Afrique du Sud : des marches contre les violences xénophobes

Bamako, 9 août (AMAP) Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Johannesburg, Pretoria, le Cap et Durban pour dénoncer les violences contre les migrants et réclamer la fin de la xénophobie, a appris l’AMAP de sources concordantes. Plus de 60 organisations de la société civile ont participé aux marches, demandant notamment que les responsables des violences et intimidations contre les étrangers soient poursuivis et que le gouvernement cesse les expulsions et rapatriements de migrants. « Nous voulons que les personnes qui perpétuent la violence et l’intimidation contre les ressortissants étrangers rendent des comptes », a déclaré l’activiste Thuli Nkadimeng. Depuis avril, des groupes d’autodéfense organisent des manifestations contre les migrants en situation irrégulière et procèdent à des contrôles de leurs documents. Le gouvernement a condamné ces pratiques. La ministre de la Justice, Mmamoloko Kubayi, a indiqué la semaine dernière que 53.000 migrants africains avaient été renvoyés dans le cadre de procédures de rapatriement volontaire et d’expulsion. OS/KM(AMAP)
Soudan : le pape Léon XIV appelle à un cessez-le-feu immédiat

Bamako, 9 août (AMAP) Le pape Léon XIV a appelé ce dimanche la communauté internationale à soutenir les efforts en faveur d’un cessez-le-feu immédiat au Soudan, exprimant sa préoccupation face à la situation « tragique » dans le pays a appris l’AMAP de Vatican News. À l’issue de la prière de l’Angélus, place Saint-Pierre, le souverain pontife a notamment appelé les autorités à garantir des couloirs humanitaires pour les populations civiles. « Je renouvelle mon appel à ceux qui sont au pouvoir à garantir des couloirs humanitaires pour la population civile », a-t-il déclaré, selon Vatican News. Le pape a cité en particulier la situation dans la ville soudanaise d’El-Obeid et demandé à la communauté internationale de soutenir les initiatives visant à obtenir une cessation immédiate des hostilités. Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) se poursuit depuis 2023, à la suite de différends sur l’intégration de cette force paramilitaire dans l’armée régulière. Les affrontements ont fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, environ 8,69 millions de personnes étaient déplacées à l’intérieur du Soudan à fin juin, tandis que plus de 4,64 millions de personnes étaient retournées dans des zones du pays ou depuis l’étranger. Évoquant également la guerre entre la Russie et l’Ukraine, Léon XIV a déploré la poursuite et la multiplication des « épisodes tragiques », qui entraînent une hausse du nombre de victimes civiles. « Je suis aux côtés des familles des victimes, des blessés et de tous ceux qui souffrent du conflit en cours », a-t-il ajouté. OS/KM(AMAP)
Mali : des orages et pluies attendus dans plusieurs régions

Bamako, 9 août (AMAP) Des orages accompagnés de pluies sont attendus lundi dans plusieurs régions du Mali et dans le district de Bamako, selon le bulletin météorologique de l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Ces conditions sont prévues notamment à Kayes, Nioro, Kita, Nara, Koulikoro, Dioïla, Bougouni, Sikasso, Tombouctou, Gao, Ménaka et Kidal. La visibilité devrait rester assez bonne dans la majeure partie du pays. Les températures seront en légère baisse par rapport à celles enregistrées dimanche dans la plupart des régions, tandis qu’elles resteront sans grand changement dans les zones septentrionales. Mali-Météo appelle par ailleurs à la vigilance dans les prochaines 24 heures face aux conditions météorologiques annoncées. OS/KM(AMAP)
Tominian : Relance de l’orchestre moderne du Cercle

Tominian, 9 août (AMAP) Le service local de la Culture du cercle de Tominian a procédé, jeudi, à la présentation officielle d’un premier lot de matériels destinés pour la relance de l’orchestre moderne du cercle, a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée dans la salle de conférence de la mairie, était présidée par le préfet du cercle, Kalifala Coulibaly, en présence du maire de la commune urbaine de Tominian, Boba Abed Nego Dakouo, du chef de village Pobanou Diassana, des acteurs culturels et de nombreux invités. Afin de redonner vie à cette formation musicale et de promouvoir davantage les arts et la culture, le service local de la Culture a lancé une mobilisation des ressortissants de la localité. Le chef du service local de la Culture, a expliqué les démarches entreprises pour l’acquisition du matériel avant d’exprimer sa profonde gratitude à tous les contributeurs. Le montant mobilisé à savoir 1 470 000 FCFA, a permis d’acquérir une première partie des équipements comprenant une table de mixage amplifiée avec baffles, une batterie, une guitare solo, une guitare basse, deux pieds de baffles, deux microphones, des câbles de microphones et jacks, un djembé ainsi qu’un pied de microphone. Le maire de la commune urbaine de Tominian, Boba Abed Nego Dakouo, a félicité les généreux donateurs de l’intérieur du pays comme de la diaspora pour leur participation à cette action de dévéloppement. Il a invité l’ensemble des fils et filles du cercle à maintenir cette dynamique de solidarité afin de doter l’orchestre de tous les équipements nécessaires et de promouvoir durablement les arts et la culture. Il a également rendu un vibrant hommage à l’ancien orchestre de Tominian, le groupe Buwaband pour son engagement en faveur de la valorisation du patrimoine culturel local. Le maire a, par ailleurs, attiré l’attention sur le manque d’équipements de bureau auquel fait face le service local des Arts et de la Culture, tout en lançant un appel aux bonnes volontés pour soutenir davantage cette structure. Le chef de village de Tominian a, lui aussi, salué les initiatives entreprises et rendu hommage au Buwaband pour sa contribution à l’animation culturelle de la localité. Présidant la cérémonie, le préfet du cercle, Kalifala Coulibaly, a remercié les invités pour leur forte mobilisation. Il a appelé les populations à renforcer la cohésion autour des actions de développement culturel, soulignant que la renaissance de l’orchestre constitue un levier de promotion de l’identité culturelle du cercle. Il a réaffirmé l’engagement de l’administration à accompagner toutes les initiatives du service local de la Culture et des acteurs culturels. À cette occasion, le chef du service local de la Culture a annoncé l’ouverture des inscriptions pour le recrutement des musiciens, chanteurs et techniciens devant composer le futur orchestre moderne du cercle de Tominian. Un appel a également été lancé aux autres ressortissants et partenaires afin de contribuer à l’acquisition du complément du matériel. La cérémonie a pris fin par des messages de remerciements, des conseils et d’encouragement par le préfet, dans l’espoir de faire de ce futur orchestre un véritable instrument de rayonnement culturel et de cohésion sociale pour le cercle de Tominian. ST/KM (AMAP)
32ème édition de la campagne nationale de reboisement : plantation de 200 arbres à Sotuba

Bamako, 9 août (AMAP) Une opération de plantation d’arbres, initiée par le Haut Conseil des Collectivités (HCC), au cours de la 32ème édition de la campagne nationale de reboisement, a permis à l’institution, de planter 200 arbres à Sotuba, en Commune I du District de Bamako, a constaté l’AMAP. La cérémonie a été présidée, samedi, par le président du Haut Conseil des Collectivités, Mamadou Satigui Diakité, en présence de la ministre de l’Environnement Doumbia Mariam Tangara, des partenaires et de plusieurs autres personnalités. L’opération, appuyée par la société Abdoulaye Halidou Cissé et les Eaux et Forêts, s’inscrit dans l’esprit de l’article 25 de la Constitution. La ministre a encouragé la poursuite du reboisement. Le président du Haut Conseil des Collectivités, Mamadou Satigui Diakité a rappelé que cette initiative s’inscrit dans l’esprit de l’article 25 de la Constitution, qui fait de la protection de l’environnement un devoir de l’État et de chaque citoyen. Il a appelé les populations à renforcer leur engagement en faveur de la préservation de l’environnement. Mme la ministre de l’Environnement a salué la contribution du HCC à cette campagne et encouragé la poursuite des actions de reboisement à travers le pays. KM (AMAP)
Société : le Repas familial collectif à Bamako, une tradition en péril

Bamako, 9 août (AMAP) Après avoir traité plusieurs sujets de société, l’Agence Nationale de Presse du Mali aborde aujourd’hui une question d’une grande importance dans notre société. Il s’agit du repas familial collectif, une tradition en péril. Selon nos interlocuteurs plusieurs facteurs sont à la base de cette déchéance, surtout à Bamako, dans la Capitale et dans plusieurs grande ville du pays. Durant les heures de manger, les convives se réunissent chez le chef de famille pour partager le repas servi dans un même récipient. C’est le grand rassemblement des membres de la famille. Ce repas collectif constitue une valeur ancestrale de notre pays. Mais, la pratique est en proie à de nombreux facteurs selon les témoignages recueillis. Bourama Fomba est le chef d’une famille restreinte, située dans un quartier périphérique de Bamako. Dans sa famille, à chaque membre son assiette. « Mes enfants n’ont jamais le temps de manger ensemble. Mes occupations professionnelles ne me permettent pas de veiller sur eux pour appliquer cette bonne pratique. Et mon épouse ne le fait pas non plus », affirme-t-il avant de faire part de son inquiétude quant à leur avenir. Selon le quadragénaire, il sera difficile pour eux de vivre en communion. Chose qui va fragiliser leur fraternité. Une tradition ancestrale qui disparait progressivement dans les grandes villes L’originaire de la Région de Dioïla regrette de ne pas avoir transmis cette tradition de son village à ses fils. «Dans notre village, on mange le repas de façon collective. Ce qui permet au chef de famille de veiller sur l’éducation de ses enfants. Cette pratique crée également la cohésion sociale et renforce le vivre-ensemble », explique l’ancien chauffeur de Sotrama. Quant à Youssouf Dembélé, fonctionnaire de l’État, estime que le repas en groupe au quotidien n’est plus possible à cause de l’agenda de travail différent des convives. «Dans les villages, je pense que les repas collectifs sont une obligation parce qu’il y a des travaux collectifs. Mais à Bamako, tôt le matin, chacun vaque à ses occupations. Les membres de la famille n’ont pas les mêmes heures de descente afin de manger ensemble », argumente-t-il. Certaines personnes accusent les femmes d’être à la base de cette décadence dans les familles. Fanta Coulibaly, ménagère, appartient à ce groupe. Selon elle, les femmes profitent des heures de manger pour se livrer à un règlement de comptes. «Je partageais le même repas avec ma coépouse, mais j’ai arrêté. Parce que chaque fois qu’il y avait une dispute entre nous, elle attendait l’heure du repas pour recommencer », raconte-t-elle. Par ailleurs, la ménagère indique que les occupations diverses des uns et des autres freinent également l’exécution du repas collectif. À Sogoniko, en Commune VI du District de Bamako, la famille Dembélé, dirigée par Mahamadou Aliou Dembélé, se retrouve autour d’une même tasse pendant les heures de repas. Une pratique, soutient-il, qui a renforcé les liens familiaux. « J’habite avec mes deux frères ainsi que leurs épouses et enfants. Tout le monde mange ensemble», fait savoir le natif de Koutiala. Selon lui, cet acte renforce l’affection entre les uns et les autres. Il ajoute qu’en cas de malentendus entre les membres, ils peuvent s’éviter ou se chamailler pendant un certain temps, mais il n’y aura jamais d’actes conduisant à un crime. Le chef de famille prévient que pour mieux manipuler les humains, il faut les séparer. Signe d’une démission collective et acculturation Hamidou Traoré, un chef de famille, se rappelle les moments de retrouvailles et prises de décision lors des heures de repas collectif. « Les garçons mangeaient avec le vieux et les filles avec la vieille. Et cela permettait d’observer les enfants et les guider », raconte-t-il. Cette décadence met en péril notre tradition. Selon le traditionnaliste Yaya Coulibaly, c’est le signe d’une démission collective. Il argumente qu’entre l’affaiblissement de l’autorité parentale, les mariages arrangés et l’oubli des origines, la famille a éclaté. « Nous avons emprunté des modèles de vie qui ne nous ressemblent pas. Aujourd’hui, on nous considère comme des hommes perdus, ni arabes, ni africains, ni occidentaux », déplore-t-il. Et de citer l’acculturation de certains habitants des zones rurales qui viennent à Bamako. « Venus d’abord comme saisonniers, beaucoup d’habitants des villages se sont installés en ville en coupant les liens avec leur culture. Chez moi, on mangeait à 11 heures 00. Aujourd’hui, à Bamako, des enfants partent à l’école sans manger et les mamans se lèvent à midi », se plaint-il. Autrefois, le repas collectif était un outil d’éducation. Manger ensemble crée l’unité et la force « Laver les mains dans le même récipient, manger dans la même calebasse, cela créait la solidarité et le respect. Les anciens veillaient sur tous », assure Yaya Coulibaly. Il cite l’exemple des camps militaires où manger ensemble crée l’unité et la force. Le traditionnaliste fait savoir que la puissance d’un peuple, c’est le respect du repas. « C’est ce qui a fait la cohésion des Maliens », conclut-il. la cohésion intra-familiale contribue également à l’effondrement de la pratique Pour le sociologue Dr N’Fali Dembélé, l’ébranlement de la cohésion intra-familiale contribue également à l’effondrement de la pratique. « Aujourd’hui, au regard de nombreux facteurs qui ont bouleversé l’organisation interne et la stratégie familiale, des pratiques d’antan comme le fait de manger ensemble se réalisent de plus en plus difficilement » indique-t-il. Le sociologue énumère d’autres facteurs qui rendent difficile la réunion de tous les membres de la famille au même moment autour du repas. Il s’agit, selon lui, des impératifs liés à la disponibilité de chacun et la multiplication des activités de plus en plus parcellaires et individualisées. MMD/KM (AMAP)
Bougouni : Ouélessébougou a accueilli la phase régionale de la Journée panafricaine de la femme

Ouélessébougou 9 août (AMAP) La Coordination des Associations et Organisations Féminines (CAFO) de Ouélessébougou, en collaboration avec la Direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Bougouni, a célébré samedi , la phase régionale de la Journée panafricaine de la femme, sous le thème thème « L’accès universel à l’eau et à l’assainissement pour chaque femme, une priorité pour la vision 2063 du Mali, dans les locaux du Centre de formation féminin et d’appui au développement rural (CFADR). Présidé par le préfet de Cercle, Moussa Andielou Sagara, l’évènement a réuni des femmes leaders, des organisations féminines, des partenaires institutionnels et techniques, ainsi que des représentants des autorités administratives et légitimités coutumières. Il s’agissait de promouvoir le leadership féminin, renforcer la solidarité entre les femmes et sensibiliser les communautés sur le rôle essentiel des femmes dans le développement économique, social et culturel. Dans son intervention, la présidente de la CAFO de Ouélessébougou a tout d’abord exprimé sa reconnaissance aux autorités régionales pour leur choix porté sur son organisation pour accueillir cette Journée panafricaine de la femme avec une dimension régionale. Un choix qui selon elle explique leur considération et leur capacité de relever le défi de l’organisation. Elle a rappelé que cette journée trouve son origine dans la conférence des femmes africaines tenue le 31 juillet 1963 à Dar Es Salam en Tanzanie. Des militantes et dirigeantes de plusieurs pays africains se sont réunies pour discuter des conditions des femmes sur le continent et de leur rôle dans les luttes pour l’indépendance et le développement. Elle a également salué les efforts des autorités pour favoriser l’accès à l’eau potable, notamment les œuvres sociales du Président de Transition le Général d’Armée Assimi GOÏTA , avec de plus de 600 forages d’eaux réalisés sur l’ensemble du territoire national, donnant ainsi un sens à une promesse républicaine dans un Mali. Dans son discours d’ouverture, le préfet Sagara, a exprimé toute sa satisfaction et a remercié les femmes pour avoir répondu à l’invitation. Il a souligné que l’Organisation panafricaine de la femme (OPF) célèbre cette date symbolique marquant un nouveau départ dans la lutte des femmes pour leur émancipation et la décolonisation de l’Afrique. En ce qui concerne la thématique de cette année, le représentant de l’Etat à rappeler que la « disponibilité et l’accès universel à l’eau potable et des services d’assainissement sûrs constituent une préoccupation majeure aux niveaux mondial, régional et national, ajoutant que cette préoccupation est consacrée par l’Objectif du Développement Durable n°6 ,qui vise à garantir l’accès universel et équitable à l’eau potable et à l’assainissement pour tous d’ici 2030 « . L’objectif ultime de l’édition 2026 est de contribuer à l’amélioration du cadre et des conditions de vies des populations féminines, à travers un accès équitable, sécurisé et durable à l’eau potable, à l’hygiène et aux services d’assainissement, a ajouté M. Sagara, avant d’assurer les femmes de la région de leur ferme détermination à les accompagner dans ce combat. L’activité principale au cours de la journée a été une conférence débat autour du thème national, coanimé par le Directeur régional de l’Hydraulique de Bougouni et le chef du service d’assainissement et du contrôle, des pollutions et des nuisances de Ouélessébougou. AC/KM (AMAP)
Sikasso : Inauguration du centre annexe de l’association de santé communautaire de Waerma II

Sikasso 8 août (AMAP) Le tout nouveau centre a été inauguré, samedi dernier, dans le secteur 8 du quartier Wayerma II de Sikasso, sous la présidence du préfet du cercle Amadou Gassambé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du médecin chef du district sanitaire de Sikasso Dr Emilien Diarra, la représentante du maire de la commune urbaine de Sikasso Ramatou Bagayogo et le président de l’ASACOWA II Dramane Danioko. Ont pris part à l’évènement, les légitimités traditionnelles, des membres des ASACO de Sikasso, des agents de santé et plusieurs invités Le nouveau centre est composé d’une salle d’attente, deux salles de consultation, la salle d’accouchement et de Consultation prénatale (CPN), la salle d’observation ainsi que la salle des soins et de petites chirurgies. Le nouveau directeur du centre est un assistant médical, il se nomme Modibo Diabaté. A l’entame de ses propos, le préfet du cercle Amadou Gassambé a indiqué que l’initiative permettra aux populations éloignées de Wayerma II de fréquenter le centre de santé. Il a saisi l’occasion pour remercier les responsables du quartier. Il a, ensuite, invité les populations à se rendre à ce centre pour la prévention, les soins curatifs et surtout pour les différentes vaccinations. S’adressant au personnel sanitaire, le préfet du cercle l’a surtout invité à faire un bon usage du centre et à se mettre à la disposition des populations. Quant au médecin chef du district sanitaire de Sikasso Dr Emilien Diarra, il s’est réjoui de l’initiative. « Compte-tenu de l’engagement sans faille des membres de l’ASACOWA II, je ne suis pas étonné de cela … », a-t-il souligné avant de les exhorter à redoubler de courage et de continuer dans ce sens. A l’en croire, on pourra faire de ce centre un site de vaccination permanent mais également y faire les petits soins. Auparavant, la représentante du maire de la commune urbaine de Sikasso Ramatou Bagayogo et le porte-parole de l’ASCOWA II Dramane Danioko ont souhaité la bienvenue aux invités. Ramatou Bagayogo a salué les membres de l’ASACOWA II pour avoir penser à créer ce centre car les populations sont devenues nombreuses. La démonstration culinaire des femmes de Wayerma II, la remise des cadeaux aux femmes qui ont bien suivi la vaccination de leurs enfants, la visite du centre par les officiels ont été les temps forts de la cérémonie. Il faut retenir que l’air de santé du Cscom de Wayerma II compte neuf secteurs et trois villages rattachés dont Diakorola-Diassa, Diassableni et Zaton-jasso. La population de l’air de santé avoisine plus de 36 700 habitants. Ce tout nouveau centre contribuera à leur enlever une grosse épine des pieds. A compter du jour de l’inauguration (samedi 8 août 2026), toutes les consultations seront gratuites pendant une semaine au centre mais les ordonnances seront à la charge des patients. MD/KM (AMAP)
Opération Dougoukoloko : quatre regroupements terroristes neutralisés au nord-ouest de Kidal

Bamako, 8 août (AMAP)– Quatre regroupements d’éléments terroristes ont été neutralisés samedi au nord-ouest de Kidal par les vecteurs aériens des Forces armées maliennes (FAMa), a annoncé l’état-major général des Armées dans un communiqué. Les objectifs, repérés dans ce secteur, ont été traités avec succès, entraînant la neutralisation des éléments terroristes et la destruction de leurs moyens de guerre, selon la même source. Cette opération intervient au lendemain de frappes menées contre plusieurs regroupements d’éléments de la coalition JNIM/FLA, détectés dans les secteurs de Boulkessi, Kidal et Tessalit. Ces regroupements disposaient d’importants moyens de guerre et de véhicules armés. Après analyse et confirmation des renseignements recueillis, l’ensemble des objectifs identifiés avait été traité par les vecteurs aériens engagés, précise l’état-major général des Armées. Les opérations de surveillance et de sécurisation se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’évaluer les effets des frappes et de détecter d’éventuels nouveaux regroupements ou mouvements suspects. CMT (AMAP)
Kayes : les stocks d’hydrocarbures dépassent les seuils d’alerte

Kayes, 8 août (AMAP)– Les stocks d’hydrocarbures disponibles dans la région de Kayes sont jugés satisfaisants, avec 2.787.134 litres d’essence, en hausse de 105,93%, et 3.246.878 litres de gasoil, soit une augmentation de 9,73% par rapport à la situation précédente, a appris l’AMAP auprès du Comité régional de gestion des crises et des catastrophes. Ces chiffres ont été présentés jeudi 6 août 2026, lors de la réunion hebdomadaire du comité, présidée par le Conseiller à la sécurité et à la Protection civile du gouverneur de la région de Kayes, le colonel Adama Bamba, en présence des opérateurs économiques et des services techniques concernés. Le directeur régional du Commerce, Robo Bayo, a indiqué que les prix des hydrocarbures sont restés globalement stables dans la région. L’essence est vendue à 875 FCFA le litre, tandis que le prix du gasoil varie entre 930 et 940 FCFA le litre. Selon lui, les contrôles effectués au cours de la semaine écoulée ont permis de vérifier les niveaux des cuves et les stocks physiques disponibles dans les stations-service, ainsi que les approvisionnements en cours. «Les stocks disponibles au niveau des stations-service couvrent largement les besoins de consommation de la région en essence et en gasoil. Ils sont supérieurs aux seuils d’alerte», a-t-il assuré. Du 30 juillet au 5 août 2026, la direction régionale du Commerce a délivré 137 autorisations préalables, correspondant à un volume de 270.780 litres d’hydrocarbures destinés aux activités commerciales ainsi qu’aux besoins professionnels et domestiques. Par ailleurs, huit citernes d’essence et onze citernes de gasoil ont été enregistrées au niveau des services des Douanes de Kayes. Plusieurs autres citernes étaient également en attente à la frontière. La situation de l’approvisionnement en hydrocarbures fait l’objet d’un suivi régulier par le Comité régional de gestion des crises et des catastrophes, en coordination avec les opérateurs économiques, les services du Commerce, des Douanes et les forces de défense et de sécurité. Le Colonel Adama Bamba a salué les efforts des opérateurs économiques pour assurer l’approvisionnement de la région ainsi que l’accompagnement des Forces de défense et de sécurité dans l’acheminement des camions-citernes jusqu’à leurs destinations. OD/CMT (AMAP)

