Kayes : Le Code minier et le contenu local au cœur d’un atelier de proximité

Kayes, 11 nov (AMAP) Le Collectif ingénieurs développement Sahel, en partenariat avec le Conseil régional de Kayes (Ouest), a organisé ce mardi 11 novembre 2025, au Stade Abdoulaye Makoro Sissoko, un atelier de proximité sur le contenu local dans les contrats miniers. Selon le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, qui a présidé l’ouverture des travaux, cet atelier de deux jours « vise à faire du secteur minier un vecteur de développement et l’appropriation du Code minier de 2023 et de son contenu local par les populations. » « Les retombées locales (de l’exploitation minière) ne sont pas à la hauteur des attentes. Nous devons corriger ces erreurs et promouvoir la création d’emplois. Le contenu local n’est pas une contrainte pour les miniers, une faveur pour les bénéficiaires, maïs une opportunité de co-développement », a déclaré le Général de brigade Moussa Soumaré. La Région dispose d’énormes potentialités minières. Malgré la présence des plus grandes mines du Mali dans cette partie ouest du Mali, la 1ère Région administrative a du mal à retrouver son souffle car, ses populations profitent peu des retombées de l’exploitation minière. La Région de Kayes connait de sérieux problèmes, notamment la dégradation des routes, les questions d’environnement, l’éducation, la santé, l’emploi et la pauvreté. Les autorités misent sur une meilleure intégration du secteur minier dans l’économies locale. L’atelier a débuté par une conférence sur le contenu local, en présence du président du Conseil régional de Kayes (CRK), Bandiougou Diawara, et du président du Collectif ingénieurs développement Sahel, Moussa Sidibé. BMS/MD (AMAP)

Soulagement à Ségou : « Essenci nana, essenci nana » : le carburant est arrivé

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 10 nov (AMAP) La ville de Ségou (Centre) a réceptionné 17 camions citernes d’hydrocarbures arrivés ce lundi aux environs de 11h35 mn dans la Région dont le gouverneur, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, à la tête d’une forte délégation a accueilli le convoi au poste de contrôle. C’est par une chaleureuse poignée de main et d’expression de reconnaissance que le chef de l’exécutif de la région a salué les chauffeurs des camons citernes, leur témoignant son estime pour leur sens du devoir et leur engagement patriotique. « Le voyage s’est très bien passé, sans la moindre anicroche grâce à nos FAMa. Nous les remercions et nous rendons grâce à Dieu » a confié B.G, l’un des transporteurs. « Essenci nana, essenci nana », « le carburant est arrivé ». C’est sous des acclamations, dans la liesse que des populations de Ségou ont réservé un accueil particulièrement chaleureux aus citernes du soulagement. Au même moment des vendeuses installées aux abords du poste entonnaient des chants et exécutaient des pas de danses de réjouissance. « Nous manquons de mots pour manifester la joie que nous ressentons actuellement. Merci à nos autorités, merci à nos Ftorces de défense et de sécurité, merci à nos chauffeurs » a indiqué l’une d’elles. C’est dans cette ambiance que le convoi a mis le cap sur la direction régionale de la douane où les camion citernes ont été acheminées. La ville de Ségou peut désormais souffler après plusieurs semaines de pénurie. Se réjouissant, le gouverneur a adressé ses « vifs remerciements aux chauffeurs pour leur engagement patriotique. » Il a salué l’engagement constant des FAMa dont « l’escorte a permis le bon déroulement du transport ainsi que la résilience et la patience exemplaire de la population qui a fait preuve de patriotisme de civisme. » Si cette étape marque un tournoi très important dans la stabilisation de la situation, le gouverneur, Soulaïmane Traoré a appelé « la population à continuer à faire preuve de responsabilité de solidarité et de discipline. » Il a mis en garde contre toute forme de spéculation, de détournement où de stockage illicite de carburant qui ne seront en aucun cas tolérés. Le gouverneur a assuré que « les efforts se poursuivront en étroite collaboration avec les autorités nationales afin de garantir un approvisionnement régulier et durable de la Région. » Dans la foulée de cette arrivée, une réunion urgente de la Commission régionale ad-hoc chargée de la réglementation et de la distribution des hydrocarbures dans Région Ségou s’est tenue dans l’après-midi dans la salle de conférence du gouvernorat. Pendant que la ville vibrait encore au rythme de la joie et de l’espoir retrouvés. ADS/MD (AMAP)

Kangaba/ Yanfolila/San : Démarrage de la campagne de sensibilisation communautaire sur les dangers de la prolifération des armes légères et la violence armée

Kangaba, 10 nov (AMAP) Une campagne de sensibilisation communautaire contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petit calibre, a démarré, lundi à Kangaba, (Ouest) Yanfolila (Sud) et San (Centre), organisée par le Secrétariat permanent de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre (SP-CNLP). L’objectif principal de cette campagne est de contribuer à la réduction de la circulation et de l’usage illicite des armes légères et à la promotion de la paix et de la sécurité à Kangaba, Yanfolila et San, à travers la mise en place d’un environnement favorable à la paix et au vivier ensemble. Spécifiquement, il s’agit de sensibiliser les populations locales sur les conséquences de la prolifération et de l’usage des Armes légères et de petit calibre (ALPC), promouvoir les valeurs de paix, de tolérance et de coexistence pacifique dans les communautés, créer et accompagner des clubs de paix inclusifs dans chaque localité cible et renforcer les capacités locales pour le plaidoyer, prévention et la médiation communautaire. La campagne vise, aussi, à mobiliser les communautés autour de la prévention de la violence armée, à renforcer la culture de la paix et à institutionnaliser des cadres communautaires durables de dialogue, à travers la création des clubs de paix. Le secrétaire général du SP-CNLP, le commandant Youssouf Sankaré, en mission à Kangaba, pour la circonstance, a indiqué que cette « campagne se situe dans le cadre de la mise en œuvre du projet Saving Lives Entity (SALIENT) qui est une initiative conjointe du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du Centre régional pour la paix et le développement en Afrique (UNREC). Le projet SALIENT, toujours selon le secrétaire général du SG-CNLP, soutient les États dans la lutte contre la prolifération des armes légères et la prévention de la violence armée. Plus de 200 jeunes, femmes, leaders religieux et traditionnels, représentants des forces de sécurité, élus locaux, associations et médias communautaires prennent part à cette cérémonie. Les participants ont suivi avec attention les exposés de la mission qui porté sur quelques titres de la Loi No2021 régissant les armes légères et munitions au Mali. Le commandant Youssouf Sankaré et et sa mission ont insisté sur le titre 2 relatif à la fabrication, la réparation, la détention, le port, le transfert, la cession, l’acquisition, l’importation temporaire, le commerce et le courtage des armes, des munitions et autres maternels connexes. Le titre 4 relatif aux sanctions a également été expliqué par les visiteurs. A la fin de la rencontre, le 1er adjoint au préfet du Cercle, Drissa Konaré, qui a présidé le lancement de cette campagne, a invité les participants qui ont des armes « à chercher, au plus vite, les autorisations de port d’armes. Les participants ont recommandé de rendre facile les recherches du permis d’armes de chasse. SD/MD (AMAP)

Projet présidentiel d’urgence hospitalière : C’est parti pour 15 projets d’hôpitaux

Bamako, 19 nov (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, a procédé ce lundi à la pose de la première pierre du projet de 15 hôpitaux au Mali qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative présidentielle du Projet d’urgence hospitalière visant à doter le Mali d’infrastructures sanitairesmodernes de qualité. C’est à Korofina en Commune I du District de Bamako que la cérémonie de lancement des travaux de réalisation de ce vaste chantier hospitalier s’est déroulée.  C’était en présence du Président du Conseil national de Transition, le Général de corps d’armée, Malick Diaw,  du Premier ministre, le Général de division,  Abdoulaye Maïga ainsi que de plusieurs membres du gouvernement dont la ministre de la Santé et du Développement social,  Colonel-major Assa Badiallo Touré. Selon la ministre, cette initiative présidentielle va beaucoup améliorer les conditions de prise en charge de la santé de nos populations. Ainsi, dira-t-elle, la pose de la première pierre marque le début des travaux de construction de plusieurs infrastructures sanitaires à l’échelle du pays. Le programme sera exécuté en trois volets. Il s’agit notamment de transformer les Centres de santé de référence (CSRéf) des arrondissements de Bamako en hôpitaux de district, de construire de nouveaux hôpitaux de district à Bla et Kangaba et de réaliser des hôpitaux régionaux dans les Régions de San, Bandiagara (Centre), Koutiala, Bougouni (Sud), Nioro (Ouest), Dioïla et Koulikoro. Dans une interview accordée à la presse, le chef de l’État a indiqué que l’un des avantages de ce projet est qu’il vise à rapprocher les structures sanitaires des populations tout en garantissant des soins de santé de qualité.  « C’est avec un immense espoir que j’ai procédé aujourd’hui au lancement de ce projet présidentiel « , a déclaré le Général d’armée Assimi Goïta. AC/MD (AMAP)

L’Union africaine appelle à une action internationale urgente face à l’escalade de la crise au Mali (Communiqué)

Bamako, 9 nov (AMAP) Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a appelé dimanche à une « action internationale urgente face à l’escalade dramatique de la crise sécuritaire au Mali » où des groupes terroristes imposent un blocus, coupant l’accès aux biens essentiels et aggravant la catastrophe humanitaire qui frappe les populations civiles. Dans un communiqué publié depuis Addis-Abeba, le Président de la Commission de l’UA condamne fermement les attaques ciblant les populations innocentes, qui ont provoqué « des pertes humaines inacceptables », ainsi que les enlèvements, dont celui récent de trois ressortissants égyptiens, exigeant leur « libération immédiate et inconditionnelle ». Qualifiant ces actes de « graves violations des droits humains et du droit international humanitaire », M. Youssouf réaffirme la solidarité de l’UA avec le gouvernement et le peuple maliens et renouvelle l’engagement de l’organisation panafricaine pour la paix et la stabilité au Sahel. Il plaide pour une réponse internationale « forte, coordonnée et cohérente », incluant un renforcement de la coopération, du partage de renseignements et du soutien technique et financier aux États confrontés au terrorisme, conformément au communiqué de la 1304e réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l’UA du 30 septembre 2025. L’UA se déclare « pleinement disponible » pour accompagner le Mali et l’ensemble des pays du Sahel dans cette phase critique, en appuyant leurs efforts pour le retour de la paix et de la sécurité. OS/MD (AMAP)

Niger : Le président Tiani reçoit les ministres de la Défense de l’AES pour accélérer l’opérationnalisation de la Force unifiée

Bamako, 8 nov (AMAP) « Le Président Tiani nous a éclairés et orientés sur le contexte géopolitique actuel et sur les nouvelles formes de menaces qui complexifient notre espace », a déclaré, vendredi, à Niamey, le général de Corps d’Armée Sadio Camara, ministre malien de la Défense et des Anciens Combattants, rapporte l’Office national d’édition et de presse (ONEP) du Niger. A la sortie d’une audience accordée aux trois ministres de la Défense de la Confédération des Etats du Sahel (AES) par le Président du Niger, le général d’Armée Abdourahamane Tiani, au Palais de la Présidence, le ministre malien a ajouté : « Nous repartons confiants et rassurés sur la capacité de nos États à rétablir la paix et la sécurité pour le bonheur de nos populations. » Cette audience au général Sadio Camara, au général de Brigade Célestin Simporé (Burkina Faso) et au général d’Armée Salifou Mody (Niger), reçus ensemble par le chef de l’Etat nigérien, s’inscrit dans le cadre des travaux préparatoires de l’opérationnalisation de la Force unifiée de l’AES, dont les modalités de mise en œuvre sont actuellement examinées à Niamey. À l’issue de l’entretien, le ministre malien a salué « l’accueil chaleureux et l’organisation parfaite de la rencontre par les autorités nigériennes », soulignant que les échanges avec le chef de l’État « ont permis de faire le point sur les avancées de la coopération sécuritaire tripartite et de mesurer les progrès significatifs accomplis. Cette rencontre est présentée comme une étape décisive dans le renforcement de la coopération militaire au sein de l’AES et illustre « la détermination des trois pays à consolider la paix et la stabilité dans la Région du Sahel face aux menaces complexes et évolutives. » OS/MD (AMAP)

Lutte contre le terrorisme : L’armée déjoue des attaques terroristes (état-major général)

Bamako, 08 nov (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont déjoué, vendredi, des attaques terroristes, respectivement à Hermakono , dans la Région de Sikasso (Sud) à 04h30 et Soumpi, dans la Région de Tombouctou à 14h, a annoncé, dimanche, l’état-major général des armées Dans un communiqué, l’armée précise que «ces attaques ont été vigoureusement repoussées, suivies de ratissages avec d’importants pertes humaines et matérielles des terroristes», Elle ajoute : « les appuis des vecteurs aériens ont permis de localiser et neutraliser les rescapés terroristes en débandade. » L’État-major général des armées assure «de l’engagement des FAMa à défendre le territoire national. MMD/MD (AMAP)

Macina, au Centre du Mali, renoue avec le poisson

Par Demba GAKOU Macina, 8 nov (AMAP) La pêche occupe une place de choix dans l’économie de la commune de Macina (Centre) et mobilise beaucoup de personnes dont les Bozos kelingas et autres personnes venant d’ailleurs pour la circonstance. Ils sont des centaines à exercer cette activité et beaucoup se sont installés le long du fleuve Niger sur près de 2km, chacun avec sa pirogue munie de moteur. Fin octobre c’est la décrue et les pêcheurs s’en réjouissent, la pêche a commencé. En cette période, le long du fleuve est très animée. Des piroguiers s’en vont à la pêche, d’autres en reviennent, Des femmes, des enfants ramassent le poisson de différentes variétés dont les sardinelles, les carpes, les silures… Ces pêcheurs, qu’ils soient Bozos kelingas ou autres, pour la plupart, ont appris le métier de père en fils, « dans la famille », comme l’explique Adama Keita. Il est né « dans la pêche », celle de son époque « est différente » de celle d’aujourd‘hui. TEMPS ANCIEN, TEMPS PRESENT – « Autrefois, les pêcheurs se contentaient d’une petite pirogue munie de perche et de pagaie pour pêcher. Les outils de pêche ne coûtaient pas aussi chers. Il n’y avait pas de surpeuplement de pêcheurs », se remémore-t-il. « Après deux ou trois mois ici, on pouvait aller dans le Massina profond pour y passer trois à quatre mois. Là, profitant du séjour, on avait l’opportunité d’amasser une importante réserve de poissons que l’on pouvait conserver et qui était destinée à la commercialisation », se souvient notre interlocuteur, un brin nostalgique. Aujourd’hui ce temps est révolu, « la pêche se fait sur de grandes pirogues poussées de puissants moteurs. Le matériel de pêche coûte les yeux de la tête. Ne parlons pas du carburant, aujourd’hui introuvable ». « A cause de l’insécurité, on ne peut plus rejoindre les coins reculés. Les Bozos traversent des moments difficiles. Ils ne sont pas prêts à dire combien ils gagnent exactement par jour., se contentant de lâcher : « Les prises varient et dépendent de beaucoup de facteurs. » DIVISION DU TRAVAIL – La conservation pour la commercialisation est, aussi, l’affaire des pêcheurs qui utilisent les techniques du séchage, du fumage, du brûlis et de congélation avec une unité de production de barres de glace installée sur place. Point de magasins de stockage. Juste un hangar moderne. La commercialisation passe par les mareyeurs venus de Ségou, Bamako où d’ailleurs. La pêche est autorisée à tout détenteur de permis de pêche délivré par le chef service local de la pêche. Le permis, s’il est de catégorie A, concerne les grands filets de barrage et coûte 15 000 Fcfa, La catégorie B concerne les éperviers, les filets maillants dérivant et dormants. La catégorie C, les nasses appâtées et les filets à deux mains 3 000f Fcfa. Quant à la catégorie D, ce sont les permis sportifs pour ceux qui pêchent à la ligne pour 1 500 Fcfa. Tout contrevenant s’exposerait à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur. PERCEE DE LA PISCICULTURE – Avec la rareté du poisson, consécutive au changement climatique, les services techniques en charge de la pêche, en partenariat avec le Programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT), ont initié la pisciculture qui consiste à élever les poissons dans un espace contrôlé. Pour sa réussite dans les étangs et les cages flottantes, d’après un praticien, « il faut tenir compte de l’aliment poisson de qualité qui coûte cher, choisir les alevins de qualité à partir de la production artificielle surtout pour les clarias. » La pisciculture, depuis plus d’une décennie, a fait de grands pas dans la filière pêche, à Macina. La Coopérative des pisciculteurs de Macina dont le bureau est installé depuis 2007 est présidée par le vieux Kokè Haidara, La pisciculture, en dépit de ses exigences est plus rentable que la pêche traditionnelle, d’après un praticien De février à mars, la pêche collective appelée «Yaya » qui remonte loin dans l’histoire de la contrée occupe tous les pêcheurs, qu’ils soient de Macina où d’ailleurs. Elle peut durer un à deux mois et commence à Myon, village à l’ouest de Kolongotomo jusqu’à Komara, dernier village à l’est de Macina. Ces mares, regorgent de poissons en quantité et en qualité. Après la crue, la pêche se poursuit dans les retenues d’eau, les mares, les canaux d’irrigation de l’Office du Niger mais les prises sont faibles. A côté de la pêche certains pêcheurs font de la riziculture, d’autres de petits métiers, du commerce. DM/MD (AMAP)  

Crise des hydrocarbures : Vue de l’intérieur du Mali

De nos correspondants régionaux et locaux Bamako, 8 nov (AMAP) Depuis 11h, vendredi, il y a du carburant à Fougadougou à une vingtaine de kilomètres de Koulikoro en direction de Bamako. De 2 H du matin à 11 il y avait du carburant à la station Niantao à kayo dans la commune urbaine de Koulikoro. Il y a des camions citernes positionnées aux deux stations Yara. Ces stations-service n’ont pas d’abord commencé la distribution, mais il y a du monde. Tout comme à la sortie de Koulikoro vers Banamba, il y a du carburant dans un point de vente non loin du gouvernorat. A Kolondièba, dans le Sud, par où transite en ce moment le gros des camions citernes venant de la Côte d’Ivoire, la situation s’améliore. Depuis le 3 novembre, il y a du carburant dans plusieurs stations de la ville. Sur huit grandes stations-service, quatre sont en activité  SOTRAKA, Mali Sadio I et II, et Corridor). Les stations-service Kolondiè, Petro Sy, SONEF et Tadjiso sont dans l’attente. Ici, le litre d’essence se vend à 775 et 725 Fcfa celui de gaz oil . SOTRAKA livre de l’essence et du gaz oil. Par contre les trois  autres offrent uniquement de l’essence aux clients. À Dioila, 13e Région administrative du Mali, aucune station ne dispose de carburant pour l’instant.  Une rencontre d’information et d’échanges a été organisée par la gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, le mardi 04 novembre 2025 au gouvernorat sur le sujet. Lors des échanges, l’exécutif régional a expliqué » les efforts déployés par l’État » et a, par la suite, promis de l’arrivée prochaine du carburant sans préciser de date. Les populations ont apprécié la démarche et se montrent plus que jamais résilientes. Il faut, tout de même, préciser que cette pénurie d’hydrocarbures a rendu difficile les récoltes et leur acheminement vers les lieux de stockage parce que bon nombre de paysans ont abandonné les charrettes au profit des tricycles comme moyen de transport. Les détaillants, dans un commerce essentiellement informel, se livrent à toute sorte de spéculations. Le litre de carburant est vendu, dans des bouteilles, au prix oscillant entre 2 500 à 4 000 Fcfa. D’ici l’amélioration de la situation, les populations qui relèvent avec inquiétude que la reprise de l’école est prévue pour le lundi 10 novembre 2025, font preuve de résilience, en prenant leur mal en patience et en faisant confiance aux autorités. Dans la ville de San (Centre), le litre d’essence se vend au marché noir entre 2 750 et 3 000 Fcfa. Au niveau de certaines stations-service, le carburant est disponible mais jour les cas d’urgence, notamment la santé et la sécurité. A Ségou (Centre) il n’y a pas d’amélioration. Beaucoup de stations-services sont fermées. Au gouvernorat, une commission a été créée pour la gestion de la crise carburant. On espérait l’arrivée de citernes de carburant cette semaine mais jusqu’à ce jour, aucune nouvelle. Le litre se vend sur le marché noir entre 4 000 et 5 000 Fcfa. CRISE MULTIFORME – Le cercle de Bla, également au Centre du pays, dans la région de Ségou, traverse depuis plusieurs semaines une crise socio-sécuritaire et humanitaire d’une gravité inédite, provoquée par une pénurie quasi-totale de carburant. Ici, c’est une crise multiforme (de tout en un) de pénurie de carburant, de services vitaux paralysés et d’exode administratif Cette situation a entraîné l’arrêt complet des services publics essentiels et l’exode d’une partie des autorités administratives. La rupture des stocks d’hydrocarbures a mis à l’arrêt les deux principaux opérateurs publics de la ville : Énergie du Mali (EDM) et la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). La centrale locale d’EDM est totalement inactive, faute de carburant, plongeant la ville de Bla dans l’obscurité depuis plusieurs semaines. Sa sœur jumelle, la SOMAGEP, qui parvenait à maintenir un service minimal, a également cessé ses opérations. La population est contrainte de s’approvisionner exclusivement auprès des forages de quartier ou des puits domestiques. ​La pénurie d’hydrocarbures s’est étendue au secteur privé : les six stations-service de la ville sont à l’arrêt. Sur le marché noir, les prix du carburant ont flambé, atteignant 3 250 à 4 000 Fcfa le litre d’essence et 2 750 à 3 000 Fcfa le litre de gasoil. Cette flambée paralyse l’ensemble des activités économiques. Le secteur de la santé est le plus durement touché. L’absence de carburant rend impossible l’acheminement des produits pharmaceutiques vers les Centres de santé communautaires (CSCOM). ​Plus grave, les références et évacuations de malades vers les hôpitaux sont suspendues. Ce sont désormais les familles qui doivent « se débrouiller » pour trouver des moyens de transport de fortune pour les patients, mettant en péril la vie des personnes nécessitant des soins urgents. ​Face à la pénurie, la population utilise massivement les vélos, les charrettes, se déplacent à dos d’ânes ou de chevaux, témoignant d’un retour à des modes de vie anciens. Simultanément à cette crise logistique, le Cercle de Bla fait face à une insécurité grandissante et à de multiples menaces. Cette situation a poussé les autorités administratives à quitter leur poste : le préfet et les sous-préfets ont déserté les lieux. La majorité des maires des Communes ont également changé de domicile « par mesure de sécurité. » ​Les Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurent cependant mobilisées. Des patrouilles sont assurées en ville pour sécuriser la population. Une force spéciale a été récemment déployée dans le Cercle afin de renforcer les unités déjà sur place. ​La crise à Bla requiert une attention urgente des autorités nationales pour la mise en place d’un corridor logistique sécurisé afin de ravitailler la ville en carburant et de permettre le redémarrage des services vitaux. GESTION RATIONNELLE DIEMA – A ce jour, le cumul de carburant, disponible dans les Stations de la ville de Diéma, à savoir Sahel, SOTRAKA, SODIES, Total, SEBAF, SOMAYAF, se présente comme suit : essence 521 litres, au seuil d’alerte et 21 552 litres pour le gasoil. Cette ville carrefour n’a pas été ravitaillée en essence depuis

Crise des hydrocarbures : Pas de panne sèche ce week-end à Bamako

De nos reporters et correspondants Bamako, 07 nov (AMAP) Depuis de la crise d’hydrocarbures, imposée à notre pays, il faut admettre que Bamako n’a été autant ravitaillée en produits pétroliers que ce week-end. D’où la disponibilité du carburant dans de nombreuses stations-service où nous nous sommes rendus Sur quatorze points de vente de carburant dans certains quartiers des Communes III et IV, sept servent du carburant. Mieux, nous avons constaté moins d’attroupement dans certaines stations- service. Comme pour confirmer la disponibilité du liquide tant précieux, ce vendredi 07 novembre à Bamako. La joie se reflétait sur les visages, sur des motos, une centaine de jeunes garçons et filles se côtoient, à coup de plaisanteries et taquineries, ils tiennent le rang, se suivent en deux files sur la descente de la côte au quartier Samè, en Commune III du District de Bamako, sur la route de Kati. Ces files continuent jusqu’à la station-service au flanc de la colline, contigüe au bar appelé Peid de colline. Dans cette station Yara, un cordon de sécurité, bien établi et formé d’agents de police et de jeunes portant des gilets roses, les pompistes servent du gasoil depuis 11 heures du matin. Et le service de l’essence a commencé à 14 heures, à notre passage. DES FILES FLUIDES – « Aucun incident. Tout le monde est discipliné et suit notre dispositif de sécurité », dit le sergent de police Coulibaly, en maintien d’ordre avec d’autres collègues. Selon Issa Dembélé, président de la jeunesse du quartier de Samè, depuis le début de la crise du carburant, les membres sont déployés à cette station, chaque fois que le carburant disponible. Ces jeunes en gilets rose aident les policiers à maintenir l’ordre et faciliter en même temps la fluidité de la distribution. Et oui ! A croire que « Résilience est malienne. » Du moins, c’est ce que nous avons constaté lors de notre reportage. A la station- service SOMAYAF, au terrain de foot de la Commune III, où le ravitaillement est en cours, des populations ne sont pas stressées. « Nous n’allons jamais céder à n’importe quelle crise. Nous supportons la crise énergétique, plutôt de l’électricité … et nous resterons à jamais dernière ces autorités de Transition…», nous lance gaillardement Moussa Traoré, de son véhicule dans une file de plus de 500 mètres jusqu’à la pompe. Ici, aussi pas de tohu-bohu. Tout le monde respecte le cordon de sécurité. En tout cas pas de bousculade dans la station. La station Total non loin du monument Hippopotame (Maliba), le service avait commencé à notre arrivée. Le rang n’est pas aussi long comme celui de la première station que nous avons visitée. Mais la joie se lit sur les visages car chacun est confiant de ne pas passer une nuit blanche pour se faire servir du carburant. PAS D’ATTROUPEMENT – Non loin, à l’ex- usine IMACI, deux stations-service, SOMAYAF et SHELL, fonctionnent normalement. Pas d’attroupement. « C’est une question de patience. C’est vrai que nous avons souffert mais, nous sommes contents aujourd’hui », se réjoui Bintou Sissoko, très proche de la pompe à la SOMAYAF. Non loin, Aichata Diakité est sereine. « Toute difficulté a une fin », lâche-t-elle, philosophe. Sur le même trajet, en direction du quartier de Lafiabougou, deux points de vente sont opérationnels. SHELL, non loin du monument Éléphant (Samaba), où il y a moins de personnes dans la file. Le service est en cours. C’est toujours la même consigne de sécurité qui est de mise. Pas de couac. Tous la respectent. Vers le monument Cabral, à Lafiabougou, la queue est un peu longue, avons-nous constaté Par contre, de Yara Oil (au tournant de Bacodjicoroni-Golf) à Total (Djicoroni), aucune station en service ni de file de voitures ! OUELESSEBOUGOU RETROUVE SON SOUFFLE – La distribution de carburant connaît une nette évolution ce vendredi dans la ville de Ouélessébougou, à 80 kilomètres au sud de Bamako. Sur la dizaine de stations-service que compte la localité, quatre dont la Station SOTRAKA, les Stations KDF 1 et KDF 2 et la Station Dièna sont actuellement en mesure de distribuer de l’essence et du gasoil. Cette évolution de la situation a considérablement réduit l’affluence des véhicules et les attroupements habituels dans les routes principales ces derniers jours, grâce aussi à la bonne collaboration entre le Conseil communal de la jeunesse (CCJ) de Ouélessébougou et les forces de l’ordre. Cependant, la ville a retrouvé une mobilité notable ce vendredi, jour de grand marché. Malgré la disponibilité limitée du carburant, l’activité économique a repris permettant aux habitants de Djitoumou de vaquer à leurs occupations commerciales et sociales. Cette accalmie, bien que temporaire, est un soulagement pour une population qui espère une normalisation rapide de l’approvisionnement. Le contraste est frappant à Niono, dans le Centre du Mali : aucune station se ne dispose de carburant pour la vente. La crise du carburant, ici, aurait pu compromettre la campagne agricole (fauchage, transport, décorticage). Mais, avec l’ingéniosité des populations, un palliatif est trouvé. C’est l’huile de consommation désormais (les 05 litres et 20 litres) qui fait fonctionner les moteurs diesel. A Niafunke (Nord), où il n’y a pas pas de station service, juste des vendeurs ambulants, le prix du carburant n’a pas connu un grand changement. Le litre d’essence est à 1 200, 1 250 fcfa par endroit et le gasoil 800 à 900 fcfa, selon les lieux de vente. Jusque là,  les vendeurs n’ont pas signalé de crise malgré la forte demande due à la période de la campagne agricole où le riz en épiaison réclame plus d’eau donc plus de pompage au niveau des périmètres rizicoles OD/AC/AC/MS/SM/MD (AMAP)