5ème audience publique de la Commission vérité, justice et réconciliation : Témoignages poignants de victimes sur leur traumatisme 

Bamako, 13 juin (AMAP) Douze victimes (dix femmes et deux enfants) ont témoigné publiquement lors de l’audience publique de la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR), samedi dernier. La rencontre s’est déroulée au Centre international de conférences de Bamako (CICB). L’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, en présence des membres du gouvernement et du président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé. Le thème de la rencontre portait sur : «Femmes victimes de violences sexuelles et enfants victimes de conflits».  Juste après la cérémonie d’ouverture des travaux, les victimes sont, successivement, passées pour raconter les «atrocités» qu’elles ont subies du fait des conflits. Ainsi, la première victime que nous présentons sous les initiales F. T. a été «violée» par sept hommes lors des événements de 2012 à Gao (Nord). «Ce jour-là, ils sont venus chez nous et ont ligoté tous les hommes avant d’abuser de moi devant un de mes enfants dans le salon», a-t-elle relaté, les larmes aux yeux. Le mari de notre «héroïne» a disparu du fait de cette situation. Et son enfant, qui a été «témoin» de cet événement horrible, s’est séparé d’elle, car ne supportant plus de la regarder dans les yeux. «Aujourd’hui, je vis seule en location avec les autres enfants et je n’arrive plus à faire face à leurs besoins», a témoigné F. T. Avant de demander l’assistance des autorités.  Quant à la deuxième victime que nous renommons B. K., elle a été «enlevée» et «violée» par un terroriste. Les faits se sont déroulés, en 2012, également à Gao. D’après elle, ce jour-là, son bourreau est venu à la maison demander sa main. «Mais, ma mère a refusé en répliquant que j’étais déjà mariée. Ce que le terroriste n’a pas digéré. Il a envoyé, après, sept personnes pour m’emmener de force chez lui, avant de passer à l’acte», a déclaré celle qui a 40 ans aujourd’hui. B. K. avait un enfant à l’époque et elle allaitait. «Lorsque mon mari est revenu dans la ville, il a récupéré notre enfant. Et depuis, je suis restée avec ce terroriste jusqu’à la libération de Konna par les Forces armées maliennes et françaises en janvier 2013», a-t-elle témoigné. FILS DU TERRORISTE – Entre-temps, B. K., qui était tombée «enceinte», accouchera plus tard. À cause de cette situation, sa famille l’a «bannie». Et l’enfant qu’elle a eu de cette union forcée est pointé du doigt dans le quartier comme le «fils du terroriste». La quadragénaire a demandé aux autorités,  lors de l’audience, de lui trouver un autre lieu de résidence afin de se mettre à l’abri de la «stigmatisation». Quant aux deux enfants victimes de conflits, l’un a été enrôlé de force par un groupe terroriste et l’autre amputé du pied droit. L’histoire du premier s’est déroulée, en 2012, à Tombouctou. Au moment des faits, il n’avait que 11 ans. «Un jour, les terroristes sont venus chez nous pour nous dire qu’ils veulent enrôler des combattants. C’est ainsi qu’ils m’ont emmené dans un centre où on a fait trois mois de formation militaire. Après, ils nous ont déployés aux postes de contrôle routier», a déclaré celui qui a 23 ans aujourd’hui. «Et lorsque ma mère a appris cela en Mauritanie, elle est revenue pour faire la médiation afin que je puisse être libéré. C’est ainsi qu’on m’a libéré», a-t-il ajouté.  Du fait de cette situation, notre victime a pris d’énormes retards dans ses études. «Cette année, je passe le Diplôme d’études fondamentales (DEF) alors que je devais être en terminale», a regretté le jeune homme. Avant de demander l’accompagnement des autorités pour ses études.  S’agissant du second enfant victime, les faits le concernant se sont déroulés, en 2013, à Gao. Un jour, en promenade avec ses amis dans la rue, le garçon a eu une balle perdue dans le pied droit. Son évacuation vers un centre de santé prit du retard. «Quand on est arrivé à l’hôpital, on nous a informé que le pied s’est infecté et qu’il faut l’amputer», a expliqué le jeune homme qui s’exprimait dans une projection diffusée lors de la rencontre. À cause de cette situation, il n’a pu poursuivre ses études et ses ambitions de devenir footballeur ont ainsi été brisées. RENDRE AUX VICTIMES LEUR DIGNITÉ – Avant ces témoignages poignants le président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé, avait relevé que depuis son indépendance, le Mali a connu des rebellions armées et des crises politiques qui ont occasionné des violations graves de droits de l’Homme. Il a mis l’accent sur les violences perpétrées spécifiquement sur des femmes et des enfants, M. Sidibé, a expliqué que la Commission a été mise en place, dans ce contexte, avec le mandat «de contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques». Il a, par la suite, précisé que les audiences publiques ne sont pas judiciaires. «À la différence des tribunaux qui cherchent à établir la culpabilité ou l’innocence des auteurs présumés, ici seules les victimes seront entendues», a-t-il clarifié.  Selon Ousmane Oumarou Sidibé, l’audience publique permet de rendre aux victimes leur dignité, d’intégrer leurs récits à la mémoire nationale et de faciliter un début de guérison. Il s’agit donc, a indiqué le président de la CVJR, d’une contribution concrète à la promotion du dialogue, du pardon, de la réconciliation nationale et de la paix. Toutes choses qui sont «au cœur des missions assignées à la Transition». « Reconstruire la paix à travers la cohabitation communautaire et la réconciliation nationale est une priorité vitale pour la survie de notre nation à laquelle l’ensemble des forces vives doivent s’engager résolument, aujourd’hui plus qu’hier », a declaré le Premier ministre.  Pour Dr Choguel Kokalla Maïga, le gouvernement ne ménagera pas ses efforts pour accompagner les communautés et les individus à aller vers le pardon et la réconciliation.  D’où l’adoption récente par le Conseil des ministres de la Politique de réparation des victimes des crises maliennes de 1960 à

Journée internationale de l’albinisme : Le cri de coeur des associations d’albinos

Bamako, 13 juin (AMAP) Le Mali, à l’instar des autres pays du monde, célèbre, ce lundi, la Journée internationale de l’albinisme instituée le 18 décembre 2014 par l’Assemblée générale des Nations unies qui a décrété le 13 juin, de chaque année, comme Journée dédiée à cette cause. Cette année, le thème retenu est : «Unis pour faire entendre nos voix». Ce thème a été choisi pour plusieurs raisons : mettre en lumière les réalisations des personnes atteintes d’albinisme dans le monde entier, montrer que les albinos peuvent surmonter tous les obstacles, célébrer la façon dont les personnes atteintes d’albinisme répondent et dépassent les attentes dans tous les domaines de la vie, sensibiliser la population sur les difficultés rencontrées dans la vie quotidienne par les albinos. Ainsi, plusieurs activités sont prévues par les associations qui luttent pour l’intégration des personnes atteintes d’albinisme et contre les violences dont sont, souvent, victimes les personnes souffrant de cette maladie héréditaire mais non transmissible due à une absence de pigmentation (mélamine) sur les cheveux, la peau et les yeux. Pour le moment, il n’existe aucun remède à l’albinisme. Dans presque tous les cas d’albinisme, les deux parents doivent être porteurs du gène pour le transmettre, même s’ils ne sont pas eux-mêmes atteints d’albinisme. Mme Maïga Aminata Traoré dirige l’Association malienne pour la protection des personnes atteintes d’albinisme (AMPA), qui a été mise en place en 2000 par six jeunes filles atteintes d’albinisme et qui ont, toutes, été victimes de harcèlement sexuel. «Notre association a été mise en place, pour faire face aux nombreux problèmes rencontrés par les albinos, notamment les filles albinos. Ces filles sont souvent victimes de harcèlement parce que dans notre société, il y a des gens qui pensent qu’avoir des relations sexuelles avec une albinos peut donner la chance à un homme», confie Mme Maïga Aminata Traoré. Elle a ajouté qu’il y a, également, des gens qui ont peur des albinos et qui «font tout pour les éviter».  « Ces dernières années, la situation des personnes atteintes d’albinisme a évolué au Mali », admet Mme Maïga Aminata Traoré, mais, s’empresse-t-elle d’ajouter, «beaucoup de mythes se sont forgés autour de l’albinisme qui entraînent toujours la discrimination et l’exclusion des personnes atteintes de la maladie».  Selon la présidente de l’AMPA, il y a aussi des personnes qui pensent que le sang, les membres ou encore les organes génitaux d’une personne atteinte d’albinisme peuvent procurer la chance et la richesse. La présidente de AMPA évoque un autre problème : «avant, dit-elle, les albinos ne voyaient pas l’albinisme comme un handicap mais maintenant nous avons su que les albinos ont des problèmes de vision et que nous faisons partie des personnes considérées comme des mal voyants».  « Pour permettre aux personnes atteintes d’albinisme d’avoir une vie normale, suggère la présidente de l’AMPA, il faut d’abord les assister dans tout ce qu’ils font, sensibiliser la population sur la cause des albinos et faire comprendre aux gens que la maladie n’est pas transmissible ». En clair, résume Mme Maïga, «il faut lever la barrière et la différence qui existent entre la population de peau noire et les personnes atteintes d’albinisme». Selon Boubacar Mariko, père d’enfants atteints d’albinisme, les albinos sont victimes de discrimination, «à l’école, dans le quartier et, souvent même, jusque dans leur propre famille». «Dans certaines familles, on refuse de manger avec les albinos ou d’utiliser le même récipient qu’eux. J’ai même vu des gens cracher au passage de mes enfants. à l’école, la plupart des enfants ont peur de s’asseoir sur le même table-banc que les albinos. Les albinos ont encore beaucoup de problèmes», souligne M. Mariko, ajoutant qu’il connaît beaucoup d’albinos qui ont été contraints d’abandonner l’école à cause due la stigmatisation.  L’Association Espoir pour les albinos entend, également, marquer le coup à l’occasion de cette 8è édition de la Journée internationale des albinos. La présidente, Fatou Touré, annonce qu’il y aura une distribution de kits de protection, de crèmes solaires, de chapeaux et de lunettes pour les albinos. En outre, l’association organisera une grande manifestation, en collaboration avec les artistes du Mali pour dire stop à l’assassinat des personnes atteintes d’albinisme.  Selon Fatou Touré, trois personnes atteintes d’albinisme ont été assassinées, cette année au Mali, dont un garçon de 15 ans à Yirimadjo, une rouquine de 7 ans et un enfant de 2 ans à Katibougou. «Trop, c’est trop», martèle la présidente de l’Association Espoir pour les albinos. DK/MD (AMAP)

Mali : réunion de haut niveau du Conseil de sécurité à l’ONU 

Bamako, 13 juin (AMAP) Le Conseil de sécurité de l’ONU tient, ce lundi, sa réunion d’information trimestrielle sur le Mali au siège des Nations Unies, à New York, a annoncé la Radio Mikado FM Le Représentant spécial et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El-Ghassim Wane, qui se trouve actuellement à New York, fera un exposé aux quinze membres, ajoute la même source.  Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, devrait, également, y participer. Cette réunion intervient à une dizaine de jours du renouvellement du mandat de la MINUSMA qui expire le 30 juin.  A la suite de cette réunion, aura lieu une consultation à huis-clos au cours de laquelle les membres du Conseil recevront le projet de résolution renouvelant le mandat de la mission. MD (AMAP)

Jeux de hasard : Les jeunes, fous de paris foot  !

Par Boubacar KANTE Bamako, 12 juin (AMAP) C’est devenu la mode. Des salles de jeu pour paris sportifs ne désemplissent pas. Des jeunes parieurs, encore et toujours plus nombreux !!!! Une jeunesse, désœuvrée ou non qui passent le plus clair de son temps, les yeux rivés sur le smartphone, à pronostiquer sur des rencontres sportives dans différents pays et paris sportifs sur des plateformes en ligne comme Premierbet, 223bet ou 1Xb. Les paris sportifs figurent, aujourd’hui, parmi les jeux de hasard les plus populaires au Mali. Surtout pour la couche juvénile de la population. « Mon ami gendarme, en service dans une ville dans le Nord du Mali, un turfiste dans le sang, m’a transmis le virus des paris sportifs en ligne. Chaque fois qu’il gagnait, il me transférait de l’argent. Il m’a convaincu de la facilité des gains dans ce jeu de hasard. C’est ainsi que je m’y suis mis depuis plusieurs mois et j’en profite pas mal », témoigne Oumar Diallo, un jeune stagiaire dans un établissement public à caractère administratif (EPA) à Bamako. Cupidité et gain rapide accrochent plus d’un parieur de ces jeux de hasard, un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur. « Pas uniquement de la cupidité ou le gain facile », assure-t-on. Les paris sportifs en ligne sont, aussi, une question de passion. Les jeunes passionnés du ballon rond les trouvent à leur goût, comme un prolongement de leur passion pour le football, tout en se faisant, parfois, de l’argent. « Tout d’abord, le football est une passion pour moi. Et ça me fait plaisir de parier sur les matchs car mes pronostics sont bons. C’est un jeu de hasard. Je gagne souvent, comme je perds aussi Mais, j’ai gagné plusieurs fois, c’est pourquoi je joue toujours », soutient A.D, 24 ans, journaliste sportif stagiaire dans un organe de la presse écrite à Bamako. Et de conseiller : « je pense que les jeunes doivent jouer avec conscience ». A cet effet, notre interlocuteur conteste toute idée tendant à faire croire que « c’est de l’argent facile qu’on y gagne ». A.D fait allusion à sa propre stratégie. « Certains disent que c’est de l’argent facile. Ce n’est pas mon cas. Avant de jouer, j’étudie d’abord les statistiques des équipes qui me permettent de connaitre leurs forces et faiblesses. Ces détails m’aident énormément dans mon pari », révèle-t-il, ajoutant que ce secret est la source de ses gains. En réalité, pour A.D, les paris sportifs en ligne sont une aubaine. « En tant que jeune et à demi-chômeur, ce pari m’aide beaucoup à résoudre certains de mes problèmes pécuniaires», se réjouie-t-il. Hamidou Traoré, agent de sécurité dans un hôtel de la place, est dans la même logique. Selon lui, il faut être un fan du sport pour gagner dans ce jeu. «C’est plus facile de miser et espérer des gains quand on regarde les grands championnats du monde. Ce qui n’est pas mon cas et mes semblables », raconte notre vigile d’une trentaine d’années. Il précise que beaucoup, comme lui, jouent espérant le gain facile. L’engouement de la dernière journée de la Première League (championnat anglais) est à son paroxysme, ce dimanche, vers 15h. Des parieurs dans un espace de paris sportifs. La salle refuse du monde. Pour cause ! Plusieurs matchs sont au programme et chacun tient à tenter sa chance. Suspense ! Le titre se joue à distance entre Manchester City et Liverpool. La course à la qualification pour les compétitions européennes met en rivalité Tottenham et Arsenal. Déjà les mises sont faites. Rien ne va plus !!! Plusieurs turfistes se tiennent devant le petit écran. Le stress se lit sur les visages. Juste près de nous, un jeune homme, répondant au nom de Salif Diakité, porte son attention sur les sept matchs du jour. Car, le jeune Diakité mise 3 500 Fcfa et n’espère que son gain de 369 000 Fcfa, si ses pronostics se vérifient. Plus ou moins serein et confiant, notre ami parie que les deux équipes en opposition marqueront dans chacun des sept matchs à l’affiche.  Dans la salle, plus les minutes passent, certains parieurs se terrent dans un silence pesant. À chaque minute, les uns et les autres se penchent sur leur téléphone, histoire de consulter les résultats des autres matchs non retransmis en direct. L’atmosphère était à couper au couteau. Des fois, on lisait un semblant de joie sur certains visages. Déjà, leurs paris perdus, certains quittent les locaux, à la mi-temps. Par contre, Salif Diakité garde encore espoir parce que certaines équipes en confrontation marquaient des deux côtés. Le suspense reste entier et il tient à empocher les 369 000 Fcfa. Malheureusement, il ne gagne pas son pari, car sur les 7 matches, un but seulement d’une équipe lui à fait perdre son ticket. «C’est le jeu. Parfois on gagne, parfois on perd », se console Salif Diakité. Et d’ajouter, philosophe : « j’ai gagné, il y a de cela deux semaines, avec la même mise et par le même gain ». C’est ainsi que, aussitôt après ces matchs, il place encore d’autres mises pour d’autres paris. Car, les paris sportifs concernent les championnats de tous les pays. Disette d’espaces ou salles de jeu – Selon les explications d’Aristide Doumbia, 34 ans, gérant d’un espace de jeux, BET223 est au Mali depuis juin 2020. C’est une société malienne, dirigée par des Maliens dans le secteur des jeux et loisirs en partenariat avec le Pari mutuel urbain (PMU) Mali. BET223 fait partie du groupe BET2AFRICA. Pour M. Doumbia, les raisons qui suscitent l’engouement pour le pari sportif sont nombreuses. « Tout d’abord, nous avons une facilité d’inscription sur le site, ensuite une facilité de navigation sur le site grâce à un menu détaillé et des couleurs attractifs (Bleu-Rose) », dit-il.  « Nous avons, aussi, de très bonnes côtes en paris sportifs, en jeux virtuels, casinos et une grande diversité des championnats et des jeux. Nous avons une multitude d’offres promotionnelles et le Service Clients est disponible, du lundi au vendredi, avec une permanence le samedi et le dimanche », commente Aristide Doumbia.  Pour Moussa

Huit morts dont deux douaniers lors d’une attaque terroriste à Koutiala (Sud du Mali)

Koutiala, 11 juin (AMAP) Une attaque terroriste a fait huit morts et de nombreux blessés, samedi soir, à N’gountjina, à 11 km de Koutiala, dans le Sud du Mali.  Aux environ de 18 heures 30minutes, des hommes armés, à bord d’un véhicule 4/4, ont ouvert le feu sur le poste de contrôle appelé PK 11 faisant huit morts dont deux contrôleurs de douane et six civils. Après leur acte criminel, les assaillants avec leur véhicule ont pris la direction de la ville de Koury, à la frontière avec le Burkina Faso. Ils ont emporté un véhicule des Douanes avec un agent à bord.  Les forces de défense et de sécurité ont ouvert une enquête.

La commission de rédaction de la nouvelle Constitution du Mali créée 

Bamako, 11 juin (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a signé, vendredi 10 juin, le décret de création de la Commission de rédaction de la nouvelle Constitution du Mali. Cette Commission aura « la tâche d’élaborer un avant-projet de loi portant Constitution de la République du Mali, dans le cadre de la refondation de l’État, » indique le décret. Sa mission n’excédera pas deux mois. En fin de mission, elle remettra au président de la Transition le rapport de fin de mission et l’avant projet de Constitution. En plus de son président, la Commission a pour membres un rapporteur général, un rapporteur général adjoint, des experts et un personnel d’appui. Ils sont tous nommés par le président de la Transition. Selon son décret de création, cette commission « peut faire appel à des personnes ressources dans le cadre de sa mission ». Et aussi « consulter l’ensemble des forces vives de la nation ».  MD/MD (AMAP)

Koro réclame l’ouverture d’une Académie d’enseignement

Koro, 10 juin (AMAP) La synergie locale des enseignants du cercle de Koro en concertations avec les forces vives du cercle a organisé jeudi une marche pacifique pour réclamer l’ouverture de l’académie d’enseignement de Koro, a constaté l’AMAP. Partie du rond-point central de Koro pour se terminer à la préfecture où une déclaration a été remise au Préfet, cette marche pacifique a mobilisé toutes les forces vives de Koro à savoir les notables, les femmes, les jeunes, les groupes d’âges et les élus. Le cercle de Koro qui compte trois centres d’animation pédagogique, quatre lycée publics, trois centres d’animation pédagogique, un institut de formation des maitres, 16 établissements privées (d’ordre général, technique et professionnel et 454 écoles fondamentales est toujours rattaché à l’académie de Douentza pendant que le cercle relève administrativement de la région de Bandiagara depuis l’opérationnalisation des nouvelles régions administratives. Selon le porte-parole de la synergie locale des syndicats de l’éducation signataires du 16 Octobre, Hamidou Bamadio cette marche vise non seulement à attirer l’attention des plus hautes autorités du pays sur cette situation mais aussi à corriger dans un bref délai cette injustice. C’est la deuxième marche pacifique de protestation organisée dans ce sens et d’autres actions vont suivre a-t-il laissé entendre. La grande mobilisation autour de cette initiative de création d’une académie d’enseignement à Koro prouve à suffisance qu’elle émane de la volonté de tout un cercle. Cela permettra sans doute à réduire les retards administratifs dans la gestion de certains dossiers scolaires. Le Préfet du cercle de Koro, le commandant Abdoulaye Boré, qui a reçu les manifestants à la préfecture de Koro a donné l’assurance que leur doléance sera transmise à qui de droit. MN/KM (AMAP)

CAN 2023 : Le Mali s’impose in-extremis face au Soudan du Sud  

Bamako, 09 juin (AMAP) Le Mali a battu, jeudi, le Soudan du Sud (1-3) dans le temps additionnel de leur deuxième match des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Côte d’ivoire 2023.  Les Aigles ont pourtant mal débuté la rencontre en encaissant un but sur coup franc à la 30è minute.  Surfant sur une victoire éclatante (4-0) contre le Congo, le coach du Mali Éric Sékou Chelle reconduit le même système de jeu avec seulement deux changements dans le onze titulaire.  L’attaquant Kalifa Coulibaly remplaçant Ibrahima Koné et le milieu Amadou Haïdara entrant à la place d’Aliou Dieng. Les combinaisons étaient moins fluides sur le terrain synthétique du stade St. Mary’s de Kitende, à Kampala (Ouganda) pour les hommes d’Éric Sékou Chelle. À la mi-temps, les Aigles sont menés à la surprise générale.  En seconde mi-temps, les intentions maliennes sont meilleures. Le virevoltant ailier Nènè Dorgeles remplace Yves Bissouma sur le côté droit. Les Aigles poussent et finissent par égaliser grâce à Mohamed Camara à la 58è minute, à la suite d’une combinaison qui permet de percer l’axe de la défense sud soudanaise.  Les Aigles continuent sur la même dynamique multipliant les occasions grâce aux entrées de Moussa Djénépo et Ibrahima Koné. L’attaquant sera exclu après une faute sur un défenseur sud-soudanais.  Réduits à 10, les Aigles parviennent à inscrire deux buts dans le temps additionnel.  D’abord, Sékou Koïta (90è min +3) de la tête après une série de passes avec Moussa Djénépo. Ensuite par l’intermédiaire de milieu de terrain Aliou Dieng (90è min +5) sur une frappe placée après une passe en retrait de Nènè Dorgeles.  Les Aigles se sauvent de justesse d’un match piège grâce aux entrants et au coaching gagnant du sélectionneur.  MT/MD (AMAP)

Ténenkou : Début des opérations de recensement général de la population et de l’habitat

Ténenkou, 9 juin (AMAP) Les opérations de recensement général de la population et de l’habitat ont démarré le mercredi 08 juin 2022 à Ténenkou, dans la région de Mopti, au centre du pays, a constaté l’AMAP. Pour la commune urbaine de Ténenkou, ce sont 03 équipes de 6 agents chacune qui ont été mobilisées pour recenser la population de Ténenkou qui comprend 18 SE (section d’énumération). Pendant un mois, ces différents agents vont se rendre dans les différentes maisons de Ténenkou pour dénombrer la population de la ville qui comptait 15071 habitants lors du dernier recensement en 2009. A Ténenkou les opérations se déroulent normalement et dans le calme. Cependant dans les autres localités du cercle, les opérations n’ont pas pu se faire à cause de l’insécurité qui sévit dans cette zone. D’autre part, par peur de représailles, plusieurs agents recenseurs qui avaient suivi la formation ont renoncé à se rendre dans les villages. Cette situation pourrait altérer les résultats de ce recensement. AS/KM (AMAP) 

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 08 juin 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 08 juin 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté un projet de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret instituant les Journées nationales du patrimoine culturel. Dans le cadre du processus de refondation de l’Etat en cours et conformément aux recommandations des Assises Nationales de la Refondation, le présent projet de décret institue les journées nationales du Patrimoine culturel. Ces Journées ont pour but d’informer, de sensibiliser les populations et de faire le plaidoyer auprès des autorités politiques, administratives et coutumières sur les grandes préoccupations en matière de protection et de promotion du patrimoine culturel national. Les journées nationales du Patrimoine culturel constituent des espaces privilégiés pour la transmission des éléments du Patrimoine culturel National et contribuent à la promotion du dialogue des cultures, de la paix, de la cohésion sociale et des activités touristiques. Elles se tiennent au mois de mai de chaque année. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES : Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS : – Haut Fonctionnaire de Défense : Colonel Aminata DIABATE. – Directeur Général Adjoint de la Gendarmerie Nationale : Colonel HATTAYE AG Najim. – Directeur Adjoint de la Justice Militaire : Lieutenant-colonel Fily FOFANA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Kita : Colonel Sapeur- Pompier Thiam SAMAKE. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Nara : Lieutenant-colonel Souleymane COULIBALY. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Nioro du Sahel : Colonel Mahamoud SANOGO. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Dioïla : Colonel Almamoud Bouni TOURE. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Sikasso : Contrôleur Général de Police Tantio DIARRA. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Bougouni : Lieutenant-colonel Sapeur-Pompier Bassirou DIARRA. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Koutiala : Colonel-major Lanzéni KONATE. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de San : Contrôleur Général de Police Sékou Nama COULIBALY. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Bandiagara : Lieutenant-colonel Yaya DIARRA. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Douentza : Colonel Sidiki DENON. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Gao : Colonel Mamadou Lamine KONARE. – Conseiller à la Sécurité et à la Protection Civile auprès du Gouverneur de la Région de Taoudéni : Colonel Tidiani DIARRA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE – Conseiller Technique : Monsieur Mahamadou Soumana CISSE, Professeur principal de l’Enseignement Secondaire – Chargé de Mission : Monsieur Seydou Nourou MAIGA, Professeur principal de l’Enseignement fondamental. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Directeur Général de l’Ecole Supérieure de Journalisme et des Sciences de la Communication: Monsieur Aboubacar Abdouwahidou MAIGA, Professeur de l’Enseignement supérieur; – Directeur Général de l’Institut de Pédagogie Universitaire : Monsieur Alou AG AGOUZOUM, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Directeur Général de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs Abderhamane Baba TOURE : Monsieur Kélétigui DAOU, Professeur de l’Enseignement supérieur. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a pris note de la remise du document de Programme national d’Education aux valeurs par le Comité d’Experts. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des ministres a été informé l’élaboration et la remise au Comité de pilotage interministériel d’un avant-projet de Programme National d’Education aux Valeurs (PNEV) par le Comité d’experts ad hoc. Initié suivant les instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat, ce projet de document restitue les travaux d’experts portant un système de valeurs endogènes et universelles à promouvoir pour la construction d’un citoyen de type nouveau dans le cadre de la vision de la refondation de l’Etat et de la Nation. Dans l’optique de son adoption prochaine par le gouvernement, une session d’appropriation du document est prévue entre les principaux départements ministériels. 2. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a pris note d’une Communication relative à la publication, à la date du 1er juin 2022, du rapport trimestriel du Secrétaire général des Nations unies sur la situation au Mali. Ce rapport intervient à la veille du renouvellement du mandat de la MINUSMA. Le Conseil des Ministres a demandé au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de faire part aux Nations unies, dans le cadre de sa participation au débat public du Conseil de sécurité consacré audit rapport, de la position du Gouvernement du Mali tout en soulignant ses préoccupations pour une meilleure prise en compte des efforts en cours, des résultats obtenus pour la réussite de la Transition et pour l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil