Culture : Le premier prix du concours vidéo remporté par Aminata Niambélé

Bamako, 14 août (AMAP) Le 1er prix du concours vidéo sur le thème « la femme vue par la femme de l’écriture à l’écran», organisé par la Maison des cinéastes du Mali (M.CI.MA) et Mousso TV a été remporté par Aminata Niambélé, a constaté l’AMAP. La cérémonie de remise des prix et attestations s’est déroulée jeudi à Bamako, sous la présidence de la représentante du Centre National de la Cinématographie du Mali (CNCM), Mme Haïdara Pinda Diakité. C’était en présence de Aboubacar Sidibé, réalisateur du film « les rois de Ségou » et président de la dite maison, de la directrice de MoussoTv, Mme Diaby Madina Tall, du représentant de la société Baramousso et de plusieurs invités. Il s‘agissait pour les 15 femmes scénaristes à concourir sur le thème « la femme vue par la femme de l’écriture cinéma » de mettre en évidence le rôle et la place de la femme dans le développement socio économique de la société ainsi que les violences faites aux femmes. Le premier prix est revenu à Aminata Niambélé pour son film documentaire sur l’engagement de la femme, suivie de Aïché Coulibaly avec un film fiction sur les femmes. Les deux lauréates ont saisi l’occasion pour exprimer leur gratitude à Aboubacar Sidibé, initiateur du concours. La lauréate, Aminata Niambélé a dédié son prix à toutes les femmes du monde entier en cette période très difficile, marquée par la pandémie Coronavirus. « Je suis très émue et heureuse de remporter le premier prix du concours vidéo pour honorer la Femme», a-t-elle déclaré avant d’inviter les femmes à s’investir pour un monde meilleur. La représentante du CNCM, Mme Haïdara qui a salué l’initiative, a exprimé l’engagement de sa structure à soutenir les actions pour la promotion du 7ème art en général et celle d’aujourd’hui en particulier, avant de demander aux jeunes scénaristes de se battre pour rehausser la place de la femme dans le domaine du cinéma. « On ne peut pas bâtir une nation sans les femmes. Il s‘agit de donner la parole aux femmes pour qu’elles nous expriment leur sensation et leur modèle sur la bonne gestion de la cité. C’est pourquoi nous avons décidé de lancer ce concours uniquement pour les femmes scénaristes dont l’âge varie de 18 à 30 ans » », a soutenu Aboubacar Sidibé, le réalisateur du film, les rois de Ségou. Aboubacar Sidibé a salué l’engagement des partenaires en cette période marquée par la pandémie Covid-19, particulièrement Mousso TV pour son accompagnement et son implication dans la promotion de la femme malienne. La directrice de Mousso TV, Mme Diaby Madina Tall a , pour sa part, salué l’initiative de mettre en avant les femmes dans le domaine du cinéma. « Mes reines ce n’est ni les attestions, ni le savoir le plus important, mais ce que vous faites donc bon usage de vos trésors reçus », a souligné Mme Tall. « Notre engagement s’explique la pertinence du choix de la thématique proposée. Les différents sujets abordés dans le concours répondent à notre préoccupation de contribuer au développement, à l’épanouissement, à la protection et à la sauvegarde des valeurs socio culturelles » a-t-elle conclu. Après la remise des attestations aux 15 femmes scénaristes, les organisateurs ont remis des attestions à des personnes physiques et morales qui se sont distinguées par leur engagement pour la promotion de la femme. La cérémonie a été marquée par une prestation théâtrale sur les violences faites aux femmes par les comédiens. AS/KM (AMAP)

Kayes : Libération de manifestants du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques

Kayes, 13 aout (AMAP) Des manifestants du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces patriotiques de Kayes(M5-RFP) arrêtés, il y a une semaine, ont tous été libérés, mercredi, par la justice, a constaté sur place l’AMAP. Maimouna Gadjigo, Aly Dougnon, Abdoulaye Keita, tout comme Fatou Thiam avaient été arrêtés suite à une plainte de la responsable du service de l’Etat civil de la mairie de la Commune urbaine de Kayes, Mme Fatoumata Malle. Celle-ci aurait été agressée après avoir refusé de fermer son bureau lors de la journée de la désobéissance civile. La libération de ces personnes, une des doléances des manifestants de Kayes, a été bien accueillie par l’antenne régionale du M5-RFP qui avait vivement protesté contre ces « arrestations arbitraires ». Depuis le début de cette semaine, on constate une accalmie à Kayes. Les services fonctionnement normalement. BMS/MD (AMAP)

Sikasso : Une campagne agricole prometteuse pour 2020 (Les techniciens)

Par Fousseyni DIABATE Sikasso, 13 août (AMAP)Dans la région de Sikasso (Sud), la campagne agricole 2020 s’est installée, progressivement, à la faveur des activités pluviaux-orageuses sur l’étendue de la 3e Région, même si elle a connu des perturbations ayant occasionné des semis tardifs du mil, sorgho, des tubercules, de l’arachide, du gingembre, du sésame et de certaines cultures maraîchères. Le directeur régional de l’Agriculture de Sikasso, Mory Sylla, et son personnel, estiment que la campagne agricole 2020 démarre dans des conditions climatiques assez favorables avec l’installation régulière des pluies de fin mai à la première décade du mois d’août. « Si cette condition pluviométrique se poursuit normalement », les techniciens de Sikasso sont optimistes quant à la réussite de la campagne agricole 2020. Les opérations d’entretien en cours sont entre autres la fertilisation minérale, le désherbage manuel et chimique et le contrôle des déprédateurs sur les cultures. « Concernant les activités pluvieuses pendant la décade du 1er au 10 août, nous confie Mr Moussa Dembélé, le chef de bureau statistique suivi et évaluation de la direction régionale de l’agriculture, il a été constaté qu’à cette date, les pluviométries cumulées dans certains chefs-lieux de Cercles de la Région sont supérieures à celles de la campagne écoulée ». Ainsi à Sikasso avec 636,7 mm contre 422,6 mm d’eau et Yorosso avec 460 mm contre 340 mm l’année dernière. Par contre les pluviométries cumulées sont inférieures à celle de la campagne écoulée à Kadiolo, avec 577 mm contre 618 mm et à Koutiala 430 mm contre 452 mm. Concernant l’évolution des emblavures en céréales sèches, les réalisations sont inférieures à celles de l’année dernière, à la même période, soient 1.003.682 ha contre 1.323.872 ha pendant la campagne écoulée. Les réalisations de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) en céréales sèches, à la date du 31 juillet, sont de 512.766 ha. Selon les responsables de la direction de l’agriculture, l’augmentation des réalisations de fonio a été constatée mais se justifie par l’appui de certains partenaires sur cette filière. L’évolution des emblavures en riz est satisfaisante selon les techniciens. Les réalisations en riz, en cette période, sont supérieures à celles de la campagne écoulée, soient 99.352 ha contre 59 154 ha à cause de la régularité et l’abondance des pluies, en début juin, sur l’étendue de la région. Quant à l’évolution des emblavures de coton, elles sont nettement inférieures à celles de l’année dernière avec un taux de réalisation de 28,65 % contre 99,09 % pendant la campagne écoulée. Le recensement des producteurs devant bénéficier par structures et par culture d’engrais subventionnés est terminé. Mais les activités de délivrance des bons pour les intrants agricoles subventionnés de cette campagne ont démarré avec un grand retard dû à la réticence des fournisseurs dans la livraison des engrais. « Ils exigent que le passif soit épongé », selon le responsable du suivi évaluation. Les cultures sont au stade de levée-montaison pour le mil, sorgho et maïs ; tallage-montaison pour le riz pluvial et le riz de bas-fond ainsi que le riz de submersion contrôlée. L’arachide et le niébé sont au stade de ramification- floraison. Selon le service de la protection des végétaux, la situation phytosanitaire est faiblement dominée par les infestations des cultures de maïs par la Chenille légionnaire d’automne (CLA). Au total 655 ha ont été prospectés par les services techniques sur lesquels les infestations ont concernés 266 ha et 96 ha ont été traités avec les méthodes alternatives de lutte et aux pesticides RAPAX. FD/MD (AMAP)

Cour constitutionnelle du Mali : Manassa Danioko passe le témoin à Amadou Ousmane Touré

Bamako, 13 août (AMAP) Le nouveau président de la Cour constitutionnelle du Mali, Amadou Ousmane Touré, a été installé officiellement dans ses nouvelles fonctions mercredi, au cours d’une cérémonie de passation « très simple » entre lui et le président sortant, Mme Manassa Danioko, L’atmosphère dans la salle de réunion de la 5è institution de la République était empreinte de sobriété, compte tenu des circonstances caractérisées par une crise socio-politique que traverse le Mali, depuis un plus de deux mois, Cette passation de service, en présence des membres de l’institution, intervient après la prestation de serment de ses nouveaux devant l’Assemblée nationale, lundi dernier, lors d’une cérémonie solennelle présidée par le Chef de l’État Ibrahim Boubacar Keïta. L’équipe dirigée par l’ancien Vérificateur général du Mali  et ex-directeur de cabinet du Premier ministre Boubou Cissé, est très attendue dans la décrispation de la situation tendue du pays, notamment sur le dossier des députés dont l’élection validée par la cour constitutionnelle est contestée par les opposants au pouvoir. AT/MD (AMAP)

Force Barkhane : Plusieurs terroristes neutralisés et du matériel saisi au Mali

Bamako, 13 août (AMAP) La force Barkhane a mené, la semaine dernière, une action complexe contre des groupes armés terroristes sur les trois frontières (Burkina Faso, Mali, Niger), a annoncé l’opération militaire française au Sahel. Dans le sud-est du Gourma malien, une opération de frappes aériennes par drone a permis de neutraliser plusieurs terroristes. Une moto a été détruite et diverses ressources logistiques ont été retrouvées lors de là même opération, indique la même source. Parallèlement à cette opération, les unités ont mené, dans la même semaine, une opération héliportée du GYD « Bruno ». A la date du 29 juillet, une unité de la force Barkhane a réalisé une opération dans le cœur du Gourma malien. Cette opération visait à harceler les Groupes armés terroristes (GAT) dans des zones refuges. Elle a permis à l’unité parachutiste de récupérer des équipements militaires des terroristes. « Ce succès a été possible grâce aux hélicoptères de manœuvre français, avec le renfort d’un Chinook britannique et d’un Merlin danois », indique le commandement de Barkhane. Pour sa réussite, Barkhane a déployé en toute discrétion des soldats du groupement tactique désert « Bruno » sur le terrain. TC/MD (AMAP)  

Le statut des réservistes en chantier pour renforcer l’effectif des Forces de défense et de sécurité

Bamako, 13 août (AMAP) Les travaux de la Commission interministérielle d’élaboration du statut des réservistes des Forces de défense et de sécurité et des conditions de leur mobilisation ont commencé, mercredi, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye, a appris l’AMAP de source officielle. La mission des membres de cette commission interministérielle est d’entreprendre toutes les activités nécessaires à la production de ce décret, capitalisant ainsi les bonnes pratiques tant au niveau africain qu’international. Les secrétaires généraux des ministères de la Défense et des anciens Combattants, le général de Division Ibrahim Fané, et de la Jeunesse et des Sports, Amadou Diarra Yalcouyé, ont présidé l’ouverture des travaux. Ce sont ces deux ministères qui ont en charge d’établir un statut pour les réservistes qui constituent un maillon fort pour des actions actives de la nation. Les anciens du Service national des jeunes (SNJ) sont impliqués pour mettre en place des réservistes en vue de renforcer l’effectif des Forces de Défense et de Sécurité. Selon le général Fané, le contexte sécuritaire actuel de notre pays impose un engagement opérationnel qui exige une importante ressource humaine bien, entraînée, aguerrie, apte à intervenir partout où il y’a besoin. Il a rappelé la ferme volonté du gouvernement du Mali d’inculquer à sa jeunesse ce sens élevé du patriotisme. Ce qui a amené le gouvernement à décider, en 2016, d’instituer, à nouveau le ( SNJ, après les six contingents formés dans les années 80. Selon le Secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, Amadou Diarra Yalcouyé, c’est un projet soutenu par la volonté politique de doter notre pays du statut de réservistes en vue de renforcer les forces armées et de définir, par décret, les modalités de mobilisation de ces réservistes. OD/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 1977 patients guéris, 125 décès sur 2582 cas positifs enregistrés

Bamako, 13 août (AMAP) Quelque 1977 patients sont guéris de la Covid-19 au Mali, 125 décès sur un total de 2582 cas positifs enregistrés avec les 5 nouveaux cas découverts mercredi,  a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent  que sur les 5 nouveaux cas enregistrés  mercredi, 1 cas a été découvert  à Sikasso (sud du pays), 2 cas à Tombouctou (Nord), 1 cas en CII et 1 cas en CIV  du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 156 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)          

Nioro du Sahel: Visite du médiateur Goodluck Jonathan chez le guide religieux Chérif Bouillé

Nioro, 12 août (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans la crise malienne, l’ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a effectué, mercredi, une brève visite à Nioro du Sahel (Ouest) pour demander l’intervention du guide religieux, Chérif Bouillé, auprès des responsables du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), afin de mettre fin à leurs actions de contestation du pouvoir en place. A sa descente d’avion à 11h30, l’émissaire de la CEDEAO a été accueilli pas les autorités locales, le fils aîné du Chérif et une forte délégation du parti ADP-Maliba. Le visiteur du jour a, ensuite, pris la route du quartier Kaime pour la résidence du Chérif. Après quelques temps dans la salle d’accueil, il a été reçu par le Cherif Bouillé. Dans une déclaration, l’hôte de marque a dit reconnaître la valeur et la grandeur du religieux. Il a ajouté que le Cherif Bouillé représente « une force morale et est une personne de marque indispensable dans la résolution d’une crise » comme celle que vit le Mali. M. Jonathan, résumant son entretien,  a indiqué que, dans sa recherche de solutions à la crise sociopolitique du Mali, il a invité le guide des Hamalistes à s’impliquer auprès des deux parties pour engager « une négociation de sortie définitive de crise ». En retour, Bouillé a salué et remercié l’hôte de marque pour sa démarche avant de lui dire qu’il l’a entendu et compris. A leur sortie, le visiteur et ceux qui l’ont accompagné affichaient des mines réjouies. Ils ont pris ensuite la direction de l’aérodrome. L’avion du médiateur a décollé à 16h15mn. Le médiateur de la CEDEAO, dans le règlement de la crise socio politique au Mali, est arrivé lundi, à Bamako, dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des recommandations issues du dernier sommet extraordinaire des Chefs d’État de l’Organisation sous régionale sur la situation au Mali. MD/MD (AMAP)  

Manifestations à Bamako : le calme est revenu au Quartier du fleuve après une matinée chahutée

Bamako, 12 août (AMAP) Des services publics et privés du Quartier du fleuve, dans la Commune III du District de Bamako, ont rouvert leurs portes, mercredi, aux environs de 10 heures, après les avoir fermées tôt le matin par crainte d’être envahis par des manifestants pourchassés par les forces de l’ordre à coup de gaz lacrymogène, a constaté l’AMAP. Des échauffourées entre manifestants et forces de l’ordre ont quelque peu troublé le Quartier du fleuve, de Bamako, une zone qui abrite des services publics, para publics et privés. Par précaution, ces structures ont fermé leur portail pour empêcher l’intrusion des contestataires. Toutefois, les plus matinaux des travailleurs ont inhalé le gaz lacrymogène lancé contre les manifestants. « Vers 7 heures, nous avons eu chaud… Nos larmes coulaient sous l’effet du gaz. Les vigiles assurant la sécurité de notre entreprise ont fermé nos portes », raconte une trentenaire à notre passage vers 11heures, les yeux rougis par la fumée du gaz lacrymogène. Presque toutes les structures des environs ont adopté la même mesure de prudence. « C’est à 9 heures passées, après l’arrêt des affrontements, que les entrées principales de notre service ont rouvert », témoigne un stagiaire de la Banque de développement du Mali (BDM). Les jeunes cambistes informels, dans la rue à l’intersection des anciens locaux du ministère de l’Economie et des Finances n’ont pas été épargnés. Ils affirment avoir subi le même sort. « Nos collègues ont tous desserte la rue », signale un garçon, en train de discuter change avec un client. Et un autre vendeur, sur la même rue, raconte que lui aussi a été contraint de fermer son kiosque. Entre temps, survient un cambiste. « C’était une chaude matinée. Nous avons pris nos jambes à notre cou…Les manifestants ont brûlé des pneus au niveau de la mosquée de Yacouba Guindo… Ils voulaient s’en prendre aux biens de l’Etat…», relate-t-il. Un peu avant onze heures, la situation est revenue à la normale. Chacun vaguait à ses préoccupations. OD/MD (AMAP)

Manifestations populaires : Il n’y a pas que des discours…

Par Oumar DIAKITE Bamako, 12 août (AMAP) Les à-côtés des rassemblements révèlent bien d’autres choses que les discours des leaders. Alors que certains œuvrent pour la protection et la sécurité des manifestants et observateurs, nombreux sont ceux qui gagnent leur pain, lors de ces protestations populaires. Des personnes qui assurent le parking pour surveiller les motos ainsi que des vendeurs ambulants sont les plus heureux des rassemblements au Boulevard de l’Indépendance. Ils ne retournent pas bredouille à la maison. Des vendeurs de parapluies, d’imperméables, d’arachides, d’eau fraiche, de vuvuzelas, entre autres, ont fait écouler leurs produits. Vers 14h, Tidiani Koné, avait déjà vendu plus de 100 vuvuzelas. Chaque vuvuzela est cédé à 500 Fcfa, selon lui. « Je peux vendre 200 vuvuzelas à chaque rassemblement », confie-t-il, en quête de clientèle, en face des anciens locaux du ministère de l’Economie et des Finances. Alors que les manifestants soutiennent l’ambiance, une dame fait son petit commerce de T-shirt rouge avec effigie FSD (Front pour la sauvegarde de la démocratie). « J’ai vendu 50, en raison de 1500 Fcfa l’unité. Je continue à vendre», dit-elle, tenant à son anonymat. De l’autre côté, dans le jardin en face à la Bourse du Travail, Badara tient son parking de motos des manifestants. A notre passage, aux environs de 15h, il n’avait pas atteint le nombre habituel d’engins qu’il garde. « Mon premier carnet de tickets n’est pas fini d’abord. Nous avons 100 tickets dans un carnet. Chaque ticket, à l’occasion des manifestations, coûte 200 Fcfa. J’ai écoulé plus de deux carnets lors des dernières manifestations. Mais je ne désespère pas, car il n’est pas encore 16h », détaille-t-il. La mobilisation est lente à se dessiner lors du rassemblement du mardi 11 août. Peut-être à cause de la fine pluie toute la matinée ? Il a fallu plus de 2 heures d’horloge pour voir les quatre rues qui débouchent sur la Place de l’Indépendance se remplir de monde. Depuis 14h30, certains responsables du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), prennent place à la loge officielle à la Place de l’Indépendance. Les choses proprement dites débutent après 16 heures. L’Imam Mahmoud Dicko, lui-même, arrive mobilisation sur les lieux à 16h35mn. De nombreux journalistes ainsi que des animateurs de réseaux sociaux prennent place sous le podium. Des drones aussi survolent le ciel. L’accès à cet endroit par des hommes de médias est conditionné à un contrôle strict des éléments de la sécurité du M5-RFP. « Personne n’entre sans être soumis à ce contrôle », dit un agent de sécurité en train de contrôler le sac d’un confrère. Ces hommes de sécurité du M5 portent des brassards rouges et jaunes. Ils sont une centaine. « Nous avons toujours maintenu la sécurité des manifestations dont fait partie la CMAS. Nous restons sur place jusqu’à la désinstallation du matériel de sonorisation, des bâches et des chaises. C’est nous qui assurons la sécurité chez l’Imam Dicko », précise Demba Sanogo, agent de sécurité du M5-RFP. Quant aux agents de maintien d’ordre, ils sont moins visibles aux abords proches du rassemblement. Cependant, un pick-up de la gendarmerie avec des éléments était stationné à une intersection de rues non loin. Une ambulance médicalisée de la protection civile était en position près de la Bourse du travail, prête à intervenir. SANTE DES MANIFESTANTS – Les éléments de la protection civile sont postés, près du podium, à coté des journalistes. Ils ont porté secours à quelques rares personnes sujettes à des malaises, après être resté debout de longues minutes. « Nous sommes ici pour tout le monde, les manifestants, les journalistes, les porteurs d’uniforme, entre autres…Nous n’avons pas relevé beaucoup d’incidents », relate un sous-lieutenant de la protection civile alors que ces éléments procèdent au contrôle du sac d’un quinquagénaire. Cet homme d’une taille moyenne, la barbe fournie, habillé d’un boubou blanc sur un demi pantalon qui s’arrête au bas du genou, s’est installé parmi les reporters. Plus de peur que de mal ! Les contrôles ne révèlent rien sur lui. Quelques minutes, après, arrive le directeur régional de la protection civile du District de Bamako, le colonel Adama Diatigui Diarra. Il veut, par lui-même, constater le travail de ses agents. Le colonel Diarra nous signale qu’il y a eu seulement des cas de malaises. « Je suis en train de faire le point de la situation avec mes éléments. A part des malaises, pas de cas grave », note-t-il. Des médecins civils épaulent la protection civile lors de ces manifestations du M5-RFP. Ils portent des badges avec mention «Santé : M5-RFP». Le Dr Koita, en conversation sur la situation avec le colonel Adama Diatigui Diarra, confirme les propos des responsables de la protection civile. « Comparativement aux autres jours, aujourd’hui, il y a eu peu d’interventions », relève-t-il, ajoutant qu’ils opèrent en appui aux agents déployés par la protection civile sur d’éventuels malaises de type hypoglycémie, pertes de connaissance ou vertiges sous l’effet de la chaleur. « Il pleut, depuis ce matin, c’est pourquoi le taux d’intervention n’a pas connu de hausse », explique-t-il. Tout d’un coup, avant la fin de notre entretien, un agent de la sécurité fait signe au Dr Koita pour secourir un de leur qui ne peut plus se tenir sur ses pieds. ATMOSPHERE…Les manifestants sont de tous âges. Des vuvuzelas agressent les tympans. Des militants de partis politiques et autres regroupements ou associations composant le M5-RFP se distinguent à travers leurs habillements. Certains jeunes portent un t-shirt rouge. Des femmes se singularisent avec leur foulard rouge, tenant en main des balaies et autres ustensiles de cuisine. Des groupes de femmes en burka, foulard rouge, sont aussi de la partie. « J’ai toujours participé aux manifestations initiées par l’Imam Dicko. Nous protestons contre la mauvaise gouvernance », déclare une femme, en accoutrement de sunnite. Des hommes au teint clair, enturbannés, regroupés dans la Plateforme du 10 juillet sont venus de Tombouctou. « Il faut un changement. Nous sommes là pour ça. Nous voulons que le système change », s’exprime Abdoulaye Ag Mohamed de cette plateforme. Certains jeunes sont juchés sur les murs du Haut conseil des collectivités territoriales. Au même moment, des