Sikasso : La 10ème édition du Festival international du Sinankouya a vécu

Sikasso, 27 avr (AMAP) La 10ème édition du Festival international du sinankouya, qui s’est déroulée, la semaine dernière, à la place de la tribune du Mamelon de la cité verte du Kénédougou, Sikasso, dans le Sud du Mali, entendait promouvoir le cousinage à plaisanterie à travers le monde. La gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, qui a présidé la cérémonie de lancement des activités a félicité les organisateurs pour la « persévérance et la passion de la culture malienne qui leur ont permis de faire vivre ce festival pendant une décennie », après avoir souhaité la bienvenue aux invités. Elle a indiqué que le « sinankouya » ou encore le cousinage à plaisanterie est bien plus qu’une tradition orale. « Il constitue un ciment social, un mécanisme ancestral de cohésion, de tolérance et de gestion pacifique de tensions entre les communautés », a dit la cheffe de l’exécutif régional, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a rappelé la « responsabilité collective de réhabiliter, de valoriser et de transmettre les valeurs qui ont su, depuis des siècles, préserver l’équilibre et l’harmonie de la société. » De son côté le président de l’Association malienne pour la promotion du sinankouya (AMPS) Sékou S. Diarra, a mis un accent particulier sur l’importance du cousinage à plaisanterie dans la société malienne. Selon lui, « la pratique permet de fructifier l’entente entre les différentes ethnies… » Etaient présents, le préfet du Cercle de Sikasso Amadou Gassambé, la représentante du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Mme Touré Rahamatou Bagayogo, dle représentant des notabilités de Sikasso, Yacouba Traoré, celui du chef des griots, Boubacar Diabaté. Plusieurs acteurs de la culture à Sikasso ont pris part à l’évènement dont les temps forts ont été les prestations des artistes et des korèdugaw. MFD/MD (AMAP)

Lancement de l’Assurance volontaire pour la culture : Un pas majeur pour les artistes maliens

Bamako, 23 avr (AMAP) L’Assurance volontaire pour la culture (AVOC), visant à offrir une couverture sociale aux artistes, artisans et professionnels du secteur culturel malien, a été lancée, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté par l’AMAP. « La première brique de la sécurisation des artistes et artisans est posée », a déclaré M. Mamou Daffé, qui a présidé la cérémonie officielle de lancement, en présence de ses collègues de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, et de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Le ministre en charge de la Culture a souligné que l’AVOC s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la Culture 2025, décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Ce programme offrira aux adhérents une couverture médicale (AMO), une pension de retraite, des allocations familiales et des modalités de paiement flexibles, notamment via mobile. « Ce programme ouvre une nouvelle ère de reconnaissance, d’inclusion et de dignité pour les forces vives de la culture malienne », a-t-il ajouté. Portée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, en collaboration avec l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), l’AVOC répond aux besoins des acteurs culturels, souvent exclus des dispositifs classiques de sécurité sociale. Le médecin-colonel Assa Badiallo Touré a salué cette initiative comme un « véritable tremplin » pour les travailleurs indépendants du secteur culturel. « Malgré une couverture sociale limitée à 5 % dans le secteur informel, ce dispositif souple et digitalisé offrira une couverture digne, adaptée aux réalités des bénéficiaires », a-t-elle affirmé. Un chèque géant de 30 millions de FCFA, représentant la première tranche de la subvention annuelle pour les cotisations des assurés, a été remis lors de la cérémonie. De nombreux artistes, représentant les faitières culturelles, se sont enrôlés sur place, saluant cette initiative comme un tournant historique pour le secteur. OS/MD (AMAP)

Kita : Les chasseurs du Mali célèbrent le fétiche de Noumoutènè Alou Keita pour la paix et la solidarité

Kita, 24 avr (AMAP) La confrérie des chasseurs du Mali s’est réunie, mercredi, à Kita pour la célébration annuelle du fétiche de Noumoutènè Alou Keita, un rendez-vous culturel majeur marqué par des sacrifices, des prières pour la paix et le bien-être du pays. L’événement, organisé au domicile de Noumoutènè Alou Keita, a rassemblé les autorités régionales, le Directeur régional des affaires religieuses, du culte et des coutumes, ainsi que des chasseurs venus de tout le Mali. Ce rituel, qui se tient une fois par an, permet à Noumoutènè Alou Keita, grand chasseur pratiquant depuis plus de 30 ans, de présenter le bilan de ses actions et de formuler des vœux pour la nation. « À mes débuts, je ne pouvais immoler qu’une chèvre. Aujourd’hui, grâce à Dieu, j’arrive à égorger plusieurs bœufs », a déclaré Keita, vêtu de son habit traditionnel de chasseur coiffé d’une chéchia rouge. Il a insisté sur la vocation de sa pratique : « Elle vise le bien-être, l’amour, la solidarité et le vivre ensemble, loin de toute interprétation malveillante. » Les sacrifices et incantations réalisés lors de cette cérémonie visent à exprimer la reconnaissance et à projeter un avenir de paix et de prospérité pour le Mali. Le Secrétaire général de la Fédération nationale des chasseurs du Mali, Boureima Fotigui Coulibaly, a souligné l’importance de cet événement : « Cette pratique prône l’amour, la guérison, la solidarité et l’entraide. Nous bénissons les autorités, notamment le président de la Transition, Assimi Goïta, pour avoir décrété 2025 comme l’Année de la Culture. Nous les honorons à notre manière pour leurs efforts en faveur de la paix. » Le représentant du gouverneur de la région, Mahamadou Hama Maïga, a salué l’événement comme une opportunité de prier pour le Mali dans un contexte difficile. « Les autorités misent sur la culture pour développer et pacifier le pays. On peut tout perdre, sauf notre culture », a-t-il affirmé, invitant les chasseurs à contribuer à la reconstruction nationale. L’événement, animé pendant 48 heures par le groupe Sekoubani, a attiré des chasseurs de tout le pays, renforçant l’unité et la ferveur autour de cette tradition. JMF/OS/MD (AMAP)

FESMAMAS 2025 : Le ministre Mamou Daffé lance les festivités à Markala pour célébrer le Sogobo

Bamako, 20 avr (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a parrainé l’édition 2025 du Festival des masques et marionnettes de Markala (FESMAMAS) qui s’est tenue à Markala samedi, Accueilli chaleureusement par les autorités politiques, administratives et coutumières, ainsi que par le directeur du complexe culturel BlonBa, Alioune Ifra N’Diaye, les membres du Club de Markala et de nombreux festivaliers, le ministre a donné le coup d’envoi des festivités. Placé sous le thème « Quelle identité pour le Mali du 21e siècle ? », le FESMAMAS 2025 s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Après l’exécution de l’hymne national, le ministre Daffé a assisté à la course de pirogues, un temps fort du festival. Cette activité, accompagnée des chants de la cantatrice Mamou Thiero, met en lumière les pratiques ancestrales de la pêche de la communauté bozo, un pilier du patrimoine culturel régional. Le ministre Daffé a salué l’élan novateur du FESMAMAS, qui renforce son statut d’événement culturel majeur. « Cette nouvelle dynamique contribue au rayonnement de notre patrimoine », a-t-il déclaré, félicitant Alioune Ifra N’Diaye, le Club de Markala et la mairie pour l’organisation de cette édition. Il a également souligné l’importance de préserver et de valoriser les traditions maliennes pour répondre aux enjeux identitaires du 21e siècle. OS/MD (AMAP)

76è anniversaire de l’écriture n’ko : Conférence sur la valorisation de nos cultures

Bamako, 17 avr (AMAP) Le Mouvement de l’écriture n’ko, en partenariat avec la Bibliothèque nationale (BN), a célébrée son 76ème anniversaire, ce jeudi matin, en organisant une conférence-débat dans les locaux de la BN, qui s’inscrit dans l ecadre d’un soutient à l’initiative des autorités qui ont décrété 2025, Année de la culture. « Ecriture enseignée dans plusieurs écoles à travers le monde, la langue n’ko a été créé en 1949 à Bingerville (Côte d’Ivoire). Depuis 1949, nous avons travaillé pour valoriser notre culture et nos langues, tout en créant un dictionnaire avec plus de 100 mille mots et Google traduction pour plus de 200 langues en n’ko. Nous devons expliquer notre histoire à la génération future pour leur inculper nos connaissances », soutient, Mamady Keita, professeur de l’écriture n’ko, conférencier du jour. « Aucun pays ne peut se développer, sans valoriser ses us et coutumes. Cette idée s’inscrit dans la droite ligne de la réalisation du Mali Kura, envisagé par les plus hautes autorités du pays », a dit le Pr Keita. Et d’ajouter : « le dialogue doit être utilisé pour mettre fin à cette guerre. Nous devons expliquer à nos enfants l’histoire du pays pour que la paix puisse revenir. » Quant au ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Mamou Daffé, qui a présidé la cérémonie, en présence du directeur de la bibliothèque nationale, Amadou Bekaye Sidibé, il a d’abord salué la participation massive des légitimités traditionnelles et l’ensemble de tous les invités et réaffirmé l’engagement de son ministère à soutenir l’initiative du mouvement n’ko. « Aujourd’hui, nous sommes dans un espace de souveraineté retrouvée qui nécessite une valorisation de nos langues. Je voudrais rendre un vibrant hommage à nos frères du n’ko qui, depuis de longues années, se battent sans moyens pour que nos langues puissent être valorisées et reconnues. Le n’ko est un dénominateur de langues qui peut traduire toutes nos langues nationales », a déclaré Mamou Daffé. Il a précisé que « cette initiative doit mettre en lumière les professeurs du n’ko, qui vont venir nous étaler leurs connaissances ». « Je pense que l’initiative prise par ce mouvement doit être soutenue afin de valoriser nos us et coutumes », a dit Seydou Sangaré, coordinateur général des chefs du quartier du District de Bamako, qui s’est réjoui des réalisations du mouvement n’ko pendant tout ce temps. MD/MD (AMAP)

Culture Mali 2025 : L’artiste plasticien Abdoulaye Konaté, parrain du mois d’avril, expose sur  création artistique et société

Bamako, 15 avril (AMAP) Le parrain du mois d’avril de Culture Mali 2025, l’artiste plasticien, Abdoulaye Konaté, a animé, mardi, une conférence de presse au conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako (CAMM-BFK) sous le thème : « la création artistique et la société », dans le cadre de ses activités de mise en œuvre du programme « Culture Mali 2025 », de l’Année de la culture au Mali, décrétée par le président de la Transition. Abordant le thème, l’artiste-plasticien a dit que lorsqu’il était directeur de l’école de CMMA-BFK qu’il a senti un vide de compréhension, de conceptualisation des idées au niveau de la création artistique. « C’est pour cela que j’ai proposé le thème pour que les élèves, en dehors de leur pratique, puissent faire des recherches sur les concepts, la démarche à suivre, l’intérêt de la culture par rapport au développement de la société ». Et, ce programme de parrainage permet au parrain d’être en contact avec le public et d’exprimer des idées à la jeunesse, surtout celle estudiantine. « C’est un grand honneur qu’on nous accorde », a-t-il dit. Le représentant du ministre de la Culture, de l’Artisanat, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le conseiller spécial, Guimbala Bagayoko a dit sa satisfaction devant « la qualité du conférencier, son talent d’artiste-plasticien qui a fait découvrir son savoir-faire au public. » « En suivant son exemple beaucoup d’étudiants peuvent aller très loin », a poursuivi le conseiller spécial qui a rappelé que ce principe de parrainage est de choisir un personnage chaque mois. « Et, ce que nous attendons des parrains est de partager leur connaissance. Un parrain n’est pas choisi au hasard, il est choisi àcause de son talent, de sa compétence et de ce qu’il a déjà fait. Un tel personnage accepte d’accompagner le ministère dans la réalisation de son projet dont l’idéal de faire profiter les étudiants. D’où le choix des milieux scolaire et universitaire », a expliqué M. Bagayoko. Le conférencier a partagé ses expériences avec les futures générations. Il leur a, notamment, expliqué la maitrise de la technique de l’Art. Le public a retenu, à travers, ce partage d’expériences que la création est fondamentale dans la société. Et que les praticiens de l’Art ont obligation de rendre cette société vivante, parce que la crétion est la mémoire de la société. La conférence  est organisée en collaboration avec le ministère de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, au conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté de Bamako (CAMM-BFK) Né en 1953 à Diré au Mali. Abdoulaye Konaté est une figure majeure de la scène artistique contemporaine du Mali et du continent africain. ST/MD (AMAP)        

Festival des arts et de la culture de Djitoumou « N’gonidjiguisso » : la 14ème édition a vécu

Par Abdoulaye COULIBALY AMAP Ouélessébougou  Ouélessébougou, 14 avr (AMAP) La 14ème édition du Festival des arts et de la culture de Djitoumou  » N’gonidjiguisso », « le retour du Ngoni »,s’est déroulée, du vendredi 11 au dimanche 13 avril 2025, avc plus de deux cent festivaliers, dans le village de N’dabougou, à 8 kilomètres de la ville de Ouélessébougou, L’évènement, destiné à promouvoir et sauvegarder le patrimoine artistique et culturel local de Djitoumou, en mettant en avant les pratiques artistiques ancestrales, a rassemblé toutes les autorités administratives, communales et coutumières de Ouélessébougou, ainsi que des festivaliers, venus de divers horizons du pays, sous la présidence du conseiller technique, représentant du Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Abdoulaye Diombana, accompagné d’une forte délégation. L’un des objectifs clés de ce festival, est la valorisation des instruments locaux en voie de disparition, notamment le « Ngoni  » Dans son discours d’ouverture, le conseiller technique du ministre, après les salutations et remerciements d’usage a la population de N’dabougou, pour l’accueil chaleureux réservé à la délégation et aux autorités locales, a félicité les organisateurs d’avoir initié « un festival dont le contenu est très riche en activités, visant non seulement à promouvoir la culture locale de Djitoumou, mais aussi la préserver. » Djombana a rappelé le ferme engagement des hautes nationales « à sauvegarder notre culture. » « Notre présence à cet événement s’inscrit en droite ligne de l’initiative adoptée par le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goita, de faire de 2025, l’Année de culture. » Le représentant du ministère en charge de la Culture, a officiellement lancé les activités de la 14ème édition du Festival des arts et de la culture de Djitoumou, « N’gonidjiguisso ». Durant trois jours, le festival a offert une gamme impressionnante d’activités culturelles notamment, un concours de musique, une conférence débat, sous le thème: « Cousinage à plaisanterie, solidarité et la transmission du savoir », une exposition culturelle, une foire artisanale et gastronomique, des animations folkloriques, des concerts grand public, comme menu de cette rencontre culturelle. AC/MD (AMAP)  

Cinéma : L’avant-première du film « I Janto » prévu pour le 19 avril au cinéma Babemba

Bamako, 12 avr (AMAP) La réalisatrice du film documentaire intitulé « I Janto », Soussaba Cissé, a annoncé, ce samedi 12 avril que la projection en avant-première de son oeuvre aura lieu, le 19 avril 2025, au Magic cinéma (ex-Babemba) à partir de 15H 30. Lors cours d’une conférence de presse au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel d’Afrique de l’Ouest (UCECAO), la fille du défunt cinéaste, Souleymane Cissé, a parlé de ce « film documentaire et long métrage de 90 mn qui met en lumière la crise socio-économique au Centre du Mali, notamment les populations de Bamako, Sékou, Mopti. » La réalisatrice du film et conférencière fait recours à des témoignages poignants de populations directement et indirectement touchées par l’instabilité et l’insécurité. Elle a également indiqué que ce film ‘I Janto’ « vise à dévoiler des aspects méconnus du conflit intercommunautaire et à le porter à la connaissance de l’opinion publique nationale comme internationale ». « Des réalités trop souvent passées sous silence », a ajouté Soussaba Cissé. Elle a également rappelé que la réalisation de « I Janto » a commencé en 2019 et pris fin en 2025. Selon elle, ce temps pour la réalisation est dû à de nombreuses difficultés, notamment des problème de financement, la situation sécuritaire que connait le Mali. Le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Sidiki Touré, a souligné que ce film « I Jan To » est un document d’actualité qui « explore avec justesse et sensibilité la situation sécuritaire du Mali entre 2012 à 2025. » « A travers des témoignages forts et une narration intime, ce film nous plonge au cœur d’une réalité bouleversante, entre douleur, résilience et espoir à soutenir. Au-delà, ce film est un hymne à la résistance et nous invite à soutenir nos forces de défense et de sécurité dans leur mission régalienne », a-t-il dit. Un hommage a été à feu Souleymane Cissé, cinéaste et feu Adama Namakoro Fomba, artiste musicien qui a accepté l’utilisation de sa musique pour la réalisation du film avant son décès. ST/MD (AMAP)  

Funérailles d’Amadou Bagayoko : l’Adieu de milliers de personnes à l’artiste

Bamako, 6 avr (AMAP) Des milliers de personnes ont assisté à la cérémonie funèbre de l’artiste de renommée internationale et virtuose de la guitare, Amadou Bagayoko, ce dimanche, 06 avril 2025, au terrain de football du quartier Garantibougou, communément appelé « Terrain laitcran » La nation, ses parents, amis et le monde de la musique étaient venus nombreux ainsi que les officiels comme le ministre de la Culture, de l’Artisanat, du Tourisme et de l’Industrie hôtelière, Mamou Daffé, et son collègue des Affaires religieuse et du Culte, Mahamadou Koné. On notait également la présence de l’ancien Premier ministre, Moussa Marra et l’ex-ministre, Me Mountaga Tall, des cadres de la Culture et du monde des artistes, notamment les vedettes de la chanson Salif Keita et Nahawa Doumbia. « Certes à Allah appartient ce qu’il a repris et c’est à Lui aussi qu’appartient ce qu’il a donné et chaque chose pour Lui a un terme fixé à l’avance. Sois endurant et espère la récompense d’Allah. Qu’il accroisse ta rétribution, t’accorde les meilleures condoléances et pardonne à ton défunt », c’est par cette invocation du Tout-Puissant, clément et miséricordieux que le ministre Mamou Daffé, a reconnu que « le simple, patient, humble, humaniste artiste Amadou Bagayoko représentait un baobab de la culture malienne. » « C’est un géant qui s’est incliné. Et, c’est le lieu d’avoir une pensé profonde pour son épouse qui a partagé avec lui les grandes scènes du monde entier. Amadou était d’abord d’une humilité et d’une générosité tant dans la musique que dans le social. Il était aussi un grand religieux, un grand croyant », a dit Mamou Daffé. Au nom des autorités du Mali, notamment le président de la Transition, Assimi Goita, le Premier ministre Abdoulaye Maiga et de l’ensemble des membres du gouvernement, il a adressé ses condoléances les plus émus. Pour Aminata Kouyaté, actrice de cinéma dite « Amion ka Awa », « Amadou Bagayoko était un messager. » « Il a rempli sa mission. C’est à nous de suivre ses pas. Il a montré la preuve que le vrai handicap se trouve dans la tête. Amadou a eu un accident visuel mais cela l’a forgé. Il a rempli toutes les cases sociales avant de partir. Et, je retiens de lui un homme pieux », a encore dit l’actrice de cinéma. L’artiste-musicien Salif Keita a témoigné que le défunt était quelqu’un de particulier. « Il ne répondait jamais aux provocations et il ne provoquait jamais personne. Amadou était simple et humble. Il était la fierté de la culture africaine et du Mali en particulier. Il a fait réussir le Mali partout ou pouvait s’entendre la musique dans le monde », a précisé Sali Keita. Animateur à l’ORTM, à la retraite, Adama Kouyaté a souligné qu’il était un grand Monsieur de la culture malienne. « Il a donné à la culture malienne une autre dimension. Il était en amitié, très attachant et ouvert. Vraiment, c’est une perte énorme pour le Mali. Nous prions pour lui », a-t-il dit. Amadou Bagayoko était originaire de la Région de Bougouni (Centre), du village de Tora. L’artiste a définitivement déposé sa guitare vendredi 04 avril 2025, à Bamako, à l’âge dans sa soixante-onzième année. En effet, il est né le 24 octobre 1954 à Bamako. Il a commencé sa carrière musicale dans les années 1975-176 avec Abdoulaye Diabaté dans le « Kouléstar » de Koutiala et de « Kénéstar » de Sikasso. avant de connaitre un énorme succès à l’international. Dors en paix, légende de la musique malienne. ST/MD (AMAP)  

Hommage à Souleymane Cissé : le ministre burkinabè de la Culture aux côtés du Mali pour le 40e jour

Bamako, 4 avr (AMAP) Une délégation burkinabè, conduite par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a participé, ce vendredi 4 avril 2025, à Bamako, à la commémoration du 40e jour de la disparition du cinéaste malien, Souleymane Cissé, décédé le 19 février 2025. L’événement s’est tenu en présence du ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Après les prières et salutations d’usage, les officiels se sont recueillis sur la tombe de l’illustre cinéaste, dans une atmosphère empreinte d’émotion. Les deux ministres ont, ensuite, inscrit leurs derniers hommages dans le livre de condoléances. M. Ouédraogo a présenté les condoléances du peuple burkinabè à la famille de Souleymane Cissé, saluant la mémoire de ce double lauréat de l’Étalon d’Or, figure majeure du cinéma malien et africain. De son côté, M. Daffé a exprimé, au nom des autorités maliennes, sa gratitude à la délégation et le peuple burkinabè pour leur solidarité dans ce moment de deuil. OS/MD (AMAP)