De nouveaux locaux pour le commissariat de police de Koulikoro-Gare

Bamako, le 5 déc (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a inauguré, ce vendredi 5 décembre, le Commissariat de police de Koulikoro-Gare, en présence des autorités administratives, sécuritaires et coutumières de la ville, a constaté l’AMAP sur place. Ce nouveau local, dont la construction a été réalisée sur budget national, répond à toutes les commodités requises pour un Commissariat de sécurité publique car l’ancien qui a été démoli, était vétuste et inadapté aux besoins actuels. « Inaugurer une infrastructure, selon le général de division Daoud Aly Mohammedine, est toujours un temps d’accomplissement où transparaît la joie d’avoir, non seulement, répondu à un besoin réel des populations mais, aussi, d’avoir trouvé une solution adaptée à un problème qui constituait une source de forte préoccupation. » Selon lui, à l’heure où « notre pays est résolument engagé dans le combat pour la réaffirmation de sa souveraineté pleine et entière, il ne fait aucun doute que les questions de sécurité sont élevées au rang de priorité absolue. » « Chaque commissariat de police, chaque poste de police et, au-delà, toute infrastructure dédiée aux Forces de défense et de sécurité, quelle que soit son échelle, doit être un cadre idéal pour la réflexion, la préparation et l’exécution correcte des plans d’opérations, tout comme leur évaluation », a déclaré le ministre de la Sécurité. Le général de division Daoud Aly Mohammedine a, également, rappelé qu’ « il n’y a point de police que parce qu’il y a une population qu’elle écoute, protège et défend. » « Chaque policier doit savoir que la population constitue son binôme naturel. L’écoute réciproque et le professionnalisme doivent constituer la toile de fond de ses interactions quotidiennes avec cette population », s’est-il adressé aux policiers. Ajoutant que « la population est notre raison d’être ». Selon le Directeur général de la Police, le Contrôleur général de police Youssouf Koné, ce bâtiment constitue un maillon supplémentaire dans le maillage sécuritaire de la région de Koulikoro. OD/MD (AMAP)

Le Mali valide sa Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires en adoptant des recommandations fortes

Bamako, 5 déc (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, s’est réjoui des recommandations fortes formulées, vendredi, à l’issue de trois jours d’atelier sur la Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires du Mali, a constaté l’AMAP. « Au cours de cet atelier, vous avez collectivement enrichi le document stratégique par des recommandations pertinentes », a précisé le ministre en charge de l’Agriculture qui a présidé la cérémonie de clôture de cette session organisée par l’Office des producteurs végétaux (OPV) dont le directeur général, Halidou Mohomodou, était présent. Ces recommandations touchent notamment « le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’amélioration des infrastructures de laboratoire et de diagnostic, la formation continue des acteurs publics et privés, la gestion rationnelle et sécurisée d’alerte précoce et l’intégration des exigences phytosanitaires dans les initiatives nationales et régionales. » Selon le ministre, la stratégie validée « aujourd’hui nous dote d’une approche participative et intégrée pour une gestion durable des problèmes phytosanitaires au bénéfice de nos exploitants agricoles. » « La sécurité phytosanitaire est un pilier essentiel sur lequel nous devons nous appuyer pour l’atteinte de la sécurité alimentaire », a indiqué Kelema. Il a ajouté que « les différentes problématiques allant de l’organisation du système phytosanitaire national à son financement, en passant par la gestion des ressources humaines et le cadre réglementaire, ont fait l’objet d’échanges approfondis. » « Les solutions et orientations que vous avez dégagées augurent de la mise en œuvre réussie de la stratégie. », a-t-il dit. « Vos échanges riches et féconds, vos débats constructifs et vos propositions pertinentes ont permis de finaliser un document stratégique qui, j’en suis convaincu, répondra efficacement aux défis phytosanitaires auxquels notre agriculture est confrontée », a-t-il indiqué. Quant au chargé de programme de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Maurice Koné, il a dit que « la gestion phytosanitaire n’est pas seulement une question technique. » « Elle constitue un des piliers de la compétitivité agricole du Mali et de l’accès à des marchés nationaux, régionaux et internationaux fiables. » Pour lui, elle « contribue directement à la lutte contre les pertes post-récoltes, à l’augmentation de la productivité et à la résilience des systèmes de production face aux ravageurs et maladies émergentes, dont les impacts sont souvent dévastateurs. » La FAO réitère sa pleine disponibilité pour accompagner les prochaines étapes, notamment l’élaboration du plan d’opérationnalisation, la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités techniques et institutionnelles, ainsi que la mise en place de mécanismes de suivi-évaluation performants. MMD/MD (AMAP)

Rumeurs de crise d’hydrocarbures : Le gouvernement met en garde contre les spéculations et les fausses informations

Bamako, 4 déc (AMAP) Le gouvernement malien, à travers le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC), a démenti, jeudi, une « prétendue pénurie qui commence à refaire surface dans plusieurs stations et des files d’attente déjà observées. » Dans un communiqué, daté du même jour, le CECOGEC, a qualifié d’intox portés par « des personnes mal intentionnées qui diffusent sur les réseaux sociaux de fausses informations… de nature à semer la panique » poussant « la population à aller réformer inutilement des files devant les stations-service. Selon l’organisme public, tout ceci tend « à saper les efforts consentis par le gouvernement. » Le CECOGEC assure que « les convois de citernes sont régulièrement réceptionnés au Bureau du pétrole des douanes grâce à la détermination des Forces armées maliennes ( FAMa) et le ravitaillement des stations-service se poursuit normalement. » « Le stock disponible à ce jour à Bamako couvre largement la demande », ajoute le communiqué. « Par conséquent, les autorités mettent en garde les auteurs de ces fausses informations, appellent la population à la vigilance et à ne pas céder à la psychose savamment orchestrée par des individus mal intentionnés. » OD/MD (AMAP)

Discours de haine : Le Premier ministre annonce un nouveau comité pour protéger les leaders religieux

Bamako, 4 déc (AMAP) Le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, a rencontré ce jeudi 4 décembre, à la Primature, les leaders religieux du pays afin de leur annoncer la mise en place prochaine d’un comité chargé de trouver des solutions aux propos haineux visant la religion et les guides religieux. Cette initiative « intervient sur instruction du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, face à la multiplication de discours hostiles qui menacent la cohésion sociale et troublent l’ordre public », a dit le chef du gouvernement. Plusieurs responsables religieux ont été, récemment, inquiétés ou emprisonnés à la suite de propos susceptibles d’alimenter les tensions. Pour le Premier ministre, « la création de ce comité est un pas décisif vers l’apaisement, la paix et la stabilité. » Il s’agira d’un cadre inclusif, auquel devront participer non seulement les leaders religieux mais aussi d’autres représentants de la société pouvant contribuer efficacement à la régulation du discours public. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de trouver « une solution consensuelle, nouvelle et durable, permettant aux leaders de pratiquer librement leur mission spirituelle tout en respectant les exigences de l’ordre public. » Cette démarche « traduit la volonté des autorités de prévenir les dérives verbales, de réduire les risques de conflits sociaux et d’encourager un dialogue responsable autour des questions sensibles touchant à la foi. » Les représentants des confessions religieuses ont accueilli cette annonce avec satisfaction. Ils ont exprimé leur « volonté d’accompagner le gouvernement dans ce processus », tout en soulignant la nécessité d’une meilleure organisation du secteur religieux. Plusieurs d’entre eux ont « dénoncé la montée des propos insultants ou provocateurs dirigés contre la religion », estimant que le futur comité « offre une opportunité de mettre fin à ces dérives. » « Nous sommes prêts à accompagner le gouvernement pour la mise en place de ce comité », ont-ils assuré. Daniel Coulibaly pour l’Église catholique, le révérend Dr Nouh Ag Infa Yattara pour l’Église protestante, ainsi que le représentant du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), Cheick Mohamed Macki Ba étaient présents à la rencontre. SS/MD (AMAP)

Report du Forum de l’investissement de l’OCI en Afrique initialement prévu à Bamako (Communiqué)

Bamako, 02 nov (AMAP)  Le Forum de l’investissement de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) en Afrique, initialement prévu du 02 au 04 décembre à Bamako, est reporté à une date ultérieure, indique un communiqué du ministère de l’Industrie et du Commerce non daté. Selon la même source, cette décision, « prise en concertation avec les parties prenantes, notamment le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC), s’inscrit dans une dynamique d’organisation optimale de cet événement d’envergure internationale. » « Le Mali, engagé dans la consolidation économique et le renforcement de l’attractivité des investissements, souhaite offrir un cadre à la hauteur des ambitions communes », soutient le ministère de l’Industrie et du Commerce. Il ajoute que « ce délai supplémentaire permettra d’accueillir le Forum dans les meilleures conditions, avec une participation élargie, des panels renforcés et des opportunités d’affaires mieux structurées. » La nouvelle date fera l’objet d’un communiqué ultérieur. AC/MD (AMAP)  

Un convoi de huit citernes d’hydrocarbures est arrivé à San

San, 2 déc (AMAP) La ville de San (Centre) a joyeusement réceptionné, lundi, un convoi de 08 camions citernes d’hydrocarbures dont sept à gaz-oil et une à essence, en présence des autorités administratives et politiques régionales, locales et communales et les populations de la ville de San. L’arrivée de ces camions citernes, sous escorte des Forces armées maliennes (FAMa) dans la région de San, a suscité beaucoup d’espoir chez les populations qui sont sorties massivement pour acclamer le convoi, bénir et chanter les louanges à la gloire du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta et son gouvernement. La maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, a salué l’action des autorités maliennes « pour avoir géré avec détermination la crise des hydrocarbures sur l’ensemble du territoire national. » le Directeur de Cabinet du gouverneur de la Région de San, Massa Sangaré, au nom du gouverneur a salué les efforts des FAMa pour la sécurisation des convois et des lieux d’approvisionnement. L’administrateur civil et membre du corps préfectoral a apprécié « la résilience des populations » et a magnifié « le soutien constant de celles-ci aux actions de développement économique, social et culturel » que réalisent les autorités du Mali dans tout le pays. Etaient aussi présents a l’accueil le préfet de Cercle de San, Souleymane Tembély, et le sous-préfet de l’arrondissement de Téné, Madiou Ascofaré NC/MD (AMAP)

La Commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières du Mali a recouvré 761 milliards Fcfa (Communiqué)

Bamako, 1er déc (AMAP) La commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières a recouvré 761 milliards Fcfa sur un objectif de 400 milliards Fcfa, a annoncé, lundi, Mamou Touré, expert et membre de la commission, indique un communiqué de la présidence malienne. M. Touré, qui a présenté au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, son rapport de fin des travaux de la commission de négociation et de renégociation avec les sociétés minières du Mali, a ajouté que « toutes les sociétés minières ont été assujetties au Code minier de 2023, « augmentant ainsi les recettes publiques de 585,7 milliards de Fcfa par an pour les sociétés auditées. » Dans son intervention, M. Touré a aussi indiqué que le montant total des frais engagés pour la mission, pendant ces trois ans, s’élève à deux milliards huit cent soixante-dix millions Fcfa. Après avoir reçu le rapport, le Président de la Transition, a exprimé sa « profonde gratitude » aux membres de la commission de négociation et de renégociation « pour la qualité du travail accompli » Étaient présents à la cérémonie de présentation plusieurs membres du Gouvernement, dont celui en charge des Mines et son collègue de l’Economie et des Finances. L’audit des mines d’or en exploitation est une recommandation forte des Assises nationales de la réfondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021. MD (AMAP)

Yambo Ouologuem : Devoir d’hommage de l’Université qui porte le nom de l’écrivain rocessus d’hommage

Bamako, 30 nov (AMAP) L’écrivain malien Yambo Ouologuem a reçu, vendredi 28 novembre, un hommage du monde universitaire, lors d‘une cérémonie solennelle dans la salle de réunion de l’institut Conficius, de l’Université qui porte son nom, sous la présidence du chef de cabinet du département de l’Enseignement supérieur, Dr Ahmadou Fané, rapporte le service de communication de l’Université. Cet évènement, en cette année 2025 dédiée à la culture, « vise, entre autres, à rendre justice aux victimes de l’impérialisme et du colonialisme, à affirmer notre souveraineté culturelle et intellectuelle dans une politique de mémoire et de dignité indique un communiqué de l’Université Yambo Ouologuem (UYO). La cérémonie a rassemblé de nombreuses personnalités du monde académique et politique, parmi lesquelles les recteurs des universités de Bamako, des anciens responsables de l’UKB, des représentants des institutions publiques, la famille Yambo Ouologuem et de nombreux étudiants. Le Recteur de l’UYO, le Pr Belko Ouologuem, et son équipe envisagent un long processus d’hommage à l’écrivain. Le chef de Cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Ahmadou Fané, au nom du ministre empêché, a rappelé le contexte de cet évènement qui a mobilisé l’administration de l’établissement universitaire, les responsables et cadre du campus de l’ancienne ULSHB, désormais rebaptisée Université Yambo Ouologuem (UYO), en hommage à l’auteur du célèbre roman « Devoir de violence. » Le président du Conseil scientifique, le Pr Doulaye Konaté, le recteur de l’UYO, le Dr Ahmadou Fané ont tous insisté sur la portée symbolique du changement de nom, inscrit dans le cadre de la Transition. L’initiative traduit « la volonté des autorités de réhabiliter les grandes figures de notre histoire, de restaurer la dignité culturelle nationale et de rompre avec les héritages de l’impérialisme et du colonialisme », a déclaré le représentant du ministre. Dr Fané a invité le Recteur, le Pr Belko Ouologuem, à faire de l’établissement un modèle d’excellence académique et a appelé les enseignants-chercheurs à poursuivre des travaux rigoureux. « Les étudiants, a-t-il ajouté, doivent s’investir dans la construction d’une pensée critique, au service d’une société plus juste et mieux informée. » Au-delà du symbole, il a insisté sur la nécessité de traduire cette reconnaissance en actions concrètes, à travers la création de programmes de recherche en littérature africaine, la mise en place de chaires d’études postcoloniales et le renforcement des initiatives culturelles. Le premier Africain à remporter le Grand prix littéraire Renaudot, avec son oeuvre « Devoir de violence » est un exemple de courage intellectuel qui renforcera l’ex-Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) de Kabala en tant que haut lieu de formation des esprits, de recherche, de création culturelle, de liberté de pensée et d’engagement pour la vérité historique. Le Prof Konate, le Recteur et son équipe ont des projets qu’ils ont promis de dévoiler les jours à venir. La journée a été un cadre de témoignages des invités, amis, parents, hommes de lettres, journalistes. Cette journée d’hommage à Yambo Ouologuem, qui est le départ d’une série d’évènements, s’est aussi déroulée devant un parterre d’invités comme le Pr Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’Assemblée nationale, le Pr Moustapha Dicko, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Alassane Souleymane, le Directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Boubacar Maiga, directeur de l’Ecole supérieure de journalisme et des sciences de la communication (ESJSC). MD (AMAP)

Mali : Arrivée de plusieurs équipements et matériels de génie civil et militaire

Bamako, 29 nov (AMAP) Un convoi de matériel et d’équipements de génie civil, en provenance de Guinée, est arrivée, ce samedi 29 novembre 2025, au Mali (Bamako), a constaté l’AMAP. Les véhicules transportaient, aussi, du matériel et des équipements de génie militaire, notamment 12 pochards, 27 conteneurs, des bennes. Ces équipements destinés au génie militaire ont été acquis dans le cadre du renforcement des capacités, pour les prochaines missions qui lui seront confiées, précisément le bitumage et  réparation des routes, a t-on appris de source officielle . ST/MD (AMAP)

Crise de carburant : Fin des longues files d’attente à Ouélessébougou

Ouélessébougou 29 nov (AMAP) La crise de carburant qui frappait la ville de Ouélessébougou (80 km au Sud de Bamako), paralysant toutes les activités socio-économiques et la mobilité des usagers, semble atteindre son épilogue, ce samedi 29 novembre, avec la disponibilité du carburant (super et gasoil) dans trois station-service, a constaté l’AMAP sur place. Cette évolution de la situation marque, ainsi, la fin des longues files d’attente, parfois interminables, sur les grandes artères principales depuis plusieurs semaines. La ville a retrouvé son souffle. Les véhicules circulent désormais librement. L’ambiance est à l’apaisement et la population vague à ses occupations. Devant la Station-service Sotraka, Yaya Samaké, un agent de soutien au Centre d’animation pédagogique (CAP) de Ouélessébougou, a exprimé sa satisfaction. « C’est un véritable soulagement que je ressens aujourd’hui. Je viens à peine d’arriver et j’ai été servi en carburant. » Et de rappeler : « Pendant près d’un mois, c’était un parcours du combattant. On passait parfois plus de trois heures dans la file. Aujourd’hui, voir la station fonctionner normalement, c’est comme retrouver une liberté. » Il a, également, salué les efforts des autorités de la Transition et leur demandé » de maintenir ce rythme normal pour le bonheur de la population. » La fin des files d’attente à Ouélessébougou est perçue par les populations que nous avons interrogées comme un impact positif des mesures urgentes déployées par les autorités nationales en réponse à cette crise qui reste désormais un mauvais souvenir. AC/MD (AMAP)