Cercle de Kéniéba : Le gouverneur de la Région de Kayes à l’écoute des populations

Kéniéba, 23 avr (AMAP) « Nous voulons voir le Président, le général d’Armée Assimi Goita, et le gouverneur de la Région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré à Kéniéba. Les autorités de la Transition font un bon travail. Elles se soucient du devenir des populations », a déclaré, mercredi, le porte-parole des légitimités traditionnelles de Kéniéba, Sékou Sissoko. M. Sissoko, qui s’exprimait lors de la visite qu’effectue depuis mardi 22 avril 2025 dans le Cercle de Kéniéba, a tenu ces propos dans la famille du chef des légitimités traditionnelles de cette ville. Les autorités traditionnelles et coutumières ont, également, évoqué les problèmes de route, de véhicules pour la gendarmerie, les problèmes d’électricité et de sécurité. La chefferie est pour le maintien de son cercle dans la Région de Kayes. Mais, elle a demandé au Gouverneur de s’investir pour que le Cercle de Kéniéba soit érigé en région. Les légitimités traditionnelles estiment que les autorités de la Transition doivent « composer avec le peuple et non avec les partis politiques. » Le général de brigade Moussa Soumaré, qui est accompagné d’une forte délégation, a également rendu une visite de courtoisie à Aboubacar Baldé, Iman de la grande mosquée de Kéniéba, depuis 1988. Le leader religieux a fait des prières et des bénédictions pour le Mali. S’adressant aux légitimités traditionnelles et aux autorités religieuses, le gouverneur de la Région de Kayes a dit qu’il est venu « écouter les populations, échanger avec (elles) sur (leurs) préoccupations et donner des informations sur le pays.) BMS/MD (AMAP)

En visite dans le Cercle de Kéniéba, le gouverneur de Kayes (Ouest) a eu plusieurs rencontres

Kéniéba, 23 avr (AMAP) Le gouverneur de la Région de Kayes, le général de Brigade Moussa Soumaré a consacré la deuxième journée de sa visite, mercredi, dans le Cercle de Kéniéba à des huis-clos à la préfecture, a constaté l’AMAP. Le chef de l’exécutif régional a rencontré d’abord le 1er adjoint au préfet, Sékou Kanta, et les sous-préfets. Il s’est, aussi, entretenu successivement avec les services locaux, les maires, les légitimités traditionnelles, la société civile et les compagnies minières. Le général de brigade Moussa Soumaré a informé ses différents interlocuteurs des différents textes en vigueur sur les mines, la gestion des mairies, parmi tant d’autres. Il a aussi recensé les préoccupations et les attentes des services et des de forces vives de Kéniéba. Le programme de jeudi prévoit une conférence sur les textes régissant les mines, la visite du projet Tambaoura et du champ solaire. BMS/MD (AMAP)

Kita : Les chasseurs du Mali célèbrent le fétiche de Noumoutènè Alou Keita pour la paix et la solidarité

Kita, 24 avr (AMAP) La confrérie des chasseurs du Mali s’est réunie, mercredi, à Kita pour la célébration annuelle du fétiche de Noumoutènè Alou Keita, un rendez-vous culturel majeur marqué par des sacrifices, des prières pour la paix et le bien-être du pays. L’événement, organisé au domicile de Noumoutènè Alou Keita, a rassemblé les autorités régionales, le Directeur régional des affaires religieuses, du culte et des coutumes, ainsi que des chasseurs venus de tout le Mali. Ce rituel, qui se tient une fois par an, permet à Noumoutènè Alou Keita, grand chasseur pratiquant depuis plus de 30 ans, de présenter le bilan de ses actions et de formuler des vœux pour la nation. « À mes débuts, je ne pouvais immoler qu’une chèvre. Aujourd’hui, grâce à Dieu, j’arrive à égorger plusieurs bœufs », a déclaré Keita, vêtu de son habit traditionnel de chasseur coiffé d’une chéchia rouge. Il a insisté sur la vocation de sa pratique : « Elle vise le bien-être, l’amour, la solidarité et le vivre ensemble, loin de toute interprétation malveillante. » Les sacrifices et incantations réalisés lors de cette cérémonie visent à exprimer la reconnaissance et à projeter un avenir de paix et de prospérité pour le Mali. Le Secrétaire général de la Fédération nationale des chasseurs du Mali, Boureima Fotigui Coulibaly, a souligné l’importance de cet événement : « Cette pratique prône l’amour, la guérison, la solidarité et l’entraide. Nous bénissons les autorités, notamment le président de la Transition, Assimi Goïta, pour avoir décrété 2025 comme l’Année de la Culture. Nous les honorons à notre manière pour leurs efforts en faveur de la paix. » Le représentant du gouverneur de la région, Mahamadou Hama Maïga, a salué l’événement comme une opportunité de prier pour le Mali dans un contexte difficile. « Les autorités misent sur la culture pour développer et pacifier le pays. On peut tout perdre, sauf notre culture », a-t-il affirmé, invitant les chasseurs à contribuer à la reconstruction nationale. L’événement, animé pendant 48 heures par le groupe Sekoubani, a attiré des chasseurs de tout le pays, renforçant l’unité et la ferveur autour de cette tradition. JMF/OS/MD (AMAP)

Table ronde de la BAL : La NBA veut développer le basket africain avec des actions pérennes

Par Seïbou S. KAMISSOKO       Rabat, 22 avr (AMAP) Bâtie sur les rives du fleuve Bouregreg et de l’Océan atlantique, la capitale marocaine, Rabat, a accueilli pour la première fois une Conférence de la Basketball Africa league (BAL) du 5 au 13 avril. La ville recevait jusque-là la BAL Combine. En effet, à quelques heures du terme de la Conférence Sahara, il y a eu une table ronde. Elle était animée par Mark Tatum, vice-président de la NBA, Clare Akamanzi, directrice de la NBA Africa et Amadou Gallo Fall, président de la BAL. Cette rencontre avec la presse locale et étrangère s’est tenue dans un  hôtel dela capitale chérifienne et a été l’occasion pour les trois personnalités de revenir sur plusieurs sujets ayant trait au développement du basket en Afrique. Sur le continent, la NBA a lancé des initiatives comme la Basketball Without Borders, la Jr NBA, la NBA Africa, sans oublier la Basketball Africa League en partenariat avec la FIBA. D’entrée de jeu, le N°2 de la NBA, Mark Tatum dira : «Je suis content de venir au Maroc pour cette saison historique de la BAL. Rabat a répondu aux attentes avec cette forte affluence près de 30 000 personnes entre mardi et ce week-end. Je crois que le Maroc est un bon hôte. Cela montre toute l’attention des autorités marocaines sur ce que nous faisons. » Et de poursuivre : « Il y a beaucoup d’initiatives en Afrique. On peut citer la Jr NBA, la Basketball Without Borders et autres. On a lancé la collaboration entre NBA Africa et l’Université Mohamed VI Polytechnique (UM6P) qui sera mise en œuvre par EVOSPORT, en collaboration avec Act4Community. On lancera quatre ligues Jr. NBA qui toucheront près de 2 000 garçons et filles de 18 ans et moins chaque année à Khouribga, Gantour, Laayoune et El Jadida, ainsi que les premières écoles de basketball NBA du Maroc dans les quatre villes. Plus de 200 entraîneurs locaux participeront également aux ateliers des entraîneurs Jr.  NBA dans chaque ville. L’objectif est de développer le basket sur le continent avec des actions pérennes ». Pour sa part, la directrice de la NBA Africa, Clare Akamanzi, a salué l’impact de la BAL en Afrique et s’est dite satisfaite de la bonne tenue de cette Conférence Kalahari. « Sur les 4 premières saisons, la BAL a injecté 250 millions de dollars (environ 125 milliards de Fcfa) dans l’économie africaine sans compter les 37 000 emplois générés. L’impact est réel et on sent cet engouement au fil des années. En plus, les fans peuvent aujourd’hui se procurer les articles de la BAL sur BAL Store. Tout cela contribue à l’essor de la Ligue. On est motivé de voir l’intérêt des fans au Maroc. On va continuer à développer le basket en Afrique», a-t-elle annoncé. Le président de la BAL, Amadou Gallo Fall adit: « Nous sommes extrêmement fiers du déroulement de la Conférence Kalahari. Rabat a répondu à nos attentes. Nous sommes bien accueillis et nous sentons le soutien des autorités locales. Le Maroc offre toutes les commodités et c’est ce que nous demandons. Sur le terrain, la compétition se déroule très bien et nous allons vers un week-end de feu avec les 4 derniers matchs de la Conférence. » « La BAL, c’est le basket mais aussi la culture, la mode, l’art, l’entreprenariat. On a su mettre le curseur sur chacune de ses activités qui contribuent à l’essor de l’industrie du sport »,a indiqué M. Fall. Interrogé sur l’organisation de la Basketball Africa League dans un avenir proche au Mali, le premier responsable de la Ligue a dit : « Nous sommes toujours ouvert à explorer les opportunités, les possibilités, à aller dans des endroits où nous avons le maximum de chances d’avoir de la réussite. Parce qu’il nous faut des infrastructures de certain niveau et un public chaleureux pour supporter les équipes. On n’est pas fermé. On va continuer à évaluer ». « Déjà, nous sommes au courant qu’au Mali il y a un projet de construction d’une salle moderne (Arena Mali). Je pense que c’est ce genre d’initiative qui facilitera la décision d’aller évoluer au Mali. Mais, en attendant, je pense qu’il y a d’autre opportunités, sois en travaillant avec notre partenaire Fiba quant à l’organisation d’une des fenêtres des éliminatoires de BAL à Bamako », a-t-il ajouté Cette Conférence Kalahari est la troisième participation des clubs  maliens à la BAL avec L’AS Police (2021) et le Stade malien de Bamako (2023 et 2025). SSK/MD (AMAP)  

La culture du coton: Au cœur de la vie des agriculteurs de Mandiakuy

Mandiakuy, 20 avr (AMAP) Dans le cercle de Mandiakuy, peuplé majoritairement de Bwa, Dafing et Minianka, l’agriculture demeure le pilier économique et social. Si les cultures vivrières comme le maïs, le petit mil, le sorgho et le fonio assurent la subsistance, ce sont les cultures de rente, notamment le coton, l’arachide et le sésame, qui génèrent les principaux revenus. Les produits de cueillette tels que le karité, le néré, le baobab ou encore le tamarin complètent les ressources des communautés. Dans les Communes de Mandiakuy, Manfouné, Diora et Sanekuy, la culture du coton prédomine, avec Diora comme zone cotonnière de référence. « Le coton est cultivé ici depuis l’époque coloniale », affirme Bèdougou Dabou, chef de village de Diora, âgé de plus de 70 ans. Solomane Daou, président de l’Union des producteurs, souligne son importance : « Le coton permet l’accès à des engrais subventionnés, assure l’autosuffisance alimentaire et constitue un facteur incontournable du développement socio-économique. » Les producteurs comme Dobè Koné de Diora, Adama Zazou Goita et Émile Dabou de Béni-Bokuy se distinguent par leurs performances, occupant les premières places du tableau d’honneur en termes de production. Cependant, des défis persistent sous la forme d’obstacles structurels et climatiques. Malgré son rôle central, la filière cotonnière fait face à de nombreuses difficultés. Émile Dabou, octogénaire de Béni-Bokuy, déplore les retards de paiement : « Autrefois, le paiement se faisait sur place. Aujourd’hui, les Associations villageoises (AV) et les Coopératives de producteurs de coton (CPC) causent des retards chroniques. » Kassoum Coumaré, un autre producteur, pointe des problèmes plus larges : « Les saisons des pluies raccourcissent, les sols s’appauvrissent, les intrants coûtent cher et les prix du coton sont instables. » À cela s’ajoute l’impact des parasites, notamment les jassides, responsables des maigres récoltes des deux dernières années. Malgré ces contraintes, les agriculteurs de Mandiakuy continuent de s’appuyer sur le coton et les autres cultures pour faire vivre leurs familles et dynamiser l’économie locale. Leur engagement témoigne d’une résilience face aux aléas climatiques et économiques, dans un cercle où l’agriculture reste bien plus qu’une activité : un mode de vie. JD/OS/MD (AMAP)

FESMAMAS 2025 : Le ministre Mamou Daffé lance les festivités à Markala pour célébrer le Sogobo

Bamako, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a parrainé l’édition 2025 du Festival des masques et marionnettes de Markala (FESMAMAS) qui s’est tenue à Markala samedi, Accueilli chaleureusement par les autorités politiques, administratives et coutumières, ainsi que par le directeur du complexe culturel BlonBa, Alioune Ifra N’Diaye, les membres du Club de Markala et de nombreux festivaliers, le ministre a donné le coup d’envoi des festivités. Placé sous le thème « Quelle identité pour le Mali du 21e siècle ? », le FESMAMAS 2025 s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Après l’exécution de l’hymne national, le ministre Daffé a assisté à la course de pirogues, un temps fort du festival. Cette activité, accompagnée des chants de la cantatrice Mamou Thiero, met en lumière les pratiques ancestrales de la pêche de la communauté bozo, un pilier du patrimoine culturel régional. Le ministre Daffé a salué l’élan novateur du FESMAMAS, qui renforce son statut d’événement culturel majeur. « Cette nouvelle dynamique contribue au rayonnement de notre patrimoine », a-t-il déclaré, félicitant Alioune Ifra N’Diaye, le Club de Markala et la mairie pour l’organisation de cette édition. Il a également souligné l’importance de préserver et de valoriser les traditions maliennes pour répondre aux enjeux identitaires du 21e siècle. OS/MD (AMAP)

Foire de l’AJFEV à Bamako : Les jeunes femmes entrepreneures célébrées pour leur dynamisme

Bamako, 20 avr (AMAP) La Foire d’exposition de l’Association des jeunes femmes entrepreneures pour le vert (AJFEV) ouverte le 19 avril 2025 à Bamako, a mobilisé de nombreux acteurs de l’écosystème entrepreneurial, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants du gouverneur du District de Bamako et des autorités coutumières, a constaté l’AMAP. Placée sous la présidence de la ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Oumou Sall Seck, représentée par son chef de cabinet, Mahamadoun Sarré, la foire a pour objectif de mettre en lumière le talent et l’engagement des jeunes femmes dans la transformation des produits agroalimentaires, d’élevage et de pêche. La présidente de l’AJFEV, Diarra Ramatou Keita, a rappelé que l’association, créée le 31 décembre 2024, regroupe 68 membres déterminées à promouvoir l’autonomisation des femmes. « Nous remercions toutes les bonnes volontés qui ont contribué à la réussite de cet événement. Notre mission est de favoriser l’épanouissement des jeunes femmes entrepreneures », a-t-elle déclaré. Prenant la parole, Mahamadoun Sarré a magnifié le dynamisme des membres de l’AJFEV, qu’il a qualifiées de « modèles inspirants pour les générations futures ». « Vous êtes des femmes qui, malgré les obstacles, font entendre leur voix et tracent la voie », a-t-il affirmé. Il a souligné que l’entrepreneuriat féminin est un levier essentiel du développement économique, social et culturel, en ligne avec la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. M. Sarré a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les femmes entrepreneures à travers des programmes dédiés, citant l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes comme exemple de dispositif d’appui. « En investissant dans l’entrepreneuriat féminin, nous investissons dans une société plus juste, où les emplois se multiplient et les inégalités se réduisent », a-t-il conclu. OS/MD (AMAP)

Bougouni : Le ministre de l’Élevage et de la Pêche en mission de supervision de la campagne agricole 2025

Bougouni, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a effectué, samedi, une mission de supervision de la campagne agricole 2025 à Bougouni (220 km de Bamako), accompagné du gouverneur de la région, le général de Brigade Ousamane Wélé, et des autorités locales, a constaté l’AMAP. Cette visite, marquée par des échanges fructueux, a permis d’évaluer les avancées et les défis du secteur, notamment face à l’interdiction de la transhumance transfrontalière imposée par la Guinée. Après une visite de courtoisie aux autorités traditionnelles, la délégation s’est rendue sur le site du Système d’hydraulique pastorale améliorée (SHPA) de Zantiébougou, réalisé dans le cadre du PRAPS 2. Le ministre s’est dit la satisfaitde ce dispositif, destiné à l’approvisionnement en eau des animaux en transhumance. La mission a également visité la ferme Dafina de Mohamed Sery, spécialisée dans l’élevage de bœufs laitiers et de bétail pour la viande, ainsi que la ferme piscicole de Moussa Koné, dédiée à la production de poisson frais et fumé. « La qualité des investissements dans ces fermes est impressionnante », a déclaré le ministre Ba. Lors de la conférence des cadres au gouvernorat, le maire de Bougouni, Karim Sangaré, a salué l’importance économique de l’élevage et de la pêche dans la région. Cependant, le gouverneur Wélé a dressé un tableau des défis persistants : « Malgré une situation zoo-sanitaire stable, nous faisons face à l’interdiction de la transhumance avec la Guinée, à la réduction des espaces pastoraux due à l’agriculture et à l’orpaillage, ainsi qu’à la détérioration des écosystèmes aquatiques par le dragage. » En réponse, le ministre a annoncé la construction de 22 SHPA à l’échelle nationale, dont quatre à Bougouni, pour améliorer les conditions du secteur. Il a également évoqué des mesures contre l’orpaillage illégal, avec la saisie des équipements nuisibles aux cours d’eau. « Bougouni dispose de potentialités inépuisables dans l’élevage et la pêche, véritables poumons économiques du Mali », a-t-il affirmé, appelant à la vigilance et au développement industriel pour assurer l’autosuffisance alimentaire. Le ministre a salué la réactivité du gouverneur Wélé, qui a mis en place des groupes régionaux à Bougouni, Yanfolila et Sélingué pour gérer l’interdiction guinéenne de la transhumance, effective du 1er janvier 2025 au 1er mars 2026. Il a également mentionné le projet présidentiel de stabilisation du bétail sur le territoire national pour pallier cette contrainte. « Cette mission a été [sic] été un cadre d’échanges précieux pour identifier des solutions adaptées aux défis du secteur », a conclu le ministre Ba, remerciant les autorités locales pour leur accueil. BHT/ OS/MD

Khabou-Gadiaga : L’État malien solidaire des refoulés de Mauritanie

Kayes, 19 avr (AMAP) « Nous sommes venus à Khabou pour apporter un soutien concret aux refoulés de Mauritanie et témoigner de l’accompagnement de l’État à travers un message du ministre Mossa Ag Attaher », a déclaré le colonel-major Adama Tounkara, chef de la délégation du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, lors de sa visite le 17 avril 2025. Cette délégation a remis 120 tonnes de riz et 500 000 Fcfa aux autorités locales de Khabou-Gadiaga pour assister les Maliens expulsés, et a échangé avec eux sur la crise migratoire. Les refoulés ont partagé des témoignages bouleversants. « La femme d’un compatriote a accouché. On lui a prescrit une ordonnance, mais en allant acheter les médicaments, il a été arrêté, emprisonné, puis expulsé de Mauritanie », a raconté Koura Wagué, illustrant le calvaire vécu par certains arrivés à Khabou-Gadiaga, localité frontalière séparée de Khabou-Guidimakha (Mauritanie) par le fleuve Sénégal. Moussa Fané, originaire de Konobougou (Ségou), a ajouté : « Nous vivons en Mauritanie depuis des années, certains avec leurs familles. On nous parle de carte de séjour, mais sans indiquer où la retirer. Les autorités ne clarifient pas notre situation. » Face à cette crise, l’État malien multiplie les efforts. « Depuis le 2 mars, début des refoulements, le gouvernement agit pour accompagner nos compatriotes », a rappelé Mahamane Touré, délégué général des Maliens de l’extérieur. Il a évoqué la mission de décembre 2024 du ministre Ag Attaher en Mauritanie, porteur d’un message du président Assimi Goïta, suivie d’une visite à Gogui en mars 2025, puis d’une mission de haut niveau le 26 mars avec les ministres Abdoulaye Diop et Mossa Ag Attaher, ainsi que le général Modibo Koné de l’Agence nationale de la sécurité d’Etat. Une cellule de crise, présidée par le colonel-major Tounkara, se réunit quotidiennement, tandis que des comités à Kayes, dirigés par le gouverneur, le général Moussa Soumaré, et à Khabou, coordonnent l’aide. « L’État fournit nourriture, logistique et appuis financiers pour permettre aux refoulés de rentrer chez eux », a précisé M. Touré, avant d’ajouter : « Nous leur disons de garder espoir. Ce n’est pas la fin du monde. Nous les encourageons à migrer légalement, avec les documents nécessaires et à respecter les lois des pays hôtes. » Le gouverneur Soumaré a salué cet engagement. « Votre visite, en cette fin de Ramadan, montre l’attention du gouvernement, sous le leadership du Général Goïta, pour soutenir nos compatriotes affectés par ces expulsions »,a-t-il dit. BMS/OS/MD (AMAP)

Khabou-Gadiaga : Mobilisation pour l’accueil des Maliens expulsés de Mauritanie

Kayes, 19 avr (AMAP) Une délégation du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, conduite par le colonel-major Adama Tounkara, s’est jointe aux autorités locales de Khabou-Gadiaga, dans la Region de Kayes (Ouest) pour accueillir, jeudi dernier, près de 200 Maliens expulsés de Mauritanie. « Vous avez assez fait. Il est bon de continuer à échanger avec vous pour faciliter le retour des refoulés au village », a déclaré le colonel-major Tounkara aux légitimités traditionnelles, saluant leur engagement. Les refoulés, transportés par trois camions jusqu’à la frontière, ont traversé le fleuve Sénégal en pirogue pour rejoindre Khabou, situé à 85 km de Kayes. À leur arrivée, les refoulés, modestement vêtus et souvent sans bagages, ont renconté leur calvaire. « Nous avons souffert là-bas. On a passé huit jours en prison dans de mauvaises conditions », ont confié certains dont des femmes et des jeunes filles. D’autres ont dénoncé la confiscation de leurs biens et une presumée complicité entre leurs employeurs et les agents de sécurité mauritaniens. Malgré leur retour, certains expriment leur souhait de repartir : « Nous ne connaissons personne au Mali », ont-ils affirmé. Les autorités locales, dirigées par le 2e adjoint au préfet d’Ambidédi, Amadou Guissé, le maire de Sony, et les légitimités traditionnelles, ont organisé l’accueil avec le soutien du gouverneur de Kayes, le général Moussa Soumaré. « Le village a reçu 6 tonnes de riz et des fonds pour assurer la restauration des refoulés », a précisé Amadou Guissé. Après leur enregistrement par la police de Diboli (frontière avec le Sénégal) et la Croix-Rouge, les arrivants sont conduits au Centre de santé communautaire (CSCOM) pour leur hébergement temporaire, puis transportés en bus, sous l’encadrement du Centre d’orientation et d’information des migrants, dirigé par Baraka Fofana. Depuis le 10 mars, date de l’arrivée des premiers refoulés à Tafara (Cercle d’Aourou), Kayes a accueilli environ 1 200 Maliens. Un comité régional, créé le 14 mars, coordonne les services sociaux, sanitaires et humanitaires. Le général Soumaré a salué l’élan de solidarité des chefs de villages : « Leur bonne volonté a été déterminante pour accueillir nos compatriotes. » Khabou a même offert un hectare pour construire un centre d’accueil. Par ailleurs, le colonel-major Tounkara a annoncé que, « suite aux démarches de notre ambassadeur, la Mauritanie envisage de revoir ses conditions d’immigration. Bientôt, 195 personnes seront rapatriées. » Peuplé de 3 000 habitants, ce village soninké de la Commune de Sony est au cœur des opérations d’accueil. Les légitimités traditionnelles, satisfaites des actions gouvernementales, insistent sur l’importance des actes concrets. « On doit accorder plus d’importance au travail qu’aux discours pour le bonheur des Maliens. », disent-elles. BMS/MD (AMAP)