Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 février 2025
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 05 février 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : -adopté des projets de texte ;. -procédé à des nominations ; -et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil. Depuis 2009, notre pays met en œuvre un programme de modernisation de son Système d’état civil à travers le Recensement Administratif à Vocation d’état civil dont l’objectif est de constituer un répertoire des Maliens de l’intérieur et ceux établis à l’extérieur, identifiés par un Numéro d’Identification National. En vue de consolider et de pérenniser les acquis de ce recensement, le Gouvernement a créé le Centre de Traitement des Données de l’état civil chargé de la centralisation, du traitement des données du Recensement Administratif à Vocation d’état civil. Dans l’accomplissement de ses missions, le Centre de traitement des données de l’état civil est confronté à des difficultés liées, entre autres, à la faible synergie entre les acteurs et à la faible sécurisation des actes d’état civil. Les projets de texte, adoptés, visent à corriger ces insuffisances à travers la création de l’Agence nationale de Sécurisation des actes d’état civil avec pour mission l’identification des moyens électroniques, la conception, la production et l’authentification des actes d’état civil. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des ministres a adopté un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°2022-024 du 28 juin 2022 portant création du Fonds d’Entretien routier du Mali. Le Fonds d’Entretien routier du Mali dont l’organisation et les modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0429/PT-RM du 21 juillet 2022, a pour mission d’assurer le financement et l’entretien du réseau routier national. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige les insuffisances décelées en ce qui concerne les modalités de nomination du Président de son Conseil d’Administration. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : un projet de loi portant modification de la Loi n°06-067 du 29 décembre 2006, modifiée, portant Code général des Impôts. L’Annexe fiscale à la Loi n°2012-063 du 26 décembre 2012 portant loi de Finances pour l’exercice 2013 a institué, au profit du budget d’Etat, une taxe dénommée « Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public ». Cette taxe, dont le taux est fixé à 5%, est applicable à toute personne titulaire d’une licence d’exploitation du réseau des Télécommunications ouvert au public délivrée par ou pour le compte de l’Etat du Mali. Elle est assise sur le chiffre d’affaires des entreprises de Télécommunication. Le secteur des télécommunications a connu un essor prodigieux au cours des 20 dernières années grâce à l’utilisation généralisée des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Cette croissance devrait entraîner une hausse substantielle des contributions fiscales des opérateurs du secteur. Le projet d’ordonnance, adopté, modifie le Code général des Impôts et porte à 7% le taux de la Taxe sur l’Accès au Réseau des Télécommunications ouvert au public. un projet d’ordonnance portant institution de la contribution spéciale de solidarité et d’une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services. Le Programme de Transition fiscale de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ambitionne de réaliser le transfert progressif de la pression fiscale de la fiscalité de porte vers la fiscalité intérieure tout en contribuant à la consolidation du marché commun. La mise en œuvre de ce Programme au niveau national a entraîné une rationalisation et une baisse importante des taux nominaux des droits de porte suite à la mise en place du Tarif Extérieur Commun. La baisse des droits de porte a entraîné une réduction de leurs contributions aux ressources budgétaires de l’Etat. Le projet d’ordonnance, adopté, institue une contribution spéciale de solidarité et une taxe spéciale sur la consommation de certains biens et services pour le financement des programmes de développement. des projets de texte portant création, organisation et modalités de gestion du Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social. Dans la perspective d’une transformation structurelle de l’économie et d’un développement humain inclusif et durable, les principales problématiques qui se posent à notre pays sont relatives, notamment au déficit d’infrastructures de base, à la persistance des inégalités sociales et aux insuffisances du système productif national. C’est pourquoi, le Gouvernement a décidé de mettre en place un Fonds de Soutien aux projets d’infrastructures de base et de Développement social destiné à soutenir financièrement les initiatives publiques visant à améliorer les conditions de vie des populations en facilitant l’accès aux infrastructures essentielles dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique. Ce Fonds sera abondé exclusivement par un prélèvement spécifique sur : -la consommation des services commerciaux des communications téléphoniques ; -les opérations de retrait dans le cadre des transferts d’argent via le mobile money. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Sur le rapport du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant création du Cadre de Concertation avec les Maliens établis à l’Extérieur. Les Maliens établis à l’Extérieur, estimés à plusieurs millions de personnes, sont organisés en associations pour se porter secours mutuellement et promouvoir la solidarité et l’entraide en leur sein. La pluralité des associations des Maliens établis à l’Extérieur évoluant parfois dans les domaines constitue un défi pour leur gestion. Le projet de décret, adopté, crée un Cadre de Concertation avec pour mission de contribuer à la cohésion, l’entente, l’unité et la solidarité entre Maliens établis à l’extérieur et de faciliter le dialogue avec le Gouvernement, conformément aux recommandations
Culture et Artisanat : Les premiers pas vers une politique commune de la Confédération des Etats de Sahel
Ségou, 04 fév (AMAP) Les ministres chargés de la Culture du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont signé, lundi, à Ségou, une convention relative à la validation des documents de Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de Sahel (AES) et de stratégie de développement de l’artisanat dans la Confédération. Les ministres présents à l’occasion du Ségou’Art Festival sur le Niger Mamou Daffé du Mali, Pingdwendé Gilbert du Burkina Faso du Niger, Mme Guichen Aghaichata Atta et le colonel-major Abdourahmane Amadou du Niger ont paraphé cette convention qui répond à la vision des chefs d’État de l’AES de mutualiser les efforts et de faire de la culture la pierre angulaire du développement socioéconomique de la Confédération. Le mémorandum jette les bases des prochaines étapes pour la mise en œuvre effective de la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération AES et de la Politique culturelle commune de la Confédération des Etats de l’AES. Les États du Sahel font face à des défis sécuritaires, économiques et politiques majeurs, compromettant la stabilité et le développement. Dans ce contexte, la Confédération des États du Sahel (AES) considère la culture comme un levier stratégique pour la défense, la diplomatie et le développement. « La mise en place d’une politique culturelle commune vise à renforcer l’identité régionale, promouvoir la cohésion sociale et stimuler les industries culturelles et créatives », indiquent les documents. Elle a pour vision de faire du patrimoine culturel et de la créativité des États du Sahel un pilier du développement socio-économique durable, avec une identité commune d’ici 2063. Selon le directeur national de l’Action culturelle Alamouta Dagnoko, le plan opérationnel prévoit des actions concrètes comme la mise en place d’un Fonds d’appui aux activités culturelles, l’organisation de festivals et événements culturels, la création d’une plateforme numérique pour la promotion des cultures sahéliennes, la protection du patrimoine culturel et la lutte contre le trafic illicite, le développement d’incubateurs pour les industries culturelles. Quant à la stratégie commune de Développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES), elle vise à faire de la créativité artisanale et des potentialités du secteur de l’artisanat de la Confédération un pilier de développement humain durable à l’horizon 2063. L’objectif général est de développer le secteur de l’artisanat par l’exploitation de ses potentialités, en vue de créer des emplois durables et d’accroître les revenus des artisans à l’horizon 2063. Selon le directeur national de l’Artisanat, Daha Niasse, la Stratégie commune de développement de l’Artisanat de la Confédération des États du Sahel (AES) comporte trois (03) axes stratégiques : dynamisation du secteur de l’artisanat en faveur de la paix et la cohésion sociale au sein de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; amélioration de la diplomatie culturelle et promotion des produits artisanaux de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ; professionnalisation et amélioration de la compétitivité et de la productivité des entreprises ou industries artisanales de la Confédération des Etats du Sahel (AES). Les ministres ont salué cette nouvelle étape dans la construction de l’Etat fédéral. « Cette initiative va marquer en lettres d’or l’histoire de la Confédération AES. On a un riche patrimoine dans les trois pays et ce riche patrimoine gagnerait à être mis en commun pour que nous puissions de part et d’autre nous soutenir au quotidien », a indiqué le ministre Pingdwendé Gilbert. Mme Guichen Aghaichata Atta a dit que les pays de l’AES ont un atout, un savoir-faire et « nous devrons travailler en synergie pour amener l’artisanat très loin. » Pour son collègue de la jeunesse, de la Culture, des Arts et des Sports, « la culture comme l’artisanat, constituent le socle de tout développement pour nos pays. » « S’il y a quelque chose qui nous unit, c’est cette culture et cet artisanat », a-t-il ajouté. ADS/MD (AMAP)
Restauration des terres dégradées au Mali : 118 sous-projets signés
Bamako, 30 janv (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a présidé, jeudi, à Bamako, la cérémonie de signature de 118 sous-projets, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de restauration des terres dégradées au Mali (PRDT-Mali), a constaté l’AMAP. Le PRDT cible les zones stratégiques du Mali comme le delta intérieur du fleuve Niger et le tracé de la Grande muraille verte dans les Régions de Kayes, Kita, Nioro (Ouest), Nara, , Ségou, Mopti, Douentza (Centre) et Koulikoro. C’est une initiative du gouvernement malien avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale, qui reflète l’engagement du Mali en faveur de la durabilité environnementale et de la prospérité des communautés locales. Le projet concerne 87 communes bénéficiaires dans ces huit régions ci-dessus citées, d’un coût global de 90 milliards de F Cfa. Selon le général de division Abdoulaye Maiga, ce projet « cadre bien la lettre de cadrage du général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, chef de l’État, adressée au gouvernement, à savoir la satisfaction des besoins de la population grâce à une économie forte et résiliente, l’amélioration du système éducatif et l’emploi, notamment l’emploi des jeunes, a fait remarquer le premier ministre. » Il a rappelé que la Muraille verte a pour objectif de réhabiliter environ cent millions d’hectares de terres d’ici 2030 « tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales grâce à la protection de l’eau, la création d’emploi et la préservation de la biodiversité et concerne tous les pays de la Confédération des États du Sahel (AES). » La directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Mme Clara De Sousa, a précisé que ces 118 sous-projets communautaires soutiendront la restauration des paysages du delta intérieur du Niger et de la Grande Muraille verte au Mali, avec des actions telles que la réhabilitation des berges, le reboisement, l’aménagement de terres pour l’agriculture et la création de plans d’eau. Étaient présents le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, et plusieurs autres membres du gouvernement, le coordinateur du PRDT-Mali, Madou Diallo, le maire de la Commune III du district de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo. ST/MD (AMAP)
Kangaba : Une digue a cédé à Danga, aucun bilan pour le moment
Kangaba 30 janvier (AMAP) Une digue a cédé, mercredi, inondant des excavations sur le permis minier de Bagama Mining à Danga, dans la Commune rurale de Nouga, sans qu’il soit possible, pour le moment, d’en établir un bilan exact, a appris l’AMAP. Des femmes venues des villages voisins, qui travaillent quotidiennement dans des excavations faites par des pelleteuses, ont été toutes englouties par les eaux. Les autorités locales, aussitôt informées, ont déployé des équipes sur place pour aider les bonnes volontés à extraire les corps des décombres. Les recherches ont duré toute la journée du mercredi avec 11 pelleteuses sans qu’un seul corps ne soit trouvé. Jeudi matin, très tôt, une forte délégation conduite par le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, s’est rendue sur le lieu de l’accident. La mission du gouverneur a été consternée en voyant l’excavation toujours remplie d’eau boueuse sous laquelle se trouveraient plusieurs corps de femmes. Les recherches sont en cours avec les moyens de bord. Le gouverneur et sa délégation ont rencontré les autorités traditionnelles de Danga. Il leur a,, au nom des autorités du pays, présenté « les condoléances les plus attristées » et remis une enveloppe symbolique de 500 000 francs Cfa. Le chef de village de Danga, a informé le gouverneur de l’absence notée de 05 femmes dans son village. A part cela, aucun autre bilan n’est disponible. Les responsables de Bagama Mining ont donné la certitude au gouverneur de déployer rapidement les grands moyens pour vider l’excavation afin de retrouver tous les corps. Avant de quitter les lieux, le colonel Sanogo a invité les responsables de Bagama Mining à « prendre toutes les dispositions afin d’éviter de telles sinistres. » Il y a, à peine deux mois, un incident s’est produit, dans la même localité, entre les chasseurs et les orpailleurs clandestins faisant plusieurs blessés. SD/MD (AMAP)
Région de Ségou 2024 : Bilan et défis (Présentation de vœux par le directeur de cabinet du gouvernorat)
Ségou, 08 janv (AMAP) La Direction régionale des Douanes de Ségou, a mobilisé 14 692 987 119 Fcfa, a révélé le directeur de Cabinet du gouverneur, Bréhima Angoïba, lors de la présentation de vœux, mardi, dans la salle de conférence du gouvernorat. « Pendant que la Direction régionale des impôts a mobilisé au compte du Budget de l’Etat, la somme de 6, 227 milliards de Fcfa pour la période de janvier à novembre 2024 soit un taux de réalisation de 91% par rapport à l’objectif annuel », a ajouté Bréhima Angoïba. La rencontre a été un moment pour faire la revue rétrospective des principales activités menées dans les différents domaines de la vie publique au cours de l’année écoulée. Elle a regroupé notamment le président du Conseil régional de Ségou, porte-parole des élus, Siaka Dembélé, le maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra, les autorités administratives, coutumières, légitimités traditionnelles, les commandants des forces armées et de Sécurité. L’année 2024 a été marquée par de nombreux évènements, au plan national et au niveau régional. Le directeur de cabinet du gouverneur s’est réjoui notamment de la sécurisation des personnes et de leurs biens dans la Région de Ségou, de la mise en œuvre de l’assainissement total piloté par la communauté dans 92 douze villages du Cercle de Baroueli, de l’émission par la Direction régionale du commerce et de la concurrence de 216 intentions d’importation d’une valeur de 9 615 780 Fcfa.Il a aussi salué la tenue des Activités de la 28e édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion marquée par des distributions de vivres aux personnes vulnérables, handicapées et visites aux personnes âgées des Communes de Ségou, de Pélenganna et de Sebougou et l’appui à la population du village de Farabougou. Il ressort de son discours que 130 points d’eau modernes ont été réalisés par l’Etat et ses partenaires. Le nombre de forages réalisés par le président de la Transition s’élève à 11. Egalement 1 800 tonnes de sucre ont été affectés à la région pour faire face aux besoins de la population durant le mois de ramadan. Et la prise en charge des dépenses de fonctionnement des services déconcentrés et décentralisés en 2024 s’est élevée 30 365 029 628 Fcfa ; Sur le plan scolaire les résultats des examens durant l’année scolaire 2023-2024 affichent pour le Diplôme d’études fondamentales (DEF) 34,36% et le Baccalauréat général 21,51%. M. Angoïba a invité à l’ensemble des travailleurs de continuer à servir avec le même dévouement, le même engagement et la même énergie qu’en 2024. Il a encouragé « l’esprit de bonne collaboration » et exhorté « à persévérer pour des résultats encore meilleurs au profit des populations. » Pour mener à bien les différentes missions, le directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Dramane Coulibaly a, au nom des directeurs régionaux, du personnel des services techniques de la Région de Ségou, souhaité la prise en charge d’un certain nombre de difficultés parmi lesquelles la vétusté, voir l’insuffisance des équipements et matériels de services. La presse ségovienne, a par la voix de notre consoeur Ramata Konaté, directrice régionale de l’ORTM, souhaité plus d’accompagnement des services déconcentrés de l’Etat, plus de collaboration entre la presse et ces services. D’autant plus que l’année 2024 a été très difficile pour la presse avec le retrait de plusieurs partenaires, la fermeture de certaines ONG, le renoncement de contrats par certaines structures à cause des difficultés d’ordre politique et économique qui ont entrainé des manques à gagner au niveau des radios, empêchant le paiement de la redevance et conduisant à la fermeture de certaines d’entre elles par la Haute autorité de la communication (HAC). La presse a également sollicité l’implication du gouvernorat pour l’acquisition d’équipements (ordinateurs, logistiques, dictaphones, caméras) pour les media, l’implication de la presse régionale dans la couverture des activités des hautes autorités du pays, du gouverneur et des services publics, l’instauration d’un cadre d’échanges semestriel entre le gouverneur et la presse régionale, l’organisation des sessions de formation au profit des hommes de média, l’enlèvement des ordures dans la cour de l’ORTM. Et, enfin, un chargé de communication du gouvernorat à l’instar des autres régions en vue de faciliter le travail des journalistes. ADS/MD (AMAP)
Sikasso : Les secteurs les plus impactés par les effets des changements climatiques
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 08 janv (AMAP) La Région de Sikasso, dans le Sud du Mali, tout comme le reste du Mali sinon le monde entier, fait aujourd’hui face aux effets des changements climatiques. Aucun secteur n’est épargné par les conséquences sur notre planète. Pour toucher du doigt la réalité, notre équipe de reportage s’est intéressé à un certain nombre de secteurs dans la région de Sikasso. Il s’agit notamment de l’agriculture, l’environnement, l’élevage et la santé. « L’arrivée précoce des pluies, celle tardive, les poches de sécheresse en début d’hivernage et l’abondance des pluies lors de l’hivernage », le président de la Chambre régionale d’agriculture, Abdoulaye Bamba, dresse le tableau des défis auxquels les producteurs de Sikasso font face à cause des effets des changements climatiques. Le phénomène a quasiment bouleversé le calendrier des producteurs. Il leur cause de grosses pertes. Il s’agit de l’assèchement de certains plants ou encore la destruction totale d’autres à cause de l’abondance de l’humidité du sol ou encore des inondations. « Cette année l’humidité du sol a détruit ma parcelle de 2ha de papaye », confie Abdoulaye Bamba. Il renchéri avec le cas de la parcelle de riz de la plaine de Loulouni qui a été submergée par l’eau (90% des plants de riz ont été détruits) et celui des orangers qui ont été déracinés par la tornade à Hérémakono. Par ailleurs, le président de la chambre régionale d’agriculture dit que de nos jours, le secteur de l’agriculture de la région est frappé de plein fouet par ces effets. Il reconnaît que Sikasso est une zone tropicale humide mais les producteurs ne sont pas habitués à ces intempéries. « Avant, l’hivernage débutait au mois de mai pour prendre fin en septembre mais actuellement, il commence en juillet et se termine jusqu’en novembre ». Il invite les producteurs à suivre les conseils des techniciens de la direction régionale de l’agriculture, de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) ainsi que de la météo qui les encadrent. BOULEVERSEMENTS – Tout comme l’agriculture, l’environnement est également touché. Le directeur régional de l’assainissement du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN), Moussa Ballo, affirme que l’environnement à Sikasso est confronté à un certain nombre de défis. Il s’agit de la diminution de la biodiversité et des ressources naturelles, de la pollution de l’air et du déversement du contenu des latrines lors des inondations (ce qui a des impacts sur la santé humaine). Pour réduire les effets des changements climatiques sur l’environnement, M. Ballo préconise la réduction de la quantité des déchets. A cet effet, il a mis un accent particulier sur la transformation des cartons en alvéoles, des plastiques blancs en d’autres éléments…Ce qui contribuera à diminuer considérablement la production du gaz carbonique et du méthane (les gaz à effet de serres). Sur le même registre, le responsable de la DRACPN de Sikasso souligne que les exploitants des charrettes doivent verser le contenu des latrines dans les stations de vidange. C’est de là que ces contenus seront transformés en engrais organiques pour les champs de culture. Toute chose qui permettra à la population du Kénédougou de consommer des produits bio (bons pour la santé). Sur le plan sanitaire, l’Étude de cas sur le Mali dénommé « Comment le changement climatique et environnemental aggrave les conflits et les inégalités » précise que la hausse des températures et du nombre de journées très chaudes aboutira à des canicules plus fréquentes. La population touchée par, au moins, une vague de chaleur par an passera de 2% en 2000 à entre 3,6 et 9% en 2030 au Mali. Ce qui, selon l’étude, pourra se traduire par une hausse de la mortalité liée à la chaleur. BETAIL A LA PEINE – « Cette année, les fréquentes inondations du fait des changements climatiques ont causé des dégâts au cheptel de la région. Il s’agit principalement des animaux dans les localités de Zangaradougou, Finkolo, Kignan et Loulouni », déclare le directeur régional des productions et industries animales, Jean Martin Kamaté. Selon lui, dans les zones de pâturage, les crues ont réduit le mouvement des animaux tout en leur rendant difficile l’accès aux marchés de bétail. « Toute chose qui impacte négativement sur le circuit d’approvisionnement des marchés de bétail », explique-t-il. Les vents violents, également causés par les changements climatiques, détruisent les arbustes et dégradent la nature. Cela complique l’alimentation du bétail. Pour remédier à la situation, M. Kamaté appelle les éleveurs de Sikasso à la résilience. Quant à la présidente de l’Association des femmes engagées pour la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques (AFECC) du Mali, Aïssata Keita, elle apporte des éclaircissements. Pour le cas du Mali, elle soutient que le pays est exposé aux aléas climatiques qui perturbent considérablement les activités économiques. Cela, à travers des sècheresses récurrentes, la raréfaction des ressources naturelles et les phénomènes extrêmes. « Tous les secteurs sont impactés mais l’agriculture, l’élevage et l’environnement restent largement tributaires de ces aléas », indique–t-elle. En termes de perspectives, la présidente de l’AFECC priorise notamment l’éducation, l’information et la sensibilisation du public sur les causes et les conséquences des changements climatiques, tout en mettant en lumière les questions urgentes liées au phénomène. Aïssata Keita invite, également, les médias à diffuser des messages de plaidoyer sur les effets du phénomène en direction des décideurs. POLITIQUE NATIONALE – Selon l’assistant technique de l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), Abdrahamane Dème, le gouvernement du Mali est conscient des grands risques et enjeux des changements climatiques. « C’est pourquoi la vision de sa politique nationale sur les changements climatiques est de définir d’ici 2025 un cadre de développement socio-économique durable. Ce qui intègre les défis des changements climatiques dans tous les secteurs de son développement afin d’améliorer le bien-être des populations », dit M. Dème. Cette politique se développera autour des cinq piliers opérationnels définis à Bali lors de la COP13 en 2007: la vision partagée, l’adaptation, l’atténuation, le transfert de technologies et le financement, tout en associant de manière intégrée l’ensemble des programmations et acteurs du monde. Egalement, suite à l’accord de Paris, le
Kangaba : Mission nationale de supervision des sites et permis miniers par le ministère en charge de l’Environnement
Kangaba, 30 déc (AMAP) Une mission nationale du ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement (MEADD) durable conduite par son Secrétaire général, Mamadou Haidara, a séjourné ce week-end dans le Cercle de Kangaba pour superviser des activités de contrôle et constater de l’état de dégradation des domaines forestier et faunique. Dans les communes rurales de Nouga et de Benkadi où elle s’est rendue, la mission, accompagnée par le sous-préfet central de Kangaba, Chekou Ag Alkalifa, a sillonné quelques sites et permis miniers, de même que les rives du fleuve Niger où les dragues sont nombreux. « Six mois après une première mission de supervision sur terrain, le constat est amer, alarmant et désolant », selon le chef de mission et le chef de Cabinet, Modibo Sacko. La dégradation des terres est très avancée sur de larges étendues. Sur le fleuve Niger, des dizaines de dragues opèrent sans arrêt. Pour le Secrétaire général du MEADD il faut prendre « des dispositions urgentes pour réparer tout ce qui a été détruit. » Quant au chef de Cabinet, il a dit que « les exigences sur les permis d’exploitation sont foulées au pied ». Sur ces mêmes permis « il y a d’autres inégalités, notamment la sous-traitance », a-t-il ajouté. Cette mission fera le point de toutes ces situations pour qu’en 2025, de nouvelles mesures soient prises pour arrêter définitivement la dégradation du domaine forestier et faunique d’une part et préserver notre environnement d’autre part. La mission s’est achevée dans la commune rurale de Benkadi, notamment à Narena et à Kouremalé par la visite des sites d’orpaillage et permis d’exploitation d’or en compagnie du sous-préfet de Narena. SD/MD (AMAP)
Kangaba : Mission de la chambre régionale pour constater le changement de couleur des eaux du Niger
Kangaba, 26 déc (AMAP) Une mission conduite par le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, Mamadou Touré dit Tabouta, dans la commune rurale de Nouga, Cercle de Kangaba, mardi, a pu constater le changement de la qualité et la couleur de l’eau du fleuve Niger. « Mieux vaut voir une fois que d’entendre plusieurs fois », a affirmé le président de la Délégation régionale des mines, pour qui « il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. » « Les dragues ont certes des côtés négatifs. Quant à la rougeur caractéristique de l’eau du fleuve, la cause remonte depuis l’intérieur de la Guinée », a-t-il ajouté. Il en veut pour preuve que la mission n’a « observé aucune présence de dragues sur le fleuve en ces endroits. » La rivière elle-même ne reçoit pas les dragues. Sur des dizaines de mètres, on peut observer nettement le cours d’eau qui présente une différence nette du nord au sud. Le côté sud est clair et le côté nord, où se déversent les eaux des rivières, est totalement rouge. Depuis longtemps, les propriétaires de dragues sont pointés du doigt comme es seuls à polluer les eaux du fleuve. C’est pourquoi, ces derniers, après plusieurs enquêtes disent que les eaux rouges viennent des marigots pour se jeter dans le fleuve. Pour confirmer leurs enquêtes, ils ont demandé à plusieurs reprises l’aide de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, la structure la mieux indiquée, « pour faire toute la lumière sur cet inquiétant phénomène. » Pour le président national des détenteurs de dragues, Mamadou Kanté, le dragage peut troubler l’eau du fleuve qui se décante peu après. « Quant à la rougeur des eaux, il faut chercher la source », a-il ajouté. La mission régionale a sillonné le long du fleuve jusqu’à la frontière. Elle a constaté que les eaux rouges viennent se déverser dans le fleuve à partir des cours d’eau qui prennent leur source en Guinée voisine. La rivière dénommée ‘Bandon’ qui sert de frontière naturelle en est la preuve tangible. La mission s’est rendue à son embouchure pour contacter et voir les eaux rouges qu’il déverse dans le fleuve. Les responsables villageois de Dioulafoundou sont, également, inquiets car les eaux rouges sont déversées dans les plaines rizicoles causant d’énormes dégâts aux cultures. Selon ces légitimités traditionnelles, les orpailleurs qui travaillent le long des cours d’eau et qui utilisent les engins lourds et le petit matériel « sont les seuls coupables. » Le président de la Délégation régionale de la chambre des mines de Koulikoro, qui était accompagné par ses proches collaborateurs, a assuré les populations riveraines qu’il rendra « fidèlement compte » de sa mission sur le terrain. En quittant les lieux, il a invité les acteurs à « dénoncer sans cesse les activités qui peuvent nuire à la santé des populations à cause de la destruction des eaux du fleuve. » SD/MD (AMAP)
Pêche : La rareté du poisson s’installe
Par Fadi CISSÉ Bamako, 20 déc (AMAP) Lundi 16 décembre. Il est 7 heures du matin, le thermomètre affiche déjà les 19°C. Devant la façade d’un hôtel de la place, coté berges du fleuve Djoliba. La place est réputée être à la fois un débarcadère et un marché aux poissons de la capitale. Le visiteur est assailli par des relents de poissons en décomposition, des tas d’écailles et autres déchets de poissons. Des mouches qui survolent, des cris et interpellations de mareyeuses qui sentent toutes le poisson, complètent le décor. Nana Thiéro est justement une mareyeuse. Assise sous un parasol, faisant face à son étable débordant de fretins (tinèni en Bamanan), la dame de corpulence robuste, accompagnée de sa fille, la trentaine, hèle les clients. « Je ne connais que ce métier. Depuis mes sept ans, je tirais le filet avec mes parents à Markala (Centre) pour capturer des poissons. Aujourd’hui, Dieu m’a confié cette activité commerciale dans laquelle je gagne bien ma vie », raconte celle qui pratique ce métier, depuis plus d’une cinquantaine d’années. L’arrivée des caisses de poissons égaie la conversation, car, reconnaît notre interlocutrice, le poisson se fait rare dans nos fleuves et cours d’eau, obligeant les pêcheurs à partir de plus en plus loin. « Les rares poissons qu’on trouve ne suffisent pas à couvrir la demande», confie Nana. En 1972, le premier inventaire effectué sur les poissons par le Mali recensait 137 espèces dans les cours d’eau. De nos jours, l’on n’en compte que 60, selon des données de la direction nationale de la pêche. Le fleuve Niger, le Bani, le Sankarani e et t la Falémé figurent parmi les pêcheries les plus connues. Quelque 17 espèces sont rares à trouver dans les captures, 22 sont totalement menacées et peuvent disparaitre du jour au lendemain. En plus de la rareté, Nana Thiéro déplore la petite taille des prises. Ce qui n’incite pas à exporter. Elle signale la majorité de ses poissons proviennent de Mopti, Kona, Diafarabé, Ségou, Niono (Centre), mais aussi de Gao (Nord) Manantali. Dans chacune de ces zones, elle se fait livrer par des pêcheurs. Son inquiétude est corroborée par Yacouba Tounkara, un pêcheur rencontré sur les berges du fleuve Niger à Djicoroni-Para. Il pratique ce métier depuis des années. Il est triste de constater les mauvaises pratiques de pêche. Selon lui, même les plus petits poissons sont capturés aujourd’hui. Il suggère de sanctionner tous les pêcheurs auteurs de pratiques malsaines. Les acteurs de la pêche déplorent la surpêche. Pour eux, la faute incombe, en premier, aux équipements et engins de plus en plus sophistiqués utilisés par des pêcheurs comme les pirogues à moteur ou des filets. Il y a aussi les faiblesses de la loi. «La loi exige que toute capture non étudiée doit être remise à l’eau. De 1960 jusqu’aux années 1990, il n’y avait qu’un seul code pour la gestion de la pêche. La pêche était ouverte de juillet à septembre. Il fallait ensuite respecter les périodes de reproduction des poissons. Aujourd’hui, tout le monde pêche dans les cours d’eau durant les douze mois de l’année, tuant ainsi la ressource. D’autres utilisent des substances chimiques ou électriques pour pêcher », dénonce-t-on à la direction nationale de la pêche. ESPÈCES MENACÉES – En 2023, près de 125 000 tonnes de poissons ont été capturées, indique Alhassane Sarro de la direction nationale de la pêche. Il ajouter : « Notre pays n’a recensé que 60 espèces de poissons dans le delta central du Niger, au lac Debo, dans la Région de Mopti en 2023. Plusieurs facteurs ont fait que des espèces ont disparu dans le fleuve Niger, le Bani, le Sankarani même dans les lacs de retenus. » Selon M. Sarro, les premières causes de cette disparition sont d’abord les facteurs climatiques, rappelant les sécheresses successives que le Mali a connues depuis 1973, 1984 et 1985. « La deuxième cause, c’est l’impact des captures intensives. Les changements climatiques font que certaines espèces ont besoin de certaines conditions de température de chaleur et d’humidité pour se reproduire ou des écosystèmes bien adaptés. A défaut, ils peuvent mettre plusieurs années sans se reproduire. L’espèce disparait dès que les adultes sont capturés », explique-t-il. Autre facteur cité par cet ingénieur des eaux et forêts, ce sont les mauvaises pratiques de pêche. C’est un facteur humain qui peut être résolu, selon notre interlocuteur. «Par exemple, quand on enlève les œufs de la femelle du poisson, on voit beaucoup de petits cristaux dedans et chaque cristal contient un poisson. Donc, la femelle peut donner de 9000 à 10.000 petits poissons. Il doit avoir une réglementation pour ne plus tuer les poissons avant les 30 ou 40 grammes », insiste-t-il. En période d’hivernage (entre juillet et septembre), « quand un pêcheur tue une femelle, il tue plusieurs poissons », explique l’expert. « Auparavant, ajoute-t-il, quand les vieux pêcheurs remontaient à la surface une femelle en état de reproduction, ils la remettaient dans l’eau. Malheureusement, les prêcheurs d’aujourd’hui prennent tout », déplore-t-il. À Mopti, Tombouctou et Gao, la direction nationale de la pêche a remarqué que beaucoup d’espèces ont disparu ces dernières années. Mais dans les zones du Sud, avec le barrage de Sélingué, de Manantali, dans la Région de Kayes (Ouest), il y a un peu plus d’espèces de poissons que dans la zone du Delta. Parmi les facteurs de disparition des poissons, on peut également noter le changement climatique comme les conditions de crue ou d’hivernage qui ne sont pas beaucoup favorables dans le Nord du Mali. Beaucoup de mares lointaines ont tari où les poissons remontaient pour se reproduire. Avec la crue exceptionnelle cette année, l’eau a traversé beaucoup d’endroits qui étaient à l’époque des passages que les poissons empruntaient pour aller se reproduire, à 50 ou 100 km voire au-delà du lit principal. S’ils n’ont plus cet espace, il serait difficile pour eux de se reproduire. La direction nationale de la pêche a préparé un arrêté qui précise que les poissons ne doivent pas être pêchés en
Nioro du Sahel : Tenue de la 2e session du Projet brigade verte
Nioro, 17 déc (AMAP) L’initiative présidentielle Brigade verte pour l’emploi et l’environnement, lancé officiellement en 2021, a réalisé plusieurs activités dans la région de Nioro, dans ‘Ouest du Mali, a appris l’AMAP, en marge de la deuxième session du projet. Il s’agit entre autres de la mise en place de neuf sociétés coopératives avec Conseil d’administration, l’aménagement et la mise en valeur d’un site pilote de 120 ha, la réalisation de 31 forages positifs et l’installation de huit châteaux d’eau. Cette session qui a enregistré la présence des autorités politiques, administratives, des représentants de la société civile de la Région de Nioro, portait essentiellement sur la présentation du rapport des activités menées pour la bonne marche du projet. Fruit du partenariat entre l’Italie et le Mali, « le projet vise à contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et à lutter contre le chômage des jeunes. » Le coordinateur régional du projet, Sidy Keita, a exprimer sa satisfaction par rapport à la participation de tous les acteurs impliqués. Il a invité les bénéficiaires « à prendre en compte les différentes recommandations formulées pour les populations des zones affectées par la désertification et la dégradation des terres afin d’affirmer leur résilience à travers la gestion durable des ressources naturelles. » Le gouverneur de la Région le général de brigade, Aly Annaji, a s’est réjoui de la participation de la coopération italienne, à travers l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), partenaire technique et financier « pour son appui constant ». Il a rassuré la coordination régionale de son appui constant dans la mise en œuvre des activités du projet dans la région. MD/MD (AMAP)

