Communiqué du gouvernement de la République du Mali sur le retour des maliens de Tunisie

Le gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale, que des Maliens rapatriés de la Tunisie ont été accueillis ce dimanche 12 avril 2020 à l’aéroport international Président Modibo KEITA- Sénou de Bamako. Conformément aux mesures de prévention édictées par les autorités sanitaires, nos 128 compatriotes rapatriés ont tous été soumis à un contrôle sanitaire suivi de prélèvements pour le laboratoire avant leur installation à l’hôtel. Les résultats des 128 prélèvements se sont révélés tous négatifs au Covid-19. Toutefois, les personnes concernées devront attendre après 14 jours de confinement dans des conditions sécurisées, pour regagner leurs domiciles. Pendant cette période de confinement, il est donc demandé à tous, de contribuer à renforcer les mesures de protection prescrites. Il s’agit : 1. de l’interdiction de visite ; 2. de l’interdiction d’apporter des colis aux personnes confinées ; 3. de l’interdiction de sortie des sites de confinement 4. du port obligatoire du masque et des autres mesures barrières. Le gouvernement compte sur l’esprit de responsabilité de chacun pour assurer une gestion optimale de cette première arrivée de Maliens dont le succès permettra d’organiser d’autres opérations de rapatriement. Bamako, le 14 avril 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré Officier de l’Ordre National  

Déclaration de Henrietta Fore, Directrice générale de l’UNICEF « Ne permettons pas que les enfants soient les victimes cachées de la pandémie de COVID-19 » !

 « Toute la planète s’est unie autour d’un combat commun contre un ennemi invisible. Cependant, alors que tous les regards sont braqués sur les solutions pour éviter ou traiter la COVID-19, les conséquences graves qui constitueront des défis majeurs au-delà de la pandémie actuelle – les effets cachés de la crise – n’occupent pas encore nos esprits. Il faut que cela change. Les enfants et les jeunes ne courent pas seulement le risque de contagion par la COVID-19, ils comptent aussi parmi les victimes les plus sévèrement touchées. Si nous n’agissons pas dès maintenant pour contrer les répercussions de la pandémie sur les enfants, elles provoqueront des dégâts irréversibles sur notre avenir à tous. Selon notre analyse, 99 % des enfants et des jeunes de moins de 18 ans dans le monde (2,34 milliards de personnes) vivent dans l’un des 186 pays ayant imposé une forme de restriction des mouvements en raison de la COVID-19. Ils sont 60 % à vivre dans l’un des 82 pays où le confinement est total (7 %) ou partiel (53 %), soit 1,4 milliard de jeunes. Nous savons que, dans toute crise, les jeunes et les populations les plus vulnérables souffrent de façon disproportionnée. Cette pandémie ne déroge pas à la règle. Nous nous devons d’éviter les souffrances, de sauver la vie et de protéger la santé de chaque enfant. Nous devons également veiller à ce que chaque décision tenant compte des risques relative aux mesures de lutte contre la maladie repose sur les meilleurs éléments de preuve disponibles. Il sera possible de cette façon de minimiser et prévenir tout dommage collatéral et d’appliquer des mesures d’atténuation afin de limiter la durée des préjudices. Il faut en premier lieu résister à la tentation, alors qu’une récession mondiale se profile à l’horizon, d’exclure de nos priorités les investissements dans notre avenir. Si nous augmentons dès aujourd’hui les investissements en faveur de l’éducation, de la protection de l’enfance, de la santé et de la nutrition ainsi que de l’eau et de l’assainissement, nous contribuerons à réduire les dommages causés par la crise et à éviter de futures crises. Le monde s’ouvrira à nouveau. La résilience des systèmes de santé les plus faibles constituera alors un bon indicateur de notre capacité à résister aux menaces futures. Les pays et les communautés du monde entier doivent agir de concert contre cette crise. Comme nous en avons fait la douloureuse expérience ces deux derniers mois, tant qu’un vaccin n’est pas découvert, le coronavirus constitue une menace pour tous, partout. Nous devons agir maintenant pour renforcer les systèmes de santé ainsi que les services sociaux axés sur l’enfance afin de tenir le rythme des priorités mondiales en matière de développement, dans tous les pays de la planète. Cette semaine, l’UNICEF lance son programme d’action mondial destiné à protéger les enfants les plus vulnérables. Ce programme repose sur six piliers : 1) Protéger la santé des enfants ; 2) Fournir des services d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène aux enfants vulnérables ; 3) Permettre aux enfants de poursuivre leur apprentissage ; 4) Aider les familles à subvenir à leurs besoins et à s’occuper de leurs enfants ; 5) Protéger les enfants de la violence, de l’exploitation et de la maltraitance ; et 6) Protéger les enfants réfugiés et migrants et ceux affectés par des conflits. Si nous n’agissons pas maintenant, cette crise sanitaire risque de se transformer en crise des droits de l’enfant. Ce n’est qu’en travaillant main dans la main que nous pourrons préserver la santé, la sécurité et l’éducation de millions de filles et de garçons. En matière de santé, la COVID-19 risque de submerger des systèmes de santé fragiles dans les pays à revenu faible et intermédiaire et d’anéantir les progrès réalisés depuis plusieurs décennies en matière de survie, de santé, de nutrition et de développement des enfants. Un nombre trop élevé de systèmes de santé nationaux connaissait cependant déjà des difficultés. Avant la crise de la COVID-19, 32 % des enfants à travers le monde qui présentaient des symptômes de pneumonie n’étaient pas emmenés en consultation chez un professionnel de santé. Que se passera-t-il au plus fort de l’épidémie de COVID-19 ? Nous observons déjà des perturbations dans les services de vaccination, qui font peser la menace d’épidémies de maladies pour lesquelles nous disposons déjà de vaccins, comme la polio, la rougeole et le choléra. Nous risquons de perdre bien plus de nouveau-nés, d’enfants, de jeunes et de femmes enceintes pour des causes étrangères au coronavirus si les systèmes de santé nationaux, qui subissent déjà une forte pression, sont totalement submergés. De même, de nombreux programmes de nutrition sont perturbés ou suspendus, tout comme des programmes communautaires de détection précoce et de traitement des enfants sous-alimentés. Nous devons agir dès maintenant pour préserver et renforcer les systèmes de santé et de nutrition dans tous les pays du monde. Par ailleurs, il est plus important que jamais de nous protéger et de protéger les autres en nous lavant correctement les mains et en observant des règles d’hygiène. Cependant, beaucoup d’enfants n’ont pas accès à des installations élémentaires d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’hygiène. Dans le monde, 40 % de la population, soit 3 milliards de personnes, ne disposent toujours pas d’installations de base pour le lavage des mains avec du savon et de l’eau à domicile. Elles représentent près des trois quarts de la population des pays les moins avancés. Nous devons veiller à ce que chaque ménage, chaque établissement scolaire et chaque établissement de santé dispose des moyens suffisants pour proposer un environnement hygiénique et sain. En matière d’éducation, toute une génération d’enfants a subi une interruption des enseignements. Les fermetures d’écoles décidées à l’échelle de pays entiers ont perturbé la scolarité de plus de 1,57 milliard d’élèves dans le monde, soit 91 % d’entre eux. Les précédentes fermetures nous ont appris que les élèves, en particulier les filles, qui sont déscolarisés pendant de longues périodes ont peu de chances de retourner en classe une fois

Covid-19 au Mali: 21 nouveaux cas positifs enregistrés, portant le nombre à 144, 3 décès et 8 patients guéris, mardi

Bamako, 15 avril (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré mardi,  21 nouveaux cas testés positifs au Covid- 19, portant le nombre total à 144 dont 13 décès  et 34 patients guéris au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public et signé du Secrétaire Général du département de la Santé, Dr Mama Coumaré qui précise que 3 cas ont été enregistrés dans la Commune de Kalaban coro, région de Koulikoro,  un (1) cas en CI du district de Bamako,  3 cas en CIII,  4 cas en CIV, 4 cas en CV et 6 cas en CVI. « A ce jour, le nombre total enregistré est de 144 cas dont 13 décès pour un totai de 34 patients guéris du Covid 19 » selon le communiqué qui précise que la prise en charge des autres patients se poursuit et que la recherche continue pour retrouver toutes les personnes – contact.. Enfin, le ministère de la Santé et des Affaires sociales invite, dans le communiqué,  les populations à rester sereines et à respecter les mesures de prévention. KM (AMAP)

Coronavirus : Paiement électronique privilégié pour le crédit d’électricité et le règlement des factures

Par Oumar Diakité Bamako, 10 avril (AMAP) Coronavirus oblige, chacun doit adopter des comportements qui protègent et sauvent les autres. Ainsi se résument les mesures préventives décidées par les autorités du pays face à l’expansion de la pandémie. Chaque service d’Etat et/ou entreprise s’engage sur cette voie obligatoire, bénéfique pour la santé populaire, dans le cadre de la lutte contre la maladie à coronavirus. Des signes portent à croire que les Maliens sont en passe de se conformer aux dispositifs préventifs décrétés par le gouvernement contre la maladie à coronavirus. C’est le moins qu’on puisse dire suite à une sensible hausse des achats de crédits ISAGO et du paiement des factures d’électricité en ligne. A Energie du Mali (EDM), en application des mesures de prévention prises contre le coronavirus, la clientèle est invitée à privilégier les moyens de paiement électroniques (Orange Money, Mobicash et autres), pour le règlement des factures et l’achat. Il s’agit, aussi, par la même occasion, d’éviter les attroupements devant les guichets et respecter les consignes sanitaires et d’orientation à l’entrée de ses services. Cet appel semble ne pas être tombé dans les oreilles d’un sourd. Du moins, c’est ce qui ressort de notre enquête, mercredi 8 avril 2020, dans la matinée dans certaines agences de paiement en ligne des crédits et factures d’électricité. HAUSSE DES OPERATIONS EN LIGNE – A l’agence Sotelma-Malitel de Bamako-coura, les dispositions sanitaires exigent de tout usager de se plier au lavage des mains au savon pour accéder au service. Un vigile à l’entrée nous indexe le kit de lavage des mains. Ce n’est pas la grande foule dans le local, donnant l’impression d’un jour de travail plus qu’ordinaire. Les employés se protègent en portant gants et masque couvrant la bouche et le nez. A notre entrée dans son bureau, la cheffe d’agence, Mme Samoura Dioncounda Kéita, se précipite pour attraper son cache-nez avant de nous inviter à nous asseoir. Nous avons compris que la responsable de cette structure mesure la gravité de la menace de la maladie à coronavirus. Après les salutations d’usage, elle confirme l’affluence assez importante des clients MobiCash pour l’achat de crédit d’électricité ISAGO. Selon Mme Samoura Dioncounda Kéita, son agence n’a jamais enregistré autant de clients pour des opérations d’achat en ligne. Elle a même été débordée, à l’en croire. « Il y a eu une augmentation du taux de paiement de factures d’électricité et d’achat de crédits ISAGO », a-t-elle dit, en souriant. «Le jeudi 2 avril 2020, nous avons reçu dans notre agence une masse de clients qui ont rechargé leur compteur prépayé via MobiCash. Et c’était, surtout, des gens qui ont rencontré des problèmes en rechargeant leur compteur. J’ai été, moi-même, obligée d’aider l’agent chargé de cette tâche afin de satisfaire la clientèle. Je suis restée au bureau jusqu’à 18 heures après avoir appelé un à un chaque client au téléphone pour m’assurer qu’ils ont eu satisfaction », raconte la cheffe d’agence de Bamako-Coura. Selon elle, c’était la première fois que son agence recevait une si forte demande de rechargement ISAGO. Mme Soumaré Dioncounda Kéita pense que les gens sont en train de se rendre compte de la gravité de la maladie. « Sans pouvoir vous donner de taux réel des paiements, je peux vous dire qu’il est positif de noter la prudence de la population face au coronavirus. Tout le monde est conscient », estime-elle. « L’autre jour, un de mes parents vivant en Occident m’a appelée pour me dire qu’il faut deux mois à notre pays pour connaître réellement la gravité de coronavirus. Cela m’a davantage encouragée à ne pas négliger les mesures sanitaires préconisées», raconte Mme Soumaré. A l’agence Orange Mali, du rond-point Eléphant, on s’abstient de parler de l’augmentation des paiements de factures et des achats de crédits d’électricité ISAGO via Orange-Money après la décision de EDM. On nous redirige sur la direction générale où il y a une division statistique qui pourra mieux nous édifier. L’atmosphère est silencieuse à la direction générale de cette structure. Elle est presque vide, a-t-on le sentiment. On nous fait savoir, à l’accueil, que le personnel est réduit, suite à la menace du Covid-19 et qu’il n’y a pas d’interlocuteur à la division statistique. MESURES BARRIERES – Au guichet EDM de paiement de factures et d’achat de crédits ISAGO à N’Tomikorobougou, ce n’est pas une affluence des jours ordinaires. Des sièges disposés en respectant la distance réglementaire d’un mètre sont occupés par quelques clients qui attendent d’accéder à la salle de paiement. Personne n’entre sans laver les mains au savon installé, sous la surveillance d’un vigile. Aux dires de la guichetière, Mme Cissé Coulibaly, les abonnés viennent généralement effectuer leur achat du 1er au 5 de chaque mois. A l’agence EDM du Centre commercial, la cheffe Mme Sanogo Massaran dit faire de son mieux pour « faire respecter les consignes sanitaires même s’il y a des clients qui veulent passer outre ». Ici, pour éviter l’attroupement à l’intérieur de l’agence, les clients sont contraints d’attendre à l’entrée du service. C’était le même scénario à l’agence de Lafiabougou. La consigne est très claire : il faut empêcher l’accès d’un grand nombre de clients dans les locaux. OD/MD  

Riposte contre le Covid-19 : Une contribution de 15,6 milliards de FCFA de la Banque Mondiale

Bamako, 14 avril (AMAP) Un accord de financement d’un montant de 15,60 milliards de F CFA sur le projet de riposte d’urgence à la pandémie de Covid-19 a été signé ce mardi à la Cité administrative, entre le Premier ministre, Dr Boubou Cissé et le Groupe de la Banque mondiale au Mali, représenté par sa Directrice des Opérations, Mme Soukeyna Kane, a constaté l’AMAP. Le financement qui est composé d’un don de 7,8 milliards FCFA et d’un prêt du même montant, permettra de renforcer la capacité du Gouvernement du Mali dans la gestion de la pandémie à coronavirus et ses conséquences conformément à la Politique nationale de lutte contre la pandémie de COVID-19. Le Chef du Gouvernement a remercié les autorités du Groupe de la Banque mondiale pour la promptitude avec laquelle l’Institution est intervenue pour soutenir le Gouvernement du Mali dans ses efforts de prévention et de lutte contre la pandémie du COVID-19. La Directrice des Opérations de la Banque mondiale a déclaré que ce soutien d’urgence n’est que le début d’un effort plus vaste que le Groupe de la Banque mondiale prévoit de fournir aux pays qu’il finance. Le projet de riposte d’urgence à la pandémie du Covid-19 vise à faire face à la crise sanitaire sur toute l’étendue du territoire national; grâce notamment à l’amélioration de l’accès aux soins de santé et à la promotion d’une réponse intégrée à la pandémie par le biais du renforcement des moyens de dépistage, de détection et de traitement des patients, ainsi qu’à l’amélioration des capacités des laboratoires et des moyens de veille sanitaire. Il comprend la réponse urgente au Covid-19, l’augmentation de l’accès aux soins de santé et la gestion de la mise en œuvre et le suivi/évaluation, conformément aux initiatives entreprises par le Gouvernement du Mali et ses Partenaires Techniques et Financiers. Le projet permettra de renforcer la surveillance, la détection et la gestion des cas à Bamako, dans les régions et les districts sanitaires. Il permettra également de rendre disponibles 100 cliniques modulaires pour accroître la capacité en lits du Mali et d’augmenter la fourniture d’équipements de protection individuelle. Il prévoit également, la formation du personnel de santé, l’augmentation de son effectif et l’octroi de primes pour lui permettre d’exercer dans de meilleures conditions. Les structures de santé devant prendre en charge des patients du Covid-19 recevront elles aussi, une aide financière. Enfin, les ménages affectés bénéficieront d’un soutien financier, de denrées alimentaires et de produits essentiels pour leur permettre de faire face aux mesures prises pour freiner la propagation de la maladie. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Santé et des Affaires sociales, Michel Sidibé. KM (AMAP)

Sur le vif : L’espoir (Bréhima Touré)

Pour un message attendu, le discours à la nation du président de la République, vendredi soir, en était un. Et apparemment, il a répondu aux attentes des citoyens. A juger par les réactions sur les réseaux sociaux, rarement un discours présidentiel aura été si bien accueilli. Certains ont même cru bon de tirer leurs chapeaux à celui qui a tenu la plume pour le chef de l’Etat. C’est dire qu’aussi bien dans le fond que dans la forme, l’intervention du président Keita aura semé de l’espoir dans les cœurs de nos concitoyens, soumis à une situation anxiogène, à l’instar du monde entier. D’abord sur la forme, le ton rassembleur, s’écartant du paternalisme, est fort appréciable. Le président de la République a joué parfaitement son rôle de protecteur des citoyens et de garant de notre sécurité. A cet égard, il a eu des mots lourds de sens pour en appeler à notre sens de la responsabilité quant au respect des gestes censés barrer la route à la propagation de la maladie chez nous. Loin d’imposer des injonctions – malgré certaines attitudes trop désinvoltes à l’égard des mesures édictées -, il est allé jusqu’à nous supplier de nous protéger et de protéger nos prochains. N’est-ce pas le minimum que l’on puisse attendre de chaque membre d’une communauté ? Sur le fond, les mesures sociales semblent avoir répondu aux attentes. Surtout qu’autour de nous, les gouvernements de certains pays voisins avaient déjà fait des annonces visant à aider leurs citoyens à faire face aux difficultés liées à la crise sanitaire. L’arrêt des activités dans de nombreux secteurs entrainant des pertes de recettes et même des pertes d’emplois, oblige les gouvernants à déployer le filet social. C’est pourquoi tous les dirigeants du monde sont sous pression. Et les annonces dans d’autres pays sont scrutés par les citoyens qui n’en attendent pas moins de leurs propres dirigeants. A leur corps défendant, les responsables sont soumis à la comparaison : qui fera les annonces sociales les plus généreuses. Le nôtre a fait bonne figure malgré le fait que la crise sanitaire est venue s’ajouter à celle de la lutte contre le terrorisme qui met déjà nos moyens à rude épreuve. En mettant 500 milliards de Fcfa sur la table, le chef de l’Etat a fait fort. Surtout l’annonce des 100 milliards pour les familles les plus vulnérables fait naître l’espérance d’un lendemain meilleur dans beaucoup de foyers, éreintés par la diminution de leurs revenus à cause des mesures sanitaires. Et que dire de la baisse du prix des denrées de première nécessité grâce à la diminution pendant trois mois de la base taxable au cordon douanier, de la prise en charge pour les mois d’avril et de mai 2020, des factures d’électricité et d’eau des catégories relevant des tranches dites sociales ? Sans oublier La distribution gratuite de 56.000 tonnes de céréales et de 16.000 tonnes d’aliments bétail aux populations vulnérables. Certainement, le gouvernement fera une explication détaillée pour préciser davantage les bénéficiaires de ces mesures. La classe moyenne n’a pas été oubliée. Le président Keita promet que l’ensemble de la dette intérieure due, au 31 décembre 2019, sera apuré. Aussi, sera diligenté le paiement des mandats au titre de l’exercice 2020 à hauteur de 100 milliards de Fcfa. Le monde des affaires ne peut qu’applaudir des deux mains. Sachant qu’en plus, le Fonds de garantie du secteur privé sera doté d’un montant de 20 milliards de Fcfa destiné à garantir les besoins de financement des PME/PMI, des Systèmes financiers décentralisés, des industries et de certaines grandes entreprises affectées par la pandémie. L’annonce des remises d’impôts fera pousser un ouf de soulagement par les acteurs des secteurs durement touchés comme l’hôtellerie, les agences de voyage, la restauration, la culture et les transports. Si l’Etat consent à tant d’efforts pour conjurer la crise, c’est que la situation est grave. Pourquoi alors maintenir le deuxième tour des élections législatives dans ce contexte ? Eh bien, la raison est simple. Le chef de l’Etat l’a répété : le scrutin émane d’une volonté exprimée par le peuple lors du Dialogue national inclusif. En plus, achever ces élections est un impératif commandé par le fait que l’Etat doit continuer à fonctionner. C’est par temps de crise que le citoyen a plus besoin de l’Etat. Et un Etat fort et protecteur tire sa légitimité de la représentation populaire. Qui mieux que les parlementaires pour exprimer les préoccupations du peuple et les défendre ? L’une de ces préoccupations est sans nul doute la paix. Notre pays est engagé dans un processus de paix dont la mise en œuvre requiert des réformes profondes que seul un parlement légitime peut porter. B. TOURE

Covid-19 au Mali: 7 nouveaux cas testés positifs, portant le nombre à 123, un décès et un patient guéri lundi

Bamako, 14 avril (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré lundi,  7 nouveaux cas testés positifs au Covid- 19, portant le nombre total à 123 dont 10 décès  et 26 patients guéris au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public et signé du Secrétaire Général du département de la Santé, Dr Mama Coumaré qui précise que 3 cas ont été enregistrés en CIII du district de Bamako,  2 cas (EUTM) en CIV et 2 cas en Commune V du district de Bamako. « Ce jour 13 avril 2020, les services de santé ont enregistré sept (7) nouveaux cas de Covid-19, un patient (1) guéri et un (1) cas de décès à domicile » déclare le communiqué. Tous les cas sont actuellement pris en charge sur les sites de traitement et que la recherche continue pur identifier et retrouver toutes les personnes –contact, précisent également les services sanitaires invitant les populations à rester sereines et aux respects des mesures de prévention. AC/KM (AMAP)

Tominian : Une attaque sans perte en vie humaine à la Police frontalière Bénéna

Tomininan, 14 avril (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont perpétré dans la nuit du 12 avril dernier, une attaque contre la Police frontière de Bénéna, dans le Cercle de Tominian, à la frontière du Burkina Faso, sans perte en vie humaine mais avec des blessés et d’importants dégâts matériels a appris l’AMAP de sources concordantes. Nos sources précisent que des hommes armés non identifiés qui sont arrivés dans les environs de 23 heures,  ont ouvert le feu ayant occasionné des blessés légers avant de brûler un pickup, trois véhicules du personnel et le dispositif d’isolement de personnes suspectes ou atteintes du Covid 19. Informés, les éléments de  la mission de la Force Anti Terroristes (FORSAT) installée à Tominian depuis quelques mois, se sont rendus immédiatement sur les lieux, pour boucler et sécuriser les lieux et avant leur arrivée, les assaillants avaient déjà pris la fuite. Le Préfet de cercle, Zoumana Norbert Dembélé, le Directeur Régional de la Police, le Directeur Régional de la Santé, se sont successivement rendus sur les lieux pour constater de visu les dégâts causés par les assaillants. En rappel, plusieurs attaques ont eu lieu dans le cercle de Tominian à savoir celle de la commune de Timissa, le 11 février 2017 tuant le guide forestier, puis dans la commune de Bénéna où le poste de la Gendarmerie et le bureau de la Douane ont été attaqués, le 08 octobre 2017, l’attaque du poste de l’Agriculture de Fangasso tuant le chef de poste et le guide forestier et le 23 octobre 2017 deux Gendarmes du poste de Ouan sont tués. Il est à signaler également dans le cercle, le braquage de deux cars en partance vers le Burkina Faso le 12 janvier 2018 par des bandits armés, soutirant aux occupants environ la somme de 9.000.000 de FCFA et le 3 février 2018 et l’attaque de la Brigade Territoriale de la Gendarmerie de Mandiakuy qui n’a occasionné aucun cas de perte en vie humaine mais avec des dégâts légers.  ST/KM (AMAP)

Bankass: Rencontre pour la mise en place du comité de prévention et de lutte contre la pandémie du Covid19

Bankass, 13 avril (AMAP) Le préfet de cercle,  Bocar Kané a présidé lundi à Bankass, une réunion pour la mise en place du comité de prévention et de lutte contre Covid19, a constaté l’AMAP. Les participants ont échangé sur entre autres, la composition et le rôle du comité  dont la mission est prévenir la pandémie et de veiller sur la bonne pratique des mesures d’hygiènes dans la  lutte contre la pandémie du coronavirus. Le chef de l’exécutif local  a invité les différents acteurs à s’impliquer fortement dans la sensibilisation pour le respect des mesures préventives afin de préserver les populations contre la pandémie du Covid-19. Le médecin chef du Centre de santé de référence (Csréf) Dr Ali Tembely a saisi l’occasion pour faire l’historique de la pandémie du coronavirus avant de préciser qu’il n’existe aucun médicament approprié pour le coronavirus et que  la meilleure manière de prévenir cette pandémie est de respecter les mesures d’hygiènes  notamment la distanciation, le lavage des mains au savon, l’utilisation du gel hydro alcoolique et l’utilisation des masques. La rencontre s’est déroulée en présence des différents chefs de service, des tradi-thérapeutes, de  la coordination des ONG et des représentants de la société civile. AKG/KM (AMAP)

Communiqué du Gouvernement de la République du Mali sur le rapatriement des maliens bloqués à l’extérieur, suite à la fermeture des frontières

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale, qu’il a décidé d’organiser le rapatriement dans les meilleures conditions de nos compatriotes bloqués à l’extérieur, notamment en Tunisie, au Maroc et aux Émirats Arabes Unis, suite à la fermeture des frontières due aux mesures de lutte contre le Covid-19. Une Commission de travail a été mise en place à cet effet. Ainsi, le premier vol en provenance de Tunis est attendu à Bamako, ce dimanche 12 avril 2020, à 14h30. Dans le souci de préserver la santé des passagers et de l’ensemble des Maliens, la Commission a élaboré un protocole rigoureux de prise en charge sur la base des recommandations du Comité Scientifique. Chaque passager signera obligatoirement avant son embarquement, un engagement ferme à se soumettre au confinement intégral pendant quatorze (14) jours dans un hôtel de la place réservé à cet effet. Pendant le confinement, les mesures suivantes seront observées : 1. Test COVID-19 au début du séjour ; 2. Interdiction de sortir de la chambre ; 3. Interdiction de manger au restaurant ; 4. Interdiction de visites ; 5. Port obligatoire du masque ; 6. Port obligatoire de la combinaison pour le personnel servant la nourriture et ceux chargés du nettoyage ; 7. Test COVID-19 à la sortie. Il est demandé aux familles des passagers de ne rien entreprendre qui puisse impacter le confinement. Le Gouvernement sait compter sur la bonne compréhension de toutes et de tous pour assurer un succès total à ces opérations de rapatriement d’ordre humanitaire. Bamako, le 10 avril 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré Officier de l’Ordre National