Fin de la visite officielle de la Ministre congolaise Irène Mboukou Kimbatsa au Mali : un nouvel élan pour la coopération Sud-Sud
Bamako, 7 mai (AMAP) La Ministre des Affaires sociales, de la Solidarité et de l’Action humanitaire du Congo, Irène Marie-Cécile Mboukou Kimbatsa née Goma, a achevé mardi une visite officielle au Mali, entamée le 30 avril à l’invitation de son homologue malienne, le colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social, annonce une le département chargé de la Santé. Accompagnée d’une délégation d’experts, cette première visite de la Ministre congolaise a marqué une étape clé dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux pays. Cette mission, inscrite dans une dynamique de coopération sud-sud, a permis des échanges fructueux sur la protection sociale, l’économie sociale et solidaire, la santé et l’action humanitaire. « Nous sommes satisfaits de la coopération exemplaire entre nos deux nations et des perspectives prometteuses pour consolider nos liens », a déclaré le Colonel Assa Badiallo Touré lors d’une rencontre bilatérale. Les deux parties ont convenu de l’urgence de signer un protocole d’accord pour soutenir la création d’une Agence dédiée à l’économie sociale et solidaire au Congo. Reçue en audience par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, la Ministre congolaise a transmis un message d’amitié et de solidarité de la part du Président Denis Sassou Nguesso. Elle s’est également entretenue avec le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, sur la gestion malienne des crises humanitaires et des catastrophes naturelles. « Le Mali dispose de dispositifs remarquables, notamment en matière d’alerte précoce et de résilience communautaire face au changement climatique », a-t-elle souligné. Le Premier ministre a salué l’initiative de la Ministre congolaise et l’impact positif du modèle malien. « Nous encourageons une visite de notre Ministre de la Santé et du Développement social au Congo pour approfondir cette coopération », a-t-il affirmé. Une visite de courtoisie au Ministre Commissaire à la sécurité alimentaire a également ponctué le séjour. À l’issue de sa mission, Mme Mboukou Kimbatsa a exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux du peuple malien. « Cette visite, empreinte de fraternité et de compréhension, symbolise les liens étroits entre nos deux pays », a-t-elle déclaré. Elle a invité son homologue malienne à effectuer une visite officielle au Congo, invitation acceptée, avec une date à fixer par voie diplomatique. Lors d’une dernière rencontre dans la salle de conférence du Ministère de la Santé et du Développement social, le Colonel Assa Badiallo Touré a partagé un communiqué conjoint célébrant les succès de cette mission. La délégation congolaise a salué les résultats obtenus, témoignant de la volonté commune de dynamiser la coopération diversifiée entre Bamako et Brazzaville. OS/MD (AMAP)
Réunion du Comité technique mixte du Projet d’aménagement routier et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Zantiebougou-Boundiali-San Pedro
Bamako, 06 mai (AMAP) La capitale malienne abrite depuis mardi matin la première réunion de l’année 2025 du Comité technique mixte (CTM) du Projet d’aménagement routier et de facilitation du transport sur le corridor Bamako-Zantiebougou-Boundiali-San Pedro, indique communiqué de la Cellule de communication du Ministère des Transports et des infrastructures (MTI). La rencontre de Bamako s’inscrit dans le cadre du suivi-évaluation de l’état de mise en œuvre de ce projet routier structurant, qui constitue une réponse aux besoins de mobilité croissant des populations dans la zone du projet. Les travaux, qui s’étalent sur 4 jours, porteront sur plusieurs l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations de la réunion du CTM tenue à Korhogo du 29 mai au 03 juin 2023 ; l’évaluation des travaux routiers et des travaux connexes au Mali et en Côte d’Ivoire ; les modalités et le calendrier de mise en œuvre des activités restantes de la composante facilitation de transport et travaux connexes au Mali et en Côte d’Ivoire. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le Secrétaire général du MTI, en présence du Représentant résident de la Commission de l’Union économique et monétaire oueat-africaine (UEMOA) au Mali. Dans son propos d’ouverture solennelle des travaux, Mama Djenepo, Secrétaire général du ministère des Transports et des Infrastructures, a d’abord rappelé que « le processus de réalisation du projet routier a connu des difficultés d’ordre technique et sanitaire, qui explique que le taux d’exécution global est limité à 80 % pendant que la clôture du projet est prévue pour le 31 décembre 2025. » Djenepo ajoute qu’à ce jour, les travaux routiers, qui constituent l’activité principale du projet, sont terminés pour les deux pays. « Ces routes nouvellement construites font l’objet déjà de dégradations précoces essentiellement dues à la densité du trafic dominé par les véhicules gros porteurs surchargés dotés de gabarits hors normes », a-t-il souligné Il a réitéré l’interpellation adressée à l’ensemble des acteurs du secteur des Transports pour le respect des normes et des textes communautaires et nationaux qui participent de la préservation de nos réseaux routiers et de la sécurité routière. Sur ce point, il faut signaler que, depuis le 1er avril 2025, le Mali met en œuvre la mesure d’interdiction de circulation des véhicules hors normes et hors gabarit sur le réseau routier national. OS/MD (AMAP)
Campagne agricole 2025 : Plus de 11 millions de tonnes de céréales et 682 000 de coton graine attendus
Bamako, 7 mai (AMAP) Le Mali attend, cette année 2025, exactement 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine, a appris l’AMAP à la 15è session du Conseil supérieur de l’Agriculture tenu mardi, dans la salle de banquets du palais de Koulouba. Dans une présentation liminaire, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kenema, a annoncé qu’ « en 2025, les objectifs de productions végétales visent 11 696 721 tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton graine, 243 280 tonnes de pomme de terre, 881 208 tonnes d’oignon/échalote et 810 900 tonnes de mangue. » « Les perspectives de production animales ciblent 15 819 tonnes de lait collecté, 203 441 tonnes de viande contrôlée, 684 722 585 œufs de consommation, 10 288 577 sujets de poulets de chair, 18 000 inséminations (races laitières). Il est prévu une production de 128 880 tonnes de poissons frais », a ajouté le chef du département de tutelle. En termes de projection, la production céréalière prévue, en 2026, est de 12 212 884 tonnes en 2026 contre 691.000 tonnes de coton. Les prévisions 2027 en production céréalière sont estimées à 12.774.176 tonnes contre 700.000 tonnes de coton, a encore dit le ministre qui a, auparavant, dressé un bilan plus ou moins satisfaisant de la campagne agricole 2024, malgré les difficultés rencontrées. Pour cette campagne 2024, les productions végétales sont, ainsi, estimées à 99% de réalisation avec un effet marqué sur lesproductions de céréales qui ont atteint 11 010 851 tonnes et 656 679 tonnes pour le coton graine. Avec 96 750 tonnes de viande contrôlée, 10 576 tonnes de lait collecté, 12 074 vaches inséminées, les productions animales ont enregistré un taux de réalisation de 68%. Dans les domaines halieutique et aquacole, la production porte sur 113 218 tonnes de poisson, soit 91% de réalisation. Sur les dix recommandations formulées lors de la 14è session, sept ont été exécutées et trois sont en cours d’exécution. À cet effet, les budgets alloués au ministère de l’Agriculture s’élèvent à un peu plus de 117, 36 millions de Fcfa en 2025, un peu plus de 147, 01 millions de Fcfa en 2026 et plus de 161,32 millions en 2027. Au titre du ministère de l’Élevage et de la Pêche, ce budget est estimé, pour les mêmes périodes, à un peu plus de 31,01 milliards de Fcfa, un peu plus de 36,72 milliards de Fcfa et plus 36,72 milliards de Fcfa. Le Commissariat à la sécurité alimentaire a un budget d’un peu plus de 13, 04 milliards de Fcfa en 2025, plus 13,33 milliards de Fcfa en 2026 et plus de 11,85 milliards de Fcfa en 2027. Le secteur primaire occupe près de 80% de la population malienne et représente 40% du Produit intérieur brut (PIB). Fort de ce potentiel, il bénéficie d’au moins 10% du budget national. « Cela dénote de la grande att ention de l’État ne cesse d’accorder à ce secteur clé comme en témoig ne, depuis plusieurs années, le Programme de subvention des intrants et des équipements agricoles », a rappelé le président Conseil supérieur de l’Agriculture, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. « C’est en cela que notre souveraineté nationale revêtira tout son sens. C’est la raison fondamentale pour laquelle le secteur de l’agriculture doit continuer de retenir toute notre attention, afin de pourvoir aux besoins intérieurs mais aussi de contribuer à la consolidation de la marche souveraine de l’AES qui se veut une Confédération autosuffisante sur le plan alimentaire et nutritionnel », a dit Assimi Goïta. Le chef de l’État a, aussi, réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les producteurs à travers la subvention des intrants agricoles, la mécanisation, le soutien à la pisciculture, à l’élevage et aux exploitations familiales, notamment en facilitant l’accès au crédit, au foncier et aux technologies agricoles. À ce titre, il a annoncé les prix fixés pour la campagne 2025. Le kilogramme de coton graine (1er choix) est fixé à 300 Fcfa, le sac de 50 kg d’engrais minéraux est subventionné à 14 000 Fcfa, celui des engrais organiques à 3 000 Fcfa, le kilogramme de semences de maïs hybride à 1 500 Fcfa et celui du biostimulant ovalis à 17 500 Fcfa. En plus du ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et ses collègues du gouvernement, on notait la présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et des représentants du monde agricole. CAD/MD (AMAP)
Bamako accueille la 10e session de la Conférence des Ordres des Architectes de l’UEMOA*
Bamako, 6 mai (AMAP) La capitale malienne, Bamako, abrite, du 6 au 8 mai 2025, la 10e session ordinaire de la Conférence des ordres des architectes de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (COA-UEMOA), organisée par la Commission de l’UEMOA, en collaboration avec l’Ordre des architectes du Mali et le ministère malien en charge de l’Urbanisme, a constaté l’AMAP. « La COA-UEMOA constitue un cadre précieux de dialogue, de concertation et de coordination entre les Ordres des architectes de notre espace communautaire », a déclaré Amadou Maïga, secrétaire général du ministère de l’Urbanisme. Il a salué l’engagement de l’UEMOA dans la dynamisation des professions libérales et souligné l’importance de la libre circulation des architectes, un objectif clé de cette conférence. « Assurer la mobilité des architectes, c’est mutualiser les compétences et enrichir les pratiques », a-t-il ajouté. Le représentant-résident de la Commission de l’UEMOA, Roberto Alexandre Vieira, a mis en avant les progrès réalisés depuis la création de la Conférence en 2015. « Des résultats importants ont été obtenus, comme la mise en place de commissions techniques actives, la mobilisation pour la sauvegarde des intérêts de la profession ou encore la transposition avancée de la Directive N°01/2013/CM/UEMOA dans plusieurs pays comme le Mali et le Burkina Faso », a-t-il affirmé. Cette session permettra d’évaluer l’état de transposition de la Directive de 2013 qui vise à harmoniser les règles de la profession d’architecte dans l’UEMOA. Les participants examineront, également, la valise pédagogique pour la formation en architecture, un outil destiné à uniformiser les standards éducatifs. « Cet outil est un pas décisif vers une professionnalisation harmonisée », a insisté M. Maïga, soulignant l’urgence de répondre aux défis climatiques par des constructions durables et adaptées. Abdramane Filifing Sidibé, le président de la COA-UEMOA, a appelé à une architecture respectueuse des identités et des patrimoines. « Cette session est une opportunité de renforcer l’intégration de nos peuples à travers la culture bâtie et l’aménagement harmonieux de nos territoires », a-t-il déclaré, souhaitant des travaux « riches et porteurs d’initiatives concrètes ». Les architectes sont en première ligne pour répondre aux enjeux du changement climatique, des inondations urbaines et de l’habitat social. « L’architecture doit conjuguer innovation et sobriété, mémoire et modernité », a plaidé M. Maïga, appelant à revisiter les matériaux locaux et à intégrer les énergies renouvelables. Vieira a, quant à lui, salué le dynamisme de la Conférence, citant des initiatives comme le colloque sur l’architecture ouest-africaine et la participation aux salons internationaux. La session se penchera, aussi, sur le bilan du bureau sortant et adoptera le programme du nouveau bureau. Le gouvernement malien, par la voix de M. Maïga, s’est engagé à accompagner les initiatives issues de cette rencontre pour promouvoir une architecture de qualité au service des populations. OS/MD (AMAP)
Production agricole : Des acteurs dégagent des pistes de promotion de la riziculture intensive
Bamako, 05 mai (AMAP) Le Forum régional sur la transformation vers des systèmes agricoles durables, de partage d’expériences de mise à échelle, de financement et institutionnalisation du Système de riziculture intensif (SRI) en Afrique de l’Ouest se tient à Bamako depuis lundi. Organisé par le ministère de l’Agriculture à travers l’Institut d’économie rural (IER), ce forum de trois jours, qui regroupe des participants venus de 13 pays ouest-africains, vise à créer un cadre d’échanges entre les acteurs des chaînes de valeur riz. Il donne l’occasion aux participants de partager les expériences et de dégager des pistes communes pour la promotion et le développement du SRI dans notre sous-région. En Afrique de l’Ouest, le riz constitue une denrée de base et occupe une place prépondérante dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations. Selon le chef du gouvernement malien, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, chaque année, 20 millions de tonnes de riz sont consommées au Mali avec une moyenne de 45 à 55 kilogrammes par habitant. Toutefois, la demande en riz est en perpétuelle progression à cause de la croissance démographique et de l’accroissement de la consommation qui dépasse désormais la production. « Cette demande croissante entraîne une augmentation constante des importations de riz. Il s’agit là d’une situation qui pèse lourdement sur les budgets publics et expose les pays africains à la volatilité du prix mondial d’achat du riz », a dit le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Il a fait noter qu’en plus des variabilités climatiques, la production de riz est assurée en grande partie par de petits exploitants agricoles dont les moyens de subsistance et les revenus demeurent très limités. En réponse à ces défis, le Premier ministre a rappelé qu’en 2013, une initiative régionale dénommée « Offensive Riz » a été lancée dans le but d’atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2025, en utilisant une approche de production résiliente au climat. « Les objectifs de cette initiative n’ont pas été atteints. C’est pourquoi, il est nécessaire de proposer des actions à court et moyen termes pour soutenir les producteurs vulnérables », a dit Abdoulaye Maïga. Avant de souligner que le secteur agricole a besoin d’un appui technique et surtout financier, à travers une véritable stratégie de relance axée sur l’intensification de la production agricole et la création d’un marché plus compétitif pour tous les acteurs de la filière riz. « Pour atteindre cet objectif, a-t-il estimé, le SRI s’avère être l’une des solutions fiables ». En effet, ce Système permet d’augmenter la production, tout en protégeant l’environnement grâce à une utilisation plus efficace des ressources et une réduction considérable de l’utilisation des produits chimiques. L’ouverture du forum a eu lieu en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène. On notait également la présence du directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, du président de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) au Mali, Faliry Boly et le chef de coopération à l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Mali, Dr. Paul Bornkamm. MS/MD (AMAP)
Metéo : une semaine sous un ciel nuageux et des pluies attendues
Bamako, 5 mai (AMAP) La semaine du 5 au 11 mai 2025 sera marquée au Mali par un temps nuageux à couvert, avec des pluies prévues dans plusieurs régions du pays, annonce l’Agence Mali-météo, dans son bulletin hebdomadaire, conjointement avec la Cellule de communication du ministère des Transports et des Infrastructures. « Les températures oscilleront entre 22°C et 44°C et la visibilité restera globalement bonne », poursuiteMali-Météo qui prévoit « un ciel nuageux à couvert sur l’ensemble du territoire. » Des précipitations sont attendues dans plusieurs localités, notamment Sikasso, Bougouni, Dioila, Kita, Koulikoro, Koutiala, Ségou, San, Bandiagara, Mopti et le district de Bamako. « Ces pluies pourraient influencer les activités agricoles et la mobilité dans les zones concernées »,. Les températures minimales varieront entre 22°C et 33°C, tandis que les maximales atteindront 35°C à 44°C selon les régions. Malgré la couverture nuageuse, la visibilité devrait rester assez bonne, facilitant les déplacements. Les habitants sont invités à adapter leurs activités en fonction des conditions météorologiques. L’Agence Mali-Météo « recommande aux populations de suivre régulièrement ses bulletins météorologiques pour rester informées des évolutions du temps et de rester attentives aux « mises à jour pour mieux anticiper les conditions climatiques. » OS/MD (AMAP)
La Maison de la presse du Mali dénonce l’envahissement de ses locaux par des perturbateurs
Bamako, 05 mai (AMAP) La Maison de la presse a protesté contre l’envahissement, dimanche, de ses locaux par des perturbateurs, venus empêcher la tenue d’une conférence de presse initiée par des jeunes leaders politiques et de la société civile, a appris l’AMAP. Dans un communiqué date de ce lundi 5 mai et signé par son président, Bandiougou Danté, la Maison de la presse « condamne avec la plus grande fermeté cet acte d’agression barbare qui n’a pas sa place dans une société de droit. » Elle signale que « dans la journée du 04 mai dernier, l’éruption de ces individus a créé un désordre dans (ses) locaux et des journalistes ont été agressés physiquement et verbalement ». La structure faitière de la presse malienne, par la voix de son président, M. Danté d’insister que la Maison de la presse «doit rester un sanctuaire de débats sereins, de respect mutuel, d’échanges pacifiques et non un lieu d’intimidation ou de violence. » L’organisation « invite les autorités à prendre leur responsabilité face à de tels actes qui ne favorisent pas la cohésion sociale ». Tout en exprimant sa solidarité envers les victimes, elle rappelle qu’«il est plus que jamais essentiel de promouvoir le respect, le dialogue et la non-violence. Selon Bandiougou Dantė, « cet acte inacceptable, perpétré dans un espace censé incarner la liberté d’expression et le dialogue, constitue une atteinte grave à la démocratie, à la liberté de la presse et au respect des droits fondamentaux. » OD/MD (AMAP)
Diéma : le néguété bougouté, un trésor culinaire qui résiste au temps
Par Ouka BA Diéma, 5 mai (2025) À Diéma, le néguété bougouté, ces arachides grillées avec leur coque, reste un symbole de la culture soninké et un aliment incontournable. Croquant sous la dent des travailleurs des champs comme des écoliers, il rythme les pauses et les veillées. Malgré les influences culinaires modernes, cet amuse-gueule traditionnel conserve une place de choix dans le quotidien des habitants. Rencontre avec ceux qui font vivre cette tradition. Ici, le néguété bougouté, c’est bien plus qu’une simple arachide grillée. Selon une légende locale, son nom est né d’une mésaventure. « Une femme apportant le repas aux travailleurs des champs a renversé la nourriture en croyant voir une hyène. Elle leur a, alors, offert des arachides grillées. En les croquant, son beau-fils a nommé cet aliment ‘néguété bougouté’ à cause du bruit des dents », », raconte Madou Diarra, producteur agricole. Depuis, ce terme résonne dans tout le milieu soninké pour désigner ces arachides fraîches, légèrement grillées sous la braise et le sable, prêtes à calmer la faim. LEGENDE – Dans les champs, le néguété bougouté est un compagnon fidèle. Les femmes l’apportent aux cultivateurs qui, sous l’ombre des arbres, le croquent pour tromper la faim en attendant le couscous à la sauce d’arachide. « Si j’ai du néguété bougouté dans ma poche, je peux désherber mon champ sans souffrir de la faim », confie Madou Diarra. Mais cet amuse-gueule dépasse les champs. Les jeunes l’apprécient lors des veillées nocturnes, autour d’un thé. À midi, l’écolier Abdoulaye puise dans la réserve de sa grand-mère si le repas tarde. « C’est pratique et délicieux », dit-il avec un sourire. Même les voyageurs, comme Fousseny Kanté, forain, y trouvent leur compte : « Quand j’arrive tard et que les restaurants sont fermés, le néguété bougouté me sauve ! » TRADITION CULINAIRE MENACEE – Malgré sa popularité, le néguété bougouté fait face aux changements des habitudes alimentaires, influencées par des modèles occidentaux. Salif Doumbia, animateur d’une ONG, s’inquiète : « Nos traditions culinaires s’effritent. Si nous ne sensibilisons pas les populations, les générations futures perdront leurs repères. » Allumant une cigarette, il insiste : « Le néguété bougouté, c’est notre identité. Il faut le préserver à tout prix. » Pour Bourama Traoré, bourrelier, cet aliment reste une solution économique. « Quand j’en mange assez, je n’ai besoin que d’eau », explique-t-il, vantant sa capacité à rassasier. À Diéma, le processus de préparation – griller les arachides fraîches, les enfouir dans le sable chaud, puis les conserver jusqu’à l’hivernage – est un rituel qui unit les générations. Un croustillant indémodable Le néguété bougouté n’est pas près de disparaître. « C’est un croustillant ancré dans nos habitudes », affirme Madou Diarra. Que ce soit dans les champs, à l’école ou lors des veillées, il reste un symbole de convivialité et de résilience. À Diéma, cet aliment simple mais savoureux continue de rassembler, rappelant que les traditions soninké ont encore de beaux jours devant elles. OB/MD (AMAP)
Bougouni : La tradition de la montée des couleurs respectée
Bougouni, 05 mai (AMAP) Le général de Brigade Ousmane Wélé, gouverneur de la région de Bougouni., a présidé, à 07h30, ce lundi 5 mai 2025, la montée des couleurs comme il est de coutume, chaque premier lundi du mois, une initiative instituée par les autorités du Mali. En présence de l’ensemble des forces de défense et de sécurité : Gendarmerie nationale, Garde nationale, Douane, Police, Administration pénitentiaire et de l’Education surveillée et les Eaux et Forêts, l’exercice a été effectué par la Garde nationale de Bougouni. Devant les autorités administratives et politiques de la région, l’ensemble des forces de défense et de sécurité, les membres du cabinet du gouverneur, les directeurs régionaux et les démembrements de la Société civile, le gouverneur a appelé les responsables administratifs, civiles et militaires de la Région de Bougouni, « à plus d’ardeur dans (leur) mission régalienne. » Il les a assurés de sa « disponibilité totale à ne ménager aucun effort pour l’atteinte des objectifs assignés aux différentes structures régionales pour la défense et la sécurité sur toute l’étendue de la Région de Bougouni. » Le chef de l’exécutif régional a fait un ramassé de la participation de la délégation régionale aux Consultations des forces vives de la Nation et des Maliens vivants à l’extérieur tenues au Centre internationale de conférences de Bamako, (CICB) à Bamako, les 28 et 29 avril 2025. Une rencontre qui avait pour objectif de faire la relecture de la Charte des partis politiques. Le gouverneur a, aussi, remercié l’Union régionale des travailleurs de Bougouni (URTB) qui a gagné le pari de l’organisation lors de la commémoration de la Fête du 1er mai, Fête du travail, avec un programme diversifié. Il a ensuite mis l’accent sur « l’expression de la fibre patriotique à tous les niveaux pour une région de Bougouni sur la voie de l’émergence. » BHT/MD (AMAP)
Célébration de la Journée internationale de la femme : Les femmes de Ouélessébougou dans la cohésion
Ouélessébougou, 03 mai (AMAP) Les femmes des trois communes du Cercle de Ouélessébougou, ont, à l’initiative de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), commémoré, la Journée internationale de la femme, le samedi 3 mai 2025, au stade municipal de la ville, a constaté l’AMAP. La célébration de cette journée, qui vise à réclamer l’égalité des droits, de meilleures conditions de vie et de travail des femmes, a vu la participation des représentantes des organisations féminines du Cercle, des autorités administratives et communales, sous la présidence de la deuxième adjointe au préfet, Mme Mounkoro Koura Koné. A Ouélessébougou, l’objectif de la manifestation est de promouvoir l’engagement des femmes dans la vie sociale et citoyenne, tout en contribuant au développement local. Dans son mot de bienvenue, le maire, Bakary Samaké, a salué la démarche des femmes des trois communes « de célébrer cette journée dans la cohésion, ce qui témoigne de la paix et de l’unité des femmes du Cercle.» Pour sa part, la présidente de la CAFO, Mme Kontao Aminata Fofana, a dans son intervention, exprimé sa « sincère gratitude pour la mobilisation massive des femmes à cette cérémonie, preuve de l’engagement pour leur cause. » Elle a, ensuite, rendu un hommage aux femmes maliennes, soulignant leurs services au cœur de la vie communautaire. « Les femmes travaillent la terre, nourrissent les familles, éduquent les enfants, soutiennent les communautés », a-t-il dit. « Pourtant, elles continuent de faire face à d’énormes défis : accès limité aux ressources, à la santé, au crédit, à la formation et à la prise de décision, a laissé entendre Mme Kontao,’ La présidente de l’organisation féminine, a remercié les autorités nationales, « pour la réalisation du Centre multifonctionnel de Ouélessébougou, un acquis majeur pour les femmes et un cadre essentiel pour leur épanouissement. » Elle a terminé son allocution, en appelant les décideurs à « renforcer les politiques favorables à l’égalité, l’autonomisation et de soutenir les initiatives locales portées par les femmes. » Pour son discours d’ouverture, la deuxième adjointe au préfet, Mme Mounkoro Koura Koné, s’est dit honorée de présidercette cérémonie. Au nom du préfet, elle a félicité les femmes de la CAFO pour l’organisation de l’activité dont le contenu cadre bien avec les objectifs de la célébration de la Journée internationale de la femme, au niveau national. « Cet espace nous offre l’opportunité d’échanger sur les réalisations des femmes et les défis qu’elles rencontrent au quotidien », a-t-elle fait savoir. Mme Mounkoro a, également, invité ses « sœurs à plus d’engagement pour l’amélioration de leurs conditions de vie », avant de lancer officiellement la célébration. Au cours de cette journée, plusieurs activités ont été menées, notamment, une conférence-débat, sous le thème : « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable. » La prestation d’artistes, l’animation de troupes folkloriques et des danses traditionnelles du Djitoumou ont émerveillé le public. AC/MD (AMAP)

