Covid-19 au Mali : 125 décès, 1960 guérisons sur 2565 cas positifs enregistrés

Bamako, 9 août (AMAP) Cent vingt cinq (125) personnes sont décédées de la Covid- 19 au Mali, 1960 patients guéris sur 2560 cas positifs enregistrés avec les 4 nouveaux découverts samedi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 4 nouveaux cas enregistrés samedi, 2 cas ont été découverts en CII, 1 cas en CV et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent par ailleurs que 139 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

Sikasso : Réunion sur la gestion de la désobéissance civile

Sikasso, 08 août (AMAP) Une rencontre autour de la désobéissance civile, qui a paralysé les services publics, à Sikasso (Sud), a regroupé, vendredi, le gouverneur de Région, Boubacar Bagayoko, entouré de ses proches collaborateurs, et des acteurs de l’Administration ainsi que de la société civile, a constaté l’AMAP sur place. La rencontre, à laquelle ont pris part le préfet du Cercle, les services de sécurité, le représentant du tribunal, certains services régionaux, des chefs traditionnels, les communicateurs traditionnels et la société civile, a fait un large tour d’horizon sur le déroulement de la contestation qui a impacté sur le bon fonctionnement des services publics. Pour le gouverneur de Région, le constat n’est pas reluisant à Sikasso car les organisateurs de la désobéissance civile ont fait sortir les travailleurs de plusieurs services vitaux comme Energie du Mali (EDM), la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), les Impôts, le Trésor, l’Urbanisme, le Conseil régional. « Notre liberté s’arrête là où commence celle d’autrui », a dit le gouverneur qui a lancé un cri de cœur aux auteurs pour qu’ils préservent « la tranquillité et la stabilité dans notre localité ». Il a invité les notabilités et les parents des jeunes à s’impliquer pour que les manifestations n’empiètent pas sur le bon fonctionnement des activités de la localité, ajoutant que «la désobéissance civile est un droit volontaire et personnel ». Le substitut du procureur a indiqué que le Tribunal de Sikasso n’a pas été épargné. Selon lui, des représentants du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) ont demandé la fermeture de ce service, pour cause de désobéissance civile, « au moment où des jeunes étaient présents pour obtenir des casiers judiciaires et des certificats de nationalité pour un concours dont la date limite de dépôt des dossiers venait à échéance le lendemain ». « Il a fallu beaucoup d’acrobaties pour les convaincre », a-t-il ajouté. A l’issue des débats, les participants ont reconnu le droit à la désobéissance civile avant d’ajouter qu’elle doit être volontaire et personnelle « sans contraindre tout le monde à suivre le mouvement ». Enfin, la rencontre a invité les religieux et les notabilités à s’impliquer davantage auprès des auteurs, pour préserver la paix et la stabilité dans la capitale du Kénédougou. FD/MD (AMAP)

Mali: Sit-in du M5-RFP pour la libération de ses militants à Kayes (Ouest)

Kayes, 08 août (AMAP) Des membres et sympathisants du (Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) ont instauré un siège, les 6 et 7 août derniers, devant le Palais de justice de Kayes pour demander la libération de leurs militants. Abdoulaye Keita, Maimouna Gadjigo, Aly Dougnon et Fatou Thiam, selon des responsables locaux du M5-RFP, ont été placés sous mandat de dépôt, après leur arrestation lors des manifestations dans le cadre de la désobéissance civile initiée par les opposants qui demandent la démission du président Ibrahim Boubacar. Aly Dougnon a été « arbitrairement » arrêté hier (Ndlr, mercredi 5 août 2020), alors qu’il assistait à la sensibilisation pour la désobéissance civile dans la mairie de Kayes. D’après le site KayesKunafoni, Fatoumata Mallé, chef de bureau de l’Etat civil de la mairie de Kayes, a porté plainte pour « coups et blessures ». Le jugement de ces personnes est prévu pour le 20 septembre 2020. Jeudi et vendredi, les manifestants ont organisé un sit-in devant l’entrée principale du tribunal, pendant plus de trois heures, sous un temps ensoleillé, sans obtenir gain de cause. Certains étaient assis sur leur mobylette, tandis que d’autres se tenaient débout. Les gens conversaient peu. Le silence n’est brisé que lorsqu’on demande à ces gens le motif de leur présence à cet endroit. Mécontents du refus de la justice de libérer les personnes arrêtées, ces manifestants ont aussitôt pris leur moto pour se diriger vers le pont qui relie la grande ville à Kayes N’Di. D’autres s’y sont rendus à pied. N’eut été l’intervention énergique des Forces de sécurité, ces manifestants allaient perturber la circulation, en bloquant les différents accès de cet ouvrage. De l’autre côté du fleuve Sénégal, précisément la rive droite, où se trouve Kayes N’Di, quelques gens avaient même posé des barricades sur la voie, à côté du poste de police. Bien qu’ils aient réussi à perturber la circulation pendant quelques temps, ils se sont finalement repliés aux abords de ce pont, suite à l’intervention des Forces de sécurité. Celles-ci ont finalement repoussé les manifestants que se sont retranchés aux abords de la voie. Peu avant 13 heures, des agents de la sécurité ont finalement contraint les manifestants à se retrancher près du pont, sous l’œil vigilant de plusieurs autres agents de sécurité postés devant la résidence du gouverneur. BMS/MD (AMAP)    

Deux hommes enlevés par des individus armés non identifiés à Bankass (Centre)

Bankass, 08 août (AMAP) Deux commerçants originaires de la Commune de Koulogon, au Centre du Mali, ont été enlevés, mardi, aux environs de 17 heures par des individus armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. Selon un habitant de Bankass, Seydou Diendiéré et Daouda Togouna ont passé la journée au marché de Bankass pour vendre leurs articles lors de la foire hebdomadaire de la ville. C’est sur le chemin du retour que les deux hommes ont été enlevés par des individus armés habillés en tenue traditionnelle dozo. Mardi est le jour de la foire de Bankass où tous les commercants se retrouvent pour vendre leurs marchandises. AKG/MD (AMAP)

Contestation politique au Mali: L’opposition prévoit un autre rassemblement mardi prochain

Bamako, 08 août (AMAP) Les responsables du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), l’opposition qui demande la démission du président Ibrahim Boubacar Keita, a annoncé un rassemblement pour le mardi prochain, au cours d’un point de presse, vendredi. au siège de la Coordination des mouvements de soutien à l’imam Mahmoud Dicko (CMAS) Plusieurs ténors de la contestation étaient présents à la rencontre se sont succédés pour critiquer le régime. Le coordinateur général de la CMAS, Issa Kaou Djim a refuté toute idée de fissure au sein du  M5-RFP, avant de charger le président de la République. Choguel Kokala Maiga a abondé dans le même sens en dénonçant les récentes condamnations de certains militants du M5-RFP et de la CMAS. « Les arrestations arbitraires et les condamnations expéditives n’auront pas raison de la volonté du peuple », a-t-il lancé. L’imam Mahmoud Dicko, l’autorité morale du M5-RFP, était absent à ce point de presse qui s’est tenu après l’arrestation et la condamnation de certains militants du M5-RFP, suite à la reprise, le 03 août, de la désobéissance civile, après la trêve Tabaski. AT/MD (AMAP)

Cour constitutionnelle du Mali : Nomination de neuf nouveaux sages 

Bamako, 08 août (AMAP) Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita a nommé, vendredi, neuf nouveaux membres de la Cour constitutionnelle, dans le cadre des mesures de sortie de la crise qui secoue le Mali depuis des mois. Le décret présidentiel nomme comme conseillers à la Cour constitutionnelle, Aser Kamaté, Amadou Ousmane Touré, tous les deux magistrats et Mme Doucouré Kadidia Traoré, avocate. Ceux-ci sont désignés par le président de la République. Ceux désignés par le président de l’Assemblée nationale sont Me Malick Ibrahim, avocat, Mme Ba Haoua Toumagnon, magistrat et Beyla Ba, magistrat à la retraite. Le Conseil supérieur de la magistrature avait proposé, pour sa part, Demba Tall, Mohamed Abdourahamane Maiga et Djénéba Karambenta, tous magistrats. Dans ses conclusions pour une sortie de crise au Mali, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont cinq chefs d’Etats (Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’ivoire, Macky Sall du Sénégal, Mahamadou Issoufou du Niger, Muhammadu Buhari du Nigeria et Nana Akufo-Addo du Ghana), s’étaient rendus à Bamako, il y a une semaine, dans le cadre d’une mission sous régionale de médiation de très haut niveau, a demandé, entte autres, la “recomposition rapide » de la Cour constitutionnelle. « Le parlement proposera trois (membres) après la démission des députés. Sinon recours à l’article 50 (pouvoirs exceptionnels du président) », ajoute l’organisation sous régionale qui réitère sa solution d’un « Gouvernement d’union nationale ». Elle avait encouragé le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), l’opposition qui demande la démission du président Ibrahim Boubacar Keita, à participer à cette équipe qui, pour commencer, est composée, des départements des Affaires étrangères, de l’Adminstration territoriale, de la Sécurité, de l’Economie et de la Défense. TC/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 1954 guérisons, 114 décès sur 2552 cas positifs enregistrés

Bamako, 7 août (AMAP) Quelque 1954 patients sont guéris de la Covid-19 au Mali, 114 décès sur 2552 cas positifs enregistrés avec les 6 nouveaux découvert jeudi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 6 nouveaux cas enregistrés jeudi, 1 cas a été découvert en CII, 1 cas en CIII, 1 cas en CIV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent par ailleurs que 146 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi, 06 Août 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 06 août 2020, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République.  1,A l’ouverture de la session, le Président de la République a remercié les membres de l’équipe gouvernementale sortante pour les efforts accomplis dans le cadre de l’exercice de leurs missions. Le Président de la République a félicité le Premier ministre pour sa reconduction et loué ses compétences techniques et sa loyauté. Il a également félicité les nouveaux membres du Gouvernement pour le choix porté sur leur personne. Le Président de la République a instruit au Gouvernement restreint, de manière volontariste et dans la plus grande solidarité : de travailler au retour de la normalité, de la concorde et de la paix sociale ; de créer les conditions propices à la formation d’un gouvernement d’union nationale ; de diligenter une enquête minutieuse et crédible sur les pertes en vies humaines ainsi que sur les atteintes aux biens publics et privés à Bamako, Kayes et Sikasso ; d’accélérer l’opérationnalisation des mécanismes de suivi de la mise en œuvre des recommandations du Dialogue National Inclusif ; d’étudier les voies et moyens de la mise en place d’un fonds d’indemnisation des victimes de la crise socio-politique ou leurs ayant-droit ; de mobiliser toutes les énergies et les ressources requises pour l’application immédiate et complète de l’article 39 du Statut des Enseignants. Le Premier ministre, en retour, a remercié le Président de la République pour la confiance renouvelée. Il a rassuré le Président de la République que le Gouvernement inscrira son action dans le sens de la réalisation des orientations données. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES  AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret relatif à la délivrance du passeport diplomatique et du passeport de service en République du Mali. Le passeport diplomatique et le passeport de service sont des documents de voyage permettant à leurs détenteurs de bénéficier de privilèges conférés par leur statut ou de mesures de courtoisie internationale. Le Décret n°04-135/P-RM du 27 avril 2004, modifié, réglemente la délivrance des passeports diplomatiques et des passeports de service. L’application de ce décret a montré des limites, notamment au niveau de la détermination des catégories de bénéficiaires. Le projet de décret adopté introduit dans la réglementation des innovations, notamment : l’extension du bénéfice du passeport diplomatique à certaines personnalités non visées par la réglementation en vigueur ; l’extension du passeport de service au personnel administratif et technique des services extérieurs autres que les missions diplomatiques et postes et aux magistrats en position d’activité ; l’octroi du passeport de service aux militaires désignés pour une formation ou des opérations de maintien de la paix à l’extérieur. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME  Secrétaire Général : Monsieur Abraham BENGALY, Professeur de l’Enseignement Supérieur. Chef de Cabinet : Madame Safiatou Modibo TRAORE, Spécialiste en Communication Institutionnelle. Procureur Général de la Cour Suprême : Monsieur Boya DEMBELE, Magistrat. Président de la Section judiciaire de la Cour Suprême : Monsieur Salikou DIARRA, Magistrat. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le Premier ministre a informé le Conseil des Ministres de l’état de mise en œuvre des recommandations du Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, tenu le 27 juillet 2020, sur la résolution de la crise socio-politique du pays. Le Chef du Gouvernement a informé le Conseil des Ministres de la poursuite des missions de bons offices auprès de l’ensemble de la classe politique et de la société civile en vue de trouver les voies et moyens permettant de sortir de la crise socio-politique. Le Conseil des Ministres a été informé de l’évolution de la situation épidémiologique et des actions entreprises suite à la pandémie de la maladie à Coronavirus. Le Président de la République a réitéré ses hommages au personnel soignant mobilisé dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Il a invité les populations et les agents de santé à éviter tout relâchement dans le respect des mesures de prévention et de contrôle de la maladie. 3. Le Président de la République a instruit au Gouvernement de prendre toutes les mesures adéquates pour la réussite d’une bonne campagne agricole. Le Conseil des ministres a été informé par le Président de la République de la nomination de Messieurs Wafi OUGADEYE et Hamet SAM Magistrats de grade exceptionnel respectivement en qualité de Président et Vice-président de la Cour Suprême. Ces nominations ont été faites sur avis conforme du Conseil Supérieur de la Magistrature réuni le 30 juillet 2020 à Bamako.

Covid-19 : Reprise des activités culturelles au Mali

Bamako, 06 août (AMAP) Le gouvernement malien autorise la reprise des activités culturelles dès ce jeudi, tout en respectant les mesures barrières contre la Covid-19, a appris l’AMAP de source officielle. Dans une correspondance, le directeur de cabinet adjoint de la Primature, Mahamadou Touré, invite le secrétaire général du ministère de la Culture « à procéder à la reprise des activités et à la réouverture des infrastructures culturelles relevant de (sa) compétence, à partir du jeudi 06 août 2020 dans le strict respect des mesures barrières de prévention de la Covid-19 recommandées par le Comité scientifique Covid-19 ». Cette autorisation fait suite aux lettres du ministère de la Culture relatives au sujet et des actions engagées par des organisations du monde de la culture. C’est ainsi qu’à la demande de la Fédération des artistes du Mali (FEDAMA) et des Associations faitières pour la défense des intérêts des acteurs de la culture, réunies au sein de l’Union des associations des artistes, des producteurs et des éditeurs du Mali (UAAPREM), un huissier a procédé à l’évaluation du manque à gagner de l’annulation du Bama-Art de ce weekend. Sur initiative des présidents de la FEDAMA, Alioune Ifra N’Diaye, et de l’UAAPREM, M’Baye Boubacar Diarra, les artistes maliens ont été conviés, mercredi, à la Place du cinquantenaire, à une Assemblée générale sur la problématique de la reprise des activités culturelles dans le pays. Le gouvernement avait procédé à la fermeture des espaces culturels et l’interdiction des activités depuis mars dernier dans le cadre de la prévention contre la propagation de la Covid-19. OD/MD (AMAP)

Kayes : La lutte contre le terrorisme, une question épineuse

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 06 août (AMAP) L’attaque perpétrée, mardi, contre le poste de contrôle de Sandaré, Cercle de Nioro, relance la problématique de la lutte contre l’insécurité et le terrorisme dans la Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali. Cette région partage une frontière commune avec des zones du Centre du pays où sévissent le djihadisme et le terrorisme. Ce combat nécessite des efforts accrus dans les domaines de l’équipement et de la formation pour le renforcement des capacités d’opération de nos Forces armées et de sécurité et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. La question de la sécurité de la Région de Kayes avait été posée par le gouverneur, l’inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé, lors de sa prise de contact avec les forces vives de la région de Kayes en 2019. Puis, il est revenu sur la question lors d’une conférence de presse, le 26 février dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat pour solliciter l’appui de toute la presse et des communicateurs pour accompagner l’administration et les Forces armées du Mali (FAMa) dans la lutte contre ce fléau qui sème la psychose dans nos villes et campagnes. « Faisons attention aux réseaux sociaux qui sont plus violents que les terroristes. Nous avons instruit aux Forces armées du Mali de prendre toutes les dispositions pour contrecarrer le terrorisme, pour empêcher les terroristes de s’organiser dans la région de Kayes. Des patrouilles sont en cours», avait déclaré le gouverneur Sidibé, faisant allusion à l’incident qui a eu lieu à Diéma, en février dernier. Lors de cette attaque contre le camp de gendarmerie, deux travailleurs d’une société de forage avaient trouvé la mort après le refus du chauffeur d’obéir aux forces de sécurité qui lui avait demandé de s’arrêter. L’intervention énergique de nos forces a pu mettre en déroute les assaillants qui, selon le gouverneur de la Région de Kayes, n’ont pas pu emporter leurs morts, comme d’habitude. Une autre attaque meurtrière avait été menée par des terroristes contre le poste de péage de Diéma et contre des agents des Eaux de Forêts. « Les gens doivent faire énormément attention. Ces bandits se cachent dans la brousse, surtout vers la frontière mauritanienne, avant de commettre leur forfait. Ils ne peuvent pas venir s’installer à Sandaré, de peur d’être démasqués par les habitants. Dans ce village qui a l’allure d’une ville, tout le monde se connaît. Après leur forfait, ils peuvent quitter Diéma ou Sandaré pour regagner la localité mauritanienne de Tenaha, via Diongaga et Yélimané, sans tomber dans les filets des Forces de sécurité », soutient T. S, un habitué de l’axe Kayes-Mauritanie qui a préféré garder l’anonymat. Les terroristes et autres bandits armés peuvent accéder à la région, en passant par Diabali (Centre) qui n’est pas loin de Nioro du Sahel. Pourtant, les questions liées à la sécurité dans notre sous-région ouest-africaine figurent parmi les principales préoccupations de nos autorités, comme l’atteste la tenue régulière des rencontres tripartites regroupant des éléments des Forces armées et de sécurité du Mali, du Sénégal et de la Mauritanie. L’idée de cette initiative procède de la volonté de nos Etats à œuvrer ensemble afin d’assurer la quiétude de nos populations respectives. Le but étant de prévenir, sinon réduire, l’insécurité dans le secteur de la tri-jonction à travers la mutualisation des efforts dans la lutte contre les menaces transfrontalières, le terrorisme et la grande criminalité. La commune de Sandaré est composée de 23 villages. Le chef-lieu de la commune, Sandaré, est situé à 140 kilomètres de Kayes sur la route nationale 1 (Rn1). Située dans le Kaarta, cette commune est essentiellement peuplée par les Bambara auxquels s’ajoutent les Sonikés et les Peulhs. L’activité principale est l’agriculture, le maraîchage et l’élevage. Les produits agricoles sont l’arachide, le mil, le sorgho, le maïs. Le maraîchage donne l’oignon et la pomme de terre. BMS/MD (AMAP)