Attaque contre le poste de sécurité de Yangasso, près de Bla (Centre)
Bla, 12 déc (AMAP) Le poste de sécurité de Yangasso, dans le cercle de Bla (Centre) a été attaqué, samedi, aux environs de 23H00, par des individus armés non identifiés qui n’ont pas fait de perte en vies humaines. Les assaillants ont tiré directement sur les éléments du poste mais n’ont fait que des dégâts matériels. Malgré la panique causée par cette attaque, les travaux de la 2ème journée des Assises nationales de la refondation (ANR) ont repris ce dimanche matin vers 9h. MO/MD (AMAP)
Assises nationales de la refondation au Mali : Top départ de la phase communale (suite & fin)
Bamako, 11 déc (AMAP) La commune urbaine de Kayes (Ouest) a enregistré un grand retard dans le démarrage Assises nationales de la refondation du Mali à cause de l’insuffisance des documents (11 pour 100 participants). A 9 heures déjà, les participants ne savaient pas à quel saint se vouer car, la salle de conférence de la mairie censée abriter l’événement était presque vide. A 11 heures, le maire de la commune urbaine de Kayes, Adama Guindo, s’est dirigé vers la salle de conférence de l’Hôtel de Ville. Les organisateurs ont demandé aux invités de rentrer dans la salle. Après une séance d’orientation et d’explication du maire, deux groupes de travail ont été constitués pour faire des propositions et recommandations en lien avec les termes de référence des Assises nationales de la refondation de l’Etat. Dans l’après-midi à 15 heures, à défaut d’assister à une cérémonie officielle d’ouverture, le maire et ses invités ont eu droit à une visite du gouverneur de la région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré. Le chef de l’exécutif régional était venu s’assurer du bon déroulement de ces Assises au niveau de la commune urbaine de Kayes. « Il s’agit, pour nous, de faire des réformes nécessaires, selon la volonté de nos populations. Je suis vraiment satisfait car, tout se passe bien jusque-là”, a dit le gouverneur avant de souhaiter que les travaux débouchent sur de très bonnes recommandations, afin d’atteindre l’objectif : la refondation du Mali. Quant à l’édile de Kayes, il s’attend à de fortes recommandations qui permettront à notre pays d’éviter, à l’avenir, tous les problèmes qu’il a connus. Pour lui, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, les réformes institutionnelles et politiques et l’organe unique de gestion des élections sont des activités à mener à temps avant que le passage de témoin ne s’opère et que cela doit prendre le temps qu’il faut pour que plus jamais, le Mali ne connaisse de rupture brutale de pouvoir. “Mon vœu est que les Maliennes et les Maliens se réconcilient entre eux, que la cohabitation se passe très bien dans le respect des uns et des autres”, a declare Prosper Camara, représentant de la paroisse catholique de Kayes. Dans la Région de Mopti (Centre), les activités de la phase locale des assises nationales de la refondation ont démarré dans une atmosphère sereine totale. Ce dialogue inter-malien afin de faire l’état de la nation et d’engager un véritable processus de refondation du Mali est organisé dans dix communes, avec une participation de cent participants par commune. Il s’agit des communes de Mopti, Socoura, Fatoma, Bassirou, Kounary, Sio, Konna, Ouroubé-Doudé, Korombana et Borondougou. Pour des raisons de sécurité, les communes de Borondougou, Kotombana et Ouroubé-Doudé sont délocalisées à Konna. Les assises des communes de Bassirou et Kounary se tiennent à Fatoma. Le forum regroupe les conseillers communaux, les chefs de village et fractions, les services techniques communaux, les représentants des partis politiques, les confessions religieuses, les représentants des mouvements signataires et non de l’accord pour la paix, la société civile, les organisations de femmes, de jeunes, des chasseurs et les personnes vivants avec handicapes. C’est l’hôtel de ville de Mopti qui a abrité la cérémonie officielle d’ouverture des assises, sous la présidence du sous-préfet central, Issa Pléa. C’était en présence du préfet du cercle, Hassane Maïga et du directeur de cabinet du gouverneur Kantara Diawara. Dans son discours d’ouverture le sous-préfet, Issa Pléa a invité les participants à une analyse approfondie des 13 thématiques conformément aux termes de référence validés en conseil de ministre en vue de proposer un nouveau contrat national de stabilité sociale, politique, sécuritaire, économique et social tiré notre expérience en matière de gouvernance. Il a souligné que les recommandations qui sortiront de ces travaux seront versées dans le document du Cercle pour la région. M. Pléa a conduit le même exercice à la mairie de la commune rurale de Socoura, en présence du préfet. Le préfet Hassane Maïga s’est, ensuite, rendu dans la commune rurale de Sio pour s’enquérir du démarrage effectif de la session. En prélude aux assises, un atelier de renforcement des capacités en matière de conduite des travaux a été organisé par le gouvernorat à l’attention des points focaux et des modérateurs des différentes communes. RÉGION DE BANDIAGARA – A la salle de conférence de la Maison des jeunes de Bandiagara, le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région, Aseydou Alkassoum Maiga, a présidé les travaux de la phase communale des ANR. Toutes les couches socio professionnelles de la Commune urbaine prennent part aux travaux. Ils ont été accueillis par le 2 ème adjoint du maire, Moussa Tembely, et ont été salués par le représentant du gouverneur. Il a aussi exhorté les uns et les autres à participer activement aux travaux compte tenu de l’importance des questions à discuter. Il s’agit de “la survie et la refondation de notre nation”, a-t-il relever. Sur 21 communes de la Région de Bandiagara, les assises se tiennent dans 8, conformément à la carte que le département de l’Administration territoriale a envoyée. SÉGOU – Près d’une centaine de participants issus de plusieurs couches de la population ont pris part au premier jour de la phase communale des ANR, qui se s’est déroulé, samedi, dans la salle de délibération de la Commune urbaine de Ségou (Centre). C’était en présence du préfet du cercle de Ségou, Daouda Diarra, du maire Nouhoum Diarra et du point focal communal, Dramane Kamissoko. Y étaient également présents, les chefs des services communaux, des quartiers et autorités traditionnelles, les représentants des partis politiques, des organisations socioprofessionnelles, de la société civile, etc. Le maire de la commune urbaine de Ségou a rappelé à l’entame de son propos, que les autorités de la Transition et les populations fondent beaucoup d’espoir sur la réussite de ces Assises. « Il s’agit là d’un cadre de concertation, un espace de dialogue entre les Maliens de tout bord. L’occasion, nous est donnée à travers ces Assises, d’exposer, d’analyser et de trouver des solutions à tous
Assises nationales de la refondation au Mali : Top départ de la phase communale (suite)
Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont bien démarré, samedi, dans les communes du cercle de San (Centre), selon le constat du Gouverneur de la Région, le colonel Ousmane Sangaré. Le colonel Sangaré a visité certaines communes dont Somo et San où les travaux se déroulaient normalement. Cependant, le chef de l’exécutif régional a quelques appréhensions pour le déroulement des assises dans le Cercle de Tominian, notamment dans les secteurs de Mandiakui et Mafouné où la situation sécuritaire est assez préoccupante. Malgré cette inquiétude, aucun incident majeur n’a été signalé dans ces localités. Les discussions se poursuivront, demain dimanche, avec la synthèse des résultats des travaux de groupes qui seront exposés en plénière. Dans la commune de Tioribougou, cercle de Kolokani (Ouest) les Assises nationales se déroulent avec la participation de 100 personnes. Le gouverneur de la Région de Kita (Ouest), Daouda Maiga, en compagnie des chefs de services techniques régionaux, des membres de son cabinet, a fait une tournée de supervision au des communes. L’objectif selon lui était de s’enquérir du bon démarrage de la phase communale des Assises. Il s’est dit satisfait de ce début démarrage. Selon lui, la méthodologie du déroulement des travaux est maitrisée cernée. De Kita-Ouest à Boudofo, en passant par la Commune urbaine de Kita, la mission conjointe a rappelé aux acteurs les objectifs, la nécessité de poser les défis et de proposer des solutions « en toute liberté, d’exprimer leur volonté pour le Mali de demain ». La salle de conférence du cercle de Tombouctou (Nord) a abrité les travaux des ANR de la commune urbaine. Sous la présidence du sous préfet, les participants répartis en groupe de travail planchent sur les différentes thématiques. Les conclusions des travaux sont prévues dimanche. Sur douze communes, seule la commune de Bankass (Centre) a pu organiser les assises nationales de la refondation. L’opération a été impossible dans les onze autres. AMAP
Assises nationales de la refondation : Top départ pour la phase communale (suite)
Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont débuté, samedi, dans plusieurs localités du Mali, dont Niafunké, dans le Nord, où cette première journée se déroule sous haute surveillance militaire. Selon le correspondant de l’AMAP sur place, sur huit communes, seules trois pourront tenir leurs travaux sur place. Les cinq autres sont délocalisées à cause de l’insécurité. Les participants des quatre communes du Gourma Banikane, N’Gorkou, Sarafere et Koumaira, en zone inondée, se sont retrouvés à Niafunke-ville, samedi matin, malgré tous les aléas liés à l’insécurité et à l’ enclavement. Quant aux acteurs de la Commune de Dianke, ils se retrouveront à Léré. Dans ces conditions, il est impossible de tenir correctement les travaux et que les populations arrivent à pleinement participer aux échanges. Déjà, certains contestent le choix des points focaux. Par contre, l’ouverture des travaux de la première journée s’est déroulée normalement à Goundam, toujours dans le Nord. Le démarrage et le bon déroulement des débats de la première journée des Assises nationales de la refondation, à Dioila, la douzième région administrative du Mali, n’ont connu aucun incident. Dans les communes de Kaladougou et Guegneka (Fana), dans la Région de Dioila, une centaine de participants, de plusieurs sensibilités par commune et divisée en deux groupes échangeaient sur les treize thèmes proposés. Les débats, encadrés par les points focaux formés pour l’occasion, se sont tenus à bâton rompu avec courtoisie et respect. “Aucune idée ou proposition n’est à rejeter”, selon le sous préfet central, Virginie Traoré, qui a donné le coup d’envoi des travaux ce samedi. Les 23 communes, qui composent le cercle de Dioila, durant 48 heures, produiront des propositions et recommandations permettant “de jeter les bases du Mali nouveau”, espèrent plusieurs participants. Les autorités administratives n’ont pas ménage leur peine pour la réussite de ces consultations.. Dans la commune rurale de Nara (Ouest) et dans les dix autres communes du cercle, les ANR ont bien démarré aujourd’hui, samedi. AMAP
Assises nationales de la refondation : Top départ dans des localités du Mali
Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont démarré, ce samedi 11 décembre 2021, dans plusieurs localités du Mali, ont constaté les correspondants de l’AMAP sur place Pour le bilan de la matinée de cette première phase communale, dans le Cercle de Diéma (Ouest), toutes les corporations ont répondu à l’invitation. Il s’agit, notamment des élus, chefs de services techniques, chefs traditionnels et coutumiers, leaders religieux, associations et groupements de femmes et de jeunes et plusieurs autres membres de la société civile. A l’ouverture des travaux, le 2ème adjoint au préfet, Bakary Dioman Diakité, a salué les acteurs concernés pour leur « sens élevé de patriotisme et leur disponibilité à prendre part » à ces assises. Les ANR ont effectivement commencé à Baroueli (Centre) dans la salle des spectacles de la ville. Le démarrage est aussi effectif à Bla, dans le Centre du pays. Tout comme dans la Commune urbaine de Sikasso (Sud) et à Bankass (Centre). Le préfet de cercle a procédé, dans la Salle de spectacle, au lancement officiel des travaux des Assises nationales de la refondation dans la commune de Koro (Centre). La cérémonie d’ouverture à été marquée par les interventions du chef de village de Koro, du maire de la commune de Koro, du point focal au niveau de la commune de Koro et du préfet. Par contre, les Assises débuteront, officiellement, ce samedi après-midi, à Kayes (Ouest), à la mairie. Le maire a évoqué, avec notre correspondant, “des problèmes d’ordre technique liés à l’insuffisance des documents” dont seulement 11 sur 100 ont pu être copiés. Les participants, au nombre d’une centaine, ont, cependant, été répartis en deux groupes de travail et ont commencé à travailler sur les documents disponibles. Si à Koutiala, (Sud), les assises ont été reportées à demain (dimanche) pour raisons matérielles, elles n’ont pas pu démarrer. aujourd’hui, à Ténenkou (Centre) “C’est aujourd’hui (Ndlr, samedi) que la formation des points focaux sur les assises devrait commencer à Mopti, la capitale régionale”, selon notre correspondant. Les échanges qui démarrent, au niveau local, se poursuivront jusqu’au 30 décembre, avec la phase finale. L’objectif indiqué par les autorités de la Transition est d’établir un dialogue franc entre l’ensemble des couches sociales de notre pays. « Les Assises nationales de la refondation de l’État constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un événement précurseur du processus de renaissance de notre pays », a rappelé le chef de l’État dans son adresse à la nation, jeudi dernier. Prévue plutôt, la date des Assises a été différée, notamment dans le souci d’avoir plus d’inclusivité dans l’organisation. Les autorités ont en effet mis en place un panel de hautes personnalités en charge de l’organisation et dont la mission est de fédérer l’ensemble des forces vives de la nation autour des Assises. En plus des efforts du panel de hautes personnalités, le président de la Transition a rencontré, ces dernières semaines, diverses forces sociales et politiques dans la perspective des assises. Une démarche qui a permis d’obtenir l’adhésion de nombre d’organisations à la vision des Assises. Cependant, certaines organisations politiques demeurent sur leur position de ne pas prendre part à ces Assises. AMAP
Manifestation à Bamako pour soutenir la Transition au Mali
Bamako, 11 déc (AMAP) Plusieurs personnes ont participé vendredi, à la Place de l’indépendance, à un meeting pour soutenir les autorités transitoire et demander la prolongation de la Transition au Mali. Les manifestants, qui ont répondu a l’appel du mouvement Yéréwolo debout sur les remparts (YDR), en collaboration avec plusieurs organisations, notamment Vision Bouyé pour le Mali, la Convention pour le Mali, un collectif de commerçant, brandissaient des drapeaux maliens et russes. Ils portaient des pancartes de slogans hostiles à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et à la France. Certains brandissaient des photos du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Les organisateurs ont choisi la veille du 60ème sommet de la CEDEAO prévu dimanche 12 décembre 2021, pour dénoncer les décisions de l’organisation sous régionale sur la situation malienne et montrer leur détermination à lutter contre d’éventuelles sanctions de l’organisation ouest africaine contre le Mali. Le coordinateur du mouvement Yèrèwolo dans la Commune II, Mohamed Traoré alias Bill, a expliqué que ce rassemblement vise à dénoncer le diktat de la CEDEAO avant d’annoncer que son mouvement « manifestera, en cas de sanctions contre notre pays ». Plusieurs manifestants sont venus de l’intérieur du pays pour soutenir l’appel du Chérif de Nioro, Mohamed Cheickna Hamalla Bouyé Haïdara, pour la prolongation de la Transition et à l’union des Maliens autour de la Transition. MD/MD (AMAP)
Lancement de l’extension du réseau électrique de San et environs (Centre)
San, 09 déc (AMAP) Le Premier ministre, Choguel Kokala Maiga, a lancé, jeudi, à la place de l’Indépendance, les travaux d’extension du réseau électrique de la ville de San et environs, dans le Centre du Mali. Selon le chef du gouvernement, accompagné d’une forte délégation dont le Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Seydou Lamine Traoré, la réalisation de ce projet “tant attendu par les populations de San, va permettre de desservir plusieurs quartiers de la ville et villages environnants dont Parana, Sibougou et Sienso”. Le projet va créer plus de 150 emplois, satisfaire les demandes de branchement, augmenter le nombre d’abonnés qui passera, désormais, de 5 000 à 20 000 et doter la ville de 1 000 foyers d’éclairage public. D’un coût global de près de 5 milliards de francs Cfa, financé par le gouvernement du Mali et Energie du Mali (EDM-Sa), le projet concerne l’exécution de 182 km de réseau dont 30 km de haute tension et 152 km de réseau intérieur de basse tension. Le Dr Choguel Kokala Maiga a invité l’entreprise Elect Sahel SARL, chargé de l’exécution du projet “de tout mettre en œuvre pour livrer les travaux au terme du délai contractual”. Avant de terminer son discours, il a, au nom du Président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, adressé aux populations de San, ses salutations fraternelles et leur a dit, que le Chef de l’Etat “compte sur leurs bénédictions autant que sur celles de l’ensemble des populations maliennes pour guider ses pas, dans la vérité et dans la sincérité, vers le redressement national”. Pour le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra, le renforcement et l’extension du réseau de distribution électrique est un projet que les populations de San ont longtemps attendu après tant de souffrances vécues. Selon elle, sa réalisation “va apporter beaucoup de Bonheur” dans sa commune, notamment par la création d’emplois pour les jeunes, la réduction de l’insécurité et l’amélioration de la productivité dans divers secteurs de la vie économique. L’édile de San a évoqué certaines préoccupations majeures de sa commune et sollicité l’aide du gouvernement pour les résoudre. Il s’agit, notamment, du problème d’eau potable et de l’enclavement de certains villages par rapport au chef-lieu de commune. À ces difficultés s’ajoutent des milliers d’hectares de plaines rizicoles non aménagées, de l’assèchement de la mare du Sanké et du faible rendement des riziculteurs qui n’ont malheureusement pu faire la contre saison, cette année, à cause de la mauvaise pluviométrie. Auparavant , Mme Félicité Diarra a adressé ses vifs remerciements au président de la Transition, au Premier ministre et à son équipe, pour l’effort qu’ils déploient “constamment pour la restauration des valeurs cardinales” de notre pays. Elle a, également, loué le combat permanent du gouverneur de la Région de San, le colonel Ousmane Sangaré, pour la paix et le développement, depuis qu’il est arrivé dans la région.. Le premier ministre et sa délégation ont rendu une visite de courtoisie aux notabilités traditionnelles de la ville de San qui ont fait des bénédictions pour la réussite de la Transition et la paix au Mali. NC (AMAP)
Agence malienne de presse et de publicité : Le challenge de la diversification des produits
Bamako, 10 déc (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, en sa qualité de président du Conseil d’administration, a autorisé la direction générale de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) à développer ses projets afin de permettre à la structure de continuer à offrir aux Maliens et à nos hôtes un service public de qualité en matière d’information et de communication. Me Harouna Mamadou Toureh présidait hier en effet l’ouverture des travaux de la 41è session ordinaire du conseil d’administration de l’Agence, en présence de son directeur général, Bréhima Touré et de l’ensemble des administrateurs. Le projet de budget 2022 de l’Amap est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 2.434.870.000 de Fcfa. Les prévisions de ressources propres se chiffrent à 1.640.000.000 de Fcfa, contre 794.870.000 de Fcfa de subvention de l’État. Il en ressort que plus des deux tiers de ce budget sont constitués par les ressources propres de l’Amap. Un défi énorme face auquel il faut se réinventer en multipliant les sources de revenus. Pour y arriver, la direction générale a misé sur une stratégie de diversification des produits commerciaux de l’Amap. «Dans un bref délai, la fabrique de sacs en papier sera installée pour, à la fois, diversifier les produits d’imprimerie de l’Amap et offrir au public une alternative écologique aux sacs en plastique dont la nuisance est connue de tous», a annoncé le ministre Toureh. C’est dans ce même esprit de diversification que l’Agence a, selon le patron du département en charge de la Communication, lancé les magazines L’Essor des Régions et L’Essor Genre. «Ces nouvelles publications ainsi que les Suppléments Culture et Sports ont pour objectifs d’offrir aux lecteurs des contenus médiatiques diversifiés et d’attirer davantage de publicité. Toujours dans le cadre de la diversification des produits commerciaux, l’Amap vient d’implanter deux panneaux géants à Bamako pour offrir plus de possibilité aux annonceurs», a salué le président de son conseil d’administration. La mise en cohérence de tous ces produits devrait permettre à l’Amap d’offrir aux «Maliens et à nos hôtes un service public de qualité en matière d’information et de communication». En la matière, a insisté le ministre Toureh, le gouvernement attend de l’Amap une meilleure communication sur les objectifs de la Transition. Notamment sur les Assises nationales de la refondation (ANR) qui, selon lui, sont attendues comme le rendez-vous pour la réussite duquel tous les Maliens doivent se mobiliser comme un seul homme afin de décider du devenir de notre chère Patrie. Aussi, les thèmes comme la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, la lutte contre l’insécurité, la promotion de la paix et de la réconciliation à travers la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger devront-ils avoir une large place dans les différents organes de l’Amap. En clair, «les contenus proposés par les organes médiatiques comme L’Essor, Kibaru et l’Agence nationale de presse, doivent refléter les aspirations profondes des Maliens à affirmer leur souveraineté et à traduire dans la réalité leur volonté de décider des solutions de sortie de crise», a recommandé Me Harouna Mamadou Toureh. Pour la réalisation de ces projets, l’Amap peut compter sur le soutien de l’État. Au titre de l’exercice budgétaire 2022, en plus de la subvention classique qui prend en charge les intrants d’imprimerie, l’eau et l’électricité, l’État alloue à l’Agence, dans le cadre du Budget spécial d’investissement, la somme de 300 millions de Fcfa destinés à la construction d’un bâtiment R+3 à Bamako et du bureau régional à Sikasso, a rappelé le ministre Toureh. Ces deux chantiers ont déjà démarré et les travaux se poursuivent, a-t-il noté. CMT (AMAP)
Colonel Assimi Goïta : «Les Assises nationales sont porteuses du flambeau d’un lendemain meilleur pour notre pays »
À l’occasion du lancement des travaux des Assises nationales de la Refondation (ANR), le président de la Transition s’est adressé hier à la Nation pour souligner l’importance capitale de la grande rencontre. Pour le chef de l’Etat, c’est une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils du pays un dialogue franc, direct et fécond. Il s’agira pour le peuple, a-t-il ajouté, de s’exprimer en toute liberté, sans tabou et sans exclusive, suivant les règles sacrosaintes du dialogue et qui sous-tendent l’écoute mutuelle. Le texte intégral Chers Compatriotes, Commençant par rendre grâce à Dieu dans sa Miséricorde, je voudrais avoir une pensée pieuse pour toutes les victimes civiles et militaires, notamment celles qui viennent de faire, il y a moins d’une semaine, les frais d’une barbarie innommable à Songho, dans la Région de Bandiagara. Une fois de plus, les épreuves du moment s’accentuent tout en resserrant l’étau de l’insécurité autour de nos paisibles populations. Cependant, à y voir de plus près, ces actes criminels, contraires à toute logique de respect des droits humains, ne sont en réalité, que des signes de désespoir et de décadence des forces du mal face à la volonté affirmée des Maliens et de leurs autorités, pour jeter les bases d’une nation équitable, soucieuse du respect de la place qui revient à tous et à chacun. En plus de la compassion du Gouvernement adressée aux populations éplorées de Songho, de fortes pressions restent maintenues sur les groupes criminels dont la cruauté est fonction des restrictions de mouvements que leur imposent les différentes opérations de sécurisation des populations et de leurs biens, engagées par les Forces de défense et de sécurité sur le terrain. Cet engagement, nous le devons au peuple malien sans la mobilisation et les contributions duquel, le rééquipement et la montée en puissance de l’Armée seraient illusoires. Chers compatriotes, Il y a de cela quelques mois, le Conseil national de Transition validait le Programme d’action gouvernemental dans lequel est consignée la tenue des Assises nationales de la Refondation. L’heure est enfin arrivée d’y faire face avec détermination et sur fond d’amour ardent de la Patrie. À cet égard, les Assises nationales de la Refondation de l’État du Mali constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un événement précurseur du processus de renaissance de notre Pays. C’est l’occasion rêvée de suspendre les clivages politiques, sociaux et idéologiques, pour créer une dynamique novatrice de mobilisation sociale autour des idéaux historiques de la nation malienne. C’est également l’opportunité de focaliser toutes nos énergies et nos intelligences sur le devenir de notre chère Patrie qui en a vraiment besoin. Les Assises nationales de la Refondation, qui s’engagent ce samedi 11 décembre et se terminent le jeudi 30 décembre 2021, sont une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils de ce pays un dialogue franc, direct et fécond, afin d’atténuer les querelles infécondes qui tendent à miner le processus de Transition en cours et nuire à l’espoir de renaissance du peuple malien, pourtant épris de paix et de justice, mais particulièrement attaché à ses valeurs. C’est dans cette logique que les autorités de la Transition ont initié, en prélude aux Assises nationales de la Refondation, des consultations avec les acteurs sociaux et politiques en mesure de décrisper le climat sociopolitique. La même dynamique a été fort heureusement soutenue par le Panel des hautes personnalités en charge de 1’organisation des Assises nationales de la Refondation. Cette démarche inclusive aura indiscutablement eu le mérite de fédérer plus d’énergies positives autour du processus historique que constituent ces Assises, porteuses du flambeau d’un lendemain meilleur pour notre pays. Les Assises nationales de la Refondation de l’État sont, par vocation, ouvertes au Peuple malien, donc au Mali profond, le Mali des paysans, des bergers, des artisans, des ouvriers, des ménagères, des personnes âgées, dépositaires de notre sagesse, des communicateurs traditionnels, gardiens de notre patrimoine culturel, des personnes déplacées ou réfugiées. Bref, le Mali de ceux qui souffrent le martyre en silence, le Mali des sans voix. Il s’agira pour le peuple, de s’exprimer en toute liberté, sans tabou et sans exclusive, suivant les règles sacrosaintes du dialogue et qui sous-tendent l’écoute mutuelle. Il y va de la légitimité des recommandations qui sortiront de ce débat national mais aussi de la nécessaire adhésion du peuple tout entier pour assumer, accompagner, entreprendre par la suite pour l’avènement du nouveau visage de l’État malien. La réussite de cet évènement hautement important pour le devenir du Mali, se mesurera à l’aune des propositions fortes et pertinentes qui en sortiront et qui aideront à la conduite stratégique de la gouvernance globale de notre pays, en harmonie avec le voisinage immédiat et l’environnement international. Chers compatriotes, Le concept de «Mali-Kura» a été adopté par l’ensemble du Peuple malien, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Toutefois, ledit concept a ses exigences. Ainsi, vouloir changer le Mali, c’est changer de prime abord le Malien lui-même. D’où la nécessité d’une transformation fondamentale des mentalités et des comportements. Toute chose qui passe obligatoirement par le renforcement de l’éducation familiale, formelle et non formelle, ainsi que par l’instruction civique. Ce faisant, nous ne devons nullement oublier que le Mali, en dépit des épreuves du moment, demeure une grande nation qui a été admirée à travers le monde et qui a inspiré une partie de l’Afrique, voire de l’humanité. Il est donc un devoir pour nous tous d’assumer ce bel héritage légué par nos ancêtres. Les Assises nationales de la Refondation nous offrent une occasion exceptionnelle pour nous interroger sur le type de citoyens que nous voulons être, les valeurs sociétales endogènes que nous voulons accroître et promouvoir, le type de Mali-kura que nous voulons bâtir, le type de leaders dont nous avons besoin pour construire et conduire le Mali nouveau. Pour ce faire, il faut convoquer notre histoire, nos valeurs pour dessiner les contours d’une nouvelle gouvernance, une gouvernance empreinte de vertus, sous l’impulsion d’une nouvelle classe
Trois membres du gouvernement malien à Bandiagara après l’attaque de Songho (Centre)
Bandiagara, 09 déc (AMAP) Une forte délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Sadio Camara, a séjourné à Bandiagara (Centre), mercredi, après l’attaque terroriste de vendredi, entre Songho et Bandiagara, qui a fait 32 morts parmi la population civile. La délégation composée des Ministres en charge de la Réconciliation, le colonel Ismaël Wagué, et des Actions humanitaires, Oumarou Diarra, a été accueillie par le gouverneur de la Région de Bandiagara, Meissa Fané, et ses proches collaborateurs. Elle s’est rendue au vestibule de Amirou Kambary où elle a présenté, au nom des autorités nationales, les condoléances suite à l’attaque de Songho. Les autorités coutumières ont lancé un cri de cœur aux dirigeants, devant l’insécurité grandissante dans la Région de Bandiagara. Après cette étape, la délégation s’est rendue dans le village de Songho à 10 km de la ville. En chemin, les membres du gouvernement se sont arrêtés sur le lieu de l’attaque où ils se sont recueillis sur la fosse commune où sont enterrés les morts. A Songho, la délégation a échangé avec la communauté. Des prières et bénédictions ont été faites en la mémoire des disparus. Dans leur intervention le chef de village, le maire de la commune rurale de Doucombo, Bogoum Kassogué, ont invité les autorités à tout mettre en œuvre pour sécuriser les populations et leurs biens. Le ministre Camara a présenté les condoléances du peuple malien avant de donner l’assurance que toutes les dispositions seront prises pour la sécurité des personnes et de leurs biens. Avant de quitter Songho, les membres du gouvernement ont remis à la communauté une enveloppe de 10 000 000 Fcfa et 10 tonnes de céréales. A Bandiagara, la rencontre avec les forces vives s’est tenue dans la salle de conférence de la Maison des jeunes. Après les mots de bienvenue du 2ème adjoint au maire Moussa Tembely, plusieurs représentants de la société civile sont intervenu. Il s’agit de Douro Sylvestre Tembely, en tant que personne ressource, le président du Conseil local des jeunes Amadou Lougué, le président de Dan Nan Ambassagou (Mouvement d’auto-défense) Boureima Sagara, Mme Arby Oumou Telly, de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et Kalifa Dolo du syndicat des transporteurs. Chacun des intervenants a évoqué la situation sécuritaire très dégradée dans la région. Ce sur quoi le ministre Sadio Camara a rassuré la population en promettant que toutes les dispositions seront prises pour atténuer la souffrance des populations. Il a, aussi, invité les forces vivres à lever les mesures relatives à la désobéissance civile. Celles-ci, dans un communiqué, publié jeudi, ont décidé de suspendre leur mot d’ordre de désobéissance civile, « à compter du jeudi 09 décembre 2021 jusqu’à une semaine, pour voir l’évolution de la situation en cours » AMAP

