Désenclavement rural : Quelques 572 KM de pistes rurales en cours de réalisation à Koulikoro et Sikasso (Sud)
Synthèse de Cheick M. TRAORÉ Bamako, 27 Nov (AMAP) Le milieu rural est par essence la principale zone de production agricole de notre pays. Il est malheureusement très enclavé avec des pistes rurales qui sont souvent impraticables surtout en période d’hivernage. Cette situation rend difficile l’écoulement des productions agricoles de ces contrées et l’accès des populations aux denrées de première nécessité et aux services sociaux de base. Dans le but de rendre nos pistes pastorales cyclables en toutes saisons afin de conjurer ces difficultés, le gouvernement a initié le Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale dénommé (PAAR). Cela à travers le ministère des Transports et des Infrastructures avec l’appui de la Banque mondiale. Le PAAR est à sa seconde phase d’intervention pour une durée de cinq ans (2017-2022). Période durant laquelle, il prévoit l’aménagement d’un total de 1.700 km de pistes rurales dans les Régions de Koulikoro et Sikasso. Cela en traitant par exemple des points critiques en vue de faciliter l’accès des populations aux marchés, aux services de santé, aux écoles et aux communes voisines. Ainsi, après l’aménagement des 445 km de pistes rurales de la phase I du projet, les travaux d’aménagement des 571,49 km de pistes de la phase II du Paar sont en cours dans les deux régions bénéficiaires du Projet. Dans la Région de Koulikoro, un linéaire total de 202 km de pistes rurales est en cours de réalisation dans les cercles de Banamba et Dioïla. Dans la circonscription de Banamba, trois pistes sont en construction. Il s’agit des pistes Kiban-Toukoroba-Tamani-Ségala-Nyamina sur une distance de 77 km, Sirakorola-Tougouni-Nyamina longue de 72 km et Sirakorola-Toubacoura pour un total de 28 km. Le Cercle de Dioïla compte une piste en aménagement : Fana-Nangola-Sorokoro-Bèlèko-Mèna, longue de 115 km Les cercles concernés par les travaux dans la Région de Sikasso sont Bougouni, Kadiolo, Kolondièba, et Yorosso. Ils concernent un total de 238 km repartis entre quatre circonscriptions. La seule piste en aménagement dans le Cercle de Bougouni est celle reliant Siobougou-Wola-Falani-Sanso/Bretelles : Wola-Dionkala sur une distance de 58 km. Le tronçon Loulouni-Nirouani-Ouattarasso-Kambo-Kadiolo, longue de 37 km, est en cours dans le Cercle de Kadiolo. Le Cercle de Kolondiéba bénéficie d’une piste en aménagement notamment l’axe Tiendaga-Fakola-Kotla-Sama-Dani-frontière RCI et bretelle Fakola-Soukourani-Togodaba-frontière RCI, longue de 116 km. Quant au Cercle de Yorosso, il compte également une piste en aménagement : Koury-Ngorola, longue de 27 km. Les travaux ont débuté en novembre 2019. La réception provisoire de la piste Fana-Nangola-Sorokoro-Bèlèko-Mèna dans la Région de Koulikoro a eu lieu au mois de juillet 2020. Cela en tenant compte des réserves formulées pour améliorer la qualité des travaux. Dans cette région, l’insécurité a impacté négativement le bon déroulement des travaux de certaines pistes de la phase II du Paar au niveau des cercles de Koulikoro et Banamba. Des dispositions sont en cours d’être prises pour la reprise et la finalisation des travaux d’aménagement des pistes concernées. Les travaux, dans la Région de Sikasso ont également débuté en novembre 2019. La réception provisoire des différentes pistes a lieu en juillet 2020 sous réserves. Les tâches du pont de Ziguéna sont presque terminées. La finalisation de la piste Koutiala-Konséguéla-Konina, activité de la phase I du PAAR, est en cours. Le lancement du Dossier d’appel d’offres (DAO) des travaux des trois ponts de N’Tiobougou, Faniéna et Djoungoula (phase 1 du projet) est imminent. L’aménagement de 50 km de pistes rurales de Konna avait été sollicité par les autorités dans le cadre du G5 Sahel. Les travaux avaient démarré avant de connaître des difficultés liées à l’inondation de la zone. Des dispositions sont prises pour le redémarrage des travaux après l’hivernage vu que la zone est inondée. Dans le cadre des travaux d’urgence initiés par le gouvernement dans les Régions de Mopti et du Nord du Mali, le Paar a été chargé de la réalisation de certaines infrastructures en dehors de sa zone habituelle d’intervention (Koulikoro et Sikasso). Il s’agit de la réalisation des travaux d’urgence de 16 km de digues à Ténenkou et Macina où la remise de site est effective. Les travaux préliminaires sont en cours. Les études pour la réalisation de la gare routière à Bankass sont presque finalisées. Le projet réalise également des infrastructures connexes ou socioéconomiques au bénéfice de chaque village riverain des pistes aménagées. Chaque bourgade bénéficie ainsi d’une infrastructure communautaire prioritaire en matière de développement local. à cet effet, un linéaire de 202 km de pistes rurales est en aménagement dans la Région de Koulikoro. Les installations connexes en cours d’études au niveau de la région sont au nombre de 39, dont six blocs de trois salles, soit 18 salles de classe équipées, 17 points d’eau, sept réhabilitations d’infrastructures de santé, huit périmètres maraîchers et un magasin de stockage. à Sikasso, 265 km de pistes rurales sont en cours d’aménagement. Les aménagements connexes de la phase II qui sont au stade des études techniques, sont au nombre de 43 et se composent de 15 blocs de trois salles de classes soit 45 salles de classes équipées, dix points d’eau, dix réhabilitations d’infrastructures de santé, cinq clôtures d’école, deux clôtures de Centres de santé communautaire (CSCOM) et un magasin de stockage. Pendant que les travaux de la phase II sont en cours de réalisation, les activités liées aux phases III et IV qui ont été combinées, sont également en cours. Les pistes à aménager ont été déjà choisies par les collectivités territoriales des deux régions avec un linéaire de 683 km. Les aménagements connexes prioritaires des 107 villages riverains des pistes à aménager, ont été également choisis par les populations bénéficiaires.
Aviculture à domicile : Une filière en pleine expansion
Par Makan SISSOKO Bamako, 26 Nov (AMAP) L’aviculture, une activité qui requiert une attention accrue de la part du promoteur, semble avoir, aujourd’hui, le vent poupe au Mali. Le secteur est en pleine expansion depuis quelques années. Devenu un refuge pour de nombreux diplômés sans emplois, elle offre de réelles opportunités d’affaires. Beaucoup de ceux qui s’y adonnent,, notamment à Bamako, s’activent dans l’aviculture domestique. Certains aménagent, à cet effet, un coin de la maison familiale. D’autres, exploitent, faute d’espace, les toits des habitats, où ils fabriquent des enclos recouverts entièrement de tôles. C’est le cas de Chiaka Dembélé. Diplômé de la Faculté des sciences juridiques et politiques de Bamako, il vit avec sa femme et ses enfants chez ses parents à Kalaban-coura, en commune V du district de Bamako. L’élevage de poussins est, depuis deux ans, au cœur des activités de ce jeune diplômé sans emploi pour pouvoir joindre les deux bouts. Sur son toit, Chiaka Dembélé a aménagé un espace. Il y élève des poussins qu’il revend au bout de 40 jours. Cette activité est, certes, laborieuse mais elle nourrit son homme. Il doit veiller sur la qualité de l’alimentation et de l’habitat des sujets en terme de confort et d’assainissement. Toute négligence peut lui coûter cher. «C’est un travail qui demande de la constance et du courage en permanence pour espérer obtenir de bons résultats», dit le volailleur. « Les poulets de chair, dit-il, subissent un long processus de formation qui dure près de deux mois. Au cours de laquelle, ils ont besoin de meilleures conditions d’hygiène, d’alimentation et d’un suivi médical approprié en termes de vaccination ». «Depuis que j’ai commencé cette activité, je n’ai pas d’autre vie ni d’autres occupations. Je consacre tout mon temps et toute mon énergie à leur entretien. C’est un travail pénible qui demande un suivi régulier. Les poulets de chair mangent et boivent toute la journée : matin et soir. Un instant d’oubli peut-être souvent fatal», relate-t-il. Ils sont importés de pays voisins, notamment du Sénégal et d’Europe, tels que l’Angleterre et l’Espagne. Pour s’adapter aux conditions climatiques du Mali, il leur faut de l’éclairage en permanence et du chauffage pour pouvoir survivre, ajoute l’aviculteur. REVENU APPRECIABLE – Une somme d’expériences qu’il a acquise après avoir trébuché. «Au début, je prenais 100 à 140 poussins. Sur ce nombre, seulement 60 à 70 arrivaient à terme. Je commence à m’adapter. Actuellement, je suis à 400 poussins qui sont presque arrivés à maturité. Pour leur alimentation, j’achète cinq à six sacs de concentré, en raison de 35.000 Fcfa par unité. Pour le moment, je n’ai pas enregistré de perte», s’est réjoui le jeune diplômé. Evoquant son chiffre d’affaires, Chiaka Dembélé indique qu’il peut avoir, après les dépenses, un revenu variant entre 150.000 à 175.000 Fcfa après chaque vente, en raison de 2.000 Fcfa par poulet. «Je vends la majorité de mes poulets aux hôteliers. L’élevage de poussins coûte énormément cher, mais je parviens à couvrir mes dépenses familiales et à subvenir à mes besoins en attendant de trouver mieux, c’est-à-dire un emploi salarié correspondant à mon profil », a-t-il dit. Tout comme lui, Soumaïla Traoré est aviculteur. Ce jeune homme âgé de 32 ans, en chômage technique depuis près d’un an, s’y est lancé pour subvenir à ses besoins. «L’aviculture locale est mon loisir préféré depuis l’adolescence. Je l’exerce actuellement pour gagner un peu d’argent, en entendant la reprise de mon travail», répond Soumaïla. Dans sa cour à Garantiguibougou, il a construit un vaste enclos en étage où il garde des pigeons et des poulets. Debout au milieu de la basse-cour, dans sa main une calebasse remplie de céréales dont il jetait le contenu par terre pour inviter la volaille à sortir. En un laps de temps, il se retrouve entouré de volaille. «J’ai acheté 200 poussins de chair dans l’espoir de les revendre à l’occasion de la fête de fin d’année pour pouvoir faire un peu de profit. J’ai déjà eu des commandes pour la fête du 31 décembre. Cette fois-ci, si les affaires marchent pour moi, j’espère rester dans le secteur avicole», lance Traoré. Qui dit se faire aider par son jeune frère de 15 ans pour l’entretien de ses oiseaux. « Car, soutient-il, l’aviculture locale est une activité prenante, donc difficile à concilier avec d’autres métiers ». «Les poulets de chair sont fragiles à la différence des locaux. Leur avantage est qu’ils ont une croissance rapide qui permet de les écouler assez vite», précise notre interlocuteur. À l’approche de la Saint-Sylvestre, communément appeler « fête des poulets », Abdoulaye Guindo, un jeune étudiant, s’active. A Kalaban coura ACI où il habite, il a été initié à l’aviculture par son frère ainé. Ce dernier élevait des poussins en famille et réalisait énormément de profit. En se lançant, Abdoulaye Guindo s’est servi des équipements, notamment le poulailler de son aîné. «Je viens de démarrer les activés avec seulement 100 poussins, à raison de 600 Fcfa l’unité, plus un sac d’aliment qui coûte 35.000 Fcfa. En fin de compte, si tout marche bien, je pourrais avoir un bénéfice allant de 75.000 à 80.000 Fcfa», pronostique Guindo. Qui compare l’aviculture à un jeu de loterie : entre chance et malchance, on peut ne pas obtenir le résultat escompté. « Cela, compte tenu de la fragilité des poussins de chair », soutient-il. CONSEILS ET ASTUCES – « Des difficultés surmontables », estime Fousseiny Bougoudogo, agent commercial au sein d’un groupe spécialisé dans la distribution de poussins et la vente de produits et matériels avicoles. Cette société travaille avec plusieurs couvoirs à l’intérieur comme l’extérieur du Mali, notamment les incubateurs locaux et ceux du Sénégal spécialisés dans la production, l’amélioration et la vente de produits avicoles au Sénégal et dans la sous-région. Ce spécialiste prodigue des conseils et quelques astuces pour réussir dans cette activité. Selon lui, les aviculteurs doivent tenir compte des difficultés liées à l’importation des poussins : le trajet Dakar Bamako est pénible pour les poussins, surtout en période de forte chaleur. En la matière, les poussins importés sont généralement, transportés par avion ou
Mali: Le Conseil de défense ajourné, un foyer de contamination découvert à la présidence
Bamako, 26 Nov (AMAP) Le Conseil de défense et de sécurité convoqué par le Chef de l’État, Bah N’Daw, n’aura pas lieu à cause de la découverte d’un foyer de contamination de la Covid-19 à la présidence, ont annoncé, jeudi, les services présidentiels. Ils envisagent un dépistage systématique de tout son personnel et une campagne de désinfection des locaux, ajoutent les mêmes sources. Après le record du mardi dernier, la courbe de contamination a présenté une légère inclinaison, mercredi, avec 44 nouveaux cas positifs de Covid-19 enregistrés par les services de santé sur 983 échantillons testés ce jour. Par ailleurs, les services de santé ont noté la guérison de six nouvelles personnes du virus contre aucun décès constaté. Ces nouveaux cas ont été diagnostiqués dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de la capitale) et Tombouctou (Nord), ainsi que dans les six communes du District de Bamako. Ces nouveaux chiffres portent le nombre de cas positifs à 4461 pour 3060 patients guéris. Au total 148 décès liés au coronavirus sont enregistrés, depuis le début de la pandémie au Mali. AT/MD (AMAP)
Burkina Faso : Roch Marc Christian Kaboré, président sortant, réélu dès le 1er tour (CENI)
Bamako, 26 Nov (AMAP) Le président sortant, Roch Marc Christian Kaboré, a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle au Burkina Faso au premier tour, avec 57,87 % des voix, selon les résultats de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) publiés jeudi. « Le président sortant a été proclamé vainqueur de la présidentielle, avec 57,87 % des suffrages et est déclaré élu, provisoirement, dès le premier tour, comme président du Faso », a annoncé le président de la CENI, Newton Ahmed Barry. Le scrutin a été marqué par les menaces de l’opposition de ne pas reconnaître les résultats, et la non tenue du scrutin sur l’ensemble du territoire national en raison de la situation sécuritaire dans le pays Eddie Komboïgo, candidat du parti de l’ex-président Blaise Compaoré, arrive deuxième avec 15,48 % des voix devant Zephirin Diabré (12,46 %), considéré comme le chef de l’opposition jusque-là. Le président Kaboré, que ses adversaires ont, souvent, taxé « d’immobilisme » face aux attaques djihadistes, a réussi son pari d’une victoire au premier tour de ce scrutin considéré comme le plus ouvert de l’histoire du Burkina Faso, qui a connu de multiples coups d’État depuis son indépendance en 1960. MD (AMAP)
Hôpital du Mali : La 27e mission médicale chinoise à l’œuvre
Bamako, 26 Nov (AMAP) La 27è Mission médicale chinoise de 23 personnes, dont 20 médecins et infirmières, arrivée au Mali, le 3 octobre dernier, officie à l’Hôpital du Mali, depuis plus d’un mois. Pendant 18 mois, ces praticiens chinois contribueront au renforcement des capacités du seul établissement hospitalier de la rive droite dans la prise en charge de certaines pathologies. L’équipe médicale chinoise offre des soins en traumatologie, gynécologie, chirurgie générale, Oto-rhino-laryngologie (ORL), une spécialité consacrée aux affections de la bouche, de la gorge et de l’oreille, anesthésie, médecine interne, gastro-entérologie, acupuncture, ophtalmologie, radiologie, échographie, pathologie, laboratoire et pharmacie. Les médecins chinois sont accompagnés par des infirmières spécialisées de leur pays. Malgré la pandémie de la Covid-19, les médecins chinois consultent de nombreux patients, en respectant strictement les règles d’hygiène et de protection individuelle. Ils s’inscrivent dans la complémentarité avec leurs collègues maliens au profit desquels, ils procèdent à un transfert de compétences, voire de technologie. A partir de ce mois de novembre, l’équipe médicale chinoise compte reprendre les rendez-vous pour l’examen de gastroscopie, en adoptant les mesures de prévention contre le coronavirus. La réalisation de cet examen complémentaire avait connu un coup d’arrêt avec la crise sanitaire. Le chef de la Mission médicale chinoise, Zhu Danjie, a assuré que son équipe mettra son savoir-faire au service du peuple malien, en général, et des malades, en particulier, afin de contribuer au raffermissement des liens d’amitié entre la Chine et le Mali. Cette mission, qui répond aux besoins de l’Hôpital du Mali, s’inscrit dans le cadre du Protocole d’accord entre les gouvernements chinois et malien du 24 mai 2017. Toutes les missions médicales chinoises, qui travaillent au Mali, viennent de la Province du Zhejiang (en Chine) et ce, depuis les premières heures de cette coopération médicale. FN/MD (AMAP)
Bla : Le correspondant de l’AMAP est décédé lundi
Bla, 26 novembre (AMAP) Le correspondant de l’AMAP et de l’ORTM à Bla, Bakary Keïta a définitivement déposé sa plume. L’illustre disparu a été conduit mardi dernier, à sa dernière demeure au cimetière de Bogola à Bla, a appris l’AMAP. Bakary Keïta a été brutalement arraché à l’affection de tous ce lundi à l’âge de 78 ans. La nouvelle de sa disparition a envahi la ville et plongé ses collaborateurs de l’AMAP et de la station régionale de l’ORTM Ségou dans une immense tristesse. Le natif de Ségou et premier directeur de la radio Bendugu a d’abord commencé sa carrière à Kouniana dans le Cercle de Koutiala, en 1961. Cet enseignant de formation servira successivement à Togonasso, Koutiala, Tièrè, Miènaba, Touna et Bla. L’homme que la presse pleure aujourd’hui était un grand travailleur, un véritable passionné de l’art et de la culture, de l’écriture et du ballon rond. Dévoué à la tâche, le journaliste assurait avec passion et rigueur la couverture de l’actualité locale. Son fils Lamine Keïta retient de lui un homme rompu à la tâche et qui ne cessait de donner le meilleur de lui-même. Bakary Keïta laisse derrière lui, 3 veuves, des orphelins, des amis et collaborateurs profondément attristés par son décès. Dors en paix Doyen ! Mamadou SY Amap-Ségou
Covid-19 au Mali : 44 nouveaux cas enregistrés mercredi
Bamako, 26 novembre (AMAP) Quarante quatre (44) nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés mercredi, portant le nombre total de la contamination à 4461 cas positifs au Mali dont 3060guérisons et 148 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Les services sanitaires précisent que sur les 44 nouvelles contaminations, 4 cas ont été identifiées à Kéniéba (1ère région), 5 cas à Kalaban Coro, 1 cas à Kati (région de Koulokoro), 2 cas à Tombouctou (6ème région), 4 cas en CI, 4 cas en CII, 1 cas en CIII, 3cas en CIV, 12 cas en CV et 8 cas en CVI du district de Bamako. L’Institut de santé publique qui déclare par ailleurs que 1270 cas-contacts font l’objet d’un suivi quotidien, invite la population à la quiétude et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Bankass : Les chasseurs Donso ont tué 12 terroristes à Minima dans la commune de Koulogon
Bankass, 26 novembre (AMAP) Des individus armés non identifiés ont attaqué lundi, la localité de Minima, située dans la Commune de Koulogon, Cercle de Bankass, tuant 7 villageois et blessant 5 autres et la riposte des chasseurs Donso a entrainé la mort de 12 assaillants, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes non identifiés lourdement armés à bord de motos ont attaqué vers 16 H le village de Minima, tuant 7 civils et blessant 5 autres précise notre source qui déclare que la riposte de chasseurs Donso a occasionné la mort de 12 assaillants. Notre source qui précise que les blessés ont été évacués au Centre de santé de référence (Csréf) de Bankass, déclare que les Chasseurs Donso du village de Minima, situé à 14 km de la Commune de Koulogon, ont refusé catégoriquement de signer un pacte avec les terroristes. AKG/KM (AMAP)
Gao : La force Barkhane réhabilite le groupe scolaire de Thionville du Château
Gao, 25 Nov (AMAP) La cérémonie d’inauguration du groupe scolaire Thionville du quartier Château, à Gao (Nord), réhabilité par la force Barkhane, dans le cadre d’un projet initié en août 2020, a eu lieu, jeudi dernier, dans la cour de l’établissement. Les travaux ont consisté à rénover entièrement quatre bâtiments scolaires, quatre blocs latrines et la clôture. Le projet a réalisé un bâtiment pour la direction avec une salle de stockage. A celles-ci, s’ajoutent la réfection des toitures, des murs intérieurs et extérieurs et leur peinture, l’électrification et les sols ainsi que des menuiseries effectuées sur les quatre bâtiments scolaires, soit 11 salles de classe. Cette cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence du gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Sidiki Samaké, du 1er adjoint du maire de la Commune urbaine de Gao, Bouya Ben Maouloud, du représentant du commandant de la force Barkhane, le colonel Yves et du chef d’équipe CIMIC de Gao, l’adjudant Nicolas. Le coordinateur des chefs de quartier Château, Ichakane Ag Oyé, a remercié les forces de sécurités maliennes et leurs partenaires Barkhane. Le représentant du Comité de gestion scolaire (CGS) de l’établissement, Hamidou Touré, a relevé que l’histoire retiendra que « le passage de Barkhane à Gao a servi le monde scolaire parce que l’éducation des enfants est au centre des préoccupations des forces Barkhane ». Le directeur du Centre d’animation pédagogique (DCAP) de Gao, Sidi Khalil Haidara, a salué les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires de l’opération Barkhane parce que, selon lui, chaque fois que la force Barkhane pose une pierre, les FAMa donnent un cahier ou un stylo. Il a signalé que la force Barkhane n’en est pas à sa première œuvre pour la Région de Gao. Le 1er adjoint au maire de Gao, Bouya Ben Maouloud, a témoigné que la force Barkhane a toujours répondu favorablement aux multiples sollicitations des populations de la Commune urbaine de Gao, en particulier du monde scolaire. La force Barkhane a réalisé ce projet de réhabilitation du groupe scolaire de Thionville pour montrer l’importance qu’elle accorde à l’Education qui, selon le colonel Yves est nécessaire pour le Mali. AT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 25 novembre 2020
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 25 novembre 2020, dans sa salle de délibération au Palais de Koulouba, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au Marché n°04739/DGMP-DSP-2018 relatif aux travaux de voirie et de drainage en Commune II du District de Bamako (lot 1) : le bitumage des rues 268 et 122 de Niaréla et de la rue 224 de l’Hippodrome et le pavage des rues 267 de Niaréla, 20 et 19 de Médina-Coura et 517, 519, 515, 516, 505, 506, 509 de Bagadadji. L’avenant, sans incidence financière, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement d’entreprises CENTRO/GER pour un délai d’exécution supplémentaire de 3 mois. Il vise à prendre en compte le retard dû à l’occupation des emprises des travaux et aux difficultés de déplacement des réseaux des concessionnaires non identifiés au cours des études réalisées. Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux d’aménagement du périmètre irrigué villageois dans la plaine de Togobéré (250 hectares) dans la Commune rurale de Fakala, Cercle de Djenné. Le marché est conclu, entre le Gouvernement de la République du Mali et le groupement d’entreprises N’TIOBALA/EGB, pour un montant toutes taxes comprises de 2 milliards 572 millions 865 mille 229 francs CFA et un délai d’exécution de 4 mois hors saison des pluies. La réalisation des travaux contribuera à améliorer les conditions de vie des populations de la Commune rurale de Sofara et environ, notamment dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Un projet de décret portant approbation de la convention de concession pour la construction et l’exploitation de la Centrale solaire photovoltaïque de 93 MégaWatt-crêtes à Touna, Cercle de Bla. La Convention est conclue, entre le Gouvernement de la République du Mali et la société PHANES ENERGY MALI-SA, pour un montant de 106,4 millions d’Euros, soit environ 69 milliards 800 millions de francs CFA hors taxes et hors droits de douanes. La durée de construction de la centrale est de 18 mois pour une durée d’exploitation de 25 ans. La Convention est assortie d’un contrat d’achat d’énergie entre la Société Energie du Mali « EDM-SA » et la Société PHANES ENERGY MALI-SA. La mise en œuvre de cette convention permettra entre autres : – d’augmenter l’offre énergétique à travers une source d’énergie propre et à moindre coût ; – de renforcer la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique ; – d’optimiser le coût de production et d’améliorer la qualité du service public de l’électricité. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT Sur le rapport du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°4372 du Cercle de Kita, sise à Bendougouba. La parcelle de terrain, d’une superficie de 50 hectares 3 ares 71 centiares, est destinée à la construction d’un Centre de formation et de recherche pour l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako. La construction de ce Centre permettra de développer la formation et la recherche scientifique, de protéger et de valoriser la faune et la flore, de promouvoir les résultats de la recherche scientifique et de contribuer au développement socio-économique du Mali. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS Chargé de mission : Monsieur Cheickna KEITA, Juriste. Directeur de la Sécurité Militaire : Colonel Moussa Toumani KONE. Directeur Général de l’Office National des Anciens Combattants, Militaires Retraités et Victimes de Guerre du Mali : Colonel Modibo GUINDO. Directeur des Ateliers Militaires Centraux de Markala : Colonel Sériba DOUMBIA. Directeur du Service Social des Armées : Colonel Mohamed FOFANA. Directeur du Sport Militaire : Colonel Séga SISSOKO. Directeur de l’Information et des Relations Publiques des Armées : Colonel Souleymane DEMBELE. Directeur Général du Musée des Armées : Colonel Kadiatou Mama TRAORE. Chef d’Etat-major adjoint de l’Armée de Terre : Colonel-major Djibril DOUMBIA. Directeur adjoint de la Direction Centrale des Services de Santé des Armées : Colonel-major Moussa Boï COULIBALY. Directeur adjoint de la Direction des Ecoles Militaires : Colonel Moussa Yoro KANTE. Directeur adjoint des Transmissions et des Télécommunications des Armées : Colonel Moussa TOUNKARA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Conseillers techniques : – Contrôleur Général de Police Salimatou DIARRA ; – Lieutenant-colonel Mamadou SOUGOUNA ; – Monsieur Mamoudou SOW, Conseiller des Affaires Etrangères. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION Conseillers techniques : – Monsieur Yeya SAYE, Magistrat ; -Madame CAMARA Fata Gorko Mondo MAIGA, Journaliste-Réalisateur ; – Monsieur Sidi Mohamed EL BECHIR, Membre du Corps préfectoral. Chargés de mission : – Monsieur Alasseyni TOLO, Juriste ; – Monsieur Alhadou COULIBALY, Gestionnaire. Gouverneur du District de Bamako : Monsieur Baye KONATE, Membre du Corps préfectoral. Gouverneur de la Région de Kayes : Colonel Moussa SOUMARE. Gouverneur de la Région de Koulikoro : Colonel Lamine Kapory SANOGO. Gouverneur de la Région de Mopti : Colonel-major Abass DEMBELE. Gouverneur de la Région de Tombouctou : Commissaire Divisionnaire de Police Bakoun KANTE. Gouverneur de la Région de Gao : Général de Brigade Moussa TRAORE. Gouverneur de la Région de Kidal : Colonel Fodé Malick SISSOKO. Gouverneur de la Région de Ménaka : Monsieur Mohamed Alhanafi MAIGA, Administrateur Civil. Gouverneur de la Région de Nioro : Colonel-major Aly ANNAJI. Gouverneur

