Les gouverneurs des régions frontalières du Liptako-Gourma discutent stabilisation de l’espace commun

Bamako, 11 mars (AMAP)  La deuxième rencontre des gouverneurs des régions de la zone des trois frontières (Mali- Burkina- Niger) se tient, du 10 au 12 mars, à Bamako, sous le thème de  «La stabilisation de la Région du Liptako-Gourma»m avec comme objectif de formaliser ce cadre de concertation. La rencontre est organisée par le secrétariat exécutif de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG), avec le soutien du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) et le Groupe danois de déminage (DDG). La cérémonie d’ouverture des travaux a présidée hier par le chef de cabinet du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Haminy Belco Maiga, en présence du secrétaire exécutif par intérim de l’ALG, Oua Seydou. Dans son allocution, celui-ci a indiqué que grâce au partenariat entre l’ALG et le système des Nations unies, ainsi que d’autres partenaires, plusieurs opportunités s’offrent désormais à son institution, pour une meilleure implication des autorités administratives frontalières et des élus locaux. Ce, a poursuivi Oua Seydou, « pour faire face aux menaces transnationales multiformes, aux défis humanitaires et ceux liés au développement qui se posent avec acuité dans l’espace du Liptako-Gourma, encore appelé la zone des trois frontières ». Dans son discours d’ouverture, le chef de cabinet du ministre en charge de l’Administration territoriale, Haminy Belco Maiga, a souligné que de multiples initiatives de stabilisation sont en cours dans chacun des États membres de l’espace ALG. « Malgré tout, a-t-il-tempéré, les solutions aux problèmes de cette zone doivent être aussi trouvées dans une dynamique de coopération transfrontalière à tous les niveaux où cela est possible ». «D’où l’attention toute particulière que les autorités politiques des trois États membres de notre organisation sous régionale accordent à votre initiative de créer un cadre de concertation transfrontalier formel et pérenne», a déclaré le chef de cabinet. Le représentant du PNUD, Jo Scheuer, a souligné que selon les chiffres officiels, en 2019, environ 90% des fatalités au Mali ont eu lieu dans les régions du Liptako-Gourma (Mopti, Gao, Tombouctou et Ménaka). D’autres chiffres aussi alarmants, publiés en janvier dernier, a ajouté M. Scheuer, indiquent « que plus de 1.200 écoles sont fermées au Mali dont la grande partie se trouve dans la Région de Mopti ». Et le diplomate onusien de rappeler que la détérioration de la situation dans cette zone a fait l’objet de discussions au niveau des chefs d’États à Pau, en France. Au nom du Conseil danois pour les réfugiés, Malek Akchour, a salué l’initiative de cet espace qui constitue, selon lui, un outil formidable pour l’accompagnement des dynamiques transfrontalières en matière de sécurité et de développement. Mercredi s’ouvre, à Bamako, la réunion des ministres en charge de l’Administration territoriale des pays membres de l’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako- Gourma. AT/MD (AMAP)

Agriculture : Le FIDA prépare son nouveau programme au Mali

Bamako, 11 mars (AMAP) La formulation nouveau Programme d’option stratégique (COSOP) du Fonds international de développement agricole (FIDA-Mali), a été lancée, mardi, lors d’un atelier qui va aussi identifier les axes stratégiques sur lesquels le FIDA concentrera son appui au Mali. Cette rencontre visait à présenter les résultats préliminaires des études et analyses, notamment l’analyse des politiques sectorielles de développement et l’analyse de la pauvreté et vulnérabilité. Il s’agissait, également, pour les participants d’identifier les domaines prioritaires d’intervention du FIDA au Mali pour la période 2020-2024, tout en assurant leur alignement sur les priorités nationales conformément au Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable au Mali (CREDD) ainsi qu’aux autres politiques nationales. Le ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, a indiqué que le FIDA a commencé ses opérations au Mali en 1982. Il a mis en œuvre 16 projets et programmes dont 12 ont été clôturés, 1 en phase de démarrage et 3 en cours d’exécution. Le coût du financement de ces projets s’élève à environ 348 milliards de Fcfa, dont  114 milliards de Fcfa sous forme de prêts et de dons à des conditions particulièrement favorables. La contribution de l’Etat malien correspond à environ 43 milliards de Fcfa, soit 13%, celle des cofinancements internationaux à environ 123 milliards de Fcfa, soit 38% et celles des cofinancements nationaux (bénéficiaires) à 17 milliards de Fcfa, soit 5%. Moulaye Ahmed Boubacar a insisté sur un nouveau projet qui permettra de donner du travail aux jeunes. Pour lui, le secteur agricole contribue pour 40% au Produit intérieur brut (PIB) et occupe près de 80% de la population, en majorité des exploitations familiales avec moins de 5 hectares et peu équipées. « Les potentialités du secteur sont importantes mais restent insuffisamment valorisées », a-t-il dit. Pour sa part, la représentante spéciale des Nations unies, M’baranga Gasarabwe, a rappelé les principes du nouveau projet qui sont, entre autres, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes, la durabilité et la résilience, ainsi que la responsabilité et la redevabilité. «Le nouveau COSOP devra définir les domaines d’intervention stratégique du Mali et identifier les opportunités majeures d’investissement du FIDA pour les cinq prochaines années. Ce, pour un impact significatif sur la réduction de la pauvreté et la transformation du monde rural», a indiqué Mbaranga Gasarabwe. De son côté, le représentant du FIDA, Pascal Kaboré, a détaillé les caractéristiques du nouveau programme parmi lesquelles on peut citer l’examen de la pertinence de l’intervention du FIDA en lien avec son mandat, l’identification, les demandes de complémentarité avec les partenaires techniques et financiers et le renforcement de la responsabilité. Le ministre de l’Agriculture avait à ses côtés, ses collègues de l’Emploi et de la formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé et de la Promotion de l’Investissement privé, des Petites et moyennes entreprises et de l’Entreprenariat national, Safia Boly MFD/MD (AMAP)  

Encombrement du marché rail-da : Le chaos fait de la résistance

Reportage de Lassana NASSOKO Bamako, 11 mars (AMAP)  Il est environ 11 heures. Un soleil sans chaleur jette ses rayons blafards sur le marché rail-da. Les panneaux de signalisation viennent de se mettre au vert.  Difficile de circuler pour toutes ces voitures et motos. Le centre commercial de Bamako est devenu un véritable capharnaüm. Manque d’espaces. Affluence monstre et permanente. Comme illustration de ce chaos, le marché rail-da affiche son désordre, sa saleté et sa promiscuité jusque sous les murs du bâtiment … de l’Assemblée nationale ! Les passages sont obstrués par un entassement de marchandises, de personnes et d’engins.  Des klaxons stridents mixés à des décibels de voix, nombreuses et furieuses, se font aussitôt entendre. Dans les rangs, grande impatience. On exige la fin immédiate de scène qui tire en longueur. Un policier élancé, le front en sueur, tente de débloquer la situation, sifflet à la bouche. Il multiplie, avec automatisme, gestes et menaces verbales afin de restaurer l’ordre. Mais en vain. « Allons-nous enfin bouger ! Pourquoi cet embouteillage forcé ? », crie un homme trapu, à califourchon sur sa moto. Entre la maison des artisans de Bamako (communément appelé artisanat), l’Institut national des arts (INA), et l’Assemblée nationale, la grande mosquée, des vendeurs de toutes sortes ont élu pis racine sur la route. Se frayer un chemin relève de l’impossible. « On a mal compris la notion de chose publique dans ce pays. On se permet de faire n’importe quoi. On a tout sacrifié au profit de l’argent. Si je ne me trompe, les textes interdisent que des gens envahissent ainsi l’espace public. J’aimerais bien comprendre l’inertie des autorités face à cette pagaille qui va crescendo », s’insurge un vieil homme, irrité par ce vacarme et cette anarchie. Selon lui, il n’y a pas d’atermoiements : il faut vite prendre des mesures draconiennes pour faire du marché rail-da un espace attrayant. Au même moment, un portefaix habillé en maillot de football, s’indigne à son tour. « C’est quoi ça ? Ne peut-on pas me laisser passer ouais ! », hurle-t-il devant un groupe de vendeurs de chaussures et de vêtements. Mais, ces derniers demeurent sourds au ronronnement des moteurs dégageant une fumée suffocante et au cri de l’homme. « Aye n’a awoloma ! kèmè kèmè (venez choisir par là. Tout est à 500 Fcfa !), chantent en chœur des vendeurs pour attirer la clientèle. On se croirait à un carnaval. Certains d’entre eux battent les mains, pendant que d’autres font pleuvoir des coups frénétiques sur des tam-tams. Non loin d’eux, d’autres vendeuses occupent la voie. Chez elles, point de hurlements ou de clameurs. Des haut-parleurs, placés à même le sol à côté d’elles,  leur prêtent main forte dans leur travail. « Promotion de boucles ! Seulement à 100 Fcfa », tonnent inlassablement les micros. Saran Koné est l’une d’elles. Native de San, elle vit à Bamako depuis 2016. Elle fait du nomadisme au rail-da au gré du chassé-croisé avec les policiers chargés de les faire deguérprir. « Tantôt, je m’installe près de l’INA. Tantôt, c’est derrière la grande mosquée. Car, personne n’a une place fixe ici. Il faut être matinal pour trouver où exposer ses marchandises. Si les agents de la mairie débarquent, c’est la débandade », explique-t-elle. Est-il normal de s’installer n’importe où au marché ? A cette question, notre interlocutrice répond avec un ton catégorique. « Pourquoi nous chasser ? On n’a pas où aller. Nous ne volons pas. Nous ne commettons aucun crime. Ce marché appartient à tous. Nous ne bougerons pas », fulmine Saran Koné. Prenez garde à vous ! Car, on conte mille et une histoires sur le marché rail-da, en pareilles circonstances. L’encombrement fait l’affaire des spécialistes du « deux doigts ». Pickpockets  astucieux qui, à en croire certains, se faufilent dans la cohue grouillante, avant d’introduire leurs doigts dans les poches pour accomplir des larcins. Ou pire. « Quelque conducteur fou, cherchant à prendre possession du moindre espace libre pour s’extirper du lot des « bloqués », peut foncer sur la foule », explique un passant qui dit avoir été témoin d’une scène similaire. Du côté de la mairie du district de Bamako, on perçoit une rhétorique guerrière contre l’occupation illicite de grandes artères. Le directeur urbain du bon ordre et de l’environnement du district de Bamako ne transige pas. « L’arrêté 14 du mois d’août 2001 est très clair sur ce sujet. Toute installation anarchique peut entrainer des sanctions. Nous organisons, quotidiennement, des rafles sur toutes les voies afin de saisir les marchandises de ceux qui envahissent le domaine public. Pour la restitution de leurs biens saisis, les contrevenants doivent payer des amendes. Ça, c’est si la personne n’est pas récidiviste. Si c’est le contraire, nous faisons une saisie définitive de ses marchandises », renseigne-t-il. Il sait de quoi il parle : depuis l’indépendance, le tronçon du Boulevard du peuple a toujours été engorgé par des commerçants détaillants. A ses yeux, cela est dû au fait que Bamako manque d’espace. A cela s’ajoute la ruée des ruraux vers la capitale. Ces derniers, après avoir gagné quelques sous, se reconvertissent en commerçant ambulant. Réajustant par moments ses lunettes, l’agent municipal, visage ferme, reconnait que le mal a des racines bien profondes et que, jusque-là, le traitement proposé est inefficace. « Comment faire face à tel fléau avec seulement une centaine d’éléments et un seul véhicule pour tout Bamako ? », s’interroge-t-il, la voix grave. La réponse serait sans doute une solution concertée, acceptée et acceptable par tous. Nous sortons de l’opération de déguerpissement et de libération des artères principales de Bamako. Initiée en 2016 par la « gouverneur courage » Mme Aminata Kane, en collaboration avec la Mairie du district, cette opération visait : « à donner à Bamako une imagine digne de sa renommée d’antan de ville coquette et, cela, pour toujours ». A cette occasion, les forces de l’ordre et de sécurité, les services de la mairie et des engins lourds avaient été mobilisés. Mais, le chaos persiste toujours. Bamako semble, donc, loin de renouer avec la propreté promise par les autorités locales. LN/MD (AMAP)  

Yorosso : Réunion du cadre de concertation sur les préparatifs des législatives

Yorosso, 11 mars (AMAP) Le préfet de cercle, Agaly Ag Inamoud Yattara a présidé mardi à Yorosso, la réunion du cadre de concertation entre l’administration et les acteurs politiques sur les préparatifs des élections législatives dont le 1er tour est prévue le 29 mars, a constaté l’AMAP. C’était en présence des sous préfets de Yorosso, Koury, Mahou et Boura , du président de la Commission Electorale Locale, Yaya Goïta,  des maires, des responsables des partis politiques et des représentants de la société civile. L’objectif de la rencontre était de mettre tous les acteurs au même niveau d’information au début du processus afin de réussir des élections crédibles transparentes et acceptées de tous. Les échanges ont porté sur entre autres,  le chronogramme des élections, la création et la composition de la commission de centralisation des résultats, la désignation de deux assesseurs par bureau de vote  dont un de la majorité parlementaire et un  de l’opposition,  les imprimés pour le parrainage des candidats. Pour ces législatives du 29 mars 2020, le cercle de Yorosso compte 99 287  électeurs qui voteront dans 256 bureaux. AYG/KM (AMAP)

Banamba : Démarrage du retrait des cartes d’électeur dans le Cercle

Banamba, 11 mars (AMAP) Les opérations de retrait des cartes d’électeur ont démarré dans les neuf communes rurales du Cercle de Banamba, avec une affluence de la population dans certaines localités, a constaté le préfet Sékou Touré. M. Touré, qui s’est rendu à la mairie de la Commune rurale de Banamba, en compagnie du sous-préfet central, Yassi Diaby, était venu s’enquérir des conditions du déroulement des opérations auprès de la commission mise en place à cet effet. Après s’être rassuré sur la bonne tenue des opérations, le préfet a retiré sa carte d’électeur. Au premier jour, sur un total 91.424 cartes d’électeur, 6961 ont été retirées. Il reste 84.463 soit 7.61%. Selon la commission distribution, le retrait des cartes est individuel. Ce qui pose problème pour certaines personnes dont la mobilité est difficile. AT/MD (AMAP)

La ville de Koro accueille de nombreux déplacés du Cercle de Bankass

Koro, 11 mars (AMAP) Depuis presqu’une semaine, de nombreuses populations déplacées du Cercle de Bankass arrivent dans le cercle de Koro (Centre), a constaté l’AMAP sur place. Après la deuxième attaque d’Ogossagou, dans le Cercle de Bankass, les violences contre les villages se sont intensifiées dans le cercle, obligeant les populations à fuir vers Koro. Les populations originaires du cercle de Koro, installées depuis fort longtemps dans le Cercle de Bankass, sont en train de rejoindre en masse Koro. Elles  viennent grossir le rang des déplacés dans la ville et dans les villages environnants.  En véhicules, charrettes ou en tricycles, ces populations déplacées arrivent dans des conditions très pénibles et manquent de tout. Elles sont recensées par le service du développement social et de l’économie solidaire qui leur apporte un soutien multiforme pour leur permettre de s’installer. A.G, père de famille, nous dit qu’il a quitté son village de Wéla, dans l’arrondissement de Baye, Cercle de Bankass, à environ soixante kilomètres de Koro, avec ses quatre enfants et sa femme sans rien pu emporter. « Des hommes  armés sont venus et ont ouvert le feu sur le village, sans défense. Chacun a cherché à sauver sa vie et celle des siens. J’ai pu sortir avec ma famille. Nous avons parcouru plus de 15 kilomètres à pied, avant d’emprunter des tricycles pour rejoindre Koro. Les assaillants ont brulé tout le village et emporté le bétail. J’ai appris que sept personnes ont été tuées », raconte-t-il. A.G est originaire de la commune de Madougou, dans le cercle de Koro et précisément du village de Naye Dogon, mais il ne connaît pas grand-chose de son village d’origine. Toute sa vie, il a vécu à Wéla. Avec l’attaque de son village, c’est la vie de sa famille qui a basculé. Comme lui, de nombreuses populations déplacées dans le Cercle de Koro ne savent plus où aller. MD (AMAP)

Mopti : L’administration reste engagée et déterminée à tout mettre en œuvre pour la réussite de tout le processus électoral (Gouverneur de région)

Mopti, 10 mars (AMAP) Le Gouverneur de région, le Général Abdoulaye Cissé a déclaré lundi à Mopti que l’administration reste engagée et déterminée à tout mettre en œuvre pour le bon déroulement et la réussite de tout le processus électoral de 2020, a appris l’AMAP de source officielle. Le chef de l’exécutif régional a, au cours de la visite du ministre de la Sécurité, précisé que la convocation du collège électoral est intervenue dans un contexte sécuritaire marqué dans la région par une insécurité plus grandissante alimenté par  la présence des groupes armés terroristes et la tension intercommunautaire entretenue par ces groupes,. Selon le Gouverneur,  cette insécurité se manifeste par des attaques des postes de sécurité militaires, des villages et des hameaux, la pose d’engins explosifs improvisés, les restrictions des libertés publiques et individuelles notamment la liberté de circulation et la destruction d’infrastructures sociales de base. « Cette situation a gagné d’intensité après le retrait des postes de sécurité militaires de certaines localités stratégiques comme Dioungani, Diankabou, Yoro, Dialloubé, Sendégué, Ouo, Toguéré-Coumbé, Baye, Diallassagou et Sokoura » selon le Gouverneur qui a déclaré que tous ces faits constituent des défis à relever pour un bon déroulement et la réussite des élections. DC/KM (AMAP)

Mopti : Le ministre de la Sécurité échange avec les différents acteurs sur la sécurisation des législatives

Mopti, 10 mars (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de Protection civile, le Général Salif Traoré, en mission en 5ème région,  a échangé lundi à Mopti, avec l’administration, les acteurs politiques, les forces de sécurité et la MINUSMA sur la sécurisation des élections législatives dont le 1er tour est prévue pour le 29 mars prochain, a constaté l’AMAP. Les échanges ont porté sur entre autres, la sécurisation du processus électoral notamment les lieux et les environnants des bureaux de vote, la protection des personnes et la sécurisation des mouvements des candidats et des électeurs distants de leur centre de vote au regard des menaces de représailles déjà proférées par les terroristes. « Nous sommes là aujourd’hui pour vous rassurer davantage que l’Etat et les partenaires mettront tout en œuvre pour assurer la sécurité des populations avant, pendant et après les élections. Notre souci est qu’il y ait la paix et l’accalmie dans le centre du pays » a-t-il déclaré. Le ministre a enfin précisé  que l’objectif stratégique politique à court terme est l’élection et à long terme maintenir et renforcer les acquis du déploiement des forces qui se fera avec bonne intelligence avant d’inviter la société civile, les acteurs politiques à s’engager dans la dynamique de la complémentarité pour faire vivre la démocratie en renforçant la résilience. La région de Mopti compte 3.272 bureaux de vote pour 1.033.198 électeurs et sur les 78 déclarations de candidatures, 75 listes ont été validées par la Cour constitutionnelle. Le ministre était accompagné des membres de son cabinet, des directeurs généraux de la Police, de la Gendarmerie, de la Garde Nationale et de la Protection civile. DC/KM (AMAP)

Journée de la Radio et de la télévision en faveur des enfants : Sous le mode quasi-silencieux

Par Oumar DIAKITE Bamako, 09 mars (AMAP) «Ah bon ! C’est ma première fois d’entendre que le 06 mars est la Journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants », s’exclame, étonné, le président du Parlement des Enfants du Mali, Nouhoum Chérif Haidara. «Je suis vraiment content qu’il y ait une journée spécialement dédiée aux enfants par la presse. Je ne peux que m’en féliciter », ajoute-t-il. Le 06 mars, Journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants est méconnue au Mali et, naturellement, moins célébrée par les acteurs. Nonobstant, les médias privés comme publics diffusent des émissions pour jeunes et/ou enfants dans leurs programmes télé et radio. Cette Journéeinternationaledelaradioetdelatélévisionenfaveurdesenfantsa été lancée par l’UNICEF en1991, afin d’encourager les médias audiovisuels du monde entier à sensibiliser sur les questions qui intéressent les enfants. La Journée est une initiative conjointe de l’UNICEF et de l’Académie internationale des arts et sciences de la télévision. Chaque année, des milliers de personnalités de radio et de télévision, dans plus de cent pays, prennent part à cette Journée, la fêtant sous des formes aussi exceptionnelles et particulières que les enfants eux-mêmes. C’est une journée ou les professionnels des médias du monde entier se mettent sur la même longueur d’onde que les enfants. Ils diffusent des émissions de qualité destinées et consacrées aux enfants. Mais, surtout, ils donnent l’occasion aux enfants de participer à la production des émissions, de parler de leurs espoirs et de leurs ambitions et d’échanger des informations entre eux. QUASI ANONYMAT – Paradoxalement, le 06 mars, demeure  moins célébrée dans notre pays. Les acteurs n’en font pas une promotion a la hauteur de l’évènement. En dehors du Parlement des Enfants et du Bureau de l’UNICEF-Mali, beaucoup de confrères, de responsables de radios et télévisions privées, avouent ignorer la célébration du 06 mars, Journée internationale de la radio et de la télévision en faveur des enfants. Cependant, certains médias (privés et publics) de la place accordent de l’importance aux enfants dans leurs programmes. « A la M7 TV, nous avons des émissions spécifiques à l’intention des enfants », a dit Abdoulaye Faman Coulibaly, Rédacteur en chef. « L’émission se nomme ‘’Nous, les Enfants’’ », poursuit-il en précisant : « Ce 06 mars 2020, nous allons organiser un plateau avec les enfants comme invités. On va leur poser des questions, leur demander de faire des récitations, de chanter. Des prix sont réservés aux meilleurs enfants. Nous votons un budget spécialement à l’intention des enfants ». « Ce n’est pas que le 06 mars, c’est aussi le 1er janvier. On en organise, chaque réveillon, à l’intention des enfants, tout comme lors des fêtes de Ramadan, de Tabaski et le Noël ». A l’Office de radiodiffusion et de télévision du Mali (ORTM), on se met au rythme de l’actualité. L’ORTM participe, avec d’autres médias, à la célébration du 06 mars. Selon le directeur de la télévision nationale à l’ORTM, Sidiki Dembélé, un dossier est consacré à la thématique de la journée dans le Journal télévisé (JT), à la veille de la célébration de l’évènement. « Le jour J, on couvre toutes les activités un peu liées à la célébration de l’évènement, comme dans certaines de nos émissions. Par exemple, ‘Grin de midi ‘ va recevoir un invité, ce jour-là, pour parler de la thématique, la problématique. En plus, à la radio, il y aura des émissions sur la célébration de la journée », énumère le directeur de la télévision nationale. PROGRAMMES POUR JEUNES – Sur des chaînes privées aussi bien que du service public, des radios, tout comme des télévisions, beaucoup d’émissions sont produites en faveur de la jeunesse au Mali. Ce, durant l’année. Certaines chaînes émettent exclusivement pour la promotion des jeunes et des enfants. La radio Chaîne II de l’ORTM (publique), la radio Voix des jeunes (privée), entre autres. Aux dires de Amadou Kodjo, Chef de division de la Chaîne II de l’ORTM, dans les programmes, les émissions sont, majoritairement, dédiées à la jeunesse. « Une autre émission est spécifiquement réservée aux enfants. C’est ‘An Demissenw’ qui dure deux heures de temps, chaque jeudi, à partir de 16 heures », précise Amadou Kodjo. Pour Kassim Traoré, Rédacteur en chef adjoint de la radio Kledu, la jeunesse malienne est bien servie par les médias audiovisuels. Il cite, sur la radio Kledu, une émission quotidienne (du lundi au vendredi), dans la matinée. « Dénommée ‘Panier de la ménagère’, dit-il, cette émission parle, non seulement des activités de la ménagère mais, aussi, de l’éducation des enfants, des projets des jeunes, de la santé des enfants ». « Nous avons ‘Le jeudi des enfants’ qui est diffusé chaque semaine, durant trois heures dont une heure pour les enfants de l’éducation préscolaire, une heure pour les écoliers du premier cycle et l’autre heure pour ceux du secondaire», note Kassim Traoré, en signalant qu’il y a la ‘Chronique santé de l’enfant’, hebdomadaire, sur la radio Voix de l’Amérique (VOA). Ces émissions consacrées à la promotion des jeunes et/ou des enfants sont nombreuses, aussi, sur les télévisions privées et publiques au Mali. A Africable télévision, nous avons par exemple : Maxi Vacances animé par Balodi, l’émission Agora, entre autres. De plus en plus, des télés de proximité s’adressent à la jeunesse, à l’enfance. C’est ainsi qu’il y a l’émission ‘’Bonjour le Mali’’ à M7 TV qui reçoit toute catégorie d’âges mais, spécifiquement, les jeunes, surtout ceux talentueux. « Ceux qui sont des talents en herbe, qu’ils soient artistes ou élèves. Pour la petite histoire, j’ai reçu, l’année dernière, le premier national au baccalauréat. On a aussi un autre plateau qui s’appelle ‘Coup franc’ où les jeunes (filles/garçons) interviennent régulièrement », indique Abdoulaye Faman Coulibaly. « A la télévision nationale, précise Sidiki Dembélé, nous avons dans nos programmes des émissions consacrées aux enfants et aux jeunes. Entre autres : ‘Nous les enfants’ avec pour cibles les enfants, ‘Maxi Jeunes’ qui met en compétition des jeunes des établissements secondaires, surtout les lycées avec beaucoup de rubriques dont la culture générale, les compétitions de danse et de chorégraphie, des jeux éducatifs ». « L’émission appelée ‘Grin de midi’, souligne-t-il, concerne, quelque

Tombouctou: Deux gardes chargés de la sécurisation de la BMS tués par des hommes armés

Tombouctou, 9 mars (AMAP) Deux gardes chargés de la sécurisation de la Banque Malienne de Solidarité (BMS) ont été tués dimanche par des hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Nos sources précisent que trois hommes armés non identifiés, arrivés dans les environs de 19H30, à bord d’une Toyota bâchée de couleur blanche, ont tiré sur les gardes chargés de la sécurisation de banque, faisant 3 morts avant d’emporter leurs motos. Les forces de défense et la protection civile qui ont entendu des coups de feu, se sont immédiatement rendues sur les lieux sans retrouver d’éventuels assaillants ou leurs complices selon nos sources qui précisent que des individus ont été interpellés dans le secteur Nord –est de la ville, la nuit du crime. Les obsèques des deux gardes se sont déroulées ce lundi à Tombouctou en présence du  gouverneur  de région, Koïna Ag Ahmadou, du commandant de zone, des responsables  de la légion de la gendarmerie,  de la garde, de la police, de la protection civile, de la maison d’arrêt, des banques et des représentants de la société civile, déclarent nos sources qui précisent que tous les établissement financiers de la ville sont restés fermés aujourd’hui. MS/KM (AMAP)