Covid-19 au Mali : 6 nouveaux cas positifs enregistrés dimanche

Bamako, 25 août (AMAP) Six  (6) nouveaux  cas positifs à la Covid- 19 ont été enregistrés dimanche au Mali, portant le nombre total de la contamination à 2705 dont 2018 guérisons et 125 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent  que les 6 nouveaux cas enregistrés, 2 cas ont été découverts à Mopti, 1 cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 314 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)          

Médiation de la CEDEAO au Mali : Des avancées notables, en attendant le sommet de vendredi

Bamako, 24 août (AMAP) Le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan, a achevé, lundi, son ultime round de discussion sur des avancées dans la médiation de l’organisation régionale pour le règlement de la crise malienne. Au soir du troisième jour de négociations avec le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), M. Jonathan a déclaré que des avancées notables sont enregistrées même s’il existe encore quelques points de désaccord. \ Il a promis de rendre compte aux chefs d’Etat qui se réuniront en sommet, vendredi, pour plancher sur l’évolution de la situation politique au Mali et, éventuellement, sur la levée ou l’allègement des sanctions. « Ce que nous faisons, c’est pour l’intérêt du Mali et de la CEDEAO parce que ce qui touche le Mali affecte le reste de la CEDEAO car les pays sont liés », a indiqué Goodluck Jonathan. Pour sa part, le porte-parole du CNSP, colonel Ismael Wagué a déclaré : « Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’aucune décision ne sera prise par rapport à la transition sans une consultation massive ». Pour le colonel Wagué, « l’architecture finale de la transition sera discutée et définie entre nous (Maliens) », démentant ainsi les informations faisant état de discussions sur la transition, sa durée, la composition du gouvernement… « Je tiens à préciser qu’à ce stade des discussions avec l’équipe de médiation de la CEDEAO, rien n’est décidé. A aucun moment, on n’a parlé de gouvernement à majorité militaire. Toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition, à la formation du gouvernement, se fera entre Maliens, avec les partis politiques, les groupes sociaux-politiques, les syndicats, les groupes signataires, la société civile, conformément à notre première déclaration », a insisté le colonel major Wagué. La délégation de la CEDEAO est arrivée samedi à Bamako et s’est entretenue, a plusieurs reprises, avec les dirigeants du CNSP, mis en place par les militaires pour diriger le pays. Les envoyés ouest africains se sont rendus ensuite, à Kati, ville-garnison sur les hauteurs de Bamako d’où est partie la mutinerie devenue coup d’état, pour voir les responsables civils et militaires détenus par les militaires, parmi lesquels le chef de l’État déchu et son Premier ministre, Boubou Cissé. DD/MD (AMAP)

Durée de la transition au Mali : Démenti du Comité national pour le salut du people (CNSP)

« Nous avons été surpris d’appendre sur certains médias des déclarations qui parleraient de discussions par rapport à la transition, au gouvernement ainsi de suite. Je tiens à préciser qu’à ce stade des discussions avec l’équipe de médiation de la CEDEAO, rien n’est décidé. A aucun moment, on n’a parlé de gouvernement à majorité militaire ainsi de suite. Toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition, à la formation du gouvernement, se fera entre Maliens, avec les partis politiques, les groupes sociaux-politiques, les syndicats, les groupes signataires, la société civile, conformément à notre première déclaration. Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’aucune décision ne sera prise par rapport à la transition sans cette consultation massive. A ce stade des discussions, rien n’est décidé avec l’équipe de médiation de la cédéao », a déclaré le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du CNSP avant le début de la nouvelle séance de négociations avec la CEDEAO.

Réconcilier les Maliens : La nouvelle mission que se donne l’imam Mahmoud Dicko

Par Issa DEMBELE Bamako, 24 août (AMAP) L’autorité morale du mouvement de contestation qui a fini par avoir raison du régime du président Ibrahim Boubacar Keïta, l’Imam Mahmoud Dicko, se donne un nouveau challenge : prêcher la réconciliation des cœurs et des esprits des Maliens. Lors du meeting du Mouvement du 05 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), pour remercier le peuple et célébrer la victoire sur le régime déchu », vendredi après-midi, lors d’un meeting à Bamako, l’Imam Dicko, devant une foule immense massée à la Place de l’Indépendance et après plusieurs allocutions de responsables du M5-RFP, a annoncé qu’il « retourne dans sa mosquée », où il dirige les prières quotidiennes et d’où il pèsera de tout son poids pour réconcilier les Maliens. Pour la caution morale de l’opposition à l’ancien pouvoir, sa mission est finie. Pour cet imam, qui, bille en tête, avait attaqué le régime de l’ex président, Ibrahim Boubacar Keita, (IBK), le nouveau challenge est d’éteindre le feu qui décime les Régions de Mopti et de Ségou, dans le Centre du Mali. Une course de vitesse sur le long terme alors que la maison brûle. A propos de cette crise sécuritaire dans le Centre du Mali, il a lancé « un appel à tous les Peuhls ayant pris les armes, quelles que soient les raisons, de les déposer ». « Je demande la même chose aux Dogons, à la CMA (Ndlr, Coordination des mouvements de l’Azawad, ex rébellion touarègue), entre autres…Il faut qu’on s’entende pour l’intérêt de notre Nation. Ce pays appartient à nous tous  », a-t-il dit. Un message qu’il souhaite porter dans les jours à venir sur le terrain, en compagnie des leaders de toutes les confessions religieuses du Mali. L’imam Dicko a, aussi, révélé qu’il nourrit l’ambition de mener une médiation à l’intérieur du Mali pour que la paix revienne. « Je me propose, avec mon jeune frère Chérif Ousmane Madani, mon frère Cardinal Jean Zerbo et d’autres personnalités du Mali, sous la bénédiction du Chérif de Nioro, de faire une tournée dans le Nord et le Centre du pays et partout ailleurs au Mali pour la cause de la paix », a-t-il dit. Il a demandé au peuple malien de pardonner à l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). « Je voudrais vous dire de pardonner à mon grand frère », a déclaré Dicko. Selon lui, le Mali est une Nation de non-violence et pas de vengeance. « Je souhaite qu’on mette de côté le bâton de la vengeance au profit de celui de l’entraide, du travail. Nous devons nous donner la main dans notre fraternité exemplaire », a prêché l’Imam. « On est tous des Maliens. On doit se pardonner, se donner la main, chasser les démons de la division… », a-t-il plaidé, avant de dénoncer les actes de pillages de biens publics et privés lors des manifestations du 18 août dernier. Ce n’est pas la première fois que Mahmoud Dicko met un pied dans le champ politique. Celui qui apparaît désormais comme l’homme du recours face aux échecs des gouvernants, avait, il y a une dizaine d’années, fait capoter un projet de réforme du Code de la famille. En 2019, il a mis la pression sur le gouvernement, qui a abandonné son projet de manuel scolaire d’éducation sexuelle. L’imam Mahmoud Dicko a annoncé qu’il s’investira désormais sur le terrain de la réconciliation des cœurs et des esprits, avec en ligne de mire, juguler la crise sécuritaire qui menace l’existence même du Mali, depuis longtemps. ID/MD (AMAP)

Mali : Les militaires pour une transition de 3 ans dirigée par un des leurs et une libération de l’ex président Keïta » (Agences étrangères)

Bamako, 23 août (AMAP) Les militaires au pouvoir au Mali souhaiteraient mettre en place un organe de transition dirigé par un militaire, pour une période de trois ans, et aurait accepté une libération de l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta qui pourrait retourner dans sa résidence personnelle, ont indiqué dimanche soir des sources de la CEDEAO et du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), citées par des agences de presse internationale.  « La junte a affirmé qu’elle souhaite faire une transition de trois ans pour revoir les fondements de l’État malien. Cette transition sera dirigée par un organe présidé par un militaire, qui sera en même temps chef de l’État », a indiqué à l’AFP une source au sein de la délégation ouest-africaine à Bamako. Un responsable militaire a confirmé à l’AFP « les trois ans de transition avec un président militaire et un gouvernement en majorité composé de militaires ». Selon la même source, le CNSP a donné son accord pour libérer l’ancien président qu’il détient depuis le coup d’Etat de mardi, « qui pourra repartir à son domicile » de Bamako. « Et s’il souhaite voyager pour des soins, il n’y a pas de problème », a également indiqué la source de la CEDEAO. Quant au Premier ministre Boubou Cissé, arrêté en même temps que le président Keïta et détenu dans le camp militaire de Kati, dans la banlieue de la capitale, « nous avons obtenu de la junte qu’elle accepte qu’il soit dans une résidence sécurisée à Bamako », a ajouté ce responsable ouest-africain. Un membre de la junte a confirmé à l’AFP « les trois ans de transition avec un président militaire et un gouvernement en majorité composé de militaires », ainsi que les décisions concernant le président Keïta et son Premier ministre. MD (AMAP)

Echanges délégation de la CEDEAO et CNSP : Des compromis mais les discussions se poursuivent lundi

Bamako, 23 août (AMAP) La délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) sont parvenus, dimanche, à des points de compromis mais poursuivront leurs discussions, lundi, a déclaré le médiateur de l’organisation sous régionale, l’ancien chef d’Etat nigérian, Goodluck Jonathan. « Nous avons pu nous entendre sur certains points, mais pas encore sur l’ensemble des points de discussions », a dit à la presse M. Jonathan, au deuxième jour de sa mission, au sortir de la rencontre qui a duré toute la journée au ministère de la Défense et des anciens Combattants. Le porte-parole du CNSP, le colonel-major Ismaël Wagué, a abondé dans le même sens. « On a eu des points de compromis sur certains aspects. Et la négociation va continuer demain », s’est-il brièvement adressé à la presse. Le chef de la délégation de la CEDEAO a laissé entendre que l’organisation sous régionale ainsi que le CNSP veulent, tous, que le Mali aille de l’avant. Cependant, il a déclaré qu’ils n’ont pas pu se mettre d’accord sur certains sujets qu’il n’a pas précisés. Encore moins les points d’accord. Cette deuxième rencontre n’a pas permis aux deux parties de s’entendre sur tous les points. Après une journée d’échanges, elles ont décidé de reprendre le dialogue lundi. La délégation de la CEDEAO, conduite par Goodluck Jonathan et arrivée, au Mali, samedi, avec pour objectif de constater l’évolution de la situation politique dans le pays marquée par la démission, mardi, de l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta, prolongera donc son séjour. Par ailleurs, l’envoyé de la CEDEAO a estimé que l’élément important pour eux dans « des situations du genre est de savoir comment, stratégiquement, avancer et sortir de l’impasse ». « Donc, on peut toujours discuter, débattre de la voie à suivre, pour savoir quelle situation trouver et mettre d’accord toutes les parties prenantes », a-t-il ainsi soutenu. Selon le programme, les discussions approfondies entre la mission de la CEDEAO et le CNSP pour sortir le Mali de l’impasse devraient prendre fin lundi et au ministère de la Défense et des anciens Combattants afin que notre pays sorte de l’impasse. Les chefs d’État de la CEDEAO se réuniront, en principe, mercredi 26 août prochain, par visioconférence sur le Mali. Le rapport de mission sous régionale à Bamako doit leur servir de base à d’éventuelles décisions sur la crise malienne. OD/MD

Des manifestants contre le coup d’État militaire exigent la libération d’IBK

Bamako, 23 août (AMAP) Une centaine de manifestants, partisans du président démissionnaire, Ibrahim Boubacar Keita, se sont regroupés, samedi matin, sur l’esplanade de la Bourse de travail de Bamako pour « exiger sa libération et le retour à l’ordre constitutionnel », a constaté l’AMAP. Sur les banderoles des manifestants accrochés, on pouvait lire des slogans favorables au régime déchu : « le Peuple dit oui à la paix », « IBK Mali-Kanu dit Oui à IBK » ou encore « Non au coup d’État ». Pendant au moins une heure, les manifestants dirigés par certains leaders de mouvements et plateformes de soutien à l’ex président IBK ont dénoncé son arrestation avec des slogans hostiles aux membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Les manifestants qui, selon toute vraisemblance, ne disposaient pas d’autorisation de manifester, ont reçu l’ordre de la police de continuer la manifestation dans l’enceinte de la Bourse de travail. Les manifestants ne s’y sont pas pliés. « La CEDEAO est dans son rôle de demander le rétablissement de l’ordre constitutionnel, le retour de la stabilité démocratique. Elle est dans son droit de demander la libération du président de la République », a déclaré Ibrahim Tamega, président du Mouvement Mali Denw. Selon le jeune leader, « le président IBK, le Premier ministre Boubou Cissé, le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné ainsi que tous les hauts cadres et personnalités du Mali qui se trouvent entre les mains des putschistes sont, aujourd’hui, séquestrés à Kati ». « Nous exigeons haut et fort, sans ambiguïté, leur libération sans conditions. Nous demandons à la communauté internationale d’agir pour la justice, la légalité et le droit », a lancé Ibrahim Tamega, soulignant que le Mali est un héritage commun. La manifestation n’a pas duré longtemps car des groupes de jeunes venus du côté opposé de la Bourse de travail, précisément du quartier de Bolibana, ont commencé à huer les manifestants qui n’ont pas hésité à riposter. S’en suivirent des jets de cailloux et de pierres entre les deux groupes qui seront, tous, dispersés à coup de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre. AT/MD (AMAP)  

Sortie de crise au Mali : Discussions prometteuses entre le médiateur de la CEDEAO et le CNSP

Bamako, 23 août (AMAP) Une mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est arrivée, au Mali, samedi, avec pour objectif de constater l’évolution de la situation politique dans le pays marquée par la démission, mardi, de l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta,. La délégation conduite par l’ancien chef d’Etat nigérian, Goodluck Jonathan, a été accueillie à l’aéroport international président Modibo Keita par le 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), colonel Malick Diaw, le porte-parole du Comité, colonel-major Ismaël Wagué et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Boubacar Gouro Diall. A son arrivée, le médiateur de la CEDEAO pour le Mali s’est dit confiant pour la bonne tenue des échanges avec le CNSP et pour parvenir à un consensus qui tiendra compte du bonheur des Maliens.  Selon M. Jonathan, « le Mali est dans cette impasse politique depuis quelques temps et c’est (sa) quatrième visite (dans notre pays) dans le cadre de cette crise ». LE BIEN POUR LE PEUPLE MALIEN – Après la visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, a-t-il souligné, il lui a été demandé « de venir à Bamako voir ce qui peut être fait de façon collégiale parce que la CEDEAO suit de près ce qui se passe au Mali et veut le meilleur » pour le pays.  « Nous sommes là pour échanger avec les parties prenantes et je crois qu’à la fin des rencontres, nous allons trouver quelque chose de bien pour le peuple malien », a-t-il indiqué, ajoutant que cela arrangera la CEDEAO et la communauté internationale. Après l’aéroport, la délégation de la CEDEAO accompagnée par les membres du CNSP s’est dirigée vers l’hôtel où le médiateur a pris ses quartiers. Là, M. Jonathan a eu une séance de briefing avec les représentants de l’Union africaine (UA) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Selon le programme, il devrait, aussi, discuter avec les ambassadeurs des Etats membres de la CEDEAO. Mais rien n’a filtré sur ces rencontres. Dans sa recherche de solution à  la crise, le médiateur de la CEDEAO a, ensuite, rencontré les membres du CNSP au ministère de la Défense et des Anciens combattants. Le président du CNSP, le colonel Assimi Goïta, a pris part à ces échanges avec d’autres membres de son équipe, notamment le colonel Malick Diaw et le colonel-major Ismaël Wagué. Les discussions ont, essentiellement porté sur l’évolution de la situation politique après le changement de régime, la dissolution de l’Assemblée nationale et du gouvernement, ainsi que de l’arrestation de plusieurs personnalités civiles et militaires, dans le cadre de l’intervention des militaires. « IBK SE PORTE BIEN » – Ces échanges, qui se sont déroulés à huis clos, ont aussi porté sur les pistes de sortie de crise dont la libération du président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta. A l’issue de la rencontre, des sources dignes de foi ayant assisté aux échanges, ont confié que le médiateur de la CEDEAO a salué les militaires pour avoir éviter une effusion de sang. Après le ministère de la Défense et des Anciens combattants, l’ancien président nigérian s’est rendu à Kati pour rencontrer le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta. De retour du camp Soundiata Keïta de la ville garnison de Kati, Goodluck Jonathan a déclaré à la presse que les discussions se passent bien avec les membres du CNSP et il garde espoir. Il indiqué avoir pu voir Ibrahim Boubacar Keïta qui se porte bien. Le porte-parole du CNSP, colonel-major Ismael Wagué, sans donner de détails, a ajouté, pour sa part, que les discussions avec la CEDEAO se passent bien. DD/MD (AMAP)

La mission de la CEDEAO a rencontré les militaires du CNSP et l’ex président IBK (sources maliennes)

Bamako, 22 août (AMAP) Une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par l’ex président nigérian, Goodluck Jonathan, est arrivée samedi à Bamako, au Mali, et s’est entretenue avec les dirigeants du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), mis en place par les militaires pour diriger le pays, ont indiqué des sources maliennes. Selon les mêmes sources, la délégation ouest africaine a, également, rencontré le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta, poussé par les militaires à se retirer du pouvoir, mardi dernier. Dans l’après-midi, la délégation s’est entretenue, au ministère malien de la Défense et des anciens Combattants, pendant une trentaine de minutes avec les dirigeants du CNSP dont son président, le colonel Assimi Goïta. Les envoyés de la CEDEAO sont repartis sans aucune déclaration. A son arrivée, Goodluck Jonathan, qui effectue son quatrième ainsi voyage au Mali, depuis le début de la crise socio-politique qui secoue ce pays, s’est dit confiant et a espéré des discussions qui permettraient d’aboutir à « quelque chose de bon pour le pays, pour la CEDEAO et pour la communauté internationale ». Les envoyés ouest africains se rendront, ensuite, à Kati, ville-garnison sur les hauteurs de Bamako d’où est partie la mutinerie devenue coup d’état, pour voir les responsables civils et militaires détenues par les militaires, parmi lesquelles le chef de l’État déchu et son Premier ministre, Boubou Cissé. Parmi la quinzaine de hauts responsables, il y a aussi le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, et le chef d’état-major de l’armée, le général Abdoulaye Coulibaly. Selon son programme, la délégation ouest africaine rencontrera, dimanche matin, les ambassadeurs au Mali des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (France, États-Unis, Russie, Royaume-Uni et Chine). A la suite d’un sommet par visioconférence, jeudi, trois jours après le coup d’État qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, les dirigeants de l’organisation ouest africaine ont annoncé l’envoi « immédiat » d’une délégation à Bamako. « Nous demandons le rétablissement du président Ibrahim Boubacar Keita en tant que président de la République », a déclaré le chef de l’État nigérien, Mahamadou Issoufou, qui assure la présidence de la CEDEAO, à la fin du sommet virtuel. « Nous décidons de dépêcher immédiatement une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel », a-t-il ajouté. MD (AMAP)  

Meeting du M5-RFP: Une ambiance de victoire !

Par Oumar DIAKITE Bamako, 22 août (AMAP) Le rassemblement du vendredi du M5-RFP (Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces patriotiques) a été différent des précédents de par l’ambiance, l’organisation, la présence remarquée des forces de sécurité et, surtout, la grosse équipe de la protection civile déployée sur les lieux où régnait la liesse. Pour ceux qui sont venus du Quartier du Fleuve à l’intersection des anciens locaux du ministère de l’Economie et des Finances, le constat était frappant. Des éléments de maintien d’ordre régulaient la circulation à ce carrefour dès 14 heures. C’était le même dispositif sur la voie du côté Est du Monument de l’indépendance. Moins ordinaire. Du moins comparativement aux autres manifestations du M5-RFP. Sur le Boulevard de l’Indépendance, dans les deux sens, des pick-up de la gendarmerie et de la garde nationale avec des éléments qui assuraient la sécurité des manifestants. Une présence très remarquable des forces de l’ordre. Ils étaient même parmi les militants. D’autre part, le changement apporté à l’organisation a surpris plus d’un. Cette fois-ci, seuls ceux qui détenaient une carte d’invitation ont eu accès aux alentours de la loge, sous le monument. Des grilles délimitaient le passage pour l’accès à cette place. L’entrée, habituellement réservée aux journalistes et autres animateurs des réseaux sociaux, était condamnée. Les hommes de médias, nationaux et internationaux, ont été dirigés vers un autre accès, en face du podium. Des drones survolaient la foule. Le podium avait pris une autre disposition. Il a été superposé. Il y avait une loge au milieu, en hauteur, réservée aux leaders et deux autres sur les ailes, un peu en contrebas, consacrées aux personnalités du deuxième rang. Près du podium, d’autres militants assis sur des chaises regardaient l’écran géant, vers le côté sud du monument, qui diffusait l’image des intervenants. L’installation de cet écran a été aussi une innovation. Des éléments de la sécurité civile étaient présents dans cette zone. Ils portaient des gilets orange, pour certains, et des brassards, pour d’autres. Sur cette place, s’étaient regroupés des hommes enturbannés, regroupés dans la Plateforme du 10 juillet et membres de la Coordination des mouvements et associations de soutien à l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS), venus de Tombouctou. « Nous faisons confiance au Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Cette révolution du peuple malien est légitime et nous souhaitons qu’elle aboutisse aux aspirations », espère Chiaka Sylla. EUPHORIE – Les manifestants étaient de tous les âges. Des vuvuzelas agressaient les tympans. Le préposé à l’animation jouait la musique d’artistes révolutionnaires comme Tiken Jah Fakoly, Alpha Blondi, des rappeurs locaux. Des morceaux des artistes maliens, comme Djénéba Seck, sur la gloire du peuple et la bravoure de l’armée sont joués, rejoués. Les manifestants n’ont pas pu tenir sur place. Ils ont dansé, joué et ont fait les chœurs, les bras en l’air. Tout ce monde s’est émerveillé. « C’est une cérémonie de célébration de notre victoire, celle du peuple malien débout et digne », s’est réjoui un quinquagénaire, emporté par l’ambiance. Dans l’euphorie, nous avons rencontré Mme Kéita Astan Kéita, la dame qui a toujours apporté de la nourriture, gratuitement, aux manifestants lors des précédentes mobilisations de M5-RFP ». Vendredi, « il n’y a pas eu de distribution de riz au gras, nous a-t-elle informé. « J’ai appris que le M5-RFP va égorger 20 à 30 bœufs pour les manifestants. C’est pourquoi, je n’ai pas fait de plat aujourd’hui », s’est justifié Mme Kéita. Par ailleurs, un des vieux slogans de l’Imam Dicko défiant le désormais ex-président IBK était rejoué pour galvaniser la foule. C’était une ambiance de concert live, avec des cris de joie. Tout a été fait dans ce sens. Les manifestants répétaient, avec le maitre de cérémonie, des slogans comme :« Boua ya bla ! Aya bla ! Aya bla ! » (Le Vieux a lâché le pouvoir). A l’entame des interventions des leaders, tout le monde a chanté l’hymne national du Mali. L’arrivée de la délégation du CNSP a enthousiasmé le public davantage. Tous les regards se sont tournés vers le cortège d’une dizaine de pick-up lourdement armés de ces invités surprise. Ils ont rejoint la loge sous les vivats. Les applaudissements ont d’ailleurs résonné tout au long du meeting et, surtout, chaque fois qu’un intervenant faisait des déclarations contre le régime déchu ou la CEDEAO. Les acclamations ont été encore plus fortes lorsque l’Imam Mahmoud Dicko est arrivé au pupitre. Côté messages, les banderoles affichaient entre autres : « Vive le Mali ! Vive le CNSP », « Le peuple débout soutient le CNSP pour un Mali nouveau », « Jeunes du Mali, soutenons et faisons soutenir le CNSP », « Imam Dicko, Papa national et nouvel héro du Mali », « Libérez l’honorable Soumaila Cissé : ensemble nous pouvons ! ». Une seule petite fausse note ! Sous le podium, avant le début des discours, des jeunes très remontés lançaient des injures à l’encontre de Kaou N’Djim. Ils accusaient Kaou N’Djim d’avoir fait descendre un de leurs responsables de la loge officielle. « C’est maintenant qu’il agit de la sorte…où était-il le jour où on a tiré sur nous à l’ORTM…On se verra après le meeting », menace un jeunes très excité. En outre, tout s’est arrêté, un moment, alors que les représentants du CNSP sont sur scène, parce que le podium ne pouvait plus contenir le monde. MALAISES ET BLESSÉS – Le soleil de ce vendredi après-midi était ardent. Pourtant, des gens sont restés sur place plus de deux tours d’horloge. Cet état de fait a poussé les des manisfestatnts à demander de l’eau à boire. Plusieurs personnes ont souffert de la chaleur et, surtout, de la longue attente, debout. La direction régionale de la protection civile du District de Bamako avait déployé une équipe à la hauteur du danger. Le directeur régional, colonel Adama Diatigui Diarra, était, lui-même, sur le terrain pour aider et motiver ses éléments. Plus de dix véhicules de la protection civile, une ambulance médicalisée et un véhicule de commandement étaient mobilisés pour assurer les interventions. Selon le directeur régional, une centaine d’hommes a été déployée. Certains éléments ont opéré sous le monument, près du podium, d’autres vers le côté nord et l’ambulance médicalisée était