De fortes pluies font des dégâts matériels à Kayes

Kayes, 14 sept (AMAP) Des maisons se sont effondrées au quartier de Légal-Ségou, à Kayes, dans l’Ouest du Mali, suite aux fortes pluies qui ont arrosé la ville lundi et dimanche, a constaté l’AMAP sur place. Parmi les sinistrés, un notable, Sékou Diarra, qui déplore l’écroulement de six chambres. Le vieil homme, dont la famille compte onze membres, a assuré avoir dépensé 60.000 Fcfa pour faire des briques pour la reconstruction de deux pièces. La famille, de Souleymane Coulibaly, du même quartier, a été contrainte de démanager dans la concession voisine depuis le 1er septembre. Sa maison est inondée depuis des pluies intermittentes de ce jour-là, sur la capitale de la 1ère Région administrative du Mali. L’eau a pénétré jusque dans les chambres, emportant des documents dont les actes de naissance des enfants et des vivres. Cette maison en dur (ciment), est à la croisée de caniveaux non curés et de ruisseaux. Un pan du mur de clôturé a été détruit par les eaux de ruissellement et de pluies. D’après Djénéba Coulibaly, qui indique que leur famille cohabite avec trois locataires, les dégâts matériels sont estimés à plus de 200.000 Fcfa. Du 24 juin au 4 septembre 2020, les inondations survenues dans la Région de Kayes ont touché 566 ménages, 6 .40 personnes dont 3.387 femmes et 869 enfants de 0 à 5 ans. Les directions régionales (Protection civile, Développement social et Economie solidaire) font de leur mieux, malgré leurs moyens « limités » pour alléger les souffrances des victimes d’inondation et d’autres sinistres. Ces deux directions dénoncent la lenteur administrative dans la gestion des crises au niveau des Collectivités territoriales. De leur côté, les Collectivités se disent sensibles aux préoccupations des populations. Elles expliquent que leurs procédures d’intervention ne sont pas « automatiques », tout en soulignant les difficultés de recouvrement des taxes qui constituent l’essentiel de leurs ressources. BMS/MD (AMAP)  

Reprise des activités scolaires : Au rythme des Régions

Reportage : Dramane Coulibaly, AMAP-Mopti, Abou Sissoko AMAP-Yélimané, Bandé Moussa Sissoko, AMAP-Kayes, Mahamadou SAMAKE, AMAP-Niono Mopti, 14 sept (AMAP) Excepté dans les écoles fermées pour cause d’insécurité dans des localités sous la menace de terroristes, les élèves et enseignants ont repris le chemin de l’école, lundi, sur toute l’étendue de la Région de Mopti, dans le Centre du Mali. Cela soulève un réel espoir chez les parents et les élèves qui étaient hantés par la perspective d’une année blanche contre laquelle les scolaires ont organisé une marche, jeudi dernier, et réclamé la tenue des examens. Après l’accord trouvé pour la reprise des classes et la fixation des dates des examens de fin d’années scolaires dont les épreuves du Diplôme d’études fondamentales (DEF) se tiendront du 12 au 14 octobre et celles du baccalauréat, du 19 au 22 octobre 2020, la question qui alimente les débats est bien : « Est-ce possible de sauver l’année scolaire ? » Pour Amadou Kodio, un sexagénaire venu accompagner sa fille en classe de 7ème année à ATT Bougou, cette réouverture est une lueur d’espoir qu’il faut, à tout prix, consolider car l’école est le lieu où les enfants doivent se trouver pour apprendre et cela a un temps. Selon Moussa Guindo, proviseur du Complexe scolaire, le lycée technique privé (CATD) de Sévaré, « au niveau des écoles privées, il n ya pas de problème majeur ». « Les privées ont travaillé au moins 6 mois sur 9. Beaucoup ont atteint un très bon niveau d’exécution des programmes », dit M. Guindo. « Les 10 èmes et 11 èmes (lycée) ont été évaluées. S’il y a des soucis c’est au niveau des écoles publiques. A l’état actuel des choses, vouloir sauver l’année sans empiéter sur l’année académique à venir, c’est sacrifier la génération », indiqué le proviseur Guindo. Optimiste, Moussa Dicko, le proviseur du lycée public de Mopti, pense que l’on peut encore sauver l’année scolaire. « Après un premier trimestre de cours sans perturbation et une petite reprise des classes d’examens dans le cadre de l’allègement des mesures barrières Covid 19 et avec cette nouvelle programmation des dates d’examens, je pense que l’année peut être bien sauvée », estime M. Dicko. Selon lui, la recette est de mettre fin à la recréation à tous les niveaux.  « Même si le temps d’apprentissage, si tous les enseignants, en bons pédagogues, s’emploient à mettre à profit le mois, et, comme on le dit,  »A cœur vaillant, rien d’impossible », nous pouvons atteindre l’objectif de sauver notre école », a martelé Moussa Dicko. Le proviseur du lycée public de Mopti souhaite vivement que cela soit « une reprise effective et définitive afin de sauver l’année scolaire qui n’a que trop duré dans les zones de turbulence ». ENTHOUSIASME A YELIMANE – Les écoles ont rouvert effectivement dans le Cercle de Yélimané pour le grand bonheur des élève très enthousiastes. Des parents soulagé, d’où l’exclamation de l’un d’eux :  » Enfin ! Nous espérons que ce sera, cette fois-ci, la fin du problème  ». La majorité des enseignants est également présente même si certains, qui ont quitté leur poste pendant la crise scolaire, n’ont pas pu encore les rejoindre. Le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Yélimané apprécie. Il a dit s’attendre à des retardataires, sur les 48 à 72 h. « Au delà, il faudra justifier le retard », prévient-il. Il est 7h30mn à l’Ecole fondamentale (1er cycle) des Logements sociaux de Kayes, situé à Soutoucoulé, dans la Commune rurale de Kouloum. Malgré la pluie, les enseignants et leurs élèves ont, tous, répondu à l’appel à la reprise des cours lancé par le Collectif des syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016, qui a, enfin, décidé de mettre fin au boycott des cours entamé le 17 août 2020. A ATT Bougou, les maîtres sont assis devant la direction de l’école tandis, Des élèves s’amusent ou bavardent devant leur classe dont les portes sont encore fermées. Ils attendent d’autres élèves mais le directeur qui, selon un enseignant, détient les clés des salles. « A cause de la pluie, il a pris du retard », explique-t-il. L’eau de pluie stagne en certains endroits de l’établissement qui n’est pas de mur d’enceinte. Idem pour le Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK) dont le côté ouest du portail est souvent menacé par des flaques d’eau, surtout la petite chaussée submersible. REPRISE TIMIDE – Contrairement à l’école d’ATT Bougou, la pluie de lundi n’a pas totalement perturbé les cours. « Il y a eu une reprise timide des cours », indique le proviseur du LDKK, Sidi Ahmed Ag Alhassane, visiblement satisfait. En réalité, le Conseil de Cercle de Kayes a entrepris des travaux d’aménagement dans la cour de son établissement pour limiter les dégâts, en cas d’inondations. Notamment, le pavage de certains endroits. Dès qu’on franchit le seuil de cet établissement secondaire, on aperçoit des briquettes et des tas de sable un peu partout, au niveau de la stèle de Dougoukolo Konaré dont l’établissement porte le nom. D’après le proviseur Sidi Ahmed Ag Alhassane, le Conseil de Cercle s’est engagé aussi à aménager devant le lycée. La reprise n’est pas effective au collège privé Boubou Sow de Soutoucoulé, où quelques élèves, qui, à partir de leur établissement, scrutent l’horizon, espérant voir venir les autres élèves et les enseignants. Mais contacté au téléphone par une parente d’élève, le directeur de cette école fondamentale privée a laissé entendre que les maîtres ne pourront pas venir à cause de la pluie. Les cours ont repris dans les différents ordres d’enseignement à Niono (Centre) à l’instar des autres localités du Mali. Cette reprise s’est effectuée de façon timide, en raison de l’inondation dans les écoles et la présence de familles sinistrées dans des salles de classe. Face à cette situation, une rencontre a réuni, lundi, le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), les maires des douze Communes du Cercle de Niono, des chefs de services techniques locaux dans la salle de délibération de la commune urbaine de Niono. Cette rencontre avait pour objectifs de recenser les difficultés par rapport à cette reprise des cours mais,

Reprise des cours à Ténenkou et Macina : Comme une nouvelle rentrée scolaire

Ténenkou, 14 sept (AMAP) Des milliers d’élèves de Ténenkou (Centre) ont repris le chemin de l’école dans la joie et la bonne humeur lundi 14 septembre 2020, donnant l’impression que c’est une nouvelle année scolaire qui débute, après plusieurs mois de fermeture des classes pour cause de grève des enseignants mais aussi de Covid 19, a constaté sur place l’AMAP. Plusieurs élèves que nous avons interrogés étaient impatient de retourner à l’école. C’est la satisfaction et le soulagement chez les parents d’élèves et les enseignants que nous avons rencontrés. A l’école Tahirou Cissé premier cycle où nous avons fait un tour, dans la matinée, la cour était bondée d’élèves. Les enseignants, également présents, étaient nombreux et ont pris possession de leur classe. Cette année scolaire 2019-2020, qui se poursuit, restera dans les annales de l’histoire de l’Education malienne par sa durée. Pandémie de Covid 19 oblige, des masques donnés par l’administration ont été distribués à tous les élèves. Le dispositif de lavage des mains au savon est installé dès l’entrée mais la distance sociale ne peut pas être respectée au niveau des écoles. A l’école Tahirou Cissé premier cycle qui comprend deux cycles A et B,  on a au total 1.517 élèves dont 846 pour l’école B et 671 pour l’école A. Dans ce groupe scolaire, qui ne dispose que de 12 classes, il est impossible de respecter certaines mesures barrières. Malgré toutes ces difficultés, les cours ont démarré, dès le matin, à Ténenkou, dans certaines classes. A Macina, où l’ambiance était, aussi, celle d’une nouvelle rentrée scolaire 2019-2020, les élèves du Cercle, à l’instar des autres écoles du Mali, ont repris le chemin des classes, après cette longue pause scolaire causee par la grève des enseignants, la fermeture des écoles à la suite de la non application de l’article 39 demandé par les Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et la pandémie du Coronavirus « Covid-19 ». Accompagné, pour la circonstance, par les responsables du monde de l’Education, le préfet du Cercle de Macina, Karimou Coulibaly, s’est rendu, successivement, au Groupe scolaire Moussa Sissoko et au Lycée public. Dès son arrivée, la délégation a eu droit à la montée des couleurs. Dans les établissements visités, on notait la présence des élèves, des membres des Comités de gestion scolaire (CGS), des parents d’élèves, des enseignants, tous prêts pour un redémarrage des activités scolaires 2019-2020. Le préfet a encouragé le personnel enseignant et a saisi cette opportunité pour prodiguer de sages conseils aux parents, aux enfants “pour une année scolaire apaisée, réussie et couronnée de success”. En ces temps de Covid-19, il a “insisté sur le respect des mesures barrières, pour la protection de tous”. A Macina, l’administration scolaire a pris des dispositions particulières pour faciliter cette rentrée. Seul bémol : les établissements scolaires sont envahis par les eaux de pluie, en cette période hivernale. AOK/MD (AMAP)

Bandiagara : Des acteurs locaux du Pays dogon se concertent sur la paix, l’unité et la cohésion sociale

Bandiagara, 14 sept (AMAP) Les acteurs locaux des localités de Bandiagara, Bankass, Douentza et Koro, dans la Région de Mopti (Centre), se sont rencontrés, récemment, afin de trouver des voies et moyens pour une sortie de crise et de renforcer l’unité et la cohésion sociale entre les fils et filles de toutes les ethnies. A l’issue de la rencontre, il a été proposé de mettre en place un comité au nom des quatre cercles pour trouver une solution aux problèmes que vivent les communautés. Pour cela, chaque cercle se fera représenter par cinq personnes pour la mise en place de ce comité. Les recommandations formulées sont, entre autres, liées à la coordination de toutes les actions futures allant vers la stabilisation et la paix entre tous les cercles, la tenue de rencontres périodiques, l’identification des autres groupes armés opérant dans la zone afin d’engager des pourparlers, l’implication de Dan Nan Ambassagou dans toutes les actions allant dans ce sens, l’implication de l’ONG HD pour la réalisation de ces activités. Cette rencontre a été une véritable tribune d’expression pour les représentants des cercles concernés. Car, chacun, en ce qui le concerne, a fait un exposé sur la situation actuelle de sa localité et fait des propositions de solutions sanctionnées par de fortes recommandations. Pour le président du bureau de coordination de Dan Nan Ambassagou, Boureima Sagara, cette rencontre est une occasion pour les uns et les autres de se donner la main et d’aller dans la même direction. Il a aussi rappelé le rôle du mouvement Dan Nan Ambassagou dans la sécurisation et a invité ses « parents de Koro » de revoir la stratégie de médiation entamée dans leur cercle, ces derniers mois, et qu’à partir de cette date, ils entreprennent les actions futures avec les autres cercles. Cela témoignera, sans nul doute, « de la volonté manifeste des populations à aller à la recherche d’une paix durable comme un seul homme ». Boureima Sagara a rappelé la volonté manifeste du chef d’état-major général de Dan Nan Ambassagou, Youssouf Toloba, a à aller vers la paix qui est tant recherché par tous. Pour sa part, le conseiller de l’ONG HD, M. Bamadio, a remercié les initiateurs qui, pour lui, « sont de véritables acteurs pour le retour d’une paix durable ». Il a donné l’assurance de l’accompagnement de sa structure pour toute action allant vers la paix. Des autorités traditionnelles, des leaders religieux, des représentants de Dan Nan Ambassagou, des jeunes des Cercles de Bandiagara, Bankass, Douentza et Koro ont participé à cette rencontre, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes de Bandiagara, sous la présidence du 2ème adjoint au préfet de Bandiagara, Abdoulaye Traoré. A l’ouverture des travaux, le représentant des notabilités traditionnelles, Yalema Kassogué, et le maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Housseini Saye, ont, dans leur intervention respective, souhaité la bienvenue aux participants, tout en remerciant les initiateurs de la rencontre et leur partenaire l’ONG HD. Dans son discours d’ouverture Abdoulaye Traoré s’est dit satisfait de la tenue de cette rencontre, une initiative qui « aidera le gouvernement dans les actions de pacification du pays ». Il a aussi invité les participants à tout mettre en œuvre afin que les objectifs soient atteints et cela « pour le bonheur des populations ». OG/MD (AMAP)

Gao : Le Collectif des syndicats de l’Education a boycotté la rentrée des classes

Gao 14 sept (AMAP) Le collectif des syndicats de l’Education de la Région de Gao a commencé une grève, lundi, date de la reprise des cours et du travail dans toutes les structures de l’Education, à la suite d’un accord intervenu, vendredi, entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et les sept Syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016. Le motif de la grève du collectif des syndicats de Gao est le non paiement des salaires du mois d’août de leurs collègues de l’enseignement secondaire de la Région. Il compte « suivre le mot d’ordre de grève jusqu’au paiement intégral » des salaires des enseignants concernés. « Tant que les enseignants n’ont pas leur salaire d’août en poche, nous n’irons pas en classe », a déclaré, au correspondant de l’AMAP, le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement secondaire (SYNESEC), Hamil Boubacar. Le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement fondamental des collectivités territoriales, Abdoul-Aziz Ibrahim Maiga, a ajouté : « Depuis 2012, nous sommes victimes du mauvais comportement des services financiers de la Région de Gao qui résident à Bamako. Nous décrions la lenteur dans le traitement des salaires des enseignants de la Région ». « Nous sommes en grève parce que nous n’avons pas perçu nos salaires du mois d’août 2020 et nous craignons que cela ne soit une habitude des services financiers de la Région. C’est la raison de notre grève. Nous ne rentrerons pas en classe tant que ce problème ne sera définitivement résolu », a indiqué M. Maiga. Le directeur de l’Académie de l’enseignement (AE) de Gao, Sadou Abdou, a rappelé qu’au niveau national, la grève est levée mais « continue au niveau de la Région de Gao parce que les enseignants du secondaire n’ont pas reçu leur salaire du mois d’août 2020 ». « En tant que directeur de l’AE de la Région de Gao, j’ai instruis à tous les directeurs généraux, les proviseurs, les directeurs des Centres d’animation pédagogique (CAP) de prendre des dispositions idoines pour le bon déroulement des examens », a déclaré Sadou Abdou. « Ce matin (Ndlr, lundi), l’administration était là et les élèves sont venus mais les enseignants étaient absents. A l’heure où je parle, les examens de l’Education physique et sportive (EPS) se passe sur les terrains sportifs », a-t-il indiqué. « Le Collectif des syndicats de l’Education m’ont assuré qu’avec un bon engagement, les enseignants reprendront les cours », a précisé le directeur de l’Académie d’enseignement. Le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella, a dit, pour sa part, que le gouverneur de la Région de Gao est saisi de ce dossier afin que les enseignants perçoivent leurs salaires « très rapidement ». A notre passage, certaines écoles étaient totalement fermées : ni élèves ni enseignants n’étaient présents. Même le lycée Yana Maiga est fermé. AT/MD (AMAP)

Fin de la grève des enseignants : Reprise effective des cours ce lundi

Bamako, 14 sept (AMAP) Après plusieurs mois de crise scolaire, les cours reprennent, ce lundi, dans les établissements secondaire, fondamental, professionnel et de l’éducation préscolaire et spéciale. Le ministère en charge de l’Education nationale a, aussitôt, fixé de nouvelles dates pour les examens de fin d’année scolaire 2019-2020. Le Diplôme d’études fondamentales (DEF) aura lieu du 12 au 14 octobre. Le Baccalauréat est prévu du 19 au 22 octobre. Avec cette reprise effective du travail, c‘est la réouverture de toutes les structures de l’Education, ainsi qu’il ressort des principales annonces, vendredi, à l’issue des négociations engagées par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) avec les sept Syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 à Kati. Cette bonne nouvelle, qui apporte du baume au cœur des élèves et de leurs parents, est intervenue après des rencontres entre le CNSP et les syndicats de l’éducation, entre le 28 août et le 11 septembre 2020, sur l’application du procès-verbal de conciliation du 17 juin 2020. Signé entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation, ce procès-verbal est relatif à l’application immédiate, complète et pleine de l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018 portant statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Au cours des discussions, le CNSP et les syndicats ont fait des concessions pour convenir d’un projet d’ordonnance relatif à la modification de la loi n°2018-007 du 16 janvier 2018 ainsi que du projet d’arrêté interministériel relatif à la transposition du personnel concerné. Les deux parties ont aussi convenu de l’alignement de l’indice plafond de la catégorie A à 1267 sur le salaire du mois de novembre 2020, le paiement des rappels des mois de janvier à octobre 2020 sur le salaire du mois de novembre 2020, le paiement de la première moitié des arriérés de 2019 au mois de décembre 2020. Le CNSP et syndicats sont, également, tombés d’accord sur le paiement des arriérés de la seconde moitié de 2019 au mois de mars 2021, sur l’alignement de l’indice plafond de la catégorie A à 1382 à compter du 1er janvier 2021 et de la reprise effective des cours et des activités pédagogiques dans les écoles des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale à partir de ce lundi 14 septembre 2020.   Dans une déclaration, le porte-parole des syndicats de l’éducation, Adama Fomba, a salué l’implication de tous les acteurs de l’école notamment les conciliateurs, le leader religieux, Ousmane Chérif Madani Haïdara et le colonel Sadio Camara. Les travaux étaient dirigés par le 2è vice-président du CNSP, le colonel Sadio Camara, qui avait à ses côtés d’autres membres du CNSP et des techniciens des ministères en charge de l’Éducation nationale et du Dialogue social. SYW/MD (AMAP)

Période du 13 au 20 septembre : Activités pluvio-orageuses sur l’ensemble du pays (Météo)

Bamako, 14 sept (AMAP) La météo annonce une pluviométrie importante dans la période du 13 au 20 septembre 2020 pendant et, surtout, en fin de semaine pour l’ensemble du pays, a annoncé la Cellule communication du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine/Agence Mali-Météo. Dans un communiqué, la Météo et la cellule de communication du département, indiquent que cette prévision météorologique, delà semaine, sera caractérisée « par un ciel nuageux à couverture sur l’ensemble du pays, excepté les Régions de Taoudenit, Kidal, Ménaka, une partie de celles de Tombouctou et Gao ». « La visibilité sera assez bonne avec des températures en hausse par rapport à celles observées la semaine précédente », ajoute la même source. La répartition des pluies au cours de la semaine se fera comme suite : lundi : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka et le District de Bamako. Mardi : les Régions de Sikasso, Ségou, Mopti et le District de Bamako. Mercredi : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso et le District de Bamako. Jeudi : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Ménaka, Kidal et le District de Bamako. Vendredi : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et le District de Bamako. Samedi : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et le District de Bamako. Dimanche : les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et le District de Bamako. OD/MD (AMAP)

Koro : La campagne agricole se déroule bien malgré quelques inquiétudes (Services techniques)

Koro, 13 sept (AMAP) La campagne agricole 2020-2021 a démarré dans de très bonnes conditions pluviométriques dans le cercle de Koro permettant aux producteurs d’effectuer à temps les premiers semis de mil et de sorgho, selon les services techniques. Les opérations de semis ont été ralenties en fin juin suite à une rupture pluviométrique de 10 jours sans faire de dégâts sur les jeunes plants et, depuis, les pluies sont devenues régulières, abondantes et bien reparties dans l’espace. Les semis se sont déroulés normalement et, dans de bonnes conditions, la levée a été bonne au niveau de toutes les cultures. Selon le chef secteur agriculture de Koro, Issa Daou, « à ce jour, dans tout le Cercle, nous assistons à un bon développement végétatif des cultures. Sur le plan phénologique, le mil, qui est la culture principale, est au stade montaison-épiaison, le sorgho est à la montaison, l’arachide et le voandzou à la formation des gousses, le fonio à la formation des graines, le sésame et le niébé sont à la floraison, l’oseille est au stade de la ramification ». « Pour les cultures maraichères d’hivernage, le gombo, le melon et le concombre sont à la récolte, l’aubergine et la tomate sont à la floraison. On peut, donc, dire que l’aspect de la campagne agricole est bon dans le Cercle de Koro », ajoute M. Daou. A la date du 7 septembre 2020, les hauteurs de pluies mesurées sont de 778,5 mm en 33 jours contre 598, 4 mm en 39 jours, pour la campagne précédente. Concernant l’approvisionnement des producteurs en engrais subventionnés, les activités de distribution ont pris du retard cette année. Le cercle de Koro a reçu 1.250 tonnes de NPK, 167,5 tonnes d’urée, 65 tonnes de fertinova et 17,5 tonnes de PNT. Les besoins des producteurs sont plus portés sur le NPK et l’urée qui ont été délivrés sur autorisation d’achat. Concernant la superficie emblavée, toutes les cultures confondues, le Cercle de Koro a réalisé 184.063 ha dont 151.420 pour les hommes et 32.643 pour les femmes sur un objectif de 209.480 ha soit un taux de 87,86 %. « Pour le mil, qui est la culture principale, nous avons 143 754 ha de réaliser sur une prévision de 153.600 ha soit 93, 58 % », précise le technicien. Le secteur agriculture de Koro, en plus des efforts du gouvernement, bénéficie de l’accompagnement de partenaires comme l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’Agriculture (FAO), le Comité international de la Croix rouge (CICR), Mercy Corps. Cet accompagnement des partenaires vise l’amélioration de la production et de la productivité agricole, notamment avec l’appui en petits matériels aratoires pour le maraichage et des semences. Grâce à l’appui des partenaires, les producteurs ont eu des semences en qualité et en quantité mais aussi des petits matériels. Cependant, quelques difficultés ont été enregistrées dans le déroulement de la campagne agricole 2020-2021 au nombre desquelles le faible appui à l’encadrement technique sur le terrain (carburant, matériels didactiques et de bureau), la non atteinte des objectifs d’emblavures à cause de l’insécurité, le retard dans le démarrage dans la distribution des engrais subventionnés, les entraves aux déplacements des agents à cause de l’insécurité et les cas d’inondations, des agents des sept sous secteurs d’agriculture dans le Cercle pour évaluer les pertes suite aux inondations dans certaines Communes du Cercle. Pour la suite de la campagne, « il appartient donc aux producteurs de suivre les conseils des techniciens du secteur d’agriculture afin de pouvoir faire bon usage des engrais mis à leur disposition. L’espoir est donc permis pour une bonne campagne agricole dans le cercle de Koro », dit Issa Daou. MN/MD (AMAP)  

Cernage: Une solution pour la survie des arbres de karité

Par Maïmouna SOW Bamako, 13 sept (AMAP) L’exploitation de karité passera du stade de survie au niveau d’opulence dans un avenir proche grâce à la technique du cernage. Elle consiste à tailler le tour du tronc l’arbre à 10 cm du sol, et à couper le gui du haut de karité avant qu’il ne fleurisse. Les agriculteurs de certaines zones sont décidés à renverser la tendance. Ainsi, 500 pieds d’arbres ont fait l’objet de cernage dans le village de Diorila. La même quantité est cernée à Kandian, localité située dans la Commune de Dialakoroba. Sétou Doumbia est l’une des épouses de la famille Doumbia. Elle est la seule femme du village de Diorila à suivre une formation de cernage. Depuis lors, elle a mis cette technique en œuvre sur tous les karités de la forêt et ceux qui ont poussé dans le champ familial. Mais elle a pris soin d’ajouter sa marque. Dans les différents villages de la commune, Sétou est heureuse de partager son savoir. Mariée et mère de 5 enfants, cette mince dame de 40 ans jouit de l’estime de la population. Ce matin, elle nous accueille, dans sa cour, souriante et entourée de ses voisins. Elle exprime sa satisfaction et sa reconnaissance aux formateurs. « Moi, je suis fière d’être la voix de l’espoir dans ma communauté. Depuis quelques mois, nous avons commencé à pratiquer la technique du cernage, après un jour de formation. Aujourd’hui, tous les arbres de karité concernés ont fleuri comme jamais. C’est notre première fois de pratiquer cette méthode. Le résultat est spectaculaire », dit-elle. La transformation du karité est une activité pénible. Le rendement est faible. Surtout pour les femmes qui n’ont pas d’autres sources de revenu et qui doivent vivre de leur production. Notre interlocutrice travaille en collaboration avec quatre autres épouses de la maison. Cette union fait augmenter leur profit tiré de cette activité pour assurer la popote. D’après les explications de Sétou, le village produit deux qualités de beurre. La première est préparée avec les fruits frais ramassés dans les champs et dans la forêt, pendant la saison pluvieuse. Les fruits sont consommés et la noix séchée. Les écales seront conservées dans un environnement sain. L’étape de la production débute après la saison. Les intempéries ne détérioreront pas le produit, surtout que la première qualité est fabriquée avec cet extrait. La seconde qualité n’a pas besoin d’autant de soin. Les noix sont ramassées dans la forêt, après la saison des pluies. Ils sont séchés, pilés et subissent la procédure de transformation en beurre qui sera vendue sur nos marchés. Sétou précise que l’exploitation du karité s’étend sur toute l’année. La collecte et la production couvrent la saison des pluies. La vente est organisée après l’hivernage. Le travail dure toute la semaine pour un mince profit. Néanmoins, les villageoises se frottent les mains, après la vente d’une partie de leur récolte d’amandes à la coopérative Sinsibéré de Safi Bougoula. Cette organisation dont elles sont membres achète à chacune de ses adhérentes 30 kg des meilleures amandes, à 150 Fcfa le kg. Notre interlocutrice garde jalousement son lot d’amandes dans un sac en plastique. Ce trésor est déposé dans un coin de la case qui sert de magasin. Les graines rapportent 4.500 Fcfa de profit. En milieu rural, la richesse se mesure en terme de têtes de moutons, de chèvres, de vaches ou même de poulets. Sétou rêve d’entrer dans ce cercle. Mais c’est difficile d’économiser sur un bénéfice de moins de 5000 Fcfa par an. Les poules pourraient se multiplier. Elles pourraient assurer l’avenir des enfants. « Mais, je ne désespère pas. La technique du cernage fait fleurir le karité dans des proportions inimaginables. Nous oublierons vite ces années de souffrance », espère-t-elle. Le cernage suscite l’espoir dans la Commune de Dialakoroba. « Aujourd’hui plus de 500 pieds d’arbre ont été traités », affirme Setou. La population de cette Commune a vite fait d’adopter la technique. Dans cette communauté dont les membres sont près du seuil pauvreté, cette innovation dans l’histoire de l’exploitation de karité est la bienvenue. Les hommes comme les femmes attendent, avec beaucoup d’espoir une bonne récolte dans les mois à venir. Les villageois de Kandian ne disent pas le contraire. Kiatou Komakara est actrice de protection de l’environnement de la Commune et membre de la coopérative Sinsibéré. Elle a été formée à la technique de cernage des arbres de karité. Cette mère et les siennes ont accepté de nous conduire en forêt pour constater l’état prometteur des arbres. Leur commentaire est sans appel : « vous avez vu comment ils fleurissent, même ceux qui ne donnaient pas de fruits, des années durant, ne font pas exception. Nous n’avons jamais été aussi rassurées dans l’exploitation de karité », assure la paysanne avec un large sourire aux lèvres. Cette cinquantenaire n’a jamais exercé d’autres métiers que cultiver son champ et produire le beurre de karité. Elle ne cache pas sa satisfaction d’avoir adopté cette innovante technique de soin des arbres. Le karité donne des fruits une année sur deux. Certains peuvent rester deux ou quatre ans, sans donner de fruit. Ce rythme, constituait une menace pour la survie des arbres de karité dans l’avenir. La situation inquiétaitles exploitants du secteur. Les trois communes voisines (Sanankoroba, Dialakoroba et Safi Bougoula) ont conjugué leurs efforts pour interdire la coupe de bois, la vente du charbon afin de préserver la nature. Le village de Kandian ne vit que de l’exploitation de karité et la culture de l’arachide. L’organisation non gouvernementale (ONG) « Mali Folkecenter » est l’organisatrice de la formation de cernage. Cette ONG a pour mission de protéger l’environnement. En collaboration avec la population, « Mali Folkecenter » œuvre pour la protection de la forêt et lutte contre la déforestation. Aujourd’hui les populations de la Commune de Dialakoroba Sanakoroba et Safi Bougoula fondent beaucoup d’espoir pour l’avenir du karité dans ces zones. MS/MD (AMAP)  

Ténenkou (Centre): Lutte contre la cherté de la vie et pour le recadrage des évènements sociaux

Ténenkou, 13 sept (AMAP) Localité enclavée et située en zone inondée de la Région de Mopti (Centre), est, de l’avis de tous ses habitants, une ville extrêmement chère, comparée aux revenus très faibles de la grande majorité de la population. Ici le taux de chômage est très important. Les principales activités sont l’agriculture, l’élevage et le commerce. Presque qu’un habitant sur deux dépend d’un parent qui est, soit à Bamako, ou dans les pays voisins. Malgré cette situation, le coût de la vie à Ténenkou est très élevé. Zone agro-pastorale par excellence, le prix du kilogramme de viande ou de poisson est de 2000 Fcfa, le petit bol de lait à 200 Fcfa, une charrette du bois de chauffe à 20.000 Fcfa ou  25000 Fcfa, le charbon de bois à 4000 ou 5000 Fcfa, souvent. Autres difficultés auxquelles sont confrontées les populations à Ténenkou, ce sont les évènements sociaux tels que les baptêmes, les mariages ou les décès. Malgré la conjoncture économique mais aussi la  crise sécuritaire que vit le Cercle depuis 2012, les baptêmes et les mariages sont célébrés en grande pompe. Que l’on soit nanti ou pauvre, chacun célèbre son baptême ou son mariage de façon excessive avec comme conséquences des dépenses somptuaires, des endettements. Aujourd’hui quand vous avez de tels événements, au lieu de se réjouir, vous avez du souci à vous faire, face au casse-tête qui se présente à vous. Par exemple, pour un baptême, il faut avoir, tout naturellement, le mouton, puis le petit déjeuner aux invités et nos invités, selon votre bourse, du haricot ou de la viande, ensuite le déjeuner. Pour les mariages, les premières dépenses commencent par les uniformes des femmes, ensuite les dépenses directes liées au mariage et, enfin, vient la plus grosse difficulté : les contributions que les uns et autres apportent au marié. En réalité, ce sont des contributions volontaires qui sont appelées « aides aux mariés ». Ces aides sont, dans la pratique, des crédits accordés aux mariés qui devront rembourser par tous les moyens, quand leurs créanciers auront des événements similaires. De nos jours ces aides ont atteint des niveaux stratosphériques. Le phénomène est plus présent chez les femmes. Ces contributions vont de 25.000 Fcfa jusqu’à 300.000 ou 400.000 Fcfa. Face à cette dérive, qui pousse les uns et autres à user de tous les moyens pour arriver à leurs fins, les populations s’organisent pour recadrer les baptêmes, les mariages et même les décès. Ce sont les ressortissants de la ville de Ténenkou basés à l’extérieur, principaux pourvoyeurs de fonds de la ville, qui sont a l’origine de cette initiative et ont saisis les autorités traditionnelles de la ville pour mettre fin à cette pratique. Des discussions, sous l’égide du chef de village de Ténenkou, avec d’autres notabilités ont démarré pour trouver une issue à ces problèmes. Une commission a été créée. Elle est composée de trois sous-commissions : une chargée du marché, une autre chargée des évènements sociaux et, enfin, une chargée du vol de bétails qui est aussi récurrent dans la ville. Pour l’instant, seule la sous-commission chargée des évènements sociaux a commencé ses travaux. Désormais, les baptêmes et les mariages devraient être célébrés dans la plus grande sobriété. Plus de petit déjeuner ou de déjeuner lors d’un baptême. Une fois que le nom de l’enfant est prononcé, tous les invités sont priés de se retirer. Pour les mariages, les uniformes et les contributions sous forme de crédit sont également prohibés. Tout contrevenant s’expose à des sanctions. Ces mesures sont bien appréciées par les populations même si beaucoup reconnaissent aussi que les baptêmes et les mariages n’auront plus la saveur habituelle. Tous espèrent qu’elles vont être respectées par tous et qu’elles dureront dans le temps, afin de permettre aux uns et aux autres de se sortir dignement de situations parfois très difficiles. AMAP