Crise au Sahel : Prières du pape Léon XIV pour le Mali et le Tchad, après les récentes attaques terroristes

Bamako, 12 mai (AMAP) Le pape Léon XIV a exprimé dimanche son inquiétude face à la dégradation de la situation sécuritaire au Sahel, notamment au Mali et au Tchad, à la suite de récentes attaques terroristes ayant fait plusieurs dizaines de morts, a appris l’AMAP de Vativan News. À l’issue de la prière du Regina Caeli depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le souverain pontife a déclaré avoir « appris avec inquiétude les informations faisant état d’une recrudescence de la violence dans la région du Sahel, en particulier au Tchad et au Mali ». Le pape a assuré « les victimes de [ses] prières » et exprimé sa « solidarité envers tous ceux qui souffrent », appelant également à la cessation des violences et à la reprise des efforts en faveur de la paix et du développement. « Je souhaite que toute forme de violence cesse et j’encourage tous les efforts en faveur de la paix et du développement dans cette terre qui m’est chère », a-t-il affirmé. Ces derniers jours, des groupes jihadistes ont attaqué plusieurs villages, notamment dans la région de Mopti, dans le centre du pays, faisant plusieurs morts, selon les informations rapportées par Vatican News. Au Tchad, le gouvernement a décrété le 7 mai l’état d’urgence pour une durée de vingt jours dans la province du Lac, dans l’ouest du pays, après deux attaques attribuées à des jihadistes de Boko Haram ayant causé la mort de plusieurs soldats et fait plusieurs blessés. Le Mali et le Tchad sont confrontés depuis plusieurs années à des violences armées, menées par des groupes jihadistes opérant dans la région du Sahel. Les attaques contre les populations civiles et les forces de sécurité se sont multipliées ces derniers mois, accentuant les préoccupations sécuritaires dans la région. OS/KM(AMAP)

Souleymane Cissé : Un grand cinéaste Malien qui a su combiner tradition et modernité

Bamako, 12 mai (AMAP) Souleymane Cissé, affectueusement appelé par les siens Solo, est un grand cinéaste Malien. Il est le premier réalisateur à soulever deux fois le grand prix de l’Etalon du Yennenga du Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) et le premier Africain à monter sur le podium du Festival du cinéma de Cannes (France) avec le prix spécial du jury en 1987. Entre autres récompenses d’importance internationale, il a reçu, en 2011 le Grand Prix Hommage au 7e Festival International du Film Black de Montréal. Ce prix lui a été décerné pour l’ensemble de son œuvre, pour sa contribution exceptionnelle à l’industrie du cinéma en général et au milieu du cinéma indépendant et africain en particulier. Ce prix lui a été remis par le célèbre écrivain Dany Laferrière, qui estimait, à cette occasion que « Souleymane Cissé est un des témoins les plus raffinés et sensibles venant d’Afrique. Son esprit universel illumine notre époque. Et sa discrétion l’honore. » Ses films, Baara (Le Travail), et Finyé (Le Vent), tous deux récompensés par l’Etalon de Yenenga au Fespaco seront mieux accueillis. Mais c’est Yeelen (La Lumière), Prix du Jury à Cannes en 1987, qui le révélera enfin au grand public et qui est étudié au Baccalauréat français 2011-2013 par la section cinéma et audiovisuel. Souleymane Cissé a été membre de plusieurs jurys dont celui de la sélection officielle du Festival de Cannes en 1983 et celui de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2006. Son film, Min Yè…, en 2009,  a été présenté en sélection officielle au 62e Festival de Cannes en 2009. Quand le réalisateur américain Martin Scorsese a découvert Yeelen, il le décrit comme l’une des plus belles expériences cinématographiques de sa vie. « Je n’avais pas réalisé qu’un si beau cinéma se faisait en Afrique. Notre culture devient plus riche en voyant ces films », a-t-il ajouté. Le 17 mai 2023, à Cannes, lors de l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes au cours du Festival de cinéma de cette ville française, que Souleymane Cissé avait reçu la Carrosse d’or, cette distinction de ses pairs cinéaste pour l’ensemble de ses œuvres cinématographiques. Il devient ainsi le 2è africain à être élevé à un tel niveau de reconnaissance après le sénégalais Sembène Ousmane. Il fait partie des rares cinéastes, titulaire de l’Etalon du Yennenga a possédé son statut grandeur nature sur le « Boulevard du cinéma » en plein cœur de la capitale burkinabé. Né le 21 avril 1940  à Bamako, Souleymane Cissé fréquente l’école fondamentale de Bozola, puis le lycée de Bamako. En 1964, il s’envole pour  Moscou (ex-URSS) et l’Institut des Hautes Etudes Supérieures de la Cinématographie de Moscou (VGIK). Il revient au Mali en 1969 avec son diplôme de réalisateur en poche. Le Service Ciné­matographique du Ministère de l’Information du Mali (SCINFOMA) le récupère comme cameraman, reporter. En l’absence d’une télévision nationale, le SCINFOMA filmait toute l’actualité officielle des autorités et faisait le tour du Mali pour les projections publiques. Ces films ont inspiré le monde entier par leur dimension internationale, il a donné ses lettres d’or au cinéma malien et africain. Il nous avait raconté récemment que « Ma vie, c’est le cinéma, mon père est née en 1894, année de la création du cinéma, ma mère est née en 1900, année du cinéma moderne et moi-même je suis allé à l’école en 1946, année de l’arrivée du cinéma en Afrique. » Il explique avoir compris, dès sa tendre enfance que tout ce qu’il pouvait apporter à l’œuvre de construction nationale devait se faire à travers le 7è art. Le travail de Souleymane Cissé lui a permis d’être élevé au rang de Commandeur de l’Ordre National du Mali ; Officier de l’Ordre du Burkina Faso et Commandeur des Arts et des Lettres de France. Pour rappel, à seulement 72 heures de l’ouverture de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou au Burkina Faso, où il devrait présidé le jury de la catégorie rein de long-métrage de fiction que nous apprenons le décès brutal du grand réalisateur Souleymane Cissé, le 19 février 2025 à Bamako. En effet, il venait de présenter dans la matinée au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’ouest (UCECAO) les différentes distinctions qu’il avait obtenues en Gambie, au Canada, USA en 2025 et 2023. YD/KM (AMAP)

Kangaba : Le préfet sensibilise les candidats du lycée public

Kangaba, 11 mai (AMAP) – Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné d’une délégation composée notamment du maire, du commissaire de police et du commandant de brigade de la gendarmerie, a effectué une visite de sensibilisation au Lycée public de Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette deuxième visite de l’année scolaire vise à prodiguer des conseils aux élèves de terminale et à leur souhaiter plein succès aux examens de fin d’année. Les autorités administratives et sécuritaires ont insisté sur le travail personnel, la sérénité et le rejet de la fraude durant les épreuves. Elles ont également rassuré les candidats sur les dispositions sécuritaires prises autour des centres d’examen. Le personnel enseignant, le syndicat des enseignants et le proviseur ont salué cette initiative en faveur de l’éducation et de l’accompagnement des élèves. SD/CMT (AMAP)

Kéniéba : huit morts et plusieurs blessés dans un accident sur la RN24

Kéniéba, 11 mai (AMAP) – Un grave accident de la circulation survenu lundi matin à Badala, localité située à quatre kilomètres de Tambafinia dans la Commune rurale de Guéné-Goré, à 71 kilomètres de Kéniéba, a fait huit morts, 17 blessés graves et 13 blessés légers, a constaté l’AMAP. L’accident s’est produit entre 8h et 9h. Une remorque benne, chargée de ciment et transportant plus de quarante hommes, en provenance de Kéniéba pour Bamako, s’est renversée sur la Route nationale 24. Alertées, les autorités communales de Guéné-Goré, conduites par le 1er adjoint au maire, Albert Koly Cissé, et le secrétaire général de la mairie, Mady Diabaté, se sont rendues sur les lieux en liaison avec le maire Batouba Sissoko. Informé de la situation, le préfet du Cercle de Kéniéba, Daouda Diarra, a aussitôt saisi la Brigade territoriale de gendarmerie ainsi que le Centre de santé de référence (CSRéf), qui ont dépêché des équipes pour les secours et les constats d’usage. Selon les premiers éléments recueillis, le chauffeur du véhicule a pris la fuite et demeure introuvable. Les autorités pointent notamment le non-respect des règles de transport à travers le transport mixte, formellement interdit, ainsi que l’état de dégradation avancée de la RN24, particulièrement sur le tronçon Kita-Kéniéba. MFS/CMT (AMAP)

Région de Bandiagara : Deux ministres au chevet des populations endeuillées suite à des attaques

Bandiagara, 11 mai (AMAP) Une importante délégation gouvernementale conduite par le Ministre d’État, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, accompagnée du ministre de la Santé et du Développement social, le Colonel-Major Assa Badiallo Touré, s’est rendue ce lundi à Bandiagara,  pour apporter la compassion et le soutien du président de la Transition et de toute  la Nation aux populations victimes des récentes attaques terroristes, a constaté l’AMAP. Cette visite intervient à la suite des attaques meurtrières perpétrées contre les villages de Kori-Kori, dans le cercle de Bandiagara, et de Gomossogou, dans le cercle de Diallassagou. Ces actes barbares ont causé plusieurs pertes en vies humaines et plongé de nombreuses familles dans le deuil. Dans la salle de conférence du Gouvernorat, la délégation ministérielle a rencontré les populations. La cérémonie a débuté par une minute de silence observée en mémoire des victimes civiles et militaires tombées lors des récents évènements. Après le mot de bienvenue du Maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, le Gouverneur de la Région, le Colonel Olivier Diassana, a rappelé les circonstances dramatiques des attaques avant de dénoncer des actes visant à semer la peur, la division et à fragiliser le tissu social. Il a salué la résilience, le patriotisme et l’esprit de solidarité des populations de la région. Le Gouverneur a également mis en avant les efforts entrepris par le département en charge de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale à travers l’Équipe Régionale d’Appui à la Réconciliation, tout en réaffirmant l’engagement des Forces de Défense et de Sécurité pour la protection des personnes et de leurs biens. Prenant la parole, le Ministre d’État, le Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué, a exprimé la compassion et la solidarité des plus hautes autorités du pays envers les familles endeuillées. Il a souligné que ces tragiques évènements touchent l’ensemble de la Nation malienne. Selon lui, les ennemis du Mali cherchent, à travers ces attaques criminelles, à opposer les populations aux autorités et à briser l’unité nationale. Il a ainsi invité les Maliens à renforcer leur union, leur solidarité et leur attachement à la patrie afin de relever ensemble les défis sécuritaires du moment. Le Ministre d’État a également insisté sur l’importance de la présence de l’État dans toutes les localités, avant d’évoquer les efforts engagés par les autorités dans les domaines de la sécurisation, de la paix, de la réconciliation et de la cohésion sociale. Au cours des échanges, les représentants des villages touchés ont exprimé leurs souhaits de voir leurs localités sécurisées davantage, afin de pouvoir reprendre sereinement leurs activités quotidiennes. Au nom des plus hautes autorités du pays, la délégation a remis aux populations victimes une assistance composée d’une enveloppe de 20 millions de francs CFA, de 25 tonnes de mil et de 25 tonnes de riz. OG/KM (AMAP)

Mopti : Le Kanaga, un Orchestre national qui a vibré, durant des décennies, au rythme de la culture malienne

Mopti, 12 mai (AMAP) L’orchestre national « le Kanaga de Mopti » fait partie des grandes formations musicales qui ont marqué la vitalité musicale du pays depuis les années d’indépendance au grand bonheur des mélomanes avec une contribution significative dans la promotion du patrimoine culturel, a constaté l’AMAP. Si beaucoup d’orchestres nationaux ont disparus au fil des année, le Kanaga un des rescapés, fait face  aujourd’hui à l’épreuve du temps. Pour nous imprégner davantage de son passé, le septuagénaire Mamadou Kébé, un des premiers membres de cet orchestre mythique depuis sa création nous donne ses éclairages. Parcours de l’orchestre Symbole de notre patrimoine culturel et artistique, le groupe selon lui, composé d’une dizaine de membres dirigé à sa création par le trompettiste, chanteur, Sory Bamba a connu plusieurs mutations. Il a, comme beaucoup de formations musicales vu le jour, au lendemain de l’accession de notre pays à sa souveraineté nationale et internationale et à la faveur de l’instauration des semaines de la jeunesse. Tout est partie d’un groupe de « Goumbé » une danse traditionnelle de la Côte d’Ivoire dont Sory Bamba était le principal animateur à Mopti. A sa transformation en groupe de musique moderne, il a d’abord été appelé  Orchestre instrumental de Mopti, ensuite le  « Bani-Jazz » en hommage au fleuve nourricière de la cité le Bani, puis en 1966, il sera baptisé orchestre régional de Mopti. C’est en 1970 que l’orchestre monte en scène avec un riche répertoire dont le morceau intitulé « Kanaga-yé » un hommage au masque le plus représentatif et le plus populaire des Dogons (le « Kanaga ») devient le plus captivant. Le nom de ce titre d’une excellente composition à tout point de vue, qui a fait le bonheur du monde discographique et sur les antennes de la radio nationale restera collé au groupe et deviendra son nom (Orchestre Kanaga de Mopti), témoigne Mamadou Kébé. Le Kanaga, symbole de la renaissance culturelle Après cette période glorieuse, suite à des difficultés, l’orchestre connaîtra une hibernation des activités. C’est en 1976 sous l’impulsion du gouverneur d’alors de la région,  Diby Syllas Diarra, que l’orchestre fait sa renaissance. Symbole de la diversité culturelle, le Kanaga fait de son credo la promotion des rythmes et mélodies des peuples du delta du fleuve Niger entre autres, Dogons, Peuls, Bozo, Songhaï, Bambaras. En plus de ses activités d’animation de la scène publique, dans un rôle d’ambassadeur pour le rayonnement de notre culture, le Kanaga a participé, à plusieurs concours de musique au niveau national et sous régional. Lauréat des Biennales Artistiques et Culturelle de la Jeunesse du Mali : 1978, 1980 et 1982, ces prix lui ont permis d’accéder à la catégorie d’Orchestre National. En 1980, il est aussi lauréat du premier Festival de Musique Moderne de la Zone II organisé à Dakar. Cette compétition avait réuni les pays comme le Sénégal, le Mali, la Guinée, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et la Sierra Leone. Autres grands rendez-vous culturels : En 1987, l’Orchestre Kanaga de Mopti a participé à l’animation de la Foire internationale de Rennes en France, le 4 août de la même année, aux festivités de l’Anniversaire de la Révolution du Burkina Faso à Ouahigouya, un pays avec qui la région de Mopti partage une importante bande frontalière. En 1991, il participe à la 7ème Foire Régionale de Djibo (Burkina Faso), et représente la région au 15ème anniversaire de la coopération d’Ille-et-Vilaine (France) – Mopti, et animé des concerts dans plusieurs établissements scolaires français. Lauréat en 2001 du concours d’orchestre de l’unique édition de la semaine nationale des arts et de la culture (SNAC), le Kanaga sillonnera le pays avec ce riche répertoire. En 2003, il fait partie des groupes qui ont représenté le Mali, pays invité au Folklife Festival organisé par Smithsonian Center à Washington, aux Etats-Unis. La sortie de plusieurs albums éponymes au style moderne avec des titres dansants et qui continuent de séduire le public comme Gambari, Saré Mabo, Kulukutu et Ndo Ndo mettent en lumière l’écriture des plus belles pages de la musique malienne sur un fond d’arrangement tradi-moderne par le Kanaga. Plusieurs fiertés de la musique africaine y sont passés par là notamment Kanté Mafila, Koko Dembélé, Fousseyni Maiga dit Jimmy batteur percussionniste.   L’orchestre Kanaga n’est pas resté en marge de la tempête des années 1980, marquant le début du déclin des orchestres modernes du Mali suite à l’exil de nombreux talents. Le groupe a enregistré le départ pour une carrière solo de Kanté Mafila et de Sory Bamba en Côte d’Ivoire devenue une plaque tournante musicale dans la sous-région. Du départ de Sory Bamba à nos jours plusieurs personnalités ont eu à diriger l’équipe comme chef d’orchestre notamment, Bamoye Daou, Kayamé Diarra dit Peza, Mamadou Zantiki Traoré, Papa Koné et actuellement Demba Koné. De nos jours, l’orchestre est à la croisée des chemins avec de nombreux défis qui ont pour nom le manque de matériels, de musiciens avec en toile de fond la disparition de la section vent qui était une force tangible du Kanaga. Au regard de la renaissance de la biennale artistique et culturelle de notre pays et la nostalgie des bals poussières, il est opportun de redonner vie à nos grands orchestres, symboles de souveraineté culturelle et artistique et assurer à leurs sociétaires un plan de carrière attractif. DC/KM (AMAP) 

Mali : Poussière en suspension au Nord et orages isolés attendus lundi après-midi

Bamako, 11 mai (AMAP)  Une visibilité réduite par la poussière affecte les régions du Nord et de Kayes ce lundi, tandis que des orages isolés accompagnés parfois de pluies sont prévus dans l’après-midi dans plusieurs zones du sud et du centre du Mali, selon les prévisions de Mali-Météo. La situation générale indique une visibilité comprise entre 5 et 8 km dans les régions du Nord et de Kayes en raison de la poussière en suspension, alors qu’elle reste assez bonne (8 à 10 km) dans le reste du pays. Des orages isolés, parfois accompagnés de pluies, sont attendus au cours de l’après-midi dans les régions de Koulikoro, Kita, Sikasso, Bougouni, Koutiala, Ségou, Dioila et San. Les températures devraient rester sans grand changement par rapport à la veille sur l’ensemble du territoire. Les prévisions pour les principales villes font état de maximales élevées, notamment 45°C à Tombouctou, Gao, Ménaka et Nioro du Sahel, et 43°C à Kayes et Bamako. OS/KM(AMAP)

Actualité : Ouverture du Sommet Africa Forward 2026 à Nairobi

Bamako, 11 mai (AMAP) Le Sommet Africa Forward 2026 a débuté ce lundi au Kenyatta International Convention Centre (KICC), plaçant le Kenya au centre d’un important dialogue Afrique-Europe, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. Pour la première fois en plus de cinq décennies, l’événement se tient hors des cadres traditionnels, marquant une volonté d’engagement plus inclusif avec l’Afrique comme acteur égal. Le président Kenyan William Ruto, le secrétaire général de l’ONU António Guterres et plusieurs chefs d’État africains y participent. Plusieurs accords ont été signés dans les domaines des transports, de l’énergie, de l’intelligence artificielle, des infrastructures numériques, de l’agriculture, de la santé et de la résilience climatique, dont la modernisation du Nairobi Commuter Rail. Ces initiatives traduisent un tournant vers des partenariats basés sur l’investissement, l’innovation et le transfert de technologies, plutôt que sur l’aide traditionnelle. Les discussions portent notamment sur la réforme de l’architecture financière mondiale, l’industrialisation verte et l’économie bleue. « Le Kenya n’est pas en train de regarder vers l’Est ou vers l’Ouest, mais vers l’avant », a déclaré le président William Ruto. Le sommet vise à produire des résultats concrets et mesurables. Son succès dépendra de la mise en œuvre effective des engagements, des transferts technologiques et des opportunités offertes aux acteurs africains. La future Déclaration de Nairobi est attendue pour fixer des mécanismes clairs de suivi et de responsabilité. OS/KM(AMAP)

Gao : les FAMa neutralisent un véhicule et ses occupants à Amasrakad

Bamako, 11 mai (AMAP) – Létat-major général des Armées a informé, lundi, de la destruction d’un véhicule camouflé à Amasrakad, au nord-est de Gao. L’opération a eu lieu le dimanche 10 mai dans le cadre d’une mission de reconnaissance, a appris l’AMAP via un communiqué des Forces armées maliennes (FAMa). Le document précise que l’engins transportant des terroristes ainsi que ses occupants ont été complètement détruits. Le matériel logistique des terroristes a également été anéanti. L’état-major général des Armées indique que le suivi de la situation se poursuit. Il félicite les FAMa pour leur détermination et leur engagement au service de la défense nationale, tout en affirmant que les groupes armés terroristes seront traqués jusque dans leurs derniers retranchements sur toute l’étendue du territoire national. CMT (AMAP)

Médias maliens : le DG de l’AMAP appelle à l’unité et à l’accélération de la transformation digitale

Bamako, 11 mai (AMAP) – Le Directeur général de l’Agence malienne de Presse et de Publicité (AMAP), Alassane Souleymane, a appelé lundi à une mobilisation renforcée des médias maliens face aux défis sécuritaires et informationnels auxquels le pays est confronté, à l’occasion de la rencontre tenue ce jour entre le ministre de la Communication et les professionnels des médias, a constaté l’AMAP. Au cours de cette rencontre tenue à la Maison de la Presse, le patron de l’AMAP a insisté sur le rôle stratégique de l’information dans le contexte actuel. Alassane Souleymane estime que les hommes de médias demeurent avant tout des citoyens engagés dans la construction nationale. «Nous, hommes de médias, transporteurs ou autres, sommes avant tout des Maliens», a-t-il déclaré, soulignant que la mission des journalistes dépasse la simple diffusion de l’information pour participer pleinement à la cohésion nationale et au développement du pays. Le Directeur général de l’AMAP a particulièrement mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la transformation digitale des médias publics maliens, dont l’AMAP, afin de mieux répondre aux nouveaux usages numériques et de faire face aux phénomènes de désinformation et de manipulation sur les réseaux sociaux. Selon lui, le digital constitue aujourd’hui l’un des principaux terrains de bataille de la guerre informationnelle. «L’information est une denrée de consommation courante, un levier de gouvernance et de développement», a-t-il affirmé, plaidant pour un accompagnement accru des pouvoirs publics en faveur des entreprises de presse. Le responsable de l’agence publique a, de plus, rappelé les difficultés auxquelles fait face le secteur médiatique depuis le début de la crise sécuritaire en 2012. Il a évoqué les pertes humaines enregistrées dans la profession ainsi que les conséquences économiques de la guerre sur les organes de presse, notamment la baisse des recettes publicitaires. Malgré ces contraintes, il a salué la résilience de la presse malienne, publique comme privée, qu’il considère comme un acteur essentiel dans «la guerre de l’information». Il a exhorté les rédactions à poursuivre les efforts de collecte, de traitement et de diffusion de la «bonne information» à partir de sources fiables. Revenant sur les perspectives de relance de l’AMAP, Allassane Souleymane a annoncé que l’agence poursuit son processus de restructuration engagé lors des journées de relance organisées en octobre dernier avec les différents acteurs du secteur. Il a indiqué qu’un travail était en cours pour résoudre certaines contraintes administratives et moderniser le fonctionnement de l’agence afin d’en faire une référence nationale en matière d’information. Sur la question des narratifs extérieurs et de la communication institutionnelle, le Directeur général de l’AMAP a estimé qu’il était nécessaire de renforcer les canaux de communication entre les autorités politico-sécuritaires et les médias afin de mieux contrer les informations jugées fallacieuses. KD/CMT (AMAP)