Koulouba : Le nouvel ambassadeur du Mali en Espagne reçu par le chef de l’Etat
Bamako, 18 janv (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu en audience, lundi, au palais de Koulouba, le nouvel ambassadeur du Mali en Espagne, le général Abdourhamane Baby. C’était en présence du ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Mamadou Oulalé et les membres du cabinet du chef de l’État (lire la suite sur : http://lessor.ml)
Approvisionnement correct du Mali : Une mission ministérielle à Conakry pour déblayer le terrain
Bamako, 18 janv (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a conduit, lundi, à Conakry (Guinée), une forte délégation qui été reçue par le président de la Transition, Mamadi Doumbouya, à qui elle a fait le point des travaux effectués par les parties malienne et guinéenne, afin d’assurer le trafic régulier des marchandises vers notre pays (Lire la suite sur : http://lessor.ml)
Bankass : les antennes Malitel des communes de Diallassagou, Ouenkoro et Koulogon sabotées
Bankass, 18 janvier(AMAP) Des individus lourdement armés non identifiés ont saboté dimanche, les antennes Malitel des communes de Diallassagou, Ouenkoro et Koulogon dans le cercle de Bankass, au centre du pays, a appris l’AMAP de source locale. La même source précise que des individus lourdement armés à bord de moto, habillés en grand boubou, arrivés dans les environs de 20H, ont incendié l’antenne de Diallassagou avant de se diriger vers les communes de Ouenkoro et de Koulogon pour se livrer à la destruction des antennes Malitel. Selon la même source, lesdites communes sont privées de réseaux orange depuis plus de 8 mois à cause du sabotage des antennes orange par les mêmes individus. AKG/KM (AMAP)
Les Maliens massivement contre les sanctions ouest-africaines
Par Oumar SANKARE Bamako, 16 janv (AMAP) C’est sous un ciel bleu azur, dégagé qu’a répondu, à l’appel lancé par le Président de la Transition, Assimi Goita, des milliers de personnes. A 13h déjà, la très célèbre Place de l’Indépendance était noire de monde. Un endroit emblématique où le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a tenu ces manifestations pour réclamer la démission de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, un an auparavant. Cette manifestation a pour but de dénoncer les sanctions « illégales » et « illégitimes » de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) avaient annoncé les organisateurs, mercredi dernier, à la Bourse du Travail. Du nord au sud, d’est en ouest du monument de l’Indépendance, une foule surexcitée accourait, au son incessant des vuvuzelas qui fusait de partout. L’ambiance électrique, joviale, avec des manifestants de tous âges, des tout-petits aux personnes du 3e âge et de toutes les couches sociales ont répondu présent. Sur certaines pancartes, on lisait : « L’embargo est un champ libératoire pour nous les Maliens, assumons donc », « Stop au génocide de la France au Mali et dans le Sahel », « On demande aux autorités de quitter la CEDEAO et l’UEMOA », « A bas l’Union européenne, la France, la CEDEAO, l’UEMOA » … Les drapeaux maliens et russes sont brandis de tous les côtés. Certains jeunes hommes et femmes ont peint sur leur joue et front les couleurs nationales. Des ressortissants de certains pays membres de la CEDEAO, résidant au Mali, portaient leur. Il s’agit du Sénégal, du Niger, de la Cote d’Ivoire, du Togo, du Bénin entre autres. SOLIDARITE SOUS REGIONALE – Aminata Sarr, 26 ans, vêtue du maillot de l’équipe nationale de football, fait flotter le drapeau sénégalais. L’étudiante en médecine vétérinaire est accompagnée d’une dizaine de ses compatriotes. Ils sont commerçants, transporteurs, étudiants, dentistes et vivent tous au Mali, depuis plusieurs années. « Nous sommes sortis aujourd’hui pour soutenir le Mali dans cette épreuve. Ces sanctions injustes prises contre les maliens, nous affectent tous d’une manière ou d’une autre » soutient Aminata Sarr. Bien avant les années 1960, leurs grands-parents vivent entre le Mali et le Sénégal. Il se trouve aujourd’hui que certains des leurs sont bloqués à Bamako. « En plus des pertes économiques, ces sanctions séparent des familles », déplore Abdoulaye Diouf. Pour ce bijoutier de 35 ans, la CEDEAO n’a plus de raison d’être quand elle se lève contre les peuples. « Aujourd’hui, nous ne pouvons plus ni envoyer de l’argent à ceux qui dépendent de nous au pays, à cause des sanctions ni nous déplacer. Des Nigérians en route pour la Gambie sont, aujourd’hui, bloqués à l’autogare. Ils ne connaissent rien du Mali, ni parents ni amis ici. Muhamadu Buhari sait qu’ils sanctionnent des milliers de Nigérians aussi ? » se demande-t-il. Non loin d’eux, un groupe de Nigérians et d’Ivoiriens sympathisent avec les jeunes manifestants maliens. Tous brandissent les drapeaux de leur pays respectif. On prend des photos pour immortaliser le moment. Rahim Adjaou, la soixantaine, est un commerçant nigérian qui vit au Mali. « La CEDEAO a échoué sur de nombreux plans dont la libre circulation des personnes et des biens. C’est un cauchemar de se déplacer dans la zone. Cette situation actuelle, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En plus de son inutilité, elle est devenue une arme d’oppression contre les populations de sa zone », tempête Rahim Adjoua. Quant à Alexandre Assouan, un transporteur ivoirien, il estime que la crise est allée trop loin. « En sortant manifester, on espère que les leaders nous écouteront tous, pas seulement les Maliens » conclut-il. Abdoulaye Tounkara, docteur en sciences économiques et son ami Djibril Traoré, ingénieur de construction, affichent fièrement sur le bonnet, un billet de « 5000 » et « 1 000 Francs maliens », des billets de la banque de la 1ere République du Mali, du temps de Modibo Keita. Pour eux, ces sanctions « doivent être une raison de plus pour couper les ponts avec le Franc CFA et lancer notre propre monnaie ». Par ailleurs, le professeur des universités juge que sans indépendance monétaire et économique, on ne peut tout simplement pas parler d’indépendance. « L’arme la plus redoutable de la France contre ces anciennes colonies, aujourd’hui, c’est le F CFA » ajoute Djibril Traoré. SOUTIEN DES FEMMES – Chacun, dans la foule, a son opinion et ses raisons de manifester. Pour la sexagénaire, Badiallo Diakité, il s’agit de patriotisme. Fatiguées, éreintées, assises à même le sol, Badiallo et sept autres femmes, têtes couvertes par un voile, à l’effigie du guide religieux Bouyé Haidara, sont toutes des grands-mères. « Nous répondons à l’appel de notre guide Bouyé. Nous manifestons contre l’injustice et l’oppression. Nous nous battons pour nos enfants et nos petits-enfants », soutiennent-elle. Dramé Mariam Diallo, de l’Association femme leadership et développement durable (AFLED) et ses membres ont également manifesté. Nous sommes sorties pour faire passer notre message. Il s’agit de dire « Non aux sanctions inhumaines qui affectent les femmes et les jeunes ». Et à Hindou Maiga, présidente du Groupement des femmes déplacées du Nord de renchérir : « depuis bientôt cinq ans, beaucoup d’entre nous vivent, avec nos enfants, dans des conditions précaires voire inhumaines, dans les camps de réfugiés, du fait de la situation sécuritaire. Nous voulons la paix et non des sanctions qui vont nous rendre la vie encore plus dure ». Issa Diarra, une personne vivant avec un handicap, dans son fauteuil roulant soutient : « Nous allons nous tenir droits pour défendre notre honneur. On en a assez de tendre la sébile et recevoir l’aumône. C’est un vent nouveau qui souffle. Gare à tous ceux qui s’y opposeront ». Et un groupe de lycéens, de lancer : « La CEDEAO a réussi, aujourd’hui, à unir les Maliens sans le vouloir, c’est le sursaut dont nous avions besoin. Nous nous battrons jusqu’à la fin ». Vers 15h 30, l’arrivée du cortège du premier ministre Choguel Kokalla Maiga accompagné de certains ministres électrise la foule. On crie, on chante, on danse pour marquer « l’indéfectible soutien du peuple
L’Armée malienne inflige de lourdes pertes aux groupes terroristes
Bamako, 16 janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé plusieurs terroristes dont le n°2 de la Katiba de Macina, Ousmane Sidibé dit Bobala, au cours de frappes aériennes, le 12 janvier 2022, indique l’armée sur son site. Cette offensive aérienne contre les Groupes armés terroristes (GAT) ont lieu dans les zones de Sama, Sosso et Logori dans le cercle de Bankass (Centre), précise la même source. Ces frappes aériennes interviennent dans un contexte marqué par la montée en puissance des FAMa dont les capacités opérationnelles se sont considérablement renforcées, ces derniers temps, à travers des efforts des autorités de la Transition. Depuis quelques semaines, les forces de défense intensifient les frappes aériennes et ont détruit plusieurs bases terroristes. AT/MD (AMAP)
Décès de l’ancien président du Mali Ibrahim Boubacar Keïta (famille)
Bamako, 16 janv (AMAP) L’ancien chef de l’État malien, Ibrahim Boubacar Keïta, est décédé ce dimanche 16 janvier 2022, à l’âge de 76 ans, selon des sources familiales. L’ancien président n’était plus apparu en public depuis les événements du 18 août 2020 qui ont mis fin à son régime, avec la prise du pouvoir par l’Armée, après plusieurs mois de manifestation à l’appel du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP, opposition). Ibrahim Boubacar Keïta a été élu président de la République en 2013. Après un premier mandat, il est réélu en 2018 dans un contexte sécuritaire tendu. Des contestations populaires et parfois violentes suivront deux ans après et mettront fin à son second mandat avant son terme. Homme d’État, il a occupé plusieurs postes de responsabilité au Mali dont celui d’ambassadeur, de ministre, de Premier ministre, de président de l’Assemblée nationale, avant son accession à la magistrature suprême. Il a, notamment, été, de 1994 à 2000, Premier ministre du président Alpha Oumar Konaré et président de l’Assemblée nationale, de 2002 à 2007, sous le défunt président Amadou Toumani Touré (ATT). MT/MD (AMAP)
Le gouvernement malien salue la mobilisation populaire contre les sanctions de la CEDEAO
Bamako, 14 janv (AMAP) Le gouvernement a salué la mobilisation populaire de vendredi, contre les sanctions de la Communauté économique des États d’Afrique de l’ouest et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui frappent le Mali. « La Nation malienne, debout sur les remparts, dans toutes ses composantes, fidèle à son destin, a décidé courageusement, contre vents et marées, de se mobiliser, pour soutenir les autorités de la Transition et fustiger les sanctions injustes et illégitimes infligées au peuple malien, par la CEDEAO et l’UEMOA », relève le gouvernement dans un communiqué. En réaction à ces sanctions, les Maliens se sont, de façon inédite, mobilisés sur l’ensemble du territoire ce vendredi 14 janvier 2022. Le gouvernement note que la mobilisation exceptionnelle « a eu lieu à Bamako à la place de l’indépendance, ainsi que dans toutes les régions administratives du Mali ». Il souligne que « tous les segments de la société malienne et toutes les couches socio-professionnelles ont démontré à suffisance, le désir ardent de notre peuple, de frayer son propre chemin qui le conduira inexorablement vers la liberté ». Le gouvernement a félicité le peuple du Mali qui « a su à l’unisson, exprimé haut et fort, son soutien indéfectible au processus de refondation du Mali », poursuit le communiqué. Le gouvernement exprime, également, sa « profonde gratitude et ses remerciements aux peuples et aux gouvernements des pays frères et amis, qui ont apporté leur soutien et leur solidarité à notre pays, dans ces moments cruciaux de son histoire » . MT/MD (AMAP)
Mobilisation inédite à Bamako en soutien aux autorités de la Transition
Bamako, 14 janv (AMAP) Des milliers de Maliens se sont retrouvés, ce vendredi, au Boulevard de l’Indépendance a Bamako, pour protester contre les sanctions prises contre le Mali par les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au cours des sommets extraordinaires tenus le 9 janvier dernier à Accra, au Ghana. Suite à ces sanctions, les autorités maliennes ont tenu, le lendemain, un conseil des ministres extraordinaire pour examiner les conclusions de ces deux sommets. Elles ont appelé l’ensemble des populations de l’intérieur et de la diaspora à une mobilisation générale sur toute l’étendue du territoire ce vendredi. C’est à cet appel que les Maliens ont répondu, cet après-midi, à travers une mobilisation sans précèdent au Boulevard de l’Indépendance. Au cours du rassemblement, qui a vu la présence du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, de plusieurs membres du gouvernement et des institutions, les intervenants ont dénoncé « des sanctions illégales et injustes » des deux organisations sous-régionales contre le Mali. Le Premier ministre a salué les autorités guinéennes qui ont refusé d’appliquer ces sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA. Il a remercié la Russie et la Chine, présentes aux côtés du Mali depuis son accession à l’indépendance, pour s’être opposées à un durcissement de ces sanctions au niveau du Conseil de sécurité de l’ONU. Il a salué la Mauritanie et l’Algérie pour leur soutien. De même que les syndicats, partis politiques, personnalités africaines et autres soutiens qui se sont manifestés à l’endroit du Mali face à ces sanctions. Le chef du gouvernement, qui soutient que les autorités ne suivront que la volonté exprimée par le peuple malien, a indiqué qu’elles sont toujours ouvertes au dialogue avec la CEDEAO et l’UEMOA. Pendant que des milliers de personnes étaient rassemblées à Bamako, d’autres rassemblements avaient lieu, au même moment, dans toutes les régions du Mali pour exprimer, à l’unisson, le soutien du peuple aux autorités de la Transition. Mais, aussi, pour dénoncer les sanctions extrêmes prises contre le pays qui fait face à l’insécurité et une crise multidimensionnelle qui lui est imposée depuis une décennie. DD/MD (AMAP)
Le président malien, Assimi Goita, valide un plan de riposte contre les sanctions de la CEDEAO
Bamako, 14 janv (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé vendredi, un Conseil supérieur extraordinaire de la défense nationale pour valider le Plan de riposte du gouvernement aux sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) annonce une source officielle. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga , a ajouté que le chef de l’Etat a, cependant, indiqué rester « ouvert au dialogue ». « Il s’agit d’un Plan qui a été annoncé immédiatement après les sanctions inhumaines et illégales prises par la CEDEAO et l’UEMOA contre notre pays, le 9 janvier 2022 », a précisé. Selon lui, le Gouvernement a réagi contre ces sanctions, dans un communiqué, sur la double base de « la réciprocité, mais tout en restant ouvert au dialogue ». « Dans ce communiqué gouvernemental, il a été annoncé l’adoption puis la validation d’un plan de riposte plus exhaustif », a rappelé le ministre Maïga. Selon lui, il s’agit d’un Plan qui « essaie de prendre en compte les priorités et les préoccupations de nos populations en termes d’approvisionnement en produits de première nécessité ». Aussi, s’agit-il d’un « Plan transversal qui comporte plusieurs composantes : des questions diplomatiques, géopolitiques, économiques et financières ainsi que des questions sociales », a ajouté le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Le ministre Porte-parole du Gouvernement précise, toutefois, que l’objectif de ce Plan n’est pas d’engager « un bras de fer avec la CEDEAO et l’UEMOA ». « Le chef de l’État, dans son adresse à la nation, le 10 janvier 2022, l’a bien rappelé : nous restons toujours ouverts au dialogue ». Et d’ajouter : « Notre souhait est que ces sanctions soient les plus brèves possible aussi bien, dans l’intérêt du peuple malien, que dans l’intérêt des États de la CEDEAO et de l’UEMOA ». MD (AMAP)
Mali : Grand meeting à Bamako contre les sanctions de la CEDEAO
Bamako, 14 janv (AMAP) Une grande manifestation de soutien aux autorités de la Transition et de protestation contre les sanctions de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali a réuni de nombreuses personnes à la place de l’indépendance de Bamako, la capitale malienne. Les manifestations répondent à l’appel du gouvernement et de plusieurs organisations politiques et de la société civile. Il s’agit, notamment, du Pôle politique du consensus, de la Convention pour le Mali ou encore du mouvement Yèrèwolo debout sur les remparts. Sortis en masse, les manifestants ont commencé à se rassembler dès la matinée. Accompagnés de sons de vuvuzelas et parés des couleurs nationales, ils ne cachent pas leur enthousiasme et leur détermination. « Nous avons effectué la prière de vendredi sur le boulevard. Nous voulons montrer à la communauté internationale toute la solidarité du peuple malien envers les autorités de la Transition », a confié un manifestant. MT/MD (AMAP)

