Kangaba: Campagne de sensibilisation communautaire sur les droits de la femme et Violences basées sur le genre (VBG)
Kangaba, 23 oct (AMAP) Une mission de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) conduite par sa présidente par intérim, Me Aïssata Founè Tembely, arrivée à Kangaba ce jeudi 23 octobre 2025, a ouvert la campagne de sensibilisation communautaire sur les droits de la femme et les Violences basées sur le genre (VBG). Organisé sous la présidence du préfet du Cercle Abou Dao, cette campagne a pour objectif général de contribuer au changement de comportement et d’attitudes pour le respect des droits des femmes et la lutte contre les VBG. Spécifiquement, elle vise à informer et sensibiliser les communautés sur les droits des femmes, convaincre les leaders communautaires qui s’engageront pour le respect des droits de la femme et la lutte contre les VBG. Une centaine de participants : leaders communautaires, religieux, femmes, filles, organisations de défense des droits de la femme et acteurs de différentes catégories socioprofessionnelles prennent part à cette campagne. L’accent sera mis sur les causes et les conséquences de ces violences sur la santé physique, mentale et médicale des femmes ainsi que l’impact sur les familles et, tout particulièrement ,sur les enfants, les effets à court terme et à long terme et comment y remédier. SD/MD (AMAP)
Crise du carburant : La mairie la Commune urbaine de Kati multiplie les efforts
Kati, 23 oct (AMAP) Une réunion d’information et de sensibilisation avec les gérants des stations-service, les forces de sécurité et la société civile sur la gestion de carburant dans la Commune urbaine de Kati, s’est tenue mercredi, à la mairie de Kati, a constaté l’AMAP. L’objectif de la rencontre, présidée par Zanga Dao, le secrétaire général de la mairie de Kati, chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune, était de trouver une solution pour l’approvisionnement équitable de la population en produits pétroliers, en ce moment de crise. Lors de la rencontre, occasion d’un débat direct et franc, M, Dao a informé les gérants des stations-service de Kati du contenu du communiqué du préfet du Cercle de Kati en date du mardi 21 octobre 2025. Pour mener à bien cette mission de gestion de la crise dans la Commune urbaine de Kati, il sera procédé à la délivrance d’autorisation d’achat pour le ravitaillement à partir des bidons auprès des stations-service et des points de vente de la ville. A cet effet, il est demandé aux gérants des stations-service et des points de vente de servir les usagers munis d’autorisations délivrées par le préfet du Cercle de Kati. Un recensement des détenteurs de groupes électrogènes et tous autres appareils à moteur est déjà en cours à la mairie de Kati. Par conséquent, tout approvisionnement à partir de bidons sans autorisation est interdit jusqu’à nouvel ordre. Le secrétaire général de la mairie a conclu, en invitant les gérants des station-service de procéder à leur niveau « à la sensibilisation des revendeurs de carburant à venir se faire recenser à la mairie. » ALK/MD (AMAP)
La « Journée du Mali » au Parc de technologies et d’innovations
Bamako, 23 oct (AMAP) La « Journée du Mali » au Parc de technologies et d’innovations agricoles (PTA), s’est ouverte, jeudi, au Centre régional de la recherche agronomique dans la cour de l’Institut d’économie rurale (IER) de Sotuba, à Bamako, sous le thème « Gestion intégrée des sols ». Cette journée, sous la présidence du ministre malien de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, en compagne de son collègue de l’Elevage et de la Pêche, Youba Ba, s’inscrit dans le cadre de la 5ème édition du Marché des innovations et technologies agricoles (MITA) 2025. Le ministre Kelema a indiqué que le MITA constitue une opportunité de rencontres entre la recherche, les secteurs privé et publie avec les utilisateurs potentiels des technologies et innovations. De ce fait, il crée une situation où des technologies éprouvées sont exposées à des « acheteurs potentiels » avec des espaces de rencontres et d’échanges, a dit M. Kelema. « Depuis sa création, le MITA a permis à plus d’une centaine de technologies, entre autres, des semences, des machines agricoles, des savoir-faire et pratiques agricoles de traverser les frontières et d’améliorer significativement les conditions de vie de milliers d’actrices et d’acteurs de la profession agricole », a-t-il fait savoir. Il a regretté que la dégradation des sols, accentuée par les effets du changement climatique, menace dangereusement la productivité de nos exploitations et la résilience de nos systèmes agricoles. « C’est pourquoi, la promotion de technologies climato-intelligentes de gestion intégrée de la fertilité des sols, sensibles au genre et aux besoins nutritionnels, s’impose comme une priorité absolue pour garantir des récoltes durables et assurer la sécurité alimentaire de nos populations », a-t-il dit. Avant d’ajouter que cette Journée du Mali sera marquée par le choix des meilleures innovations et technologies agricoles qui seront distinguées à travers le Prix de l’Innovation agricole du Mali. Le directeur exécutif du Centre ouest africain pour la recherche et le développement agricole (CORAF), Moumini Savadogo a, pour sa part, exprimé, le « devoir pour (son) organisation d’accompagner la recherche et le développement agricoles dans les différents pays » En créant « une bonne coordination » de cette recherche pour la cohérence au niveau régional, la complémentarité, l’efficacité « en réduisant les duplication et d’aider au renforcement de capacité ainsi qu’à la mise en ouvre des différents technologies », a souligné M. Savadogo. Après la cérémonie d’ouverture, les officielles ont visité les technologies de l’IER, du CORAF, des Institutions internationales de recherche partenaires mais, également, des acteurs du secteur privé malien, présents au PTA sur des parcelles de démonstration. ST/MD (AMAP)
Manque de carburant à Bamako : La population déterminée, malgré tout
Par Baya TRAORE Bamako, 23 oct (AMAP) La circulation bamakoise était assez fluide, ce mardi 22 octobre. De Kalaban Coura à Sabalibougou, en passant par Daoudabougou, sur la rive droite du fleuve Djoliba, pour rejoindre le centre-ville, sur la rive gauche, par le pont Fahd, aucune affluence sur le trajet. Alors que, généralement, c’est la croix et la bannière, aux heures de pointe sur ce tronçon. Cause de cette fluidité inhabituelle, la pénurie de carburant. En effet, la majeure partie des usagers de la circulation de la capitale malienne, Bamako, souffre de la rareté du liquide précieux et rare. Ces derniers jours, ce beau monde s’agglutine dans les stations-service où de longs rangs sont devenus le quotidien des automobilistes et motocyclistes. Certains se mettent en fille la veille. Dans une station d’essence situé à Kalaban coura, la file d’attente est interminable. Les automobilistes. les motocyclistes ainsi que les conducteurs de tricycles, très nombreux, s’impatientent dans un charivari indescriptible, nécessitant parfois la présence de la police pour mettre un peu d’ordre et régler la circulation. Habillée en robe rose et jaune assortie d’un grand foulard sur la tête, le bébé sur le dos, Oumou Dia, la trentaine révolue, comptable de son état, tenant sa moto, fait la queue. Il est 8h 50mn. Elle affirme être dans le rang depuis vers 7 heures du matin. Après d’une heure d’attente, elle demeure stoïquement patiente, attendant d’être servie. Selon elle, « il faut coûte que coûte, faire le plein. Ce, malgré le retard qu’elle accuse pour se présenter à son service. Pour la comptable, cette situation ne l’a pas découragée d’aller au travail car elle est convaincue que le Mali va sortir de cette épreuve. Elle trouve que cette situation n’est pas la fin du monde et que « c’est Dieu qui a voulu que notre pays passe par ces moments difficiles. » Malgré tout, notre interlocutrice dit avoir « toujours confiance en nos dirigeants » et appelle la population « à être sereine et confiante. » Un peu plus loin à Bamako Coura, nous rencontrons Ousmane Traoré, chef d’entreprise. Selon lui, à part le retard des travailleurs, son entreprise gère un peu mieux la situation, car il avait déjà installé des panneaux solaires depuis la construction de son entreprise. En plus, elle dispose d’un groupe électrogène. Mais face à cette situation, notre entrepreneur appelle la population « à l’unité nationale et à la patience » car selon lui, aucun pays n’a connu de bonheur sans passer par des moments de difficulté. Dans la cour de l’hôpital Gabriel Touré, Saran Touré, en blouse de nettoyage, un balai à la main droite et un seau à la main gauche. Elle nous explique que tous les jours, elle vient au travail à 4 heures du matin. Mais à cause de cette crise de carburant, elle vient en retard. Car d’habitude, elle vient en auto stop ou elle emprunte des Sotroma (véhicules de transport en commun). Mais avec cette crise, elle dit avoir passé ces derniers jours, des heures avant de trouver une voiture car selon elle, il y a peu de véhicules qui circulent. Enfin, notre interlocutrice soutient que le manque de carburant ne l’empêchera pas de venir travailler même si elle doit marcher, car selon elle, « si chacun reste à la maison et refuse de venir travailler, cela va aggraver la situation et fera plaisir à l’ennemi. » Saran Touré prie pour que nos autorités aient la force de gérer cette situation et appelle tout le monde au calme. Assis sur sa moto, en face de la route, en entendant des clients, Oumar Doumbia est conducteur de moto taxi. Il témoigne qu’il est parti chercher du carburant depuis 6 heures du matin et c’est à 11 heures qu’il a pu trouver de l’essence. Oumar Doumbia dit que malgré tout ce temps passé dans l’attente, il n’a pas pu avoir le plein d’essence pour sa moto. Selon lui, à cette allure, les prix de transport des mototaxis vont augmenter. Les transporteurs ne pourront pas faire beaucoup de courses. Notre interlocuteur poursuit, fataliste : « Seul Dieu peut aider notre pays à sortir de cette situation qui n’est ni bonne pour les autorités, ni pour la population elle-même ». Dans une autre station bondée au Quartier du fleuve, il est 11 heures. Dans la file des motocyclistes, habillé en jean noir et d’une chemise bleue, Sidy Gouanlé, commerçant tient sa moto, tout en sueur. Pour lui, cette situation est difficile mais ce sont « les épreuves de la vie. » Selon le jeune commerçant, les autorités font de leur mieux pour la gestion de la crise. Pour cela, Sidy Gouanlé demande à la population d’être derrière les autorités, les soutenir car « elles se battent pour le bonheur de la population. » Il exhorte les Maliens à être forts et à rester soudés « car c’est le moment de montrer son patriotisme. » Devant une autre station d’essence, assis dans sa voiture, habillé en boubou marron, Moussa Touré, fonctionnaire de son état, fait la queue comme tout le monde depuis plus de 2 heures. Visiblement découragé, il nous a confié que sa journée est perdue, car il a laissé son travail pour venir chercher du carburant. Selon Moussa Touré, le travail ne doit pas s’arrêter malgré cette panne sinon, cela va jouer sur l’économie du pays. « Ce qui est encore plus pire », trouve-t-il. Face à cette situation, il pense que les gens doivent utiliser les moyens disponibles comme les transports en commun pour aller travailler et laisser les voitures à la maison pour gérer cette situation. Moussa Touré soutient que cela va alléger la situation au niveau des stations d’essence. Notre interlocuteur a ajouté que « les autorités doivent laisser les transporteurs gérer avec les groupes armés car, selon lui, c’est parce que l’armée escorte les camions citernes qu’il y a des attaques. » Aussi, propose-t-il que « les autorités trouvent une solution politique » pour gérer cette situation. Enfin Moussa Touré appelle la population à garder son calme et à être disciplinée dans les stations d’essence. BT/MD (AMAP)
Djenné : L’édition 2025 de la chasse au lièvre (Tabai-ho en langue sonrail) a vécu
Djenne, 21 oct (AMAP) La traditionnelle chasse aux lièvres à Djenné (Centre), la semaine dernière, s’est tenue, au grand bonheur des populations de la ville, malgré l’insécurité. La cité religieuse a respecté la tradition en organisant cette manifestation appelée « Tabai-ho » en langue sonrhaï. Cette chasse, qui est aussi une fête pour toute la ville, remonte à plusieurs années. Très tôt le matin, les hommes prennent le chemin de la brousse, à bord de pirogues pour une longue journée de chasse des animaux sauvages. Le retour des hommes est sanctionné par une parade de pirogues sur l’eau, présentant ainsi aux populations riveraines, le butin de la chasse composé de lièvres et d’autres animaux sauvages. Selon certaines notabilités de la ville, l’organisation de cette chasse au lièvre a pour but de protéger la ville contre les mauvais esprits, l’éradication de certaines maladies épidémiologiques etc. A Djenné, la fête de « Tabai-ho » dure trois jours pendant lesquels, le bruit des pagaies dans l’eau traverse la sérénité de l’atmosphère, au bonheur des spectateurs sur les berges. En plus des parades, des courses de pirogues sont aussi organisés ainsi que d’autres manifestations folkloriques dans presque tous les quartiers de la ville. A signaler que la fête traditionnelle de Tabai-ho se tient chaque année vers la fin de l’hivernage. Comme les fêtes religieuses la fête de Tabai-ho fait partie des mœurs de la ville de Djenné. AT/MD (AMAP)
San : Une centaine de femmes récompensées pour la bonne pratique de l’allaitement maternel exclusif
San, 23 oct (AMAP) Une centaine de femmes de San qui ont observé les règles de l’allaitement maternel exclusif pour leurs enfants ont reçu , mardi 21 octobre 2025, des cadeaux de la part de la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, a constaté l’AMAP sur place. Selon la Directrice régionale du développement social et de l’économie solidaire, Mme Fatalmoudou Kouyaté, « l’objectif est d’inciter les autres femmes à respecter ce comportement et de le pérenniser auprès de celles qui le pratiquent déjà pour le bien-être des enfants.» L’allaitement maternel exclusif, selon les termes de la Mme Kouyaté, signifie que le bébé est nourri uniquement avec du lait maternel, sans aucun autre aliment ou liquide, y compris de l’eau, pendant les six premiers mois de vie. Et d’ajouter que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « recommande cette pratique pour son bénéfice nutritionnel et son rôle dans la réduction de la mortalité infantile. » « Le lait maternel doit être la seule source d’alimentation pour le nourrisson, à l’exception des suppléments en vitamines, minéraux, et médicaments si nécessaires », a-t-elle poursuivi. Mme Esther Dembélé, l’une des femmes bénéficiaires, a fait un témoignage éloquent sur l’importance de l’allaitement maternel exclusif. Selon elle, « la nutrition optimale avec le lait maternel fournit tous les nutriments nécessaires au développement du bébé. » « Elle assure la protection contre les infections car le lait maternel contient des anticorps qui protègent le nourrisson et elle renforce le lien entre la mère et l’enfant. » L’évènement a été présidé à la préfecture de San par le conseiller aux Affaires administratives et Juridiques du gouverneur de la Région de San, Moustapha Kanté, qui avait à ses côtés le préfet du Cercle de San, Souleymane Tembély, et le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra. NC/MD (AMAP)
Lancement du concept « Rencontres PME-Banques » pour faciliter l’accès au financement des Petites et moyennes entreprises (PME) maliennes
Bamako, 22 oct (AMAP) Le concept « Les Rencontres PME-Banques » a été officiellement lancé, mercredi, à Bamako, en vue de favoriser un rapprochement entre les Petites et moyennes entreprises (PME) maliennes et les institutions financières, d’améliorer l’accès au financement et de stimuler la création d’emplois, a constaté l’AMAP sur place. Financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas au Mali et porté par le cabinet NextP Consulting, ce programme « ambitieux vise à créer un espace de dialogue structuré entre les PME et les banques, pour surmonter la méfiance mutuelle et aligner l’offre et la demande en matière de financement. » L’événement a réuni une centaine d’acteurs de l’écosystème dont des représentants de banques, d’institutions de microfinance, de structures d’appui aux PME, d’incubateurs et de cabinets de conseil. La deuxième secrétaire de l’ambassade des Pays-Bas, Hannah Zevenbergen, en charge de l’emploi des jeunes, du développement du secteur privé et des affaires humanitaires, a souligné l’importance de ce projet : « Ce programme a un objectif simple mais, ambitieux : créer un espace de compréhension mutuelle entre les institutions financières et les PME, afin de mieux aligner l’offre et la demande en matière de financement. » « Il s’agit d’écouter, de dialoguer et, surtout, d’apprendre les uns des autres. Nous savons que les PME sont les moteurs de la croissance économique et de la création d’emplois à valeur ajoutée. », a-t-il ajouté. « Toutefois, leur développement est souvent entravé par un accès limité au financement. De l’autre côté, les banques font face à des défis dans l’évaluation des risques liés aux PME. D’où l’importance d’un dialogue structuré et constructif », a expliqué Hannah Zevenbergen. Selon le consultant principal de NextP Consulting, Hamidou Dicko, « les PME peinent à accéder aux financements en raison d’une méconnaissance réciproque. » « D’une part, les PME ne comprennent pas bien les offres de financement des banques, les procédures et les conditions. D’autre part, les banques ont du mal à bien comprendre les réalités des PME. » « Il y a une sorte de méfiance entre les deux, et c’est un manque à gagner pour l’écosystème, surtout face au défi du chômage des jeunes que les PME pourraient absorber si elles accédaient plus facilement au financement », a expliqué M. Dicko. Le programme prévoit l’organisation de dix sessions mensuelles, de novembre 2025 à août 2026. À chaque rencontre, une dizaine de PME seront sélectionnées sur des critères (comme un chiffre d’affaires minimum initialement fixé à 20 millions de FCFA mais, potentiellement, abaissé à 10 millions suite aux recommandations des participants), et une ou deux institutions financières (banques ou microfinances) présenteront leurs offres, conditions et procédures. Au total, une centaine de PME bénéficieront de contacts directs et 50 d’entre elles recevront un accompagnement individuel pour renforcer leur structuration administrative, organisationnelle et financière, afin de mieux répondre aux exigences bancaires. Sidi Sidibé, représentant de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Mali (APBF Mali) et de la Banque atlantique, a insisté sur le rôle éducatif de l’initiative : « Cette rencontre va permettre aux entreprises de comprendre les mécanismes de fonctionnement des banques et les conditions pour être éligibles à un crédit. Les banques accompagnent déjà les PME mais, l’informel reste un handicap majeur. Nous profitons de cette initiative pour encourager les entreprises à se formaliser, tandis que les banques créent des services dédiés aux PME et TPE, avec des produits adaptés », a expliqué Sidi Sidibé. Les initiateurs soulignent que ce programme s’inscrit dans un engagement plus large pour soutenir l’écosystème entrepreneurial malien, en vue d’un développement inclusif et résilient. Bien que n’étant pas une solution miracle à tous les problèmes de financement, il est perçu comme un élan pour renforcer la communication et la confiance entre les acteurs. OS/MD (AMAP)
A Macina, face à la crise de l’essence, les vélos et charrettes réapparaissent
Macina, 22 oct (AMAP) Les populations de Macina (Centre) commencent à reprendre, comme moyen de déplacement, leur vélos et charrettes, lesquels n’ont évidemment pas besoin d’essence ni de gaz-oil. La ville est aussi frappée par la crise du carburant, comme un peu partout dans le Mali, avec les effets sur le ralentissement des activités économiques et sociales, le renchérissement du prix de l’essence qui atteint 2 250 francs CFA le litre. Les agents de contrôle sont désormais plus regardants sur ces véhicules longtemps négligés mais aussi utilisés par les Groupes armés terroristes (GAT). Ce qui explique le plus de vigilance des Forces de défense et de sécurité qui multiplient les contrôles sur les vélos et charrettes. C’est la mairie qui se réjouit des rentrées de taxes, à raison de 1 000 francs CFA par vélo/charrette. Imaginez le nombre de vélos et charrettes dans la commune. Dans le temps, le contrôle ne portait que sur les motos dont presque tous les conducteurs ont déjà leur vignettes 2025. Ce contrôle de routine est diversement apprécié par les populations. Certains pensent qu’on devait observer un moment de sensibilisation et d’information, d’autres disent ne pas comprendre qu’on attende cette crise du carburant pour commencer le contrôle. Quand un troisième groupe pense que « la loi, une fois prise et votée est applicable à tout moment sans état d’âme. » DG/MD (AMAP)
Kangaba : Campagne de chirurgie gratuite de la cataracte
Kangaba, 21 oct (AMAP) La campagne de chirurgie gratuite de la cataracte dans le District sanitaire de Kangaba (Ouest) a commencé, lundi, lors d’une cérémonie présidée par le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba, Dr. Moussa Sougane. La campagne va opérer, en centre fixe, en stratégie avancée et gratuitement 1 500 cas de cataracte dans les 10 districts de la Région de Koulikoro pendant le mois d’octobre, Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion. Depuis plusieurs années, la Direction régionale de la Santé de Koulikoro, en collaboration avec son partenaire Sightsavers mène ces activités de chirurgie gratuite de la cataracte dans tous ses districts. Cette campagne s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités planifiées pendant le mois de la solidarité avec pour objectif la prise en charge de 150 cas de cataracte par district en 2025. Il s’agira, spécifiquement, de diffuser des messages d’information et de sensibilisation pour la chirurgie de la cataracte en stratégie avancée et en centre fixe, de mener des consultations ophtalmologiques des patients souffrant de troubles de la vision, d’assurer le suivi post opératoire des malades opérés et de dépister et prendre en charge les cas de glaucome et d’autres troubles de la vision. La campagne couvrira les 10 districts de la Région sanitaire de Koulikoro : Banamba, Dioila, Fana, Kalabancoro, Kangaba, Kati, Kolokani, Koulikoro, Nara et Oulélessébougou. Le district sanitaire de Kangaba ne disposant pas de médecin ophtalmologique, M. Kassim Diabate médecin ophtalmologiste à Dioila a été choisi pour mener cette campagne à Kangaba durant 10 jours. SD/MD (AMAP)
Migration : Validation du document de procédures standards opérationnelles des centres d’accueil de migrants
Bamako, le 22 octobre (AMAP) Le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, à travers la Direction générale des Maliens de l’extérieur, en partenariat avec l’Organisation internationale de migration (OIM), organise du 22 au 23 occasion 2025, à Bamako, un atelier de validation du document de procédures standards opérationnelles (PSO) des Centres d’accueil de migrants, a constaté l’AMAP. Pour garantir l’efficacité des Centres d’accueil et assurer la cohérence des interventions, il est devenu nécessaire de doter ces structures d’un cadre normatif et opérationnel unifié, d’où l’élaboration de Procédures standards opérationnelles. Selon le chef de cabinet du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Sidy Mohamed Koné, les PSO traduisent « une volonté de professionnaliser la gestion des centres d’accueil, d’harmoniser les pratiques et d’assurer aux Migrants un accueil digne, respectueux et conforme aux standards internationaux. » « Ils permettent également d’améliorer la coordination entre les différents acteurs impliqués; de garantir la traçabilité et la transparence des actions menées ; de faciliter le suivi et l’évaluation des services offerts ; et d’assurer la durabilité des efforts de réintégration socio-économique des Migrants », a précisé M. Koné. Ainsi, les expertises et les expériences respectives des participants à l’atelier permettront d’examiner, d’amender et d’enrichir le document afin qu’il réponde aux réalités du terrain, tout en demeurant aligné sur les normes internationales en matière de protection et de gestion des Migrants. Le Directeur général des Maliens de l’extérieur, Mahamar Touré, a expliqué que de l’élaboration de ces procédures s’inscrit dans la mise en oeuvre du Plan d’action de la Politique nationale de migration (PONAM) et contribue directement à l’opérationnalisation du cadre national pour la réintégration des migrants. « C’est une étape décisive pour doter nos structures d’accueil d’outils modernes, efficaces et pérennes, en phase avec les réalités du terrain et les engagements internationaux du Mali, notamment le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières», a soutenu Mahamar Touré. Pour le représentant du chef de mission de l’Organisation internationale pour la migration au Mali (OIM), Daniele Viviani, les Centres d’accueil, d’assistance et d’orientation des migrants au Mali sont essentiels pour garantir une assistance cohérente, digne et conforme aux droits humains fondamentaux. « Ces centres jouent un rôle clé dans la gestion de la migration, de la protection des migrants vulnérables, et la coordination des actions de l’ensemble des acteurs, qu’ils soient humanitaires ou gouvernementaux», a-t-il salué. OD/MD (AMAP)

