Photographie : L’art de magnifier la beauté africaine
Par Zena TRAORE-DIAKITE Fondatrice & Directrice de Kennyce Consulting & Formation Bamako 25 sept (AMAP) Le photographe ougandais, Walter Keys, est connu pour ses œuvres qui magnifient la beauté naturelle africaine. Ses séries de photos racontent une histoire, celle d’anonymes ougandaises aux allures élégantes et de mannequins captivants. Sa quête de l’authenticité l’a amené à raconter la vie des femmes d’un village ougandais. Pour cet hommage à la beauté noire, Walter Keys a collaboré avec Audrey Kiz, Aine Bintu, entre autres. Le résultat donne des visuels à la fois inspirants et éblouissants. On y retrouve des femmes qui cuisinent, d’autres qui vont chercher de l’eau au marigot, des vendeuses de fruits et légumes ou encore des images exceptionnelles d’une maman enceinte, en compagnie de son mari et de ses enfants. Drapées dans des tenues et parures traditionnelles, les modèles illustrent dans une atmosphère joviale les différentes activités quotidiennes des femmes du village. Chaque ambiance, cadre et filtre a été minutieusement étudié et choisi pour « créer le style parfait et un sentiment de nostalgie pour quiconque avait passé un moment d’enfance en campagne, en faisant de chaque centimètre, un plaisir visuel ». Vous pouvez admirer le travail de l’artiste sur ses pages Facebook et Instagram, sous le nom @walterkeysphotography. ZTD/MD (AMAP)
Djo Dama de Tata Pound: « Le RAP n’a de sens que s’il est engagé »
Propos recueillis par Youssouf DOUMBIA Bamako, 25 septembre (AMAP) Le célèbre groupe de rap, reconnu pour ses dénonciations fracassantes, et son patriotisme à fleur de peau, sort d’une hibernation prolongée pour célébrer son 20ème anniversaire. Comme par enchantement en cette période marquée par une crise socio-politique sans précédent dans notre pays, Tata Pound écrase du coup l’actualité culturelle. Il a animé le premier de la série de concerts lundi 21 septembre dernier à Bamako. L’un de ses membres Adama Mamadou Diarra dit Djo Dama explique dans cette interview les raisons de ce come-back, les difficultés rencontrées, la révolution qu’ils ont apportée à ce genre musical et surtout leur posture d’alerte et de veille sur la bonne gouvernance, les bonnes moeurs… L’Essor : Après plus de dix ans d’absence de la scène musicale, vous revenez pour célébrer le 20ème anniversaire de la création de Tata Pound. Quelles sont vos motivations ? Adama Mamadou Diarra dit Djo Dama : Les motivations sont connues. Cela fait bientôt une année que de nombreux Maliens et tous ceux qui ont l’esprit Tata Pound réclament notre retour. Beaucoup de fans n’arrêtent pas de nous demander de revenir sur la scène musicale. Donc c’est ainsi qu’une agence de communication dénommée la Comaf, a décidé de financer ce grand show pour le vingtième anniversaire de la création de notre groupe. Le groupe a été créé en 1995. Mais, c’est la date de la sortie de notre premier album qui est l’an 2000 qui est considérée comme le début de la carrière professionnelle. Encore une fois c’est à la demande de la population que nous revenons pour cette célébration. L’Essor : S’agit-il d’un nouveau départ pour relancer le groupe ? Voulez-vous faire juste un coup et repartir dans l’anonymat ? Djo Dama : Je pense que ce sera « Tata Pound 2ème round ». Après ces différents concerts de Bamako et à l’intérieur du pays, car on nous réclame partout. Nous devrons également faire des spectacles à l’extérieur du pays. Tata Pound va continuer, sans doute, la mission qu’il avait commencée. Actuellement notre pays est dans une phase très critique de son existence. L’Essor : Sur les affiches de ce 20ème anniversaire, vous n’êtes que deux à savoir Djo Dama et Ramsès Da Marifa. Entre vous il y a une silhouette marquée par un point d’interrogation qui remplace Dixon votre troisième artiste. Où est-il ? Pourquoi ne joue-t-il pas avec vous à ces célébrations ? Djo Dama : Comme on pouvait le remarquer assez facilement Tata Pound, c’est trois personnes, mais une seule idéologie. Dixon est actuellement aux Etats-Unis. Ramsès et moi assurons ces spectacles. Il ne peut donc pas participer à ces célébrations. Nous avons 20 morceaux pour symboliser ces 20 ans. Sur chaque morceau, un rappeur malien remplace Dixon. Il s’agit de : King Massasy, Yéli Fuso, Master Soumi, Iba Ouane, Gaspi, Yalco, Calibre 27, etc… L’Essor : Vous venez d’annoncer la participation de vingt rappeurs sur autant de titres pour ces célébrations. Quelle est la part de votre créativité ? Djo Dama : Pour les vingt ans de Tata Pound, nous avons décidé de faire cette célébration uniquement avec les anciens morceaux. Après, nous ferons d’autres créations en fonction de l’évolution de la situation socio-politique du pays. Une situation qui bouillonne actuellement. L’Essor : Ramsès Da Marifa s’est engagé au théâtre et dans la production, Djo Dama est devenu un exploitant agricole. Auriez-vous reçu des menaces pour vous contraindre à abandonner la musique ? Djo Dama : Quand nous arrêtions la production en 2012, ce n’était pas à cause de menaces. Il y a eu beaucoup de menaces contre nous. Certains appelaient même nos parents pour les intimider. Pourtant nous n’avons jamais insulté quelqu’un, nous n’avons fait que critiquer leur manière de gérer nos communes, nos départements ministériels ou notre pays. Nous ne faisions jamais référence à la vie privée de quelqu’un. C’est pourquoi on ne pouvait pas nous arrêter directement. Nos textes n’étaient pas écrits à la légère. Nous bénéficions de conseils d’avocats et de juristes bien avisés. Car nous savons qu’en démocratie, on ne peut pas se permettre de dire n’importe quoi. Tout ce que nous disions était des réalités et dans la limite de la loi. Mieux, notre éducation ne nous permet pas d’insulter les gens. Nous n’avons pas plié. Mais, par contre nous avions d’autres problèmes, comme les censures sur les télés et radios affiliées à l’État par rapport aux morceaux qui dénonçaient la mauvaise gouvernance. L’Essor : Quels étaient ces morceaux ? Djo Dama : C’était « Monsieur le maire », c’était « Révolution », c’était « Politicien », c’était « Policikè », bref il y a en beaucoup. Car les gens n’aiment pas la critique. Il y a eu un moment, de nombreux sponsors qui refusaient de nous accompagner. Certains acceptaient même de nous financer, mais ne voudraient pas de la publicité. C’est-à-dire ils ne voudraient pas que leurs noms ou logos figurent sur nos affiches car ils ne voulaient pas avoir de problèmes avec les autorités, disaient-ils. On vous donne ce dont vous avez besoin, mais ne parlez pas de nous ou de notre société, insistait-ils. Certaines sociétés ont été obligées de rompre leur contrat de collaboration avec nous car elles ont eu maille à partir avec des démembrements de l’État. Elles ont, parfois perdu beaucoup d’argents pour cela. L’Essor : Pouvez-vous nous donner des noms de ces sociétés ? Djo Dama : il y en a beaucoup. Il y a une grosse entreprise qui vient d’accepter de nous sponsoriser cette année alors qu’elle ne voulait pas le faire avant. Maintenant, l’entreprise en question se dit libre car il y a eu une rupture, donc elle ne craint plus. Il ne me sied donc pas de divulguer le nom de ce partenaire. À l’époque, Tata Pound a eu trois procès sur le dos. Il n’y avait pas encore les réseaux sociaux. Un promoteur fantôme nous avait invité pour un concert à Gao. À la dernière minute, sur la base de conseils très avisés, nous avions refusé d’y aller. Ce dernier a intenté un procès contre nous et il n’a pas gagné. L’Essor : Dans votre premier album en 2000, vous exhortiez les hommes politiques à s’unir pour éviter que
Mali : Le président et le vice président de la Transition installés dans leurs fonctions
Bamako, 25 sept (AMAP) La double prestation de serment du président de la Transition, Bah N’Daw, et du vice président, le colonel Assimi Goïta, a eu lieu, vendredi, à Bamako, devant la Cour Suprême, les installant dans leurs fonctions pour une transition de 18 mois. Les deux personnalités, Bah N’Daw, retraité de l’armée, et le colonel Assimi Goïta, président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), ont, successivement, prêté serment devant le président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye Cissé, assisté du procureur général Boya Dembélé. Celui-ci a rappelé que la Transition doit aboutir à des élections générales. Le Président de la Transition et le vice-président ont prêté serment, en prononçant la formule suivante: « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’Unité africaine » Plusieurs personnalités ont assisté à la cérémonie dont, notamment le président bissau guinéen, Umaro Sissoco Embaló, et l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur mandaté par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui s’est dit “très optimiste pour le nouveau départ” pour le Mali. La nomination d’un Premier ministre est attendue. Il sera chargé de former, à son tour, un gouvernement de Transition qui, selon l’esprit de la Charte de la transition, doit être une équipe restreinte. AC/MD (AMAP)
Présidence de la transition : Les espérances de Bamakois
Bamako, 24 sept (AMAP) Des habitants de la capitale malienne, Bamako, fondent l’espoir d’un bon déroulement et d’une bonne gestion de la période transitoire, avec la nomination de Bah N’Daw à la tête. Les avis sont, en général, favorables à l’homme. Alassane Diaby est économiste. Pour lui, l’importance n’est pas la personne de Bah N’Daw, « mais qu’il fasse le travail ». « Je pense que la Transition ne peut pas régler tous nos problèmes mais, elle doit jeter, à mon avis, les bases d’un Mali nouveau. Pour cela, il faut qu’il (Ndlr, le président de la Transition) exécute correctement la feuille de route de la Transition », dit M. Diaby. » « Le Mali est miné par certains problèmes qu’il faut rapidement gérer : la réduction des dépenses de l’Etat, l’organisation des élections par une seule structure indépendante, la lutte contre les surfacturations et des rétro commissions. C’est le moment de mettre en place des mécanismes pour y parvenir. Il faut pousser les dirigeants de la transition à l’aller dans ce sens », analyse-t-il. Ousmane Traoré, commerçant, pense que Bah N’Daw « est le meilleur qui pouvait nous arriver ». « Je ne connais pas Bah N’Daw. Cela veut dire qu’il ne traine pas de casseroles derrière lui. Il se trouve que c’est un homme de droiture et un patriote. Moi, je pense que c’est un nouveau départ pour notre pays. Mais attendons de voir la composition du gouvernement », dit-il. Aminata Cissé, informaticienne : « Les militaires n’ont pas confiance aux civils. Le courant passe mieux entre eux. C’est pourquoi, ils ont pris la présidence et la vice-présidence de la Transition. Le choix de Bah N’Daw n’est autre que cette option. C’est un bon choix puisqu’il n’est pas politique. Maintenant ils vont laisser la Primature à un civil. Personnellement, j’adhère à cette stratégie du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Moi, je suis d’accord que les militaires (Bah N’Daw et le colonel Assimi Goita) gèrent la Transition parce que beaucoup de personnes pensent que c’est une aubaine pour s’enrichir sur le dos de l’Etat ». Bakary Kéita, militaire à la retraite, fonde l’espoir « que cette transition sera une opportunité pour asseoir les bases d’une paix durable marquée par un retour définitif de la sécurité et l’allègement des souffrances de la population, l’amélioration de la gouvernance ». « En fait, je félicite le collège pour ses choix éclairés portés sur deux hommes dont le patriotisme ne fait l’objet d’aucun doute. Je souhaite l’accompagnement de tout le monde aux nouvelles autorités de la transition pour l’essor de notre pays », ajoute Bakary. Pour Kadidiatou Diallo, Bah N’Daw à la présidence de la transition est bonne option. « Il est réputé être un grand patriote. Il n’a jamais détourné le denier public. Cependant, je ne suis pas d’accord avec la manière dont il a été nommé. Le M5-RFP a bien fait d’éclairer les lanternes sur le travail du collège qui a choisi Bah N’Daw », dit-elle. OD/MD (AMAP)
Gao : Nouveau site d’orpaillage à Téméra, dans le Nord du Mali
Gao, 24 sept (AMAP) Un nouveau site d’orpaillage a été découvert, dimanche, à deux km du village de Téméra Haoussa, du côté nord, dans la Commune rurale de Téméra, situé à 175 km de Gao, dans le Nord du Mali, selon une source officielle. Le secrétaire général de la mairie de Téméra, Amadou Mariko, qui a annoncé la découverte, a indiqué que deux jeunes gens ont extrait 15 à 22 grammes d’or, en une journée, sur un site déjà connu. «Actuellement, notre village est envahi par une nuée d’orpailleurs que des véhicules pick-up viennent déverser ici, presque, chaque jour. Pour des raisons sécuritaires et sanitaires, nous avons informé la sous-préfecture de Bamba et la préfecture de Bourem afin que ces dernières prennent des mesures pour sécuriser le site», a souligné M. Mariko. D’ores et déjà, la nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre dans toute la ville de Gao et les orpailleurs ont les yeux rivés vers ce tout nouveau site. AT/MD (AMAP)
Mali : Le président de la Transition prête serment ce vendredi
Par Issa DEMBELE Bamako, 24 sept (AMAP) Bah N’Daw, désigné, lundi, président de la Transition par un collège, prendra, sera investi, vendredi, chef de l’Etat malien, pour les 18 mois à venir, lors d’une cérémonie solennelle au Centre international de conférences de Bamako (CICB). De nombreuses personnalités sont annoncées à l’évènement dont le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan. Signe qui, selon des observateurs, dénote de l’adhésion de l’organisation sous-régionale au choix porté sur ce colonel-major à la retraire pour conduire le pouvoir intérimaire au Mali. C’est devant la Cour suprême que Bah N’Daw prêtera serment, en prononçant la formule suivante : « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine ». Le Mali entamera alors, véritablement, sa marche vers l’ordre constitutionnel. Mais, la tâche du colonel-major à la retraite ne sera pas de tout repos, tant les défis sont immenses. Lui-même a, probablement, conscience que la réussite de cette Transition est plus ou moins un défi personnel à relever. Bah N’Daw sait, sans doute, que tous ses faits et gestes seront scrutés par ses compatriotes. Et une transition aboutie contribuera à rehausser son image dans l’opinion, dont une bonne partie le tient en si haute estime. Mais dans l’immédiat, le premier défi à relever se trouve dans la formation de son équipe, surtout dans le choix du Premier ministre qui doit être un homme de consensus et d’une capacité managériale avérée pour mener à bien sa mission dans un contexte si difficile. Pour ce choix, il doit pouvoir compter sur la maturité et la sagesse des différentes sensibilités du pays. Du reste, la Charte de la Transition a clairement défini les tâches assignées à Bah N’Daw et son équipe. Parmi les grands chantiers, la stabilisation du pays et la pacification de tous les foyers de tension doivent figurer en bonne place. Autres priorités : les réformes institutionnelles et politiques à conduire, la bonne gouvernance et l’organisation des élections générales. La liste n’est pas exhaustive. Réussir ces missions passe, impérativement, par la réconciliation des cœurs et des esprits, afin que chacun joue harmonieusement sa partition dans la symphonie nationale. Après cette cérémonie de prestation de serment, une déclaration est attendue du président en exercice de la CEDEAO, le président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo. Les Maliens n’espèrent pas moins qu’une annonce de la fin des sanctions d la CEDEAO. Seront-elles levées ou maintenues ? La question est au centre des débats dans le pays, depuis la désignation du président et son vice-président. Ils sont nombreux à croire à une levée intégrale des sanctions, dès aujourd’hui. «Nous avons accepté les principes de la CEDEAO. Je pense que, dans les jours à venir, elle doit lever les sanctions pour le bonheur de la population malienne », a déclaré le vice-président du CNSP, à l’occasion de la célébration du 22 septembre, fête de l’indépendance du Mali. Par contre, des observateurs estiment qu’elles seront seulement assouplies, en attendant la nomination d’un Premier ministre civil. Ce qui demeure évident, c’est que ces sanctions imposées par la Communauté sous régionale commencent à peser lourdement sur les populations, déjà soumises aux rudes épreuves de la crise sécuritaire et sanitaire. ID/MD (AMAP)
Mali : Le président de la Transition Bah N’Daw reçoit le médiateur de la CEDEAO
Bamako, 24 sept (AMAP) Le président désigné pour diriger la Transition au Mali, Bah N’Daw, a reçu en audience, jeudi, le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan. Cette rencontre à la Villa des Hôtes à l’ex-base B, la veille de l’investiture du président de la Transition, vendredi, s’est déroulée en présence du vice-président désigné, le colonel Assimi Goïta, du 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Malick Diaw, et du chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unes pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif. Elle constitue la première apparition officielle de Bah N’Daw depuis sa désignation, lundi, comme président de la Transition. Même si rien n’a filtré des échanges entre les deux personnalités, il faut rappeler que la délégation de la CEDEAO est présente au Mali pour le suivi de la mise en place d’une transition dirigée par des civil, Cela conformément aux recommandations du mini-sommet des chefs d’Etat de l’organisation sous régionale, tenu le 15 septembre dernier à Accra, au Ghana. La rencontre d’Accra avait été convoquée, après la concertation nationale au cours de laquelle, une feuille de route et une charte de la Transition ont été adoptées par les participants. Lors du mini-sommet d’Accra auquel a pris part une délégation du CNSP conduite par son président, le colonel Assimi Goïta, après avoir pris connaissance du contenu de deux documents issus des assises nationales, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont accepté les 18 mois adoptés pour la durée de la Transition. Cependant, ils ont exigé que le président et le Premier ministre soient des civils. Ils ont, aussi, donné un ultimatum au CNSP pour le choix de ces personnalités devant diriger la Transition, en conditionnant la levée des sanctions de la CEDEAO contre le Mali à la mise en œuvre de ces recommandations. Le CNSP a accepté le principe de la désignation d’un président et d’un Premier ministre civil. Ensuite, un collège a été mis en place pour ce faire. Ce collège a choisi, lundi, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw comme président et le colonel Assimi Goïta, comme vice-président de la Transition. Le choix de Bah N’Daw, en plus de répondre aux exigences de la CEDEAO sur la désignation d’un civil pour diriger la Transition, satisfait la requête des Maliens qui souhaitent voir un militaire aux affaires durant les 18 mois à venir. C’est après ce choix, qui marque la première étape de la mise en place des organes de la Transition que l’organisation sous-régionale, qui suit de très près la situation au Mali, a envoyé son médiateur pour le suivi du processus de mise en place d’une Transition dirigée par des civils, conformément aux recommandations d’Accra. Arrivé à Bamako mercredi, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a débuté sa série de rencontres avec les membres du comité mis en place par la CEDEAO pour le suivi de l’évolution de la crise au Mali. Ceux-ci ont fait le point de la situation, avant les autres rencontres prévues au cours du séjour du médiateur. Avant sa rencontre avec le président de la Transition, l’ancien chef d’Etat nigérian a rencontré les membres du CNSP au ministère de la Défense et des Anciens combattants. La délégation du CNSP était conduite par son président, le colonel Assimi Goïta. Rien n’a filtré de ces échanges. Le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, qui fait partie de la délégation, s’est juste contenté de dire aux journalistes, à la fin de la rencontre, que le médiateur de l’organisation sous régionale doit tenir une série de rencontres au cours de son séjour. Et c’est à l’issue de tout cela qu’il va faire le point de sa mission, à travers une conférence de presse. L’enjeu de cette mission de la CEDEAO au Mali est la levée des sanctions de l’organisation sous régionale. Après sa rencontre avec Bah N’Daw dont l’investiture est prévue vendredi, M. Jonathan a posté sur sa page Facebook que les membres de sa délégation sont « optimistes que cet évènement marquera le début du retour à la normalité au Mali après une longue crise sociopolitique ». DD/MD (AMAP)
Mali : Relative stabilité des prix des céréales
Bamako, 24 sept (AMAP) Durant la semaine du 14 au 20 septembre, les prix des céréales sont restés stables dans l’ensemble, par rapport à la semaine passée et quelques fluctuations à la baisse ont été, par ailleurs, enregistrées sur les prix des céréales sèches, selon un communiqué de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC). Cette situation s’expliquerait par l’arrivée des cultures de soudure sur les marchés, notamment le maïs frais, l’igname, la patate, le manioc et la baisse du niveau des sorties de céréales vers les pays voisins suite aux sanctions économiques imposées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). En outre, le prix du riz a subi des variations à la hausse, en raison des travaux champêtres qui ont tiré l’offre du riz vers le bas. Mais, l’état d’approvisionnement des marchés en céréales reste satisfaisant. Le prix au producteur du riz local, dans la zone Office du Niger, est compris entre 300 et 330 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Dans les capitales régionales et le District de Bamako, la capitale, les prix des catégories du riz local sont compris entre 300 et 500 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Son prix moyen national est de 391 Fcfa/kg. Le riz brisé importé non parfumé est vendu entre 300 et 750 Fcfa/kg. Son prix moyen national a été de 425 Fcfa/kg. Quant au mil, son prix au producteur est compris entre 130 et 195 Fcfa/kg, contre 125 et 195 Fcfa/kg, la semaine passée. Son tarif à la consommation oscille entre 200 et 400 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Le sorgho, lui, est cédé par les producteurs entre 100 et 165 Fcfa/kg comme la semaine passée. Sur les marchés de consommation, son prix est compris entre 175 et 400 Fcfa/kg contre 200 et 400 FCFA/kg, la semaine passée. Le maïs est vendu sur les marchés ruraux entre 100 et 135 Fcfa/kg, comme la semaine passée. Le prix à la consommation du maïs est compris entre 140 et 400 Fcfa/kg, comme la semaine passée. CMT/MD (AMAP)
La classe politique salue le choix de Bah N’Daw comme président de la Transition
Bamako, 24 sept (AMAP) Après la désignation de Bah N’Daw, ancien ministre de la Défense et des Anciens combattants comme président de la Transition, un consensus semble se dégager au sein de la classe politique et de l’opinion nationale autour de l’homme que d’aucuns qualifient d’honnête, de droit et de rigoureux. Ainsi, dans un communiqué, le Rassemblement pour le Mali (RPM) se réjouit de la désignation du colonel-major à la retraite comme président de la Transition et du colonel Assimi Goïta comme vice-président. Le RPM a invité les nouvelles autorités à persévérer dans leurs efforts pour la réconciliation nationale, la consolidation du processus de paix, la restauration de la sécurité, l’apaisement politique et la cohésion sociale. De son côté, le bureau politique de la Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI) ayant appris la désignation par le collège, du président et du vice-président de la Transition, les félicite pour le choix porté sur leur personne et leur souhaite plein succès dans cette exaltante mission. Le bureau politique du parti espère que ces nominations soient le signe d’une rupture d’avec l’ordre ancien et l’ouverture de nouvelles perspectives pour la nation malienne. Le parti SADI ajoute que « notre peuple aspire au changement, à la sécurité pour tous, à la justice, à la lutte sans merci contre la corruption et l’impunité, à des reformes de lois et à des élections libres, transparentes, crédibles et incontestées, gage d’une véritable démocratie ». Au cours d’un point de presse organisé à cet effet, le Mouvement populaire du 4 septembre (MP4) soutenant le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), s’est réjoui du choix porté sur le colonel-major à la retraite Bah N’Daw comme président et du colonel Assimi Goïta comme vice-président de la Transition. Dans son communiqué, le MP4 « fonde l’espoir que cette transition sera une opportunité pour asseoir les bases d’une paix durable marquée par un retour définitif de la sécurité et l’allègement de la souffrance des populations, pour l’amélioration de la gouvernance, la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles permettant une refondation du Mali ainsi que son émergence ». En attendant la réaction officielle de son parti (Yèlèma), l’ancien Premier ministre Moussa Mara, avec qui Bah N’Daw a collaboré quand il occupait le porte feuille de la Défense et des Anciens combattants, nous a confié qu’il peut attester de l’honnêteté et de la droiture du président désigné pour la Transition. De son côté, la Convergence pour le développement du Mali (CODEM) dit également avoir pris acte de la désignation de Bah N’Daw comme président de la Transition. Le parti de la Quenouille le félicite et lui souhaite beaucoup de réussite dans l’exercice de cette nouvelle fonction qui s’annonce ardue compte tenu du contexte particulier. Pour la CODEM, la réussite de la Transition dépendra de la capacité des nouvelles autorités à rester à équidistance des forces politiques dont la vocation est de conquérir et d’exercer le pouvoir. La CODEM ajoute que Bah N’Daw est «reconnu homme de rigueur doté d’une intégrité morale» et ne doute point de la capacité de l’homme à relever les défis de la Transition. Le parti réaffirme sa disponibilité à tout mettre en œuvre pour la réussite de la mission du président de la Transition pour le bonheur des Maliens. A l’instar des autres partis, la Convention sociale démocrate (CDS-Mogotiguiya) salue la désignation de Bah N’Daw comme président de la Transition et celle du colonel Assimi Goïta au poste de vice-président. Pour le parti, «ces choix honorent et satisfont le peuple malien tout entier». «Aussi, conclut le communiqué de la CDS-Mogotiguiya, le parti assure les deux dirigeants de la Transition de son soutien total». Au niveau de l’opinion nationale, la désignation de Bah N’Daw a été accueillie favorablement. « Il répond à lui seul au vœu des Maliens qui voulaient que la transition soit dirigée par un militaire et à celui d’autres qui souhaitaient que ce soit un civil », a indiqué un enseignant. Et un autre observateur de la scène politique d’ajouter que son passé prêche en sa faveur. Et le Mali avait besoin d’une personne comme lui dont la rigueur, la probité morale et le pragmatisme sont connus. DD/MD (AMAP)
Le contrôleur général de police Alassane Traoré nommé gouverneur de Ségou (Centre)
Bamako, 24 sept (AMAP) Le contrôleur général de police, Alassane Traoré est, depuis le 18 septembre dernier, le nouveau gouverneur de la 4è région administrative du Mali, Ségou (Centre). Il succède, ainsi, à un autre porteur d’uniforme à ce poste, l’inspecteur général des Eaux et forêts, feu Biramou décédé en juin dernier. Le nouveau premier responsable de l’exécutif régional de Ségou, bien qu’il ne soit pas forcément en terrain connu à ce niveau de commandement administratif, devrait pouvoir s’adapter rapidement à ses nouvelles fonctions, eu égard à sa riche carrière de limier dans les rouages de l’administration policière. Celui, qui doit dorénavant diriger les affaires administratives de la 4è Région, était conseiller technique au ministère de la Sécurité et de la Protection civile depuis août 2019 jusqu’à sa nomination. Avant d’occuper ce poste, il a servi, à travers son corps de métier, à divers niveaux de responsabilités. Né le 2 août 1960 à Bamako, le contrôleur général de police Alassane Traoré, après son baccalauréat, en deux parties, obtenu en 1985, suivra une formation de base au camp militaire de Ségou, avant d’intégrer la police nationale en 1988. Après, il continuera ses études supérieures à l’Ecole nationale d’administration (ENA 1994-1998) où il décrochera une maîtrise en droit public. C’est ce parchemin qui lui ouvrira les portes du cycle de la formation de commissaire à l’Ecole nationale de police (ENP 2000-2001). Muni de cette expérience, il s’envolera pour Lyon, en France, où il renforcera ses capacités de commissaire à l’Ecole supérieure de police de Saint-Cyr, au Mont d’Or entre 2004 et 2005. A son retour de l’Hexagone, Alassane Traoré occupera plusieurs responsabilités à la direction générale de police nationale. Après un bref passage à la tête du Commissariat de police du 3è arrondissement de Bamako, entre avril et juillet 2015, il exercera la fonction de chef adjoint du Bureau des études, de la coopération et de l’informatique (BECI) la même année. Deux ans plus tard, le nouveau chef de l’exécutif régional de Ségou fut nommé, de janvier 2017 à août 2019, directeur adjoint de la formation de la police nationale. Sur le plan diplomatique, Alassane Traoré a été, de 2006 à 2016, observateur à la Mission des Nations-unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), puis membre de la Mission des Nations-unies pour la stabilisation au Congo (MONUSCO). Ce parcours diplomatique est couronné de deux médailles des Nations-unies reçues en Haïti et en République Démocratique du Congo (RDC). Il a le statut de formateur dans les missions onusiennes dans les modules comme la police judiciaire, police administrative et de proximité, ainsi que le processus électoral. Nanti d’expériences, acquises à travers de nombreux séminaires et ateliers régionaux, notamment sur la problématique de l’insécurité dans la Région du Sahel, le nouveau gouverneur de Ségou, sévira dans une zone, le Centre du Mali, de plus en plus soumise au diktat des Groupes armés terroristes (GAT). Marié et père de sept enfants, le nouveau gouverneur parle couramment français, anglais, bambara et sonrhaï. Il aime la lecture mais, aussi, la musique et la marche. AT/MD (AMAP)

