Confédération des États du Sahel (AES) : La BCID-AES inaugurée, en marge de la 2ème session du collège des chefs d’État
Bamako, 23 déc (AMAP) Le général d’Armée Assimi Goïta, et ses homologues du Niger, le General d’armée Abdourahmane Tiani et du Burkina Faso le Capitaine Ibrahim Traoré ont inauguré, ce mardi 23 décembre 2025 à Bmako, la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), en marge de la 2ème session du collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES). Avec un capital initial de 500 milliards de Fcfa, la BCID-AES a pour mission de mobiliser des ressources financières à grande échelle en vue de soutenir le développement des infrastructures essentielles notamment dans les secteurs de l’énergie, le transport, l’agriculture et les technologies. Le capital social de la BCID-AES a déjà été validé par le Conseil des Gouverneurs, composé des trois ministres en charge des Finances du Mali, Alousseni Sanou, du Burkina Faso, Dr Aboubakar Nacanabo, et le Premier ministre nigérien et Ministre des Finances, Ali Lamine Zeine. Une partie de ce capital est déjà libérée par les États fondateurs, et un prélèvement confédéral contribuera à l’alimenter durablement. La nomination des dirigeants de la banque constitue la prochaine étape. Une fois les organes en place, la BCID-AES pourra lever des financements additionnels pour amplifier sa capacité d’investissement. La banque confédérale pourra également financer des projets portés par des entreprises, à condition qu’ils soient proposés par l’un des États membres. Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’Etat, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), a reçu le 11 décembre 2025 une déléga tion ministérielle de haut niveau reunie à Bamako finaliser l’opérationnalisation de la BCID-AES. Au cours de cette audience, la délégation a présenté au Chef de l’État les résultats des travaux techniques menés, ces derniers mois, et a obtenu les orientations finales pour lancer officiellement la nouvelle institution financière. Selon le ministre burkinabè Aboubakar Nacanabo, porte-parole de la délégation, les travaux ont aboutià une étape structurante : « Ce matin, nous avons travaillé à valider les statuts de la banque. Nous avons procédé à la signature des statuts, ce qui marque la création de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement ». Cette validation ouvre la voie à la phase opérationnelle. La BCID-AES se veut un levier essentiel de financement au service des projets structurants, de l’intégration sahélienne et de la souveraineté économique des trois États. Décrite comme un instrument stratégique, la future banque aura vocation à mobiliser des ressources souveraines et à financer des projets hautement prioritaires tels que les infrastructures routières et le désenclavement, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et les interconnexions régionales, ainsi que l’appui aux projets privés adossés aux priorités nationales. Le ministre burkinabè a saisi l’occasion pour expliquer l’impact attendu de cette banque. « Grâce à cette banque, nous allons pouvoir réaliser des projets structurants… au profit de nos populations. Les orientations étaient claires : des projets impactants, qui nous permettent de rester sur la ligne de la souveraineté tracée par nos trois Chefs d’État », a-t-il déclaré. L’audience a permis, selon les ministres, d’obtenir des orientations précises du président de la Confédération, le général d’Armée Assimi Goïta sur la vocation stratégique de la BCID-AES. L’institution devra servir « de bras financier à l’intégration sahélienne et accompagner les projets destinés à renforcer la souveraineté des trois pays, tant sur les plans économiques qu’infrastructurel ». « Toutes les actions que nous menons, ce sont des actions pour les populations », a précisé le Ministre burkinabè. L’inauguration de la Banque, ce mardi, marque ainsi une avancée manifeste dans le processus de réalisation des actions prioritaires du Pilier « Développement » de l’AES. BBC/MD (AMAP)
AES Développement : Des avancées sur plusieurs chantiers stratégiques
Par Anta CISSE Bamako, 21 déc (AMAP) Au total, 16 réunions sectorielles ont été organisées dans le cadre du pilier « Développement » de la Confédération AES, qui ont permis d’avancer sur plusieurs chantiers stratégiques couvrant des domaines variés tels que l’industrie, le commerce, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, la sécurité routière, l’action sociale, l’humanitaire et la justice, selon la synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) dont copie est parvenue à l’AMAP. Les ministres en charge de l’Industrie et du Commerce ont adopté une matrice d’actions prioritaires visant à renforcer l’intégration économique et commerciale, assortie de la mise en place d’un Comité tripartite de suivi et d’un mécanisme de réunions périodiques tournantes. Par ailleurs, le Forum régional sur l’agriculture, tenu avec d’autres pays du Sahel, a porté sur la sécurité alimentaire, la transformation agricole et l’irrigation. Dans le domaine de la sécurité routière, les agences nationales ont arrêté des bases techniques et financières communes pour réduire les accidents, avec des recommandations relatives à l’harmonisation des règles, la formation conjointe et la création de fonds nationaux dédiés. Une étape majeure a été enregistrée lors de la réunion consacrée à l’opérationnalisation du pilier « Développement », marquée par la création officielle de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES), dotée d’un capital social de 500 milliards de Fcfa, à libération progressive. Les ministres de l’Économie et des Finances ont poursuivi le travail d’opérationnalisation de la BCID-AES, en validant les outils techniques nécessaires. En matière de développement humain dont santé est un élément crucial, les ministres ont recommandé la création d’un cadre institutionnel AES, d’une Agence régionale de santé et la mise en place d’un mécanisme de reporting régulier aux Chefs d’État. L’enseignement supérieur et la recherche ont, quant à eux, connu des avancées notables à travers des engagements en faveur de la mutualisation des ressources, de la mobilité académique et de la recherche collaborative. Sur le plan social, les ministres en charge de la Promotion de la femme ont adopté quatre décisions majeures dont la Déclaration de Niamey et l’harmonisation des législations relatives aux droits des femmes, Ils ont désigné le Niger comme pays pilote jusqu’en 2027. Dans le secteur humanitaire, la décision a été prise de créer un cadre AES de concertation et de coordination afin de renforcer les solutions endogènes et l’assistance aux populations vulnérables. Dans le domaine de la justice, un engagement a été pris pour créer une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, avec un renforcement de la formation des magistrats. Dans le domaine de la justice, les États membres se sont engagés à créér une Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme, ainsi qu’à renforcer la formation des magistrats. Enfin, le Forum sur le développement agricole a recommandé, entre autres, le relèvement des budgets agricoles à 15 %, l’aménagement de deux millions d’hectares, la création de quatre agropoles et la mise en œuvre de vastes programmes de recherche et de formation. AC/OS/MD (AMAP)
Le Premier ministre du Niger à Bamako pour l’Assemblée générale constitutive de la Banque confédérale de l‘AES
Bamako, 11 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances du Niger Ali Mahaman Lamine Zeine, est arrivé, ce jeudi matin aux environs de 9h10, à Bamako, où il a participé à l’Assemblée générale constitutive de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) Cette Assemblée générale constitutive, dans le cadre de l’opérationnalisation de la Banque confédérale, permettra de mettre en place les organes dirigeants de la BCID-AES, de valider les textes fondateurs tout en veillant à la disponibilité des moyens. La rencontre ministérielle de Bamako marque un jalon historique dans la marche collective et symbolise la volonté des États de la Confédération de renforcer la coopération économique et financière Le Premier ministre nigérien, accompagné d’une forte délégation, a été chaleureusement accueilli, sur le tarmac de l’aéroport international Président Modibo Keita, par son homologue malien, le général de division Abdoulaye Maïga. Le chef du gouvernement malien, était entouré de plusieurs membres du gouvernement et des représentants nigériens en poste au Mali. Après la revue des troupes, sous un vent frais et un soleil déjà haut, Ali Mahaman Lamine Zeine a salué les différentes délégations présentes. Le protocole d’accueil terminé, les deux Premiers ministres se sont entretenus en tête-à-tête dans le Salon officiel. À l’issue de cet échange, le Premier ministre nigérien a quitté l’aéroport pour regagner son hôtel. SS/BC/MD (AMAP)
Salon monétique national du Mali : Pour des échanges sur les défis liés au paiement électronique
Le Salon monétique national du Mali (SamonaM) s’est ouvert ce vendredi au mémorial Modibo Keita destiné à offrir une plateforme d’échanges, d’apprentissage et de collaboration pour relever les défis liés à la sécurité, à l’innovation et à la confiance dans le paiement électronique. Sous le thème « la Sécurisation des paiements électroniques : enjeux et défis dans l’UEMOA » et présidé par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousseni Sanou, le SamonaM est organisé par l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers du Mali (APBEF) en partenariat avec le GIM UEMOA et le Comité monétique national du Mali. Selon le président du Comité monétique national du Mali, Papa Esaie Keita, « la monétique n’est plus un simple outil technique, elle est, aujourd’hui, un levier stratégique pour l’inclusion financières, la transparence des transactions et la compétitive de notre économie. » Ajoutant qu’aujourd’hui, grâce aux réformes engagées par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et au soutien du GIM-UEMOA, « l’espace UEMOA est sur le point de réussir l’un des défis majeurs de la finance numérique : l’interopérabilité. » « L’interopérabilité, ce n’est pas seulement une question technique. C’est un enjeu économique, social et stratégique. Elle permet aux citoyens d’utiliser leur carte ou leur téléphone mobile, sur n’importe quel terminal ou guichet automatique, aux banques, aux fintechs et aux opérateurs de dialoguer sur une même infrastructure et aux acteurs économiques d’aller plus vite, plus loin ensemble », a-t-il expliqué. Pour le Directeur général du GIM-UEMOA, Minayegnan Coulibaly, le Mali présente aujourd’hui un profil prometteur et en construction. » Selon lui, « au 31 décembre 2024, le taux d’inclusion financière du Mali s’établit à 58% contre 71% en moyenne dans l’UEMOA. » « Sur plus de 10 millions de transactions par carte, 89% concernent encore le retrait d’espèces. Et sur 1,27 milliards de transactions Mobile money, près d’un tiers sont désormais des paiements, C’est un signe encourageant de transformation », a expliqué M. Coulibaly. Au Mali, on compte 537 Guichets automatiques de billet (GAB) et 611 Terminaux de paiement électronique (TPE) qui est l’appareil utilisé par les commerçants pour encaisser les paiements par carte bancaire, soit un taux d’accessibilité de 2,19 et 2,5 pour 100 000 habitants, au-delà des standards régionaux. Ces chiffres ne traduisent pas un retard mais une opportunité immense : celle de bâtir une économie numérique pus fluide, plus sûre et plus inclusive Quant à la présidente d’APBEF, Mme Sidibé Aissata Koné, « la digitalisation des services financiers est devenue une priorité pour les banques. » « Les cartes bancaires, les applications mobiles, les paiements en ligne, l’interopérabilité offrent des opportunités inédites pour l’inclusion financière et le confort financier des citoyens », a-telle ajouté Mais cette avancée s’accompagne d’un défi majeur : garantir la sécurité des transactions protéger les données et maintenir la confiance des usagers. « Notre ambition doit être claire : faire de l’espace UEMOA une zone de confiance numérique où chaque citoyen peut effectuer un paiement électronique avec sérénité transparence et simple. », a déclaré Mme Sidibé, « Il s’agit non seulement de sécuriser les flux financiers mais, aussi, de bâtir un environnement favorable à l’innovation, à l’intégration économique et à la compétitivité internationale de notre Région. Cette journée est donc une invitation à l’innovation au partage et à la collaboration », a-t-elle expliqué. Selon le ministre de l’Economie et des Finances, « la transformation numérique du secteur financier n’est plus une option. Elle constitue, aujourd’hui, une nécessité économique et sociale. » « Dans un contexte international marqué par l’évolution rapide des technologies en matière de paiement, le Mali se doit de consolider son positionnement, en favorisant la digitalisation des services financiers, la sécurisation et la transparence des transactions, l’inclusion financière durable et l’efficacité des systèmes de paiement. » « A travers cette démarche, nous contribuons directement à l’amélioration du climat des affaires, au renforcement de la confiance des usagers et à la formation accrue de notre économie. Autant d’éléments essentiels au progrès national », a expliqué Alousseni Sanou. « Au demeurant, notre ambition est commune et claire pour faire que du Mali un acteur solide de l’écosystème monétique régional, performant, sécurisé et adapté aux besoins de nos populations et de nos entreprises. » « Le présent salon constitue une opportunité de participation de partage des meilleures pratiques et de renforcement de la collaboration publique-privé », a-t-il conclu. BT/MD (AMAP)
BCEAO : Lancement officiel de la plateforme PI-SPI, une révolution pour les paiements instantanés
Bamako, 30 sept (AMAP) La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a procédé au lancement officiel de la Plateforme Interopérable du Système de Paiement Instantané (PI-SPI), une infrastructure régionale inédite destinée à moderniser les paiements et renforcer l’inclusion financière dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Pensée comme un outil stratégique au service des populations et des économies de l’Union, la PI-SPI permet désormais à tout usager disposant d’un compte bancaire, d’un portefeuille de monnaie électronique ou d’un compte en microfinance d’envoyer ou de recevoir des fonds instantanément, 24h/24 et 7j/7, quel que soit le prestataire utilisé. « PI-SPI est un bien public numérique, accessible à tous, interopérable et sécurisé », a déclaré Jean-Claude Kassi BROU, Gouverneur de la BCEAO. Selon lui, cette plateforme constitue l’aboutissement d’une vision de long terme de l’Institut d’émission, axée sur la modernisation des paiements, la réduction de l’usage du cash, et la consolidation de l’intégration économique régionale. Grâce à la PI-SPI, l’ensemble des acteurs de l’écosystème financier – banques, fintechs, institutions de microfinance, établissements de paiement – sont désormais connectés sur une même infrastructure, capable de traiter les transactions en moins de 10 secondes. Les envois et paiements sont gratuits pour les particuliers, et les utilisateurs peuvent utiliser un alias (numéro de téléphone, QR code, adresse) pour initier leurs paiements sans exposer leurs données sensibles. Pour Guy-Martial Awona, président de la Fédération des Associations Professionnelles de Banques et Établissements Financiers de l’UEMOA (FAPBEF-UEMOA), PI-SPI marque « un tournant décisif vers un écosystème unifié, au service d’un secteur bancaire inclusif, moderne et résilient ». Il souligne que l’infrastructure représente une réponse concrète aux défis d’exclusion, de lenteur et de fragmentation qui freinent l’accès aux services financiers. « Cette plateforme doit devenir un standard, non une exception », a-t-il ajouté, appelant les acteurs encore en phase de connexion à rejoindre rapidement le système. Il a également salué la résilience des populations et des institutions ayant participé aux phases pilotes, ainsi que le leadership de la BCEAO. Cheikh Diba, Ministre sénégalais des Finances et du Budget, a quant à lui insisté sur les bénéfices attendus pour l’administration publique et le secteur privé : « Les paiements sociaux, les impôts et taxes, les subventions et les salaires peuvent désormais transiter par une infrastructure unifiée, interopérable et traçable, avec un impact direct sur la transparence et l’efficacité budgétaire. » Il a souligné les perspectives qu’ouvre PI-SPI pour le financement de secteurs clés comme l’agriculture et les PME : « Grâce à la digitalisation, les coûts d’exploitation diminuent, les risques fiscaux se réduisent, et la base clientèle s’élargit. » Le gouverneur Brou a rappelé que PI-SPI s’inscrit dans une trajectoire de digitalisation entamée depuis 2015 par la BCEAO, marquée par un bond des transactions numériques de 260 millions à 11 milliards entre 2014 et 2024. “Le taux d’inclusion financière atteint désormais 74 %, mais il reste encore beaucoup à faire”, a-t-il affirmé. Le succès de cette infrastructure repose désormais sur l’engagement des États, des institutions financières et du secteur privé à accompagner les usagers, garantir la sécurité du système, et stimuler l’innovation. La BCEAO s’engage à continuer d’adapter le cadre réglementaire et technique pour faire de PI-SPI un levier central du développement économique régional. OS
Ouverture d’un guichet dédié à l’échange de billets et pièces détériorés à Bamako
Bamako, 16 juil (AMAP) La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) annonce l’ouverture, depuis le mardi 15 juillet 2025, d’un guichet dédié « à l’échange de billets et pièces mutilés, altérés ou détériorés » à son Agence principale de Bamako. « Les personnes en possession de billets ou pièces à échanger devront s’inscrire au préalable par message WhatsApp au numéro 84 87 00 00, en fournissant leurs nom, prénoms, copie de la pièce d’identité et contact téléphonique », précise la BCEAO dans un communiqué. Un accusé de réception avec la date de rendez-vous sera envoyé et chaque personne devra présenter la pièce d’identité indiquée. Le nombre de billets à échanger est limité à 50 par personne, toutes coupures confondues. OS/MD (AMAP)
Visite officielle du Président de la Transition en Russie : «verrouiller» la coopération économique maliano-russe
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 22 juin (AMAP) La visite du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita en Russie, du 21 au 26 juin, aura un fort accent économique. Lors de la première rencontre entre nos deux chefs d’Etat, à la faveur du sommet Russie-Afrique tenu en juillet 2023 à Saint-Pétersbourg, les deux pays ont signé un Mémorandum d’Entente relatif à la création d’un mécanisme de consultation sur la coopération économique, commerciale et d’investissements. Pour savoir le niveau de réchauffement de la coopération maliano-russe, l’on peut regarder à une échelle de base, du côté de la société civile et des chercheurs du Mali, à travers la tenue simultanée, en mars dernier, de la première édition du Forum économique international Mali-Russie au Centre international de Conférences de Bamako (CICB) et au Centre de commerce international de Moscou, à l’initiative de l’Association malienne perspective sahélienne, en collaboration avec l’Agence de presse African Initiative et la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). Les participants ont discuté, à ces assises, des interactions présentes et futures entre les entrepreneurs maliens et russes dans des secteurs prioritaires comme l’alimentation, l’énergie, la sécurité, la médecine et de la formation des ressources humaines. Les représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Russie et du Centre russe d’exportation y ont parlé de l’aide apportée aux exportateurs nationaux pour aborder les marchés africains. Les discussions de ce forum Mali-Russie ont été également alimentées de part et d’autre par les enseignements des multiples rencontres, visites et discussions entre Maliens et Russes au haut niveau depuis 2022, avec les premières missions ministérielles maliennes en Russie. Ce sont plusieurs délégations multisectorielles pour la plupart conduites par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseini Sanou, qui ont permis de conclure plusieurs mémorandums d’Entente et des Protocoles d’Accords dans divers domaines stratégiques pour le Mali. En novembre 2023, le ministre Sanou et plusieurs de ses collègues du Gouvernement ont pu trouver des points d’accords dans les domaines de la production d’énergie, mettant l’accent sur les sources d’énergies renouvelables comme les champs solaires, les centrales éoliennes. Auparavant, lors de la Semaine russe de l’énergie, tenue du 11 au 13 octobre 2023, la ministre de l’Energie et de l’Eau avait annoncé que le Mali et la Russie ont paraphé un accord historique dans le domaine du nucléaire civil, à travers un mémorandum entre Rosatom (la société publique russe de l’énergie atomique) et le Mali, relatif à l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques. Le mémorandum russo-malien met l’accent sur l’enjeu stratégique du développement de l’infrastructure nucléaire pour le Mali. Des discussions poussées sur le plan des hydrocarbures, des céréales et des intrants agricoles ont vu la Russie se hisser à des niveaux de fourniture élevés : 60 000 tonnes d’hydrocarbures et 25 000 tonnes de blé, 35 000 tonnes d’engrais d’une valeur de 100 millions de dollars (environ 60 milliards de Fcfa), selon le ministère de l’Economie et des Finances du Mali. PROJETS MINIERS CONJOINTS – Lors d’une mission gouvernementale malienne, en mai 2023, les deux parties ont convenu, en ce qui concerne le transport ferroviaire, la fourniture de 03 locomotives neuves et la réparation de 02 autres à travers la fourniture de pièces de rechange. C’était par accord conclu avec la société russe Trading House STM qui appartient à Sinatra Transport Machine. Dans l’autre sens, Bamako a également connu un ballet de diplomates de haut niveau et d’entrepreneurs russes. Comme souligné plus haut, à la faveur des échanges entre les deux chefs d’Etat à Saint-Pétersbourg, sur proposition de la Russie, il a été décidé la mise en place de la Commission inter-gouvernementale sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique entre le Mali et la Russie. Elle devrait permettre de consolider le cadre de coopération économique et commerciale et favoriser les liens entre les entreprises maliennes et russes. La première session du Groupe de travail sur la coopération économique, commerciale, et d’investissement entre la République du Mali et la Fédération de Russie, tenue les 16 et 17 avril 2025 à Bamako, a permis de s’accorder davantage sur les projets structurants, notamment l’accord sur l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, des partenariats industriels (KAMAZ, UAZ), des projets miniers conjoints, et un appui à la numérisation de l’administration malienne. La visite du vice-Premier ministre de la Russie, Alexandre Novak, en novembre 2024 à Bamako, s’est soldée par d’importants engagements et une volonté commune d’accélérer la mise en œuvre des projets structurants. Un mois auparavant, le président de la Transition avait reçu une délégation russe dans la capitale malienne. Les sujets discutés ont porté, entre autres, sur la construction d’une raffinerie d’or, l’approvisionnement en produits pétroliers et la création d’une usine de transformation du coton. A l’issue de l’audience, Irek Salikhov, président du Conseil d’administration du groupe pétrolier russe Yadran Oil, a indiqué que des accords ont déjà été passés sur les grandes lignes de la coopération bilatérale, que la rencontre avait permis d’aborder les aspects techniques en vue de finaliser les accords. Et que sa délégation repartait « très satisfaite » de cette audience avec le président de la Transition. Sur la suite donnée aux discussions lors de cette audience, il faut noter que la promesse de la raffinerie a été tenue, avec la pose de la première pierre par le Chef de l’Etat, le 16 juin dernier à Sénou, en partenariat avec la Société Yadran. Comme l’a affirmé le président Goïta, le Mali et la Russie ont « verrouillé» leur partenariat sur le plan de la Défense et de la Sécurité, reste à passer à la vitesse Grand V dans le domaine économique. La rencontre entre les deux Chefs d’Etat, ce lundi, au Kremlin devrait, si ce n’est de verrouiller, permettre de « bétonner » la coopération économique déjà stratégique entre deux Etats engagés à construire ensemble un monde multipolaire de paix et de développement solidaire. AS/MD (AMAP)
Le général d’Armée Assimi Goïta est arrivé à 10h30 locales à l’aéroport international de Moscou
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Moscou, 22 juin (AMAP) L’avion du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a atterri à 10h30 locales à l’aéroport international de Moscou, en Fédération de Russie, où le chef de l’Etat malien entame, ce dimanche 22 juin 2025, une visite officielle de cinq jours, a constaté l’AMAP sur place. Lundi 23 juin 2025, il aura un tête-à-tête avec son homologue russe, Vladimir Poutine. Une rencontre élargie aux deux délégations est prévue à la suite, de même que la signature de plusieurs accords de coopération. Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie ainsi que la diversification des partenariats. Elle fait suite à une invitation du président Vladmir Poutine, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie, ainsi que de la diversification des partenariats. La visite est présentée comme une confirmation de l’excellente santé des relations entre nos deux pays. « Premier déplacement du Chef de l’État dans le cadre des relations bilatérales avec la Russie, depuis sa prise de fonction en mai 2021, cette visite officielle est une étape importante dans le renforcement des relations entre le Mali et la Russie. AS/MD (AMAP)
43ème Assemblée générale de la CICA-RE : Sur fond de progrès et de solide performance
Bamako, le 19 juin (AMAP) La Compagnie commune de réassurance des États membres de la Conférence interafricaine des marchés d’assurances (CICA-RE) a fait noter, jeudi, à Bamako, que l’année 2024 a été marquée par de nombreux défis mais, également, par d’indéniables progrès et de solide performance. Lors de la 43ème Assemblée générale de la CICA-RE, dans la capitale malienne, présidée par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, en présence des administrateurs et d’autres participants venus des 12 pays membres de la CICA-RE, la présidente du Conseil d’administration, Mme Aboui Marie Jubilaire Mandoua, a indiqué : « En dépit d’un environnement régional et international instable, parfois incertain, la Compagnie a su se maintenir sur une trajectoire ascendante. » Cela, « fidèle à sa mission fondatrice de consolidation des capacités locales de réassurance, d’intégration financière régionale et de soutien au développement des marchés nationaux. » « Les chiffres parlent d’elles-mêmes : un chiffre d’affaires de 136 milliards de francs Cfa réalisé au terme de l’exercice 2024 et un résultat net de 11 milliards de francs Cfa, traduisant la robustesse de notre modèle économique, la discipline financière appliquée avec rigueur et la pertinence de la stratégie déployée », s’est-elle réjouie. Elle a fait noter que ces performances ne sont pas fortuites mais résultent d’un travail collectif mené avec rigueur. Le ministre Alousséni Sanou a félicité les dirigeants de la CICA-RE pour les bons résultats et les performances financières qu’affiche constamment la Compagnie commune. « En ma qualité du président du Conseil des ministres de la CIMA, je vous exhorte à persévérer dans l’excellence et, surtout, dans l’accompagnement des sociétés d’assurance de notre espace intégré en vue de promouvoir un développement harmonieux de l’industrie des assurances », a-t-il dit aux responsables de la CICA-RE. OD/MD (AMAP)
Le président de la Transition malienne attendu en visite officielle à Moscou ce samedi
Envoyés spéciaux Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP (photos) Moscou, 20 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta effectuera, du 21 au 26 juin 2025, une visite officielle en Fédération de Russie, sur invitation de son homologue russe, le président Vladmir Poutine, dans le cadre du renforcement des relations bilatérales stratégiques entre le Mali et la Russie, ainsi que de la diversification des partenariats. Cette visite est présentée comme une confirmation de l’excellente santé des relations entre nos deux pays. « Premier déplacement du chef de l’État dans le cadre des relations bilatérales avec la Russie, depuis sa prise de fonction en mai 2021, cette visite officielle est une étape importante dans le renforcement des relations entre le Mali et la Russie. Le Président de la Transition avait également réservé à la Fédération de Russie son premier déplacement hors des frontières nationales, à l’occasion de sa participation au 2e Sommet Russie-Afrique, tenu à Saint-Pétersbourg du 27 au 30 juillet 2023 », précise une note d’information des services de la Présidence malienne. La note relève le lien important de cette visite avec la présidence de la Confédération AES assurée par le Mali. C’est surtout une occasion de haute portée diplomatique. C’est la première fois que le président Goïta sera face à son homologue russe dans un cadre purement bilatéral. Il y a deux ans, les deux dirigeants se sont remncontrés, pour la première fois, dans un cadre multilatéral, à l’occasion du sommet Russie-Afrique les 27 et 28 juillet 2023, à Saint-Pétersbourg. En marge, les deux parties ont signé un « Mémorandum d’Entente relatif à la création d’un mécanisme de consultation sur la coopération économique, commerciale et d’investissements ». Les deux chefs d’État ont pu jauger le niveau d’estime réciproque et passé en revue l’état des relations bilatérales, à un moment où le Mali connaissait une agression accrue des groupes armés terroristes et la mise en œuvre complexe du défunt Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger. Deux ans après Saint Pétersbourg, les présidents Goïta et Poutine auront l’occasion, dès ce samedi, de faire un large tour d’horizon de tous les secteurs de coopération entre nos deux pays, notamment la défense, la sécurité, l’économie, l’éducation, les technologies. En vue d’affermir les liens politiques, diplomatiques, économiques, il est attendu la signature de plusieurs accords dans les domaines prioritaires : énergie, économie, défense, enseignement supérieur, culture, agriculture ou encore des nouvelles technologies de la communication. Sur le plan multilatéral, les relations entre la Fédération de Russie et la Confédération des États du Sahel (AES) sera également au menu. On se rappelle, à l’invitation du gouvernement de la Fédération de Russie, la première session des consultations des ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) et de la Fédération de Russie s’est tenue à Moscou le 3 avril 2025. Dans le domaine de la sécurité et de la défense, les Parties russe et confédérale ont convenu d’établir un partenariat stratégique pragmatique et solidaire. Elles ont, également, exprimé leur engagement pour intensifier la lutte contre le terrorisme et l’insécurité sous toutes ses formes dans l’espace AES. De part et d’autre, les visites de travail au niveau technique, stratégique et diplomatique se sont multipliées. Le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak, a séjourné à Bamako, le 28 novembre 2024 et les 3 et 4 avril 2025, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est rendu à Moscou, avec ses deux homologues de la Confédération AES pour discuter avec le Chef de la diplomatie russe, Serguei Lavrov. ENJEUX ET ATTENTES – Le lundi 16 juin dernier, s’adressant à la presse à l’issue de la pose de la première pierre de la raffinerie d’or à Sénou, le président Goïta a rappelé l’esprit qui anime son homologue russe et lui-même, sur le rythme à imprimer à la coopération entre les deux pays. Du point de vue des deux dirigeants, le partenariat sur le plan sécuritaire étant déjà en place, il faut, désormais, mettre l’accent sur la coopération économique. La présence du groupe russe Yadran comme partenaire stratégique et investisseur sur le projet de raffinerie atteste de cette trajectoire, à la veille de cette visite d’État du président malien en terre russe. Dans le domaine économique et commercial, des actions significatives ont déjà été posées et qui fondent l’espoir en un avenir prometteur. Livraisons de blé, d’engrais, d’hydrocarbures et d’huile de tournesol ont ouvert la voie d’une coopération économique mutuellement avantageuse. Dans le sillage de cette visite présidentielle, la coopération dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports, l’agriculture, les infrastructures et l’exploitation minière sera davantage explorée, comme une suite de la visite du vice-Premier ministre russe en novembre dernier. Les deux gouvernements mettront à profit cette nouvelle opportunité diplomatique pour réfléchir à la mise en place d’un mécanisme de paiement direct entre les institutions bancaires maliennes et la Banque centrale de Russie, pour promouvoir le développement des investissements russes au Mali, le transfert de technologies pour la digitalisation de l’administration fiscale et pour poursuivre le renforcement de la coopération militaire, notamment par l’examen de solutions alternatives pour les paiements des équipements. Autant de leviers qui encourageront Maliens et Russes à rendre effective l’opérationnalisation de la Commission intergouvernementale sur la coopération commerciale, économique, scientifique et technique. Au plan de la coopération sécuritaire et militaire, l’ambassadeur du Mali à Moscou, Seydou Kamissoko, a participé, jeudi, à la sortie de promotion de militaires maliens en formation en Russie. À Bamako, la prise de fonction de l’Attaché de Défense à l’ambassade de Russie et l’entrée en vigueur de l’Accord de coopération militaire en janvier 2025 sont des preuves du dynamisme de cette coopération exemplaire et enviée sous d’autres cieux. Le Mali et la Fédération de Russie sont engagés, dans un partenariat, à la construction d’un monde plus juste, multipolaire et orienté vers le respect des souverainetés des Etats, dans tous les domaines, dans une conjoncture géostratégique de sanctions et ou d’hostilités AS/MD (AMAP

