
Par Baya TRAORE Bamako, 23 oct (AMAP) La circulation bamakoise était assez fluide, ce mardi 22 octobre. De Kalaban Coura à Sabalibougou, en passant par Daoudabougou, sur la rive droite du fleuve Djoliba, pour rejoindre le centre-ville, sur la rive gauche, par le pont Fahd, aucune affluence sur le trajet. Alors que, généralement, c’est la croix et la bannière, aux heures de pointe sur ce tronçon. Cause de cette fluidité inhabituelle, la pénurie de carburant. En effet, la majeure partie des usagers de la circulation de la capitale malienne, Bamako, souffre de la rareté du liquide précieux et rare. Ces derniers jours, ce beau monde s’agglutine dans les stations-service où de longs rangs sont devenus le quotidien des automobilistes et motocyclistes. Certains se mettent en fille la veille. Dans une station d’essence situé à Kalaban coura, la file d’attente est interminable. Les automobilistes. les motocyclistes ainsi que les conducteurs de tricycles, très nombreux, s’impatientent dans un charivari indescriptible, nécessitant parfois la présence de la police pour mettre un peu d’ordre et régler la circulation. Habillée en robe rose et jaune assortie d’un grand foulard sur la tête, le bébé sur le dos, Oumou Dia, la trentaine révolue, comptable de son état, tenant sa moto, fait la queue. Il est 8h 50mn. Elle affirme être dans le rang depuis vers 7 heures du matin. Après d’une heure d’attente, elle demeure stoïquement patiente, attendant d’être servie. Selon elle, « il faut coûte que coûte, faire le plein. Ce, malgré le retard qu’elle accuse pour se présenter à son service. Pour la comptable, cette situation ne l’a pas découragée d’aller au travail car elle est convaincue que le Mali va sortir de cette épreuve. Elle trouve que cette situation n’est pas la fin du monde et que « c’est Dieu qui a voulu que notre pays passe par ces moments difficiles. » Malgré tout, notre interlocutrice dit avoir « toujours confiance en nos dirigeants » et appelle la population « à être sereine et confiante. » Un peu plus loin à Bamako Coura, nous rencontrons Ousmane Traoré, chef d’entreprise. Selon lui, à part le retard des travailleurs, son entreprise gère un peu mieux la situation, car il avait déjà installé des panneaux solaires depuis la construction de son entreprise. En plus, elle dispose d’un groupe électrogène. Mais face à cette situation, notre entrepreneur appelle la population « à l’unité nationale et à la patience » car selon lui, aucun pays n’a connu de bonheur sans passer par des moments de difficulté. Dans la cour de l’hôpital Gabriel Touré, Saran Touré, en blouse de nettoyage, un balai à la main droite et un seau à la main gauche. Elle nous explique que tous les jours, elle vient au travail à 4 heures du matin. Mais à cause de cette crise de carburant, elle vient en retard. Car d’habitude, elle vient en auto stop ou elle emprunte des Sotroma (véhicules de transport en commun). Mais avec cette crise, elle dit avoir passé ces derniers jours, des heures avant de trouver une voiture car selon elle, il y a peu de véhicules qui circulent. Enfin, notre interlocutrice soutient que le manque de carburant ne l’empêchera pas de venir travailler même si elle doit marcher, car selon elle, « si chacun reste à la maison et refuse de venir travailler, cela va aggraver la situation et fera plaisir à l’ennemi. » Saran Touré prie pour que nos autorités aient la force de gérer cette situation et appelle tout le monde au calme. Assis sur sa moto, en face de la route, en entendant des clients, Oumar Doumbia est conducteur de moto taxi. Il témoigne qu’il est parti chercher du carburant depuis 6 heures du matin et c’est à 11 heures qu’il a pu trouver de l’essence. Oumar Doumbia dit que malgré tout ce temps passé dans l’attente, il n’a pas pu avoir le plein d’essence pour sa moto. Selon lui, à cette allure, les prix de transport des mototaxis vont augmenter. Les transporteurs ne pourront pas faire beaucoup de courses. Notre interlocuteur poursuit, fataliste : « Seul Dieu peut aider notre pays à sortir de cette situation qui n’est ni bonne pour les autorités, ni pour la population elle-même ». Dans une autre station bondée au Quartier du fleuve, il est 11 heures. Dans la file des motocyclistes, habillé en jean noir et d’une chemise bleue, Sidy Gouanlé, commerçant tient sa moto, tout en sueur. Pour lui, cette situation est difficile mais ce sont « les épreuves de la vie. » Selon le jeune commerçant, les autorités font de leur mieux pour la gestion de la crise. Pour cela, Sidy Gouanlé demande à la population d’être derrière les autorités, les soutenir car « elles se battent pour le bonheur de la population. » Il exhorte les Maliens à être forts et à rester soudés « car c’est le moment de montrer son patriotisme. » Devant une autre station d’essence, assis dans sa voiture, habillé en boubou marron, Moussa Touré, fonctionnaire de son état, fait la queue comme tout le monde depuis plus de 2 heures. Visiblement découragé, il nous a confié que sa journée est perdue, car il a laissé son travail pour venir chercher du carburant. Selon Moussa Touré, le travail ne doit pas s’arrêter malgré cette panne sinon, cela va jouer sur l’économie du pays. « Ce qui est encore plus pire », trouve-t-il. Face à cette situation, il pense que les gens doivent utiliser les moyens disponibles comme les transports en commun pour aller travailler et laisser les voitures à la maison pour gérer cette situation. Moussa Touré soutient que cela va alléger la situation au niveau des stations d’essence. Notre interlocuteur a ajouté que « les autorités doivent laisser les transporteurs gérer avec les groupes armés car, selon lui, c’est parce que l’armée escorte les camions citernes qu’il y a des attaques. » Aussi, propose-t-il que « les autorités trouvent une solution politique » pour gérer cette situation. Enfin Moussa Touré appelle la population à garder son calme et à être disciplinée dans les stations d’essence. BT/MD (AMAP)
Lancement du concept « Rencontres PME-Banques » pour faciliter l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises (PME) maliennes
Bamako, 22 oct (AMAP) Le concept « Les Rencontres PME-Banques » a été officiellement lancé, mercredi, à Bamako, en vue de favoriser un rapprochement entre les Petites et moyennes entreprises (PME) maliennes et les institutions financières, d’améliorer l’accès au financement et de stimuler la création d’emplois, a constaté l’AMAP sur place. Financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas au Mali et porté par le cabinet NextP Consulting, ce programme « ambitieux vise à créer un espace de dialogue structuré entre les PME et les banques, pour surmonter la méfiance mutuelle et aligner l’offre et la demande en matière de financement. » L’événement a réuni une centaine d’acteurs de l’écosystème dont des représentants de banques, d’institutions de microfinance, de structures d’appui aux PME, d’incubateurs et de cabinets de conseil. La deuxième secrétaire de l’ambassade des Pays-Bas, Hannah Zevenbergen, en charge de l’emploi des jeunes, du développement du secteur privé et des affaires humanitaires, a souligné l’importance de ce projet : « Ce programme a un objectif simple mais, ambitieux : créer un espace de compréhension mutuelle entre les institutions financières et les PME, afin de mieux aligner l’offre et la demande en matière de financement. » « Il s’agit d’écouter, de dialoguer et, surtout, d’apprendre les uns des autres. Nous savons que les PME sont les moteurs de la croissance économique et de la création d’emplois à valeur ajoutée. », a-t-il ajouté. « Toutefois, leur développement est souvent entravé par un accès limité au financement. De l’autre côté, les banques font face à des défis dans l’évaluation des risques liés aux PME. D’où l’importance d’un dialogue structuré et constructif », a expliqué Hannah Zevenbergen. Selon le consultant principal de NextP Consulting, Hamidou Dicko, « les PME peinent à accéder aux financements en raison d’une méconnaissance réciproque. » « D’une part, les PME ne comprennent pas bien les offres de financement des banques, les procédures et les conditions. D’autre part, les banques ont du mal à bien comprendre les réalités des PME. » « Il y a une sorte de méfiance entre les deux, et c’est un manque à gagner pour l’écosystème, surtout face au défi du chômage des jeunes que les PME pourraient absorber si elles accédaient plus facilement au financement », a expliqué M. Dicko. Le programme prévoit l’organisation de dix sessions mensuelles, de novembre 2025 à août 2026. À chaque rencontre, une dizaine de PME seront sélectionnées sur des critères (comme un chiffre d’affaires minimum initialement fixé à 20 millions de FCFA mais, potentiellement, abaissé à 10 millions suite aux recommandations des participants), et une ou deux institutions financières (banques ou microfinances) présenteront leurs offres, conditions et procédures. Au total, une centaine de PME bénéficieront de contacts directs et 50 d’entre elles recevront un accompagnement individuel pour renforcer leur structuration administrative, organisationnelle et financière, afin de mieux répondre aux exigences bancaires. Sidi Sidibé, représentant de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBF Mali) et de la Banque atlantique, a insisté sur le rôle éducatif de l’initiative : « Cette rencontre va permettre aux entreprises de comprendre les mécanismes de fonctionnement des banques et les conditions pour être éligibles à un crédit. Les banques accompagnent déjà les PME mais, l’informel reste un handicap majeur. Nous profitons de cette initiative pour encourager les entreprises à se formaliser, tandis que les banques créent des services dédiés aux PME et TPE, avec des produits adaptés », a expliqué Sidi Sidibé. Les initiateurs soulignent que ce programme s’inscrit dans un engagement plus large pour soutenir l’écosystème entrepreneurial malien, en vue d’un développement inclusif et résilient. Bien que n’étant pas une solution miracle à tous les problèmes de financement, il est perçu comme un élan pour renforcer la communication et la confiance entre les acteurs. OS/MD (AMAP)
Migration : Validation du document de procédures standards opérationnelles des centres d’accueil de migrants
Bamako, le 22 octobre (AMAP) Le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, à travers la Direction générale des Maliens de l’extérieur, en partenariat avec l’Organisation internationale de migration (OIM), organise du 22 au 23 occasion 2025, à Bamako, un atelier de validation du document de procédures standards opérationnelles (PSO) des Centres d’accueil de migrants, a constaté l’AMAP. Pour garantir l’efficacité des Centres d’accueil et assurer la cohérence des interventions, il est devenu nécessaire de doter ces structures d’un cadre normatif et opérationnel unifié, d’où l’élaboration de Procédures standards opérationnelles. Selon le chef de cabinet du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Sidy Mohamed Koné, les PSO traduisent « une volonté de professionnaliser la gestion des centres d’accueil, d’harmoniser les pratiques et d’assurer aux Migrants un accueil digne, respectueux et conforme aux standards internationaux. » « Ils permettent également d’améliorer la coordination entre les différents acteurs impliqués; de garantir la traçabilité et la transparence des actions menées ; de faciliter le suivi et l’évaluation des services offerts ; et d’assurer la durabilité des efforts de réintégration socio-économique des Migrants », a précisé M. Koné. Ainsi, les expertises et les expériences respectives des participants à l’atelier permettront d’examiner, d’amender et d’enrichir le document afin qu’il réponde aux réalités du terrain, tout en demeurant aligné sur les normes internationales en matière de protection et de gestion des Migrants. Le Directeur général des Maliens de l’extérieur, Mahamar Touré, a expliqué que de l’élaboration de ces procédures s’inscrit dans la mise en oeuvre du Plan d’action de la Politique nationale de migration (PONAM) et contribue directement à l’opérationnalisation du cadre national pour la réintégration des migrants. « C’est une étape décisive pour doter nos structures d’accueil d’outils modernes, efficaces et pérennes, en phase avec les réalités du terrain et les engagements internationaux du Mali, notamment le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières», a soutenu Mahamar Touré. Pour le représentant du chef de mission de l’Organisation internationale pour la migration au Mali (OIM), Daniele Viviani, les Centres d’accueil, d’assistance et d’orientation des migrants au Mali sont essentiels pour garantir une assistance cohérente, digne et conforme aux droits humains fondamentaux. « Ces centres jouent un rôle clé dans la gestion de la migration, de la protection des migrants vulnérables, et la coordination des actions de l’ensemble des acteurs, qu’ils soient humanitaires ou gouvernementaux», a-t-il salué. OD/MD (AMAP)
Marché des innovations et technologies agricoles 2025 : faciliter l’accès aux solutions de gestion intégrée des sols
Bamako, 20 oct (AMAP) La 5ᵉ édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA), organisée par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement dgricole (CORAF), a débuté lundi à Bamako, sous le thème : « Les technologies et innovations agricoles de gestion intégrée des sols », a constaté l’AMAP. Présidée par le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, cette rencontre internationale réunit plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre pendant cinq jours. Son objectif est de permettre aux acteurs de l’agriculture de faciliter l’accès aux technologies et innovations agricoles intégrées des sols. « Le MITA se veut un cadre d’échanges, de partage et de diffusion des innovations et technologies agricoles éprouvées, qui répondent aux besoins réels des producteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre », a déclaré le président du Conseil d’administration du CORAF, Dr Kalifa Traoré. Depuis sa création en 1987, le CORAF, dans le cadre du Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), mis en œuvre entre 2007 et 2019, « a fait ses preuves. » En effet, « plus d’une centaine de technologies et innovations agricoles ont traversé les frontières de nos pays, transformant concrètement la vie de milliers d’agriculteurs », a fait savoir Dr Traoré. Aujourd’hui, le MITA s’est imposé comme un événement majeur d’interface entre la recherche agricole, les pourvoyeurs de technologies et d’innovations, les acteurs des chaînes de valeur agricoles et les utilisateurs finaux. « Il constitue une plateforme unique où des technologies éprouvées sont exposées à des acheteurs potentiels, à travers des espaces de rencontre B2B, des forums de discussion et des sessions parallèles thématiques », a-t-il expliqué. Sur le thème de cette édition, Dr Traoré a indiqué que « ce choix n’est pas fortuit, car il figure parmi les objectifs du CORAF qui visent à promouvoir l’adoption massive des technologies climato-intelligentes de gestion intégrée des sols et de l’eau. » « Ces technologies doivent renforcer la résilience de nos systèmes agricoles, améliorer la productivité et contribuer à la lutte contre la pauvreté chronique et le chômage des jeunes », a-t-il ajouté. Quant au chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga, il a rappelé qu’au Mali, l’agriculture occupe une place stratégique dans l’économie. « Elle constitue une source vitale de revenus pour la population et demeure un levier essentiel de développement économique et de lutte contre la pauvreté », a-t-il souligné. « L’agriculture contribue pour 40% au Produit intérieur brut, emploie plus de 70% de la population active, représente la principale source de revenus pour 80% des populations rurales et génère près de 30% des recettes d’exportation », a précisé le Premier ministre. Concernant le Mali, Abdoulaye Maïga a indiqué que plusieurs actions concrètes ont été engagées, notamment la promotion des techniques de conservation des eaux et des sols, la restauration de plus de 100 000 hectares de terres dégradées, la promotion des biofertilisants et amendements organiques, la construction et la réhabilitation d’infrastructures hydrauliques, ainsi que l’aménagement de bas-fonds et de petits périmètres irrigués. Il a, également, évoqué le Prix de l’innovation agricole Abdoulaye Touré, institué par le CORAF en collaboration avec la Banque mondiale, ainsi que le Prix de l’innovation agricole du Mali. Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga, était accompagné du ministre en charge de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que d’autres membres du gouvernement. Les ministres en charge de l’Agriculture du Burkina Faso, du Ghana, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Sierra Leone, du Tchad et du Togo animeront des panels au cours des travaux. MMD/MD (AMAP)

