Nigeria : Colère des enseignants suite à de nouveaux enlèvements d’élèves et de personnel

Bamako, 3 juin (AMAP) Des enseignants et syndicats ont manifesté mardi dans plusieurs grandes villes du Nigeria, pour dénoncer la recrudescence des enlèvements d’élèves et d’attaques contre les établissements scolaires, notamment dans le nord du pays, où l’insécurité demeure chronique a appris l’AMAP d’APAnews. Des mobilisations ont été organisées mardi à travers le Nigeria, notamment à Lagos, Ibadan et dans le nord-est à Maiduguri, afin de dénoncer une série d’enlèvements d’écoliers et de personnels éducatifs. Les manifestants réclament un renforcement urgent de la sécurité dans les établissements scolaires, dans un contexte marqué par la persistance d’attaques armées. À Maiduguri, capitale de l’État de Borno, le secrétaire du syndicat nigérian des enseignants, Yusuf Tom, a remis une lettre aux autorités locales appelant à des mesures de protection renforcées. Il a insisté sur la nécessité de garantir un environnement sûr pour permettre la continuité de l’enseignement. Dans le même temps, Musa Umar Chiroma, représentant du Congrès du travail nigérian, a dénoncé la multiplication des enlèvements dans la région d’Askira Mossa, où environ 28 élèves et enseignants auraient récemment été enlevés. Il a critiqué l’inaction des autorités face à ce qu’il qualifie d’« atteinte grave au droit fondamental à l’éducation ». Des policiers tentent d’empêcher un rassemblement appelant le gouvernement à secourir les lycéennes enlevées au lycée public de Chibok, à Abuja, au Nigeria. KM (AMAP).
Revente illicite de carburant : les contrevenants encourent une peine d’emprisonnement de 3 ans et une amende de 100 millions de FCFA

Bamako, 3 juin (AMAP)– Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Ségou, Mamadou Makan Sidibé, a mis en garde lundi les personnes impliquées dans la revente illicite de carburant ainsi que les acteurs qui facilitent ces pratiques, les invitant à y mettre fin sans délai, a appris l’AMAP de sources judiciaires de Ségou. Dans son communiqué, le magistrat attire l’attention «des chefs de familles et des familles nouvellement versés dans la revente du carburant ainsi que des gérants de stations et pompistes qui entretiennent ces pratiques commerciales frauduleuses». Le procureur estime que ces agissements contribuent à aggraver les difficultés rencontrées par les populations et appelle les intéressés à «l’abandon pur et simple desdites pratiques». Il rappelle que, dans le cadre de la préservation de l’ordre public, les auteurs de ces infractions s’exposent à des sanctions judiciaires. Selon le communiqué, les contrevenants encourent notamment «la confiscation immédiate des produits, une peine d’emprisonnement de trois ans et une amende de 100 millions de francs CFA». Le procureur de la République a indiqué compter sur «la bonne compréhension de tous» pour le respect de cette mise en garde. KD/CMT (AMAP)
Rencontres africaines de la photographie : les artistes éclairés sur le thème «refabulations».

Bamako, 3 juin (AMAP) la Maison africaine de la photographie (MAP) a organisé mardi dernier dans ses locaux, une séance d’échange avec les photographes et artistes vidéastes autour de la thématique, «Refabulations», proposée par la Commissaire générale Mme Armelle Dakoua. Ceci afin de permettre à notre pays de réussir véritablement à la 15è édition des Rencontres africaines de la Photographie, a constaté l’AMAP. L’objectif de cette rencontre est d’éclairer les acteurs sur la pertinence du thème, les inviter à se faire enregistrer avant le 20 juin prochain. La rencontre était animée par le Chef de cabinet du ministre de l’Artisanat de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Dr Salia Malé. Il était accompagné du délégué général de la Biennale, El hadj Amadou Diop, du directeur général de la MAP Tidiane Sangaré, de l’artiste Abdou Ouloguem et Mme Keita Sonia de Blabla. On notait aussi la présence de plusieurs acteurs culturels et journalistes. Pendant deux heures d’horloge, les panelistes ont explicité le thème de cette 15è édition prévue du 26 novembre 2026 au 26 janvier 2027 à Bamako. El hadj Amadou Diop a expliqué le contexte et demandé aux photographes d’aller sur le site des Rencontres pour comprendre les critères de la candidature. Dr Salia Malé a surtout développé le concept « Refabulations en langue Bambana. Il a donné des exemples d’illustrations pertinentes. Il s’agit pour les artistes de faire le récit d’une histoire pour redonner à notre Afrique sa gloire, son identité et sa beauté. Salia Malé a développé le concept en Bambara, Il a tenu a expliqué largement le mot « Fabulation » avant de parler de « reabulations ». Il a donné des exemples concrets pour bien éclairer les artistes. Exemple, le Dogon rejette le mot «Kadö et accepté Dögöno ». C’est un exemple qui nous renvoie à nous raconter par nous-même. Donc il faut accepter de se sacrifier pour devenir soi-même. Il demandé aux artistes de penser et réfléchir pour raconter notre vécu. Pour clôturer, le chef de cabinet a demandé aux acteurs des images de raconter ce que nous sommes, nos us et traditions. Pour cela, il faut un sacrifice. Au nom du ministre en charge de la Culture Mamou Daffé, il a remercié les panelistes et tous ceux qui ont assisté à cette rencontre d’échange pour édifier les acteurs de la photo et les artistes vidéastes. Mme Keita a surtout développé le contexte en langue de Molière. Partir de l’ethnologie à la vision de Armelle Dakoua. Mme Keita, elle a expliqué les concepts Fabulation et refabulations selon le dictionnaire Larousse et certains philosophes. « Le thème Refabulations est extrêmement intéressant, qui veut dire récit historique, avec faire, construire raconter, et dans un langage courant c’est une faculté de produire de Mythe », a défendu Mme Keita. Poursuit-elle, la fabulation sert à faire des nouveaux peuples qui n’ont pas le discours dominant. C ‘est un récit critique pour un personnage qui récupère sa dignité. Donc, la Commissaire générale, Armelle Dakoua ne s’est pas trompée de proposer cette thématique. L’artiste Abdou Ouloguem dira qu’il s’agit d’imaginer le monde tout en se focalisant sur nos us et coutumes. «C’est à vous d’imaginer notre histoire, et de se poser la bonne question. A l’issus de ces diverses communication, plusieurs personnes ont fait des témoignages sur la pertinence de la thématique. Les préoccupations des photographes ont été prises en compte. Dr Fatoumata Coulibaly dite FC, a invité les artistes à mettre en avant notre identité. Bien avant le directeur de la MAP a exprimé sa satisfaction d’accueillir les artistes au cœur de son institution. Il a rappelé le lancement officiel de l’événement qui a permis aux organisateurs de présenter le thème « Refabulations » défendue par la Commissaire générale des Rencontres. Le délégué général a noté que le taux de fréquence de la candidature malienne est très faible. Il demande aux artistes de redoubler d’effort pour donner une représentation conséquente de notre pays et de travailler en symbiose avec d’autres secteurs de la création. Et le rendez-vous est donné pour le 26 novembre prochain pour l’ouverture officielle de la 15ème édition des Rencontres africaines de la photographie. AS/KM (AMAP)
Bamako : La cérémonie d’ouverture du Forum panafricain des médias sera présidée ce mercredi par le PM

Bamako, 3 juin (AMAP) Le Premier Ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga préside ce mercredi au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) la cérémonie d’ouverture des travaux de la Première édition du Forum des Médias, en présence du président de la Maison de la presse, des responsables des faitères, des journalistes, universitaires, chercheurs et experts venus d’une vingtaine de pays africains. Le Maroc est l’invité d’honneur de la première édition du FOPAME, a appris l’AMAP de source officielle. L’objectif de cette 1ère rencontre dont le thème est «Unir les voix, renforcer les liens entre médias d’Afrique », est de renforcer les liens entre les professionnels de l’information du continent et de relever ensemble les défis de l’ère numérique. Au centre des débats, figureront plusieurs préoccupations majeures : la souveraineté informationnelle du continent, la contribution des médias à la paix et à la réconciliation, les enjeux liés aux réseaux sociaux, l’impact croissant de l’Intelligence artificielle dans le traitement de l’information ainsi que la lutte contre la désinformation et les fausses nouvelles. Cette première édition, s’affirme comme une plateforme incontournable du dialogue médiatique africain et ouvre une nouvelle page de la coopération entre les professionnels de l’information du continent. KM (AMAP)
Actualité : Ramaphosa appelle au calme face à la recrudescence des violences xénophobes en Afrique du Sud

Bamako, 3 juin (AMAP) Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a exhorté mardi les citoyens à ne pas recourir à la violence, à la xénophobie et au vigilantisme, alors que des protestations anti-immigrés ont fait des morts dans le pays. « Nous devons être clairs : chaque personne en Afrique du Sud – qu’elle soit citoyenne ou ressortissante étrangère – doit respecter nos lois, et les droits de chaque personne dans notre pays doivent être respectés », a déclaré Ramaphosa devant le Parlement. Cette mise en garde intervient après une augmentation des violences menées par des groupes de vigilantisme qui effectuent des opérations porte-à-porte pour exiger le départ des étrangers en situation irrégulière. Le Mozambique a annoncé mardi que cinq de ses ressortissants avaient été tués dans des « attaques xénophobes » à Mossel Bay, dans la province du Cap-Occidental. Les autorités sud-africaines ont pour leur part fait état de deux décès de Mozambicains, sans confirmer le lien avec les protestations anti-immigrés. Le gouvernement sud-africain affirme prendre des mesures décisives contre l’immigration irrégulière, notamment par le renforcement des inspections des lieux de travail et la poursuite des employeurs qui enfreignent la législation du travail. OS/KM (AMAP)
Actualité : Le président béninois Romuald Wadagni en visite officielle au Niger pour relancer la coopération bilatérale

Bamako, 3 juin (AMAP) Le président béninois Romuald Wadagni a effectué lundi une visite officielle à Niamey à l’invitation de son homologue nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a appris l’AMAP de source officielle. Les deux chefs d’État se sont t engagés à dynamiser la coopération bilatérale et à lever les obstacles à la réouverture de leur frontière commune. Les deux personnalités ont eu un entretien en tête-à-tête suivi d’une séance de travail élargie. Ils ont réaffirmé leur volonté commune de consolider les liens historiques d’amitié et de fraternité entre le Bénin et le Niger, tout en examinant les défis sécuritaires et de développement auxquels leurs pays sont confrontés. Sur le plan sécuritaire, ils ont souligné la nécessité d’unir leurs forces contre la menace terroriste dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest. Les présidents se sont notamment déclarés convaincus de « la nécessité de renforcer la coopération au plan politique, économique, scientifique et culturel » et ont convenu d’accroître les échanges à tous les niveaux, notamment par la tenue régulière de la commission mixte de coopération. Un comité d’experts a été mis en place avec un délai de quinze jours pour recenser et lever les obstacles au renforcement des relations, en vue notamment de la réouverture de la frontière Bénin-Niger. OS/KM(AMAP)
Actualité : Le président béninois Romuald Wadagni en visite officielle à Ouagadougou

Bamako, 3 juin (AMAP) Le président béninois Romuald Wadagni a effectué mardi une visite officielle au Burkina Faso où il s’est entretenu avec le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, les deux chefs d’État s’étant engagés à revitaliser leur coopération bilatérale, notamment en matière de sécurité et de développement économique. Selon le communiqué conjoint, la visite marque « une étape décisive dans la revitalisation des relations bilatérales ». Les deux présidents ont procédé à un examen approfondi de la coopération et réaffirmé leur volonté commune de renforcer un partenariat fondé sur la confiance, la solidarité et la recherche de solutions concertées aux défis communs. La situation sécuritaire a occupé une place centrale, les dirigeants insistant sur l’urgence de consolider leur coopération face au terrorisme, à la criminalité transfrontalière et à l’extrémisme violent. Sur le plan économique, ils ont souligné le rôle stratégique du port de Cotonou dans l’approvisionnement du Burkina Faso et convenu d’accélérer la tenue de la 5ᵉ Session de la Grande Commission Mixte de coopération ainsi que la finalisation des accords en attente. Les deux chefs d’État ont également salué les liens historiques et humains entre leurs peuples et l’intégration harmonieuse de leurs communautés. Le président Wadagni a invité son homologue burkinabè à effectuer une visite officielle au Bénin, invitation acceptée. Cette rencontre intervient dans un contexte de volonté partagée de consolider les relations bilatérales et de répondre ensemble aux défis sécuritaires et économiques sous-régionaux en Afrique de l’Ouest. OS/KM(AMAP)
Actualité : Le Bangladesh remporte une première victoire historique à l’Assemblée générale de l’ONU

Bamako, 3 juin (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères du Bangladesh, Khalilur Rahman, a été élu mardi président de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, marquant la première victoire du pays sud-asiatique au sein de cette instance. Khalilur Rahman, 72 ans, a obtenu 99 voix sur 193 États membres, devançant le candidat de l’Administration chypriote grecque qui a recueilli 91 voix. L’élection s’est déroulée au siège de l’ONU à New York pour un mandat d’un an, la session devant débuter en septembre. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères du Bangladesh a salué cette « victoire historique ». « Cette victoire emblématique témoigne fortement de la confiance et de la foi que la communauté internationale place dans le Bangladesh, ainsi que du statut diplomatique croissant du pays et de son engagement constructif au sein du système multilatéral », a déclaré le ministère. Le ministère a qualifié cette élection de « reconnaissance internationale significative de l’engagement de longue date du Bangladesh en faveur de la diplomatie multilatérale, de la paix et de la sécurité internationales, du développement durable et de la coopération mondiale ». Khalilur Rahman représente le gouvernement dirigé par le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP), qui a pris ses fonctions il y a moins de trois mois après les élections de février, les premières depuis le soulèvement étudiant de 2024. Il avait auparavant occupé les fonctions de conseiller à la sécurité nationale et de haut représentant pour la question rohingya au sein du gouvernement intérimaire dirigé par Muhammad Yunus. Diplomate de carrière, Rahman a rejoint le service diplomatique bangladais en 1979. Il a étudié à la Fletcher School of Law and Diplomacy de l’université Tufts et à la Kennedy School of Government de Harvard, obtenant une maîtrise en droit et diplomatie ainsi qu’un doctorat en économie. Il a servi pendant 25 ans au sein de l’ONU, notamment dans des bureaux à New York et à Genève. Après son élection, Rahman a déclaré que sous sa présidence, l’Assemblée générale se concentrerait sur les réformes de l’ONU, la préparation de la prochaine génération du programme de développement mondial, ainsi que sur les défis mondiaux urgents, notamment le changement climatique, les tensions géopolitiques, l’insécurité énergétique et les inégalités de développement croissantes. OS/KM (AMAP)
Mali : Le ministre Daoud Aly Mohamedine échange avec son homologue burkinabè

Bamako, 2 juin 2026 (AMAP)– ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohamedine, s’est entretenu, ce mardi 2 juin 2026, dans les locaux de son département, avec son homologue burkinabè, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, en visite de travail à Bamako. Après un échange en tête-à-tête, les discussions se sont poursuivies en séance élargie avec leurs collaborateurs respectifs, a constaté l’AMAP. Au terme de la rencontre, le ministre burkinabè de la Sécurité a donné une interview à la presse au cours de laquelle il a indiqué avoir eu des échanges fructueux avec la partie malienne. Le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana a souligné que dans le contexte actuel de l’AES, les ministères de la Sécurité sont beaucoup sollicités pour endiguer la criminalité ordinaire et pour lutter contre le terrorisme et autres infractions connexes. «Donc nous avons eu des échanges sur la question de lutte contre le terrorisme, sur le financement du terrorisme, mais également sur comment partager les expériences en matière de lutte contre la criminalité», a-t-il déclaré. La question de la libre circulation a également été au menu. Pour le ministre burkinabè de la Sécurité, les autorités des trois pays doivent tout faire pour que la question de la Confédération soit ressentie au niveau des populations. Pour cela, a-t-il souligné, il est nécessaire qu’au niveau des forces de sécurité intérieure qu’on puisse renforcer la libre circulation de nos populations, de telle sorte qu’elles se sentent bien partout dans l’espace confédéral. «Donc c’est l’objectif ultime de la Confédération» a précisé le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana. Il ajoutera que dans les jours à venir des mesures seront prises pour que les populations ne subissent plus cette question de tracasseries ou de raquettes sur les axes routiers dans l’espace confédéral. BD/CMT (AMAP)
Gao : l’interdiction des grosses cylindrées stimule le marché des motos Djakarta

GAO, 2 juin (AMAP)– Le commandement militaire du secteur N°1 de la région militaire de Gao a interdit la circulation des motos à grosses cylindrées, de 125 cm³ à 200 cm³, dans la ville ainsi qu’aux abords des camps à des heures avancées de la nuit, a appris l’AMAP de sources secrétaires. Cette mesure sécuritaire, qui concerne notamment les marques Sanaly, Apsonic et Haojin, a été prise après les attaques terroristes simultanées du 25 avril 2026 ayant visé plusieurs localités du pays, dont Gao. L’interdiction s’applique également aux porteurs d’uniforme dans les camps. Selon les autorités militaires, ces engins sont fréquemment utilisés par les groupes armés terroristes pour mener des attaques contre les emprises des Forces armées maliennes (FAMa). À Gao, plusieurs usagers reconnaissent l’importance de la mesure malgré ses conséquences sur leurs déplacements. Réparateur de motos, Diaraké souligne que ces engins sont particulièrement adaptés aux terrains sablonneux grâce à leur puissance et leur rapidité. Oumar Maïga, commerçant de Bamba, affirme avoir immobilisé ses deux motos à gros cylindre après l’annonce de la décision, en attendant une éventuelle évolution de la mesure. L’interdiction a provoqué une forte demande des motos à petites cylindrées de marque Djakarta, selon plusieurs commerçants. Mohamed Almoustaph, importateur et vendeur de motos, indique que le prix de cette marque est passé de 480.000 FCFA avant l’interdiction à une fourchette comprise entre 500.000 et 550.000 FCFA. Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par certains enseignants et commerçants venant des villages environnants, il estime que la mesure contribue à la protection des personnes et de leurs biens. Pour les opérateurs du secteur, cette nouvelle situation redessine le marché local. Le commerçant Abdramane Alassane déplore l’importance de son stock de motos à gros cylindre devenu difficile à écouler, tout en réaffirmant la primauté des impératifs de sécurité. De son côté, Mohamed Touré, vendeur de motos et de pièces détachées, observe que les motos Djakarta se vendent actuellement jusqu’à 590.000 FCFA en raison des coûts d’approvisionnement depuis Bamako. Soumaïla, monteur de motos neuves, indique quant à lui que la demande lui permet d’assembler avec son équipe jusqu’à une vingtaine de motos Djakarta par jour, voyant dans cette mesure une opportunité pour son activité et pour les vendeurs de motos de cette catégorie. AT/CMT (AMAP)

