Réintégration des migrants : La success story d’un rescapé de la Méditerranée

Par Mohamed TOURE Bamako, 15 oct (AMAP) Yeli Diallo a échappé à la noyade en mer en tentant de rallier les côtes italiennes à bord d’une embarcation. Échaudé par cette mésaventure, le jeune homme est retourné au bercail pour se lancer dans le maraîchage, une activité qui lui réussit Yeli Diallo est plus que jamais déterminé à réaliser ses nombreux projets. À 35 ans, il a le sourire pudique qui ne quitte plus ses lèvres. Mince, la barbe en bataille, l’homme confie s’être forgé une résilience face aux vicissitudes de la vie. En 2018, Yeli ne jurait que par l’Europe. Peu lui importait les risques. Marié, face aux difficultés de trouver un travail pour subvenir aux besoins de sa famille, le jeune homme s’engage alors sur le chemin de la migration clandestine. Parti pour l’Algérie par la route, le jeune homme traverse les villes de Gao et Kidal (Nord), en bravant le danger, entre les mains des passeurs et des groupes armés. La traversée du désert le conduit en Libye, via l’Algérie. Malgré ses compétences en mécanique, c’était impossible pour lui de travailler en Libye. Trop risqué à cause des hommes armés ayant la gâchette facile. «C’est difficile de travailler avec des gens armés qui sont capables de te tuer au moindre malentendu. Le rapport de collaboration est presqu’impossible», argumente-t-il. Grâce à la débrouillardise, Yeli arrive à réunir un peu d’argent pour réaliser son rêve. Mettre les pieds en Europe. Le jeune homme se lance, un vendredi, nuitamment, dans une embarcation de fortune. À bord, plus de 120 personnes déterminées à rejoindre l’Italie en traversant la Méditerranée. «Nous avons passé deux jours en mer sans retrouver notre chemin. Le deuxième jour, au soir, il y avait de la neige. La visibilité était réduite, pendant qu’un hélicoptère italien nous cherchait», se souvient Yeli. Une soixantaine de personnes, dont Yeli tombent à l’eau suite à un mouvement de panique. Selon le rescapé, 54 ne survivent pas et meurent dans les profondeurs de la Méditerranée. Ses réflexes de nageur et son instinct de survie le sauvent de la noyade. « Mais l’épisode, confie-t-il, le marque à jamais ». « Pendant ces genres de moment, les gens sont sans pitié. Par exemple, ceux qui s’évanouissaient étaient jetés à l’eau pour avoir plus d’espace sur la petite embarcation », témoigne le jeune qui a encore du mal à mettre des mots sur cette mésaventure. PRISONS À CIEL OUVERT – Le récit de Yeli donne un aperçu glaçant de la route migratoire par la mer Méditerranée. Tristement reconnue comme la plus meurtrière au monde, elle a coûté la vie, entre juin 2019 et fin 2020, à plus de 2.600 candidats à la migration, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les tentatives de traversée de la Méditerranée se terminent souvent par des échecs. Plus de 10.000 migrants ont été interceptés et envoyés dans des centres de détention par les autorités libyennes, rien qu’entre janvier et juin 2021, signale encore l’OIM. Pour le cas de Yeli Diallo, avec d’autres rescapés, il a été recueilli à Tripoli par la police libyenne. Le jeune vivra l’expérience des centres de détention. Dans ces prisons à ciel ouvert, il fut témoin de plusieurs actes de violation des droits de l’Homme ou de violences notamment contre des femmes. Les violences dans ces centres libyens sont régulièrement répertoriées par des organismes dont le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits humains (HCR). Dans un rapport publié en mai 2021, l’organisme onusien dénonçait l’inaction de l’Union européenne (UE) et de la Libye face à la tragédie que vivent les migrants comme Yeli qui empruntent le chemin de la Méditerranée. En mars 2021, le Conseil de l’Europe dénonçait le «manque de volonté des États» d’établir des politiques de protection des migrants. SIGNE DU DESTIN – Après l’échec de la traversée, Yeli est pris en charge par l’OIM. Il est rapatrié à Bamako avec d’autres compatriotes. « Ils ont reçu, chacun, 55.000 Fcfa afin de retourner chez eux », explique-t-il. Le retour de Yeli à la maison était aussi difficile à cause des pesanteurs sociales. Les petits emplois qu’il multiplie sont de nouveau insuffisants pour assurer les dépenses de la famille. Reprendre la route de l’émigration lui a effleuré l’esprit. «Je voulais gagner un peu d’argent pour partir à Gao. De là, j’allais me débrouiller pour entrer en Algérie, en comptant sur un ami qui allait m’aider», détaille-t-il ainsi son nouveau plan de voyage. «Je n’avais rien à perdre et presque plus le goût à la vie. Je n’avais plus peur de mourir vu que j’avais vu des atrocités en Libye. Beaucoup de gens ont été tués devant moi», confie-t-il. Au moment où Yeli commence à désespérer, il reçoit un signe du destin. «J’ai reçu un appel des gens de l’OIM qui m’ont parlé d’un programme d’aide pour les migrants de retour», dit-il. Ce programme mis en œuvre par l’OIM, en partenariat avec l’UE, aide certains migrants de retour à travers  la réintégration dans plusieurs domaines professionnels, tels que l’artisanat, la maçonnerie ou le secteur agricole. Yeli trouvera sa voie dans le maraîchage, domaine qu’il connait bien. Il avoue s’être attendu au début à une aide financière, qu’il aurait pu utiliser pour retourner en Algérie. Finalement, il accepte de suivre plusieurs formations avant de commencer ses activités. «Les formations m’ont été utiles pour changer ma vision de certaines choses. Les formateurs nous disaient que nous allions rencontrer les mêmes difficultés chez nous comme à l’étranger», explique Yeli qui reçoit du matériel pour commencer son activité de maraîchage dans son village. «Je me suis décidé à travailler pour honorer la confiance placée en moi. Six à neuf mois plus tard, j’avais déjà la clôture de mon jardin avec un grillage», raconte-t-il fièrement. RÉINTEGRATION RÉUSSIE – Yeli fait partie des quelques exemples qui prouvent que la réintégration après une expérience de migration est possible. À quelques encablures du nouveau pont de Kayes, à Danfagabougou, le jeune homme arpente chaque jour les pistes étroites, où son jardin d’un demi hectare est niché. Plusieurs

Diéma : Gouba Dabo (Ouest) étrenne deux ponts réalisés par ses ressortissants pour plus de 100 millions

Diéma, 1er juin (AMAP) La localité de  Gouba Dabo, dans la commune rurale de Béma (Ouest), a inauguré, dimanche, deux ponts  que ses  ressortissants ont construit  pour plus de 100 millions de francs Cfa. Ces ponts, sur l’affluent d’une rivière, dénommée « Hassèye », pour désenclaver le village et d’autres localités, surtout en période hivernale, mesurent 12 mètres de long, 5 mètres de large et 4 mètres de hauteur, pour le premier ; 5 mètres de longueur, 8 mètres de largeur et 2 mètres de hauteur, pour le second. Ces ponts, solidement bâtis, ont été réalisés dans un intervalle de trois mois, de janvier à mars 2021. Le jour de l’inauguration, hommes, femmes, jeunes et vieux, se sont tous transportés sur le lieu de l’évènement, situé à 1 km, en allant vers Béma. Certains ont effectué le trajet en motos taxis, d’autres ont emprunté des véhicules, des charrettes, d’autres, encore comptaient sur l’agilité de leurs jambes. Le porte-parole des chefs de villages, Habou Tounkara, griot de son état, comme le veut la tradition dans ce milieu, a salué les ressortissants et l’ensemble des populations de Gouba Dabo, et de la Commune rurale de Béma, pour la réalisation de ces infrastructures, sans lesquelles, la localité serait coupée du monde. Pendant l’hivernage la route, à ce niveau, devient impraticable pour les usagers dont de nombreux commerçants qui n’arrivent pas à se tendre aux foires hebdomadaires. Les chefs de village, à travers leur porte-parole, ont prôné la paix et l’entente, pour permettre un développement durable de leurs localités et ont formulé des vœux pour une bonne campagne agricole. Le représentant des ressortissants de la Commune rurale de Béma, Diarra Diawara, qui a été responsabilisé pour le suivi et le contrôle des chantiers, ainsi que l’organisation de la cérémonie d’inauguration, a remercié les populations pour cette marque de confiance les ressortissants et tous ceux qui ont contribué à la construction de ces infrastructures routières d’une grande utilité. Il a remercié particulièrement Abdoulaye Fofana et Issouf Camara, et plusieurs autres natifs de Gouba Dabo, à l’initiative de la construction des ponts. Il a réitéré son entière disponibilité à apporter le meilleur pour toute action  visant le bien-être des populations. Le maire de la Commune rurale de Béma, Madikandia Diawara, a invité les ressortissants à l’union pour braver tous les obstacles au développement de leur commune. M. Diawara est revenu plusieurs fois dans ses propos, sur l’entente et la cohésion sociale, « seule alternative pour relever les immenses défis ». Il a cité en exemples quelques grandes réalisations des ressortissants parmi lesquelles des mosquées, écoles, centres de santé, forages,  périmètres maraîchers… « Des gestes magnanimes, a dit l’édile, qui concourent efficacement au développement de leur commune ». Le sous-préfet de Béma, Mamadou Sissoko, s’est dit plus que comblé par cette action des ressortissants, qu’il a qualifiée de « hautement patriotique », et qui permettront de plus fluidifier la circulation surtout en hivernage. Il a expliqué la politique de l’Etat en matière d’infrastructures routières qui consiste à désenclaver progressivement le pays, mais, a-t-il insisté, « le Mali est vaste, l’Etat à lui seul, ne peut tout faire ». Le sous-préfet Mamadou Sissoko a invité les bénéficiaires à prendre soins des réalisations. Compte tenu des impacts positifs que ces ponts auront sur l’économie des familles, il a souhaité que des actions semblables se multiplient « pour le bonheur de tous ». Le sous-préfet de Béma, Mamadou Sissoko, a coupé symboliquement le ruban, autorisant ainsi la circulation sur les ponts fraîchement bâtis. C’est une danse folklorique du terroir, qui a mis fin à cette cérémonie riche en couleurs. OB/MD (AMAP)  

Epouses de migrants : Interminable attente

Par Ouka BAH Diéma, 07 avr (AMAP) Les épouses de migrants, dans la zone de Diéma, dans l’Ouest du Mali, comme se plaisent à dire certaines femmes, attendent, avec pour seule compagnie, l’absence d’époux qui ont choisi d’aller faire fortune, souvent très loin. Le cercle est une zone de forte migration. Selon les estimations, 80% des jeunes âgés de 18 à 20 ans, tentent de rejoindre les côtes de la Méditerranée, à leurs risques et périls Les infortunées épouses sont priées de comprendre la situation dans laquelle se trouve leur mari expatrié et de s’armer de patience. En réalité, les conditions des migrants sont souvent difficiles à gérer dans les pays d’accueil. Chaque pays de destination a ses principes, ses lois en matière de migration. De nombreux « sans-papiers » peinent à se mettre en règle, à obtenir une carte de séjour, sans laquelle, aux dires de Kaourou Fofana, ils ne pourraient se déplacer librement encore moins revenir au pays pour rendre visite à la famille, ni occuper des emplois garantis. Dans de nombreux villages et hameaux, aujourd’hui, le besoin de bras valides se pose avec acuité. Ces « aventuriers » ont dans la tête qu’après avoir amassé beaucoup d’argent, ils pourront remplir les greniers de leurs parents, financer des microprojets au profit de leurs communautés, à travers, notamment, la construction de mosquées, d’écoles, de centres de santé, la réalisation de forages. Dans une zone comme Diéma où la campagne agricole est le plus souvent déficitaire à cause de la rareté des pluies, il est difficile de fixer les jeunes dont la plupart ne dispose d’aucun moyen de subsistance. Les jeunes, qui restent aux côtés de leurs parents et auxquels on colle tous les qualificatifs possibles, sont considérés, au mieux comme des vauriens, au pire comme des ratés. Dans ce milieu, celui qui choisit de rester ne pourra pas trouver femme. Toutes les filles se détourneront de lui. « S’il est pauvre, se délectent les méchantes langues, c’est sa faute, parce qu’il n’a pas osé se rendre sur la terre des ‘Oreilles rouges’ (Touloblénou) ». Parce qu’ils ne sont pas partis, dans la pure tradition Soninké de mobilité, ils ne sont pas écoutés dans la société, n’ont aucun pouvoir décisionnel au sein de leur famille. Généralement, avant que le jeune garçon ne parte à l’aventure, (on ne croit pas si bien le dire) ses parents lui cherchent une femme à marier. Il existe plusieurs raisons à cette pratique ancestrale, vieille de plusieurs siècles. D’abord, c’est pour que le fils songe surtout à sa femme restée derrière lui, qu’il évite de jeter tout son argent par la fenêtre, qu’il ne scelle jamais de mariage avec une autre femme, dans son exil, qu’il puisse retourner au bercail quand il le désire. C’est pourquoi, il est difficile de voir, ici, un jeune partir étant célibataire. En donnant femme à leur enfant, beaucoup de parents veulent lui confier plus de responsabilités, afin qu’il s’assume lorsqu’il fera face à de dures épreuves. De nombreux jeunes mariés partent à l’exode dès leur sortie de la chambre nuptiale, laissant les épouses dans l’incertitude et l’angoisse. Mais de nos jours, les mentalités ont changé. De nombreuses jeunes filles refusent le mariage avec des expatriés qui ne constituent plus une assurance tous risques à leurs yeux. Selon Boubacar Kamissoko, gardien à la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS), il fut un moment à Kita (Ouest), si tu n’avais pas la tête d’un « Espagnol », d’un « Italien » ou d’un « Parisien », tu ne pouvais pas avoir une femme. Les migrants avaient le vent en poupe. « Mais actuellement, tel n’est plus le cas. Beaucoup de filles détestent les expatriés, car si elles se marient avec eux, ils partent et les oublient », raconte l’homme. « Aujourd’hui, à Lambidou, sur dix filles, huit vous diront clairement qu’elles ont horreur de se marier avec des migrants, qu’elles ont besoin plutôt d’hommes corrects, capables de les nourrir et de pourvoir à leur entretien », estime Fodié Niakaté, producteur agricole à Kobokoto, Commune rurale de Lambidou. Il tranche : «Il n’y a rien à faire, nos enfants iront sur les mers pour chercher fortune en Espagne, Italie ou en France », ajoutant que le problème n’est pas près de trouver une solution. « Généralement, celles des épouses, qui reçoivent un peu d’argent de leur mari, décident d’attendre. Mais une femme seule, vivant sans son mari, c’est difficile à supporter. C’est pourquoi, certaines se cachent pour faire le planning familial sachant bien que leur époux est absent », constate Alpha Diombana, président du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE). A force d’attendre son mari parti aux Amériques, depuis une dizaine d’années, Saba Coulibaly, a été obligée d’abandonner le domicile conjugal, avant, argumente-t-elle, « que je ne devienne vieille et incapable de faire des enfants ». Aussi, se bouche-t-elle les deux oreilles, chaque fois qu’on évoque les questions de migrants. Elle ne veut plus en attendre parler. PATIENTE ATTENTE – La présidente de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) de la communale de Diangounté Camara, Mme Banta Camara, dans un élan de sincérité non feinte, affirme que les femmes, qui acceptent de rester dans leur foyer, en l’absence de leur époux, n’en peuvent plus d’attendre. « On les traite, souvent, de menteuses, de prostituées, etc. Certains migrants restent cinq à dix ans voire plus sans revenir au pays, soit par manque d’argent ou de carte de séjour. Leurs femmes, nos brus, je voulais dire, endurent toutes sortes de souffrances, elles sont parfois laissées pour compte », dit Mme Camara. « Malgré tout, quand le mari revient, au lieu de féliciter sa femme pour son courage et sa patience, la première vacherie qu’il lui fait, c’est d’épouser une nouvelle femme », s’étouffe notre interlocutrice. La pauvre se voit alors trahie, abandonnée par celui-là même sur qui elle a fondé son espoir. La situation devient plus compliquée, plus conflictuelle lorsque la femme accouche d’un enfant alors que son mari n’est pas présent. Dans la plupart des cas, l’époux refuse de reconnaître l’enfant illégitime et le divorce s’en suit. La fille d’Anthioumana Camara, notable à Diangounté Camara,

Inquiétudes pour le chantier du barrage Hontongolo de Yélimané

Yélimané, 15 juin (AMAP) L’aménagement de dix bas fonds de 1143 ha, dans le Cercle Yélimané, pour plus de trois milliards de Fcfa, suscite des inquiétudes parce que le chantier traîne en longueur douchant le grand espoir les travaux avaient fait naitre. « Nous avons peur de perdre plus de trois milliards d’investissement de l’État (plus précisément 3 270 516 662 Fcfa) mais surtout l’espoir de réduction du chômage, de réduction de l’immigration irrégulière et d’émancipation féminine », affirme Soumaïla Kandé Diakité, maire de la Commune rurale de Guidimé (Yélimané). Ces travaux, lancés en grandes pompes, dans le village de Makana, par le ministère de l’Agriculture, le 21 décembre 2019, pour une durée d’exécution de six mois, (fin juin 2020) sont, à la date du 12 juin, à un taux d’exécution moyen de 20% avec 90% de temps consommé, selon le représentant du service de contrôle NOVEC/BIRAD à Yélimané, Alphady Cissé. Aujourd’hui, l’inquiétude a gagné non seulement les populations bénéficiaires mais aussi le Conseil communal de Guidimé qui est le plus grand bénéficiaire avec 1 300 000 000 de Fcfa d’investissement. Le 02 juin, une mission du Conseil communal de Guidimé accompagnée de six chefs de villages bénéficiaires, du Comité de gestion du barrage de Hontongolo, a fait des constats amers. Le taux d’exécution était de moins de 10,55%. Il ressort, également, des insuffisances de main d’œuvre, d’eau et de matériaux de construction. Le Conseil communal aurait alerté le ministère de l’Agriculture ainsi que l’Organisation de la mise en œuvre du fleuve Sénégal (OMVS) qui est le maître d’ouvrage. Selon le responsable de l’Agence de développement rural du fleuve Sénégal (ADRS), le maître d’ouvrage délégué à Yélimané, « le retard est consommé ». Cependant, il assure que le projet sera réalisé. Plusieurs options sont à envisager : une rallonge de durée d’exécution avec possibilité de pénalité, une résiliation de contrat avec l’entreprise SIETRA pour l’attribuer à une autre entreprise. AS/MD (AMAP)  

Yélimané accueille le maire de Montreuil dans la ferveur

Yélimané, 19 décembre (AMAP) Les populations du Cercle de Yélimané ont accueilli, mercredi, le maire de la Commune de Montreuil, France, Patrick Bessac, qui effectue une visite dans le cadre de la coopération décentralisée entre sa ville jumelée à Yélimané, depuis 1985. Montreuil appuie les treize collectivités de Yélimané dans les domaines du renforcement de capacités des acteurs communaux, de la promotion des droits des femmes, de la protection de l’environnement, de la création d’emplois et de l’insertion des jeunes, de l’assainissement. M. Bessac, accompagné de trois de ses conseillères, Djénéba Kéïta, Alima Menus et Zabbaou Liman, a procédé à l’inauguration de la Maison des femmes de Yélimané, financée par Montreuil, qui forme les femmes à la savonnerie, à la couture, à la coiffure, parmi tant d’autres. L’hôte de marque a, en outre, procédé à la pose de la première pierre des latrines scolaires à Tambacara. Il a, aussi, fait don de kits scolaires aux filles de l’école Mady Kangué Traoré de Yélimané, tout en procédant à la plantation d’arbres dans la cour de cet établissement. Le district de football du Cercle a reçu un lot de matériels sportifs des mains du maire. La population de Yélimané a, sous la houlette du préfet Fadio Fané, réservé un accueil très chaleureux à ses hôtes. Les maires des douze communes, les responsables du Conseil de Cercle, les chefs des villages, les chefs des services déconcentrés de l’État étaient tous présents, signe de la bonne collaboration entre les deux villes jumelles. En guise d’amitié, les maires du cercle et les chefs des villages ont offert deux béliers blancs au maire Patrick Bessac. Dans son discours, M. Bessac s’est dit «fier et heureux d’être lié à Yélimané » dont les ressortissants contribuent au mieux-vivre à Montreuil. Il a, également, fait des annonces fortes dont la reconstruction du foyer Bara et trois autres foyers pour mieux accueillir et dignement, à Montreuil, les migrants, en général et ceux de Yélimané, en particulier. Les deux communes vont, aussi, intervenir ensemble dans le cadre de l’assainissement et la lutte contre les déchets à Yélimané. Le maire de Guidimé, Soumaïla Diakité, a remercié Montreuil et son maire pour leur volonté de s’unir à Yélimané pour travailler dans le cadre du développement durable avec l’Association pour le Développement du Cercle de Yélimané en France (ACIDEF). Birama Traoré, président du Syndicat inter collectivités Méraguemou, a affirmé que la réussite de cette coopération fait la fierté des deux parties, avant de remercier Patrick Bessac pour l’aide qu’il a apportée aux migrants en difficulté au foyer Bara de Montreuil. AS/MD (AMAP)