Covid-19 au Mali : Les services sanitaires ont enregistré 75 cas positifs lundi
Bamako, 20 avril (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré lundi, 75 cas positifs à la Covid-19, portant le nombre total à 13. 145 au Mali dont 7493 guérisons et 441 décès, a appris l’AMAP de source sanitaire. Ces 75 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 2819 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Mali: Non-lieu pour les personnalités accusées dans l’affaire de complot contre le pouvoir
Bamako, 20 avr (AMAP) Les six personnalités dont le chroniqueur vedette Youssouf Mohamed Bathily alias Ras Bath, inculpes pour « déstabilisation de la Transition et complot contre le gouvernement, association de malfaiteurs et outrage contre la personne du chef de l’État» ont retrouvé, lundi, la liberté après que la Cour suprême a confirmé la demande d’annulation des poursuites contre les accusés et ordonné leur libération immédiate. Au cours de son audience de lundi 19 avril 2021, la Chambre criminelle de la Cour suprême, en tant que la plus haute juridiction en République du Mali, a rejeté le pourvoi en cassation du procureur général près la Cour d’appel de Bamako, contre l’arrêt de la Chambre d’accusation à l’issue de sa délibération du 02 mars dernier. Dans cette délibération, la chambre d’accusation avait demandé l’annulation de la procédure contre les sept accusés dans cette affaire. « Le rapport qui été entériné aujourd’hui reproche au pourvoi du procureur général le fait qu’aucune des trois raisons avancées dans son mémoire d’ampliatif ne repose sur un des neufs cas d’ouverture à renvoi. Donc la Cour l’a rejeté pour ce motif-là », a expliqué Christian Drissa Diassana. Face à une foule de partisans et de journalistes rassemblés devant la Maison centrale d’arrêt de Bamako, Ras Bath a remercié ses nombreux soutiens et promis de reprendre, dès ce mercredi son émission « grands dossiers ». Afin de continuer à oeuvrer « pour la réussite de la Transition en luttant contre l’injustice et mauvaise gouvernance», a-t-il déclaré. Dans un communiqué publié après cet arrêt, l’ancien Premier ministre Dr Boubou Cissé, poursuivi et non détenu dans cette affaire, a salué « une décision de justice qui va permettre à des innocents abusivement détenus depuis près de quatre mois, de recouvrer la liberté et de retrouver leur famille ». En grand nombre devant la Cour suprême, les partisans du chroniqueur Ras Bath ont laissé éclater leur joie à l’annonce de la décision de la plus haute juridiction. La foule a porté en triomphe le chroniqueur qui venait d’être libéré. Ras Bath avait comme coaccusés l’ancien Premier ministre Dr Boubou Cissé et cinq autres personnalités. Il s’agit du directeur général du Pari mutuel urbain (PMU-Mali), Vital Robert Diop, du directeur général adjoint de l’Agence de Gestion du Fonds d’Accès Universel (AGEFAU), Aguibou Tall, du payeur général du Trésor public, Mamadou Koné, de l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Sékou Traoré, et du receveur général du district de Bamako, Souleymane Kansaye. AT/MD (AMAP)
Cercle de Niono : Accord de cessez-le-feu définitif entre chasseurs traditionnels et djihadistes
Bamako, 19 avr (AMAP) Les groupes armés de donzos (chasseurs traditionnels) et djihadistes qui font régner l’insécurité dans la circonscription administrative de Niono, (Centre), notamment dans le village de Farabougou, sont parvenus à une entente, le 16 avril dernier, grâce aux efforts du Haut conseil islamique du Mali (HCIM). Dans un communiqué, la commission de bons offices et de médiation du HCIM révèle que l’accord de cessez-le-feu signé entre les «Donzos et les djihadistes, dans le Cercle de Niono, est devenu un accord de cessez-le-feu définitif entre ces deux groupes. Cet accord définitif a été conclu ce vendredi 16 avril dans la forêt de Hadji-wêrè, dans le Cercle de Niono ». Selon la même source, le texte inclut « toutes les clauses de l’Accord du 14 mars dernier, sauf le départ des Forces armées maliennes (FAMa) de Farabougou. De ce fait, le départ de l’Armée n’est plus une condition pour la paix et la réconciliation dans le Cercle de Niono». La Commission, poursuit, le communiqué, remercie le président du HCIM et le ministre de la Réconciliation nationale pour « leur implication personnelle et leur sens élevé pour la paix et la réconciliation, les groupes donzos et djihadistes pour leurs engagements et leur disponibilité à inscrire désormais leurs actions dans l’intérêt des populations du Cercle de Niono ainsi que toutes les bonnes volontés qui ont accompagné les médiateurs du HCIM durant tout le processus de la médiation». Depuis septembre 2020, ce village de la Commune rurale de Dogofri (Cercle de Niono) est devenu tristement célèbre à cause des groupes armés qui ont empêché ses 4000 âmes de mener leurs activités et ont commis des exactions sur la population. Le HCIM que dirige le prêcheur Chérif Ousmane Madani Haïdara a offert sa médiation. Une commission de bons offices et de médiation conduite par Moussa Boubacar Bah, membre du HCIM, président de Sabati 2012 et ancien ministre, est parvenue à arracher un accord de cessez-le-feu partiel entre les sédentaires et nomades, le 14 mars 2021, à Farabougou. Pour que cet accord se concrétise sur le terrain, les groupes terroristes avaient posé plusieurs conditions parmi lesquelles le départ des Forces armées maliennes (FAMa) de Farabougou. TOUT SAUF LE DÉPART DES FAMa – Cette condition a été jugée inacceptable par les autorités maliennes. Le ministre de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, s’est rendu le 12 avril dernier à Farabougou, certainement pour marquer la présence de la force publique dans la localité. Un communiqué de son département précise que cette visite «fut l’occasion pour le ministre de la Réconciliation nationale de transmettre le message de soutien et d’encouragement du gouvernement». «Il s’est dit satisfait de retrouver les populations de Farabougou requinquées, malgré les évènements douloureux qui ont émaillé le secteur », indique le communiqué. Quatre jours après cette visite du ministre Wagué, les belligérants sont parvenus à un accord de cessez-le-feu définitif qui satisfait toutes les parties. Les autorités avaient envoyé un détachement des FAMa sur place, le 15 octobre 2020, pour sécuriser la population. L’opération appelée “Farabougoukalafia”, était conduite par le colonel Assimi Goïta, vice-président de la Transition. Auparavant, l’Armée avait largué des vivres et des médicaments pour secourir rapidement les habitants dans le besoin. Les forces étrangères (Barkhane et Minusma) sont aussi intervenues à Farabougou mais uniquement à titre humanitaire (largage de vivres et de médicaments à la population). SIX CIVILS TUÉS – La présence des FAMa à Farabougou n’a pas permis de contenir les assauts incessants des groupes armés. Ayant quitté le village, ces derniers se sont repliés sur les principaux axes d’accès empêchant les villageois d’aller dans leurs champs où dans d’autres villages, comme Dogofri, chef-lieu de la Commune. Un habitant que nous avions contacté témoignait: « L’axe Dogofry-Farabougou est sous le contrôle des terroristes. Tant que cette voie n’est pas libérée, la population de Farabougou va continuer à souffrir. Il n’y a pas de marché à Farabougou. Les habitants font tous leurs échanges commerciaux au marché de Dogofry… C’est vrai que l’Armée a apporté des vivres et des médicaments, mais ce n’est pas suffisant. Il faut que la route Dogofry-Farabougou soit accessible ». Le blocus des terroristes était devenue une préoccupation aussi bien nationale qu’internationale. Le secrétaire général des Nations unies, dans son rapport sur le Mali en septembre 2020, a écrit: « La situation dans le Centre du Mali reste très préoccupante. Une série de violences graves a été enregistrée dans la région de Ségou où, depuis début octobre, le village de Farabougou et des villages voisins de la Commune de Dogofri, dans le Cercle de Niono, ont été la cible d’attaques et de blocus de la part de ce que l’on présume être des combattants extrémistes. » Le siège et le blocus des villages ont causé la mort d’au moins six civils et fait des dizaines de blessés, et se sont traduits par l’enlèvement d’au moins 20 civils, le déplacement de plus de 2.000 familles des villages des communes de Dogofri, de Mariko, de Siribala et de Sokolo et des vols de bétail. On estime que près de 4.000 personnes sont actuellement bloquées dans le village de Farabougou, privées d’accès aux biens de première nécessité et aux soins de santé et, constamment, menacées de violences. MK/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 90 nouveaux cas positifs enregistrés dimanche
Bamako, 19 avril (AMAP) Quatre-vingt-dix (90) cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés dimanche, portant le nombre total à 13. 070 au Mali dont 7432 guérisons et 433 décès, a appris l’AMAP de source sanitaire. Ces 94 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 2784 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Les disciples de Chérif Hamahoullah déportés à Ansongo en 1941
Par Dr Ibrahim MAÏGA Bamako, 16 avr (AMAP) En 1941, plus de cinq cents disciples de Cheickh Hamahoullah ont été condamnés à des peines d’internement par le tribunal de deuxième degré de Nioro, pour « insurrection contre l’autorité de la France » et « troubles politiques graves ou manœuvres susceptibles de compromettre la sécurité publique ». Hamahoullah, lui-même, après un séjour en Algérie va être embastillé en Guyane avant son transfert à Montluçon. Il y est mort en janvier 1943. Ses disciples ont été internés principalement à Bourem et Ansongo, pour un séjour d’une durée de trois à dix ans, par un arrêté du Haut-commissaire Pierre Boisson, le « Pétain » des tropiques. La République pouvait toujours abuser de la liberté des indigènes. Retour sur les péripéties d’une négation systématique des droits de l’homme, à travers une série de publications sur la réalité des « camps pénaux de travail » dans notre pays. À Ansongo, pour travailler sur ce qu’a été le « Camp pénal », il faut bien se raviser, car pour tout le monde, il s’agit du « Camp pinari ». Le « Camp pinari » en fait est un néologisme fondé sur un barbarisme qui, lui-même, remonte à la langue bambara, la langue majoritairement parlée par les gardes qui faisaient marcher la prison. Eux, dans leur français de tirailleurs, disaient « Camp pinali » à la place de « Camp pénal ». La population, elle, a entendu « Camp pinari » ! Elle n’avait pas tort dans le fond car dans le pays beaucoup de camps ont pris les noms des officiers qui les ont installés, comme celui du chef de bataillon d’artillerie de marine Louis Digue, dont plusieurs édifices portent le nom, à Bamako, après la construction des infrastructures de Koulouba. Près de quatre-vingt ans après les faits, la mémoire s’étiole dans tous les sens. L’administration coloniale, collabo de Vichy, n’a pas laissé beaucoup de documents. Les victimes n’ont pas écrit, contribuant à refouler, sans doute pour contenir, le douloureux souvenir. Des universitaires africains de la région concernée ont travaillé sur la personne de Cheickh Hamahoullah. On peut citer Alioune Traoré, de la Mauritanie, dans « Cheikh Hamahoullah, homme de foi et résistant » (Paris Maisonneuve et Larose 1983 278p). Cet ouvrage est issu de sa thèse de doctorat. Alioune Traoré peut être considéré comme un « spécialiste » de Cheickh Hamahoullah au vu de sa production. Séïdina Oumar Dicko a écrit « Hamallah, le protégé de Dieu » (Jamana 1999 et Albustane 2002). Cet ouvrage a également été réalisé à partir d’un mémoire de maîtrise à l’école normale supérieure de Bamako et d’un Diplôme d’études Approfondies « : mémoire d’une figure de la Tijaniyya » (Aix- en -Provence 1994). Hamadou Boly a soutenu en 2013, à l’université de Strasbourg, sa thèse de doctorat sur « Le soufisme au Mali du XIXème siècle à nos jours ; religion, politique et société ». Cette thèse a été publiée sous le même titre chez « Omniscriptum Gmbh & Company Kg » en 2014. Il y a aussi Boukary Savadogo qui a soutenu à Aix-Marseille, en 1998, sa thèse de doctorat intitulée « Confrérie et pouvoir, la Tijâniyya hamawiyya en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger) : 1909-1965 ». Tous ces ouvrages traitent de la biographie de Chérif Hamaoullah, de sa résistance pacifique par rapport à l’arbitraire colonial, de ses différentes déportations, les circonstances de sa mort et la portée de sa voie dans la grande famille de la tidjaniya en Afrique. Ils insistent beaucoup sur la particularité de cette voie qui trouve sa concrétisation dans la façon unique par laquelle Cheickh Hamaoullah a entrepris de répéter la « perle de la perfection », « onze jawaharatu-l-kamali », onze fois au lieu de douze avant lui. Pour ce qui est de la vie même des disciples de Hamahoullah internés à l’intérieur du Mali, il n’y a quasiment peu ou pas du tout de production scientifique. Apparemment, le sujet n’a pas retenu l’attention des étudiants en histoire. Les archives administratives locales n’existent plus depuis que le Septentrion a été pris d’assaut par les barbares politico-islamistes en 2012. Les monographies locales ne parlent presque pas des camps de concentration. C’est donc logique que la jeunesse d’aujourd’hui ne sache rien des conditions d’installation et de fonctionnement de ce mouroir à ciel ouvert qu’était le sinistre bagne. Nous n’avons pas encore mené des investigations du côté de Nioro, pour voir ce que la mémoire locale retient de cet épisode de notre histoire collective. Seulement, nous avons appris et constaté qu’à Ansongo, dans les années 1960-70, une génération de « gens de Nioro » est venue sur les traces de leurs ancêtres ; « voir là où leurs parents sont morts ». Certains ont résidé dans la ville, ont fondé des foyers et surtout mené des affaires commerciales florissantes. Ce courant de communication existe toujours. DES CAMPS DE MORT À CIEL OUVERT – Ces camps étaient des prisons de haute sécurité. Ils tiraient leur base juridique d’une loi coloniale, la loi sur la relégation qui remonte à 1885, loi qui n’a été abolie en France même qu’en 1970. Vichy a ainsi dirigé sur l’Afrique de l’Ouest des « individus indésirables » composés de prisonniers de guerre des forces alliées, des navigateurs grecs, hollandais, danois et britanniques. Les villes de Tombouctou et Koulikoro ont particulièrement été sollicitées à cette époque, à côté d’autres villes comme Sébikotane au Sénégal, Conakry, Kindia et Kankan en Guinée. Au-delà de leur fondement juridique, ces camps d’une grande monstruosité, ont aussi leur histoire en ce qui concerne le motif de leur implantation sur les territoires colonisés, notamment les confins mauritaniens, les parties septentrionales du Niger et du Mali. Ces trois pays étaient des territoires militaires où la présence de l’état ne se manifestait qu’à travers l’armée pour des impératifs sécuritaires. Cette forme d’occupation et d’administration militaire, dont nous vivons les effets encore, a fini par faire une césure entre le pays utile et le pays
La Force conjointe du G5 Sahel capture trente-trois terroristes
Bamako, 16 avr (AMAP) Le 8ème bataillon de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5 S) a capturé trente-trois terroristes et récupéré deux fusils d’assaut et détruit une dizaine de motos, annonce la cellule de communication de la FC G5 Sahel dans un communiqué de presse datant du jeudi 15 avril. Ce bilan fait suite au démantèlement, dimanche, d’un camp d’entrainement de terroristes, aux environs de la localité de Torela, à quelques kilomètres de la frontière nord du Burkina Faso. Lors d’une mission de ratissage, des terroristes ont tenté de résister en ouvrant le feu sur les soldats du G5 Sahel. Les militaires tchadiens du 8ème bataillon ont réussi à en capturer certains dans leur fuite. « Le 02 avril, un individu a été appréhendé en compagnie d’une femme et d’un enfant. L’individu transportait du matériel de préparation d’engin explosif improvisé. Dans cette même journée du 02 avril, deux suspects ont été arrêtés à Bangao », précise le communiqué. La même source poursuit : « le 05 avril, trois terroristes ont été capturés. Cette capture a permis également de saisir quatre motos et un véhicule de type pickup de couleur blanche, dans la localité de Bangawa. Le lendemain, 06 avril, à Kacham, huit présumés terroristes ont été appréhendés ». Et d’ajouter que le 09 avril, un détachement mixte des unités de la Force Conjointe de Dori et de Bankilare a effectué une opération de ratissage dans la localité de Sakarewal, à 44 km au nord de Boulkessi en territoire malien. « Le bilan de cette action s’est soldé par l’interpellation de quatre individus détenant illégalement deux armes. Ces derniers ont été remis à l’unité d’investigation spécialisée de Bankilare pour les enquêtes », rapporte le texte. Enfin, le 13 avril, le 8ème bataillon tchadien a appréhendé deux autres terroristes et saisi trois motos. Le commandant de la Force conjointe G5 Sahel « félicite (ses) unités pour ces bilans encourageants qui contribuent à réduire les capacités opérationnelles des groupes armés terroristes ». Il leur réitère sa « pleine confiance » et les « exhorte à poursuivre la dynamique positive entamée ». SS/MD (AMAP)
Mali : Deux soldats tchadiens de la force du G5 Sahel ont trouvé la mort jeudi
Bamako, 16 avril (AMAP) Deux soldats du bataillon tchadien de la force antidjihadiste du G5 Sahel ont trouvé la mort jeudi dans l’explosion de leur véhicule dans le centre du Mali dans la zone dite des trois frontières (Mali, Burkina Niger), a appris l’AMAP de source onusienne. « Un véhicule des éléments de l’armée tchadienne a sauté sur un engin explosif tuant deux soldats tchadiens dans le centre de Mali”, a déclaré à l’AFP Mahamat Saleh Annadif, le chef de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma). “Ces deux soldats font partie des 1.200 éléments envoyés dans le cadre du G5” Sahel aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, a-t-il précisé, en référence à la Force conjointe antidjihadiste constituée par l’organisation régionale G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad). En rappel, quatre Casques bleus tchadiens avaient été tués et une quinzaine été blessés le 2 avril, dans une attaque djihadiste contre le camp de de la Minusma à Aguelhok, dans le nord-est du Mali. KM (AMAP)
Mali: 239 nouveaux cas de Covid-19 et 02 décès jeudi
Bamako, 16 avr (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, jeudi, quelque 239 nouvelles contaminations sur plus de 1.500 échantillons testés et 02 décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. La même source confirme, ainsi, la troisième vague du coronavirus qui continue sa propagation au Mali avec des centaines de cas positifs par jour depuis plusieurs semaines. Elle ajoute, cependant que 23 malades ont été guéris du virus depuis mercredi. Par ailleurs, le communiqué indique que les nouveaux malades du jour sont identifiés, principalement, à Bamako, la capitale, avec plus de 200 cas positifs dont 65 enregistrés dans la seule Commune V du District. A l’intérieur du pays, les Régions de Kayes, (Ouest) Koulikoro (près de Bamako) et Gao (Nord) ont, également, enregistré de nouvelles infections. Ces nouvelles informations portent le nombre de cas positifs, au Mali, à 12.706 parmi lesquels 7.261 patients guéris et 421 décès. AT/MD (AMAP)
Mesures anti-covid 19 : petit tour dans les banques
Par Oumar SANKARÉ Bamako, 15 avr (AMAP) Jeudi dernier, 413 Maliens ont été testés positifs à la Covid-19, un record de contamination en un jour depuis le premier cas en mars 2020. Pour rompre rapidement la chaîne de propagation du virus mortel, le gouvernement a décidé, entre autres, de faire respecter les mesures barrières dans les endroits publics et d’interdir les rassemblements de plus de 50 personnes. Les centres de loisirs ont été purement et simplement fermés pour deux semaines. Mais des sceptiques ne croient toujours pas à l’existence du virus ou font semblant de l’ignorer. Dans les marchés, les transports publics, les «grins», les mesures barrières sont foulées au pied. La distanciation physique n’est pas respectée et la plupart des gens ne portent pas de masque. Cependant, dans certains endroits, on essaye de faire respecter les mesures barrières en exigeant le port du masque, le lavage des mains au savon, l’utilisation du gel hydro-alcoolique, voire la distanciation sociale. C’est le cas de certaines institutions financières de la place. Mardi aux environs de 9h sur la rive droite du fleuve Niger à Bamako, les banques ont déjà ouvert leurs portes. Les opérations s’y déroulent en toute sérénité même si l’affluence est faible en cette matinée. À cause peut-être du fait que nos compatriotes ont débuté le jeûne ce jour-là. À l’agence Bacodjicoroni Golf de la Banque malienne de solidarité (BMS), cinq personnes sont assises côte à côte à la porte. L’espace est étroit pour permettre le respect de la distanciation sociale. Chacune d’elles possède un masque. Mais une seule personne a son masque sur le nez. Trois tiennent les leurs en main. Une autre personne met son masque sur le menton, le nez et la bouche à l’air libre. Ibrahima Diarra, un des membres du groupe, soutient que la chaleur extrême de Bamako n’encourage pas le port du masque. Comme c’est exigé pour entrer dans la banque, il est donc obligé de se conformer à la règle. À une trentaine de mètres de là, est implantée une agence de la Banque de développement du Mali (BDM S.A). Ici, un petit espace est réservé aux clients. Ils doivent attendre pour être autorisés à y rentrer. A côté, un kit de lavage des mains qui ne dispose ni de savons ni de gel hydroalcoolique. Interrogé, un agent commercial, sous couvert de l’anonymat, explique : «On fait tout pour limiter le nombre de clients à l’intérieur de la banque. Ici, les gens rentrent par groupe de cinq personnes». À l’intérieur, la distanciation est bien respectée. Il y a au moins une chaise vide entre chaque client assis. Le sol est marqué pour signaler où s’arrêter. Au niveau de la caisse, seule une personne est acceptée. Le constat est le même dans au moins cinq autres agences de banque que nous avons visitées. Nous avons également constaté qu’à l’entrée de certaines banques, l’espace aménagé pour accueillir les clients n’est pas adapté aux mesures barrières contre le coronavirus. C’est le cas à la Banque of Africa (BOA), où est installée une tente servant de salle d’attente pour les clients et autres visiteurs. À la Banque nationale de développement agricole (BNDA), les clients qui faisaient la queue à l’entrée, étaient obligés de se rapprocher les uns des autres pour se mettre à l’abri du soleil. «On est massé à l’entrée. Une fois à l’intérieur de la banque, on nous parle de mesures barrières. C’est un peu contradictoire», déplore un client. Cet autre client estime que c’est paradoxal d’exiger les mesures barrières dans les banques alors qu’elles sont complètement ignorées dans les superettes, les supermarchés, les boucheries, les marchés et même dans les services de l’administration. Sur la rive gauche, des banques arrivent à faire respecter les mesures barrières malgré quelques difficultés. À Orabank, installée à l’ACI 2000, on exige le lavage des mains au savon, l’application du gel hydroalcoolique et le port obligatoire du masque. Point de rassemblement à l’entrée. Plus loin, United Bank for Africa (UBA) applique tant bien que mal les dispositions nécessaires. Une dizaine de personnes se suivent. Debout, elles ne respectent aucune mesure barrière. Quelques minutes plus tard, quatre personnes sont invitées à entrer. L’agent de sécurité prend leur température. Il les laisse passer après cet exercice. Ici, la disposition des chaises destinées aux clients est également conforme à la distanciation physique. Les clients respectent-ils cette disposition ? Dans la pratique, pas sûr. En notre présence, une cliente s’installe et invite son amie à venir s’assoir à côté d’elle. Marqués sur les chaises, une croix rouge et un message alerte portant : «Pour raison de Covid-19, respectons les mesures barrières». Tout le monde observe la scène, s’indigne, en bourdonnant. Exaspéré, un agent les regarde sans rien dire. Interrogé, il justifie son comportement : «Très souvent, ils font des histoires quand on les interpelle. Certains refusent catégoriquement de coopérer. D’autres obtempèrent momentanément avant de fouler au pied les mesures barrières». D’autres personnes, une fois à l’intérieur de la banque, retirent leur masque. C’est dire qu’elles ne portent le masque que pour pouvoir avoir accès à la banque. OS (AMAP)
Mali : Les dates des prochaines élections fixées
Bamako, 15 avr (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a annoncé, jeudi, que l’élection présidentielle malienne, couplée à celle des députés à l’Assemblée nationale, aura lieu le dimanche 27 février 2022. “Les seconds tours de ces scrutins, le cas échéant, sont prévus, respectivement, pour le dimanche 13 mars 2022 et le dimanche 20 mars 2022”, précise le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Dans un chronogramme du référendum constitutionnel et des prochaines élections générales, rendu public, le département en charge de l’organisation des échéances électorales prévoit la tenue du scrutin référendaire, le dimanche 31 octobre 2021. L’élection des Conseillers des collectivités, c’est-à-dire des Conseillers communaux, des Conseillers de cercle, des Conseillers régionaux et des Conseillers du District, est programmée pour le dimanche 26 décembre 2021. MT/MD (AMAP)

