Stratégie nationale du secteur de la sécurité : Une approche participative autour du plan d’actions

Bamako, 1er juin (AMAP) Le Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité (CRSS), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a organisé, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) un atelier national sur le thème : «Appropriation de la stratégie de la réforme du secteur de la sécurité et son plan d’actions 2022-2024.» Les participants à la session étaient composés de représentants de l’Etat, de la justice, des forces armées, des services para militaires, des collectivités territoriales, des organisations féminines et de jeunes, des associations traditionnelles, des universitaires et des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud Aly Mohammedine, en présence du Commissaire à la réforme du secteur de la sécurité, le général de division Abdoulaye Coulibaly. L’objectif visé à travers cet atelier est de promouvoir l’appropriation nationale du processus de la réforme du secteur de la sécurité, en mettant en relief les éléments nécessaires pour une collaboration optimale entre les parties prenantes des services de défense, de sécurité et de justice. Il s’agit également de clarifier les activités de résilience des populations face à l’insécurité. Le décret n°2022-0208/PT-RM du 4 avril 2022, portant sur la stratégie de la réforme du secteur de la sécurité a été adopté par le gouvernement de la Transition en vue de mettre en œuvre la vision politique et les priorités en la matière. C’est pourquoi, le ministre Mohammedine a dit que « cette règlementation constitue désormais un cadre de référence pour notre pays ». « Cette réforme vise à rendre plus efficaces et responsables la prestation, le contrôle et la gestion des services de sécurité, a expliqué Daoud Aly Mohammedine avant d’ajouter qu’elle consiste à améliorer à la fois la sécurité de l’Etat et la sécurité humaine. Le chef du département de la Sécurité a, également, fait savoir que l’environnement institutionnel de la RSS a été consolidé par le lancement, au niveau régional, des comités consultatifs de sécurité. Toute chose qui porte sur la mise en place d’un dispositif sécuritaire innovant axé sur l’approche participative, afin de susciter l’adhésion et l’accompagnement des différents acteurs.  La représentante des partenaires techniques et financiers, Mme Maïmouna Ouédraogo, a indiqué que la coopération avec le Mali a pour but de surmonter les défis sécuritaires. Pour elle, ce soutien se traduit en matière de gouvernance du secteur de la sécurité, de réalisation d’infrastructures de sécurité, de formation et de l’établissement des relations de confiance entre les parties prenantes de la sécurité. Les échanges des participants porteront, entre autres, sur l’interaction entre sécurité-développement, justice-sécurité et genre-sécurité. Ils procéderont, aussi, à l’analyse diagnostique du domaine de la sécurité, sa vision, son schéma de communication et ses mécanismes de mobilisation des ressources.  NK/MD (AMAP)

Ségou : Mouton de Tabaski attend clients, désespérément

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 1er juil (AMAP) Le Mali,  à l’instar de la communauté musulmane, s’apprête à fêter l’Aïd el-Kébir, l’une des plus importantes fête de l’islam. La présence de vendeurs ambulants de bétail dans les rues, fait sentir déjà l’atmosphère de fête dans la capitale des balanzans, Ségou. Certains vendeurs ont, simplement, assiégé les alentours de la route l’An 2000, attendant en vain des preneurs. A Ségou, les différents marchés à bétail que nous avons sillonnés, sont approvisionnés même si les clients se font toujours attendre, d’après plusieurs vendeurs.  En cette matinée peu ensoleillée, Oumar Diallo se promène dans les environs de l’hôpital Nianancoro Fomba avec une dizaine de béliers. Quelques bêtes récalcitrantes ne lui facilitent pas la tâche sur cette voie fréquentée par les charretiers. Notre véhicule de reportage se gare non loin du troupeau. Le quadragénaire se précipite vers nous, laissant le soin à son fils de surveiller ses bêtes. «Approchez, j’ai de gros béliers. Venez apprécier vous-mêmes. Celui-là, je le cède à 200 000 Fcfa mais on peut marchander. Si vous trouvez ce prix cher, il y en a également pour 160 000 Fcfa. Le dernier prix, c’est 125 000 Fcfa », dit-il en essayant de nous convaincre.  Nous jugeons ses prix élevés. Le vendeur estime que le mouton, cette année, est plus abordable que l’année dernière : « L’année dernière, en cette période, il fallait débourser plus pour trouver des béliers du même gabarit. Nous ne cherchons pas beaucoup de bénéfice cette année, vu la situation qui prévaut dans le pays », assure-t-il.  Un quinquagénaire de passage se joint à notre conversation. Il se renseigne sur les prix et n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Les moutons sont chers dans la ville de Ségou. Il faut aller dans les villages voisins pour acheter sa bête. C’est là-bas que ces vendeurs s’approvisionnent pour nous revendre plus chers.  Chaque année, je vais au marché de Konodimini pour acheter mon mouton de sacrifice », explique cet enseignant. Plus loin, Abdoulaye Konta, un vendeur de bétail a élu domicile aux alentours de la voie l’An 2000. Une manière d’attirer les usagers de cette voie principale. Il est occupé au téléphone. « Je t’envoies tout de suite les images. S’ils te conviennent ,dès demain je les envoies par le premier car à destination de Bamako », assure-t-il à un client de la capitale, au bout du fil.  A peine, a-t-il décroché qu’il se dirige vers nous. « Vous avez besoin de bélier ? Faites votre choix. On tombera d’accord sur le prix. Je cède mes bêtes entre 72 500 Fcfa et 252 500 Fcfa », nous informe-t-il. Konta fait ce commerce avec son grand frère depuis plus de 20 ans. « Nous achetons notre bétail lors des marchés hebdomadaires des villages environnants, notamment Niono, Dougabougou, Séribala, Boussain, Gara, Ntona, Konodimini », explique-t-il. Il juge que les prix ne sont pas trop élevés cette année. Mais se plaint de la rareté des clients. « Par jour, nous vendons une ou deux bêtes. Beaucoup de clients se limitent à se renseigner sur les prix. Mais l’espoir est permis. D’ici à la fin de la semaine, nous espérons faire beaucoup de ventes », dit-il.  Oumar Traoré, vendeur de bétails au marché à bétail de Médine, lui aussi, espère que la semaine prochaine,  les ventes s’accéléreront. Se désolant de l’absence de clients, il soutient : «  Souvent, on peut passer une journée sans vendre la moindre tête. Même hier ça a été mon cas ».  Cela est-il dû à la cherté des prix ? Pour lui, les prix ne sont pas élevés. Il explique que beaucoup de clients attendent la dernière minute pour acheter leur mouton de sacrifice. Egalement, avec la situation qui prévaut dans le pays, beaucoup n’ont pas d’argent.  Ici, au marché à bétail de Médine, les prix oscillent entre 65 000 et 125 000 Fcfa. Quelques rares béliers qui ont de l’embonpoint coûtent entre 300 000 et 350 000 Fcfa.  A côté de l’échangeur, se dresse le grand marché à bétail de Ségou. Le site compte plus d’une soixantaine de vendeurs. Samedi dernier, notre équipe de reportage y a fait un tour. Mamadou Tangara, un client se promenait d’un vendeur à un autre, pour se faire une idée des prix.  Pendant que des vendeurs essaient de le convaincre à l’achat. « Vraiment, je trouve que les prix sont élevés. Les vendeurs parlent de 75 000 Fcfa mais je pense que pour avoir un bon bélier il faut débourser à partir de 125 000 Fcfa », nous a-t-il indiqué.    Aguibou Dagnon, un vendeur met en avant quelques difficultés auxquelles les vendeurs font face cette année, notamment le coût élevé de l’aliment bétail, l’insécurité, la hausse du prix du carburant : « Nous partons dans les différents marchés hebdomadaires à Fangasso, Dougabougou, Fatiéna, Gara pour acheter nos animaux. Les frais de transport d’une tête coûtait entre 250 et 500 Fcfa. Aujourd’hui, c’est entre 1 000 Fcfa et 1 500 Fcfa », dit notre interlocuteur. Il ajoute acheter le sac de 50kgs de tourteau à  175 000 Fcfa et le son à 8 000 Fcfa ». « Egalement, on a dû renoncer a nous rendre en certains endroits, à cause de l’insécurité. Or, on trouvait le bétail moins chers sur ces sites là », détaille-t-il. Et de souligner que nonobstant ces difficultés, les prix à leur niveau oscillent entre 75 000 Fcfa et  300 000 Fcfa. « Le marché est bien approvisionné, comme vous pouvez le constater. Les bêtes sont bien nourries. Mais, pour le moment il n’y a pas de vente. Les clients se font rares», déplore-t-il. Lui et ses collègues misent sur la semaine de la fête pour écouler plus de bêtes. ADS/MD (AMAP)

Réserves du gouvernement du Mali suite au renouvellement du mandat de la MINUSMA

Bamako, 1er juin (AMAP) Le gouvernement du Mali, à travers l’ambassadeur représentant permanent au Nations unies, Issa Konfourou, s’est exprimé, ce mercredi 29 juin, en faveur du renouvellement du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), tout en formulant clairement ses attentes et ses réserves fortes pour le nouveau mandat de la Mission. Le gouvernement du Mali, réagissant au renouvellement du mandat de la MINUSMA par le Conseil de sécurité, dit regretter de constater que « certaines de ses réserves fortes ont tout simplement été ignorées dans la version finale de la résolution qui a été votée mercredi ». Dans sa déclaration explicative, le Mali dit avoir pris acte de l’adoption de la résolution qui renouvelle le mandant de la MINUSMA pour une année supplémentaire. Cependant, Bamako réitère son « opposition ferme à la liberté de mouvement de la MINUSMA dans l’exécution de son mandat dans le domaine des droits l’homme ».  « Le Mali a toujours coopéré de bonne foi avec la force onusienne depuis sa mise en place en 2013. Toutefois, pour des impératifs de respect de la souveraineté du Mali, de coordination et de sécurité, les mouvements de la Minusma ne peuvent se faire qu’avec l’accord des autorités compétentes maliennes. De même, le Mali n’est pas à mesure de garantir la liberté de mouvement pour des enquêtes de la Minusma sans l’accord préalable du gouvernement », relève l’ambassadeur Konfourou. Précisant que « le Mali n’entend pas exécuter ces dispositions, malgré leur adoption par le Conseil de sécurité ». Le gouvernement du Mali estime que les enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme relèvent de la responsabilité principale des autorités maliennes. « La MINUSMA  a vocation à leur apporter l’assistance nécessaire à cet égard. Elle n’a pas vocation à se substituer au gouvernement du Mali », indique l’ambassadeur représentant permanent. La délégation du Mali appelle le Conseil de sécurité à permettre à la MINUSMA de se consacrer aux tâches prioritaires pour lesquelles elle est déployée dans notre pays. Cela, à savoir l’appui à la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’État sur l’ensemble de notre territoire, condition sine qua non pour une meilleure protection des personnes et de leurs biens. « Les populations maliennes attendent de la MINUSMA qu’elle contribue à la recherche de solutions durables aux défis du Mali. Elles ne veulent pas que la Minusma devienne partie des problèmes. Elles ne veulent pas non plus que les droits de l’homme soient utilisés à des fins politiques cachées », a souligné Issa Konfourou.  Au nom du gouvernement du Mali, son ambassadeur représentant permanent a remercié les pays qui se sont abstenus lors du vote de cette résolution. Il a, ensuite, réitéré la reconnaissance du peuple et du gouvernement du Mali à l’Organisation des Nations unies (ONU) pour son soutien constant aux efforts de sortie de crise. Issa Konfourou a rendu hommage à la mémoire de toutes les victimes de la crise, civiles comme militaires, étrangères comme maliennes, tombées au champ d’honneur. SS/MD (AMAP)

Mercato : Des Aigles du Mali animent le marché européen 

Bamako, 30 juin (AMAP) Le mercato d’été 2022 est mouvementé pour les footballeurs internationaux maliens qui . sont nombreux à profiter du marché des transferts pour changer d’air. En France, c’est la fin d’une longue disgrâce pour l’ailier Moussa Doumbia avec le Stade de Reims. L’international malien de 27 ans, qui a passé une grande partie de la saison dernière sur le banc, s’est engagé pour trois ans avec Sochaux, en deuxième division française. Le joueur formé à l’Académie Jean-Marc Guillou de Bamako, au Mali, était en fin de contrat avec le club rémois qu’il avait rejoint en 2018. Il jouera avec Sambou Yattabaré qui vient de signer pour deux ans chez les Sochaliens. Un autre Aigle qui change club : le milieu défensif Mahamé Siby. Le transfert du joueur de 25 ans du Racing club de Strasbourg au club suédois de Malmö a été officialisé mercredi. Siby, qui compte une sélection avec les Aigles du Mali, s’est engagé jusqu’en 2026. Il retrouve chez le champion suédois son compatriote le gardien de but Ismaël Diawara. Un autre transfert imminent, selon certains médias, verrait le milieu de terrain du Mali et du Racing club de Lens, Cheick Doucouré, signer à Crystal Palace, en Angleterre. Après plusieurs semaines de tractation, un accord serait trouvé entre le club lensois et l’équipe entraînée par l’ancien joueur français, Patrick Vieira. Le joueur de 22 ans devrait passer la visite médicale et rejoindre ses compatriotes Yves Bissouma, Abdoulaye Doucouré et Moussa Djénépo, évoluant dans la Premier League anglaise. Ce championnat pourrait voir la prochaine signature du milieu de terrain Mohamed Camara, en provenance du RB Salzbourg. Le joueur serait sur les tablettes de plusieurs clubs anglais.  MT/MD (AMAP)

Chronogramme des réformes et des élections : Le satisfecit de la société civile

Par Oumar DIAKITE Bamako, 30 juin (AMAP) Les représentants des Organisations de la société civile (OSC), massivement mobilisés, ont félicité le gouvernement pour la pertinence du projet de chronogramme et formulé quelques observations et recommandations qu’ils souhaiteraient voir prises en compte, lors de leur rencontre avecle gouvernement sur le projet de chronogramme, mardi dernier, au Centre de formation des collectivités territoriales. Autour du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, accompagné de ses collègues Ibrahim Ikassa Maïga du ministère de la Refondation de l’Etat et Mme Fatoumata Sékou Dicko ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et institutionnelles, les OSC du Mali ont répondu présent. Aux côtés du président du Conseil national de la société civile (CNSC) Bouréima Allaye Touré, les responsables des OSC, dont des membres des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation, ont exprimé leur soutien au projet de chronogramme soumis à leur examen. Les échanges ont porté sur le projet de chronogramme du référendum, des élections des conseillers des collectivités territoriales, des députés et du président de la République, ainsi que celui des réformes politiques et institutionnelles, les principales dates du chronogramme du référendum et des élections générales ont, à cet effet, été dévoilées. Ainsi, le référendum est prévu pour le mois de mars 2023, l’élection des conseillers des collectivités territoriales pour juin 2023. Les premier et deuxième tours de l’élection des députés à l’Assemblée nationale sont respectivement programmés en octobre- novembre 2023. Last but not least, la présidentielle devrait se tenir en février 2024.  DEFIS – Pour réussir ces différents scrutins, selon le gouvernement, il convient d’œuvrer à relever certains défis. Lesquels ont trait à l’opérationnalisation dans un délai assez court de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE), à l’inclusivité par la mobilisation de tous les acteurs autour du processus électoral, particulièrement les acteurs politiques. Et à l’achèvement de la réorganisation territoriale, car les élections devront être organisées sur la base des circonscriptions issues de la nouvelle organisation administrative. L’autre point inscrit à l’ordre du jour a porté sur le chronogramme des réformes politiques et institutionnelles. Sur ce sujet, déjà la nouvelle loi électorale adoptée par le Conseil national de Transition (CNT) a été promulguée par le chef de l’Etat. De juin 2022 à mai 2023, il sera procédé à l’élaboration et à la validation de l’avant-projet de la nouvelle Constitution par le Conseil des ministres. D’ici à novembre 2023, il est envisagé de faire la relecture et l’adoption des textes connexes à la Constitution et à la loi électorale. Aussi, faut-il noter que la rencontre a permis de présenter la configuration de l’organisation administrative du territoire.   Les représentants des OSC ont jugé « très intéressants et encourageants » les documents présentés par le gouvernement. Toutefois, certains ont fait des observations de forme. Par exemple, Ibrahim Sangho de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali a évoqué la jurisprudence quant à l’élaboration du chronogramme des élections avant la mise en place de l’AIGE. Et Mohamed El Maouloud Ramadan de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) a demandé la prise en compte des textes de l’Accord pour la paix et la réconciliation dans la nouvelle Constitution.  De son côté, Amadou Dagamaissa du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) a proposé la sensibilisation des populations sur les réformes politiques et institutionnelles à l’intérieur du pays. Aboubacar Dicko du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ-Mali) a félicité le gouvernement pour le travail abattu avant de l’assurer de l’accompagnement des jeunes pour la réussite du projet entamé de l’édification d’un Mali nouveau.  Le ministre Abdoulaye Maïga et ses collègues ont rassuré les intervenants. Le premier responsable du département de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a soutenu que la poursuite de ces chantiers implique aussi l’animation du cadre de concertation national auquel les OSC « seront conviées, plus régulièrement, au moins une fois par mois ». OD/MD (AMAP) 

Campagne agricole à Sikasso (Sud) : L’équation de l’engrais chimique subventionné

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 30 juin (AMAP) L’hivernage a commencé à s’installer à Sikasso, dans la cCité verte du Kénédougou. La campagne agricole a débuté au mois de mai et prendra fin en octobre. Quant à l’installation des cultures, elle a également démarré au mois de mai. Cependant, les producteurs ne réunissent pas tous les facteurs de production au nombre desquels l’engrais subventionné.  Les paysans sont attachés aux engrais minéraux pour leurs effets fertilisants évidents. Mais il se trouve que ces derniers ne sont pas disponibles en quantité suffisante. L’alternative des engrais organiques ne les enchante pas beaucoup. En effet, les producteurs se plaignent de l’insuffisance de la quantité d’engrais chimiques subventionnée. Comme le dit la sagesse rurale, « l’hivernage une fois amorcé n’attend pas ». Certains paysans sont contraints de recourir aux engrais organiques pour fertiliser leurs parcelles. Mais cette « solution palliative » selon eux, n’est pas aussi rapide et efficace que les effets des engrais chimiques. «Hier (Ndlr, mercredi dernier) tout près, j’ai été obligé d’acheter 4 sacs d’engrais chimiques (urée) pour une somme de 152.000 Fcfa, soit 38.000 Fcfa le sac à cause de l’insuffisance d’engrais subventionnés. Je ne suis même pas sûr que cela suffira pour mon champ», se désole Hamidou Ballo, cultivateur au village de Bamadougou. Il a ajouté que lors de la campagne précédente, il avait également utilisé de l’engrais organique dans son champ de maïs pour près de 100.000 Fcfa. «Je n’ai même pas pu récolter 1 hectare de maïs. C’était vraiment décevant. On ne sait plus que faire pour enrichir nos sols en vue d’un bon rendement de nos champs», se plaint Ballo. Mamadou Sanogo de Danderesso se voit obligé de se rabattre sur l’engrais organique. «J’ai tout récemment commandé une benne d’engrais organique pour mon champ de 5 hectares », a-t-il dit. Comme alternative, Mamadou Sanogo envisage de mélanger les graines de coton aux matières fécales. Ce qui, selon sa propre conviction, ferait de l’engrais de bonne qualité.  Le chef de la division conseil et vulgarisation agricole de la direction régionale de l’agriculture (DRA), Aboubacar Traoré, conseille l’utilisation des matières fécales dans les champs. « Ces dernières, selon lui, ne doivent pas avoir d’impacts négatifs sur les cultures vivrières car les plantes absorbent les éléments nutritifs tels que le calcium, le potassium, le magnésium et le phosphore ». Il invite les producteurs à privilégier les cultures intensives, d’une part et, d’autre part, à s’adapter à l’utilisation des engrais organiques, notamment le compostage dans les champs. Djibril Mariko et Chaka Konaté sont tous fournisseurs d’engrais au grand marché de Sikasso. Ils évoluent dans le domaine depuis plus de 30 à 40 ans. Ils confirment que la présente campagne a débuté avec des difficultés d’accès à l’engrais chimique. «Cette année, mes fournisseurs sont en train d’approvisionner la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT). Cette situation a affecté mes commandes», explique Chaka Konaté. Toutefois, a-t-il souligné, il ne vend pas les engrais subventionnés. «J’ai arrêté la vente des engrais subventionnés depuis 2017, car l’Etat tardait trop à payer mon argent», raconte-t-il. Siriman Théra est l’un des clients fidèles de Chaka Koné. Il était venu acheter deux sacs d’urée. «L’accès à l’engrais chimique subventionné est très difficile cette année. Chaque fois que je me rends à la DRA, on me fait faire des aller et retour», se plaint-il.        Nous avons approché la direction régionale de l’agriculture pour en savoir davantage sur la disponibilité des engrais subventionnés. Le chef du bureau statistique et suivi évaluation de la DRA, Moussa Dembélé a expliqué que l’Etat a mis à la disposition de la Région de Sikasso (Cercles de Sikasso et de Kadiolo) 16.456 tonnes d’engrais subventionnés.  Sur cette quantité, le Cercle de Sikasso dispose de 1.139 tonnes d’engrais chimiques, 11.200 tonnes d’engrais organiques, 8 tonnes de bio stimulant et 16 tonnes de semences pour le maïs hybride. Cette prévision ne représente que 11% des besoins exprimés par la région. « 90% des engrais subventionnés pour la Région de Sikasso sont constitués d’engrais organiques industriels et les 10% l’engrais minéral », précise Moussa Dembélé.  Rappelons que le prix subventionné de l’engrais minéral est de 12.500 Fcfa le sac de 50 kg. Le prix du complexe céréales non subventionné varie entre 31.000 et 37.750 Fcfa. Selon le chef Secteur Agriculture de la DRA, Bréhima Keita, l’affluence au niveau de la distribution de l’engrais est très timide. «Du début des opérations de distribution (le 8 juin dernier) à aujourd’hui, nous n’avons enregistré que 600 producteurs», raconte-t-il. Toutefois, a fait remarquer le technicien, les producteurs ne sont guère enthousiastes à se procurer de l’engrais organique disponible dans nos magasins. Ils assurent toujours qu’ils en ont déjà et tournent le dos. Ils préfèrent nettement les engrais chimiques aux organiques. Or, il se trouve que la quantité d’engrais organiques subventionnés est supérieure à celle de l’engrais chimique.  Par ailleurs, la distribution de l’engrais chimique subventionné n’a pas démarré car beaucoup de fournisseurs ne se sont pas encore engagés dans le processus de subvention.  « L’insuffisance de la quantité de l’engrais minéral subventionné est due à sa cherté sur le marché international », argumente le technicien. Mais d’ores et déjà, l’hivernage presse et les producteurs sont bien obligés de faire face aux besoins de fertilisation de leurs parcelles. A défaut d’engrais chimiques subventionnés en grande quantité, la seule alternative qui s’offre, dans l’immédiat, est l’engrais organique pour satisfaire les besoins de leurs plantes. MFD/MD (AMAP)

Des données mesurables et réalistes, indispensables à une meilleure gouvernance de la migration (Ministre malien) 

Bamako, 30 juin (AMAP) « Il est impossible d’avoir une meilleure gouvernance des migrations sans des données mesurables et réalistes », a déclaré, mardi dernier, le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyene, qui a présidé l’ouverture, à Bamako, des travaux de l’atelier de présentation des conclusions de deux études de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations unies sur la migration. En présence de la représentante de la CEA des Nations unies sur la migration, Sarah Boukri et de nombreux autres invités, le ministre Ag Ilyene a révélé, que « dans le nouveau plan d’actions de la Politique nationale de migration (PONAM), un focus important a été mis sur la question des données migratoires », ajoutant qu’en absence de données fiables, la planification devient difficile, voire hasardeuse.  Cette rencontre de trois jours était destinée à présenter les conclusions des deux études relatives aux statistiques nationales migratoires et à la reconnaissance des compétences des migrants au Mali, a été suivie des ateliers de renforcement de capacités des acteurs pour mieux outiller les praticiens sur la migration. Parlant des deux études, le ministre malien a indiqué qu’elles s’inscrivent respectivement dans la mise en œuvre de l’objectif 1 du pacte mondial pour les migrations, intitulé «Collecter et utiliser des données précises et ventilées qui serviront à l’élaboration de politiques fondées sur la connaissance des faits». Et l’objectif 18, intitulé «Investir dans le perfectionnement des compétences et faciliter la reconnaissance mutuelle des aptitudes, qualifications et compétences»  « L’adoption du document du Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières en décembre 2018 à Marrakech au Maroc par la conférence intergouvernementale des Nations unies constitue une avancée significative dans la recherche de solutions durables au niveau mondial face aux défis migratoires de plus en plus croissants et multiformes », a rappelé le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine.  Selon Alhamdou Ag Ilyene, le Mali salue cette adoption et s’est pleinement engagé dans sa mise en œuvre à travers l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action national en cohérence avec les axes stratégiques de la PONAM. « Cette initiative de la CEA, a-t-il souligné, réconforte notre pays dans son engagement pour la mise en œuvre du Pacte de façon spécifique et plus globale pour une meilleure gouvernance des migrations ». . De son côté, la représentante de la CEA des Nations unies a mis l’accent sur le nombre de migrants internationaux dans le monde qui est estimé à 281 millions en 2020, soit 3,6 % de la population mondiale dont 36 millions d’Africains. Ce qui fait dire à Sarah Boukri que sur ce dernier chiffre, 80% se déplacent à l’intérieur du continent. Ce qui nous amène au fait avéré qu’il n’y a que 7 millions de personnes qui quittent l’Afrique pour le reste du monde dont 1,5% de manière irrégulière. Elle a fait noter que le Mali est un pays de départ et devient, de plus en plus, un espace de transit et de destination. De 1987-1998, il y a eu une diminution relative des taux de migration et une augmentation de l’arrivée de populations étrangères au Mali. MK/MD (AMAP)  

Gestion foncière et cadastrale : Les autorités maliennes veulent circonscrire les tensions

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 30 juin (AMAP) Les autorités maliennes, conscientes du rôle cardinal que joue le foncier en matière de prospérité sociale et économique, ont tenté d’endiguer les tensions autour de la terre. Adoptée à cet effet, l’Ordonnance n°00-027/PRM du 22 mars 2000 portant Code domanial et foncier a montré ses limites. La Loi n°02-008 du 12 février 2002 a vu le jour pour corriger les insuffisances de l’Ordonnance précitée. Mais, le problème foncier allait en s’épaississant.  Face à l’ampleur du fléau et ses risques pour la stabilité même du pays, l’État initie : «Les États généraux du foncier». Tenus à Bamako du 7 au 12 décembre 2009, ces assises identifient les difficultés qui entachent la qualité de la gestion foncière au Mali. Elles formulent des recommandations «idoines» pour y faire face. En application desquelles les lois n°2012-001 du 10 janvier 2012, n°2016-025 du 14 juin 2016 et n°2018-054 du 11 juillet 2018 ont été adoptées. Ces lois s’avèrent également inadaptées au contexte qui prévaut, au regard de la complexité du problème et des défis à relever. Challenges auxquels le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Bréhima Kaména, dit s’être attaqué, dès sa prise de fonction. L’adoption de la Loi domaniale et foncière, conformément aux recommandations majeures des assises sur le foncier, répond à ce besoin-là. En la matière, rappelle le ministre Kaména, «la Loi n°2021-056 du 07 octobre 2021 portant modification et ratification de l’Ordonnance n°2020-014/PT-RM du 24 décembre 2020 portant Loi domaniale et foncière a prévu en son article 81 qu’un décret pris en Conseil des ministres précise les modalités de confection, d’organisation, de fonctionnement du Cadastre, d’enquêtes foncières et d’évaluation immobilière».  Le Cadastre est l’état civil de la propriété foncière. Il vise la confection de documents administratifs et de plans en recensant toutes les propriétés foncières, en définissant leurs limites, en constatant leur mise en valeur et en les évaluant en vue de l’assiette fiscale foncière. Garantie de la propriété foncière, le Cadastre sert de base aux grands travaux d’aménagement du territoire.  Pris dans cette optique, ce décret qui remplace le Décret n°02-113/P-RM du 06 mars 2002 fixant les modalités d’organisation et de confection du Cadastre, comporte 48 articles, repartis entre six titres. Il apporte des innovations majeures. Celles-ci se rapportent à la prise en charge des fichiers numériques dans la documentation cadastrale, à la normalisation des échelles et des feuilles des documents graphiques cadastraux. Il définit le concept de cadastration, prend en charge certaines innovations consacrées dans la Loi n°06-045 du 05 septembre 2006 portant Loi d’orientation agricole (LOA) et dans la Loi n°2017-001 du 11 avril 2017 portant sur le foncier agricole (LFA), notamment l’institution du Cadastre à l’article 77 de la LOA.  Le décret innove, également, avec la prise en compte des documents du registre des possessions foncières des terres agricoles et du registre des transactions foncières des terres agricoles prévues à l’article 31 de la LFA, et la mise en œuvre cohérente des travaux des Commissions foncières. Il précise que les frais de confection du Cadastre sont à la charge de l’État ou des Collectivités territoriales. Le texte règlemente, aussi, les modalités et conditions d’accès aux données cadastrales, les enquêtes foncières et l’évaluation immobilière. Il précise les procédures d’élaboration, de validation, de conservation, de mise à jour et de consultation de ces documents administratifs et des plans.  Selon le ministre Kaména, « ces innovations permettent à l’État une meilleure gestion du foncier avec une base de données plus claire et précise ». « Au profit des usagers, elles réduisent considérablement les désagréments des litiges fonciers découlant des anciennes méthodes », assure le ministre en charge des Domaines. Les tensions récurrentes, mal négociées, relatives au foncier sont symptomatiques du niveau de fragilité de nos sociétés et de nos économies. Pourtant, pour bâtir des sociétés «durables», il est primordial de résoudre les problèmes fonciers. C’est en ce sens que « les pays, les régions, les villes et les villages ont besoin de droits de propriété bien établis, de frontières claires et de services fonciers accessibles. Cela, dans le but exclusif de pouvoir croître économiquement », a expliqué le directeur principal du pôle Développement social, urbain et rural de la Banque mondiale, Ede Ijjasz-Vasquez. M. Vasquez, qui intervenait lors de l’édition 2017 de la Conférence de la Banque mondiale sur la terre et la pauvreté, tenue en mars, à Washington, a mis le doigt sur la problématique. Il a convié «les autorités à disposer d’informations géographiques précises pour pouvoir planifier la construction de routes, le développement de services publics et d’infrastructures, et, ce faisant, créer des emplois.» BBC/MD 

Mali : La police met aux arrêts deux braqueurs aguerris

Bamako, 30 juin (AMAP) Le commissariat du 4ème arrondissement de Bamako, dirigé par le commissaire divisionnaire Modibo Traoré dit « Van », vient de mettre hors d’état de nuire deux membres d’un redoutable gang de coupeurs de route sur l’axe de la forêt classée de Kassela, près de la capitale malienne.  Les nommés DB et AB, relativement âgés, sont de véritables bandits de grand chemin évoluant en bande de malfrats. composée essentiellement de braqueurs aguerris. Ils sévissait un peu partout à travers le pays. En dépit de leur âge avancé avoisinant la quarantaine, le duo se serait spécialisé dans les braquages à main armée sur les routes interurbaines. Surtout sur les axes de Ségou (Centre), Kayes, Kénièba, Kita (Ouest), Sanakoroba et Banakoroni, près de Bamako. Ces lieux, selon les limiers qui ont traité leur dossier, sont leurs zones principales d’opérations. Ils ont semé la terreur chez de nombreux voyageurs qui ont eu la malchance de croiser leur chemin. Ils n’hésitaient pas à faire usage de leurs armes à feu afin de dépouiller leurs victimes de leurs biens. Les récalcitrants risquaient de prendre une balle sur place. Les deux malfrats sont, désormais, derrière les barreaux, en attendant d’être fixés sur leur sort. Ils sont inculpés d’« association de malfaiteurs, détention d’armes de guerre et de munitions. » Pour venir à bout de ces deux quidams, il aura fallu au divisionnaire « Van » le renseignement, l’une des forces de la police. Cette stratégie policière a toujours porté ses fruits. Selon nos sources à la brigade des recherches (BR) que dirige le Commandant Mohamed Lamine Coulibaly dit « MLC », tout est parti d’une information reçue par la base sur des coupeurs de route opérant dans la forêt classée de Kassela, près de Bamako. L’information situait, également, les limiers sur celui qui semblait être le chef de gang et qui résidait à Kati, sur les hauteurs de Bamako.  Fort de ces détails, sur instruction du divisionnaire Modibo Traoré, les éléments de la BR conduite par le commandant « MLC » ont rallié cette zone aux fins d’interpellation de ce dernier, apres avoir mis en place un système de surveillance des voies d’accès à la ville garnison, à partir de Bamako.  MLC et ses éléments de la BR ont mis la main sur un certain DB, non moins chef du gang. Les fouilles sur place ont permis de trouver en sa possession un sac contenant un pistolet mitrailleur (PM), deux chargeurs garnis de cartouches, un coupe-coupe et un couteau. Un téléphone portable verrouillé sans carte SIM a également été trouvé sur lui. Interrogé sommairement, DB a reconnu les faits en déclarant avoir opéré la veille, dans la forêt classée de la Faya, et fait le guet à Kassela, pendant que les autres membres étaient sur le terrain avec les armes. Et une fois, l’opération terminée, ils sont revenus lui remettre les armes avec le téléphone portable comme sa part du butin. Il a dénoncé un autre membre de la bande, notamment le nommé AB qui serait, selon ses propos, le chef de la bande et, également, celui qui lui aurait confié le PM.  Ce dernier, interpellé à Niamana, a nié en bloc. Les enquêtes ont également permis de savoir que le nommé DB était connu des archives de la police. Il a été, aussi, établi que la bande avait pris la poudre d’escampette lors d’une opération de traque du groupement antiterroriste de la police, laissant derrière eux une grosse moto de fabrication chinoise  Le dossier du duo a été transmis au parquet du tribunal de grande instance de la Commune dont relève le commissariat aux fins de droit.  TC/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 29 Juin 2022

Le Conseil des Ministres s’est réuni, en session ordinaire, le mercredi 29 juin 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances. Le présent projet de loi est initié en application des articles 74 de la Constitution et 13 de la Charte de la Transition. Il vise à autoriser le Gouvernement à prendre, par ordonnances, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire du Conseil national de Transition ouverte le 04 avril 2022 et l’ouverture de la session ordinaire du mois d’octobre 2022. Le projet de loi adopté habilite le Gouvernement à adopter des mesures nécessaires pour la réalisation de son programme dans les domaines ci-après : – la création, l’organisation et le contrôle des services et organismes publics afin de permettre au Gouvernement d’opérer les réformes nécessaires à l’amélioration du fonctionnement de l’administration ; – l’organisation de la production pour créer les conditions favorisant la promotion économique et sociale ; – les statuts du personnel en vue de fixer ou de faire évaluer les règles déterminant la situation de certaines catégories de personnel ; – les traités et accords internationaux pour permettre au Gouvernement d’honorer ses engagements internationaux. 2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement Social, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret précisant les conditions d’inscription et de radiation au tableau de l’Ordre des Médecins du Mali ; b. un projet de décret précisant les conditions d’inscription et de radiation au tableau de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes du Mali ; c. un projet de décret précisant les conditions d’inscription et de radiation au tableau de l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Mali ; d. un projet de décret précisant les conditions d’inscription et de radiation au tableau de l’Ordre des Pharmaciens du Mali ; e. un projet de décret précisant les conditions d’inscription et de radiation au tableau de l’Ordre des Sages-femmes du Mali. Les Ordres des Médecins, des Chirurgiens-Dentistes, des Infirmières et Infirmiers, des Pharmaciens, et des Sages-femmes sont des établissements publics à caractère professionnel ayant pour mission l’organisation et la représentation des personnes physiques et morales exerçant les professions de médecins, de chirurgiens-dentistes, d’infirmiers, de pharmaciens et de sages-femmes. Pour que ces professions soient correctement exercées, les lois de création des différents ordres prévoient des dispositifs comme l’inscription et la radiation au tableau de l’ordre concerné c’est- à-dire l’habilitation à exercer ou non la profession. Les projets de décret sont initiés dans ce cadre. Ils déterminent, entre autres, les conditions d’inscription aux tableaux et de radiation des tableaux des différents ordres. Leur adoption permettra de renforcer la législation en matière de lutte contre l’exercice illégal des professions concernées. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre de l’Education nationale a informé le Conseil des Ministres du déroulement de l’examen du Diplôme d’Etude fondamentale. Le cycle des examens de fin d’année scolaire 2021-2022 a démarré le lundi 20 juin 2022 avec les épreuves écrites du certificat d’aptitude professionnelle. Il s’est poursuivi le lundi 27 juin avec l’examen du diplôme d’études fondamentales. La session 2022 du diplôme d’études fondamentales 237 540 candidats répartis dans 1 801 centres d’examens. Cette session a enregistré la participation de 9 636 candidats déplacés dans les dix régions concernées dont 141 à Bassikounou en Mauritanie pris en charge entièrement par le gouvernement pour un coût de 171 millions francs CFA. Sur instruction du Président de la Transition, Chef de l’Etat le lancement officiel a été effectué à Bamako, Académie Rive Droite, au centre III de Sogoniko par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Le même jour et à la même heure, les membres du Gouvernement étaient présents dans toutes les régions du Mali pour procéder au lancement desdits examens. A la satisfaction générale, les épreuves se sont déroulées normalement dans un climat social apaisé, aucune fuite de sujet n’a été signalée. 2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres du processus de recrutement de 117 enseignants-chercheurs dont 59 Maîtres-Assistants et 58 Assistants au titre de l’exercice budgétaire 2022. Conformément à l’Ordonnance n°2017-036/P-RM du 27 septembre 2017 portant statut des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, les maîtres- assistants sont recrutés sur titre parmi les détenteurs de Doctorat et les assistants sur concours parmi les détenteurs de Master. Ce processus est lancé pour combler le déficit d’enseignants-chercheurs face au flux exponentiel d’étudiants. 3. Le Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres du processus d’organisation de la conférence sociale dans le domaine du travail. L’organisation d’une conférence sociale dans le domaine du travail est une recommandation forte des Assises nationales de la Refondation. Elle a été aussi, retenue par le Gouvernement comme une des activités prioritaires de l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, sécuritaire et de croissance. L’objectif général visé par la conférence sociale est d’identifier les moyens et les mécanismes permettant d’aboutir à une stabilité sociale durable. Trois thèmes seront discutés au cours de la conférence. Il s’agit : – de la politique salariale de l’Etat ; – de la liberté syndicale et de l’exercice du droit de grève ; – du dialogue social. La tenue de ladite conférence permettra entre autres : – de faire un diagnostic clair des causes réelles de la détérioration constante du climat social ; – d’identifier les inégalités salariales et leurs causes pour plus d’équité et de justice sociale ; –