Les élèves maliens reprennent le chemin de l’école lundi 

Bamako, 19 Janv (AMAP) « La rentrée des classes 2020-2021 aura lieu sur toute l’étendue du territoire national le 25 janvier », a annoncé, mardi, le ministère malien de l’Éducation nationale dans une lettre adressée aux directeurs des Académies d’enseignement.  Les élèves maliens seront donc de nouveau sur le chemin de l’école dès lundi pour une rentrée scolaire 2020-2021, initialement programmée pour le mardi 05 janvier dernier, et reportée par les autorités en raison de la recrudescence des cas de contamination à la Covid-19 au Mali. Le document du ministère, daté du 18 janvier, précise que le retour des élèves dans les établissements scolaires va se dérouler dans « le respect des mesures barrières afin d’assurer aux enfants un environnement sécurisé ». Dans ce contexte de crise sanitaire, « une leçon modèle sur la Covid-19 » sera donnée aux élèves « dès le premier jour de la rentrée dans toutes les classes » et pendant toute la semaine, pendant 20 minutes, indique le communiqué signé par le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale. Le ministère de l’Éducation exhorte, à cet effet, les responsables des Académies d’enseignement à « mettre en place, au niveau de chaque école, un comité de veille » qui sera chargé du respect des mesures barrières dans chaque classe. MT/MD (AMAP)  

Stabilisation du Mali: Jean-Pierre Lacroix au contact des acteurs clés

Bamako, 19 Janv (AMAP) Le Secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’Organisation des Nations unies (ONU), en visite au Mali, a rencontré, lundi après-midi, les représentants de la classe politique, après son audience avec le Premier ministre, Moctar Ouane. En compagnie du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, Jean-Pierre Lacroix et sa délégation ont échangé avec leurs interlocuteurs au sujet des changements politiques majeurs intervenus, au Mali, au cours de l’année 2020, des réformes institutionnelles prévues ou encore de la préparation des élections. M. Lacroix s’est, également, entretenu avec les membres de la Médiation internationale. Au cours des échanges, il a été question des progrès dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et les moyens de consolider les avancées. Auparavant, Jean-Pierre Lacroix et sa délégation avaient rencontré le Commandement de l’EUTM et d’EUCAP Sahel, les Missions européennes d’appui aux Forces de défense et de sécurité du Mali, avec lesquelles il a été question de la collaboration dans ce cadre. MS/MD (AMAP)

Mali : Les assises nationales sur le coton lancées lundi, à Bamako

Bamako, 19 janvier (AMAP) La cérémonie d’ouverture du lancement des assises nationales sur le Coton, a été présidée lundi à Bamako par le Premier ministre, Moctar Ouane, sous le thème « Ensemble, mettons en valeur l’or blanc malien », a constaté l’AMAP. C’était en présence du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, M. Mohamed Ould Mahmoud, des responsables de la CMDT et des représentants des organisations faitières de production du secteur cotonnier.  Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Mohamed Ould Mahmoud a, dans son allocution, rappelé que « la filière coton est la colonne vertébrale de notre économie ». Le Chef du Gouvernement a, pour sa part, souligné l’Importance particulière de ces Assises avant de déclarer que l’objectif en est de trouver des solutions afin de contribuer à la relance de la culture cotonnière et d’assurer la résilience et le développement durable de cette filière coton dans notre pays. En rappel, la filière du coton qui occupe une partie importante de la population malienne traverse, ces dernières années; des crises majeures dont le refus des producteurs de certaines zones de cultiver le coton suite à des dissensions sur le prix avec le gouvernement. KM (AMAP)

Ghana : Nana Akufo-Addo proclamé vainqueur de la présidentielle (Résultats provisoires)

Bamako, 11 Déc (AMAP) La commission électorale ghanéenne a proclamé, mercredi, le président sortant Nana Akufo-Addo, vainqueur de l’élection présidentielle du lundi 07 décembre dernier. Ces résultats provisoires qui donnent 51.59 % des suffrages a Nana Akufo-Addo devant l’opposant John Dramani Mahama qui recueille 47.63 % des voix . Les résultats provisoires publiés par la commission électorale nationale indiquent que l’actuel chef de l’État va rempiler après sa première élection, en 2016, face à ce même ,rival John Dramani Mahama, alors président. Un jour, après la proclamation des résultats provisoires, l’opposant n’a, pour le moment, pas encore réagi. Sa réaction sera scrutée à la loupe, car la présidentielle s’est déroulée dansun contexte de tension et de méfiance entre les deux camps. Après les accusations de fraudes de part et d’autre, ces derniers jours, le spectre d’une crise post-électorale est redouté dans le pays. MT/MD (AMAP)

Le chef d’état major français en visite de deux jours au Mali

Bamako, 11 Déc (AMAP) Le chef d’état-major des armées françaises, le général François Lecointre, est arrivé, jeudi, à Gao (dans le nord du Mali) pour une visite de deux jours, afin d’évaluer les opérations anti-jihadistes, annonce un communiqué de l’ambassade de France au Mali. Ainsi à Gao, il devra, selon la même source, évaluer la qualité du partenariat opérationnel entre la force française Barkhane et les Forces armées maliennesn(FAMa) et la montée en puissance de Takuba. Le chef d’Etat-major des armées françaises, s’entretiendra, ce vendredi, à Bamako, avec les plus hautes autorités politiques et militaires maliennes ainsi qu’avec les responsables de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) Cette sixième visite de l’officier français, prévue en octobre puis reportée, en raison du contexte sanitaire, s’inscrit dans le cadre traditionnel des déplacements des responsables militaires sur les théâtres d’opération des armées françaises. . TC/MD (AMAP)

Mali : Début prometteur des négociations pour éviter la grève de cinq jours de l’UNTM

Bamako, 11 Déc (AMAP) Les négociations entre le gouvernement et la centrale syndicale, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), ont commencé, jeudi après midi, a appris l’AMAP de source syndicale. « Les discussions sont prometteuses. Il faut attendre vendredi pour mieux apprécier la situation », a confié un responsable syndicale. Les revendications sont, entre autres, le règlement de la situation des travailleurs compressés dans les années 80, l’harmonisation des grilles salariales des agents de l’État, l’octroi de primes et indemnités et l’épineuse question de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). La plus grande centrale syndicale au Mali avait déposé, depuis lundi 23 novembre 2020, un préavis de grève de cinq jours (du 14 au 18 décembre 2020) sur la table du gouvernement. AC/MD (AMAP)

Jardinage en milieu urbain : Ces potagers qui rapportent gros

Par Makan SISSOKO Bamako, 10 Déc (AMAP) La daba à la main en train de biner des planches, la ménagère Fatoumata Traoré est une femme battante qui a aménagé une parcelle à Kalaban-coura pour en faire un jardin potager. Dans ce petit jardin, elle cultive la menthe, la salade, la carotte, le piment, l’oignon et de nombreuses plantes culinaires pour soutenir sa famille. Elle n’est pas la seule à pratiquer cette activité pour joindre les deux bouts. Les maraichers  font pousser de la salade, de la tomate, du gombo, du concombre, de l’aubergine… en plusieurs endroits dans la périphérie de la capitale. Ils contribuent ainsi à l’approvisionnement de la ville en légumes et en tirent des revenus substantiels. Dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale, le jardinage est un business lucratif pour de nombreux ménages. Hommes et femmes s’adonnent principalement à la culture et à la vente des produits pour subvenir à leurs dépenses quotidiennes. Et cela depuis des années. A Niamakoro «Kôda» en Commune V du district de Bamako, le jardinage occupe une place de choix. Nombre d’habitants, avec leurs maigres moyens, s’adonnent corps et âme à l’entretien de jardins potagers. A quelques encablures d’un marigot, se trouve le jardin de Oumar Timbiné. L’espace est clôturé avec des manguiers et d’autres arbres, notamment l’anacardier pour le protéger contre les animaux errants. Le quinquagénaire, père de 7 enfants, exploite à Niamakoro plus d’un ha de jardin potager, contenant plusieurs types de laitues, notamment des salades des feuilles vertes, tomates et gombos. En franchissant le seuil de cet immense jardin, on aperçoit une nature verdoyante et le visiteur se retrouve entièrement plongé dans un calme bienfaiteur. Des manguiers, des bananiers et des papayers plantés dans les parages font de ce jardin un paradis sur terre. A notre arrivée aux environs de 17 heures, l’arrosage des plantes battait son plein. Visiblement très épuisé, Oumar Timbiné se reposait sous un manguier. Pendant qu’un jeune homme d’environ 17 ans s’occupait à faire le tour entre deux mares aménagées pour arroser les plantations. Équipé de deux arrosoirs bien remplis d’eau, le jeune homme, fils ainé de Oumar Timbiné, assiste constamment son père dans cette activité. Avec enthousiasme, Oumar Timbiné explique qu’il pratique le jardinage depuis plus de deux décennies. Une activité dans laquelle, il parvient à tirer son épingle du jeu. « Dans ce travail, je trouve de quoi manger. Chaque matin, je viens dans le jardin et je retourne à la maison vers le crépuscule. Dans ce pays, il n’y a pas de travail, je me suis lancé dans le jardinage pour m’épanouir financièrement. Après quelques années, les affaires ont prospéré et je me suis entièrement consacré à ce travail jusqu’à ce jour », indique-t-il. Pour lui, l’activité de jardinage nourrit son homme mais reste très pénible. Il sollicite plus d’attention pour les jardiniers, en termes de formation sur les nouvelles pratiques et techniques culturales enfin de mieux rentabiliser leurs revenus. Au côté de ces jardiniers, les femmes viennent s’approvisionner en légumes frais, notamment en carottes, en tomates, en piments et d’autres fruits tels que la papaye et la banane pour ensuite les revendre en ville et dans différents marchés de la capitale. Rencontrée, dans le jardin de Oumar Timbiné, Fatoumata Coulibaly ménagère était venue cueillir des feuilles culinaires et des papayes. Elle confie être dans cette activité depuis plus de 10 ans. « Chaque soir, je quitte Sirakoro, pour venir m’approvisionner en légumes et en fruits dans les jardins pour ensuite les revendre au marché de Sénou et dans la ville de Sirakoro», explique Fatoumata Coulibaly. Pour qui, le marché est actuellement moins florissant. Sur la route de l’aéroport, en direction de Kalaban-coura, de nombreuses femmes portaient sur leurs têtes des sacs et des seaux remplis de légumes frais et de feuilles vertes provenant des jardins situés à proximité de l’aéroport. Kadiatou Diarra, l’une de ces femmes, explique qu’elles reviennent de la cueillette pour le marché du lendemain. Plus loin, dans la zone aéroportuaire vers Gouana, le jardinage est une véritable aubaine pour les habitants de cette localité. Cette zone difficile d’accès à cause des tas de déchets déversés partout sur les voies, est considérée par nombre de personnes comme le fief des jardiniers. Des familles y sont installées depuis plus de 20 ans. Et cela, uniquement à cause des travaux de jardinage. Selon de nombreux témoignages recueillis sur place, le jardinage est pratiqué dans cette localité depuis plus de quinze décennies. Amara Koné habite dans cette localité avec son frère ainé et sa famille. « Autrefois, mon grand frère était le seul qui venait dans le jardin après le décès de notre père. J’ai remarqué que c’est un travail pénible pour une seule personne. Nous avons hérité de ces espaces de notre défunt père qui pratiquait le jardinage bien avant que nous ne soyons de ce monde.  À travers le jardinage, nous arrivons à nous nourrir », souligne Amara Koné. Dans ce jardin de plus de deux ha, Amara et son frère possèdent deux machines de pompage, installées dans des puits à grand diamètre pour faciliter l’arrosage des plantations. L’utilisation de ces machines peut souvent coûter plus de 5 à 6 litres d’essence par jour.  Concernant les difficultés, il a souligné le manque d’eau qui survient généralement en saison sèche. Il a aussi signalé la mauvaise qualité de certaines semences qui n’arrivent pas à germer. Notre interlocuteur se rappelle récemment, d’une énorme perte qu’ils ont subie à cause de l’utilisation d’une mauvaise qualité de semence de carotte qui a coûté plus de 150.000 Fcfa. Un peu plus loin, dans le même alignement, nous sommes dans le jardin de la famille Sangaré. Cette famille détient plus de 5 ha. Selon le patriarche de la famille, Moussa Sangaré, bien avant l’aménagement de l’aéroport, ces terres étaient exploitées par leur défunt père. Pour lui, le jardinage est un travail de tous les jours, qui demande beaucoup d’efforts d’entretien des plantes. Cependant, il ajoute que les efforts sont rentabilisés une fois que les plantations arrivent

Société des mines d’or de Syama : Grève de 5 jours des travailleurs

Bamako, 10 Déc (AMAP) Le comité syndical de la Société des mines d’or de Syama (SOMISY), dans la Région de Sikasso (Sud), a exprimé, mercredi, son inquiétude face à la décision de la direction générale de l’entreprise de licencier 90 travailleurs maliens, à partir du 14 décembre prochain, en raison de difficultés économiques liées à la Covid-19. Le comité syndical observe une grève de 5 jours, depuis le 7 décembre dernier pour dénoncer ce que le secrétaire général du comité syndical de la SOMISY, N’Fa Doumbia, a qualifié de « méchanceté » de l’administration de l’entreprise. Dans sa déclaration préliminaire, lors d’une conférence de presse à la Bourse du travail, le secrétaire général du comité syndical de la SOMISY, N’Fa Doumbia juge d’« abusive » cette décision. Les travailleurs exigent le retour effectif et progressif des employés nationaux sur le site, le respect de la liberté syndicale, le droit de grève, l’implication, la prise en compte de l’avis du syndicat dans toutes les décisions concernant les travailleurs. Faisant la genèse de la situation et M. Doumbia a relaté les péripéties des négociations avec l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) sur la question. Et de rappeler que les années 2015 à 2017 ont été très agitées avec des débrayages de travailleurs pour réclamer de meilleures conditions de vie. Ils revendiquaient le rétablissement de l’Assurance maladie de 80 à 100%, l’instauration de la prime de rendement, la formation professionnelle, la mise en place d’un plan social pour les travailleurs licenciés pour des motifs économiques au niveau du bureau de Bamako. Une entente était intervenue entre la direction et les travailleurs sur l’arrêt de la vente parallèle des avaries par la direction, l’augmentation des salaires, de certaines primes de risque et de logement et l’octroi des fûts de 1.000 et de 200 litres aux travailleurs. Nonobstant ces accords de principe, l’administration de la SOMISY a maintenu son plan de licenciement. C’est ainsi que le comité syndical a déposé un préavis de grève de 5 jours, le 18 novembre 2020, demandant l’annulation de la décision de licenciement. En dépit de la menace de débrayage, la direction générale de la SOMISY n’a pas bougé d’un iota dans sa décision de réduire le personnel. « Des notifications de licenciement ont été transmises, parfois, dans des conditions pathétiques comme le cas de Mamadou Sanogo, un agent malade qui a reçu sa notification de licenciement sur son lit d’hôpital, avant de décéder quelques jours après », a déploré N’Fa Doumbia. « Les employés sont décidés à poursuivre leur action par des méthodes et procédures légales. Toute résistance ou opposition à cette action ne fera que renforcer notre détermination », a-t-il prévenu. Après avoir souligné que les travailleurs sont ouverts au dialogue social pour la satisfaction de leurs revendications, le secrétaire général du comité syndical de la SOMISY, a aussi appelé les autorités de la Transition, notamment le président Bah N’Daw, afin qu’elles s’impliquent auprès de l’entreprise afin qu’elle renonce à sa décision de licenciement. La SOMISY, qui existe depuis 1990, emploie près de 2.000 travailleurs, dont près de 650 Maliens. Selon N’Fa Doumbia, au cours du premier semestre de l’année, l’entreprise a généré 36 millions de dollars, soit environ 18 milliards de Fcfa de bénéfices. Et le syndicat de la SOMISY, « dans sa lutte pour de meilleures conditions de vie des travailleurs », a obtenu une augmentation entre 200 à 400.000 Fcfa sur les salaires du personnel SYW/MD (AMAP)  

Covid-19 au Mali : 29 nouveaux cas enregistrés mercredi

Bamako, 10 décembre (AMAP) Vingt neuf (29) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés mercredi au Mali, portant le total à 5469 cas dont 3454 guérisons et 182 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) déclare que sur les 29 nouvelles contaminations, 2 cas ont été découverts à Kati (2ème région), 5 cas à Koutiala (3ème région), 2 cas en CI, 3 cas en CII, 1 cas en CIII, 11 cas en CIV, 2 cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires qui précisent par ailleurs que 1659 cas-contacts font l’objet d’un suivi quotidien, invite la population à la quiétude et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Sikasso : Le centre culturel valorise le Cicaara

Mariam F. DIABATE Sikasso, 10 Déc (AMAP) Le Cicaara est l’un des anciens instruments de musique du monde sénoufo. C’est dans l’optique de contribuer à sa promotion et à sa valorisation que le Centre culturel sénoufo a organisé, vendredi dernier, la 1ère édition des journées artistiques et culturelles de cet instrument. Durant deux jours, les organisateurs ont procédé à l’organisation de compétitions inter joueuses de Cicaara, suivies de remises de prix et de diplômes aux gagnantes. Pendant ces journées, Il a été organisé des panels sur le Cicaara ainsi que le lancement et la dédicace du livre intitulé « Rites agraires en milieu Senoufo, y compris le Cicaara». « Le Cicaara ou encore « Ficaana » est l’instrument de musique le plus utilisé en milieu senoufo car, c’est le seul qui est capable de distiller des airs mélodieux et philosophiques. Ainsi, il encourage et surexcite les braves paysans au travail, il adoucit la peine de la femme qui a perdu son conjoint ou encore son enfant », a dit le directeur régional de la culture, Adama Niang, qui a présidé l’évènement, en présence du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Kalfa Sanogo. L’instrument, qui occupe une place prépondérante dans les expressions culturelles du peuple sénoufo, est en voie de disparition, a alerté M. Niang, réitérant l’engagement de sa structure à accompagner les actions de promotion et de sauvegarde du Cicacara. « Ma direction fera de son mieux pour inscrire le Cicaara sur la liste du patrimoine national », a-t-il plaidé. Pour sa part, le directeur adjoint du centre culturel sénoufo, le Père Nicolas Dyemo Kizito, a rappelé que le lancement de ces journées a eu lieu en mars dernier. Il a souligné qu’à travers cet évènement, sa structure entend apporter sa pierre à l’édifice culturel. M. Kizito s’est réjoui que cette rencontre a pu fédérer l’ensemble des acteurs culturels ainsi que les joueuses du Cicaara de la troisième Région. Il a saisi l’occasion pour remercier le Centre culturel blonba de Bamako et la Coopération suisse pour leur soutien. Le représentant du Centre blonba, Boudramane Pona, a indiqué qu’en 2019, lors de leur appel à projet, parmi les 70 projets proposés, 15 ont été retenus dont le projet de festival du centre sénoufo qui vise à valoriser le Cicaara. « C’est un projet d’une grande envergure qui va dans la droite ligne de la vision de notre programme. Nous sommes très fiers d’avoir contribué à la réalisation d’un tel projet qui met en valeur le Cicaara dans toute sa splendeur », a-t-il conclu. MFD/MD(AMAP)