Jardin de la Préhistoire : Voyage retour sur les premiers temps de l’Homme

Par Oumar DIAKITE Bamako, 10 février (AMAP) Quand le jardin de la préhistoire, érigé au pied de la colline du pouvoir (Koulouba), depuis 2002-2003, en face du Musée national du Mali, vous ouvre ses portes, vous faites une plongée dans l’Histoire de l’évolution de toute l’humanité, à travers la grotte de l’Evolution qui expose la technicité de l’homme, pendant cette période. Une atmosphère de musée à ciel ouvert pour un retour sur le parcours de l’Homme. On y trouve aussi une grotte de l’archéologie, la statue aux dimensions réelles d’un dinosaure et le panorama des premiers animaux, premiers amphibiens, premières plantes à fleurs, premiers mammifères, premiers oiseaux, premiers reptiles aquatiques, des premiers organismes pluricellulaires à corps mou, entre autres. Masqué par les arbres au flanc de la colline, le site est très calme, un mercredi du mois de janvier 2020. Peu connu du grand public ! Aucun visiteur, seulement le vigile et ses deux chiens. Ici, on se fait une idée de la vie des premiers hommes, l’évolution des premiers hommes en même temps que la technique de fouille archéologie. On se penche sur la vie lointaine de l’Homme, sur l’histoire de l’évolution de l’humanité. A l’entrée du site, le premier contact est la grotte de l’Archéologie. C’est une grotte semi naturelle aménagée pour vous faire toucher du doigt l’importance de l’archéologie et vous la faire vivre. Elle expose du matériel de fouilles archéologiques allié aux explications sir les méthodes de fouilles. Y sont aussi exposés quelques objets dont des crânes humains. Selon Séry Diarra, administrateur des arts et de la culture chargé des visites guidées au Musée national, cette grotte permet d’expliquer aux étudiants et aux autres visiteurs comment se mènent les recherches archéologiques. « Elle étale les procédures des archéologues sur les sites de fouilles…Les visiteurs ont la latitude d’imaginer la vie des premiers hommes à travers des objets qu’on trouve lors des fouilles…», signale notre guide. La grotte de l’Evolution est contiguë à celle de l’Archéologie. Là, on illustre de l’évolution de l’homme habile. On explique que grâce au feu, l’Homo erectus pouvait se chauffer et cuire la viande et les végétaux. Un groupe d’Homo habilis fabrique des outils. Il pouvait, aussi, utiliser le feu pour repousser ou chasser les animaux dangereux. Comme l’illustre la statue du chasseur, tenant un objet pointu dans une main et le feu dans l’autre, face à un lion. « En cette époque de l’évolution de l’homme, narre notre guide, cet Homo habilis se servait d’objets pour divers usages dont s’abriter. « Mais, ici, ce sont des objets pour chasser des animaux, sinon pour confectionner des meules, écraser les céréales, cuire. L’Homo habilis a tenté de construire des cabanes, des cavernes pour se protéger contre les menaces extérieures. C’est la technicité de l’homme, pendant cette période, qui est mise en relief », précise M. Diarra. La grotte de l’Evolution de l’humanité relate les différentes phases et étapes de l’homme dans ses tentatives de pouvoir satisfaire ses besoins. Sur une affiche au fond de la grotte, on peut lire : « Afrique, berceau de l’humanité. 66 millions d’années : les premiers primates ; 30 millions d’années : premiers singes ; 18 millions d’années proconsul africanus ; Homo habilis à partir de quelle époque les humains ont commencé à exprimer le besoin ». Un peu plus loin, sont répertoriées, sur une grande table en fer, les illustrations des premiers animaux, amphibiens, mammifères, oiseaux, reptiles aquatiques, organismes pluricellulaires à corps mou, premières plantes à fleurs, entre autres. Plus au fond, se dresse un dinosaure. Malgré les arbres qui cachent le site, des usagers de la route de Koulouba peuvent voir de loin ce géant. L’animal est considéré comme l’un des premiers mammifères sur terre qui n’ont pas pu s’adapter avec l’évolution du temps. Ils ont disparu, il y a plus de 200.000 millions d’années, selon les chercheurs. Aux dires de l’intérimaire du directeur du Musée national, Soumana Soni, la population locale vient très peu dans le jardin de la préhistoire. Ce sont des étrangers, les touristes qui étaient les plus nombreux visiteurs du site. Ces derniers se font rares, à cause de la crise sécuritaire. « N’eut été la crise sécuritaire, la période fraîche est celle des visites touristiques », dit-il. « Cependant, note M. Soni, les visites scolaires sont assez fréquentes. Des établissements scolaires font visiter les lieux à leurs élèves. Certains particuliers, aussi, y viennent lors de fêtes. Pour pousser à la hausse le chiffre des visites, la direction du Musée national prévoit de créer un site internet, de mettre l’établissement sur les réseaux sociaux, de faire des expositions participatives pour une communication plus large. OD/MD (AMAP)

CICB : Un budget prévisionnel de plus d’1, 6 milliard de francs CFA

Bamako, 30 janvier (AMAP) Le budget prévisionnel de l’exercice 2020 du Centre international de conférence de Bamako (CICB) s’élève en recettes et en dépense à la somme d’un milliard 651 millions 945.000 francs CFA, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite jeudi à Bamako, par le Secrétaire Général du ministère de la Culture, Andogoly Guindo, à la cérémonie d’ouverture des travaux de la 21ème session du Conseil d’administration du CICB. Sur ce budget, l’Etat apporte une subvention de 306 millions 295.000 francs et les ressources propres du Centre sont estimées à 1milliard 345 millions 650.000 francs CFA, a précisé  Andogoly Guindo qui a déclaré que l’exercice 2020 s’annonce sous de bons auspices, avec l’espoir d’un accroissement des performances.  KM (AMAP)

Festival international soninké : Rendez-vous à Banjul (Gambie) en février

Bamako, 23 janvier (AMAP) Le 6e Festival international Soninké (FISO) se déroulera, du 20 au 24 février, à Banjul, dans la capitale gambienne, ont annoncé ses initiateurs, le week-end dernier, lors du lancement des activités de ce rendez-vous culturel, au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Le thème retenu cette année est : « Agriculture comme solution alternative à l’émigration des jeunes ». Il remet sur le tapis la problématique de l’émigration dans les pays africains où elle constitue vrai casse-tête, à la fois, pour les pays d’origine et ceux d’accueil des migrants. Cette année, plusieurs activités sont programmées notamment, une exposition d’objets d’art, des conférences, des rencontres culturelles mais, aussi, économiques. Il y aura également des stands pour des opérateurs économiques des différents pays participants. C’est dans une ambiance de fête, empreinte de fraternité que le lancement des activités du FISO a eu lieu en présence de l’ancien président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré, qui conduira la délégation malienne, des membres du gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, parrain de l’événement, et du président de l’Association culturelle Soninké-Mali (ACS), Dr Abrahamane Sylla. Etaient aussi présentes des délégations venues d’Afrique et d’ailleurs. « Aucune culture ne peut se développer sans sa langue », a expliqué l’ancien président Dioncounda Traoré. Pour lui, le FISO, devenu une tradition, se veut un espace de promotion de la culture soninké. Il a rendu un hommage mérité à Hamey Cissé et Diadié Soumaré pour avoir porté haut le flambeau de la culture soninké. Selon Diouncounda Traoré, après 2018, le FISO a pris une autre dimension, avec l’implication personnelle des chefs d’Etat des pays de culture soninké. «Il s’agit d’afficher mais, surtout, d’assumer ce que nous sommes », a-t-il indiqué avant de rappeler les qualités des Soninkés, à savoir le vivre ensemble, le sens de l’honnêteté, de la solidarité et de la justice qui ont permis de fonder le grand empire du Ouagadou. Dr Abrahamane Sylla a souligné l’intérêt de la communauté africaine pour cette rencontre inter-culturelle. Il a salué l’engagement du président malien, à travers son soutien financier dans l’organisation du FISO, et rappelé les premières initiatives de création de l’Association soninké. L’ACS-Mali a été initiée, en 1946, par le président Modibo Keita avant l’indépendance du Mali. Après l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, d’illustres personnalités de la communauté soninké ont porté haut le flambeau de la culture pour en faire un outil de développement socio-économique. « L’association est en train de se restructurer pour devenir encore plus représentative et mieux ancrée dans nos valeurs, en symbiose avec les réalités du moment », a poursuivi M. Sylla, ajoutant que « partout dans le monde, les Soninkés ont défendu leur culture particulière ». Le président de l’ACS a fait un bref rappel de l’histoire de la communauté soninké, venue de la haute Egypte et fondatrice de l’empire du Ghana avec une vocation fédératrice. Elle est à cheval entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Mali, d’où elle tire ses racines. A en croire Abrahamane Sylla, « la force de la communauté soninké réside dans son caractère humain, notamment le sens du partage, de la solidarité et du travail ». Auparavant, les jeunes ont chanté l’Hymne national en soninké. Les représentants de délégations ont exprimé leur engagement à réussir l’événement dans la capitale gambienne « pour partager la riche culture soninké ». AS/MD (AMAP)          

Culture : Lancement de la 6ème édition du Festival international Soninké

Bamako, 21 janvier (AMAP) Le lancement de la 6ème édition du Festival international Soninké (FISO) qui se déroulera du 20 au 24 février 2020 à Banjul en Gambie, a été présidé samedi au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par le Pr Dioncounda Traoré, ancien Chef d’Etat du Mali par Intérim, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président de l’Association culturelle Soninke-Mali (ACS), Abrahamane Sylla, ministre des affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et de son homologue de la Mauritanie. « L’ACS-Mali a été initiée en 1946 par le président Modibo Keita avant l’indépendance de notre pays. Après l’indépendance, le flambeau a été porté très haut par d’illustres personnalités de la communauté soninké pour en faire un outil de développement socio économique de notre pays » a déclaré Abrahamane Sylla . Le président de l’ACS a saisi l’occasion pour préciser que l’association est entrain de se restructurer pour devenir encore plus représentative et mieux encrée dans nos valeurs en symbiose avec les réalités du moments. La communauté soninké est venue de la haute Egypte et fondatrice de l’empire de Ghana avec une vocation fédératrice. Elle est à cheval entre le Sénégal,  la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Mali, selon M.Sylla qui précise que la force de la communauté soninké réside dans son caractère humain notamment le sens du partage, la solidarité et le travail d’où le sens de la migration. AS/KM (AMAP)

Culture : Inventaire du patrimoine archéologique du Mali

Bamako, 7 janvier (AMAP) La première phase de l’atelier sur l’inventaire du patrimoine archéologique du Mali a débuté lundi, au Musée national de Bamako, sous la présidence du Chef de Cabinet du ministre de la Culture, Almamy Koureïssy, a constaté l’AMAP. C’était en présence de l’ambassadeur des Etats Unis au Mali, Dennis B. Hankins et du représentant du bureau de l’Unesco à Bamako, Edmond Moukala. Une quarantaine de participants  prennent  part à cette  formation sur l’inventaire du patrimoine culturel dans les 4 régions du sud (Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou) et le district de Bamako. AS/KM (AMAP)

Système d’écriture : Le n’ko a fait du chemin  

Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 30 décembre (AMAP) Le n’ko, cette écriture créée en 1949 par Solomana Kanté, un chercheur guinéen, est aujourd’hui enseigné dans nos universités et dans plusieurs centres d’enseignement dans le monde, y compris à Harvard et Indiana (Etats-Unis) et en Egypte. L’hiéroglyphe a acquis droit de Cité au Mali, depuis sa création, en 1949, par Solomana Kanté. Le n’ko, dans l’imaginaire populaire, renvoie à une introspection, à la connaissance du passé et de notre culture, mais c’est une écriture qui a connu beaucoup d’évolutions. Le créateur de cette écriture a ouvert la voie, en écrivant des documents dans différents domaines, notamment la géographie, l’histoire, les mathématiques et autres. Depuis, le n’ko a fait du chemin car des documents sur les nouvelles technologies de la communication et la santé sont transcrits dans ce système d’écriture. La promotion du n’ko continue, à travers la multiplication de formations informelles, la publication de livres et l’apprentissage en ligne, notamment sur les réseaux sociaux. Sur la base d’un constat empirique, on peut confirmer un regain d’intérêt pour le n’ko et, même, sans donner de statistiques précises, les maîtres de cette écriture attestent avoir, maintenant, un grand nombre d’adhérents. CHEMIN PARCOURU – L’écriture n’ko a été introduite dans l’enseignement supérieur, notamment au niveau des universités. Solomana Kanté serait fier de voir le chemin parcouru, notamment en termes d’acceptation du n’ko. Si le n’ko n’utilisait, au départ, que les dialectes madenkan, dioula, bamanankan, mandengo ou khassonké, cette écriture peut se faire, maintenant, dans toutes les langues nationales. C’est dans cette logique que le Forum pour la généralisation internationale du système d’écriture n’ko a vu le jour en 2018. Yaya Konaté, membre de ce forum, explique, tout d’abord, que « l’objectif de cette association est de persuader les adeptes du n’ko que toutes les langues africaines doivent être écrites pour réaliser le rêve de son initiateur, c’est-à-dire trouver une écriture propre à l’Afrique ». C’est pourquoi, le Forum pour la généralisation internationale du système d’écriture n’ko est en train de conquérir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Guinée, la Gambie et le Sénégal pour que les locuteurs des langues nationales de ces pays adoptent le système d’écriture n’ko. M. Konaté a, déjà, à son actif, six livres rédigés en n’ko. Ces ouvrages abordent des thématiques liées à l’islam et la vie associative. D’autres écrivains se sont intéressés à l’électricité, l’informatique, aux vertus des plantes et la mécanique. « La médecine traditionnelle n’est pas un secret pour moi. Il y a beaucoup de livres de « Karamako » Solomana Kanté qui expliquent les vertus des arbres et parlent des maladies », se réjouit le tradi-thérapeute Konaté. Il rend hommage à ce savant. Solomane Traoré, lui aussi, est membre de l’association « Lawada » qui signifie en français la connaissance et le développement du n’ko. Le sexagénaire explique que le n’ko a des avantages. En ce moment précis de notre entretien, il exhibe son téléphone muni d’un système d’exploitation mobile android. Tous les contacts de son répertoire sont écrits en n’ko. « Tout cela est faisable grâce à une application conçue à cet effet », explique-t-il, avec une pointe d’enthousiasme mêlé de fierté. Dans le domaine de l’informatique, le système d’écriture n’ko est représenté dans l’Unicode, un standard informatique qui permet des échanges de textes dans différentes langues, à un niveau mondial. Boubacar Diakité, docteur en linguistique, fait partie de ces hommes qui mènent des recherches dans le sens de la généralisation du système d’écriture n’ko. Lors d’une de ses conférences, tenue en août dernier, le linguiste avait présenté à l’assistance quelques-unes de nos langues nationales qui peuvent, désormais, être écrites en n’ko. «Nous avons pu créer les sons qui n’existaient pas dans le système mais qui sont dans les dialectes comme le bamanakan, le khassonkan, le dafinkan et d’autres», avait expliqué l’universitaire qui a ajouté que leurs recherches ont permis d’ajouter de nouveaux sons au système n’ko et de simplifier son système tonal. Précisons qu’auparavant, l’alphabet du n’ko comptait 27 lettres. On y a rajouté des lettres pour le ramener à 34 actuellement. AVANCÉE IMPORTANTE – Pour Dr. Diakité, l’objectif de ces recherches est de contribuer à développer l’alphabet du n’ko au profit de toutes les langues africaines. Il a assuréque ses recherches ne s’écartent pas de la trajectoire tracée par le créateur du système n’ko qui, selon lui, consiste à toujours faire des recherches et adapter cette écriture aux nouvelles découvertes.« Une autre avancée importante a été enregistrée par le n’ko. Il est devenu un système d’écriture international car l’alphabet phonétique international est totalement traduit en n’ko », a encore expliqué le chercheur. Adama Coulibaly, président du Forum pour la généralisation du système d’écriture n’ko au Mali, enseigne le n’ko à la Faculté des sciences administratives et politiques (FSAP). Nous l’avons rencontré dans une petite librairie à Banconi. Dans ses rayons, on trouve plusieurs ouvrages écrits en n’ko, notamment des livres d’initiation à l’écriture n’ko, des dictionnaires, des documents sur les termes administratifs et juridiques et des livres de grammaire. Il révèle qu’en plus de quelques institutions supérieures au Mali, le n’ko est enseigné dans plusieurs universités dans le monde, y compris Harvard et Indiana (Etats-Unis) et une autre en Egypte. Le Forum souhaite sortir des formations informelles et mettre en œuvre un curriculum. « Nous avons entamé les travaux pour l’élaboration de ce curriculum qui nous permettra d’offrir des formations mettant l’accent sur la spécialisation », a annoncé le président du Forum. Il a indiqué, également, que le n’ko est une discipline enseignée à la FSAP, depuis deux ans. Selon lui, certains étudiants ont été ajournés à leur examen pour des insuffisances en n’ko. Lassana Camara attend la reprise des cours pour débuter la deuxième année à la FSAP. L’étudiant de 23 ans est motivé à apprendre cette écriture car il est certain qu’elle sera indispensable dans les années à venir. « J’ai opté pour le n’ko afin de mieux comprendre ma langue maternelle et son importance », justifie-t-il, avant de préciser que grâce à cette écriture, il est possible de parler sa langue

Vernissage de l’Exposition photos de l’AMAP intitulée : « le Mali de 2012 à nos jours »

Bamako, 13 décembre (AMAP)  Le vernissage de l’exposition photos organisée, jeudi par l’AMAP dans ses propres locaux a été placé sous la coprésidence du ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, et de son homologue en charge de la Culture, Mme N’diaye Ramatoulaye Diallo. C’était en présence du Directeur Général de l’AMP, Bréhima Touré,  de l’ancien directeur général de l’AMAP et ancien ministre de la Communication Gaoussou Drabo,  du  délégué général de la Biennale africaine de la photographie, Lassana Ugo Diarra et de plusieurs invités de marque et de journalistes. L’exposition intitulée : « le Mali de 2012 à nos jours », a  permis aux visiteurs d’apprécier la chronologie des évènements depuis les turbulences que notre pays a connues en 2012 et qui ont eu comme point culminant un coup d’état. Le public a pu revivre les événements du coup d’état, ainsi que les pillages qui ont suivi dans les services publics, la démission du président Amadou Toumani Touré, l’accord signé entre la junte militaire et la Cedeao pour permettre le retour à une vie constitutionnelle normale, l’arrivée de l’Opération militaire française Serval, l’élection du président Ibrahim Boubacar Keïta, la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, etc. « Depuis trois mois, nous travaillons avec l’AMAP pour montrer au public que cette structure possède un des plus grands studios du Mali en termes de photos de l’indépendance à nos jours. Nous voulons mettre en valeur le photojournalisme qui a tendance à disparaitre », a déclaré le délégué général de la Biennale africaine de la photographie, Lassana Igo Diarra. Le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré a salué la présence des hôtes de marque au vernissage de l’exposition. En organisant cet événement, a-t-il souligné, l’AMAP entend faire connaître davantage son formidable fonds photographique. « Nous voulons aussi valoriser le travail de nos preneurs d’images. Ces hommes et femmes qui écrivent l’histoire du Mali avec des images », a conclu le responsable de l’Agence. L’exposition qui reste ouverte jusqu’au 31 janvier 2020, retrace des moments d’histoire douloureux, mais aussi d’espoir quant à la sortie de notre pays de la crise. MZD/KM (AMAP)

12e édition des rencontres de Bamako : La photo s’expose

  Par Amadou SOW Youssouf DOUMBIA Bamako, 02 décembre (AMAP) Véritable plateforme de visibilité pour les artistes photographes et vidéastes d’Afrique et de la diaspora, la 12eédition des Rencontres de Bamako mobilise plus de 250 artistes, galeristes, critiques d’art, collectionneurs, venus pour célébrer le 25èanniversaire de ce rendez-vous majeur. Du 30 novembre 2019 au 31 janvier 2020, Bamako, la capitale malienne, est lieu de cet évènement désormais inscrit dans l’agenda des grandes manifestations artistiques africaines, voire mondiales. Les artistes sélectionnés exposeront au Musée national du Mali. Ils vont tenter de conquérir des prix officiels dont la proclamation aura lieu, le mardi 3 décembre 2019. Plusieurs dizaines d’autres collections seront exposées en d’autres lieux  comme le Palais de la culture Amadou Hampaté Ba qui abritera le «Village de la biennale photo», une initiative du réseau des opérateurs culturels Kya. Le hall de la gare ferroviaire de Bamako fait également partie des lieux d’exposition. C’est devant un parterre d’artistes photographes, vidéastes et professionnels du secteur et plusieurs élèves que le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a présidé, samedi, la cérémonie d’ouverture de la 12èédition des Rencontres de Bamako. Une manifestation qui fête, avec cette édition, ses 25 années d’existence, sous le thème : «Courants de conscience».Le chef de l’Etat avait à ses côtés, le Premier ministre Boubou Cissé et plusieurs autres personnalités. Véritable plateforme de visibilité pour les artistes photographes et vidéastes d’Afrique et de la diaspora, les Rencontres de Bamako ont contribué à développer la carrière de nombre de photographes et, pour certains, à leur bâtir une stature internationale. Le président de la République a expliqué que la photographie, c’est la lumière. «Nous voulons, avec beaucoup de détermination, nous en convaincre et nous y ancrer. Dans ce temps, où certains pourraient nous faire croire que c’est le contraire, ce temps de l’obscure que nous vivons, non, non et non », a déclaré Ibrahima Boubacar Keïta. « Nous le refusons ce temps où on nous impose une guerre asymétrique aujourd’hui. Une guerre où l’obscure demeure l’objectif principal, où les valeurs sont inversées, où la mort n’est plus un évènement glorieux d’une bataille, mais où la mort est l’ultime finalité. Ces valeurs ne sont pas nôtres. Cette biennale nous met au cœur de notre être réel. Notre volonté inébranlable de faire que la lumière soit. Elle sera Inch Allah», a dit le chef de l’Etat. La ministre de la Culture, Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a  rendu hommage à Mme Bisi Silva du Nigeria, commissaire de la 10è édition de cette manifestation, qui s’est éteinte, au début de cette année, dans son pays. Elle a aussi tenu à saluer l’implication personnelle du président de la République dans l’organisation de cette Biennale. Une édition qui se conjugue, avec la mise en œuvre du mandat  de Coordinateur des arts, de la culture et du patrimoine de l’Union africaine. Pour Mme la ministre, les Rencontres de Bamako offrent l’opportunité historique de faire de l’art en général, et l’art photographique singulièrement, un puissant antidote à l’embrigadement et aux dérives idéologiques, doublé d’un formidable véhicule de promotion de la diversité culturelle, de la tolérance et du vivre ensemble. «À vous tous et toutes artistes photographes, qui rendez possible un monde de rencontres, à vous qui rendez possible l’espoir, vous photographes, vous journalistes culturels,  merci d’être au Mali et de partager nos défis », a déclaré Mme N’Diaye, tout en rendant hommage aux anciens du métier, tels Malick Sidibé, Seydou Keïta, Abdrahamane Sakaly, Kyassou etc. Le commissaire d’exposition, Bonaventure Ndikung, dira que le thème de la présente édition est « la circulation des idées, mais aussi des êtres humains, la circulation des formes, la fluidité de la photographie». Selon lui, il s’agit pour les artistes  de penser l’œuvre comme l’expression d’un monologue intérieur, comme un dialogue entre artistes, et spectateurs ou encore comme les réactions sensorielles de l’artiste face aux évènements extérieurs. L’ambassadeur de la France au Mali, Joël Meyer, a réaffirmé l’engagement de son pays à continuer à aider le Mali dans les différents combats qu’il mène pour son développement, bien sûr y compris dans le secteur de la culture. «Ce partenariat exemplaire montre le lien qui nous unit», a indiqué le diplomate français, avant de rappeler que tous les travaux de cette biennale (le tirage des images, la scénographie, la réalisation du catalogue et autres supports de communication), ont été réalisés sur place au Mali. L’ambassadeur du Maroc, Hassan Naciri, lui a fait échos en réaffirmé l’accompagnement de son pays dans l’organisation de « ce rendez-vous culturel reconnu sur le plan mondial ». Après avoir coupé le ruban symbolique, le président de la République a visité l’exposition des œuvres de la vingtaine d’artistes, installées dans la salle polyvalente du Musée national. Ibrahim Boubacar Keïta s’est dit émerveillé par la qualité des vidéos, mais aussi des tirages de ces artistes en compétition pour les différents prix. En effet, presque toutes les scènes de la vie quotidienne du continent y sont représentées, de l’expression des joies dans les portraits, aux manifestations violentes des rues de certaines villes, en passant par des cérémonies rituelles, de la problématique des déchets qui polluent l’environnement, des conflits postélectoraux jusqu’à l’urbanisation galopante de nos villes. AS/YD/MD (AMAP)

Culture : Signature d’une convention entre le Ministère de la Culture, l’Ambassade de France au Mali, le Conseil départemental de l’Essonne et l’Institut français

Bamako, 2 décembre (AMAP) La cérémonie de signature de la convention de partenariat quadripartite entre le Ministère de la Culture, l’Ambassade de France au Mali, le Conseil départemental de l’Essonne et l’Institut français, a été présidée dimanche au Musée, par le Ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, a constaté l’AMAP. Les différentes parties étaient représentées par le Ministre de la Culture, N’Diaye Ramatoulaye Diallo, l’Ambassadeur de France au Mali,  Joël Meyer, le Président du Conseil départemental de l’Essonne, François Durovray et le Président de l’Institut français, Pierre Bühler. Le partenariat a pour objet la mise en œuvre d’un programme de résidences de photographes africains au domaine départemental de Chamarande, et de la présentation au Domaine départemental de Chamarande d’une exposition de la Biennale de la photographie de Bamako lors de l’édition du festival Essonne-Mali (EM Fest) au mois de février de chaque année. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs experts et acteurs du monde de la culture. KM (AMAP)

Bio express de quelques artistes à la 12è édition des Rencontres de Bamako

                    Rassemblés par   Youssouf Doumbia Et Amadou Sow Bamako, 29 novembre (AMAP) Fototala King Massassy : Le photographe panafricaniste Né en 1971 en Côte d’Ivoire, Fototala King Massassy est un artiste malien à la production foisonnante. Rappeur, comédien et photographe autodidacte, il est inclassable. D’abord amateur, Fototala King Massassy pratique la photographie depuis 2007. Il en fait une de ses principales activités professionnelles en 2015. Le jeune artiste a déjà exposé à la Biennale de la photographie de Bamako, puis en France. À travers les portraits de ses héros du quotidien, Fototala King Massassy entend bien montrer combien l’Afrique est dynamique, inventive, fertile. Aujourd’hui, le jeune talent photographie des choses pour célébrer l’Afrique des quatre coins de la planète. Du Vaudou au Brésil ou dans le Massachusetts aux Etats-Unis, il a assisté à des cérémonies. Comme Bantou, ce peuple noir en Inde qui revendique son africanité non pas seulement par sa couleur de peau mais aussi grâce à la musique et à la danse. Pour le jeune photographe, l’Afrique c’est aussi ces Mélanésiens, Noirs blonds aux yeux bleus comme si la nature voulait jouer des tours à toutes les sciences, et surtout au commun des mortels qui a la manie de catégoriser l’espèce humaine. «Comme disait ma grand-mère : la terre est petite mais les gens sont grands. Elle disais aussi qu’il n’y a que deux choses qui nous appartiennent ; ce que nous mangeons et ce que nous retenons comme leçon», se souvient Fototala King Massassy. Dicko Traoré dite Dickonet : «La vidéo, c’est ma passion» Son surnom Dickonet n’est autre chose que son prénom Dicko auquel les amis ont ajouté Network, qui désigne l’internet ou le réseau mondial. C’est à cause de son attachement aux TIC qu’elle est ainsi surnommée. Très jeune elle s’attache aux nouvelles technologies. Elle fréquente régulièrement les cybers et le e-festival de Bamako. En 2005 elle remporte un prix à cette grande fête de l’Internet organisée par le ministère de la Communication et des nouvelles technologies. La même année, elle passe le Bac dans la série Langue et littérature au lycée Saint- Pierre de Kalabancoro. En 2010, elle passe le concours d’entrée au Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako. Puis, à l’occasion de la célébration du Cinquantenaire, l’émission Cybernétic organise un concours, où Dickonet remporte le premier Prix vidéo avec son œuvre intitulée «Ma vision pour le Mali d’aujourd’hui». La même année, elle est nominée au concours «Democracy vidéo challenge aux USA» et au «One minute Africa award» en Egypte. Cette passionnée de la vidéo participe également aux différents ateliers de créations d’images artistiques organisés par les Centre culturels Soleil d’Afrique de Bamako et Kôrè de Ségou. Avec ses œuvres intitulées «Kelenya» et «Re-construction», elle a remporté le premier prix du concours national de vidéastes du Centre Soleil d’Afrique en 2013. Elle était préoccupée par la situation de crise politico-sécuritaire qui menaçait même l’existence de notre pays. Ensuite, la jeune artiste va s’interesser à la nature en réalisant un documentaire de 16 minutes intitulé «Djiri ladon». Ce film est l’un des trois éléments qui composent son mémoire de fin cycle qu’elle a présenté pour l’obtention du diplôme de master du CAMM-BFK en 2015. La même année, elle expose des photos sur les femmes griottes du Mali au Centre culturel français. Elle est lauréate la même année de l’Université d’été de la prestigieuse école des française des métiers de l’image et du son : «La FEMIS». Dickonet  compter tourner bientôt un film de fiction de 26 minutes dont le titre provisoire est «Mouna Né», pourquoi toujours mo ? Le thème de ce projet est la violence faite aux filles. Un scénario qu’elle peaufine depuis près de 3 ans, en marge de ses autres créations. Moustaph Diallo : Le spécialiste de documentaires-fictions Réalisateur, producteur malien, Moustaph Diallo débute son apprentissage aux métiers de l’image auprès d’un vieux photographe nigérian immigré en Côte d’Ivoire qui l’initie à la prise de vue et au lavage des pellicules 6/6. Dès son plus jeune âge, il s’amusait à créer des projections d’ombre chinoise avec ses jeunes frères pour faire ses mises en scène cinématographiques. Amoureux du septième art, et n’ayant pas les moyens nécessaires pour suivre des études dans ce domaine, Moustaph Diallo commence alors des stages d’apprentissage auprès de cinéastes confirmés africains et européens. Aujourd’hui promoteur de Manica Film Sarl, il réalise des documentaires-fictions  sur les problèmes socio-économiques qui touchent les populations africaines. Il a également travaillé pour des chaînes de télé européennes. Moustaph Diallo a réalisé en 2017 «Djanjo», un  documentaire de 52 minutes relatant l’histoire de la musique moderne malienne des années 1960. En 2012, il a réalisé «Les Derniers Tirailleurs», un  documentaire historique de 26 minutes dans lequel, il a rendu hommage à ces anciens qui ont été jusqu’au sacrifice suprême pour défendre la France pendant les différentes guerres. Il a ainsi reçu le Prix UEMOA du film documentaire au Festival CLAP, en Côte d’Ivoire, en 2011. Moustaph Diallo a réalisé en 2008 Djiko «Affaire d’eau », un documentaire de 7 minutes sur  la crise  d’eau dans les villages au Mali, primé au Festival international de Vidéo, Nyamina  Mali, puis en 2009  «Benkan Fanga»,   un documentaire-fiction court métrage de 3 minutes sur la symbolique de la paix 1st Prize Democracy video challenge. Amsatou Diallo : Fondatrice de l’association des femmes photographes du Mali Née en 1982 à Ségou, Amsatou Diallo est photographe, détentrice d’un master en action artistique et culturelle du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako.  C’est lors de la Rencontre africaine de la photographie de Bamako en 2005, qu’elle a su qu’être photographe était un métier. C’est ce qui l’a emmenée à faire une formation d’un an en argentique au Centre de formation en photographie de Bamako en 2006. Amsatou Diallo a continué son apprentissage auprès des photographes à travers des nombreux ateliers et formation à la fondation AIAC en Espagne en 2009, à MC2a Bordeaux en 2012, à l’Association un autre regard à