Nioro du Sahel : Visite du gouverneur à Gogui, à la frontière avec la Mauritanie

Nioro, 24 janv (AMAP) Le gouverneur de la Région de Nioro, le colonel-major Ali Annaji, s’est rendu en visite, jeudi, à Gogui, à la frontière Mali-Mauritanie, pour s’enquérir de la situation des populations et des forces de défense et de sécurité installées dans la zone afin de chercher des voies et moyens permettant de renforcer le trafic sur le corridor Bamako-Nouakchott. Le Mali est, depuis quelques jours, frappé par des sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest  (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). La Mauritanie, qui n’est pas membre de la CEDEAO, est une porte de sortie pour notre pays. En attentant la fin des pourparlers entre les hautes autorités des deux pays, le gouverneur de Nioro s’emploie, déjà, à sensibiliser les populations de la frontière. Il s’est, d’abord, entretenu avec les forces vives de la localité avant de se rendre dans les différents services et au poste de sécurité de la frontière « pour rehausser le moral les agents et les sensibiliser par rapport à la redynamisation de l’axe dans le cadre de la libre circulation des personnes et de leurs biens ». Auparavant, le chef de l’exécutif régional et sa délégation s’étaient rendus dans plusieurs services de la ville de Nioro. De l’Académie d’enseignement à l’aéroport, en passant par la Douane et la subdivision des transports, le colonel-major Annaji a écouté les différents chefs de services qui ont exposé des problèmes pour la bonne marche des affaires. En réponse aux doléances, le visiteur du jour dit avoir pris bonne note. Partout, il a donné des conseils et invité les différents chefs de services et leur personnel à souffler dans la même flûte et à tout mettre en œuvre pour la bonne marche de la région qui, selon le gouverneur, « est la chose commune ». La visite aux autorités coutumières et religieuses, puis aux agents des forces de défense et de sécurité du village ont mis fin à cette visité du gouverneur à Gogui.  Moussa DIAKITÉ Amap-Nioro

Des hommes armés non identifiés détruisent des antennes de réseaux téléphoniques à Koro, dans le Centre du Mali

Koro, 23 janv (AMAP) Les attaques par des hommes armés non identifiés ont repris dans le cercle de Koro (Centre), pendant la semaine du 17 au 23 janvier 2022, notamment contre les installations de réseaux téléphoniques dans des localités à quelques kilomètres de Koro. Entre le 19 janvier et le 21 janvier, des hommes armées ont détruit, successivement, les antennes des réseaux téléphoniques de Karakindé (Commune de Madougou), Dangaténé (Commune de Bondo) et Bondo (chef-lieu de commune), emportant  les panneaux solaires et quelques batteries. Le dernier site auquel ils ont tenté de s’attaquer est celui de Barapireli, dans la nuit du 22 au 23 janvier 2022. Ils en ont été empêchés par la brigade d’auto-défense du village qui garde les lieux. Cette reprise des attaques dans le Cercle de Koro, même si pour le moment les hommes armés non identifiés ne s’en prennent qu’aux installations téléphoniques, commence à inquiéter les populations. Le Cercle de Koro a connu une période d’accalmie relative depuis la signature des accords globaux de paix entre les communautés en février 2020. La destruction des réseaux téléphoniques pourra impacter négativement sur ces accords et la paix fragile retrouvée depuis la signature de ces accords. Pour beaucoup, la destruction de ces installations téléphoniques, à un moment où l’armée monte en puissance et est en train de traquer les terroristes jusque dans leur dernier retranchement, n’est pas fortuite. C’est un moyen pour eux de priver les populations de tous les moyens de communication leur permettant de donner des informations à l’armée sur leurs mouvements.  AMAP

Moussa Faki Mahamat en mission en Afrique de l’Ouest 

Bamako, 23 janv (AMAP) Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, a entamé, dimanche, une mission en Afrique de l’Ouest, annonce un communiqué de l’UA. M. Mahamat se rendra à Accra, au Ghana, « pour des consultations avec le président ghanéen, Nana Akufo Addo, président en exercice de al Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », précise le communiqué. Il poursuivra sa mission à Bamako, au Mali, « où il aura des réunions de travail avec les autorités de la Transition malienne et les acteurs politiques et sociaux du pays », ajoute le communiqué MD (AMAP)

Mali : Un soldat français tué et neuf autres blessés à Gao (Nord) dans une attaque au mortier  

Bamako, 23 janv (AMAP) Un militaire français  a trouvé la mort après une attaque au mortier du camp militaire de Barkhane, à Gao, (Nord du Mali), samedi 22 janvier, dans l’après-midi, a annoncé le chef d’état-major des armées françaises, le général d’armée Thierry Burkhard.  Dans un communiqué publié, ce dimanche 23 janvier, l’état-major français explique que le brigadier Alexandre Martin, de la plateforme opérationnelle désert (PFOD),appartenant au 54ème régiment d’artillerie de Hyères, a été grièvement blessé après plusieurs tirs indirects sur le camp. « Il a immédiatement été pris en charge par le détachement médical de la plateforme de Gao mais a succombé à ses blessures. Neuf autres militaires ont été légèrement blessés. Leur état n’inspire aucune inquiétude », précise le communiqué.  Et la même source d’ajouter : « Une patrouille d’hélicoptères d’attaque a été engagée pour intercepter et neutraliser les terroristes à l’origine des tirs ».  Le chef d’état-major des armées salue la mémoire de ce militaire mort pour la France. « Ses pensées accompagnent sa famille et ses frères d’armes, en particulier ceux blessés au cours de cette opération et tous leurs proches », conclut Thierry Burkhard.   Dans un tweet, la ministre française des Armées, Florence Parly, dit s’incliner devant la mémoire du brigadier Martin. « J’adresse toutes mes condoléances à sa famille, ses proches et ses frères d’armes » a-t-elle ajouté.  Pour sa part, le président français, Emmanuel Macron salue « avec respect la mémoire de ce soldat, mort pour la France dans l’accomplissement de sa mission ». SS/MD (AMAP)

Bamako annonce l’ouverture une enquête après la mort de sept Mauritaniens à la frontière avec le Mali  

Bamako, 22 janv (AMAP) Le gouvernement du Mali a annoncé, samedi, avoir décidé de certaines actions dont l’ouverture d’une enquête transparente et diligente sur l’incident qui a coûté la vie à sept citoyens mauritaniens sur le territoire malien, selon un communiqué officiel. A l’issue d’une séance de travail avec une délégation mauritanienne dépêchée à Bamako, le même jour, les autorités maliennes ont indiqué que les résultats de ces investigations seront partagés avec la partie mauritanienne. Bamako indique avoir « été informé  par les autorités de la République islamique de la Mauritanie d’un incident sécuritaire suite auquel sept (07) citoyens mauritaniens ont perdu la vie, entre Tarabakoro et Akor, dans la Région de Nara, le 17 janvier 2022 ». Face à la situation, les autorités maliennes décident, aussi, « de prendre toutes les mesures pour arrêter et traduire devant la justice les auteurs de ces actes tragiques mais, également, encourager la coopération dans la lutte contre l’insécurité avec les forces de défense et de sécurité mauritaniennes ».  Par contre, le gouvernement malien décline « toute responsabilité et souligne qu’à ce stade, aucun élément ne met en cause les Forces armées maliennes (FAMa) qui respectent la sacralité de la vie humaine et possèdent la professionnalisme dans leur lutte contre le terrorisme », ajoute le communiqué.  Par ailleurs, poursuit le texte, « face à l’adversité à laquelle notre pays fait face, le Gouvernement trouve troublant la survenance de cet incident, 24h, après une importante visite de travail effectuée à Nouakchott en vue d’assurer l’approvisionnement normal des populations maliennes qui subissent les sanctions illégales et inhumaines de la CEDEAO de l’UEMOA ». Dans le même communiqué, Bamako présente ses « sincères condoléances au Gouvernement et au Peuple mauritaniens ainsi qu’aux familles endeuillées ». Et garantit, aussi, « les liens d’amitié et de fraternité qui ont toujours unis nos deux Peuples». MT/MD (AMAP)

Goundam (Nord) : Assassinat d’un homme accusé par les djihadistes d’être un informateur

Goundam, 22 janv (AMAP) Un ressortissant de l’arrondissement de Farach, dans le Cercle de Goundam, dans ke Nord du Mali,  , a été assassiné. au nord de Goundam, par de présumés djihadistes, ont annoncé, vendredi, les proches de la victime. Mohamed Aiy Ag Mohamed Alhadj, 23 ans, de la tribu des kel-Antsar, était longtemps dans le viseur de ses assassins qui l’accusaient d’être un informateur des forces de défense régulières, ont indiqué les mêmes sources. Selon toujours ses proches, c’est sur le chemin du retour dans sa fraction, en quittant Goundam, qu’il a été intercepté et enlevé par de présumés djihadistes. Son kidnapping n’a été su que quelques jours plus tard par sa famille. Pendant quatre mois, depuis son enlèvement, sa famille n’a reçu aucun signe de vie. La nouvelle de sa décapitation par ses ravisseurs a suscité.tristesse et émoi dans toute sa communauté qui soutient qu’il a été accusé à tord parce qu’il n’avait de rapport avec personne. AMAP

Tirs de roquettes sur la base de la force Barkhane et le camp Firhoun de Gao (Nord)

Gao, 22 janv (AMAP) Plus de sept roquettes ont été lancées, respectivement, sur la base de la force Barkhane et le camp Fihroun Ag Alincar des forces armées maliennes (FAMa), à Gao, dans le Nord du Mali. Les tirs d’obus ont eu lieu aux environs de 15h30mn (GMT). Ce sont des fragments de roquettes qui sont tombés au niveau du camp des FAMAs. Des hélicoptères survolent la ville. Pour le moment, aucune autre information sur ces tirs.    Amap Gao

Approvisionnement du marché malien : Les assurances de la Mauritanie 

Cheick M. TRAORÉ Envoyé spécial Nouakchott, 18 janv (AMAP) Une forte délégation ministérielle malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoualye Diop, a été reçue, mardi, à Nouakchott par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani qui  a exprimé la disponibilité de la Mauritanie à aider le Mali dans ces moments très difficiles. A ses hôtes et « frères maliens », qui s’étaient d’abord rendus en Guinée, le dirigeant mauritanien a réaffirmé la volonté ferme de son pays d’accompagner le Mali en ces moments pénibles. La rencontre qui a duré plus d’une heure s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed. Côté malien, il y avait aussi le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, le ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et celui des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.  À sa sortie d’audience, le chef de la diplomatie malienne a confié à la presse être porteur d’un message d’amitié , de solidarité et de fraternité du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à son «grand-frère», le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Message d’assurance qui intervient dans un contexte marqué par la tenue, fin décembre, des Assises nationales de la refondation dont les conclusions ont été portées à l’attention du président Ghazouani.  L’objectif visé est de demander ses conseils, ses orientations et son implication aux côtés des frères Maliens pour que «nous puissions trouver une solution à ces difficultés», a indiqué le ministre Abdoulaye Diop. Et d’aider, également, à faire face à des sanctions de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) imposées injustement au peuple malien et «qui posent des difficultés au Mali et au voisinage immédiat». «À ce propos, le chef de l’État m’a demandé de rassurer le président Ghazouani de l’engagement constant du Mali pour trouver une réponse à ces problèmes à travers le dialogue, la concertation. Cela, en œuvrant à trouver le bon équilibre entre les aspirations du peuple malien et les demandes de la communauté internationale», a affirmé le ministre Diop. Ils ajouté que cette visite en Mauritanie, aussi, pour but, d’exprimer la grande reconnaissance et la gratitude des autorités et du peuple maliens à ce pays voisin pour sa solidarité agissante auprès du Mali. La délégation a donné les assurances nécessaires que «nous allons continuer à cheminer, main dans la main, pour que le processus de Transition au Mali puisse se terminer dans un cadre consensuel, de dialogue et souhaiter que la communauté régionale, africaine et internationale puisse aussi faire le pas nécessaire pour mieux comprendre et apprécier la situation au niveau de notre pays», a indiqué le chef de la diplomatie malienne.  «Sur l’ensemble de ces questions, nous avons eu des assurances de la part du président de la République de Mauritanie que tout ce qui est nécessaire sera fait et, qu’en tant que pays ami et frère, tout ce qui touche la Mauritanie touche le Mali et vice-versa», a signalé Abdoulaye Diop, ajoutant que le président mauritanien a assuré que «tout sera fait pour le confort des populations maliennes, notamment en ces moments difficiles».  SATISFACTION – Auparavant, Maliens et Mauritaniens ont eu une séance de travail au ministère mauritanien des Affaires étrangères et de la Coopération. À la fin de ces travaux en groupe, chaque ministre malien a rejoint son homologue mauritanien pour approfondir les échanges dans le but de nouer des partenariats stratégiques pour le bonheur de nos deux peuples. C’est ainsi que la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et les opérateurs économiques maliens ont rencontré leurs homologues mauritaniens au ministère de la Pêche. «La visite de travail a permis de passer en revue l’ensemble des documents cadres existants, c’est-à-dire les protocoles relatifs au transit routier et maritime. La délégation a eu satisfaction sur tous les points sur lesquels le Mali avait des réserves grâce à l’implication personnelle du président de la République mauritanienne qui a donné des instructions, en demandant de lever tous les obstacles à la fluidité du trafic pour faciliter le ravitaillement de notre pays. La partie mauritanienne s’est proposée de faire un autre port qui permettra d’approvisionner notre pays, en passant par Nioro et Selibabi. Ce qui permettrait d’atteindre Bamako sur des distances assez raisonnables », a déclaré la ministre Sissoko.  « Nous sommes prêts à saisir ces opportunités. Le trafic malien sur Nouakchott est un peu faible. Grâce à toutes ces facilitées qui viennent d’être offertes aux Maliens, nous allons accroître la desserte de notre pays via les cotes européennes. Cette période d’embargo sera mise à profit pour diversifier les opportunités de ravitaillement du pays. Notre souhait est d’éviter que le maximum de notre trafic soit détenu par un seul port de transit pour éviter des situations comme celles que les Maliens vivent aujourd’hui. De nouvelles relations ont été tissées avec les autorités guinéennes. Des réflexions sont en cours pour voir comment rendre les ports spécifiques, c’est-à-dire faire transiter un ou des produits spécifiques par un port. Par exemple le Mali peut décider de faire transiter les produits pétroliers par un port, les produits alimentaires par un autre et ainsi de suite. Nous voulons faire de notre continentalité une opportunité, en diversifiant les tronçons de rentrée ou de ravitaillement de notre pays », a ajouté la ministre des Transports et des Infrastructures .  La délégation malienne a, aussi, visité le port autonome de Nouakchott, dont les capacités sont estimées à plus de 580.000 tonnes par an. À la faveur de travaux réalisés, ces dernières années, il peut accueillir les navires de troisième génération. Le quai fait près de 600 km et permet d’accoster deux bateaux en même temps. Ce qui permet de réduire le temps que mettent les marchandises avant d’être évacuées.  Les visiteurs maliens ont

Coupe du monde féminin de basket-ball : La participation des Aigles dames est-elle menacée ?

Bamako, 22 janv (AMAP) Du 10 au 13 février prochain, les Aigles Dames défendront les couleurs du Mali pour une qualification à la Coupe du Monde en Australie. Une génération montante des Aigles pleine de promesse. Médaillés de bronze en 2019 à Dakar, médaillés d’argent en 2021 à Yaoundé, le Mali et le Nigeria représenteront l’Afrique. 40è au classement mondial, le Mali peut probablement entendre l’opportunité de frapper fort. Une victoire contre l’autre représentant africain, le Nigeria, pourrait suffire et cela ne semble pas impossible, surtout si on peut s’assurer la présence de l’imposante Mariam Coulibaly  au sol avec la perspective du repêchage de la WNBA 2022 et la jeune sensation Sika Koné à ses côtés.  Le plus gros problème sera probablement le score en zone arrière et la capacité de l’équipe à éliminer certains triples, ce qui a été un problème dans le passé. Le Mali cherchera à faire son retour à la Coupe du monde de basket féminin pour la première fois depuis 2012. La sélection nationale entend jouer crânement sa chance et se qualifier pour le rendez-vous mondial. Les Aigles espèrent également toucher les deux primes des dernières compétitions. À Yaoundé, elles ont donné un sursis, en participant à la compétition, montrant que le Mali est au dessus de tout. Cette fois-ci, le voyage en Serbie pourrait être compromis.  SSK (AMAP)

Un deuil national de trois (03) jours en hommage au défunt président Ibrahim Boubacar Keïta

Bamako, 21 janvier (AMAP) Un deuil national de trois (03) jours est déclaré sur toute l’étendue du territoire national, en hommage au défunt Ibrahim Boubacar KEITA, ancien Président de la République, ancien Chef de l’Etat, a appris l’AMAP de source officielle. Le décret officiel pris par le président de la Transition le 20 janvier précise par ailleurs que les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments et édifices publics pendant toute la durée du deuil. Pour rappel, l’ancien président IBK est décédé dimanche 16 juin 2022 à son domicile à Sébénicoro, en CIV du district de Bamako, à l’âge de 77 ans. La cérémonie officielle de ses obsèques auront lieu ce vendredi à la Base militaire et il sera inhumé dans sa résidence au cours d’une cérémonie religieuse. KM (AMAP)