Football : Sékou Seck nommé sélectionneur des U17 du Mali

Bamako, 9 juin (AMAP)  Le Comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) a nommé mardi Sékou Seck, dit « Bako », au poste de sélectionneur national des U17 du Mali en vue des préparatifs du tournoi UFOA 2026 et de la Coupe d’Afrique des nations U17 de 2027, a appris l’AMAP de source proche de la FEMAFOOT. Titulaire d’une Licence CAF A, Sékou Seck possède une solide expérience du football national et continental. Il avait déjà dirigé les Aiglonnets, notamment la génération de Kamory Doumbia et de Nene Dorgeles. La FEMAFOOT a également nommé Sékou Berthé, titulaire d’une Licence UEFA A, au poste de sélectionneur national adjoint. Ancien international malien et ex-joueur professionnel, il dispose d’une expérience d’entraîneur principal au sein de clubs de Ligue 1. Le Comité exécutif a adressé ses félicitations aux deux techniciens et leur a fixé comme objectif prioritaire la conquête du tournoi UFOA-A qualificatif pour la CAN U17 2027. La Fédération assure qu’elle mettra tout en œuvre, avec l’appui de l’État, pour offrir au staff technique et aux jeunes Aiglonnets les meilleures conditions de préparation et de performance. KD/KM (AMAP)

Deuil : L’ancien vice président de la FEMAFOOT, Kassim Coulibaly dit Yambox est décédé mardi

Bamako, 9 juin (AMAP) Kassim Coulibaly, plus connu sous le surnom de « Yambox », ancien vice-président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) et du Club Olympique de Bamako (COB), est décédé mardi soir à Paris, a-t-on appris de source proche de la FEMAFOOT Figure connue du sport national, il a marqué de son empreinte dans  la gestion et le développement du football malien à travers les responsabilités qu’il a occupées au sein des instances sportives. L’annonce de son décès a suscité une vive émotion dans le monde sportif malien, où plusieurs acteurs ont salué sa contribution au rayonnement du football national. Qu’Allah lui accorde Sa miséricorde infinie et l’accueille dans Son Paradis éternel. KD/KM (AMAP)

Kati Sananfara : Boua Souleymane Koné intronisé nouveau chef de quartier

Kati, 9 juin (AMAP)– Boua Souleymane Koné a été officiellement intronisé, mardi, comme nouveau chef du quartier de Kati Sananfara, lors d’une cérémonie ayant réuni les autorités coutumières, administratives et politiques du Cercle de Kati, ainsi que les membres de la famille Koné, les habitants du quartier et de nombreux proches, amis et collaborateurs, a constaté l’AMAP. Cette intronisation intervient après le décès de son prédécesseur, feu Daouda Traoré et marque le début de son engagement officiel au service des populations du quartier. La cérémonie traditionnelle et solennelle a été supervisée par le préfet du Cercle de Kati, Harouna Diarra, accompagné du sous-préfet central, Arouna Berthé, et du secrétaire général de la mairie, Zanga Dao. Selon les organisateurs, elle consacre la continuité de l’administration coutumière et locale. À l’issue des rites traditionnels, le préfet a procédé à la remise des insignes, du certificat, de la médaille et du drapeau national au nouveau chef de quartier. Ces attributs symbolisent son autorité et son rôle dans la cohésion sociale ainsi que dans la prévention des conflits au sein de la communauté. Leur remise par le représentant de l’État constitue également une reconnaissance officielle de la légitimité de l’autorité coutumière. Inspecteur de l’enseignement à la retraite, Boua Souleymane Koné est enseignant de formation, diplômé de l’École normale supérieure (ENSUP), de l’Université de Saint-Cloud en France et titulaire d’un Diplôme supérieur spécialité (DSS) de l’Université de Lyon. Au cours de sa carrière, il a notamment exercé comme professeur, inspecteur de l’enseignement fondamental, directeur adjoint de l’enseignement fondamental et directeur national de l’éducation de base. Maître de conférences et intervenant dans plusieurs colloques et séminaires nationaux et internationaux, il a servi dans plusieurs régions du Mali avant son admission à la retraite en 2008. La tradition l’appelle désormais à assumer les fonctions de chef de quartier de Kati Sananfara. ALK/CMT (AMAP)

Visite du Président Romuald Wadagni à Bamako: le renforcement de la coopération bilatérale au menu des échanges

Bamako, 9 juin 2026 (AMAP)– dans le cadre de sa tournée dans la sous-région, le nouveau Président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, a effectué, ce mardi 9 juin 2026, une visite d’amitié et de travail à Bamako. Le chef de l’État béninois a été accueilli par son homologue malien le Général d’armée Assimi Goïta à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou. Après un premier entretien en tête-à-tête dans le Salon d’honneur de l’aéroport, les deux chefs d’État ont mis le cap sur le Palais de Koulouba où ils auront un second round à huit clos. Dans la foulée, ils ont élargi leur discussion à leurs proches collaborateurs respectifs. Au terme de la visite, un communiqué conjoint a été rendu public par les parties malienne et béninoise. Le document précise que le déplacement du Président Romuald Wadagni à Bamako s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de fraternité, d’amitié et de coopération entre les deux pays. Il souligne également que cette visite traduit la vision des deux Chefs d’État de renforcer les liens séculaires qui unissent Cotonou et Bamako dans une dynamique empreinte de respect mutuel, de solidarité, de fraternité et d’amitié entre les deux États et les deux peuples. «Les échanges ont porté sur des sujets d’intérêt commun aux niveaux bilatéral, sous-régional, régional et international», souligne le document. Il indique également que les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur attachement aux principes de respect de la souveraineté, de l’unité, de l’intégrité territoriale et de la non-ingérence dans les affaires intérieures de leurs pays. En vue de donner un souffle nouveau aux relations qu’entretiennent les deux pays, les Présidents Goïta et Wadagni ont convenu de hisser la coopération économique, commerciale et culturelle, notamment à travers les échanges de délégations et la tenue de la 2è session de la grande commission mixte de coopération Bénin – Mali. Le communiqué révèle par ailleurs, que le Président du Bénin a invité le Général d’Armée Assimi Goïta à effectuer une visite de travail et d’amitié à Cotonou, avant de signaler que le Chef de l’État du Mali a accepté cette invitation dont la date sera fixée par voie diplomatique. BD/CMT (AMAP)

Médias : la Maison de la Presse s’inquiète de la détention du journaliste Abderhmane Keita

Bamako, 9 juin (AMAP)– La Maison de la Presse et les organisations professionnelles des médias ont exprimé, mardi, leur inquiétude face à la mise sous mandat de dépôt du journaliste Abderhmane Keita, Directeur de publication du journal Le Témoin, poursuivi par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité pour des faits qualifiés de «délit à caractère régionaliste portant atteinte à l’unité nationale et au crédit de l’État» ainsi que pour «publication et diffusion d’informations fausses et trompeuses», a appris l’AMAP de source officielle. Son procès est annoncé pour le 17 août 2026. Dans une réaction, la Maison de la Presse a réaffirmé son attachement à la liberté de la presse, à la liberté d’expression et au droit à l’information. Elle a appelé au respect des droits de la défense ainsi qu’à la garantie d’un procès juste et équitable, avant d’inviter l’ensemble des professionnels des médias à rester solidaires et mobilisés pour la défense des libertés fondamentales. MMD/CMT (AMAP)

EMP-ABB : les opérations de paix face aux mutations des modes opératoires des groupes armés au sahel et en Afrique de l’Ouest au centre d’une rencontre

Bamako, 9 juin (AMAP) Le Chef de Cabinet du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le Contrôleur principal Seydou Doumbia a présidé, ce mardi 9 juin, à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Beye, la cérémonie d’ouverture des travaux du séminaire récapitulatif sur des auditeurs du master en maintien de la paix et la reconstruction de l’Etat, et master en criminalité organisé, terrorisme et coopération internationale pénale. Le thème retenu était : « les opérations de paix face aux mutations des modes opératoires des groupes armés au sahel et en Afrique de l’Ouest », a constaté l’AMAP. « Conformément à sa vision, Cadre Stratégique 2024-2028, notre institution ambitionne d’être un leader régional et continental en matière de formation, de recherche, d’analyse stratégique et d’innovation. Elle entend également s’affirmer comme un véritable catalyseur de réflexion et de solution novatrices sur les questions de paix, de sécurité et de développement », a fait savoir le directeur général de l’école de maintien et de la paix Alioune Blondin Beye. Le Colonel major Souleymane Sangaré a expliqué que «le thème du séminaire nous convie à une réflexion approfondie, lucide et résolument tournée vers l’avenir. Il nous invite à examiner les profondes transformations de l’environnement sécuritaire régional, à évaluer la pertinence des approches traditionnelles de gestion des crises et à explorer de nouvelles pistes de réflexion susceptibles de renforcer l’efficacité des opérations de paix dans un contexte marqué par l’adaptation constante des menaces. Plus que jamais, il s’agit de penser collectivement des réponses innovantes et durables capables de contribuer à la consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans notre région ». Il a souligné qu’il est « convaincu que les échanges, les analyses et les débats qui animeront ce séminaire contribueront à enrichir notre compréhension des mutations en cours, à faire émerger des pistes de réflexion innovantes et à formuler des recommandations utiles tant pour les décideurs politiques que pour les praticiens, les chercheurs et l’ensemble des acteurs engages dans la promotion de la paix, de la sécurité et du développement durable ». Avant de déterminer son intervention en rappelant l’affirmation du regretté Alioune Blondin Beye, qui disait que « la paix n’est jamais un acquis ; elle est une conquête permanente qui exige dialogue, engagement et responsabilité ». Le représentant du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Dr Paul Traoré, également, Recteur de l’Université Kankou Moussa, a souligné que « dans un environnement sécuritaire marqué par des évolutions rapides et des menaces en constante mutation, notre pays a besoin de cadres capables non seulement d’agir, mais également de comprendre, d’anticiper et d’éclairer l’action publique. Telle est précisément l’ambition de ces programmes de formation et du présent exercice académique ». Pour sa part, le Colonel major Seydou Doumbia a indiqué que « les groupes armés terroristes et criminels ont profondément transformé leurs modes opératoires au cours de la dernière décennie. Ils exploitent les nouvelles technologies, développent des mécanismes sophistiqués de financement, utilisent les réseaux sociaux comme instruments de propagande et s’appuient sur des stratégies hybrides alliant violence, criminalité et manipulation de l’information ». Selon lui, « ces Groupes Armés Terroristes qui ont perpétré des attaques simultanées, complexes et coordonnées contre notre pays en avril dernier, et qui continuent d’endeuiller nos braves populations, sont le vissage immonde de ce nouveau terrorisme que nous combattons avec force et détermination. Plusieurs pays amis, à travers leurs ambassadeurs, participent à ce séminaire. Il s’agit notamment des Etats Unies, Allemagne, Maroc, Japon, Canada, Suisse, Belgique. ST/KM (AMAP)

Actualité : Romuald Wadagni entame une tournée au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau

Bamako, 9 juin (AMAP) Le Président de la République du Bénin, Monsieur Romuald Wadagni, effectue à compter de ce jour une visite d’amitié et de travail au Sénégal, et en Guinée-Bissau, dans le cadre d’une tournée auprès des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Ces déplacements s’inscrivent dans une démarche de renforcement des relations entre le Bénin et les pays de l’espace ouest-africain qui partagent une même monnaie et une même banque centrale, la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Au cours de ces étapes, le Chef de l’État béninois échangera avec les plus hautes autorités des pays visités sur les perspectives de coopération économique et commerciale, le renforcement de la solidarité entre les peuples ouest-africains ainsi que les questions liées à la sécurité régionale. Selon la déclaration, ces rencontres visent à poursuivre le dialogue entre partenaires régionaux autour des enjeux communs. « Le Président de la République s’entretiendra avec les plus hautes autorités de ces pays des perspectives de coopération économique et commerciale, du renforcement de la solidarité entre les peuples ouest-africains et des questions de sécurité régionale », indique le communiqué. OS/KM(AMAP)

Économie : Suspension des activités d’orpaillage au Mali

Bamako, 09 juin (AMAP)  Le Ministère des Mines, Amadou Kéïta,  a annoncé la suspension des activités d’orpaillage sur toute l’étendue du territoire national, pour la période allant du 15 juin au 30 septembre 2026, conformément à l’Arrêté Interministériel n°1907/MM-MATD-MSPC-MEADD du 1er juillet 2015. Le département exhorte les autorités administratives et coutumières, les organisations de la presse ainsi que les exploitants des localités concernées à conjuguer leurs efforts pour le respect strict de cette mesure. Le Ministre des Mines dit compter sur la compréhension et l’engagement de tous pour l’application de cette disposition. MMDKM (AMAP)

FOPAME : « La résilience médiatique commence par la solidarité transfrontalière », selon le journaliste palestinien Rafi Khatam Al-Melh

Bamako, 9 juin (AMAP) Présent au Forum panafricain des médias (FOPAME) à Bamako, le journaliste et photographe palestinien Rafi Khatam Al-Melh partage sa vision de la sécurité des journalistes, de la coopération africaine et du partenariat entre les médias africains et palestiniens. L’agence Nationale de Presse du Mali: En tant que journaliste palestinien exerçant dans un contexte de conflit, quels enseignements tirez-vous des échanges du Forum panafricain des médias (FOPAME) pour renforcer la résilience et l’indépendance des médias africains ? Rafi Khatam Al-Melh : Le forum m’a appris que la résilience médiatique commence par la solidarité transfrontalière. L’indépendance des médias se protège à travers des chartes éthiques unifiées, une inspiration que je souhaite voir fructifier au Mali pour bâtir un front médiatique africain solide. L’agence Nationale de Presse du Mali : La sécurité des journalistes demeure une préoccupation majeure dans plusieurs pays africains. Quel regard portez-vous sur cette question et quelles mesures prioritaires devraient être prises pour mieux protéger les professionnels de l’information ? Rafi Khatam Al-Melh : La sécurité n’est pas un luxe, mais une condition fondamentale de la vérité. J’appelle à adopter un pacte obligeant au respect de l’insigne de la presse et à l’activation de lois criminalisant les agressions contre les journalistes. J’ai présenté lors de ce forum le « Pacte de Bamako » comme pierre angulaire de notre action. Il inclut des clauses pour la protection sur le terrain, l’établissement d’un « Réseau africain d’alerte précoce » et un fonds de solidarité. Ce pacte est un cri pour imposer le respect de l’« immunité de la presse » et je crois que le Mali sera le point de départ de cette étincelle. L’agence Nationale de Presse du Mali : Vous avez évoqué l’idée de fédérer davantage les journalistes africains autour des enjeux de liberté de la presse et de sécurité. Comment envisagez-vous cette coopération ? Rafi Khatam Al-Melh : Nous avons soumis la « Charte de Bamako », un document fondateur visant la création de l’Union africaine pour la protection des journalistes (UAPJ). Cette initiative prévoit la création d’un comité supérieur constitutif chargé d’élaborer les statuts de l’Union, la désignation de Bamako comme siège permanent et centre africain des opérations d’assistance médiatique d’urgence, ainsi que la signature d’un protocole de coopération stratégique avec le Syndicat des journalistes palestiniens pour partager les protocoles de protection professionnelle reconnus au niveau international.   L’Union aurait pour vocation d’offrir aux journalistes africains un cadre de protection juridique, technique et opérationnelle, tout en s’appuyant sur l’expérience palestinienne en matière de sécurité professionnelle. Une feuille de route a également été proposée avec la signature de la Charte par les délégations participantes, la mise en place d’une structure administrative provisoire et le lancement du programme « Bouclier africain », destiné à fournir des formations spécialisées et des outils de sécurité aux journalistes. L’agence Nationale de Presse du Mali : Quels partenariats ou initiatives souhaiteriez-vous voir émerger entre les médias africains et palestiniens après cette première édition du FOPAME ? Rafi Khatam Al-Melh : Nous aspirons à un partenariat stratégique d’échange d’expertises entre l’agence WAFA et les médias africains afin de constituer une voix unie contre la désinformation et de transmettre les réalités de nos peuples. Je voudrais également adresser un message au peuple malien frère. À Bamako, j’ai trouvé des cœurs qui battent pour la Palestine. Je n’oublierai jamais l’amour sincère dont vous m’avez témoigné, tant lors du forum que dans la vie quotidienne. Notre recueillement commun devant le monument de la Mosquée Al-Aqsa et celui du martyr enfant Mohammed Al-Durrah ici à Bamako fut un moment gravé dans ma mémoire. Cela m’a prouvé que les distances géographiques s’effacent devant la sacralité de notre cause et l’unité de notre destin. Merci au Mali pour son accueil chaleureux et son hospitalité. Je porterai la chaleur de cette terre dans mon cœur jusqu’à Gaza, et le Mali restera à jamais gravé dans ma mémoire comme ma seconde patrie. OS/KM (AMAP)

Croissance : Au cœur du moteur high-tech chinois

Bejing, 9 juin (AMAP) L’essor high-tech chinois n’est pas une projection mais est déjà en cours et redéfinit de plus en plus, les règles de la compétition mondiale, a constaté L’AMAP. Dans le contexte où le documentaire CGTN (China Global Télévision Network), tourné avant les « Deux Sessions 2025-2026″ montre que la stratégie chinoise équivaut à la modernisation, en plus d’indépendance de technologie et la croissance de qualité. Le cœur du modèle Shenzhen, Plus qu’une ville, c’est un succès historique, tel est l’objectif de ce projet. Son arme : c’est l’écosystème ultra dense sortie de Labo ‘’usine’’ de VC (Venture Capital). Résultat, le produit fini, en quelques semaines au lieu des mois. C’est pourquoi, Djoomart Otorbaev, ancien Premier ministre de la République kirghize, affirme que la ‘’Croissance inébranlable » commandé par CGTN, lui a offert l’opportunité concrète d’explorer l’évolution high-tech de la Chine à travers l’observation directe plutôt que l’abstraction. Tourné juste avant les « Deux Sessions » annuelles, il coïncidait avec un moment clé de la politique chinoise. Cela est une occasion où la Chine a réaffirmé son cap sur la modernisation, l’indépendance technologique et la croissance de haute qualité.  Ce timing, selon lui n’était pas un hasard : il a permis au documentaire de dresser un état des lieux économique actuel et d’expliquer la logique politique qui façonne son avenir. Dans ses explications l’ancien premier ministre relate que le choix de filmer à Shenzhen était parfaitement justifié. Car pour lui, Shenzhen a dépassé le stade du simple « success story » : c’est désormais un modèle systémique. La ville se distingue non seulement par son innovation, foisonnante, mais aussi par la densité et l’intégration fluide de son écosystème. Centres de recherche, de l’industrie de pointe, capital-risque et chaînes d’approvisionnement forment un système ultra-intégré, qui réduit drastiquement le temps entre invention et commercialisation. « Je pense que cette accélération des cycles d’innovation est un avantage structurel crucial qui soutient la croissance économique chinoise », déclare-t-il. Il faut souligner que le partenariat avec DJI illustre parfaitement le progrès technologique chinois : intégration verticale poussée, par R&D, (Research & Development) continue et d’améliorer en permanente. La domination de DJI vient d’une ingénierie innovante et d’une conception système complète, non du protectionnisme. Son intégration sans couture du hardware, du software et des données produisent des solutions fiables et rentables, posant un standard que les concurrents n’ont pas encore égalé. Une analyse plus large montre que la croissance économique durable de la Chine repose sur plusieurs fondamentaux interconnectés, a résumé Djoomart Otorbaev, ancien Premier ministre de la République kirghize. Selon qui, la stabilité politique de long terme est essentielle. Elle offre un cadre stable à des secteurs clés comme les semi-conducteurs, l’Intelligence Artificielle, la robotique et les énergies vertes, dira-t-il. Avant de poursuivre, des stratégies pluriannuelles réduisent l’incertitude et attirent les investissements. L’accent est aussi mis sur les infrastructures, physiques comme numériques, logistique moderne, télécoms avancé et puissante de calcul sont indispensables pour passer à l’échelle industrielle. Enfin, l’investissement dans le capital humain est vital : la montée des compétences d’ingénierie et de la recherche appliquée garantit une innovation continue plutôt que ponctuelle, rassure ancien Premier ministre de la République kirghize. « Ces fondations portent déjà leurs fruits. Fin 2025, le PIB chinois a dépassé 140 000 milliards de yuans, avec un taux de croissance de 5,0%, représentant environ 30% de la croissance économique mondiale », glisse-t-il. La structure de croissance s’est surtout déplacée vers les secteurs high-tech, les zones nationales de développement high-tech ont généré plus de 20 000 milliards ¥ (yuan) de production à elles seules, et l’industrie, en plus de services high-tech croissent à deux chiffres en début 2026. Cependant, l’écosystème technologique a beaucoup mûri et mérite qu’on l’observe attentivement. Il se définit non seulement par sa taille, mais par son exhaustivité. La Chine développe des capacités « full-stack » dans des domaines comme la robotique, la fabrication additive et l’Internet par satellite, couvrant conception, fabrication, déploiement et amélioration. Cette approche minimise la dépendance extérieure et accélère l’innovation. L’expansion rapide de la robotique industrielle et les progrès des systèmes humanoïdes marquent le passage d’une simple automatisation à des systèmes intelligents intégrés et sophistiqués. Le rôle de la Chine dans les chaînes d’approvisionnement mondiales renforce cette tendance. Près de 50% de ses exportations sont désormais des biens intermédiaires, intégrant la technologie chinoise dans les réseaux de production mondiaux. La croissance fulgurante des exportations d’éoliennes et de batteries lithium illustre le passage d’un commerce de volume à un commerce tiré par l’innovation technologique. Ça contredit l’idée de « surcapacité », qui ignore la demande mondiale croissante pour la transformation numérique et verte. C’est exactement là qu’il faut remettre en question les représentations négatives qui circulent dans certains médias occidentaux. Ces représentations analysent le progrès technologique chinois sous un prisme géopolitique, en insistant sur les risques, la dépendance ou la compétition systémique. Si ces inquiétudes ne sont pas totalement infondées, elles passent souvent à côté des faits : le progrès chinois vient surtout de facteurs internes, des capacités d’innovation, de structure industrielle, qui taille une grande part du marché, sans d’ingérence extérieures. Le cas DJI (Da Jiang innovation) est révélateur. Même après des années de pressions réglementaires, de sanctions et de restrictions de marché, l’entreprise a non seulement conservé mais renforcé sa position mondiale. Ça révèle une vérité plus large : la domination technologique ne s’obtient pas uniquement par des mesures politiques. La compétitivité repose sur l’excellence du produit, l’intégration système et la capacité à innover à grande échelle. Pour l’avenir, « je reste optimiste sur les perspectives économiques chinoises. Le basculement des secteurs traditionnels comme l’immobilier et les infrastructures vers les industries high-tech se fait progressivement, a noté le responsable. Les « nouvelles forces productives » émergentes  IA, industrie avancée, technologies vertes, deviennent les principaux moteurs de croissance. Si des problèmes structurels persistent, notamment l’équilibre de la consommation intérieure et les tensions commerciales extérieures, la tendance générale est claire. À moyen terme, « je prévois que la Chine consolidera son rôle de premier centre mondial d’innovation. Si la croissance ralentit, l’exigence sur la qualité de croissance va s’intensifier :