Litiges commerciaux : Journée de sensibilisation sur l’arbitrage et la médiation
Bamako, 27 nov (AMAP) La Chambre de commerce et d’industrie du Mali, en partenariat avec le Centre de conciliation et d’arbitrage du Mali (CCAM), a organisé, ce jeudi, un atelier pour « sensibiliser les industriels et opérateurs économiques sur l’importance des modes alternatifs pour le règlement des conflits (MARC) dans la résolution des litiges commerciaux ». Pendant une journée, cet atelier est destiné à « renforcer la compréhension et l’adhésion des industriels, opérateurs économiques, conseillers juridiques d’entreprise aux modes alternatifs de règlement des différends afin de favoriser un climat des affaires serein et compétitif au Mali », a précisé le directeur du CCAM, Demba Dianka. « C’est un réel plaisir pour moi de voir la réalisation de ce projet. Quand j’étais président, nous avons pris l’initiative de créer un cadre d’arbitrage. Ce n’est pas une innovation mais plutôt un devoir, parce qu’il est inscrit dans nos textes de création de mettre en place un centre d’arbitrage obligatoire », a déclaré le 2ᵉ vice-président de la CCIM du Mali, Mamadou Tiéni Konaté. « Dans un tel contexte, ce n’est pas important de s’adresser aux tribunaux classiques, mais plutôt de faire recours à la médiation, la conciliation et l’arbitrage qui peuvent mettre fin à tout genre de conflits. Beaucoup savent que l’arbitrage existe mais ne connaissent pas son intérêt intrinsèque et stratégique dans toutes nos affaires, son efficacité à résoudre un conflit. Il faut commencer la résolution par les petits conflits », a-t-il ajouté, avant d’inviter les participants à relayer l’information dans leurs entreprises respectives. Le président de l’Organisation patronale des industriels du Mali (OPI), Mamadou Yatassaye, dans son intervention, a indiqué que « la médiation et l’arbitrage ne sont pas de simples concepts théoriques. » « Ils représentent des solutions concrètes, adaptées et pacifiques pour prévenir et résoudre les litiges, tout en préservant les relations d’affaires et en soutenant l’essor de notre économie », a-t-il relevé. Il a rappelé que le règlement alternatif des différends, l’une des missions de la CCIM parmi tant d’autres, a été institué par la Chambre dans son texte de création, en son article 7, qui stipule qu’« elle peut être amenée à désigner des arbitres pour trancher les litiges d’ordre contractuel dans les domaines du commerce, de l’industrie et des services. » MMD/MD (AMAP)
Renforcement de capacités : Le programme Tokten appuie cinq laboratoires de l’Université Kurukanfuga
Bamako, le 27 nov (AMAP) Le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a ouvert, ce jeudi, à la Faculté de droit public (FDPu), un atelier de renforcement de capacités des ressources humaines des cinq laboratoires de l’Université Kurukanfuga de Bamako, a constaté l’AMAP. Ces échanges de deux jours sur le thème :« Maîtriser la recherche appliquée pour l’innovation scientifique et technologique, se tiennent dans le cadre du programme Tokten. Deux laboratoires de la FDPu), deux de la Faculté de droit privé (FDPri) et un laboratoire de la Faculté des sciences administratives et politiques (FSAP) sont les structures bénéficiaires de cette session de formation. Il s’agit de transfert de compétences de la diaspora malienne au profit des universitaires u Mali. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a expliqué que cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de la migration (PONAM) « dont le processus de révision a été engagé afin de doter le Mali, d’une Politique nationale de migration plus ambitieuse, mieux adaptée et, de surcroit, réaliste et réalisable. » Selon Mossa Ag Attaher, l’atelier se tient « à un moment où le pays a le plus besoin de l’intelligence de ses enfants pour se relever, rebondir et faire du Mali, un Etat fort dans le concert des Nations. » il a ajouté que cette session de formation « est une illustration parfaite de ce cheminement que nous devons avoir, ensemble, pour faire de la diaspora, un puissant levier de la transformation sociétale du Mali. » Du Programme Tokten, le chef du département des Maliens établis à l’Extérieur a dit qu’il est l’une des plus belles histoires de coopération entre le Mali et le Système des Nations unies. Selon Mossa Ag Attaher, qui a co-présidé la cérémonie d’ouverture avec son collègue en charge de l’Enseignent supérieur et de la Recherche scientifique, a indiqué que ce département et celui des Maliens établis à l’Extérieur doivent cheminer ensemble. « Car, a-t-il soutenu, la mobilité et la connaissance, la diaspora et l’innovation sont les deux forces motrices pour bâtir le Mali d’aujourd’hui et de demain. » Le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Bouréma Kansaye ,tout saluant la coopération entre les deux départements, a trouvé opportun de mobiliser les enseignants chercheurs, doctorants, entre autres. Selon le Pr Kansaye, les laboratoires sont les hauts lieux de la recherche auxquels tous les chercheurs de l’Université Kurukanfuga de Bamako doivent être affiliés. Le représentant-résident adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Roland Série, a déclaré que l’organisme onusien reste engagé auprès du gouvernement de la Transition pour relever les défis. La cérémonie a pris fin par la remise d’un chèque de plus de cinq millions de francs, Cfa offert par un malien résidant aux États-Unis, Makan Diarra, pour nos compatriotes étudiants en difficulté à Cuba. OD/MD (AMAP)
Lancement à Bamako du Programme mini-réseaux en Afrique
Bamako, 25 nov (AMAP) Le Programme mini-réseaux en Afrique, Africa Minigrids Program, (AMP) qui bénéficie de l’appui financier du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), pour environ 1,25 milliard de Fcfa, pour une durée d’exécution de quatre ans, a été lancé jeudi à Bamako. Le programme couvre 21 pays africains et offre une plateforme d’échanges et de partage d’expériences à l’échelle régionale pour booster le développement des mini-réseaux solaires, Pour le Représentant résident adjoint du (PNUD), Roland Sery, ce projet va contribuer « à réaliser l’ambition du gouvernement malien, d’accélérer l’accès universel à une énergie propre, fiable et abordable, tout en contribuant à la lutte contre le changement climatique et à la transformation socio-économique des communautés rurales. » Pour la ministre de l’Environnement, Mme Doumbia Mariam Tangara, « l’urgence climatique constitue un impératif dans toute action de développement et de gestion des ressources naturelles, en particulier dans les terroirs arides et semi-arides de la zone sahélo-saharienne. » La résilience économique et sociale, principal défi des pays sahélo-sahariens, passe nécessairement par des actions d’adaptation et de réduction des effets néfastes du changement climatique, en vue d’assurer un développement résilient et durable dans les terroirs, selon la ministre. C’est dans ce contexte que la Stratégie nationale Grande Muraille Verte de notre pays, alignée sur le Plan d’investissement prioritaire décennal (PIPD 2021-2030) de la Grande Muraille Verte, prévoit, entre autres, la promotion et le développement de pratiques et techniques climato-intelligentes à faible empreinte carbone pour asseoir la transition écologique, l’économie verte et le développement durable à terme. Pour le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, qui a présidé la cérémonie de lancement, la réalisation de ce projet pilote permettra la mise en service directe d’au moins 309 kilowatts de puissance solaire photovoltaïque installée et 754 kilowattheures de capacité de stockage sur batteries. Il faut, également ,noter la réduction des émissions de Gaz à effet de serre (GES) sur la durée de vie des activités du projet, estimée à 16 929 tonnes d’équivalent CO₂ (direct) et 631 697 tonnes de CO₂eq (indirect). Le nombre de bénéficiaires directs est estimé à 8 665 personnes, dont 50 % de femmes, grâce à 1 752 nouveaux raccordements aux mini-réseaux. Le projet sera mis en œuvre conjointement par l’Agence nationale des Énergies Renouvelables et des Bioénergies (ANEB), la Direction nationale de l’énergie (DNE), l’Agence malienne de développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (AMADER) et l’Agence nationale de la Grande Muraille Verte (ANGMV) AC/MD (AMAP)
Le gouvernement et les importateurs saluent la fin des longues files d’attente dans les stations-service
Bamako, 27 nov (AMAP) Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo, s’est réjoui, ce jeudi, de l’amélioration significative de la situation de l’approvisionnement en hydrocarbures, à l’issue de la 7ᵉ réunion du cadre de concertation avec les importateurs de produits pétroliers qui s’est tenue à Bamako,. « À l’unanimité, il a été constaté que les mesures prises ont porté leurs fruits : l’objectif de faire disparaître les longues files d’attente a été atteint dans les délais impartis », a déclaré le ministre. M. Diallo a rappelé la signature, le 21 novembre dernier, d’un protocole d’accord entre le gouvernement, le Groupement malien des pétroliers (GMP) et le Groupement professionnel des pétroliers du Mali (GPPM). Ce document engage les parties à résorber les files en une semaine et à réduire le délai de traitement douanier de 72 à 24 heures. Selon lui, les premières évaluations démontrent une amélioration visible dans la plupart des stations-service du pays. Le ministre a également exprimé la reconnaissance des autorités de la Transition aux importateurs pour leur « sens des responsabilités » et leur « accompagnement constant ». Il a toutefois appelé à la vigilance et à la poursuite des efforts afin d’éviter toute nouvelle crise d’ampleur similaire. Les régions de Ménaka, Taoudéni, Kidal, Nara et Douentza feront l’objet d’un ravitaillement prioritaire d’ici mardi prochain, a-t-il assuré. De son côté, le secrétaire général du Groupement malien des professionnels du pétrole (GMPP), Ibrahim Touré, s’est félicité des progrès accomplis. « Nous avons promis et nous avons tenu… Je ne suis pas très prétentieux pour dire qu’il n’y a plus de files d’attente, mais je peux dire que ça s’est nettement amélioré », a-t-il affirmé. M. Touré a salué la contribution de « tous les acteurs du secteur », des importateurs aux chauffeurs en passant par les agents des douanes, qui ont travaillé « contre vents et marées » pour assurer la continuité de l’approvisionnement. Il a réaffirmé l’engagement du groupement à maintenir la dynamique actuelle et à éviter le retour des files d’attente. Abordant la question du ravitaillement des régions de l’intérieur, le responsable du GMPP a demandé un meilleur accompagnement des forces armées, notamment pour la disponibilité des escortes permettant aux camions-citernes d’atteindre leurs destinations. Les délais d’attente prolongés créent « des pertes financières importantes » pour les opérateurs, a-t-il expliqué. Répondant aux préoccupations relatives au détournement de stocks, M. Touré a rejeté toute implication des importateurs : « Le détournement, ce n’est pas les professionnels, ce n’est pas nous les importateurs. » Le gouvernement et les opérateurs ont réaffirmé leur volonté commune de lutter contre la rétention frauduleuse, la spéculation et toutes les pratiques perturbant l’approvisionnement, afin de consolider durablement le retour à la normale. OS/MD (AMAP)
Bafoulabé : Lancement du Projet caravane de la paix et de la réconciliation
Bafoulabé, 26 nov (AMAP) Le préfet du Cercle de Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo, a procédé au lancement officiel du Projet caravane de la paix et de la réconciliation, ce mercredi, 26 novembre 2025, dans l’enceinte de la Mairie de la ville. Financé par le gouvernement du Royaume du Danemark, à travers le Fonds d’appui aux moteurs du changement (FAMOC), le projet vise à promouvoir la paix, la réconciliation et le vivre ensemble à travers des actions culturelles, éducatives et participatives. Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire de la Commune rurale de Bafoulabé, Kandé Doucour,é ont salué l’initiative qui, selon eux, « ramène l’espoir et la confiance là où la division a semé le doute. » Ils ont encouragé la jeunesse communale à plus de tolérance et de solidarité pour un Bafoulabé unit et fort. Prenant la parole, le préfet, Siaka Souleymane Sanogo, s’est réjoui de présider cette cérémonie de lancement. « Dans un contexte où la cohésion sociale et la paix durable sont plus que jamais des priorités, cette initiative s’inscrit avec la vision des hautes autorités du pays », a-t-il dit. S’adressant aux jeunes, le préfet du Cercle a dit qu’« ils ne sont pas seulement l’avenir du Cercle mais, aussi, des acteurs essentiels », car selon lui, leur implication « dans ce projet est un signal fort. Il a exprimé sa gratitude aux autorités traditionnelles et religieuses ainsi qu’aux organisations de la Société civile pour leur mobilisation. Le préfet a invité tout le monde « à se donner la main pour accompagner cette caravane) pour en faire un véritable levier de transformation sociale. C’est sur cette note d’espoir que le préfet a lancé les activités de la caravane pour la paix et la réconciliation dans le Cercle de Bafoulabé. Une prestation d’artistes et un slam ont agrémenté l’événement. BM/MD (AMAP)
Mali : Le Port de Dakar annule les indemnités et frais de magasinage pour les marchandises maliennes en souffrance
Bamako, 26 nov (AMAP) Le Conseil malien des chargeurs (CMC) a annoncé, ce mercredi, que des dérogations exceptionnelles ont été accordées aux marchandises maliennes en souffrance au port de Dakar, a appris l’AMAP de source officielle. « Le Port Autonome de Dakar a demandé aux compagnies maritimes et manutentionnaires de procéder à l’annulation intégrale des frais de surestarie, de magasinage et de détention » concernant les marchandises en question, précise un communiqué officiel du CMC. Cette mesure, découlant d’une réunion ministérielle conjointe Mali-Sénégal tenue du 18 au 20 novembre 2025, concerne « exclusivement les marchandises en transit vers le Mali ayant dépassé la période de franchise à la date de la circulaire. » Elle est limitée à une durée de trois mois pour permettre l’évacuation complète des conteneurs concernés. Le président du CMC, Kissima dit Bakissima Sylla, appelle les exportateurs, importateurs et transitaires à « prendre les dispositions urgentes pour l’enlèvement desdits conteneurs » et à accélérer également l’évacuation de ceux dont les délais de franchise ne sont pas encore expirés, afin d’éviter de nouvelles pénalités. Le communiqué insiste sur le caractère définitif de cette décision indiquant que le délai de trois mois est « incompressif » et qu’ aucune autre dérogation ne sera accordée à son expiration. OS/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Les autorités en visite de terrain pour constater les conditions de distribution du carburant
Ouélessébougou, 26 nov (AMAP) Les autorités locales du Cercle de Ouélessébougou ont effectué une visite de terrain, ce mercredi, à la station-service Sotraka, actuellement le seul point de vente approvisionné en carburant dans la ville à ce jour. Ce déplacement de l’autorité est destiné à constater les conditions de distribution et de s’assurer du bon déroulement des opérations, intervient dans un contexte où le Mali est affecté par une crise de carburant qui connait un apaisement dans la capitale, Bamako. Sur place, la délégation a pu observer l’organisation mise en place pour gérer le flux important d’usagers, la longue file d’attente et le respect du prix à la pompe : 775 Fcfa et 725 Fcfa, respectivement pour le super et le gasoil. Le préfet Moussa A. Sagara, qui a conduit la délégation, a salué l’engagement et la mobilisation de toutes les parties prenantes. Il a exprimé sa « profonde gratitude » aux gérants de la station Sotraka pour leurs efforts en cette période difficile. Il a, également, adressé des remerciements appuyés au Conseil communal de la jeunesse et aux forces de l’ordre et de sécurité. « Grâce à votre vigilance, votre sens civique remarquable et au professionnalisme des forces de sécurité, nous parvenons à éviter les attroupements massifs sur les artères principales de la ville et à maintenir l’ordre », a déclaré le chef de l’exécutif local. Il a mis un accent particulier sur « la lutte contre la spéculation et le trafic de carburant » lors des opérations, tout en invitant la jeunesse et les forces de l’ordre à la vigilance face à tout cas de vol ou détournement. « J’invite tous au strict respect des mesures éditées concernant la vente et l’achat du carburant. Ces règles, bien que contraignantes, sont nécessaires pour traverser cette période ensemble », a souligné le préfet. Toutefois, il a salué les énormes efforts déployés par les autorités nationales dont l’impact positif se constate déjà dans plusieurs localités du pays. Pour sa part, le gérant de la station-service, Mohamed Traoré, a évoqué une difficulté majeure notamment, la présence quotidienne de mêmes clients qui reviennent, après avoir vidé leurs réservoirs à la maison. Cette visite a permis aux autorités de noter une opération de distribution mieux organisée et apaisée, dans l’attente d’un retour à la normale sur le marché des hydrocarbures. AC/MD (AMAP)
Crise des hydrocarbures à Bamako : L’embellie se poursuit
Bamako, 26 nov (AMAP) Ha oui ! Tout indique, ce matin du mercredi 26 novembre 2025, que la situation s’est améliorée ces derniers quant à l’approvisionnement en carburant dans la ville de Bamako. La circulation reprend. Les embouteillages aussi. La légendaire « incivisme dans la circulation bamakoise » a refait surface. Des insultes entre usagers de la route pour se faire respecter ou se rendre justice contre tout non-respect du Code de la route rendent nostalgique déjà de ces petits matins cames des derniers jours où la circulation était clairsemée et très fluide. Sur la route de Samè, en Commune III du District de Bamako, devant le ministère de l’Éducation nationale, en empruntant la voie de Koulouba, en passant devant le ministère de la Défense, le stade Ouezzin Coulibaly, le Lycée Aminata Bâ (ex- lycée des jeunes filles) et l’ÉCICA, jusqu’au quartier de Médina Coura, en Commune II du District de Bamako…la vie a repris ! Ainsi, depuis 07h du matin, sur la route principale de Kati, côté Samè, c’est le même engouement des usagers de la route. Déjà à 08h, sur notre engin à deux roues, un litre et demi d’essence à 1 000 Fcfa dans le réservoir, vendu ces derniers mois, clandestinement, à 3 000, 4 000, voire 5 000 Fcfa avec de « jeunes crapules : devenus des contre-bandiens urbains. Bref…de 08 à 09 heures nous nous sommes rendus compte que l’embellie a commencé, Les quelques stations de service sur le trajet servent le liquide précieux. Pas de files interminables. Des populations un peu plus joyeuses. « Bina, ce clown, trouves-le moi, je lui ferai un sort moins enviable… », crie fièrement Fatim, rencontrée à la station-service Oryx, au quartier Badialan I non loin du stade Mamadou Konaté. Cohésion nationale dans la difficulté, l’adversité. Patriotisme ambiant. Tout indique qu’on est prêt à tout « contre n’importe quel ennemi du pays. » Au niveau du camp des sapeurs-pompiers, un sergent-chef de police, Bernard Denon, nous dit que les autorités de la Transition « font face actuellement à deux priorités : la lutte contre le terrorisme ainsi que la crise du carburant et ceux qui font la surenchère ». A califourchon à la place arrière de ma moto, au carrefour du Grand hôtel, le jeune policier se nous dit avoir laissé sa moto hier (Ndlr, mardi) à son lieu de garde, vers 16 heures, en raison d’une panne sèche. Outre l’embouteillage de ce matin, beaucoup de motos sont au parking du stade Ouezzin Coulibaly. Pour confirmer que le liquide précieux est disponible dans d’autres quartiers du District de Bamako en dehors de ceux des communes III et II. Circulation alternée oblige, sur la voie traversant le quartier de Bagadadji, passant devant l’Assemblée nationale et la grande Mosquée de Bamako, tout est normal, L’embouteillage habituel des jours ordinaires est revenu. « Depuis hier 19 heures, j’ai fais le plein…Fini de rallier mon lieu de travail à pied…A bas les terroristes…Vive le Mali…», crie aussi fort qu’il peut Modibo dit Van, devant le Carrefour des jeunes. Ici, aussi, tout semble revenir à la normale. Mieux, au cours de reportage, nous avons constaté des camions citernes approvisionnant d’autres stations-service, dans la même Commune III. Bon présage pour les Bamakoises. OD/MD (AMAP)
Pénurie de carburant : Grosse lueur d’espoir à Bamako
Bamako, le 25 nov (AMAP) Comme une traînée de poudre, la nouvelle s’est répandue aussi vite que celle qui annonçait, ces derniers mois, l’arrivée de camions citernes dans une station-service ! Moins de files devant les points de distribution d’essence, contrairement à la période du pic de la crise des hydrocarbures. Fluidité devant les pompes… du moins dans certaines stations-service en Commune III du District de Bamako. Les quelques clients en rang n’ont plus l’angoisse, ce mardi 25 novembre, de s’entendre dire : « A bana » (C’est fini)… Chacun est ravi d’être servi en moins de 20 minutes. Jean, pantalon moulant, tee-shirt rose mettant, teint un peu clair, éclairci, pour être exact Aïcha Touré, âgée 18 ans, n’en revient pas. Sa joie et son excitation sont à la mesure de la nouvelle ! Notre jeune interlocuteur affiche une mine réjouie. Satisfaction et surprise de pouvoir faire le plein de carburant de sa moto « en si peu de temps ! ». « Que c’est réjouissant après plusieurs semaines douloureuses à la quête de l’essence pour pouvoir faire ses courses » dit-elle. Plus d’un la prenait pour une folle. Non, loin de là ! Presque tout le monde était en liesse. Cette scène se passe à Samè Cité des rails. Précisément à la descente, du côté de ce quartier en direction de Kati. Au bas de la colline du quartier, pas de file. « C’est la première fois que nous éprouvons un soulagement depuis la crise du carburant…On se demande par quel miracle l’État a pu faire cela », se réjouit un jeune homme. À N’Tomikorobougou, Badialan III, III, I, Samè, Bolibana, entre autres … c’est le soulagement. OD/MD (AMAP)
Mopti (Centre) : L’armée neutralise un dépôt de carburant terroriste, selon l’Etat-major
Bamako, 26 nov (AMAP) L’état-major général des Armées annonce que les vecteurs aériens des FAMa ont répéré et neutralisé, mardi, « avec efficacité un dépôt de carburant appartenant aux terroristes, situé à 19 km au nord de Sofara, dans la Région de Mopti (Centre). Des frappes, dans le « cadre de la surveillance du territoire » ont, également, détruit « une base des Groupes armés terroristes à 30 km à l’est de Tidermène et à 80 km au nord de Menaka », dans le Nord du Mali, ajoute le communiqué de l’armée. L’état-major général des Armées rassure la population du plein «engagement des Forces armées maliennes (FAMa) dans la lutte contre les terroristes sur l’ensemble du territoire.) MMD/MD (AMAP)

