Covid-19 au Mali : 25 nouveaux cas enregistrés vendredi

Bamako, 4 juillet (AMAP) Vingt cinq (25) nouveaux cas positifs au Covid -19 ont été enregistrés vendredi, portant le nombre total à 2285 au Mali dont 1507 guérisons et 117 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 25 nouveaux cas enregistrés  vendredi, 2 cas ont été décelés à Kayes (1ère région), 6 cas à Yanfolila (3ème région), 1 cas à Ségou (4ème région), Mopti, 10 cas à Tombouctou, 1 cas en CV,  4 cas en CVI et 1 cas au niveau des Maliens rapatriés. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que 1469 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)          

Mali : Les pratiques sociales bousculent les gestes barrières anti-Covid-19

Reportage : Oumar DIAKITE, Amadou MAÏGA et Amsatou Oumou TRAORE Bamako, 03 juillet (AMAP) Chaque jour, l’Institut de santé publique (ISP) découvre de nouveaux cas positifs à la maladie à coronavirus au Mali. Au moment de rédiger notre article, jeudi 02 juillet 2020, quelque 58 cas ont été enregistrés avec un total de 2260 personnes contaminées sur l’ensemble du territoire. L’ISP continue de sensibiliser la population à plus de vigilance et à observer les gestes barrières consistant à maintenir la distanciation d’un mètre, à éviter les poignées de mains, les accolades, à porter le masque, à se laver les mains au savon, à se désinfecter avec le gel hydro-alcoolique, entre autres. Nonobstant le nombre de plus en plus considérable de cas déclarés positifs à la maladie a coronavirus et des décès enregistrés, des Maliens restent sceptiques sur l’existence de la pandémie de la Covid-19 dans notre pays. Malgré le taux de personnes contact positives à la maladie, les Maliens vaguent, inconsciemment, à leurs activités quotidiennes, sans aucune mesure de protection. Les comportements lors de cérémonies sociales où le risque de contact est très élevé révèlent la négligence flagrante de nos compatriotes face à la menace. Lors des baptêmes, funérailles, les mariages et même les ‘tours’ (rencontres familiales ou entre amies), on constate que presqu’aucune précaution sanitaire n’est prise face au Coronavirus. Les mesures sanitaires sont, du coup, foulées au pied lors de ces différentes cérémonies traditionnelles et religieuses de rassemblement massif. Les habitudes restent les mêmes. Pis, on a tendance à stigmatiser les personnes qui appliquent les gestes barrières. « Je me demande quand les Maliens vont-ils changer de mentalité. J’ai assisté à deux funérailles, je n’en revenais pas : les gens me regardaient avec mépris, parce que je portais le masque, les gants et prenais soin de ne pas trop m’approcher de la masse », déplore Ousmane Diallo, cadre de banque. M. Diallo dit avoir toujours pris soin des membres de sa famille, depuis l’apparition de la maladie au Mali. « Mes enfants ne rendent plus visite à nos grandes familles. Je leur ai interdit la fréquentation de tout lieu de concentration humaine massive », précise-t-il. Par contre, d’autres personnes prennent le risque de s’exposer. Ces dernières prétextent ne pas vouloir vexer leur prochain. « J’ai participé à un mariage civil, aujourd’hui, (Ndlr : jeudi 02 juillet) à la mairie de Samé. A part moi, personne ne portait le masque. On était entremêlé. On se donnait la main. J’ai été obligé de faire comme tout le monde. Je ne pouvais refuser de serrer les mains tendues », témoigne D.C, webmaster dans un service national d’information et de communication. Notre technicien s’est, tout de même, désinfecté les mains avec du gel hydro-alcoolique, de retour dans son bureau. Abidine Issa Sangaré, officier d’état-civil au Centre secondaire d’état civil de Kalabancoura, assure que la Covid-19 a renforcé les mesures prises par les mairies bien avant, parce que seuls les mariés et leurs témoins accédaient à la salle de célébration. Ici, à Kalabancoura, les mesures de prévention ne sont pourtant pas respectées. La distanciation sociale préconisée pour circonscrire la propagation du virus de la pandémie est superbement ignorée par la foule de fêtards. Le dispositif de lavage des mains au savon existe bien à la porte, mais les gens ne respectent pas les gestes barrières surtout, les jours de mariage. Selon le maire délégué de la circonscription, Moussa Z. Doumbia, la mairie respecte toutes les règles édictées par les services sanitaires dans le cadre de la célébration du mariage. Il expliquera que les maires et les conseillers municipaux n’ont aucun pouvoir de restriction sur les accompagnants des mariés en dehors de la salle de célébration. Pour Kaniba Komogara, marraine d’un mariage à la mairie dans le même centre d’Etat secondaire, le mariage est devenu moins coûteux, aujourd’hui. La pandémie du coronavirus a contraint les autorités à prendre des dispositions pour limiter le nombre d’invités à moins de 50 personnes dans les cérémonies sociales. A l’en croire, depuis le salon de coiffure, les mariés prennent toutes les dispositions pour respecter les mesures barrières. Quant à Amadou Sacko, natif de Kayes (Ouest), il est venu participer à un mariage dans la capitale. «Je ne crois pas du tout à l’existence du coronavirus parce que si tel était le cas, beaucoup seraient déjà morts», croit-il savoir. Quant au jeune Daouda Sangaré qui vient de convoler en justes noces, il est conscient du péril. «Dans un contexte de pandémie du coronavirus, on doit respecter les mesures barrières pour notre propre santé et celle des autres. Cela permettra d’arrêter la chaine de contamination du virus. Je ne pouvais repousser la date de mon mariage mais j’ai moins dépensé aussi», se réjouit-il. SUSPICION – Certaines personnes croient toujours à la « théorie du complot », à une combine lorsqu’on leur parle du Coronavirus. Pour elles, la maladie n’existe pas ou, même si elle existe, ce n’est pas au Mali. « C’est une machination. On veut détruire notre humanisme, notre manière de vivre dans la société. Qu’ils se détrompent », nous réplique une dame, lors de la cérémonie de célébration d’un mariage civil, le dimanche 28 juin, à Sénou. Tout en nous reprochant d’être à la remorque de ceux qui jouent le jeu de la propagande, de la manigance des Occidentaux. Près de cette femme, une autre s‘insurge. Visiblement non instruite et femme au foyer, la dame en basin avoue qu’elle avait eu peur à l’annonce de la découverte de la maladie chez nous. « J’ai compris, quelques semaines après, qu’il n’en était rien », dit-elle. « Sinon, ils n’allaient pas tenir leurs élections législatives », dénonce-t-elle. « Nous, nous ne nous privons pas de nos rencontres sociales. Pas plus tard que la semaine dernière, notre tour de tontine était chez moi. Nous étions une vingtaine de femmes. On se f… de vos gestes barrières », éructe la bonne dame qui hurle comme si elle avait en face une personne qui l’avait privé de sa liberté de mouvement. Les villages aux environs de Bamako et Kati sont touchés à la négligence des citadins, lors des cérémonies

Mopti : Echanges sur le bilan des activités des organisations humanitaires dans la région

Mopti, 3 juillet (AMAP) Le Gouverneur de région, le Général de Brigade Abdoulaye Cissé a présidé ce vendredi dans la Venise Malienne, une réunion du comité régional de coordination Humanitaire sur le bilan des activités menées par les organisations humanitaires dans la région au titre du 1er semestre de 2020, a appris l’AMAP de source proche du Gouvernorat. La mission du comité régional Humanitaire est d’assurer la gestion de la situation humanitaire dans la région à travers l’orientation, la planification des besoins prioritaires et les réponses à apporter par les différents acteurs, entre autres. La cérémonie s’est déroulée en présence des représentants de l’administration, des responsables de services techniques, des élus et des responsables des organisations humanitaires intervenant dans la région. KM (AMAP)

Une attaque fait 32 tués dans quatre villages dans le Cercle de Bankass (Centre)

Bankass, le 03 juillet (AMAP) Des individus armés non identifiés ont tué 32 personnes, mardi, aux environs de 16 heures, lors de l’attaque simultanée de quatre villages dogon, dans les Communes de Tori et Diallassagou, Région de Mopti (Centre), a appris l’AMAP de source locale. Selon un habitant d’une des localités, les assaillants sont arrivés sur une vingtaine de motos et dans deux pick-up. Ils étaient lourdement armés et ont fait irruption dans les quatre villages de Gouari, Djimdo, Pangadougou et Dialakanda. Le détachement des Forces armées maliennes (FAMa) qui venait au secours à Gouari, est tombé dans une embuscade qui a fait sept militaires tués, un autre blessé et quatre véhicules calcinés. Il n’y a pas de poste militaire dans le Cercle de Bankass dont la population, pour sa protection réclame du gouvernement malien, une présence des forces de sécurité. AKG/MD (AMAP)

Bankass : 32 villageois et 7 soldats ont trouvé la mort dans des attaques perpétrées par des hommes armés

Bankass, 3 juillet (AMAP) Trente deux (32) villageois ont trouvé la mort mercredi, dans des attaques simultanées perpétrées par des hommes armés non identifiés, dans 4 villages dogon (Gouari, Djimdo, Pangadougou et Dialakanda) dans la commune de Tori et Diallassagou, cercle de Bankass, région de Mopti, a appris l’AMAP de source locale. Notre source précise également que le détachement des FAMA qui est allé au secours à Gouari est tombé dans une embuscade, au cours de la quelle 7 militaires ont été tués, un autre blessé et 4 véhicules brulés. Des hommes armés non identifiés habillés en accoutrement Peul, lourdement armés, à bord de 2 véhicules Pick-up et sur une vingtaine de motos, sont arrivés vers 16 H, tirant sur les populations, faisant 32 morts selon notre source qui ne déclare pas de blessés ni la direction prise par les assaillants après leur forfait. Selon notre source, le détachement des forces loyalistes en route pour intervenir à Gouari est tombé dans une embuscade tendue par les hommes armés non identifiés, tuant 7 militaires, blessant un autre avant d’incendier 4 de leurs véhicules. Le préfet de Cercle qui devrait se rendre dans ces villages a reporté sa mission avec l’attaque des forces loyalistes dans la zone selon notre source qui précise que les populations sollicitent régulièrement des postes de sécurité pour contrecarrer les mouvements des terroristes dans ces localités. AKG/KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 2260 personnes contaminées avec les 58 nouveaux cas enregistrés jeudi

Bamako, 3 juillet (AMAP) Quelque  2260 personnes  ont été contaminées de la Covid-19 avec les 58 nouveaux cas positifs enregistrés jeudi et 1502 guérisons, 117 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP)  précise que sur les 58 nouveaux cas enregistrés  jeudi, 2 cas ont été découverts à Kéniéba (région de Kayes), 1 cas à Kati, 6 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas à Sikasso (3ème région), 8 cas à Mopti, 5 cas à Bandiagara (5ème région), 3 cas à Tombouctou, 1 cas à Gourma Rhassous, 6 cas en CI, 1 cas en CIII, 5 cas en CIV, 8 cas en CV et 11 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que 1393 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)          

Niafunké : Nouvelle marche pour la libération de Soumaila Cissé 

Niafunké, 02 juillet (AMAP) Plusieurs dizaines de personnes ont marché, jeudi, pour la deuxième fois, à Niafunké, afin de marquer les 100 jours de détention du chef de file de l’opposition malienne, le député Soumaila Cissé, enlevé par des individus armés, depuis bientôt trois mois Organisés par la cellule de Niafunké du Collectif pour la libération de M. Cissé, les manifestants, qui scandaient des slogans pour la liberté du responsable politique, sont partis de la Place de l’indépendance à la préfecture, après avoir fait le tour de la ville. Les marcheurs ont remis au préfet adjoint du Cercle, Kassoum Sanogo, une nouvelle lettre adressée au président de la République dans laquelle le Collectif souhaite, « pour sa prochaine sortie, rencontrer Soumaila Cissé qui sera déjà libre ». Dans sa réponse M. Sanogo a rassuré les marcheurs que leur lettre sera transmise « à qui de droit » et que « les plus hautes autorités (dont il ne faut pas douter de la bonne foi) ne ménageront  aucun effort pour la libération de Soumaila Cissé ». La manifestation s’est aussi terminée, comme celle du jeudi dernier, par une prière animée par quelques marabouts et imams de la ville, à la place de l’indépendance. Le chef de file de l’opposition malienne, président de l’Union pour la République et la démocratie (URD) est aux mains de présumés jihadistes, depuis le 25 mars, quand il a été enlevé pendant qu’il battait campagne, dans le cercle de Niafunké (Nord), pour les élections législatives qui se sont tenues quatre jours plus tard. SAM/MD (AMAP)

Production de mangues au Mali : La transformation reste le défi

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 02 juillet (AMAP) «Des clients se plaignent, chaque jour, de la qualité de mes mangues. Pourtant, c’est grâce à cette activité que j’arrive à tirer mon épingle du jeu, notamment en cette période très difficile financièrement ». Fatoumata Kéita, vendeuse de mangues à Kati, depuis cinq ans, se plaint ainsi de la mévente actuelle de ce fruit très prisé. « J’ai des difficultés à trouver des mangues de qualité. Pour m’approvisionner, actuellement, en mangues, je fais le tour de trois à quatre vergers. Après ce périple, je me retrouve avec des mangues que personne n’achète. C’est la mévente», enchaîne-t-elle, découragée. Comme elles, la plupart des vendeuses, qui ont fait du commerce de mangue leur activité génératrice de revenu de premier ordre, sont confrontées à cette situation. Cela, chaque année, vers la fin de la saison des mangues. Parmi elles, Awa Diarra. Elle, aussi, se plaint de ne plus pouvoir écouler ses fruits vedettes. En cause l’anthracnose. Cette maladie fongique dont est atteinte la mangue, généralement, pendant la floraison et tout au long de la formation, entraîne souvent une décomposition rapide du fruit. C’est une maladie favorisée par les piqûres d’insectes comme les mouches qui offrent une porte d’entrée idéale pour l’installation du champignon dans la culture. Cette situation pose la problématique de la transformation de la mangue, visiblement chère à Awa Diarra. Elle dit que grâce aux technologies innovantes, la mangue peut être transformée en produit séché, en confiture, en jus et même en purée pour permettre sa conservation et sa commercialisation à long terme. «En la transformant en mangues séchées, elle peut être conservée plus longtemps et même être commercialisée hors de notre pays», soutient la vendeuse de mangues à Kati. Qui déplore le manque de formation et de moyens financiers pour lancer son business de transformation de la manque. « Ces pertes qui constituent un manque à gagner énorme pour notre économie, peuvent être évitées s’il existe un créneau de valorisation de ce fruit », ajoute Alidou Kéita. Pour ce propriétaire de verger, le potentiel disponible est immense mais reste sous-exploité à cause du faible moyen technique, financier et en termes de formation adéquate. Il cite en exemple les grandes zones de production comme Sikasso où, faute de moyens, des quantités importantes de mangues pourrissent, chaque année, dans les plantations. Selon une étude du Programme compétitivité et diversification agricole (PCDA) réalisée en 2009, le Mali a un potentiel de production estimé à 575.000 tonnes de mangues, par an, toutes variétés confondues. Mais Seulement 8.673 tonnes sont transformées. Au regard de cette potentialité, l’accès aux moyens de transformation par séchage, en jus et autres, offre des perspectives de revenus intéressants pour nos familles rurales. Ainsi, pour valoriser la filière, le gouvernement et ses partenaires au développement ont installé des unités de transformation dans certaines régions. Le but étant la création d’emplois et l’amélioration des conditions de vie des acteurs du secteur. Le Projet d’appui à la compétitivité agro-industrielle au Mali (PACAM), initié à cet effet par le ministère de l’Agriculture, entre dans le cadre d’une stratégie gouvernementale visant la valorisation de l’agriculture commerciale. Ses composantes 1 et 2 s’intéressent à l’augmentation, la transformation, l’exportation de mangues et à la consolidation de l’accès aux zones de productions de mangues. Financé par la Banque mondiale et le gouvernement, il appuie techniquement et financièrement les acteurs de la filière en matière de transformation. Grace à ces appuis, la quantité de mangues transformées est estimée à 8.673 tonnes, au sortir de la campagne 2019, selon le spécialiste des filières et alliances productives du PACAM. « Cette quantité est repartie en mangues séchées (75.369 tonnes), transformée en purée (6.910 tonnes), en concentrée (1.681 tonnes), en confiture (2,7 tonnes), en nectar (3,56 tonnes) et en sirop (1,3 tonnes) », détaille Aliou Kassogué. Le projet est, selon lui, très regardant sur la qualité de la mangue transformée. En la matière, la priorité est donnée à la préservation de la santé des consommateurs. «Les mesures d’hygiène et sanitaires sont respectées par les unités de transformation membres de l’interprofession et qui sont officiellement enregistrées au niveau de cette structure faitière», assure-t-il. « Chaque unité de transformation rédige un diagramme de fabrication comprenant les opérations unitaires de fabrication, selon leur succession dans la confection du produit », ajoute l’expert, précisant que les industries ayant déposé des demandes au PACAM et évaluées par le projet sont estimées à une trentaine. « A chaque étape, poursuit notre interlocuteur, tous les intrants nécessaires sont spécifiés, les quantités à utiliser détaillées ». En dépit de ces efforts, ces unités installées, qui sont insuffisantes en nombre et en capacités installées, ne transforment qu’une infime quantité de mangues fournies par ces grandes zones de production. Ce qui interpelle les acteurs de la filière. Un paradoxe, si l’on sait que ces industriels sont souvent confrontés, eux aussi, à la mévente des produits finis qu’ils mettent sur le marché national. AMK/MD (AMAP)

Cercle de Bafoulabé : Un incendie fait trois morts et plus de 53 millions de dégâts dans huit villages

Par Bandé Moussa SISSOKO Bafoulabé, 02 juillet (AMAP) Un incendie a causé des pertes énormes en vies humaines, dont une femme enceinte et sa fille de 2 ans, dans le village de Diakhaba, et un enfant de trois ans, dans le village de Gounfan (Ouest) et d’énormes dégâts matériels dans les huit villages évalués à plus de 53 millions de Fcfa. Selon un rapport de mission dépêchée, le lendemain du sinistre, par le préfet du Cercle de Bafoulabé, Falaye Sy, tout a commencé, le 14 juin 2020, lorsqu’un vent qualifié d’ « apocalyptique » par les autorités locales, a soufflé sur plusieurs localités. Le vent violent a atteint les villages de Dinkaba, Dialako (Commune de Diokeli), Bremassou (Commune de Mahina), Tintiba, Seguelindji, Hameau Farsimato (Commune de Gounfan), Bambila (Commune de Tomora) et Diallan (Commune de Diallan). Il ressort du rapport de cette « mission d’urgence » que le feu survenu dans les communes de Diokeli, Mahina, Gounfan, Tomora, dans le district sanitaire de Oussoubidiagna, et dans la Commune de Diallan, a, ensuite, consumé des habitats, des vivres, des biens matériels, des documents administratifs et religieux. D’après les informations recueillies sur place, un feu de ménage serait à la base du feu qui s’est propagé aux habitations, suite à un vent violent qui a surpris les ménages, vers 18 heures. Plus de 146 ménages abritant 1 212 personnes dont 585 hommes et 627 femmes, ont été affectés par le drame. « Nous avons la perte de 17 065 kg de mil, 16 005 kg de riz, 16 005 kg de maïs, 41 775 kg d’arachide, 430 kg de sésame. 300 couvertures, 6 bœufs, 30 moutons, 17 chèvres, 106 poulets et 5 342 750 Fcfa en espèces. La destruction a concerné 674 cases, 74 magasins, 300 matelas, 300 couvertures, 6 bœufs, 30 moutons, 17 chèvres, 106 poulets et 5 342 750 Fcfa en argent espèce », ont indiqué les missionnaires dans leur rapport, faisant le bilan  des victimes et l’inventaire des dégâts de la catastrophe. La mission dans les villages sinistrés a présenté les condoléances des autorités locales, régionales et du gouvernement aux familles des victimes. Le préfet du cercle de Bafoulabé, Falaye Sy s’est, également, rendu dans les localités dont Diakhaba, en compagnie du président du comité local de veille, pour remettre 10 sacs de riz, 5 sacs de sucre et une somme de 100 000 Fcfa aux victimes de l’incendie. Les partenaires et d’autres personnes de bonne volonté ont, aussi, volé au secours des populations sinistrées, en leur apportant de l’argent, des vivres, entre autres. En dépit des dons aux sinistrés, surtout de femmes enceintes et allaitantes et d’enfants, sans oublier les personnes âgées, déjà dans une situation de vulnérabilité, par les autorités régionales et locales, au nom du gouvernement, l’urgence d’une assistance humanitaire, sous forme de denrées de première nécessité et de services de base (santé, notamment), se fait cruellement sentir dans cette partie de la Région de Kayes, dans l’Ouest du pays. Les besoins se résument aux produits alimentaires de première nécessité (céréales), d’habitat, d’équipements et d’effets domestiques, matériels d’hygiène, d’assainissement et d’entretiens, de médicaments et autres semences et outils de production comme les charrettes. Il y a, aussi, la reconstruction des toitures calcinées. A cause de ces incendies, la population se retrouve, aujourd’hui, confrontée à des questions vitales dont la perte de documents administratifs comme les cartes NINA, les carnets de famille, les livrets de mariage, les diplômes et actes de naissance. On note aussi les soins de santé primaire, y compris la prise en charge des urgences, notamment les cas de traumatisme et de blessures, l’accès à l’eau potable. A l’approche de l’hivernage (juin et juillet), beaucoup de localités de la première Région administrative du pays sont exposées à des tornades, accompagnées parfois de vents violents et poussiéreux, rendant la vision nulle, surtout, à Kayes, la Cité des rails et capitale régionale. Ces vents font, souvent, tomber des murs, des hangars, des branches d’arbres ou, même, arrachent des arbres, des panneaux. BMS/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 21 nouveaux cas enregistrés mercredi

Bamako, 2 juillet (AMAP) Vingt un (21) nouveaux cas positifs au Covid -19 ont été enregistrés mercredi, portant le nombre total à 2202 au Mali dont 1383 patients guéris et 116 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 21 nouveaux cas enregistrés mercredi, 1 cas a été découvert à Kéniéba (région de Kayes), 1 cas à Kati (région de Koulikoro), 2 cas à Yanfolila (3ème région), 7 cas à Tombouctou, 1 cas en CIII, 1 cas en CIV, 4 cas en CIV, 1 cas en CV et 4 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que 1265 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations au calme et à l’observation des mesures préventives. KM (AMAP)