Kayes : La menace du COVID-19 existe toujours
Kayes, 27 mai (AMAP) Neuf cas positifs au COVID-19 ont été décelés à Gouina (Ouest) le 25 mai 2020, mettant fin à tout optimisme quant à la disparition de cette pandémie dans la Région de Kayes. Ces cas positifs à Gouina, où un barrage hydroélectrique est en chantier, sont des expatriés chinois. « Ils sont tous pris en charge par l’Hôpital du Mali », a précisé à l’AMAP le directeur général de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes le Dr. Toumani Conaré. Les travaux du barrage de Gouina sont confiés à une société chinoise. Au moins, 1025 employés travaillent sur ce chantier, sans compter les Chinois. « On nous avait mis en confinement partiel pendant deux à trois jours. Ensuite, on a fermé la société depuis vendredi dernier et les employés ont tous regagné leurs lieux de résidence. Tout le monde ne réside pas à Gouina. Certains travailleurs rejoignaient leur famille dans les villages environnants et à Kayes après la journée de travail », a confié à l’AMAP un cadre de la société qui a rejoint sa famille à Kayes. Le Dr. Conaré a déclaré que ses services ont enregistré un cas suspect, à la date du 26 mai 2020. Selon lui, il n’existe aucun patient du COVID-19 dans sa structure. Avec la levée du couvre-feu, suite à de violentes manifestations, des habitants de Kayes avaient crû tourner la page du COVID-19. Dans les lieux publics, certains n’observent plus les mesures barrières. Dans les mosquées, comme au marché, les gens portent rarement les cache-nez et la distance réglementaire n’est pas respectée. Mais, dans les services publics, on conseille aux gens de respecter les mesures de prévention et de lutte contre le COVID-19. BMS/MD (AMAP)
Bla : Des racketteurs appréhendés par les Forces Armées maliennes à Tounto
Bla, 27 mai (AMAP) Les Forces Armées maliennes ont appréhendé 16 racketteurs mardi à Tounto, localité située à 45 km au Sud de Bla, dans la région de Ségou, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source précise que 16 personnes habillées en tenue de chasseurs ont été appréhendés par les forces loyalistes vers 14 H au moment où ils rackettaient les forains à Tounto. Les racketteurs ont tiré sur les forces loyalistes qui ont riposté faisant 2 blessés du côté des assaillants avant d’appréhender 14 autres qui ont été remis à la Brigade Territoriale (BT) de Gendarmerie de Pelengana à Ségou, selon notre source. La même source précise que les deux blessés ont été admis à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou où l’un a succombé à ses blessures. Les Fama ont également récupéré au cours de l’opération, entre autres, des fusils de chasse, des téléphones, des couteaux, des bâtons, des cartes de brigade de vigilance, des cartouches, des effets vestimentaires et d’autres objets traditionnels qui ont été remis à la Gendarmerie. KM (AMAP)
Les hauteurs de pluies enregistrées entre mardi et mercredi ont atteint 136, 3 mm à MALI-METEO (CVI) et 133,7 mm à Yirimadio-320 logements en C VI
Bamako, 27 mai (AMAP) Les pluies tombées dans la nuit de mardi à mercredi ont atteint un niveau élevé dans plusieurs quartiers du district de Bamako et ses environs, a annoncé le Ministère des Transports et de la Mobilité Urbaine et l’Agence Mali-Météo. En effet, MALI-METEO (C VI) a atteint 136, 3 mm, Yirimadio 320 logements en Commune VI 133,7 mm, 132,6 mm à Niamakoro-farininda, 128,4 mm à Niamakoro-1er-pont (commune VI), 123,3 mm à Niamakoro-asaconia (CVI) et 118 mm à Banankabougou CVI. D’autres quartiers ont également obtenu un niveau élevé de pluie notamment Sotuba-pc en Commune VI avec 115,9 mm, Yirimadio-26mars en C VI (105,9 mm), Kalabambougou-ef C IV (105,6 mm) et Sebenikoro-cecs commune IV (104,6 mm) Le niveau des pluies enregistrées dans d’autres quartiers a été également satisfaisant. Ainsi, Djicoroni-para-mld en Commune IV a obtenu 83,1 mm, Magnambougou-fasso (CVI) 79,9 mm et Taliko 1-cecs en Commune IV, 72,9 mm. D’autres localités ont eu par contre très peu de pluies notamment Banfara dans le Cercle de Kita avec 0.6 mm, Frankegneni (Cercle de Kita) avec 1,2 mm. KM (AMAP)
Koulikoro : Cérémonie d’investiture du nouveau maire
Koulikoro 26 mai (AMAP) La cérémonie d’investiture du nouveau maire, Bakoroba Kané, précédemment 1er adjoint, s’est déroulée le week end dernier à Koulikoro, sous la présidence du préfet de cercle, Abdoulaye Koïta, conformément aux dispositions de la loi 051 du 2 février 2017 portant code des collectivités territoriales, a constaté l’AMAP. Le poste de 1er adjoint du maire est revenu à Mamourou Traoré qui était également membre du conseil communal de Koulikoro. Le nouveau maire a salué son prédécesseur pour sa brillante élection à l’Assemblée Nationale, la fidélité de son engagement et la qualité de son travail d’élu au service de la Commune. « La mission d’élu local est avant tout une mission de proximité. Nous avons le devoir de répondre aux préoccupations et aux besoins immédiats de nos concitoyens. L ‘exemplarité et la transparence doivent et devront guider nos actions et je saurai en être le garant » a déclaré Mamourou Kané. En rappel, la cérémonie d’investiture est intervenue suite à la démission du maire de Koulikoro, Eli Diarra devenu député à l’Assemblée Nationale. AM/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 18 nouveaux cas découverts mardi portant le total à 1077 dont 617 guéris et 70 décès
Bamako, 27 mai (AMAP) Dix huit (18) nouveaux cas positifs au Covid-19 ont été décelés mardi, portant le nombre total à 1077 dont 617 guéris et 70 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 18 cas enregistrés mardi, 2 cas ont été découverts à Kayes, 1 à Kati, 3 à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas à Niono (région de Ségou), 1 cas à Koutiala (région de Sikasso), 2 cas en CI, 1 cas en CII, 3 cas en CIV, 3 cas en CV et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1827 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Mopti : Remise d’intrants agricoles aux producteurs des nouveaux périmètres irrigués villageois et maraîchers
Mopti, 26 mai (AMAP) Le Ministre de l’Agriculture, Moulaye Ahmed Boubacar a présidé ce mardi à Mopti, la cérémonie de remise des intrants agricoles (urée, phosphate et carburant) aux producteurs des nouveaux périmètres irrigués villageois et maraîchers réalisés cette année par IPRODI- Programme Mali Nord – KFW dans les cercles de Tenenkou, Youwarou et Mopti, a appris l’AMAP de source officielle. Ce sont 5 périmètres irrigués villageois de 200 hectares et 3 périmètres maraîchers de 30 hectares qui ont reçu au total 96 tonnes d’engrais et 230 futs de Gasoil, au titre de la campagne 2020 – 2021. L’objectif est d’accroître la production et la productivité agricoles dans la région de Mopti et assurer la sécurité alimentaire. Cette démarche traduit en acte la vision du Chef de l’Etat de faire de l’Agriculture le moteur de l’économie nationale tout en assurant la sécurité alimentaire, générant des emplois et des revenus significatifs dans une logique de développement durable. KM (AMAP)
Tombouctou : Visite du ministre de la Santé et des Affaires sociales
Tombouctou, 26 mai (AMAP) Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Hamala Sidibé, en visite de travail de 24 heures à Tombouctou, jeudi dernier, a visité le Centre de traitement du Covid-19 de l’hôpital régional. Ce centre aménagé dans la cour de l’hôpital, les infrastructures, reparties en 3 zones (rouge, jaune et vert) ont une capacité de plus 40 lits, selon le Dr Charles Dara, infectiologue. Dr Dara Dans a indiqué que les 17 malades du Covid-19 sont dans un état stable « à part un seul qui est sous oxygénation et sevré souvent 1 ou 2 heures ». Il a ajouté que la moyenne d’âge des patients est de 53 ans et qu’à la date du 21 mai « on a enregistré 175 personnes contactes qui sont aussi suivies ». Le ministre qui s’est dit réconforté par ce qu’il a vu, a aussi écouté les problèmes du centre dont l’insuffisance du personnel, le manque d’équipement, l’amélioration des espaces d’accueil pour faite face à une éventuelle explosion de l’épidémie. M. Sidibé a instruit que tous les cas contacts soient prélevés et analysés afin de décharger ceux qui ne présentent pas de signe de la maladie et, au besoin, confiner ceux qui doivent l’être. Au Conseil régional de Tombouctou, le ministre a échangé avec certains acteurs et la société civile. Le gouverneur Koïna Ag Ahmadou a présenté la situation du Coronavirus de la Région où la maladie a fait son apparition le 6 avril 2020, avec un cas diagnostiqué à Bamako, chez un policier de la force internationale MINUSMA et 84 contacts dont 12 pour la ville de Tombouctou avec un cas probable. Tous ces cas ont été suivis selon les normes de confinement. Le gouverneur a indiqué que du début du Covid-19 à ce jour, la région a enregistré 31 cas positifs dont 5 femmes, 3 décès, 246 contacts dont 89 guéris et 157 personnes sont suivies. Une situation, sans doute, liée à l’insuffisance de la bonne pratique des mesures barrières édictées par le gouvernement, singulièrement la non observation du nombre de personnes autorisées dans les cérémonies socioculturelles, la faible application de la distanciation physique lors de regroupements, le non respect du port de masque. Malgré les multiples sessions de formation de la société civile, la communication, la sensibilisation à travers les médias, l’approche porte-à-porte menée par les acteurs culturels contre le Covid-19, bons nombres de personnes ne croient, pas encore, à la maladie dans la Région de Tombouctou. De son discours, il apparait les 130 millions du gouvernement dont 50 millions pour la direction régionale de la santé et 80 millions pour le centre de traitement. Des contributions en nature ont été enregistrées auprès des partenaires fortement engagés dans lutte contre le Covid 19 dans la région de Tombouctou. Le ministre Sidibé a félicité tous les acteurs qui s’évertuent au quotidien pour trouver des solutions. Il a salué la synergie dans l’action de l’administration, du politique et des structures de la santé. Il a rappelé que contre le Covid-19, le seul moyen reste la prévention qui consiste à respecter les mesures barrières. Par rapport à certains problèmes relatifs au manque de personnel, le ministre a annoncé que le directeur des ressources humaines du département mettra des médecins et des infirmiers à la disposition de la santé de Tombouctou. Les équipements seront aussi renforcés et le département verra comment doter, au moins, une des Régions dans le Nord, en laboratoire mobile pour dépister la maladie à temps, pour la prise en charge, au lieu de se référer toujours sur Bamako. Sur un tout autre plan le ministre a rencontré les imams de la ville, chez l’imam de Djingareyber, pour demander leur aide dans la sensibilisation contre la pandémie et des prières pour juguler ce mal. MS/MD (AMAP)
Diéma : La charrette, indispensable moyen de transport
Par Ouka BA Diéma, 26 mai (AMAP) Dans le cercle de Diéma, un peu partout, la charrette est beaucoup sollicitée. Il est rare, aujourd’hui, de voir dans la ville de Diéma, une famille qui ne dispose, au minimum, d’une charrette. Quand vous veniez pour vous installer à Diéma, il fallait songer à vous procurer, avant tout, une charrette. Cela pouvait bien faciliter votre séjour. Ici, la charrette coûte cent vingt-cinq mille, voire cent cinquante mille francs Cfa. Mais, si c’est une seconde main, vous débourserez moins. Lorsque vous aviez besoin de charrette, dès que vous appreniez qu’un fonctionnaire sera muté, n’hésitez pas à aller le voir pour qu’il vous cède la sienne à un prix abordable. La charrette est un moyen de transport rudimentaire, vieux de plusieurs siècles et qui contribue à renforcer l’économie de nombreuses familles dans cette localité ou l’agriculture et l’élevage demeurent les activités clés. Malgré la présence de motos taxi dans la ville et dans certains villages, le rôle de la charrette semble ne jamais faiblir. Cet engin à deux roues, dépourvu de moteur, rend d’immenses services aux populations. Elle sert à transporter de l’eau, du fourrage, du bois, des denrées alimentaires, du matériel de construction et autres bagages. Pour déménager dans une nouvelle maison, on a besoin, souvent, de la charrette pour transporter les affaires. De même pour se rendre à une foire hebdomadaire, on charge les marchandises dans la charrette. La charrette permet d’assurer, dans certaines zones à accès difficile, surtout pendant l’hivernage, le transport de la femme enceinte en difficulté d’accouchement. On s’en sert pour faire le battage des céréales (mil, sorgho, maïs), à défaut d’utiliser le fléau, un instrument traditionnel, fait en bois, ou le véhicule. SPECIFICITES – En milieu peulh et bambara, la charrette est tirée le plus souvent par l’âne. Si la charge est assez lourde, on attèle deux à trois ânes à la fois. Par contre, chez les Soninkés et les Maures, on utilise généralement le cheval ou le bœuf de labour pour tirer la charrette. En 1998, Adama Fané, a été le premier soudeur à se lancer dans la fabrication de charrettes. Il avait, à l’époque, son atelier à Nafadji, un village près de Diéma. Des commandes lui étaient faites de partout. Selon notre soudeur, en ces temps, la charrette avait de la valeur à Diéma. Chaque chef de famille voulait, à tout prix, en posséder. Le prix de la charrette variait entre 150 000 à 200 000 F Cfa. Mais actuellement, c’est le prix a dramatiquement baissé : avec quatre vingt mille ou même moins, vous pouviez vous en acheter. Malgré cette situation, Fané continue son métier. Gabougou Magassa, un notable, explique que c’est l’ex-Opération de développement intégrée du Kaarta (ODIK), qui, dans les années 90 (il ne se rappelle plus de l’année exacte), fournissait en aux paysans des charrettes et autres intrants agricoles. C’est après que les ressortissants de Diéma, qui résident en France, ont commencé à acheter des charrettes à partir de Bamako, pour les envoyer à leurs parents. Un de nos interlocuteurs n’a aucun complexe à dire que grâce à la charrette, il parvient à faire face aux dépenses de sa famille. « Sans la charrette, soutient-il, je ne pouvais m’en sortir. Dieu merci, aujourd’hui, mes enfants sont devenus tous grands ». Pendant l’hivernage, Kalilou et ses enfants se rendent dans son champ, à plus d’un km, à bord de sa charrette, tirée par une jument, qu’il nourrit quotidiennement avec du mil. « C’est pourquoi, raconte-il, la bête a pris de l’embonpoint, les os de ses flancs ont disparu ». SUCCES STORIES – Cet agent d’une ONG humanitaire a acheté pour son épouse une charrette et un âne pour vendre de l’eau, qui marche en cette période de canicule. « Avec les recettes, poursuit l’homme, ma femme parvient à assurer le salaire du manœuvre et satisfaire ses petits besoins ». Après les récoltes, Bakary et ses compagnons vendent de l’herbe pour les animaux. Chaque jour, avant le lever du soleil, ils prennent le chemin de la brousse pour aller remplir leur charrette et venir servir leurs clients. Pour ce notable, Hamet Konté, la charrette est un outil précieux. Avec sa charrette, il n’envie personne, elle lui permet de ne pas vivre au crochet des autres. Un travailleur saisonnier, qui a préféré garder l’anonymat, vendait de l’eau avec la charrette, au compte de son patron. Au bout de deux ans, l’aventurier a acheté une charrette et un âne pour s’installer à son propre compte. Il continuait à vendre de l’eau. Il achetait un baril d’eau à 100 Fcfa et le vendait à 300 Fcfa. Grâce à ses revenus, il a pu ouvrir une petite échoppe. Au bout de quelques années, son commerce est devenu florissant. « Ma fortune, , je l’ai eue à la sueur de mon front », dit notre interlocuteur. OB/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 604 patients guéris, 67 décès sur 1059 cas positifs enregistrés avec les 29 découverts lundi
Bamako, 26 mai (AMAP) Quelque 604 patients sont guéris du Covid -19, 67 décès sur 1059 cas enregistrés au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public par l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 29 cas enregistrés lundi, 9 cas a été découvert à Kayes, 2 à Kati, 2 à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas à Djenné, 4 à Mopti (5ème région), 4 cas en CI, 2 cas en CIII, 1 cas en CIV, 1 en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1949 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 46 nouveaux cas enregistrés samedi portant le total à 1015 cas dont 543 guérisons et 55 décès
Bamako, 24 mai (AMAP) Quarante six nouveaux cas de Covid -19 ont été enregistrés samedi, portant le nombre total à 1015 cas dont 543 patients guéris et 55 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 46 cas enregistrés samedi, 1 cas a été découvert à Kati, 2 à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 13 cas à Mopti, 1 à Bankass (5ème région), 22 cas à Tombouctou, 1 cas en CII, 1 cas en CIII et 5 cas en CIV du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1903 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)