Ouélessébougou : Réunion d’information et de sensibilisation sur la loi domaniale et foncière

Ouélessébougou, 22 déc (AMAP) Une rencontre d’information, de sensibilisation et d’échange sur la loi domaniale et foncière, qui s’inscrit dans le cadre de la transition entre l’ancien texte et le nouveau, s’est tenue, lundi, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural (CFADR) de Ouélessébougou. L’objectif est d’informer et de sensibiliser l’ensemble des parties prenantes, en particulier les autorités locales en charge de l’application des textes et les citoyens, sur les dispositions, les changements et les implications pratiques de la nouvelle loi domaniale et foncière. L’événement a réuni les représentants de la Direction nationale de l’urbanisme et l’habitat, les autorités administratives, judiciaires et communales, ainsi que les acteurs locaux concernés par les questions foncières . Le préfet Moussa A. Sagara, après son mot de bienvenue, a dit que cette réunion est une initiative des autorités nationales, à travers le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, pour vulgariser le contenu des nouveaux textes qui régissent, désormais, le monde foncier sur toute l’étendue du territoire national. Il a invité l’assistance à plus d’assiduité, compte tenu du l’importance de l’ordre du jour. Pour Charles Diarra, Chargé du contentieux à la Direction nationale de l’Urbanisme et l’habitat, « la question foncière, de nos jours, est transversale et occupe un pourcentage important dans les affaires pendantes devant les tribunaux. » « Une situation qui demande l’implication commune de tous les acteurs locaux », a-t-il déclaré. Selon lui, il s’agit de garantir une compréhension commune et uniforme du nouveau cadre juridique pour en faciliter la mise en œuvre effective sur le terrain. Dans son exposé, il a noté quelques facteurs qui expliquent des litiges fonciers, notamment, la croissance démographique, le non-respect des textes en vigueur, les facteurs liés aux comportements des personnes. Il a expliqué les innovations, présenté les nouvelles règles, procédures et concepts introduits par la réforme en vigueur depuis l’année 2021, en clarifiant les ruptures et les continuités avec l’ancien système. S’agissant des documents de propriété foncière, M. Diarra a insisté sur le titre foncier comme étant le seul document autorisant, la propriété d’une terre ou habitation, reconnu par la nouvelle loi domaniale. En réactions aux dispositions de la nouvelle loi, plusieurs intervenants ont demandé les procédures du changement des anciens documents en conformité avec le nouveau texte. La présence des représentants de la Direction nationale de l’Urbanisme et l’Habitat, des autorités administratives, judiciaires et des autorités communales a donné à cette réunion un caractère opérationnel et d’aborder les questions techniques, légales et de gouvernance locale, assurant ainsi une approche coordonnée pour une transition réussie. AC/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou :  Kayes et Bougouni à l’épreuve

Envoyés spéciaux Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 22 déc (AMAP) Après deux nuits de compétitions, les troupes de Kayes et Bougouni étaient devant le jury, dimanche, au terrain municipal de Tombouctou. C’est la troupe de Kayes qui a ouvert la soirée avec son Ensemble instrumental sur le thème de la paix. C’est un appel pour un Mali reconcilié et uni autour d’un intérêt commun. Elle est suivie de la pièce de théâtre, intitulée, « La recherche de la pitance. » A travers cette présentation, la Région de Kayes dénonce l’incivisme, l’arrêt du train et la malhonnêteté de certaines personnes. C’est le récit d’une société en perte de références au profit de la recherche du pain quotidien. La pièce alerte sur le non-paiement des taxes et les pratiques frauduleuses comme la vente des armes et des matériels volés.  Son solo, chanté en langue Khassonké est un « Hommage aux pupilles de la Nation. » C’est l’histoire d’une jeune femme mariée, qui a perdu son mari, à peine quelques années de leur union au cours d’une violente bataille contre les terroristes. Cette composition musicale évoque le devenir d’un petit garçon  du jeune couple. Ainsi, la perte brutale de l’époux a déstabilisé la femme qui a reçu le choc, très dur à supporter. Elle sera conseillée par une autre femme, sage. Et, enfin, la chanson rend hommage aux autorités nationales pour leur soutien aux pupilles de la Nation et salue les efforts des mères des pupilles pour leur rôle après la disparation de leurs époux. Ainsi, plusieurs spectateurs estiment que le solo de chant Kayes peut bien influencer le jury et se classer parmi les meilleurs de la Biennale de Tombouctou. Il a été suivi de la danse traditionnelle, intitulée « le Worso », une danse traditionnelle du milieu soninké composée de trois rythmes à savoir le Worso, le Tinguinta et le « Lemunu Légué »] Le « Worso » est une danse traditionnelle populaire qui met en scène quelques hommes de castes. Le « Tinguinta » est populaire et exécuté par tout le monde y compris les nobles et les hommes de castes.  Le « Lemunu Légué » est une danse des jeunes. Ce rythme est populaire et ouvert à tout le monde (jeunes, adultes, nobles, hommes de caste, captifs). La deuxième prestation de la soirée a été la troupe de Bougouni qui a débuté avec son solo de chant intitulé : « Le cri de l’oiseau orphelin. » Ce Solo de chant chanté en douceur rappelle la mort et pourquoi faut-il en avoir peur ? Il rend hommage aux présidents indépendantistes des pays de la Confédération des États du Sahel et les invite à s’unir davantage pour bâtir un Sahel fort et uni. La danse traditionnelle monte en deuxième position, titrée ;« Fiileni » ou la calebasse. C ’est une danse originaire du Wassoulou et execuée exclusivement par les jeunes filles, caractérisée par le maniement de la calebasse comme instrument de rythme et de grâce. C’est également une forme d’expression culturelle qui affirme l’identité culturelle de la jeune fille du Wassoulou. Elle symbolise la maturité et la solidarité féminine, et tient une place particulière dans le patrimoine culturel de Wassoulou. La pièce du théâtre intitulée « Socle de la vie de notre village », met en évidence les bases d’une société, notamment les éléments indispensables pour la survie d’un village. Elle a été suivie de l’ensemble instrumental qui porte sur la paix et la cohésion sociale. Avant cette soirée, les orchestres de Dioila et Mopti ont presté devant le jury dans la salle Ali Farka Touré. Le programme de lundi prévoit le passage des Régions de Nara et Sikasso. AS/YD/MD (AMAP)      

CAN 2025 : les Aigles du Mali se font piéger par les Chipolopolo zambiens

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Seïbou S. KAMISSOKO Djènèba BAGAYOKO Aliou SISSOKO (Photos)  Casablanca, 22 déc (AMAP) Les Aigles du Mali n’ont u faire mieux, lundi, qu’un match nul (1-1) contre les Chipolopolos. au terme du premier match des deux formations disputé dans le groupe, au complexe sportif Mohammed V, après la victoire du Maroc face aux Comores (2-0), dimanche en ouverture de la CAN 2025 dans le même groupe A. Le capitaine Aliou Dieng et ses coéquipiers ont, pourtant, fait le plus difficile en ouvrant le score, grâce à Lassine Sinayoko (62è min). Les Aigles se sont faits rattrapés sur le gong, en encaissant un but dans le temps additionnel de Patson Daka, l’arme fatale de la Zambie (90è min +3). C’est la première grosse surprise dans cette CAN puisque le Mali était le grand favori de ce match. Le sélectionneur national, Tom Saintfiet, et ses hommes nourriront des regrets. Cette rencontre était largement à leur portée mais l’équipe a craqué au mauvais moment, incapable de tenir les quatre minutes de temps additionnel. Les Aigles auraient pu et dû marquer un deuxième but pour se mettre à l’abri mais ils ne l’ont pas fait et peuvent s’en mordre les doigts. L’équipe a manqué l’occasion de prendre ses trois premiers points dans la compétition et de rejoindre le Maroc en tête du groupe, en attendant leur duel de vendredi, à Rabat. Dans l’ensemble, les Aigles ont dominé les Chipolopolo, très agressifs et solides en défense. Les Aigles ont obtenu 53% de possession de balle contre 47% pour la Zambie, 13 tirs dont 5 cadrés contre 4 tirs dont 2 cadrés pour les Zambiens. C’est 6 corners pour le Mali contre 5 pour la Zambie. Dès le début de la rencontre, le Mali s’installe dans le camp des Chipolopolo. Le bloc malien est assez haut avec El Bilal Touré à la pointe, Kamory Doumbia en soutien à l’avant-centre, Lassine Sinayoko à droit et Nene Dorgelès à gauche. Au milieu de terrain, il y avait Aliou Dieng et Mamadou Sangaré alors que Woyo Coulibaly (arrière droit), Mamadou Fofana, Abdoulaye Diaby et Amadou Danté (arrière gauche) étaient en défense tandis que Djigui Diarra gardait les buts. Les Aigles exercent le pressing dans le camp de la Zambie. La sélection malienne s Aigles ont plus d’opportunité de marquer, à l’image des frappes de Nene Dorgelès qui passent tout près du poteau gauche du gardien zambien, Willard Mwanza (6è min) et de Lassine Sinayoko captée par le gardien des Chipolopolo (15è min). Dans un complexe Mohammed V à moitié vide, les supporters scandent Mali, Mali, Mali. A la 37è min, nouvelle occasion pour le Mali. Lassine Sinayoko centre en retrait vers Nene Dorgelès, qui est fauché par Mathews Banda au niveau de la jambe gauche. Sur les ralentis, le Zambien touche clairement la jambe de l’ailier des Aigles. Les supporters scandent « pénalty » dans les tribunes, obligeant l’arbitre Somalien Omar Abdulkadir Artan à recourir à la vidéo, avant de confirmer le penalty. El Bilal Touré pose le ballon et tire mais le gardien Willard Mwanza se détend sur sa gauche pour sortir le cuir frappé à ras de terre. Le Mali a finalement débloqué le tableau d’affichage après l’heure de jeu. Sur un corner joué rapidement, Lassine Sinayoko allume à bout portant le gardien Willard Mwanza (1-0) à la  62è min. Le Mali est donc libéré, mais la tentative de Kamory Doumbia aux abords de la surface passe à côté (64è min). Ensuite, Djigui Diarra sauve le Mali en captant le retourné acrobatique de Dominic Chanda (73è min) alors que Lassine Sinayoko était à deux doigts de doubler la mise, sa frappe enroulée effleure le poteau gauche du portier zambien (84è min). Menés au score, les Zambiens restent toujours dans le match et leurs efforts seront récompensés dans le temps additionnel. Sur l’une des vraies occasions de la Zambie, Patson Daka profite d’un mauvais alignement de la défense malienne pour se défaire du marquage et marquer d’une tête plongeante (90è min +3). Les Aigles sont désormais obligés d’obtenir, au moins le nul contre le Maroc, lors de leur prochaine sortie, prévue ce vendredi, à Rabat, avant le match contre les Comores, au compte de la 3è journée, lundi 29 décembre. « Je suis un peu fâché parce que je n’aime pas perdre des points comme ça. Il nous reste deux matches pour aller au deuxième tour. On a créé un petit problème pour nous parce qu’on a seulement un point et on veut trois points. Mais, on va faire tout pour rester dans le tournoi. Je pense qu’on a bien joué. On a eu de bonnes actions, mais on n’a pu marquer ce deuxième but. Ce match-là, avec un but de dernier moment, c’est comme une défaite. Moi, je ne suis pas content. Je suis déçu », a déclaré le sélectionneur des Aigles, après la rencontre. Tom Sainfiet a, également, salué les efforts des supporters maliens. « J’ai vu beaucoup de drapeaux en vert, or et rouge. Et c’est vraiment dommage. On joue pour les supporters », a ajouté le technicien belge. « Nous n’avons pas bien démarré le tournoi. Nous avons relâché dans les derrières minutes. Nous allons corriger les erreurs et essayer de nous racheter contre le Maroc en s’imposant à Rabat. Nous allons tout donner lors de la prochaine sortie », a déclaré le milieu de terrain Mahamadou Doumbia, entrée en cours de jeu. De son côté, l’arrière droit, Woyo Coulibaly a déclaré : « Chaque match à sa réalité. Malgré l’effort du groupe, nous avons été rattrapés par la Zambie. Mais, nous allons nous racheter pour le match contre le Maroc ». Le milieu de terrain Amadou Haïdara reste optimiste. « C’est vrai qu’on ne devrait pas perdre ces trois points. Mais, je pense qu’il n’y a pas de panique à faire. Nous avons deux matches et je pense que le billet pour les huitièmes de finale est toujours à notre portée », a estimé le milieu de terrain des Aigles.

Dialyse à Ségou : La gratuité des soins se heurte aux limites budgétaires

Par Aminata Dindi SISSOKO  Ségou, 22 déc (AMAP) La santé, dit-on, est la couronne du bien-portant que seuls les malades peuvent voir. Les patients sous dialyse ont fait leur ce proverbe qui, dès lors, prend tout son sens à l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou (Centre). Reliés aux machines dans la salle exigüe de l’unité  dialyse, certains dorment à point, d’autres observent silencieusement leur environnement. Leur santé, désormais fragile, ils ressentent combien elle reste le bien le plus précieux. F.N, allongée sur son lit de dialyse observe avec patience la machine qui filtre son sang. Elle n’a plus le choix : sans la dialyse, ses reins ne fonctionnent plus. L’adolescente de 16 ans et sa sœur cadette, 14 ans, viennent de Macina pour suivre les soins. Elles sont contraintes de faire cet exercice vital deux fois par semaine. « C’est l’année dernière après la fête de Tabaski, que je suis tombée malade. Cela a trouvé que ma sœur cadette était déjà sous dialyse. Bien avant la maladie, j’avais abandonné l’école mais ma sœur, elle, a dû abandonner l’école à cause de la maladie », confie F.N, innocente. Non loin d’elle, A. Koné relié à la machine par des tubulures garde une main immobilisée entourée de fils qui assurent la circulation du sang vers l’appareil. « La dialyse est indispensable pour nous maintenant. Sans quoi, on ne peut survivre en aucun cas », confie-t-il. L’enseignant semble avoir le moral. L’épreuve de la maladie n’a, en rien, altéré la clarté de sa voix, son dynamisme ni son éloquence pédagogique. « Je fais la navette entre Koutiala et Ségou, deux fois dans la semaine, pour suivre mes séances de dialyse. C’est en avril 2023 que je les ai débutées à l’hôpital du point G, avant de faire le transfert vers Ségou », nous explique-t-il. Koné, stoïque, assure que la séance de quatre heure, ne lui cause aucun désagrément. La joie, pour lui, est d’en bénéficier. Cependant, il déplore la disponibilité continu de kits. « Quand j’ai été transféré ici, l’ unité fonctionnait bien. Mais, au fil du temps, il y a eu des ruptures de kits. Nous avons dû payer certaines séances nous-mêmes », déplore-t-il. Il ajoute que tout récemment, les dialysés ont bénéficié de trois séances gratuites. Toutefois ces kits sont désormais épuisés. « On attend une autre occasion. Sans cela nous serons obligés de quémander auprès des parents ou de bonne volonté. On n’a pas d’autres solutions. La dialyse, ce sont des charges lourdes », indique-t-il, en lançant un cri de cœur aux hautes autorités nationales pour leur prise en charge. A côté de lui, M. Barry un résident de Fobogo ne va pas par le dos de la cuillère : « Sans la dialyse, c’est le calvaire. », dit-il. « C’est en décembre 2024 que j’ai été placé sous dialyse. Je ne pouvais marcher ni travailler. Sans les séances, je perds l’appétit, je suis incapable de boire, ou d’uriner. Je passe des nuits noires. Mes pieds et mes chevilles gonflent », a-t-il expliqué. Joignant sa voix à celle de Koné, il plaide pour une aide de l’Etat et des bonnes volontés. « La plupart d’entre nous ne travaille plus à cause de la maladie. C’est compliqué pour nous maintenant ». lance-t-il. Outre les problèmes d’approvisionnement en kits, les patients sous dialyse de la Région de Ségou font face à de nombreuses difficultés : absence d’accompagnants, problème de logement, déplacements compliqués, achat de nourriture de la rue, manque de donneur de sang pour certains. La majorité souffre d’anémie chronique et peine à réaliser les bilans de routine, faute de moyen. Les patients nécessitant une fistule artério-veineuse (FAV) doivent être référés à Bamako pour bénéficier de cet acte médical, faute de chirurgien vasculaire sur place. La dialyse est un traitement artificiel qui remplace la fonction des reins lorsqu’ils ne filtrent plus correctement le sang. Elle élimine les déchets et l’excès de liquide du corps. Conscient de son importance vitale, l’Etat, à travers le ministère de la Santé et du Développement social, consent, depuis quelques années, d’énormes efforts pour assurer la prise en charge. Dans cette dynamique l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou a été inaugurée en décembre 2019, avec 5 générateurs, afin de rapprocher ces soins des patients de la région. Les séances de dialyse ont débuté à Ségou avec 9 patients transférés de Bamako suivis de 3 nouveaux dialysés de Ségou soit un total de 12 patients dialysés en 2019. Du 1er janvier au 17 décembre 2025, 132 nouveaux dialysés ont été enregistrés dans la région. Leur prise en charge est assurée par deux médecins néphrologues, un infirmier spécialisé en néphrologie et un nombre insuffisant d’infirmiers. Présentement, sur les dix générateurs de dialyse fournis par le ministère de la Santé et du Développement social, avec l’appui de la Société du Pari mutuel urbain (PMU), huit sont fonctionnels. Cependant, nous confie un agent, « cette unité n’a pas été construite à cet effet ». Exiguë, elle occupe l’ancien bloc opératoire contigu aux urgences et ne dispose pas de service d’hospitalisation pour les malades. Ce qui limite le confort des patients et du personnel. Les problèmes d’approvisionnement en kits de dialyse, le nombre limité de personnel de bureaux, l’insuffisance de la subvention de l’État, le manque de formation continue du personnel restent les principaux défis. Malgré ces difficultés, le chef de Service néphrologie et hémodialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou, Jacques Coulibaly, confie que l’unité poursuit son activité et offre un accès vital à la dialyse pour les patients de la région. Cependant, il sollicite la construction d’un centre de néphrologie et de dialyse avec hospitalisation « pour une meilleure prise en charge des patients ». « Le nombre de malade augmente de facon graduelle. Nous avons, en moyenne, 65 patients qui viennent de façon régulière. L’unité actuelle n’est pas adaptée pour les accueillir. La salle est restreinte », explique-t-il. Pour prévenir l’insuffisance rénale, le néphrologue insiste sur l’importance de la sensibilisation et du dépistage précoce des maladies comme l’hypertension artérielle et le diabète, principales causes de cette pathologie. Pour le travail de terrain,

2ème Sommet de l’AES : Report de l’arrivée du chef de l’Etat du Burkina Faso (Urgent)

Bamako, 22 déc (AMAP) L’arrivée à Bamako du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’Etat du Burkina faso attendu initialement, aujourd’hui lundi, dans la capitale malienne, est reportée à demain mardi, a appris l’AMAP de source officielle. Le capitaine Traoré, qui attendu à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou, par son homologue malien, le Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, participera, avec son homologue nigérien, accueilli dans la matinée par leur hôte malien, à la 2ème session du collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) qui s’ouvre ce lundi 22 décembre 2025. MD (AMAP)

Les FAMa détruisent des bases terroristes dans les régions de Sikasso (Sud) et Tombouctou (Nord), selon l’état-major général des Armées.

Bamako, 22 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit des bases de Groupes armés terroristes (GAT), le dimanche 21 décembre 2025, a annoncé, lundi, l’état-major général des Armées, dans un communiqué. « Ces opérations ont porté sur des sites situés à proximité sud de Tièrè et au sud de la forêt de Boukarila, dans la Région de Sikasso, ainsi qu’une frappe chirurgicale sur une base terroriste dissimulée sous des couverts végétaux à 16 km au nord-est de Foita, dans la région de Tombouctou », précise la source militaire. L’état-major général des Armées assure que « les FAMa demeurent vigilantes et ne laisseront aucun répit aux groupes armés terroristes dans leur dessein funeste de terroriser les paisibles populations. » OS/MD (AMAP)

2ème Sommet de l’AES : Le général d’Armée Abdourhamane Tiani accueilli à Bamako par son homologue malien, le général d´Armée Assimi Goïta

Bamako, 22 déc (AMAP) Le Chef d’État du Niger, le général d’Armée Abdourhamane Tiani est arrivé, ce lundi matin, à Bamako, aux environs de 10 heures 38 minutes, à l’aéroport international président Modibo Keita-Senou, et a été accueilli par le président de la Transition, le général d´Armée Assimi Goïta au bas de la passerelle, a constaté sur place l’AMAP. A sa descente d’avion, sur le tarmac de l’aéroport, le général d’Armée Tiani et son hôte, le général d´Armée Goïta ont salué le drapeau, sous les hymnes nationaux des deux pays et celui de la Confédération AES. Les deux Chefs d’Etat ont, ensuite, passé en revue les troupes avant de s’installer au Pavillon présidentiel de l’aéroport. Le chef d’État nigérien arrive dans la capitale malienne pour participer à la 2ème session du collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) qui s’ouvre ce lundi 22 décembre 2025. Le Président Goïta accueillira son homologue du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, attendu sous peu, à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou, en présence du Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, du président du Conseil national de Transition (CNT), le général de Corps d’armée Malick Diaw, des l de gouvernement des pays de l´AES ainsi que ceux du corps diplomatique accrédité au Mali Après l’accueil du capitaine Traoré, les chefs d’Etat, inaugureront la télévision AES dont le siège se trouve non loin de l’aéroport puis la Banque confédérale d’investissement et de développement de l’AES (BCID-AES) BD/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle Tombouctou : Comment intégrer le marché de l’art

Tombouctou, 25 déc (AMAP) En marge de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou, le Consortium Fonds africain pour la culture (ACF) / Fonds Maaya a organisé, hier, une table ronde au village artisanal de la Biennale. La rencontre a réuni plusieurs acteurs culturels autour de la problématique de l’accès au marché pour les industries culturelles et créatives. La cérémonie officielle était présidée par le Chef de cabinet du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Salia Malé. À ses côtés figuraient le président du Réseau Kya, Djibril Guissé, la responsable de la communication du Consortium, Mme Gabdo Ouattara, ainsi que Salah Touré, Conseiller national de Transition. Plusieurs acteurs culturels ont également pris part à la rencontre. Les travaux ont été coanimés par le critique d’art Chab Touré, le président de la Fédération du Mali, Adama Traoré, et le directeur général de l’Agence de promotion des entreprises et industries culturelles du Niger, Maki Garba. Les échanges ont porté sur les enjeux de la professionnalisation du secteur culturel, en lien avec les normes nationales et internationales. La formation des artistes a été identifiée comme un facteur déterminant pour l’accès au marché de l’art et le développement durable des industries culturelles. À l’issue des discussions, quatre piliers majeurs pour la promotion du secteur ont été dégagés : la structuration, le financement, la diffusion et la promotion, ainsi que la création et la découverte d’espaces culturels. Il a également été relevé que l’accès au marché repose sur la qualité des productions et le respect des exigences du secteur. Les débats ont permis de formuler plusieurs recommandations, notamment la structuration du secteur culturel, le renforcement des capacités des acteurs, la mise en place d’une structure unique et la création d’un fonds d’urgence au profit des artistes. La question du droit d’auteur a également été abordée au cours des échanges. AC/MD (AMAP)  

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Dioïla et Mopti brillent sur scène

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (photos) Tombouctou, 23 déc (AMAP) « La population de Tombouctou était encore au rendez-vous à 19 heures, mercredi dernier, au terrain municipal de la ville, pour suivre le passage des troupes de Dioïla et Mopti », rapportent ls envoyés spéciaux de l’AMAP. C’est la Région de Dioïla qui a ouvert la compétition. Elle a présenté son ensemble instrumental intitulé « Mali Kura avancé », une composition évoquant les dynamiques déclenchées par les autorités du pays. Cette prestation a été suivie de la pièce de théâtre « La Patrie avant tout ». Ce récit met en scène un jeune chômeur qui décide de rejoindre les terroristes pour subvenir à ses besoins. Après une rencontre émouvante avec sa compagne, qui lui rappelle leurs souvenirs d’amour et le sens du patriotisme, il choisit d’abandonner sa révolte. Il est alors tué par ses compagnons terroristes, qui le qualifient de traître. Le solo de chant, intitulé « La croyance », incarne la dignité, le patriotisme, la paix, le sens du devoir, la souveraineté et l’attachement à nos valeurs culturelles. Il invite la jeunesse à adopter un comportement responsable pour l’avènement d’un « Maliden Kura ». Enfin, la danse traditionnelle « Initiation au Korês » a clôturé le passage de Dioïla. Au-delà du divertissement, elle prépare l’homme à affronter la vie et symbolise la paix, le vivre-ensemble, l’entente et la cohésion sociale. La région de Mopti a ensuite pris le relais. Son ensemble instrumental a ouvert avec « Nangonndiral juude », évoquant l’entente et la cohésion face aux défis de développement de la Confédération des États du Sahel (AES). Cette chanson appelle les populations à s’unir, à regarder dans la même direction pour soutenir les efforts des dirigeants en matière de paix et de développement.Le solo de chant « Inè bè kôrôpa » (Retournons aux sources), interprété en langue bozo, est un appel vibrant au retour aux valeurs ancestrales. À travers cette composition, Mopti invite les populations déplacées et les Maliens de la diaspora à s’unir. Le passage s’est achevé avec la danse traditionnelle « Tawangal », une danse peulh originaire de la zone du Guimbala, située entre les régions de Mopti et Douentza. Traditionnellement exécutée au clair de lune pour célébrer le retour des jeunes bergers de la transhumance, elle est aussi l’occasion pour la plus belle jeune fille du village – marraine de la saison – de choisir le chef de la génération. À noter que les orchestres modernes de Nara et Koulikoro ont animé l’après-midi dans la salle Ali Farka Touré. AS/OS/MD (AMAP)  

AES Développement : Des avancées sur plusieurs chantiers stratégiques

Par Anta CISSE Bamako, 21 déc (AMAP) Au total, 16 réunions sectorielles ont été organisées dans le cadre du pilier « Développement » de la Confédération AES, qui ont permis d’avancer sur plusieurs chantiers stratégiques couvrant des domaines variés tels que l’industrie, le commerce, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, la sécurité routière, l’action sociale, l’humanitaire et la justice, selon la synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) dont copie est parvenue à l’AMAP. Les ministres en charge de l’Industrie et du Commerce ont adopté une matrice d’actions prioritaires visant à renforcer l’intégration économique et commerciale, assortie de la mise en place d’un Comité tripartite de suivi et d’un mécanisme de réunions périodiques tournantes. Par ailleurs, le Forum régional sur l’agriculture, tenu avec d’autres pays du Sahel, a porté sur la sécurité alimentaire, la transformation agricole et l’irrigation. Dans le domaine de la sécurité routière, les agences nationales ont arrêté des bases techniques et financières communes pour réduire les accidents, avec des recommandations relatives à l’harmonisation des règles, la formation conjointe et la création de fonds nationaux dédiés. Une étape majeure a été enregistrée lors de la réunion consacrée à l’opérationnalisation du pilier « Développement », marquée par la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital social de 500 milliards de Fcfa, à libération progressive. Les ministres de l’Économie et des Finances ont poursuivi le travail d’opérationnalisation de la BCID-AES, en validant les outils techniques nécessaires. En matière de développement humain dont santé est un élément crucial, les ministres ont recommandé la création d’un cadre institutionnel AES, d’une Agence régionale de santé et la mise en place d’un mécanisme de reporting régulier aux Chefs d’État. L’enseignement supérieur et la recherche ont, quant à eux, connu des avancées notables à travers des engagements en faveur de la mutualisation des ressources, de la mobilité académique et de la recherche collaborative. Sur le plan social, les ministres en charge de la Promotion de la femme ont adopté quatre décisions majeures dont la Déclaration de Niamey et l’harmonisation des législations relatives aux droits des femmes, Ils ont désigné le Niger comme pays pilote jusqu’en 2027. Dans le secteur humanitaire, la décision a été prise de créer un cadre AES de concertation et de coordination afin de renforcer les solutions endogènes et l’assistance aux populations vulnérables. Dans le domaine de la justice, un engagement a été pris pour créer une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, avec un renforcement de la formation des magistrats. Dans le domaine de la justice, les États membres se sont engagés à créér une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, ainsi qu’à renforcer la formation des magistrats. Enfin, le Forum sur le développement agricole a recommandé, entre autres, le relèvement des budgets agricoles à 15 %, l’aménagement de deux millions d’hectares, la création de quatre agropoles et la mise en œuvre de vastes programmes de recherche et de formation. AC/OS/MD (AMAP)