Covid-19 au Mali : 39 nouveaux cas enregistrés mardi portant le total à 1586 avec 94 décès, 931 guéris
Bamako, 10 juin (AMAP) Trente neuf (39) nouveaux cas ont été enregistrés mardi, portant le total à 1586 cas avec 94 décès et 931 patients guéris de la Covid-19 au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public par l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 39 nouveaux cas enregistrés mardi, 2 cas a été découverts à Kati, 3 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro),11 cas à Mopti, 16 cas à Tombouctou, 1 cas à Kidal, 1 cas en CII, 1cas en CIII, 1 cas en CIV, et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2248 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Koutiala : Le grand marché décontaminé par la protection civile
Koutiala, 10 juin (AMAP) La protection civile de Koutiala a procédé, du 06 au 07 Juin 2020, à la décontamination du Grand marché de Koutiala, au cours d’opération qui, selon les les responsables de la structure, vise à contribuer à la prévention des maladies, notamment le Coronavirus, par l’élimination des germes. Au premier jour, le marché a été totalement assaini avant d’être décontaminé le second jour. Le maire de la Commune urbaine de Koutiala, Oumar Bah Dembélé, a remercié la protection civile pour cette initiative qui contribue au développement de Koutiala. Selon lui, il n’y a pas de développement sans une bonne santé de la population. Il a invité les uns et les autres à jouer leur rôle pour la réalisation de ce développement. Le député élu de Koutiala et responsable d’un groupement de commerçants, Maro Fofana s’est réjoui de cette belle initiative de la Protection civile avant d’inviter les commerçants à faciliter le travail. La Directrice régionale de la Protection civile de Koutiala, Lieutenant-Colonel Aïssata B. Maïga a, à son tour, expliqué que la réalisation de cette activité qui a mobilisé tous ses agents est estimée à plus de 03 millions 200 mille Fcfa (contribution de la population et de la protection civile). ID/MD (AMAP)
L’Armée de l’Air a mené une dizaine d’opérations du 01 au 07 juin 2020
Bamako, 10 jun (AMAP) L’armée de l’Air a effectué, du 01 au 07 juin 2020, des missions de transport et de reconnaissance, afin de maintenir une liaison avec les zones d’opération Maliko et d’assurer la couverture aérienne des combattants au sol, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Selon le récapitulatif des activités aériennes de l’armée de l’Air pour la période, le MI-24 a exécuté deux missions de transport avec 18 personnes à bord et 1 100 kg de frets en 04h 43mn. Tandis que le Casa et le Y-12, les aéronefs de transport, ont fait huit (missions en 28h 51mn, transportant 394 passagers et 19 970 kg de fret. Pour ce qui concerne les aéronefs de reconnaissance, le Cessna 208 a opéré quatre fois dont une de reconnaissance, une de ralliement et deux de transport avec 08 personnes à bord et 270 kg de frets en 09h 02mn. OD/MD (AMAP)
Coopération Mali-USA : L’USAID apporte au Gouvernement un appui de plus de 54 milliards
Bamako, 09 juin (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé et l’ambassadeur des États Unis d’Amérique au Mali, Dennis Hankins ont signé, mardi, le 19ème amendement à l’Accord d’objectif de développement entre les deux pays, d’un montant de plus de 1 300 000 de Fcfa, a appris l’AMAP de source officielle. Selon le Bureau de l’information et de la Presse du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), cet amendement d’un montant exactement de 1.378.230.650 Fcfa “complète ainsi la série des mises à disposition objet des amendements 17 et 18 portant sur un montant total de 54.954.317.920 Fcfa”. Sur cette enveloppe, plus de 16 milliards de Fcfa sont destinés au secteur de la santé pour faire face à la Covid-19. “Les autres domaines bénéficiaires sont l’éducation, l’agriculture, les droits humains, la bonne gouvernance, la lutte contre le terrorisme etc.”, ajoute la même source. Dans leurs interventions, le ministre Dramé et le diplomate américain se sont réjouis de l’exemplarité de la coopération entre les deux pays. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et des Affaires sociales Michel Hamala Sidibé. MD (AMAP)
Communiqué du gouvernement sur les allégations d’exactions commises à Niagassadiou et Binedama, dans la région de Mopti
Le gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que des allégations font état d’exécutions extrajudiciaires les 3 et 5 juin 2020 dans les villages de Niangassadiou (Commune de Mondoro, Cercle de Douentza) et de Binedama, (Commune de Madougou, Cercle de Koro). Le premier bilan établi est respectivement de 14 et de 29 morts dont des femmes et des enfants. Des habitations de Binedama dans la Commune de Madougou ont été incendiées. Les auteurs n’ont, à ce stade, pas été clairement identifiés, même si des sources prétendent qu’ils étaient habillés en tenue de l’Armée malienne. Le Gouvernement, très préoccupé par ces graves allégations, a instruit à la hiérarchie militaire d’établir immédiatement les faits. La justice est également saisie. Le Gouvernement condamne avec la dernière énergie ces tueries quels qu’en soient les auteurs. Il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes. S’il s’avérait que ces exécutions sont l’œuvre d’éléments de l’Armée nationale, des sanctions proportionnelles à la gravité des actes seront prises par le Chef Suprême des Armées. Toutes les responsabilités seront situées et les coupables seront traduits devant la justice. Le Gouvernement invite, malgré ces événements tragiques et regrettables, les populations des localités concernées à poursuivre les efforts de médiation initiés par les notabilités pour parvenir à la réconciliation et la cohésion sociale entre toutes les communautés du pays. Tout en apportant son soutien indéfectible aux Forces de défense et de sécurité nationales déployées sur le terrain, le gouvernement réitère sa détermination à sanctionner toute forme de violation des droits de l’homme, particulièrement les exécutions extrajudiciaires. Bamako, le 07 juin 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya SANGARE Officier de l’Ordre national
Bankass: Des hommes armés non identifiés enlèvent 4 personnes dans la commune de Baye
Bankass, 9 juin (AMAP) Quatre personnes dont 2 agents de l’ONG HD, leur chauffeur et un conseiller de la mairie ont été enlevés lundi, par des hommes armés non identifiés dans la Commune de Baye, localité située dans le Cercle Bankass, région de Mopti, a appris l’AMAP de source locale. Cette source précise que les quatre personnes ont été enlevées à la Maison des jeunes de Baye, au cours d’une réunion de préparation de la rencontre intercommunautaire pour la paix et la réconciliation, domaine d’intervention de l’ONG dans la région depuis un certain temps. L’élu en question qui a perdu son père et un de ses frères dans le conflit intercommunautaire était vivement recherché par les djihadistes, selon notre source qui ne précise pas les raisons. Notre source déclare que des recherches sont en cours pour retrouver les personnes enlevées dans la commune de Baye, localité coupée du reste du cercle depuis un an et dans la quelle les populations vivent de façon permanente dans l’angoisse à cause des menaces terroristes. AKG/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 92 décès, 916 guéris sur un total de 1547 cas positifs enregistrés
Bamako, 8 juin (AMAP) Quatre vingt douze (92) personnes sont décédées du Covid- 19 au Mali, 916 patients guéris sur un total de 1547 avec les 14 nouveaux cas positifs enregistrés ce lundi, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 14 nouveaux cas enregistrés ce lundi, 2 cas a été découvert à Kati (région de Koulikoro), 2 cas à Koutiala (région de Sikasso), 3 cas à Tombouctou, 1 cas à Diré, 2 cas en CIII, 1cas en CIV, et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2401 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Sadiola : L’effondrement d’une mine tue cinq personnes
Kayes, 08 juin (AMAP) Cinq personnes ont trouvé la mort et au moins sept grièvement blessées dans l’effondrement, dimanche, d’une mine à Sadiola, dans la région de Kayes (Ouest), a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le commandant de la Légion de gendarmerie de Kayes a ajouté que le drame est survenu aux environs de 22 heures. Selon certaines sources locales, il serait arrivé dans une ancienne zone de la Société d’exploitation des mines d’or de Sadiola (SEMOS-Sa) où opèrent clandestinement des orpailleurs traditionnels. Les blessés subissent actuellement des soins au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Sadiola. Ce type d’accidents est très fréquent dans les zones minières. En décembre 2017, au moins 6 personnes avaient trouvé la mort dans l’effondrement d’une ancienne mine survenu à Kroukéto, dans la Commune de Sadiola, une zone abandonnée par la société minière Yatela-Sa depuis 2006. Ceux qui sont à la recherche du métal jaune, utilisent souvent des anciens sites appartenant à des compagnies minières. D’autres se rendent également dans les puits ou « damans » qui ont été abandonnés par des orpailleurs traditionnels, depuis plusieurs années. Ces endroits sont très accidentés à cause des effets de l’érosion, surtout que les « damans » sont reliés entre-eux par des passages souterrains. Généralement, après la pluie et pendant le mois d’août (période de soudure), certaines personnes, notamment les femmes, investissent les zones aurifères pour grappiller quelques grammes, voire même des kilogrammes d’or afin de subvenir aux besoins de leur famille. BMS/MD (AMAP)
Sikasso : Un plan d’action de plus d’un milliard contre la Covid-19
Sikasso, 08 juin (AMAP) Un plan d’action régional de 6 mois pour la prévention et la riposte de la maladie à coronavirus ou COVID–19, d’un coût global de plus 1,8 milliard de Fcfa a été présenté, jeudi, par les autorités administratives et sanitaires de la 3e Région, Sikasso, au cours d’une rencontre présidée par le gouverneur Boubacar Bagayoko. Ce plan d’action régional porte sur la prévention pour plus de 847 millions et la prise en charge des malades pour plus de 268 millions, a expliqué le directeur régional de la santé de Sikasso, Dr Dramane Traoré. Il a indiqué que le coût de la dotation en équipements et l’appui aux services sanitaires s’élève à 50 millions et tous les hôpitaux ont reçu un appui de 80 millions. Dr Traoré a précisé que plusieurs programmes, projets, ONG et coopératives exerçant dans la région sont venus au secours des populations de la 3e région avec des dispositifs de lavage de main, la dotation en gel alcoolique, la formation et l’appui aux activités de surveillance. Selon les autorités sanitaires, à la date du 3 juin, 148 suspects ont été enregistrés dans la région, parmi lesquels 35 cas ont été confirmés positifs dont 28 dans le Cercle de Koutiala. Selon les spécialistes, les prélèvements se font à Sikasso et sont envoyés à Bamako pour analyse car il n’y a que quatre sites d’analyse au niveau national et un laboratoire mobile qui tourne dans certaines régions comme Kayes et Tombouctou. Le gouverneur Bagayoko a remercié tous les partenaires qui appuient la région dans la lutte contre cette pandémie avant de réitérer l’engagement des autorités de Sikasso à mettre en œuvre ce plan régional d’action. Le gouverneur et son cabinet ainsi que les responsables des services techniques ont invité la population à adopter les gestes barrières et collaborer avec les services de santé dans l’identification des cas suspects. Boubacar Bagayoko a, également, évoqué la situation de 215 de nos compatriotes bloqués en Côte d’Ivoire à cause de la Covid–19, annonçant que les plus hautes autorités sont engagées dans la recherche d’une solution pour leur rapatriement. FD/MD (AMAP)
Diéma : Difficile entretien des animaux en période de canicule
Par Ouka BA Diéma, 08 juin (AMAP) Cette période de canicule, avec son corollaire de crise d’eau, partout dans le cercle de Diéma, rend souvent difficile l’entretien des animaux. Il n’y a pas une seule goûte d’eau dans les mares, les rivières et autres cours d’eau. Même la prestigieuse mare de Koungo est asséchée. Les puits à grand diamètre tarissent à cause de la ronde ininterrompue des animaux. « S’il n’y a pas d’eau, on ne peut croiser les bras et regarder nos bêtes mourir à petit feu, la seule solution c’est de partir d’ici », dit Fousseiny, rencontré à Fassoudébé. Chaque jour, il est fréquent de voir des éleveurs scruter le ciel pour dénicher des nuages capables de provoquer de la pluie qui va remplir les mares et les rivières, et faire pousser, partout, de l’herbe, pour le bonheur de tous. En plus de cette pénurie d’eau, les pâturages s’appauvrissent chaque jour un peu plus. De grandes superficies sont complètement dénudées, rasées et donne des paysages lunaires comme sur des sols brulés. Pour trouver de l’herbe, aujourd’hui, à Diéma, c’est la croix et la bannière. Il faut parcourir des kilomètres. A longueur de journée, des éleveurs élaguent le peu d’arbres qui restent, pour aider leur cheptel à subsister. Selon le chef de village de Bella, Mamadou Dia, la crise d’eau et la rareté des pâturages sont surtout liées à l’arrivée massive de transhumants d’un pays voisin, « dont les populations et celles de mon village entretiennent de bons rapports de cohabitation », explique-t-il. Pour d’autres ce sont les commerçants de Nioro du Sahel qui viennent tous les jours charge d’herbe leurs véhicules ou leurs motos taxi, favorisant ainsi la dégradation des pâturages. DÉPART MASSIF – Depuis quelques mois, de nombreux éleveurs dirigent leurs troupeaux vers Kita et ailleurs, là où il ya encore du pâturage et où les conditions climatiques sont plus propices. Ali, résident à Guimbana, a été obligé de vendre quelques têtes pour pouvoir creuser trois puits jusqu’à Diabidiala, dans le Cercle de Nioro du Sahel, avant d’y conduire son troupeau. Amadou, lui, affirme que ses animaux se portent bien à la frontière mauritanienne. Diatourou a conduit sa cohorte de moutons vers Diangounté Camara où il dispose de deux puits intarissables qu’il a creusés, d’après lui, de ses propres mains. En plus de cette situation précaire, il faut signaler que l’aliment bétail appelé tourteau n’est pas à la portée de tous. Le sac de 50 kg coûte parfois 10 000 Fcfa. Pour nourrir ses 10 bœufs, Samba achète, par mois, une tonne de tourteau. « C’est ce que je peux », déclare l’homme qui se précipitait pour aller aider à extraire du puits un de ses bœufs. Selon le chef de village de Dioba, Mamadou H. Diallo, les bêtes sont mourantes. Toutes sont devenues squelettiques en cette période. « Elles partent en brousse et en reviennent plus affamées et assoiffées », poursuit le chef traditionnel. Un autre interlocuteur pense que c’est parce qu’on n’en prend pas soin que les réserves d’eau et de nourriture des animaux sont épuisées. La pratique de l’embouche saigne l’économie de cette femme qui achète régulièrement de l’aliment bétail pour engraisser ses quatre béliers qu’elle réserve pour la fête de Tabaski. Selon un constat général, dans les années à venir, si rien n’est fait pour apporter le soutien nécessaire aux éleveurs du Cercle de Diéma, en termes de ressources en eau et en nourriture pour les animaux, beaucoup risqueront d’abandonner l’élevage à cause du manque de moyens. Ce qui risquera d’impacter négativement l’économie de cette partie du Sahel où l’élevage constitue une des activités phares. Certes des efforts ont été faits par l’Etat et ses partenaires, mais le bout du tunnel est encore loin. Des efforts supplémentaires doivent être déployés pour garantir au mieux le bien-être des animaux dont dépend, en grande partie, la survie de plusieurs personnes. OB/MD (AMAP)

