Institut universitaire de gestion : les résultats du test d’entrée annulés pour irrégularités (ministère)

Bamako, 29 janv (AMAP) Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annulé les résultats du test d’entrée à l’Institut universitaire de gestion (IUG), selon un communiqué publié ce mardi 29 janvier 2026. La décision de proclamation des résultats « du test d’entrée à l’Institut universitaire de gestion de l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako », datée du 09 janvier 2026, est annulée « en raison des irrégularités constatées concernant les moyennes d’admission », précise le communiqué. Un « nouveau test sera organisé ultérieurement », indique la meme source. MMD/MD (AMAP)

3ème édition de la Semaine du numérique : Sous le thème « le E-Gouvernement a l’ère de l’Intelligence artificielle »

Bamako, 29 janv (AMAP) La 3ème édition de la Semaine du numérique, s’est ouverte, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sous le thème « Le E Gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle, a constaté l’Amap Le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration Alhamdou Ag Ilyene, qui a présidé l’évènement prévu pour trois jours, était accompagné par ses homologuesen chargés du Numérique du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, et du Niger,  Adji Ali Salatou, La Semaine a pour objectif de favoriser la compétitivité, la créativité et l’exposition du savoir-faire malien dans les domaines des TIC entre tous les acteurs. La cérémonie a été marquée par la présentation remarquable d’une nouvelle application de réseaux sociaux dénommés « NIAGA ». Cette application, qui a été créée par les experts burkinabè, maliens et nigériens), traduit trois langues de l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES), Elle permet de parler Bamanan, Moré et Haoussa pour commencer. L’application est téléchargeable  sur Playstore, App store, entre autres. Selon le ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques du Burkina Faso, Dr Aminata Zerbo Sabane, « le numérique est, aujourd’hui, un instrument de souveraineté, un outil de continuité de l’Etat, un puissant accélérateur d’inclusion  et, de plus en plus, un espace stratégique où se un joue notre capacité collective a décidé par nous-même. « La reconquête de notre souveraineté doit se jouer également dans le domaine du numérique. Cette souveraineté commence par une réalité simple mais déterminant la maitrise de nos infrastructures de nos plateformes et, surtout, de nos données. Et cette maitrise conditionne notre sécurité et notre stabilité » a expliqué le ministre burkinabè Pour le ministre, de la Communication et des Nouvelles technologies de l’Information du Niger, Adji Ali Salatou, le thème de cette édition, « résonne avec une pertinence particulière pour nos nations. » « Alors que le Mali a célébré 2025 comme l’année de la culture, nous devons reconnaître que le numérique n’est plus une simple option technique, mais un levier de transformation sociétale majeur », a fait savoir Adji Ali Salatou.  Ajoutant que l’Intelligence artificielle (IA) « nous offre aujourd’hui des opportunités sans précédent pour moderniser nos administrations et les rendre plus transparentes et performantes au service de nos citoyens. » Mais au-delà de l’Administration, l’IA est une sentinelle pour notre patrimoine., a estimé le ministre. « Elle permet de documenter et préserver nos langues nationales et nos traditions orales face à l’érosion du temps, démocratiser l’accès à la culture en rendant nos musées et nos sites historiques accessibles à chaque jeune sahélien et, enfin, propulser l’économie créative, en offrant à nos artistes et start-ups des outils de production et de diffusion mondiaux. » Pour sa part, leur hôte malien a dit que la Semaine du numérique  est un rendez-vous stratégique pour notre pays. « Elle permet d’aligner la vision politique, les capacités techniques et les attentes des citoyens autour d’un même objectif, qui est de bâtir un État moderne, efficace et protecteur ». Selon Alhamdou Ag Ilyene, « le numérique n’est pas une vitrine, il est une infrastructure stratégique qui touche à la sécurité, à l’économie, à l’éducation, à la santé, à la culture, à la justice et aux finances publiques. » Il touche surtout à la relation entre l’État et le citoyen. Cette 3ème édition, pour le ministre en charge du Numérique, s’inscrit pleinement dans cette dynamique, « car elle est conçue comme un espace de mobilisation, de partage et de décision. Cette première journée a, aussi, été marquée par la visite des stands et un panel ministériel inaugural BT/MD (AMAP)        

Ouverture à Bamako de la 11ᵉ édition du festival culturel Ogobagna

Bamako, 26 jan (AMAP) La 11ᵉ édition du festival culturel Ogobagna a été officiellement ouverte lundi à Bamako, un événement annuel consacré à la promotion du dialogue culturel et de la cohésion sociale, selon les organisateurs. La cérémonie d’ouverture s’est tenue à la Place du Cinquantenaire, en Commune III du district de Bamako, sous la présidence du ministre en charge de la Culture. Le festival se déroule du 26 janvier au 1er février 2026 autour du thème : « Culture du Mali : dialogue, créativité et résilience pour un développement durable ». S’exprimant lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, Mamou Daffé, a indiqué que le festival avait dépassé le cadre d’un simple événement culturel depuis sa création en 2016. « Depuis sa création en 2016, Ogobagna s’est imposé comme bien plus qu’un festival. Il est devenu un espace de mémoire, de dialogue et de projection », a-t-il déclaré, soulignant le rôle du festival comme lieu d’échanges entre la culture dogon et les autres expressions culturelles du Mali et d’Afrique. Le ministre a également évoqué l’orientation récente de l’action publique, rappelant que l’année 2025 avait constitué un tournant. « La culture est le socle de la souveraineté, de la cohésion sociale et du développement durable », a-t-il affirmé, ajoutant que cette dynamique se poursuivait en 2026. Le président de l’association Guina Dogon, organisatrice du festival, Nouhoum Tapili, a pour sa part mis en avant l’objectif de renforcement des liens sociaux. « Pour la 11ᵉ année consécutive, le festival culturel Ogobagna nous offre encore une fois l’occasion de nous ressourcer dans un espace ouvert à toutes les communautés », a-t-il déclaré, invitant les participants à s’approprier le thème central à travers conférences, causeries intergénérationnelles et soirées de cohésion sociale. La communauté bozo est l’invitée d’honneur de cette édition. Son représentant, Almamy Koureichy, a remercié la communauté dogon pour ce choix et a invité le public « à découvrir le riche patrimoine bozo dans toute sa diversité pendant une semaine ». La cérémonie d’ouverture a également été marquée par des prestations artistiques des troupes bozo et dogon. Elle a réuni, outre le ministre de la Culture, la ministre de l’Entrepreneuriat et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, le conseiller spécial du Président de la Transition, des ambassadeurs accrédités au Mali, ainsi que des autorités administratives, locales et de nombreux invités. Créé en 2016 par l’association Guina Dogon, le festival culturel Ogobagna vise à promouvoir la culture dogon tout en favorisant le dialogue avec les autres communautés du Mali. Organisé chaque année à Bamako, l’événement s’est progressivement élargi pour inclure des débats, des échanges et des prestations artistiques destinés à renforcer la cohésion sociale et à mettre en avant la culture comme levier de l’unité nationale et du développement. MMD/OS

À Nioro du Sahel, 1 300 actes de naissance remis et 30 mariages officialisés

NIORO DU SAHEL 27 jan (AMAP) – Les autorités de Nioro du Sahel ont procédé dimanche à la remise de 1 300 actes de naissance et à l’officialisation de 30 mariages lors d’une cérémonie publique organisée dans la salle de spectacle de la ville, communément appelée la « Maison Rose », selon des responsables locaux. La cérémonie s’est tenue sous la présidence du gouverneur de la région, le général de brigade Aly Annaji, et a rassemblé des responsables administratifs, des leaders communautaires et d’autres représentants des forces vives de la région, venus marquer ce que les organisateurs ont présenté comme une initiative citoyenne majeure. L’opération a été initiée par la mairie de la commune urbaine de Nioro, en coordination avec les autorités régionales. Elle a été entièrement financée à hauteur de 14 millions de francs CFA par des personnes de bonne volonté et des ressortissants de la région. Les organisateurs ont indiqué que l’objectif était d’encourager les familles à déclarer les naissances et à légaliser les mariages. Au cours de la cérémonie, des attestations de reconnaissance ont également été remises à plusieurs personnalités saluées pour leur engagement en faveur du développement de la localité. Prenant la parole, le maire chargé de l’état civil, Tiamba Diakité, a rappelé l’importance juridique des documents d’état civil. « L’acte de naissance est un document juridique authentique désignant la première reconnaissance officielle de l’existence d’un enfant par l’État, et l’acte de mariage protège la femme et garantit ses droits », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité pour chaque citoyen d’en disposer. Dans son discours d’ouverture, le gouverneur Aly Annaji a indiqué que cette initiative s’inscrivait dans la vision et l’engagement des autorités de la transition. Selon lui, elle reflète la volonté du président de la transition, le général d’armée Assimi Goïta, de placer la justice sociale, la protection des populations vulnérables et le respect de la dignité humaine au cœur de l’action publique. Il a salué les initiateurs et les sources de financement, tout en appelant d’autres bonnes volontés à soutenir des actions similaires. L’enregistrement à l’état civil demeure un enjeu important dans plusieurs régions du Mali, où l’absence de documents officiels peut limiter l’accès à l’éducation, aux soins de santé et à la protection juridique. Les autorités locales et des initiatives communautaires organisent régulièrement des campagnes de sensibilisation et de remise de documents afin de réduire le nombre de personnes non enregistrées et de promouvoir les droits civiques. MD/OS  (AMAP)

Bamako : Dangereuse prolifération de sachets plastiques d’eau

Par Kémoko DIABATÉ Bamako, 26 janvier (AMAP) Des étiquettes aussi séduisantes que trompeuses sur un marché très lucratif qui échappe à tout contrôle de l’Etat, de petites unités de production d’eau en sachet poussent comme des champignons, à Bamako, la capitale malienne. Cela au mépris des mesures réglementaires et des conditions d’hygiène appropriées. Ce qui représente une menace pour la santé publique, car pouvant provoquer des maladies comme le cancer digestif, l’hépatite A, la dysenterie et la diarrhée infectieuse. Cet après-midi, le temps est clément à Darsalam. Un soleil radieux sur le rond-point entre la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH) et une pharmacie. des rires tonitruants d’un groupe de jeunes filles. Manifestement, des aides ménagères modestement, sur la tête, des récipients d’eau en sachet. Elles arrivent du Rail-da, le terminus des mini cars de transport en commun (Sotrama). « Je travaille pour une patronne dans (un) camp » militaire proche, nous souffle Aïssata Dembélé, aide-ménagère et vendeuse ambulante. Comme elle, de nombreuses jeunes filles et femmes arpentent les artères principales de la capitale proposant leurs sachets d’eau en plastique à des clients assoiffés. Ce business n’est pas le terrain favori que des aides ménagères. Dans les quartiers, on en trouve presque dans chaque rue et ruelle. La petite boutique de Affo Cissé est prise d’assaut par une panoplie de clients. Certains demandent du sucre, d’autres de la cigarette ou encore du jus pour les plus petits. Chacun voulant être servi le premier, le désordre est indescriptible.  « Le pic dans la vente de sachets d’eau est, le plus souvent, c’est pendant les cérémonies de mariages, baptêmes ainsi que les funérailles », assure M. Cissé. Tout en émettant des réserves sur la qualité du contenu des sachets. Il pointe d’un doigt accusateur la transition des forages aux robinets pour sûrement alléger les coûts de production. « Lorsque le stock prend du temps à s’écouler, on commence à voir de petites particules dans le contenu », affirme Affo. CONDITIONS D’HYGIÈNE SUSPECTES – De l’autre côté du district de Bamako, à Baco-Djicoroni Golf, se trouve une gigantesque usine de production d’eau, étonamment organisée. Dans cette cour assez vaste pour ce genre de travail, on dénombre plusieurs pièces dont la salle de production, celle de conservation d’eau emballée, de conservation de sachets plastiques ainsi que le bureau du Directeur général, Siaka Doumbia. La production se fait tantôt avec l’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), tantôt avec celle des forages. « C’est le traitement d’eau qui pose davantage de problèmes. Pour la SOMAGEP, bien que traitée, nous la filtrons », nous confie M. Doumbia. Selon ses explications, l’eau filtrée passe ainsi par un deuxième filtre par « ultra-violet ». Ce traitement, indique-t-il, consiste à détruire les microbes. « Du robinet aux sachets, les mains ne touchent pas l’eau. C’est la machine qui fait le traitement et remplit les sachets avant de les laisser tomber sur les carreaux. Ainsi, nous les emballons », décrit le patron de la boîte. Et notre interlocuteur de souligner que, normalement, les producteurs travaillent avec des laboratoires d’analyse d’eau. Pour ce faire, les agents font des évaluations trimestrielles. « Ils prennent des échantillons, les analysent et nous rendent compte », poursuit-il. Avant d’ajouter que son entreprise est en train de faire de son « mieux pour le respect des règles sanitaires. » « Nous, nous suivons cette procédure, mais pas tous »,se désole-t-il. A Darsalam (Commune III), non loin des feux tricolores situés en face de l’Ecole supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication (ESJSC), Mohamed (prénom d’emprunt) est assis dans son kiosque, sur une rue animée. C’est dans cet espace d’environ deux mètres carrés qu’il a installé sa petite usine de circonstance. La machine souillée est silencieuse. Là encore, on utilise l’eau du robinet. « Dès que l’eau du robinet devient trouble, nous sursoyons à la production jusqu’à ce que tout redevienne normal », assure Mohamed. Dans le même quartier se trouve une tout autre entreprise spécialisée dans la location de chaises et autres. A côté de, elle assure la production d’eau en sachet plastique. Sous un soleil de plomb, des employés déchargent un mini-camion empli de chaises. Le responsable se trouve à son bureau. Notre visite inopinée tombe à l’eau. Car, le patron ne veut point nous accueillir prétextant des occupations. Le sujet des sachets d’eau produits par des unités informelles est  sensible. Sur la floraison de ces « usines » dans la Cité des trois caïmans, la mairie de la Commune III du District de Bamako n’a pas voulu donner suite à nos sollicitations, malgré notre insistance. ABSENCE DE CONTRÔLE – L’eau représente une place importante dans la vie de l’homme. Le scientifique français, Louis Pasteur affirmait en 1880 que : « Nous buvons 90% de nos maladies ». Les qualités physique, chimique, sans saveur, absence d’odeur et agréable de ce liquide, doivent être conformes aux normes d’une eau potable ou aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au Mali, le secteur de la production d’eau destinée à la consommation est encadré par le décret n°06-259 / P-RM du 23 juin 2006 où il a été institué une autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires (dont l’eau), des aliments pour animaux et des additifs alimentaires (AMM). Ainsi que l’Arrêté interministériel N°07-2650 / MS-MEP-MA-MIC-MF-SG du 26 septembre 2007 déterminant les modalités d’application du décret. C’est à ces réglementations en vigueur que doivent se soumettre les unités de production. Pour une bonne organisation et un suivi réguliers de ces sociétés et entreprises productrices des eaux en sachet et en bouteille, le Laboratoire national des eaux (LNE) tient des réunions avec les structures concernées dont la Direction nationale de l’hydraulique, la Direction nationale de l’industrie, les Associations de consommateurs et l’Association des producteurs d’eau en sachet, le Laboratoire national de la santé (LNS), la Direction nationale du commerce et de la concurrence (DNCC), l’Agence nationale de la sécurité sanitaire des aliments, (ANSSA), la Direction nationale de l’assainissement et du contrôle

Crise des hydrocarbures : Le Cercle de Tominian en panne sèche

Tominian, 23 janv (AMAP) Le cercle de Tominian (Centre) connait une grave pénurie de carburant qui paralyse l’économie locale et suscite un profond sentiment d’abandon au sein de la population, a constaté l’AMAP sur place. Depuis le début de la crise des hydrocarbures au Mali, aucune livraison d’essence n’a été enregistrée à Tominian, en dehors de la dotation réservée à la centrale d’Energie du Mali (EDM). Au début du mois de décembre 2020, la ville a réceptionné, un camion-citerne de carburant destinée à la centrale de l’EDM, officiellement remis aux autorités administratives et locales, a constaté l’AMAP sur place. Ce ravitaillement, très attendu, devait permettre de relancer partiellement le fonctionnement de la centrale de production d’électricité, totalement à l’arrêt depuis plusieurs semaines faute de carburant, plongeant la ville dans l’obscurité et aggravant la crise sociale et économique. Au démarrage de la crise, les habitants avaient trouvé un répit de courte durée, grâce à l’unique station-service de la localité. Mais celle-ci a brusquement fermé ses portes, pour des raisons jamais élucidées. Depuis, aucune reprise d’activité n’a été constatée, plongeant la population dans une détresse totale. Face à ce vide, les revendeurs informels ont pris le contrôle du marché, imposant des prix excessifs à des ménages déjà éprouvés. « Aujourd’hui, l’essence est devenue un luxe que la majorité des habitants ne peut plus s’offrir », confie un habitant de Tominian. Cette situation a entraîné l’arrêt de nombreuses activités économiques, rendu les déplacements difficiles et perturbé plusieurs services essentiels. De nombreuses questions taraudent les esprits des populations qui vivent difficilement cette situation. « Tominian a besoin d’essence, Tominian a besoin d’être entendu », disent les habitants, rappelant que le développement local, la mobilité des citoyens et la survie économique du cercle en dépendent. Pour rappel, le gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, a effectué une visite de courtoisie dans le Cercle de Tominian le 19 mai 2021. En cette occasion, les représentants de la société civile avaient déjà alerté sur la marginalisation du cercle et demandé aux autorités de prendre des mesures ST/OS/MD (AMAP)  

Bamako : le PNUD et le Mali lancent un atelier stratégique pour le programme pays 2027-2031

Bamako, 21 jan (AMAP) – Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a lancé, mardi à Bamako, un atelier de planification stratégique de deux jours consacré à la formulation du programme pays 2027-2031. Selon les organisateurs, cet atelier vise à « identifier les orientations et priorités stratégiques permettant de définir la future offre du bureau du PNUD au Mali dans le cadre de l’élaboration du document de programme pays 2027-2031, en s’appuyant sur l’approche portefeuille ». S’exprimant à l’ouverture des travaux, le chef du cabinet du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Amadou Macina, a souligné que « la tenue de cet atelier intervient à un moment charnière de la trajectoire nationale de développement du Mali ». Il a rappelé que le pays s’est doté « d’un cadre de référence ambitieux à long terme à travers la vision Mali 2063, qui consacre la souveraineté nationale, l’appropriation par les acteurs nationaux et la responsabilité collective comme fondements essentiels du développement durable ». Cette vision, a-t-il précisé, est mise en œuvre à travers les cadres nationaux de développement, notamment la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), ainsi que divers instruments de planification sectorielle et territoriale. Pour sa part, le représentant résident du PNUD au Mali, Maleye Diop, a indiqué que « cet atelier marque une étape déterminante ». « Il nous offre l’opportunité non seulement de nous projeter vers l’avenir, mais aussi de porter un regard objectif sur le chemin parcouru », a-t-il déclaré, estimant que les résultats du cycle de programmation 2020-2026 sont « tangibles, significatifs et riches d’enseignements pour guider notre action future ». Il a également souligné que « le partenariat entre le Mali et le PNUD a posé des bases solides pour une résilience durable, même dans un contexte de fragilités et de pressions multiples ». La cérémonie d’ouverture a réuni des représentants des ministères, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers. MMD/OS

Diéma : le « Diakouma diourou », un ustensile ancestral en voie de disparition

Par Ouka Ba Diéma, 21 janv (AMAP) À Diéma, le « Diakouma diourou », un instrument traditionnel de conservation des aliments, tend à disparaître des ménages, malgré son efficacité et son faible coût. Aussi appelé « corde du chat », le Diakouma diourou est un support ancien, utilisé depuis des siècles. De forme triangulaire et généralement confectionné à partir de tissus ou de feuilles de rônier, il sert à conserver les condiments et aliments à l’abri des nuisibles, notamment les souris et les cafards. Le récipient contenant les denrées est placé à l’intérieur puis suspendu au plafond de la cuisine. Aujourd’hui, son usage se fait rare. « Les femmes qui utilisent encore le Diakouma diourou se comptent sur le bout des doigts », constate-t-on à Diéma. Pourtant, cet outil reste plus économique et parfois plus pratique que certains équipements modernes comme les buffets ou garde-manger, souvent coûteux. La mésaventure de Diaba Sylla illustre ce constat. Après qu’un chat a dévoré le poisson fumé qu’elle avait préparé pour le repas familial, la ménagère a décidé de revenir à cette méthode traditionnelle. Pour Mme Néné Dia, membre de l’Association Sabougnouman, le débat est clair : « Certaines femmes sont extravagantes. Il leur faut tout, garde-manger, buffet… pourtant le Diakouma diourou suffit pour conserver nos aliments », affirme-t-elle. Un avis que ne partage pas une autre habitante : « L’utilisation du Diakouma diourou est dépassée. En ville, on n’ose même pas y penser. Il faut évoluer », soutient-elle. Mais pour Mohamed Fofana, conducteur de gros porteurs, la modernité a ses limites : « Si l’évolution nous fait perdre nos identités culturelles, qu’allons-nous devenir ? », s’interroge-t-il. Symbole d’un savoir-faire domestique transmis de génération en génération, le Diakouma diourou semble aujourd’hui relégué aux oubliettes. Pour de nombreux observateurs, sa revalorisation apparaît nécessaire afin de préserver une partie du patrimoine culturel local. OB/OS (AMAP)

Photographie : L’Association Yamarou photo remet les prix Ibibi  à partir du 10 février  prochain

Bamako, 16 janv (AMAP) L’association Yamarou photo remettra les prix Ibibi du 10 février au 10 mars 2026 à Bamako, lors d’un évènement destiné à réaffirmer Bamako comme capitale africaine de la photographie, a appris l’AMAP, jeudi, de source officielle. Le directeur artistique, Seydou Camara, lors d’un déjeuner de presse au siège de l’Association à Sotuba, a indiqué que l’objectif général de ce projet est de contribuer à la mise en place d’un espace de créations artistiques et de promotion de jeunes photographes émergents du continent. Accompagné de la chargée de communication, Mme Bintou Alexandra Diarra dite Chacha, il a précisé que les prix les prix « Ibibi » seront décernés dans trois grandes catégories. Le premier prix sera attribué au meilleur projet photographique du continent africain sur le plan de la création artistique. Le deuxième, dédié à la présidente de la Fondation Oumou Dilly, feue Naomie Steuer, sera attribué à une photographe africaine émergente. Enfin, le troisième prix sera remis au meilleur livre photographique, édité en Afrique. Le directeur artistique a exprimé sa satisfaction de voir ce projet « enfin réalisé après cinq longues années » de maturation. « C’est le lieu de remercier les partenaires qui ont accepté de soutenir cette initiative en vue de combler le vide de la période inter-biennale des Rencontres de Bamako, et  d’offrir un cadre professionnel aux artistes africains pour la diffusion de leurs œuvres sur le plan international », a dit M. Camara. Il a expliqué le concept « Ibibi » qui signifie, en langue Sonraï, le noir, symbole de la photographique et du continent noir. Il a décliné le contenu de 30 jours d’activités photographiques et artistiques. Ainsi. la semaine professionnelle se déroulera du 10 au 15 février 2026. Elle sera animée par des professionnels maliens et d’ailleurs à travers le monde. Le programme prévoit des ateliers de formation, des expositions, des master-classes et des visites guidées. Tous les lauréats seront accompagnés pendant toute l’année, pour leur permettre de participer à des projets internationaux. Le prix Ibibi est un projet contemporain qui implique plusieurs catégories de professionnels venus de divers horizons. « C’est un projet futuriste », a dit Seydou Camara. Il a ajouté que c’est un projet « appelé à grandir et qui  permettra  de confirmer notre pays dans sa place de leader dans le domaine de la photographie contemporaine. » « Pour cette première édition, nous avons reçu plus de 100 candidatures à la suite d’un appel à projet sur nos plates-formes, à la suite d’un travail minutieux,  effectué par un jury professionnel composé de deux Maliens dont le philosophe écrivain Chab Touré, et  Harandane Dicko, expert en photographie. » Selon lui, cinq personnes seront retenues pour chaque discipline avant la remise des  prix finaux. Il a, enfin, expliqué que Ibibi est un projet innovant qui met aussi  en valeur d’autres  catégories de travailleurs  comme  les hommes de médias, les administrateurs, les plantons… Pour sa part, la chargée de communication a expliqué la stratégie mise en place pour annoncer l’événement et la méthodologie de Yamarou photo pour la réalisation de ce « projet innovant de l’invention de Nicéphore et de Niepce. » Elle a indiqué que le projet, initialement prévu en 2025, démarrera en 2026 pour des contraintes liées au contexte de notre pays. Elle a dit que l’initiative est ouverte « à tous et même aux générations anciennes de photographes qui disposent encore de capacités pour répondre au projet. » AS/MD (AMAP)  

CAN 2025 : à trois jours de la finale Maroc-Sénégal, 34 journalistes africains découvrent le Maroc en invités exclusifs

Envoyé Spécial : Ladji M. DIABY Rabat, 15 jan (AMAP) – À trois jours de la finale historique de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal (dimanche 18 janvier au Stade Prince Moulay Abdellah), l’Association nationale des médias et des éditeurs (ANME) invite un troisième groupe de 34 journalistes venus de cinq pays africains (Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Tunisie, Égypte) à découvrir les infrastructures et le patrimoine du pays hôte. Ce programme exclusif vise à renforcer les liens entre médias du continent à l’occasion de l’événement sportif majeur. « Le football devient un véritable pont entre les médias africains », souligne un responsable de l’ANME. Après une étape à Casablanca, les journalistes ont rejoint Tanger à bord du TGV Al Boraq. Ils ont visité le complexe portuaire Tanger Med et le port de pêche, avant d’explorer, malgré la pluie, la forêt de Perdicaris, les Grottes d’Hercule et le Cap Spartel. Un temps fort a marqué la visite de l’espace Borj En-Naâm dédié à Ibn Battuta, qui rappelle les liens historiques entre le Maroc et l’ancien Empire du Mali sous Mansa Souleymane. « C’est une occasion unique de voir de près comment le Maroc a préparé cette CAN exceptionnelle », a confié l’un des participants maliens. Le périple se poursuit à Marrakech puis Agadir. Il s’achèvera dimanche au Stade Prince Moulay Abdellah, où les journalistes assisteront en direct à la finale Maroc-Sénégal. Cette affiche oppose les Lions de l’Atlas, pays organisateur en quête d’un deuxième sacre depuis 1976, aux Lions de la Teranga emmenés par Sadio Mané, qui dispute là sa dernière CAN et qui a déjà contribué à un record : 120 buts marqués dans le tournoi, nouveau record de l’histoire de la compétition. LMD/OS